‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 7 sur 76 · L'HIRONDELLE · texte numérisé non relu

L'HIRONDELLE

Hirondelle * ° Si fidéle, Dis-moi l'hiver, où vas-tu !

‘ Daus Athènes + .. 44 Chez Antoine, Pourquoi t'en iuformes-tu ?

; , > Le Catiada peut reclamér six sur les huit espèces | d'Hirondelles qui se rencontrent en Amérique. “ Le’vol rapide et infatigable de ces oiseaux, leurs l cris joyeux, leur régime insectivore, utile à l'homme ; ‘ leur sociabilité, leurs émigrations périodiques, leur ‘ . ättachernent au pays natal, léur retour, annonçant é celui de la belle saison, la structure merveilleuse de P Jeur nid, et mille autres détails de mœurs, ont attiré P sur ces oiseaux la curiosité, l'intérêt, la bienveillance

Uri cordonnier de Bâle .ayant pris à sa fenêtre :une Hirondelle avant son départ, lui attucha un collier portant qu iuacriptiou et le printemps suivant, il requis pér; le ‘même courriér la répouse que voici, à sa démunde.

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usage de leurs siles, (Ces oiseaux rasent la terre, ” etcherchent ces insectes sur les tiges des plantes, sur l’hérbe des prairies, et jusque sur le pavé de uos rues ; ils rasent ausei lés eaux, et s’y plongent queluéfois à demi, en poutsuivant les insectes aquatiques, et, dans les grandes disettes, ils vont disputer aux araignées leur proie jusqu'au milieu de leurs . toiles, et finissent par les dévorer elles-mêmes. On trouve dans léur estomac des débris de mouches, de Cigales, de Scarabées, de Papillons et même.de - petites pierres; ce qui prouve qu'ils né prennent , pas toujours les insectes en volant, et qu'ils les saississent quelquefois étant posés” bre ‘On pense, dans tous les pays, que les Hirondelles sont amies de l'Homme, ou du moins qu'elles recherchent les lieux habités par lui, et paraissent se complaire dans sa société. Il serait plus juste de voir en elles des commensalesintéressées, poursuivant les insectes qui, abondent partout où beaucou d’änimaux son rassemblées, et fréquentent le littor de. nos fleuves parcequ’elles y trouvent vn rafraîchissement et une pâture.. Quoiqu'’il.en soit, leur utilité n’est pas Ge : elles purgent l'air de myriades d'insectes nuisibles ou importuns, et leur vigilance à sigüaler l'approche. des oiseaux rapaces est une sauvegarde pour les Gallinacés domestiques, ; Aussi sont-elles respectées , et. mème, protégées ‘dans beäucoup de contrées de l’Europe ; et, dans le Nôtveau-Monde, l’homme les invite à venir habiter près de lui, en perçant exprès pour elles, autour de | sa.maison, des'trous qui leur offrent un asile assuré. La sociabilité de ces oiseaux. donne Jieu à. des, observations du plus haut intérêt... Dès :qu'un enhèmi merrabe l’un d’eux ou ses petits, l'Hirondelle joùssé des cris aigus, et aussitôt arrivent toutes les frondelles A ee a harcèlent de concert .

l'animal dont on redoute. l'attaque. . On a.vu des

Hirondelles se:réunir.en bandes nombreuses devant. :

un, de leurs nids, dont, venait de s’emparér un Moi: neau, en mûrer louyerture.aveo.du mortier, ét condagnsr ainsi, l'usurpateur au supplice. d'Ugolin,

