‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 57 sur 76 · LA GRUE DU CANADA · texte numérisé non relu

LA GRUE DU CANADA

(Sand-Hill or Brown Crane.)

Linné et Temminck ont donné le nom de @rus Canadensis, Grue du Canada à un oiseau majestueux, natif de la Floride et de l’ouest des Etats- Unis. Boucher et Charlevoix ont tous deux assigné

* Lesson. KA +

t LeMaoût. =

t No. 479. Grus Canadensis.—Bainp.

Grus Americana.—Aupuson.

des, Grucs au Canada ; Charlevoix même en! méntidfme deux variètés. * Des naturalistes nous avons béaucoup d'estime, : prétend tout, qu'il ne vient pas dé Grues en ce p go fonc: pr: ède de nom de: l’Ele aux chérie desdieux ét des Chasseurs ; est-ce que l'autorité

rién > ést-c

Fr

dé Litiné, de Temtninek,'de Wilson doit aller pont quo’ lé témoignage du fondateur’ de

Boucherville ; celui encoré plus précis du grand historien de la Nouvelle Frarice, ne! doit pas ‘étre pris én compte : est-ce que le Canada-n'est pas un pet

dur la

6 de marche des Grues quiém

année de la Floride et du sud-ouest vers learctic, lieu de la préyve du cont au, port majestueux et dé la taillé d'un grenadier, que nos chasieurs ont remarqué, à diverses reprises, cés années derhiètes sur la: | ét sur la'batturé de St.-Thômas, à basse! marée: et ° auxquéls îls ont sont pas des Gran ru

À Grien a8

te? Nous prétendons donc, sauf que ces deux beaux étrangers

e dé l'Ilé aux Grues ‘en vain dés ‘émbûches,' tie Hérons bleus, ‘mais ‘bien des ces oiseaux voyageurs rageurs dont parle Horace,

avenant, ! ? L, chez les: viéux ‘et'les

: La différence de plumage jeunes a été catse de bien des erreurs, de be de confusion dans les auteurs. Trois variétés:

trebtionnées par Baird, ‘dans: s6n Rap est lé plus grand oîséau de ‘la Faune ‘de aîme lès marais,

Atjiérique ;'il dutis Te voisitiage de l’océan. : Oiseaux ‘essentieliemett imigratel ément et st élevé "lorsqu'ils émigrent, ‘que l'œil: d'péitié ;. cébila Héu M nt Hé sont fort méfisuts, fort vipilints, se

de

| les:vhstés savantes, leur vol'est ext bitiément:

tits, 48 soutis, de racities d'hévbes,

jinés, degré

Le

ù Houfllés, de lerards'et dé couleuvrés.

Luis de Pontet de 18/vt cet 1100 dépélonpé che |

M6 Nous avane-des Grues de: dewx.-conleurs:;:les-ahes sont:thutes blunch.s: les autres d'un gris delins; sant d'anseliqus potègers.—(Voyage en Amé +! Epo Or. 5:% ; 43h; RUE ; |

eux: il.est. presqu'impossible. de les approcher en rase CAIBpagne à moins d'user de stratagèmes., Audubon,raconte qu'il découvrit un, jour dans, un ehamp une bande. de Grues qui utilisaient leurs.talents,.à déraciner les plantes aquatiques pour s'en nourrir : chaque Grue, s'était creusé un trou et plongesit la:tête dedans. pour en, tirer la racine convoitée: Caché derrièreun grand.cyprès, l'illustre nataraliste parvint à les approcher de près : “la tète recouvarte -par:les petits monticules de terre qu’ils axaïent aççumulés, ces oiseaux me faisaient, dit-il, la figured’unebandede porcs ou d’oursse vautrant dans la boue. . Je sifflai, et tous de lever bien haut la tête : le tentation étaittrop forte,je lAchai la détente etsept Grues, furent blessées ou tuées, ”. PA blessées sont taès dangereuses au chasseur ou à son chien: leur long-bea -est..une: arme.vraiment meurtrière ; des personnes.ont eu la main,percée d’outre, en outre, *eb des-chiens. de chasse ont ét6 blessés à mort en ua instant.; Selon, les..circonstances, ces oiseaux passent la nuit.à terre ou.se perchent.sur des grands arbres six à sept s’établissent ensemble sur la même branche. Ils passent d’abord. une demie-heure à Mpou Joux plemagersè tenant droit sur leurs pieds ; wis ils.s'agcroupissent sur, la branche. comme des Eindons sauvages. Ceux.qui.passent la nuit dans les, marais, se tiennent sur une patte, replient l’autre et,s'abritent.la tête sous les larges plumes. de leurs * épaules; ls pluie: ou.-le beau, temps, . détermine ‘heure où.ils quitteront.ou regagneront le, pe choir de.la:veille; ayant.de. prendre leur essor, ils courent Pespaçarle quelques minutes, ensuite ils rasent le sol pour. une. quarantaine de. verges, qui s'élèvent en. tournoyant. et.en croisant leur. vol. Si l’on tire sur la bande, elle fait: entendre, un ,cri retentissant : 2 one ir pe pd V4 pe Led temps.est également sonore et: pent, dit Audubon, s'entendre de près de trois milles. | -10ematuraliste avait réçuen: présent une Grue, ui devint bientôt, en captivité, d'une rare docilité ; il traçé üutie peinture charmante de sa marisuétude

et de sa sociabilité ; lo compagnon de sa Grue était un oiseau sauvage, une amitié raltérable 8e pr entre les deux prisonniers,

La Grue du Canada niche à dot: sur des monticules qu’élleélève au milieu des terres et marécageuses ; deux œufs d’un bleu pâle tachés de brun est le fruit de leurs amours. Les traits distinctifs de la Grue parmi les autres espèces dela môme famille, sont sa taille supérieure, sa tête chauve, et le rebord de plumes qui projette audessus de la queue; . sa structure interne en diffère également; elle n'apas comme les Herons, la griffe medianne, frangée comme

un peigne.

La Grue du Canada a le bec noirâtre, j jarine: | vers sa dt l'itjs, jaune; la partie chauve de la tète, carmin avec des poils noirs; les pieds, noirs; È plumage est d’un blanc pur, à l’exception des sd maires, des couvertutes: supérieures: qui sont d’un brun noirâtre ; la queue est courte, sthondle ehoomy pôsée de douze larges plumes arrondies. :

‘Lo r totale 54, envergure 92. | Les jeunes après leur premiére mue ont le. pl. mage en général bleu gris; les- primaires, d’un brun foncé vers leur extrémité ; ‘à. mesute que. l'oiseau vieillit, ses couleurs se changent: au blanc. On. trouve dans : Herodote une curieuse -histoire, dans. laquelle:les Grues jouent un rôle qui: RS Arr la vénération dés Grecs pour cés oiseaux." :

#Ibyous æ on dû célèbre poëte Lyrique, seïén: dait aux | iques pour y disputer le prix de la poësie: i y en a pied, n’ t que salyre, pd Des il pr en marchant, quelques ‘acirateurs. ss d'arriver . terme. 2 son voy jstrait sans doute par ses rôveries, il .s'6- EE le soir dans une- sombre forêt. : Detx ommes armés sortent brusquement d’un taillis, s’élancent sur lui et le ps de coups.; Ibyous tombe mourant sur le gason sh ses derniers regards vers le ciel, en Péirptés feux de l’oceident.: En og moment suprème, il. voit: passer audessus, de sa tai une troupe de Grues: taff uv u4 |

pau

voyageurs,rsécrio-t-il d'une voix expirante, jé ‘vous à min none Îles: assassins - d’Ibycus.” b

rigands riant de cette favocation, dépouillént Le res et mn tirent, : à logés .

