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T0 fond gris brun ; les primaires sont noirâtres en desaus, et quelques-unes ont des tâches grisès à l’extérieur ; toutes sont en dessous, aïnsi que sur Jeur tige, d’un beau jaune doré ; le croupion est blanc et tacheté de noir, ainsi que les couvertures supérieures de la queue dont Îles pennes sont noires en dessus et d’un jaune soyeux en dessous ; les deux premières pennes latérales ont des taches blanches l'extrémité et du côté externe ;. le bec est noir et l'iris noisette ; les pieds sont bruns.” Longueur totale, 124, Envergure, 16. % Dès que le temps des œufs est arrivé, la voix du Pic
se fait entendre du sommel des arbres vieux et desséchés, proclamant joyeusement l'ouverture de la belle saison. Son chant est la joie elle-même, car il imite un rire jovial et prolongé. On voit une douzaine de màles, attachés à voltiger autour d’une femelle, monter, descendre, baïsser ss tète, étendre la queue, se
“balançer en avant, en arrière, à droite, à gauche,
exécuter enfin une espèce de ballet burlesque, dont il est difficile d’être témoin sans rire. C’est ainsi que les prétendants témoignent à leur belle le désir
e lui plaire et. de l’amuser. Point de jalousie, point.de haïne entre ces dandys emplumés ;, d'arbre en arbre, dé buisson èn buisson, les mèmer cérémonies se répètent: la coqüette, après bien des indécisions, donne un coup de hec à celui qu'elle honore de son choïix, aussitôt tous les prétendants s’énvolent, et le couple s'occupe de chercher uné habitation commode pour la future famille ; ils partent ensemble, et choisissent dans le boïs un tronc d'arbre facile à creuser. Tour à tour le mâle et sa compagne opèrent à coups de bec FPexcavation qui doit les contenir eux et leurs petits: A mesute qu’un débris de l'arbre vole dans l’air sous le bec de l’un d'eux, l’autre le félicité par un cri aigu qui exprimé la joie. Enfin le nid s'achève, et c’est un plaisir de voir Jes deux' oiseaux monter et redescendre le long de l'arbre dans tous les sens, aiguiser leur bec sur tous les rameaux, chasser inexorablement les Rouges-Gorges, les Genis et les autres oiseaux dont le voisinage leur
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est suspect, aller en course lointaine à la recherche de larves de fourmis, d'insectes. Quinze jours après, six œufs blancs et‘transparents comme lé cristal sont déposés dans le nid. Ces oiseaux fréquentent, le rintemps, les champs de maïs, et dévorent les épis
lorsqu'ils sont tendres. Wilson a vengé ses amis les
Pics des calomnies nombreuses de Buffon, et au lieu d’un caractère mélancolique il leur prête des habitudes gaies et sociales. Il signale divers inexactitudes qu'avaient commises Linné, Vieillot, Latham et autres qui avaient prétendu que le Pic doré était une espèce de Coucou ; qu’il ne perçait jamais les arbres ; qu’il ne se cramponnait pas aux troncs d'arbres et qu'on ne le rencontrait qu'à terre. Le Pic Doré hiverne en Canada, on Île pense du moins ; mais nous n’avons que le dire de
certaines personnes pour constater le fait. On le
rencontre en Pennsylvanie pendant l’hiver.
LE PIC CHEVELU. * tHairy Woodpecker.]
Cet oiseau se yencontre en Virginie aussi bien que dans les Etats du Nord, en Canada ainai qu'a la baie d'Hudson. FRS
Dessus de la tête noir; une ligne au-dessus et au-dessous des yeux, tlanche ; l'œil est placé dans une ligne noire, qui s’élargit en descendant vers le dos : derrière de la tête écarlate, quelquefois mélangé de noir : narines ombragées par des poils épais : bec bleuatre, taillé en ciseaux, les parties. supérieures sont noires, de même que. les
etites et les moyennes couvertures alaires, qui ont à leur extrémité une marque blanche en. furme de
cœur; les grandessont moustachéesde blanc sur un
fond noir, ainsi que les pennes,. mais sur les secon-
* No. 74. Pisus Villosus, —BarRD. + Ditto —Aupugoit.
daires, :les moustachures ont une forme irrégulière :
les quatre. pennes intermédiaires de Ja, queue sont noires ; les deux suivantes variéés de noir et de blanc ; les autres, totalement de cette dernière couleur : l'iris est rouge. La femelle diffère du mâle en ce qu'elle est privée de la bande rougé que le mâle a sur l’occiput. Dimensions 9 x 15.
