‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 63 sur 76 · LE RÂLE D'EAU SALÉE · texte numérisé non relu

LE RÂLE D'EAU SALÉE

(Clepper Rail.) .Audubon a laissé une description fort détaillés de cet oiseau qui fréquente par milliers tout le littoral des marais salins et couverts de roseaux, des Lles qui avoisihent la Caroline du, Sud, de 1a Floride, l'Alabama et Ta Louisiane: il croyait que.ces Râles ne se rencontaient pas en nos latitudes, tandis. que le naturaliste que nous avons.souvent cité et, qui a étudié spécialement les habitudes des oiseaux de l'ouest de la Province, M.:McElraith fait mention de ce râle parmi les espèces de cette section du Canada ; ce ne sont pourtant qué des accidentels ; ils viennent également comme tels dans le Bas- Canada Les lagunes marécagouses des Etats du Sud depuis le commencement de mars au commencement d'aytil, resonnént du cri de ce râle: ce cri réssemble ‘aux :syllables nc, cac, cac, eac, ca, cûhé, câûhd. Ce cri que l’on entend jour'et nuit est- fort ‘haut et rapide; il se ter mine par. un son: plus ‘bas ‘et plus ‘prolongé! Ce Râle est-aussi ventriloqne, ear quand il-est à

* No. 553. Rallus-crepitans.--BaihD.

Rallus crepitans.—AUDuBon.

usieurs. céntaines de mètres de distance, on croirait que le eri part de l’endroit où il est, H pond jusqu’à quinze œufs dans ‘un nid trés profond sur le sol. Cet oiseau épie le moment du reflux é recourir en tous sens les grèves, en quête de crabs, d'insectes aquatiques et de plantes, é rale: d’eau salée nage avec facilité, sinon avec . grâce et rapidité ; il plonge au besoin, pour éviter ses persécuteurs et demeure le bec hors de l'eau, si on ne le découvre. La tuerie de ce gibier dans les Carolines prend des proportions fabuleuses au rapport. d'Audubon. Les canots reviennent chargés jusqu’au bord, des dépouilles : des infortunés Râles d’eau : tandis que le chasseur canadien se contente d’un ou deux-eouples par jour,

Cet oïseau à la mandibule inférieure et les bords de la mandibulé supérieure d’un jaune brun ; l'iris, jaune, pâle; les pieds, d’un gris pâle, nuancées d’oran-

6 à la jointure tibio-tarsale; les ongles, foncés. Le sommet de la téte et le dernière du, cou, d’un brun pâle ; une ligne d’un brm orange pâle part du bec et surmonte les yeux; les tectrices alaires, olive-pâle, nuancées de gris : sur quelques unes, il existent de petites taches irrégulières blanches. Les tectrices inférieures, les côtés, le derrière de l’abdoruen ondulés d’un gs brun foncé et d’un blanc gris; le milieu de l’abdomen, gris blanc.

Dimensions 15 x 20%

LE RÂLE DE VIRGINIE. * (Virginian Rail.) «Ce Râle participe aux habitudes du Râle d’eau salée ; il est plus petit et plus commun que ce dernier en Canada, sans être jamais bien nombreux.

Il:fréquente les marécages d’eau douce et d’eau salée, les terrains gras et humides, les savanes et les

* No. 554. Rallus Virginianus.—BairD.

Rallus Virginianus.-—Au Dyson.

bords des étangs et'des rivières. Aüdubon'a trou-

vé leurs nids en grand nombre sur les rives des lacs Erié et Michigan.

Oiseaux nocturnes aussi bien que diurnes, ils courrent avec une merveilleuse vitesse et a moins dé les tirer au vol, chose facile, il est presqu’impossible da les tirer quand ils sont à terre. Ces oiseaux deviennent parfaitement muets dès qu’ils ont commencé la ne laquellé se compose de quatre à sept œufs, de la même couleur que ceux du Râle d’eau salée, mais de forme différente. Les jeunes sont couverts d’un duvet noir foncé, et suivent leur mère dès qu’ils ont quitté la coquille. Excellents nageurs, plongeurs adroïts, ils se servent encore de