PAT lendemain, les jeux commencèrent 6, Docu pate pass L'assembles }' is, à ram es et déja plurlouts doses rivaux Platon re; lorsqu'un ‘homme, | couvert de poussiète, ‘#'avance à pas précipités au rhitiéu de l’arône, tenant ehinaias:une: re Bees pt” teinte ‘de sang; dla montre aurpeuple; el iprononce: lé nom : d'Ebyous; "0'était:la lyre:du-poëte; que cethomme#raît trouvée la matin même près de son cadavré! A 'éette æue uwlonig:et doulouréux gémieseniont s'élève dans Yimmsensé ampisithéâtre, et les”assltiætits : déplotent da fin tragiqueiet prématurée :du En favori ‘des mises, mais la multitude.si prompte à sentir, ‘#’ést ins mem ue tr da ;"les Sstx:et” leg oi:

36 succèdent, et le souvenir, dIbyets ‘et acjà enveloppé dans les:zuages du re, La nuit, s'apfrochait, : et » allait ‘interrompre Îles mblée, lorsque ‘tout à :cüup-ane !'PAS8R ‘au-dessus de l’arérie ; Jeut Re ‘du'haût des nués,' . oreilles tatours, et tous lèvent la:tôte p voir u lange : Er mrameé ro + hé dur, zur! Étadien édeu 6 théâtre se disent l’un à-l'autre-àdemi voixét rire un #:Viois, tu les Gruss: d'Ebyous ft" :Ce:propos 14 est auto no voisins; [ot passe bicnté bouéhe ven 21e sens: obscur::de ce ÿ asie l'air de maquerie qui:les accompagne : Pair Aitlotée do-ceux:qui: iles: ont: proünencées, . tout-contribne à éveiller de soupçon :dans:

Bientôt.ces: Fe semé sont se rétiient, réduits:à confesser he po ef parruû pranpt spilnsnideianittione eng corifiéo: par mourant, aux viseairx: gyageurs cab éiament aeoampiott à + dois slersy ais - «w#Oontrastons: les: habitudes de nos Grués; oiséaux modestes et rangés, aveo'celles:de l'éspèce féingante d'Afrique, que Toussenel décrit en ces termes :

DCR

“Le qlus coquette de toutes les: Grnes, colle qui raffole le plus de danse et decolifichets, est ia Grue du À A nègres, celle qu'om appelle la Grue Couronnée dui'Séné: gs. Oet oiseau affiche une gaieté fulâtre que la captivité nltère à peine. Elle aime. à se couvrir: d'aigrettes et de pierreries (verroteries voudrait peut-être mieux); elleien porte depuis le bout des pennes jusqa’au-dessous des yeux. Nénumoins son goût passionné: pour les étofles voyantes lui fait tort, : Le velours et la pourpre, le -blano d'argent.et le jaune d’or, se font si souvent A à dans sou costume que ce costume finit par ressembler à un habit d'harlequin et par mauquer de distinction, sinon d'œri: inalité. Un reproche encore à la Grue Couronnée d'avoir unez camard, de,se trémousser-trap vivement dans ses passes, ot d'apporter dans.la contredanse : des poses risquées.et orageuses sentant leur Bamboula. Bien entendu quece n'est pas moi qui fait entendre ces plaintes, mais les faux moralistes qui voient du mal partout. pH ::La Demoiselle de Numidie a plus:de monde; plus de M aan et de er $ Det la--son s pee sur régraphique et la ce des poses à la dignité dn ma xs M Forest tuer Eh ame cr siècle de Louis XIV:'qui affectionne par-dussus tout le menhuet, et:méprise souve: raiuement le galop et le valse qui chifionnent les robes, a. mise, trèsr: echerchée sans en voir l’uir, est un modèle e bon goù: et de simplicité. Les Demoiselles aiment à evntempler leur portrait dans le ‘ctistsl des ondes et'aussi dans les wiroirs de Venise.» J'approuve d'autant plus ce goût, qui.ne fait de tort à personne, que les motifs de cette coquetierie apparente sont presque tcujours très-louables : En Lberté, les Demoiselles se mirent: pour veir si chaque sièce de, 'eur,uniforme est bien exactement à sa ed et on saura tout à l'heure la: reison de:ce:respect: méticuleux: de: la tenue: -en.esclavage, elles sontiheureuses de: retrons ver dans leur image.celle de compagnes-chéries dont :élles pleurent. l’absente ; car:l'amour de ses proches et une des vertues.de la famille. «une quest rm tone 2 ….# Aristote raconte que les: Demoiselles: sont tellement assionnées pour la danse qu'elles en ‘oublient quelquefois

- le sentiment de leur conservation personnelle, et qu’elles

se laissent souvent surprendre par l'ennemi au milieu d'nue figure. -Zlles aiment trop le bal... On croit que leur nom de Demoisellen leur vient de l'habitude qu’elles vut. de se rengorger qnand on les examine, à l'instari-des filles de province, : Des. barbares, ont ex

manquaient pas de vouloir répéter l'expérience ; elles se barbouillaiont de glu le visage, les mains ot le poitrail, et no:tardaient pes à devenir victimes de leur cariosité. Bi cette fable était une histoire, elle préuverait que l'humme est uu être bien méchant et bien peu ingénieux.

Les grees d'Europe et celle d’Asie partagent natnrellement la passion de leurs congérières pour la danse. Kemp- : fet a écris qu’au Japon on les dres à oëét exerrice, et

que des maitres habiles leur faisaient exécuter de savantes

peninmimes et des rondes merveilleuses. Les personnes qui ant vu des ballets do dindes domestiques ne trouveront rien de surprenant à ce fait. Les dindes domestiques, suns ôtre ennemis de la danse, ont cependant beaucoup moins de vocation que les pour cet art,

. Le caractère moral qui distingue le genre Grue de tous les:autres est le respect de la discipline et de l’urdre qui ezplique l'importance de la tenue. Rien dans cette l'an blique ne se promulgue et ne se fait qui n'ait été déli ptéalablement en séauce publique, et l'ubéissance à la loi ycest considérée comme le premirr devoir de tous les éiteyens. L'heure et le jour des départs sont réglés par un sénatus-consulte à la rédaction duquel prennent part tous les adultes. Les chefs de l'expédition sûnt nommés dahs l'assemblés à la pluralité ou pour mieux dire à l’unanimité des:voix ; eat il n’y & pas de brigne possible là cà l'obtention de: grades ne confère d'autre avantage que celui de servir la république au posta le plns périllet ; et alurs les. suffrages vont tous au mérité et à la capacité, aux ailes es plus Vigouronses, à la vue la plus perçante, à J'étuditon géographique la plus consommée. «Quant lo sort.d’use expédition dépend de l'éxpérienceé et de la sue gosse da chef qui la:cvndoit; on conçoit que le choix de, ce:ehef soit: pour tous les intéressés l'objet d’un examen eppronfondi, et comme ici; l'intérêt de tous :les associés eat le même, on ne: voit pes de raison: pour que le vote s'égare et aille à un‘indigne. : Le genre Homme est, sous se dernier rapport, beaucoup moins avuneé que le gente Grue; 0'est:nn aveu humiliant à faire. Le genre Homine a reconnu explicitement, du reste, la sagesse qui présidé aux délibérations du genre Grue en donnant à ses assembléss politiques et di ed le nom’ significatif: de congrès, qu'il a tiré du verbe latin mA br se rénhir à le fuçon dus grue Congrès, comme qui dirait l'enserhble par 61606 Ce | fn ‘tite ? dat à! 545 J CDS DA À

:L'ordreide vol'qui suivent les grues dans leurs sai tions périodiques est'' a. triangulaire, qui était aussi l'ordre:d'attaque de 14 phalange macédonienne. On sait'la: puissance ordonnatrice du'nombré trôis et du triangle. Les:oygnes; les oies et 'les catiàräs, et tous les oïteaüx lourds qui éomprennent la nécessité dé ménager leurs moyens; ontadopté comme l8 grué l'ordre triangulaire,

qui duit être le phis avantageux pont fondre l'air, puisque

tant d’espèces-savantes l'ont choisi.