Il choisit quelquefois pour le berceau de ses jeunes, un verger où il creusera à une profondeur de cinq à six pieds un vieux pommier. Il y pond cinq su blancs. Son cri est fort et aigu. Il est difficile à tuer, et une fois blessé il se fixera par une seule griffe à une branche d'arbre et no lächera pre qu’en expirant. Ilyatrois variétés de ces
ics, savoir : Major, Medius et Minor. La première se rencontre dans le nord et l’ouest des Etats- Uuis et en Canada : la seconde, habite les Etats centraler, et la troisième, le sud de l’Union.
LE PIC MINULLE. * LDownyÿ Woodpecker.]
Cet oiseau que Buffon décrit sous le nom d’Æpièche ou petit Pic varié de Virginie, est le nain: de l'espèce. Il ressemble beaucoup au Pic Chevelu
uant au plutnage, mais il est plus petit que ce ernier. Les plumes du front sont d'un blanc roux ; Je dessus de la tête est noir ; l’occiput est traversé ar une bande ronge interrompu par une tache noir; ‘œil brun placé dans une raie blanche qui s’avance
‘au-delà ; une bande noir lui succède, et à celle-ci
une troisième, dont la couleur bJanche, s’étend jusque sur la nuque ; une quatrième eufn, pareille à la séconde, est au-dessous et descend sur les côtés du cou, dont le dessus est noir dans le milieu, ainsi que les couvertures et les pennes des ailes qui sont de
1%. No. 76. Picus Pubesçens.—Batr. \:
| ., Dito .; .—Aupupos,
plas' variées dé blanc ; les quatre ponnés intérmé: diaires de la queue sont noires, et deux sont bordées de blanc, les six autres ont plus ou moins de ces déux couleurs ; la gorge et la poitrine sont rousses ; le véntréet les parties postérieures, d’un blanc roux ; le bec bleuatre tirant sur le brun, les pieds bleuverts, 1l hante les vergers où, après mûre délibé: ration, il choisit un antique pommier, pour recevoir son nid : père et mère travaillent avec une vive énergie à creuser un trou profond à un angle de près de quarante dégrés et ensuite perpendiculaire: ment pour dix où douze pouces : un ébéniste ne saurait donner un poli plus parfait, que le Pic Minulle ne le fait, à, ce receptacle de ses futurs “’amouts. L'entrée este fort étroite. Notre char. péntier, perdant l'œuvre de la construction, étend au loin les'éclats de boïs qu’il enlève afin d'éviter les soupçons du bnt qu'il se propose. La femelle, avant de pondre, passe un temps cons'dérable à examiner avec l'attention Ja plus muni:ieuse l’intérieur et l'extérieur de l’habitation qu'elle s’est préparée : le tout étant meublé à son goût, et après s'être assuré qu’il n’y.a pas de vice de construction dans sa future demeuretelle que la prudence l’etige, elle prend: possession en forme de son nouveau domicile. Les œufs sont ordinairement au nombre de six. Pendant l’incubation, le mâle veille à l’alimentation de la femelle et vers la fin de juin, les jeunes sortent du nid et grimpent comme des Ecureuils le long de l’écorce de l'arbre. Quelquefois le Troglodyte ædon (House Wren) attend patiemment que le Pic Minulle ait creusé son nid et s’en empare pendant son absence, Ce Pic est si peu çraintif que l’on en approche facilement : une persévérance, une force musculaire extraordinaire dans les muscles du cou et de la tôte, tels sont quelques-uns de ses traits distinctifs: S'il fait tort aux pommiers, d’un autre côté il est très utile par le nombre d'insectes et de larves qu'il détruit. Il piochera quelquefois une demi-heure au mème endroit ‘avant de pouvoir déloger le ver
itérmé-:
bordées de ces ousses ; 6 roux ; s bleudélibéécevoir 6 vivé gle de sulaire:
iste ne le Pic futurs #1 6 char: k.