eurs pieds pour se pércher sur les buissons. Bec,

brun : l'iris, rouge vif ; les pieds, brun-jaunâtre, nu: ancés d'olive ; les griffes, plus foncées; la couleur énérale en dessus, est d’un noir brun foncé, rayé e brun olive-clair ; les côtés de la tête sont d’un de bleu pâle ; une ligne brune-orangée, au dessus e l'œil; la gorge est d’un blanc roussâtre; le devant du cou et la poitrine, d’un brun orangé vif tirant sur le roux jauuâtre ; les côtes, l’abdomen et les couvertures inférieures des ailes, rayées de brun noirâtre et blanchâtre; les tectricés de la queue ont au centre une tache brunâtre-noir, les franges sont blanches et les extrémités d’un roux pâle, Dimensions, 104 x 144. HE

LE GRAND RÂLE À POITRINE ROUSSE. * (Great red breasted Rail })

M. McElraith ne mentionne qu’un seul individu de cette belle espèce, comme ayant été vu par lui dans les environs d’'Hamilton ; le sud du continent tel que le Texas et les Carolines, voilà sa patrie par excellence. ET

* No. 552. Rallus elegans.—Bairn.

Rellus elegans.—AupuBon.

La description de l'espèce précédente lui convient en tous points excepté que cette dernière a les cotés de la tête plus foncés et que sa taille est beaucoup plus forte.

Dimensions du mâle 19 x 25. Femelle 18 x 24.

LE PHALAROPE DE WILSON.* ” (Wilson’s Phalarope.)

On a rencontré à de rares intervalles sur les grèves autour de Québec, ce joli petit Echassiet, dont les mœurs ne sont encore. qu'imparfaitement connues. On a également trouvé ses œufs en abondance sur les montagnes rocheuses et sur les fives du Saskatchewan. Richardson dit que ce Phalarope dépose deux ou trois œufs dans l’herbe sur

ra

les bords de lacs: ces œufs sont d’un gris

unâtre avec des taches rondes, brunes-ombre : la femelle est plus volumineuse que le mâle. Ils:se nourrissent de vermisseaux êt de petits coquillages. Audubon dit qu’ils hivernent au Mexique.

Le plumage en dessus est gris brun; le derrièré du cou et le croupion, gris-blanc ; le sommet dé la tôte, gris-cendré ; une ligne blanche entoure l’œil ; une bande noire, au-deësous de l'œil, descend le long du côté du cou ou elle s’élargit et se change en rouge chatain et s'étend le long du dos: une autre bande chataigne traverse l’œil ; le menton et les joues, blanches ; l’avant-cou, brun orangé, devenant plus pâle èn descendant ét sur les côtés du corps; la poitrine, l'abdomen et les couvertures inférieures des ailes, blanches, :

Dimensions 10 x 174.

* No: 519. Phalaropus Wilsonii.—BAtkD:

Lobipes Wilsonïi: -AuDuBon,

TS

TOURNEPIERRE. *.

(Turn Stone }

Ces oiseaux sont communs à l’Europe et à l’Amérique ; des variations dans leurs plumages avaient d’abord fait croire à deux espèces. “Le nom de cet oiseau indique suffisamment l’industrie dont il vit: c’est une espece de dépaveur. qui se sert de son bec comme d’un levier pour déplacer les petits cailloux des bords de la mer et faire main basse sur les vers et les larves qui ont l'habitude de se loger sous cet abri: le Tournepierre se rend chaque printemps dans les terres du nord, au Groenland, en Sibérie, à la Baie d'Hudson où a lieu la ponte ; puis, jeunes et vieux, à l'approche de l’automne se dispersent dans les latitudes méridionales. Il niche à terre : ses œufs sont au nombre de quatre, olives et tachetés de noir. Cetoiseau fait entendre en volant une note qui ressemble à Ja voix des Hirondelles. Il abat de temps à autre sur les grèves dans le Haut-Canada.

Bec noir, pieds rouges ; tarses, courtes ; doigts libres, pouce invisible : manteau noir, teint de blanc et de gris ; la partie supérieure du col et la

tête, noires ; le dessous du corps d’un blanc terne,

Dimensions du mâle 9 x 184.

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