"ment suivait de près

Oicérou, dans son traité de la Nature. des dicus, espli ae d'une façon ppm que l'ordre de marc de gruos ost combiné manière à ce que l'arrièrre-garde pôûsse en avant le corps de bataille. Je ne suis pas bien eûr des raisons du beau diseur, mais il est vraisemblable, d'après les déplacements perpétuels qui s'opérent dans les rangs de tous les viseeux dont le vole dessine ua triangle ou plutôt un augle aigu, que le puste le plus difficile à tenir est celui du sommet de l'angle L'oiseau placé à ce poste est un chef de mage qui a pour office de rompre le courant de l’air et de frayer la vois à ceux qui le suivent. Aucsi le voit-on, quand ses ailes so sont épuisées à ce travail, céder la place à un autre et preudre position à l'arrière-garde. On a rémarqué en outre que les soldats du centre demeuraient étrangers à ces revirements, et on en a conclu judicieusement que les rangs iatermédiaires devaient se composer des jeunes de l'année, et que les edulites s'arrangeaient de manière à prendre pour eux toute la peine. Ce n’est pas la seule preuve de fraternité et dé sagesse qu'offre la conduite de l'espèce exemplaire dont nous parlons ici. .

Lés anciens, qui prôtaient beaucoup d'attention aux choses de la nature et surtout au vol des oiseaux, He ag eus avoir observé que les grues u’abandonnaient ; leur ordre de yol triangulaire que devant l'imminence d'une

rave rbation atmosphérique ou l'apparition de

aigle, leur ennemi redouté, et ils ont forgé à ce des contes amusants qu’a ramassés nttimihesete: cré-

dulité des modernes; car, tant que la réalité sera laide, . il faudra bien que les hommes, qui sont par essence amis : du beau, l'ailleut chercher daus la fable,

Les Grecs ont raconté, par exemple, que lorsqne les

rues des environs de la mer Noire approchaient des monts

Fin qui se trouveut sur la route de la Thrace et de la Scythie à l'Egypte, où elles allaient passer l'hiver, la

crainte de tomber dans les croisières des aigles qui peuplent cette chaîne leur faisait prendre des précautions

toutes particulières. Un premier ordre.du juur prohibait d’abord les voyages diurnes ; un second invitait tous les voyageurs à prendre un caillou dans leur bec pour se tenir la langue captive pendant la route. Au moyen de ces précautions, les traversées s’upéraient sans encombre ; 6m: si quelque catastrophe arrivait par suite de l'indisoré d'une personne de la société, au moins était-il facile connaître sur le sing la coupañlai et comme le chàti-

a faute, l'exemple guérissait les baverdes dé la démengeaisun de jaser.

Les Grecs n'ont pas menti en affirmant que bea d'oiseaux peureux intervertissaient leurs heures de dé part, quand ils avaient à traverser des parages redoutables. Le fait est vrai pour la grues comme pour l'oie, le canard, la’ grive'et une foule d’autres espèces voya

geuses; J n'y 4 de controuvé ici que le procédé du esillon. “Ayatit observé: que les: grues avaient emprunté aux guerriers l'habitude de disposer. des sentinelles Ja nuit autodr du camp qu'elles ont choisi pour pâturer.et dormir, liés mêmes Grecs out également éprouvé le besoin de faire-intervenir ab second caillou dans l’histoire. Bieu que la nouvelle: fable ne soit qu'une variante de la première, elles ou plus de succès encore,tant de succès que la grue est devenu du fait l'emblème officiel de Ja vigilance, et que la corporation des typographes «fui per l'adopter pour ettribut. x -J'ai dit l'histoire, voici le conte. IL arriva une nuit que parle défaut de vigilance d’une sentinelle qui s'était endermie, un ennemie féroce, qu'on suppose être uh renard, s'introduisit dans le:campet y moissonna largement peer le Enr dela mort.- Alors, pour prévenir le retour d'un semblable désastre, il fut décidé qu’à l'avenir les sentiuelles seraient obligées de se tenir sur une seule patts.et d'avoir un caillou dans l’autre pour que la chute de:ce corps les réveillét lorsqu'elles seraient sur .le point de succomber au sommeil. Et depuis .ce jaur:là, k. si ; hiérogliphyque de le vigilance fut une gras. en Par 12 térant en sa patte un eaillou. Fpa Ë zévir à la grus qui vaut:anjourd'hui des sommes folles, Santé Ads ‘Au surplus, ee n'est pas d'hier que datent les bons rep-, ofts de grues et des lettrés. Une opinion vieille comme lausude ou:comme le jeu d'échecs, veut.que ce,soientces bêtes qui'aient soufllés à Palamède l'invention de la lettre -V.(higrec} et celle de. la lettre Y (wpaylon); qni veprésentent toutes deux l'angle aigu que les grues décrivent des leur vol. De là le nom de l'oiseau de Palamède décerné,

- | . 8t à la grue." Fe &! La 141 0 "

une LE BÜTOR, D'AMÉRIQUE. * u rjhtenck 1." (American Bitern.) ve 2 RC Le Butor d'Amérique est un oisenn plus noctürme" que diurne. ‘ Le Héron fréquente de préférence les gués des fleuves, les plages découvertes et les plainèë 6 l'ennemi se-voit de loin; le Butor:se plait au coptraire au plus épais dés fourrés dé roseaux, où il se tient caché tout lé jour,” attendant pour. partir quele chasseur.ou son: chion lui-marche sur le corps. 0D BD BOTUSIT IDS: JITSIESONAIOTISINL LSINEU LU ha LORBMT BABANEIE AO ENT AL Salé ; #iNo:1492, Botaurus lentiginosus.-—BaiRD.; 1 1 sc ve Arden Or At pit dress

Sohicë ; Ceci constitue la fraise dont nous avons

Il nivhe à terre; eten. qualité d'oiseau de nuit se dispensé’ do bâtir pour sa famille un domicile confortable, : Il porte une espèce de fraise qui s’arrondit en housse circulaire, et qu’il érige, er il est irrité : ce qui lui donne une attitude belliqueuse'et. imposante. Il va passer dans le sud.de: la républi-

ue. voisine, la saison des grands froids. Le Butor d'Amérique diffère de--celui- d'Europe, surtout par son cri: “l'espèce Européenne pendant la saison des amonufs, fait! éntendre ‘un beuglement de taureau, lequel a fait croire autrefois à l'existence de certaines cavernes éoliennes situées au fond des eaux” On ao en françuis, un butor, un homing mal ‘appris: pourtant ‘un ref der pas un éiséau plus mal’ évé qué beaucoup d’antres, c'est seulément un oïsedu qui en Europe, au témps des œuf, beugle comme un taureau Botaurus..” ‘Le Butor d’ ER äu contraire À üné voix gutturale, quand. il s'élève dans les’ airs Aoua/ I!

ond'quatte œufs verts-cendré : é’eét au Ce uscule

dl voit le mieux : mais chez lui, le sens de 'oûT est très parfait, Quand il’ est gras, ea chair est très savoureusé et recherchée, dit-ôn. ‘Cét viséau ‘est trés répandu dans les deux Canadas où on le réhcot tre sur toute l'étendue du littoral du St. Laurent ét ailleurs." ". te 7 nie nt GR

Le bec du Butor a quatre pouces de long} 1a mandibule supérieure, noire; l’inférieure, vett-jaunâtre ; Îes' paupières. , jaunes : l'iris, jaune vif; le dessus de la tête, ap'atie; le plümage qui én cet endroit est d’un brun noir foncé, long dérrière le cou, est en

énéral d’un brun jaunâtre, nuancé d’an brun fs maté le poitrine Dlanchdtré baréo d'ûn brüm

ncé; une dés marques distinctivés de cette, Eépèce est une large bande noire qui traversé le cou diagonalement ; lo dos est uoïr foncé, maculé et barré de points et dé lignes d’un jaune brunâtre ; les qeriges sont noires, à reflets plombées et traversées de brun

‘jaunâtre ; les pieds, et les jambes, jauues nuancées

d’un vert pâle ; la griffe médianne, comme un peigne;

. à | le: ventra,, d'un jaune brunâtre-clair; les cuisses, parsemées:de points d'un brun foncé. Mâle ‘et femelle :s0 ressemblent : la queue est composé de douze plumes, Il se nourrit de poissons et de gre-, nouilles, HB.9 bris EVE T ‘Longueur totale 27; envergure 45.