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Des exemples de ce fait ont éte constatés en Fräbe, en Allemagne” (et en Canada). Monbeillard les a revoqués en doute ; mais, tout récemment, il s’est renouvelé sous les yeux d’un observateur véridique, # Portant mes regards, dit M. de Tarragon, sur un Hirondelles de Fenêtres, placés

dans l'angle d’une corniche, j’aperçus un. Moineau Fret qui, quelques jours auparavant s'était, installé, à force ouverte, dans un de ces nids, ét revenait paisiblement à son gite pour y couver ses. œufs ;: à Rate pren usurpateur est-il rentré dans sa emeuré qu'une Hirondelle qui avait son nid près de là, pousse le cri d'alarme : à ce cri, une multitude innombtable de ses pareilles s’assemblent, et, comme d’habitudes passe et repasse en valant près de l'ouverture du nid, commé pour s'assurer qu'il était réellement envahi. De son côté, le Moïnéau, tranquille possesseur, sinon légitime propriétaire du nid, y avait pondu et ne s6 doutait guère que és anciens rivaux dussent venger une vieille injure. La femelle (car le mâle était allé chercher sa subsistance) la femelle, dis-je, dont l'incubation était déjà fort avancée, couvait paisiblement ses œufs. Les Hirondelles, assurées de la présence de leur

ennemi, poussèrent simultanémont leur ori-de guerre,

et Caïques en un insiant, Je les vis s’abattre près ‘an bourbier, situé à cent pas plûs loin, où

J'avais l'habitude de les observer, lorsqu'elles. amas-

saiont de la terre humide, pour la dégorger ensuite et d'appliquer, enduite de leur salive. visqueuse,

es parois d'un mur ou dans l'angle d’une fonêtre ; mais, cette fois, une seule becquetée sufl it,

__et.,38 précipitant toutes à la fois, et comme d’un

90m an00t1, Vos le ropairé du bandit elles.

eurent, en deux secondes, bouchée l'ouverture d’une masso de terre. Après cet exploit, elles volérent, poussant des cris aigus et continuels, comme pour célébrer leur victoire, et, quelques minutes sc il n’en paraïssait plus aucune. autour .du tombeau dans lequel elles venaient d’enfermer vivant. le: t6méraire Moineau. : J'’attendis quatre ou cinq jours

pont eût " vi 7 de. PChRE et qu'il. æ d'enlèver le :nid, sans. le, briser, Sr ju mOrt sur ses, cons l’orifice, fi sd ar n asse de terre a ant de mis 2 e ef 1m h ce d'un. œuf de Boule” Lu : Fate k ; ehepr one dents ville de Troisse tenons :d’ gage, personne. dont la | re a ot pu toute Ne uP naturalistes ont rs à l'Hirondelle des he nu ta 4 er ai frs tjs in pe rippne cut plusieurs chapitres le = : 4 Mr St R QUYSE que pa J F5 ent dans, ‘des arb oe ;ou pd æ& ve tours.en ruines pour y séjourner a belle saison, dans . e, 80MnO-

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nnes de sa queue gars le mur. C'est anr cet échafaudage qu'il placale berceau de ses petite, lequel n’est GPPORÉ 4 ue de Buoleies collées avec la même gomme et disposées à peu près. comme les osiers, du, panier. qu’ a donne aux Pigeons: pour couver. La ponte est, de cinq xs alkmgés, très gros à proportion de l'oiseau, blancs, tachetés. et TayÉS de noir et de gri brun vers le gros bout. Les Hirondelles de. l'Amérique Septentrionale, qui #6 sont SrARTPAES de chercher. protection pour leur couvée dans les premiers établissements que les Kuropéens ont formés dans cette partie du Nouveau- Monde der par à avant l’arrivée des colons, dans les rocl ers et dans les arbres creux, parce .que les mauvaises ca es des Indiens n’ayaient pas de tu É: ‘de Read qui. conyinssent à ces

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Les T'rondelles qui fréquentent les, contrées où il n'y a que très peu.ou point de maison européenne.”

‘Qette espèce a le bec noir ; la tête, le dessous du cou et du corps d’un. brun noirâtre, plus foncé sur

: Jes vannes alaires et caudales ; les. pris et. la gorge

un gris brun,: plus. sombre sur les parties. dr térionres : les .ailes en repos, plus longues d’un ppnée : et demi ue la quene,: dont;les Lerace ont le de et. terminé, par. une, pointe. très