étend l'éviter emellé, rable à e l’ine s’est aprèn iction ’exige, )UVEAU ombre ile à juin, ne des elqueattend nid et .
roche ilaire de la actifs:
IL est qu'il re au ») ver
rongeur qu'il convoite. ‘Dans ces ocourrences, vous pouvés marcher jusqu'à deux:pns de l'arbre, sans qu'il s'occupe de vous. Wilson dit qu'il l'a ‘va passer deux heures ainsi employé sur le mêmèé
arbre. . , - Le Pic Minulle est sédentaireen Canads ; comime
on- l’a dit précedemment, il trouve sa nourriture
. quatidienne dans les plantations d'arbres fruitiers,
où les poinmiers n'échappent que rarement à son soigneux examen, Iln'a qu'une seule note, qu'il fait entendre qumd il s'envole d’un arbre à un autre. D'aucuns'sont portés à croire que: lés trous qu'il fait aux pommiers, loin de leur nuire, servent au contraire à les rendre plus fructueux. . Wilson est de cette opinion et regarde la tribu entière des Pics comme un bienfait de la Providence, qui pourvoit de cette manière à ce que. les ‘arbres ‘ des jardins et de la forêt soient débarrassés des parasites auisibles qui s'y attachent. ‘Ils citont de vieux miers dont le'tronc était perforé en mille ‘enroits, et dont les rameaux se coutbaient jusqu’à terre sous le poids du fruit. Dimensions 64 x 12. : “IO'ést en ‘vain que des Naturalistes Européens, Buffon en tête, ont éssayé dé vilipendir és nobles oiseaux, ces héros pacifiques du travail ; ils’ ‘ont trouvé d’éléquents défenseurs dans Wilson, Michelét ét autres. Wilson en particulier a fait table râse détous ces préjugés vermoulus. Il a su cotubattre victoriéusetnent cet ésprit érroné de système qui allait à démontrer que lés oiseaux du nouveau mordè étaient en tous points inférieurs à éeux de l'ancien. : Voyons comment uün éloquent contemporain ré-
‘sue l'existénce du Pic:
“ Le travail, dit-il, l’a pris tellement qu'aucune tivaliténole conduit à la guerre. 11 l'absorbé, exige dé‘lui tout l'effort dé sés facultés, sig ‘'# Travail varié et compliqué. D'abord l'excellent forestier, plein de taét et d'expérience, éprouve son arbre au marteau, je veux dire au bec. Il ausculte Gofirietit résonne cet'arbre; cé qu’il dit, ’o8 ‘qu'il a
éï lui. ‘Le procédé d’auscültation, si récent en m6-
devine; était l’art principal du Pic, depuis des mitliers d'aunées, 1] interrogesit daté voyait par l’oûie les lacunes caverneuses qu'offrait le tissu de V'arbre. : Tel, sain et fort en apparence, que, pour sa taille gigantesque, a désigné, marqué le marteau de la marine, le Pie, bien autrement habile, le juge véreux, carié, susceptible de manquer de la manière la plus funeste, de plier en construction, ou de faire une voie d’eau et-de causer un naufrage.
: "4 L'arbre éprouvé müûrement, le Pic se l’adjuge, s'y établit: là il exercera sonart. Ce bois ést creux, donc gâté, donc peuplé; une tribu d'insectes ÿ habite, Il faut frapper à la porte dela eité. Les citoyens, en tumulte, voudront fuir ou par dessus les murailles dé la villé. ou en bas, per es égouts. Il. y faudrait des sentinelles; au défaut, l'unique
assiégeant veille, et de momemt en moment regarde derrière pour happer les fugitifs au passage, à quoi sert parfaitement une langue d’extrème longueur ge darde comme un petit serpent. L'incertitude
e cette chasse, le bon appétit qu’il y gagne, le passionnent; il voit à travers l'écorce et le bois; il assiste aux terreurs et aux conseils du peuple ennemi Parfois, il descend très-vite, pensant qu’une issue secrète pourrait sauver les assiégés.