189, 3 À * # L re | 2 ; | LE GRAND HÉRON BLEU. * PAST (Great Heron) eau Autre espèce calomniée sans raison, par Buffon dans ses. € Equens paradoxes, mais maintenant rétablie par Wilson, Audubon et,autres dans toutes les:hautes prérogatives que sa naissance lui assuue À srvrirestices NO VEN NTIÉ Le Grand Héron bleu se rencontre en cette Province de temps à autre ; il habite constamment les rives de l'Atlantique depuis New-York à la Floride, et dans les Carolines, où il fait son nid, dans

des solitudes impénéiratles, couvertes d’eau crou<

pissante el .malsaine, de rivière ombragées de rands cèdres dont les. troncs. denudés de

ranches et le sommet couverts. d'une luxuriante verdure, présentent le spectacle le plus ‘ singulier que l’on puisse imaginer: une. verdure

composée % mousse et de plantes aquatiques recouvranit le marais où le silence de la mort règne, la plus grande partie .de l'année. Au haut de ces cèdres, dx à douze couples s’établiront. ensemble, le.sommet de chaque arbre porte un nid. Les œufs sont ginpralement AA nembte.… 46 Gate, que fre oblongue.pointue, plus gros que des œufs de poule be as toi is as tache. Quand on moléste les Hérons, ils .quittent le nid et font entendre leurs accents discordants et semblables au eri de l'Outarde. lÎls se nourrissent de poissons qu'ils attrapent avec une rare dextérité ; les mulots,

* No: 487. Atden Herodias.—BainD. | Arden Herodias.—Aupusox.

et de

les sauterelles et divers insectes ailés qui fréquentent les-bords des ruisseaux, tels sont ses mets de prédilection. ; 6,4 . it

Le grand Héron ‘eu, a un vol puissant ;. il doublé son cou en deux #n volant, étend ses longues pattes, comme une queue et en guise de gouvernail. Ce Héron a quatre pieds dé haut * ‘il a le bec pointu, jaune; Pespace autour de l’œil, depuis la .narine, d’un bleu pourpre-clair : Piris, orangé ; “une calotte blanche, sur sa tête; les côtés de la tête et l’occiput, couleur d’ardoise-foncée où bleu- ‘blanc; avec une jo'ie aigrette’ les. deux plumes noires, qui partent du derrière de la tête, lorigues ‘au moins de huit pouces ; le menton, les joues et les côtés de la tête, blancs dans une étendue de plusieurs pouces; la gorge, blanche, 4bondamment barrée de noir; le reste du cou, d’un brün cendrée: dn bas du cou, part un grand nombre ‘dé plumes blanches pointues et étroites’ qui lui éau- ‘vrént la poitrine et lui descendent presque sur les cuisses ; sous ces longues plumes, la poitrine et le milieu du ventre sont dé couléur d’ardoise foncé striés de blanc : les c0t68, bleus cendrées ; les Cuiéses et les couvertures des ailés, couleur dé rouille foncé nuanèé de pourpre ; le dessus des ailes, 14 queue le corps, un beau’ cendré ; il ÿ a aübside ces longues plumes blanches qui naissent sur les épaules él re-

avec des coutures jaunes où blanches :. 1 . La femelle est très ressemb ante aù ml Le sn 5

‘couvrent les ailes avéc' grâce ; les pieds, brun nôifa

e Ce Héron, d'aprés Wilson, mésure quatre pieds quatre pobareu bout du béc à l'extrémité de ‘là queue,iet au bout des pattes cinq:pieds quatre pouces.—Enverghre, 72

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—#82— “LE HERON DE NUIT.-LE QUAG.+ CTP s (Night Heron. —Qua bird.) :

éron, sarls éfre aussi abondant en “cuis de n dana | Loue a Ru des id | Fons est très commun sur de rôves. di otre. grd fleuve tons néral di mue ie roifs humides: son cri ordinaire Quâc, d'oÿ lui At wa, nom,. est famili IE, ‘au HP" ganadiôn, atterdé eur jes haie @ ge attend, à. la; tombép

se Ra pui D Ad des Canards ou autres de uit se réneontre, en, nue

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QUr e que que, Savanne. rairee, LE Er rioN pins, ou des. cèdres Li sen nr Né un gite. assuré pendant le ne Mar proue) le Hérons se dispersent lo pi : rais ; [eur voix Line ressemble aux gforte - À pire freraué ée par un émétique | yi9 ent.

Lim FANS depuis pe FSPE mémoris à és-nids, au nombre dé quel qu Lorsque ea] a réitéremment Porté à me et la ŒRSIré pari ces paisibles habitants | la colonie en tie Aépuerpit et établit, sep

fr ans je régions | lus. indccessibles,

4 ]so porte un faif nid ‘dont il # & pa A de. Ppiladelphie: 1 *esROUTS en ce Cas ES Bent une trou de Lorna es,. Les r nids. 56 composent dé, grues es d'arbres : le même LD $ à

contient j HAL trois ou quâtre.. k d re longs de deux pouces et un ais pl. ke Sol au bas des arbres qui.eontiennent les sd 8; est jon- ‘6h6 des eoques des œufb, de: plumes; d'excréments, de restes de petits poissons. Il existe encoté”fhisieurs héronnières en Canada. Un chasseur nous ue entre autres celle de Conti, sur l’Ile-auxcomté de Montmagny, aussi les restes d’une

* No. 495. Nyctiardea gardeni.—Bairp.

Ardes N Nycticorax. —AuDuron.

héronnière dans un bois avoisinant la résidence du consul de France à Beauport près de Québec. Quand on approche d’une héronnière, le vacarmé que font les jeunes et les vieux ferait presque croire, qu’au sein du bois deux ou trois cents sauvages s'6gorgent les &ns les autres; dès qu’une persohne se montre, tous les Hérons s’envalent et s’abattent sur la cime des arbres dans une autre partie du bois; puis sept ou huit Hérons sont ad de par les autres comme éclaireurs pour observer les mouvements'dé l'ennemi. Quand Jes jeunes parent sortir du .nid, ils grimpent jusqu’au haut de l'arbre, sans essayer de voler. L’ouie de ces oiseaux parait extrômernent subtile. Ces pauvres Hérons ont de normbrèut ef: nemis. Plusieurs Faucons, l’Aigle à tête blanché même les choisit pour victimes; mâleset femelles se ressemblent fort; tous ont les trois élégantes pra blanches qui partent du derrière de Ta tôt s vivent de petits poissons, de grenouilles, at. se servent de leurs pieds en guise de pgnes se nettoyer la tête et le corps de parasites désagré: ables, 5 | # (3 ‘ ge . sa CET : Le mâle.a son chef orné d'une jolie calotte noire à reflets lustrés et verdâtres, laquelle se termine par trois plumes blanches longues de huit à! ne0f pouces, lesquelles s’emboîtent l’une dans Ant :.8$ ‘se réunissent en une, toutes les fois qu’on les sépare, Les ailes, le croupion et la queue sont d’uu:'blet élair tirant sur le gris et nuancés de blanc; le ventre et l'abdomen, blancs couleur de crème; le béç, noiÉ l'iris, d’un rouge vif; les paupières, vert-jaunâtre; les pieds, jaunes ; les griffes, brunes ; le devatit ‘du front, blanc ; le devant du cou, blanc ; les côtés et 18 derrière, nuancés de lilas pâle; la queue, courte, 1égèrement arrondie, et composée de douze plumes arrondies. » 5 à Longueur totale 25.712, envergure 44.