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# C’est sur un arbre, dit Monbeillard, maïs sur un très grand arbre, que les Hirondelles de. cheminée ont'coutume de s’assembler pour le départ. Ces assemblées ne sont pas aussi nombreuses que celles des Hirondelles de fenêtres : elles nous quittent en août et rap ordinairement la nuit, comme pour dérober leur marche aux Oiseaux de Proie, qui ne manquent guère de les harceler dans leur route. L’Hirondelle d'Europe hiverne au Sénégal sans y nicher”’: l’Hirondelle du Canada hiverne dans le sud des Etats-Unis. Plusieurs des Hirondelles d'Europe n'émigrent pas : quelques-unes vivent sédentaires dans leur pays natal ; tel que cela arrive sur les côtes de Gônes, où les Hirondelles passentla nuit sur des Orangers en pleine terre, que leur station . endotumage considérablement. Il en est qui, après avoir passé la saison chaude dans des climats plus septentrionaux, où toute nourriture doit leur manguet pendant la saison rigoureuse, y passent l'hiver

ns un état d’engourdissement léthargique ; Atistote avait mentionné cette curieuse particularité qui a été reconnue depuis un siècle, par plusieurs observateurs. Ces espèces Européennes qui n’émigrent pas se cachent dans des troncs d'arbre, quelque fois dans de vieux batiments abandonnés. - Cela a lieu aussi dans quelques-uns des Etats de l'Union américaine. ‘ tte Re Os OUR

“ Cette * hibernation des Hirondelles et notamment de l’Hirondelle de rivage, a donné lieu dans le XVI siècle à une erreur singulière : on a se tendu qu’elles passaient l'hiver engourdies au’ fond de l'eau. | L as]

: Olaüs Magnus, évêque d’Upsal, âfirme que, dans les pays du Nord, les pêcheurs tirent souvent dans leurs filets avec, le poisson, des groupes d'Hirondelles peletonnées, se tenant accrochées les unes aux autres, bec contre bec, pieds contre pieds, ailes contre ailes, et que ces oiseaux, transportés dans des lieux chauds, se ranimént assez vite, mais. pour

mourir bientôt après.” Ce ms TV pop vraisemblance n’est pas be à én doute Cuvier, a trouvé däns Alexandre Wilson un éloquent contradicteur. °

Le retour des Hirondelles, a lieu, en Canada, vers

les premiers jours de mai, le jour même, dit-on, où les Bécassines arrivent, Elles arrivent, non pas en bandes comme elles partent, mais isolement et par couple, et chaque jour ont. voit. leur nombre augmenter. De nombreuses observations ont constaté que ces oiseaux reviennent constamment chaque ‘année à leur'nid, et que le re qu'ils y’ 'ont ‘contracté est indissoluble, ‘Frish, le premier, ayant ‘imaginé d’attacher aux pieds de quelques-uns de ces oiseaux un fil teint en détrempe, revit, l'année ‘suivante, ces mêmes oiseaux avec leurfil, qui n’était int décoloré, preuve assez bonne, remarque Monillard, que du moins ces individus n'avaient point 8 l'hiver sous l’eau, ni même dans un ‘endroit humide, et présom tion très’ forte qu'il'en est ainsi de toute l'espèce. Spallanzani aussi a rénouvelé l'expérience de Frisch, et il a vu pendant “dix-huit années consécutives, six ou sept couples d’Hirondelles defénêtres revenir à leur ancien nid, et y faire deux couvées'annuelles sans presque s'oc- M de le réparer. Ilen est de même'de l’Hirondelle de cheminée, seulement celle-ci bâtit’ chaque ‘année un nouveau hid au-dessus de celui. de l’année ré ‘Ecoutons sur leur constance conjugale,

‘ Fthonnête philanthrope Dupont dé Nemours: * ! “Les amours des Hirondelles sont des mariages

" indissolubles, non des fantaisies du moment, comme ‘ceux de quelques oiseaux; ni même des liaisons d’un printemps comme celles de' la: plupart: dés “autres: Et, quand un des deux époux meurt, il est raré que l’autre ne le suive pas en peu dé jours. Le "doux caquetage a cessé; plus de ‘chasse, plus de travail : un sombre repos, un morne silence sont les signes de la douleur à laquelle ‘le survivant :succombe. J’en avertis les jeunes gens qui s'amusent quelquefois à leurtirer des coups de fusil, cer pa ; , Kô

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