Laissons maintenant à l’auteur du beau. livre. # L'Oiseau” le soin de nous dontier à sa manière is généalogie et l'histoire du Bléson de nuit," À É : ” : Ÿ

ue J'ai maintes fois, en des:jours de tristesse; rhservé uni être..plua triste, que la mélancolie aurait pris pour un arabe le: c'était le révenr des marais, l'oiseau contemplutéur qui, en toutes saïsons, seul devant les eaux grises, semble, avec son image, plonger dans teur miroir's8 per mt dus rom d'h HO +! Six) FE 3 1 D :, Sa noble aigrette noire, son manteau de e, ce deuil quesi m2 contraste avec son RU sa transparente muigreur. Au vol, le pauvre hère ne montré que deux aile“ $ pour peu qu'il s'éloigne en hanceur, du corps il n'est plus question ; il deviént invisible; : Animal vraiment aerien, pour porter ce corps si léger, le héron & ‘assez, il a trop d’une patte ; il replie l'autre ; presque toujours ‘sa silhouette bôiteuse se dessine ainsi sur le ciel dans un bizarre soipi À : rh ‘ x +1%Quiçonque a vécu dans l'histoire, dans l'étude. des races et des empires déchus, est tenté de voir là une imag de décadence. . C'est un grand seigneur ruiné, un roi possédé, ou jé nie.trompe fort. Nul être né sort à cét état: mmérable des'mains de: la nature. : Donc, je me: ha sardai. à interroger ce rêveur et je lui dis de loin ces paroles que sa très-fine oufe percut exactement : ‘“ Ami pêr cheur, voudrais tu bien me ‘’:. : (sans délaïsser ta statio np a toujours si trisce, tu sembles plus triste aujot fhuïf As:tu'mangaé ta proie ?'‘le poisson trop ‘subti} at. iltrompé tes yeux ? la grenouille moqueuse te: défie-t-elle au fond de l'onde? : , CET, #—Non, poisson ni grenouilles.n’ont pas ri dy héron... Muis le héron lui-même rit de lui, se méprise quand il entre en sa pensée de çe que fut sa noble race et de l'oi-

du fi

ugrates Dieu le

.. “Vos fictions mensongères nons-bercent. d’un Heroule humain. Que lui .eht.servit sa masaue contre .le :plésios saure ? Qui eût attendu face à face ce terrible lévisthan El y fallait Je vol, l'aile forte, intrépide, qui du plus haut lançuit, relevait, relançait l'Hercule oiseau, l'épiornis, un aigle de, vingt pieds de haut et de cinquante pieds d'en. verguren im acable chasseur qui, maître de trois éléments, dans l'eau, :dâns la vase profonde, auivait.le dragon sans

repos. . f 138 \ | 2 ; ; ' Lis s pin 1% L'homme eût. péri œont fois. Four nous l'homme devint pessible sur une terre pacifiée,.. Mais qui s'étonners que. ces terrible guerres, qui durèrent.des milliers, d'ans nées, aient usé les vainqueurs, lassé l'Hercule ailé, fait de Jui ua faible Persée, souvenir éffacé, pâli de nos temips héoi ues: tit 21° } ‘) { “Ey GE HIT EE at AS Sr ü sie ou Baissés.de taille, de force sinon de cœur afamés per la, victoire, même, par la, disparition des mauvaises-races ar la division, des éléments qui nons,cacha la proie au ud des esux, nous fâmes sur la terre, dans nos forêts et

! mos marais, poursuivis à notre tour par les nouveaux ver

nus qui,:sans aous Re seraient pas nés ; La malice ide ‘homme des bois. et sa dextérité farent fatales à nos nidé chement, dans. l'épaisseur des;branches qui génent lé le. vol, eatravent le combat, il mettait. la.main sur les nêtres. . Nouvelle guerre, calle-oi, mains. heureuse, .qu'Ho rnère appelle la: guerre des, pygmées..et des.grues. La haute intelligence dos grues, leur tuctique.vraiment militaire, n'ont pas arapéené l'ennemi, l'homme, permis arts taeudits, de prendre l'avantage. .: Le temps était pour lui, terre et la nature; elle va deséchantde globe, tarissant es. marais, supprimant ls région ändécise. où nous régné. es. Il en sera de aus à la longue, ,comme du : cestor. lusiours,espèves périronti peut être nu siécle.encote; et le héron aura vécu. mamtios DErHag ok do ue tom Histoire trop vraie. Sauf les espèces .qui ont pris. leur parts out. délaissé la terre, .se sont. franchoment vouées et sons réserye. à l'élément liquide, sauf les. enrs, lé sormarans. ls sage pélicen et quelques autres, les: tri aquatiques samblent.on décadence. . L’inquiétuds, 1a:s0brieté, les maintiennent encore. C'est ce souci persévégant.qui a doué le pélican d’un organe tout:pariiculier, lui ereusant sous son bec distendu un, réservair miebile, signe wiyant d'économie et d'attentixe préyoyance..:, 1: :1 251: Plusieurs, comme le cygne, habiles voyageurs, ivent-en variant leur MAP Mais le cygne lui-même, iramangesble, ménagé .de l'hcu RUE 44 beauté, sa grâce;:.le sygne, si commun jadis en. Italie, et .dont: Virgile parle sans.cesse,.ÿ est rare maintevant.. Qu.chercherait:ensvain 208 blançhes Hottes qui couvraient de. leurs voiles les eaux du Mincio, les marais de Mantoue, qui.pleuraient.Phuéton ** L'œuf'et le squelette de GegSant alé existé sos

ment au musée dé Paris.

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à l'ombre dé ses sœurs, ou dans leur vol sublime, potrsuivant lés étoiles d’un chant harmonieux, leur portaient le nom de Varus.

::Oë etant, dont parle toute l'antiquité, est-il une fable ? Les organes du chant, qu'ot irouve si développés chez le cygue, lui furent-ils toujours inutiles ? Ne jouaient ils pas duns une heureuse liberté quand il avait ung atmosphère ne chaude, oùand il it le meilleur de l’année aux oux climats de Grèce et d'Italie? On serait tenté de lé croire. Le cygne, réfoulé au nord, où ses mvours trouvent mystère etrepos, & sacrifié son chant, a pris l'accent bar: bure, a ilest devenu muet. La muse est morte; l'oiseau asurvécu.

-s$Bocisble, disciplinée, pleine de tactique et de ressource,

le grue, type supérieut d'intelligence daus ces espèces, devsit, 0e

le, prospérer, se maintenir partout dans sou ancien empire. Elle a perdu pourtant deux roÿanmes: la France, qui ne la voit plûs qu'au passage ; l'An: qe + où maintenant elle hasarde rarement de dépoier ses œufs. : a6 4 »\Le héron; âu temps d’Afistote, était plein d'industrie et desagucité. L'antiquité le consultaît sur le beau temps; Vorage; comme un des plus graves augures. Décha au Le jus âge, mais gardant sa beauté, son vol qui monte at ciel, c'était encore un prince, un oiseau feodal ; les rois vdyaient en lai une chasse de roi et le but du noble fau: con: Si bien le: chassa-t-on que sous François Ier il dewint rare; ce roi le loge autour de lui à Fontainebleau, y fait des héronnières. : Deux ou trois siècles passent, et Buffon: croit encore “ qu'il n’y a guère dé provincèes où des héronnières ne se trouvent.” De nos jours, Toüsseneln’en conxaît qu’une en France, au nord du moins, dans

le mr 2 ; entre Reims et Bpernay. un bois recèle le ’ dernier asile où le pauvre solitaire ose encore cacher so : Boli L:c'est là sa céndamnation. Moïns sociablé qué dé grue; moïns familier que la cigogne, il semble devenu farouche même aux siens, à c qu’il aime. Il tient pou à.lu vie. Captif, il refuse souvent la nourtiture, s'6teint sans-plainte ét sans regrets. | Fe :51Bes: oiseaux aquatiques, êtres de grande expérience, là gispert réfléchis ‘et docteurs én deux éléments, étaient, aus leur meilleure époqué, plus avancés que bien d’au-

tres. ;Îs méritaient les ménagements de l’homme. Tous

avaient des mérites d'originalité diverse, ‘L'instinct social

desgrues, leur sivgulier esprit mimique, lès fendaient ai-

a he ao La joyialité du pélican ‘ét son hu

meur aa et a mg es de l'uie, sa faculté d’attache-

ment; la bonté entin des cigognes, leur piété pour leurs

pieux: M et Bout ds ou tent de témoins, formaient entre û

ce mondeet nous des lions sympathiques que la légèreté umaitie » Maurbit plis à briser barbare ment.” Fe

mBtè t'leut Rave les d'un vés du ont RE HAE a0 l'én RU É;

be ° v LES HÉRONNIÈRES PRIE UX, «° »

V42% pa &

, \L14 cm des ‘WILSON, 1 1! als ‘rt

NU La décadeuce du héron eétmôits senWibté: co ia Hé é Il Ar 4e joûrsuiti. Les NS 80 at Jus vas tfouÿé et "“sér se te L:4 chris, êtes pr eh!

et pres tique ptet ‘Dans’ tes libies A ia ble} dix ste Le s'y étüblissent eu dé Eee * L'obscürité’ phrfäite Ho er Di ‘surles eaux timides les Tassute et les Le le‘haüt'de ès arbres, iléconstraiseht dvec dés b ÿ D'domioile dé qu'ils Couvreñit'de pétites* Brant 4 oilà le domicile dela famille et l'ebhi ART sous il VI AAA üillé, J'éclôsion! l'éducation ad + rhéntk paternels. 'formeront le : Fes famous mé, port à craindre que L'homme wi ts inquiéte =

cès rétraîtes ; elles se 1 M TU on ‘16iti de la ag ciälemient dañs'léd Oarôlinés, da Fe des terruins bas et goux; lieux chérié de M fièvre jaune. Tel marais, an vi ‘de mer où dé rivière, seb flaque À ur tte dote: 0 ‘eaux, s'étend ‘putfois, Eu M a ou Hit filles de lonÿ durs ed ‘Vous voYez tih de tüncs c sa, Eorke pavfiitement droits et y ie de'branchés, de cin- Ps où sbithnte'pièds, stériles au HER où ile

Quelle éxu ! Ace fe férmientätioh de” féuil

les’ vieilles éouéhes'Montétit POIs RE Te ee Vu

tout d'üri jauiié'hale, OÙ rage à la Su De gdes ao W et éthtifele! Avanéers ce qui seth 8 ferme est üte' jai Ch où vous plongez. Un laurier à chaque'pas intercepte le passage? pour passer outre, il-faut une lutte-pénible-avecses branches, avec des débris, d'arbres, des : lauriers ton: jours pénal alts, De, rares lueurs. percent J'obscuritéà. . céé ré RL NT in ont Je, silence à le la mort... Sauf la

nôté iiélancolique d on ; trois petits ;oiseau

l'où aa pa Po 8, ï ton et fe Vas muët, désert ; imais que le ÿent . Fe ie la, Gi on ssh, 1etristé héron de la se en codt TE ce Had po Td bals h ot Toh

rl di

nas du RÉ 6 sine e,un ho k+ & ‘ u

pale do les NE je : un Er , Puce v rave fgias.len lmirstanr es,

sua À NS PO mn!

PAR re mb Pr. pre me

NA ee 4e jecarsottes de visiteur, lbin de

effrayer, il re venu sans doute à sa rencontre pour

lui Le - ae. + td Pr ve: battements d’ ailes, ua salut

une e ovat

“Dia ces snuées terribles où l'homme fit de l'homme le:

us vaste Fer nu Jamie L soit vue, il y avait en

na homm de tn 14

s Pur + ombres il révait, la nature, l'in-

Gui due res forêts, la vie ailée surtout. Son métier de

ces jatte, condamné à rester assis, lui doune. l'amour

que du! vol et de la lumière. S'il ne prit pas des ailes,

pi que le don sublime n'est encore dans ce monde que

le rôve et l'es de l’autre., Nul doute qu’ af à

Le tout à fait nérenabls ne vole, oiseau de Dieu, dans :

ue étoile moins obscure. observant plus à l'éise sur l'aile pret et de l'œil du faucon,

ne t'essayé army de gg son. goût pus les

ux en com c les livres vures qui

se rm Lourdes et: 8 rare qui.

dbont une idée ridicule de la forme, et du, mouvement :

rien Of, qu est-ce que l’uiseau hors la grâce et le mouve-

6! lu u'ytint pas. Îl pritun parti décisif: ce fut de:

ais ès son métier, son pays. Nouveau binsan.

Er dan naufrage volontaire, il voulait.s'ex aux.

s d'Amérique, là, voir. Vieamee ere d'é-

I se souvint alors d fase) chose ; 2 D puà

ac ni À Nuit al dessiner ni ; peindre, ni ae ba à

ent et.que rien ne pouvait re uter, qui:

sap "Au Bon écrivain. artiste

éorire très-bien, très-vite. Bon écrivain.

pe main fine et sûre, il parut, sous ça ont Fu ln nature, moins eppe 7e A 18 000 a: %o

jus 1766. Dès sa Er l montra des talents té.

nor un ge nie ue d'’an ordre su rieur. Li is iodustri idllsé, iltrouva le pute sors , aber divéries bies qui né volù te sp Fa äte national Burns, dont il devint hp te Los plus enthousisstes. £n 1794) il « bague Bon l'Awériqu';; sans ami, sans: a ent, son exis uce était on, 4 d'étré'coutenr AE re ; ER. éta er due en proie à la plus sobre’ méelancoli nie et s0n adwirati passionnée de la ao dirt ‘bientôt triompher de tous les bbaticles; ss repatation établie aur de gr asés, mbthede sôn vivant; ne LA ue s’accroître hpres sa mort. IL moüratôn 1813, Rte qu'il avait embrissée.

a l'Audubon est le ares. des näturalistes de Li An at 6h pout considérer Wilson co le DE ro ci ateur de cette science dans le nu ap me

1 rès du siècle, le de ; Ed eo db na Jr —.

Armé einsi, i) se lanca ou désert, dens les forèts, aux sayenes malsuines, ami des buflles et convive des ours. nt les fruits sauv splendideuent couvert de le tente du ciel Oùil ac de voir "=n oiseau rere il reste, il campe, il eat chez lui, Qui le presse en effut ! Il n'a pas de maison qui le rappelle, ni ferame, ni ’attende., ILa une famille, c'est vrai: mais le ile qu'il observe et décrit. Des amis, il ens: ceux qui n'ont pssencore la défidnce de l’hotme et qui viennent percher à son arbre et causer aveo lui. cpl . Bt vous avez raison, oiseaux, vous avez là un très soli< de.emi, qui vous en fera bien d'autres, qui vous fers com rendre, pop été oiseau lui même de pensée et de cœur. Un r, le vo pénétrant dans vos aolitudes, et voyent tel de vous voler et:briller au soleil, sera peut être tenté de sa dépouille, mais se: souviendra de Wilson, Pourquoi tuer l'ami de Wilson? et ce nom lui venant à ls À ge Po D 4 Je ne vois pes, pourquoi én rel fini ces mas 4 nait pour les es qui sont dans

Le isoipl donnent et, mille, et l'œuf, le nid, la forêt, lo peyaige même; est une lutte aveo.ls nature. | MARÉES A1 Ces observateurs ont une chose qui les met à part. Leur sentiment est. ai fin, ai précis, que nulle

l'a vu, revu, et il vous dira ce qu'il fait, ce qu'il mange, comme il se comporte, telle aventure enfin, telle anec-

ote de su vie. ‘‘‘J’ai connu un pivert. J'ai souvent vu un baltimiore.”” Quand il s'exprime ainsi, vous pouvez vous fer à lui; c'est qu'il a été avec eux en relation sui. vie, dans une sorte d'amitié et d'intimité de famille. Plût an ciel que nous connussions l’hommeà.qui nous avions affaire comnié:il:a: connu l'oiseau @us, Ou le héron des Oarolines ! Me 5)

Ilest bienentendu et facile à deviiies que, quand cet homme oiseau revint parmi leshiommes, il ne trouva personne pour l'entendre. Son originalité toute nouvelle de précision inouïie ; sa faculté unique d'indinidualistr (seul moyen de refaire, et recréer l'être vivant), fut justement l'o le à son succès. Ni les libraires, ni le public, ne voulaient rien que de nobles, hautes et vagues généralités, tous fidèles au précepte du comte de Buflon ; Généraliser, c'est ennoblir ; donc prenez le mot général.

la fallu le temps, f a fallu surtout que ce génie fécond eprès sa mort fit un génie LÉ l'exact, le patient

me rage dont l'œuvre colomale a: étonné et conquis le public, démontrant que 18 vraie et vivanté Rideo que les de Medividanlité est plus noble'et plus se'que les œuvres forcées de l’artgénéralisateur. " :

La douceur d'âme du bon Wilson, si indigtement méconhue;: éclate dans sa belle: préface ‘Tel peut la trouver ag ag put cœur innocent me se défendra d'en

touo he ti NP DRE TT 14 Danpune-visits:à un ai, je trouves sou jennié fils dé pre ou neuf ans qu'on élève à la ville, mais qui 'élors”à là vemnpagne; ‘venait :de ‘ recubillir, en ‘conént dans cbemps; un: beau bouquet de fleurs ‘sauvages de itétt couleurs. : 20 les re © sa mère, dans la * Chère amsn,

nonoui cette en si dé lnrheture; étluiditz: “Oui; mon file Re Penfut partit vas Paileñdu bonhedr:! #19 #20 00! mit tn nant #oi i:# Je me:trouvai imoi-tabtne: dans cet enfant, et e frappé: dela rememblance. Sima’terre natale une gracieuse indulgence les échiantilléns “ Pt hp sentehumblement; si: elle éxprime le:

porte encore plus, ma plus haute ‘am ‘sera pl ed | comme dit'mon: petit athi; nos: bois’iédsonit pleins ; ob is cueillir bieu: et gr ‘et ph Vétles encore, ” nn a A D

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éntlisombe 58

st& 18% | tr Not E “4 RE : ROSE EEE | Led fa: ÿ A baooët atuèg os op Soreadtere side à Àt Jamuut si ul: ai a! ne «| doute lt ,s108: dorer A Gi au Fit lab Me Ru

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ion 4 les Li ain \ do #10 10 be: 024 Les Plebviers août dès disètx " ont Je es

et le léger, èt qui sont ti0 bièn ti gras ‘1 ver q k\ 'en Et . un la pe + ar 2 ‘ sd champs cultivés ; 4 es" |A #4 Ils vivent d'insectes ‘ét paciou liè a BU at ÿr | terre mb LS Peur sortir de leura t , Fe rte ee Plouviers n’ont pas la p ro the leur:tète ést beau ji Pen s' om ne bed trop oourt et vie à y.

fe! droit dans 16 crâne. ‘ cp 21 matteau jaune verdit Pénal é' ni

brunes, plus ou moins foncées ; ‘éolliéré 'n LS n où d'ordres sur la'poitritié.' |'Le ‘étant méité ‘eèt très tn ‘chèz eux." Rd

si | Flsuriot! est'abatlu{ïtôut ‘le vol” révient sur

lüipour ‘le scoüurir et il est: vé plus urié”"

à un chasseur’ d'éxtériitier tôuté une’ batide "1

bouger de place. ?”?

Quatre espèces de Pleuviers séjournent l'automne sur nos grèves où dans Fe Gure EVER le an, neau gris ou Squatarole Suisse, ;le:Pleuvier doré le Fire pet je FE et le Pleuvier à collier. (Ces oiseaux ‘sôtit’ sa à l'Ancien et au HanreanMandes ñ bwaqr #01 rio lT 80

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Air ob jo tous 8 agrre 19 8D ,Mt0ItON D 4H0NAMIBLQ 28 j À. de

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l'éspè ù uente les hautes terres en Dro ( sr 1e nie NS 5 set; D nr il viént, se Lu les, éd lo

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Voici son signalement: manteau brun, cendré ; itrine d’un blanc sale ; le dos et les scapulaires

jeux. pouces de plus en longueur ; cette espèce, peu DE D En Europe, dans la Sibérie, aussi

ir | se gd de quatre, gros di ufs sont au nombre. da qu .d

+ de Clair, avec des. taches PT va ces Pleuviers

élèvent souvent deux, familles dans le seispe, ile

es Ps qovtrs irginie en gagnant vers le nord,

ngueur totale 114, envergure 25.

LE PLEUVIER CRIARD, * : (Kildeer Plover.)

Ce Pleuvier, très répandu à la Louistateet dans les plantations de cotton, de cannes à sucre et de ris, d A George et des Carolines,est peu connu en Ca-

dans

nada, a Nouvelle Ecosse, à Terreneuve et au Labrador. Quelques individus viennent dans l’ouest de la Province où leur présence a été signalée par M. McEiraith. Le vol de ces oiséaux est Fort rapide et ils courrent à terre ayeo. - une rapidité à est passée en proverbe. Lo Kildeer

(ce nom lui vient de son ci) exécnte mille évolu-

üns fantastiques, au haut dés airs, dans Ia saison. nüptiale ; ces Pleuviers sont rernarquables par ls beauté de leurs contours et l'éclat de leur plumage, EEE EEE OS à GO

* No. 504. Aegialitis vociferus. —Bainp.

pie drius vociièros.—AvDusox.

sais

Sin Fest

gris'on déssus, blanc! en dessous, À colli ar

Le Küdeer pond quatre œufs, couleur. de crème, tés dé brun et de pourpre dans un trou, sur le bord d'un étang ; : ce nid est She d'herbes, ] ge sont aptes à courir dès qu'ils sortent de l'œuf urant la période, de l'incubation, les, vieux pr chargent ‘alternativement du, soin.du A êt. Lee fort bruyante dès qu'un ennemi se jp: prérents melle trainera, l'aile, comme si ..elle était: pad et le mâle cireule Mg ee et fait sonher aa uote de détresse au ps 4 Jlatète du, PAF bateur de son repos domestiq pit mâle a.le bec Robes les, boy à des paupières, ge nf; l'iris, d'un: ce au ob bleu ‘clair. ‘Le Lau à de Li it couvertures La SN PR Fun. Le re du con est entouré d'un large .6 deinturon. il y. a une semblable, bande entre les.

Le Agent on et les couvertures, “| sont d’un jaune rou one totale ( sors mo à

noir] “LE PLEUVIER À CEST” | ir (Bine Player).

C'est: ‘an joh | etit oiseau, au mantest je

tôte est: variée de blanc, lé” bec ” jauis” et! noit: il niche:œut le grôve, au bord dé la mèr’ét'és fleuves ;les'osufs au nombre: de duatré ‘sont dut éeidré pâle; maculés ‘de noir. Vérs le ‘môls dé septembre," ce :'Pleuvier "arrive di :nord ‘ét pratid nombre et fait société avec les Allouettes sur les battures et les bancs de sable dont le littoral du St.- Laurent est parsemé.

Longueur totale 74; envergure 14.

Toussenel rapporte…des…particularités intéressantes sur le compte des Pleuviers.

* No. 507. Aegialitis semipalmatus.—Bainp.

gere semipalmatus «+ AUDU3ON.

—$hé—

A} du Pleuvier à collier tutétfonsp $ est cette erpèce 1 où l’autre, ou une espèce toisine, qui entretient commerce d'amitié avéc le Ofocodile du Nil ét lui sert dé cuie- dent spre dès déjeunérs. Comine le Crocodile n'a Fiigue mobile pout se rincér la bouclie à linstar dés sutré bôtes, 1l a grand besoin dé l’aide d’un plus pétit que lui pour se désobstruer les inolsitos À 1 site dé ses repas, la donc confié cét office À FE 2 :à‘üh petit ofsean que les Arabes nomment le Fouilleur, et qui fréquente les égonts, des cités > + rie rivés des fleuves Sd il a Chance dé EN porvoyeür. AussitÜt que lé :

Pain Der il ouvre à. large güeulé Co dis 2. le nt pour sûh opérateur, et avr cor} ut t'scs dachotres enir’ouvertes tant qd Hof, ‘ayant grand soin den Îes- Dhs Futé * 'Poiseau de soit déhors, Le fait avait 648 dbsé par Hérodote, il y a près dé trois mille aus et pot signé par lui dans ses intéressant récits sans que. rsonne ne voulut croire à sa véracité, tant l'esprit o mortels est rebel aux enseignements de l’histoire et il a fallu pour raviver l'incrédulité des Modernes u’un savant de nos Po en que l'illuetre Geoffroy int Hilaire eut vérifié de ses propres yeux l’exactitude du témoignage d'Hérodote. Si le Directôire eut pas décidé l'expédition d'Egypte, et si Geoffroy int Hilaire u’eut pas fait parte du corps savent destiné. À accompagner l’armée expéditionnäire, lé monde savant en serait ancore à cette heure à: dous ter de La sincérité du père de l'Histoire, ét: voilà à gl. sign la HDMI des grands hommes”.

l'auroré; les’ chastèüré s'étant, di divers pointé où le’ gibiét devait pastèr, un!

céudher du solefl, et, quand il lek guitéa, ces

pendant la migration d'automne de ces oiseaux et cette saison, O ie piions: Audubon tés Pléuviers dorés

For

nt $ ae Le *: aol

ui caen dues

LE de : petites‘ defrière 4 à € | RE plus pa & pas, ne rée de ne 8. ion nf Lrruieh re infé-.

Le ja eblanc; Jes primaires et pu de ailes , terminées, de blanc: Une:

FRE e ar fu ainsi que ln lorres sont; blanches ; una: , qe blancs. les. chtés du :eouiet::

dû cor] st à de brun, d’un, blans pâle:et.-jaunhtre, Le itrine. et, une. large. bande.aur la: poi-. trine ‘d'un . run, noir, cette: bande st frangée. de. chaque sôté. de blano : la. qHene:08$ ne sYMaLS | douze Fees | 2 9 mâle.104;.envengüre ‘u”Les leuviers doré dorés voyagent: sorgias AA 0

bis reueréon.ipnamphrallen, plus lagon que

GORE Ame BOT TON SRI TDEUNÉ

profondes qui

ments, fabéht le sol comme les hirondellés, se rédressent tout. à coup dans les airs avec la prestessé d’un ressort, disparaissent et reparaissént aux regards avec l'instantanéité de l'éclair. J'ai vu des chasseurs en tüët vingt et vingt (Hits seul couùp de fusil,

ii s'annoncent de loin par d'aigus siffle-

J'ai vu dés tendeurs en Chaïnpagne prendre cent PleuViers d'un seul coup de filet. On peut calcule par ses deux chiffres ce qu'il doit manquer d'émigrants au retour de leurs expéditions. Commé la cadavres dés croisés D a le chemin du saint . rer ‘aux époques de foi, ainsi le fumét des Pleuviers dorés qui rôtissent, pourrait dire chaquè

113 “en

automne La route qu'ils oht suivie. TousRENEL,

LA BÉOASSE, * (Woodcock.) ASE

La Bécasse arrive dans le Haut Canda à: la fin de mars, et dans le Bas, vers le miliéu d'avril, Ses habibitudes sorit tellement nocturnes, qu’elle peut existèr dans une: localité sans que sa présence. soit soupçoniée, excepté par des chasseurs familiers aveé la topographie des lieux. ‘Pendant urie grande par: tie du jour, elle se refugiera dans des savates os bragées: et n’en sortir pour chercher sa nourriture que la nuit, au point du jour où bien après le coucher du soleil. Elle vient nicher en Canada, lé prine temps; f l'automne venue, ellese retire dans le Sud dés Etats de ls République voisine. Le nid est placé a téèrre, dans un endroit retiré de la forêt, très souvent au pied d’ün buisson ou d'un arbre : quelqnes feuilles

* No. 692. : Philohele minor.—BaiRD. | és ren … Microptera ameri nt AtRTaRS. sé + t. Les Becasses couvent dans toute l'étendue du Bas et

da Hat Cébals : on a trouvé lents nids même à un ill

de Québoc, à: na es Farm sûr le chemin 8t.-Loui

ë, , Fatal Gén -Géuéral, à le. Pointe aus Lièvres, ot de pr e long des rives ù dt. Laurent, nt

desséchées, quelques herbes en font tous les frais : à

femelle y pond quatre à cinq .œufs d’un pouce e demi de longuéur, d’un pouce au plus de digmètre et s’effilant tout à coup au petit bout. Ces œufs sont brun clair avec des taches plus foncées au gros bout, mélées d'autres taches d’un pourpre

âle. Pendant ses excursions nocturnes, aussi bien que le matin et le soir, la Bécasse s’élovera par un vol spiral àune très grande hauteur dans les airs,

Sôn cri, quand elle est pénible a émettre: elle incline en ces occasions la tête vers la ‘térré êt hoche la queue fréquemment ; ces allures, ont lieu le printémps et paraissent étre le eri:;d'appel du mâle. La Bécasse passe son temps à retourner les feuilles ou lesol pour y chercher les larves et les vermisseaux qui s’y ca-

chent :!s4 chair est fort rechérchée.

La «Bécasse d’Amérique:a'les' ‘habitudes: dela Bécasse d'Europe: mais sa taille est bien moin: dre et» son plumage est différent ; le mâle ‘de lespèce ! d'Amérique pèse de cinq à six: onces tandis que le: mâle: de son Gogénèré d'Europe, pèse douze :onces. :‘ En Angleterre les Bécasses arrivent er: Octobre: et en; Novembre ‘et ‘y: hivernent: en mars; elles: gagnent le : nord du conti- . nént Européen pour Îa ponts : tandis que l'espèce d'Amérique hiverne dans le sud de notre continent: arrivé icierni mar et avril, :se répand dans tout lé Canada et y couve; puisà l'approche des froids, ellé se net en route pour le Sud. Lune espèce émi de la zone torride à la zone temperée, l’autre de la zone temperée à la zone arctique. Les dex oifeaux ayant, un mêté nom, différent non-séulément par leur taille et leur livrée, mais, encore, par . les:climats. qu'ils: habitent. ‘Ceci |: demontre -combien pou fondée: est: l'opinion ‘ exprimée pur des natu;

sep) er MEGITS

falites américains que la Bécase d'Amérique passe dé ce continent au vieux monde et vice versà. "| ” Quel est le terme dés migrations de la Bécassé dans Ia partie nord de l’Amérique ? c’est ce qui n’est pas encore connu. Il n’appert pas que cet oiseau se montre dans le voisinage de la Baïe d’Hudson ; il ne parait pas non plus qu'il existe dans l’extrème nord de l’Europe : il est donc probable qué ses migrations ne s'étendent pas à une bien hauté latitude ; on peut poser en principe général que les bécasses qu) émigrent aux régions arctiques dans les deux continents sont communes à chaqué continént. Aucun oiseau n’a, plus que la Bécasse, la EE eg des voyages ; ce qui la force de se munir e ces fortes provisions de graisse qui donne tant de prix à sa chair. La Bécasse se rencontre quelquefois dans les clairières au, sein des forèts, où el ë retourne les feuilles pour, en retirer les vers etc; en cela, elle diffère de la Bécassine qui ne fréquente qué très rarement les bois. La tête de la Bécasse a une structure toute particulière : l'œil est a une ponts distance du bec, ce qui lui donne la faculté d'observer ses ennémis de bien loin ; son vol: n'est as rapide, Faités la lever dans les bois, elle rasera la'cime des buissons et se posera par derrière ces mêmes buissons, puis elle s’éloignera' à pied, ‘une distance de quelques mètres. La différence entre la taille du mâle et celle la femelle a fait croire qu'il ÿ avait deux espèces de Bécasses en Amérique. * Audubon traceun magnifique tableau de lasolicitude de la femelle pour ses jeunes et des ingénieuses rusés dont elle se sert pour attirer sur elle, l’attention dé éelui qui veut s'emparer de ses petits : en ceci elle ressémble fort à la perdrix, mais les jeunes Bécasses n’ont pas, il s'en faut de beaucoup l’agilité dés perdreaux : cé sont de faciles victimes que deg enfants cruels dérobent à la tendresse de leuts

bons pärens. ‘ “La migration des. Bécasse, ne se fait pas par

RARE M der Hi Aué, ét'aves uit telle rapidité qe d'on

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