#:Un arbre sain au dchors, rongé, pourri au dedans, c’est une terrible image pour le patriote qui rôve au destin des cités. Rome, au temps où la réparie commençait à s’affaisser, se sentant sem-
lable à cet arbre, frissonna un.jour que le Pic vint tomber en plein forum sur le tribunal, sous la main même du prêteur. Le peuple s’émut grandement, et roulait de tristes pensées. Mais les devins mandés arrivent : si l'oiseau part impunément, la république mourra.; s'il reste, il ne menace plus que celui qui l’a dans sa main, le prêteur. Ce magistrat, * qui était Ælius Tubero, tua l'oiseau à l'instant, mourutlui-même bientôt, et la république dura deux - siècles encore.
. +. Cela,est grand, non ridicule, . Elle dura par ce noble appel au dévouement du citoyen. Elle dura
mi- L par ju de
ur sa rteau
juge nière faire
juge, s ést ectes
Les
essus
vette reponse muette “ane And rare cœur.
De tels actes sont féconda ils font des hommes et des héros; ils font la Uurée des cités.
4 Pour revenir à notre oiseau, ce travailleur, cè volitaire, ce grand prophète n'échappe pas à la loi universelle. Deux fois par an, il sé déinent, sort de son austérité, et, faut-il le dire, devient ridicule.
# Ridicule f il ne l’est pas par cela qu’il est amou: reux, maïs il aime comiquemeñt. Noblement endf: manché et dans son meilleur plumage, relevant sa mine un peu sombre de sa belle grecque écarlate, il tourne autour de sa femelle; ses rivaux en font autant. Mais ces innocents travailleurs, faits aux œuvres plus sérieuses, étrangers aux' arts du beau monde, aux grâces dés colibris, ne saveñt rien autre chose que de présenter leurs devoirs et leurs trèshumbles hommages par d'assez gauches courbettes. Du moins, gauches à notre sens, elles le sont moins pour l'objet dont elles captent l'attention. Ellès plaisent, et c'est tout ce qu’il faut. Le choix prononcé par la reine, nulle bataille. Mœurs admira- ‘bles des bons et dignes ouvriers ! lés autres, cha- “grins, se rétirent, mais avec délicatesse conservent religieusement le respect de la liberté.
… *.Le préféré.et sa belle, vous crôyez qu'ils vont faire l'amour oisifs, errer dans les forêts! Point du tout. Immédiatement, ils se mettent À travailler. “ Prouve-moi tes talents, dit-elle, et que je ne me suis pas trompée.” : Quelle occasion pour un artiste] Ælle anime son génie. : De charpentier, il devient menuisier et ébéniste ; de menuisier, géomètre ! La régularité dés formes, ce rythme divin, lui apparait daus l'amour. gear ne nn a Pr
“ C'est justement la belle histoire du fameux for-
eron d'Anvers, Quintin Metzys, qui aima la fille ’un peintre et qui, pour se faire aimer devint le plus grand peintre de la Flandre au xvie siècle.
‘D'un noir Vuloain, l'amour fit an Appelle.
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* Doncun matis le Pic devient sculpteur, Avec Ja précision sévère, le parfait arrondissement que donnerait le compas, il ereuse une élégante voûte d’un beau demi-globe, Letout reçoit le poli du marbre et de l'ivoire. Les précautions hygiéniques et stratégiques ne manquent pas, Une entrée siaueuse, étroite, dont la pente ineline au dehors pcar que l’eau n’y pénètre pas, favorise la défense; il sufüit d’une tête et d’un bec courageux pour la fermer. | | ‘ Quel cœur résisterait à cela? Qui n’accepterait eet artiste, de RONTOTERE laborienx des besoins de la famille, ce défenseur intrépide ? |
Ce n’est pas la faute du Picsi la nature, à con génie, a refusé. la muse mélodieuse. Du moins dans son âpre voix on ne méconnaitra pas le véhément accent du cœur.
.:# Qu'ils soient heureux! qu'une jeune et aimable génération éclose et croisse sous leurs yeux! Les oiseaux de proie ne pourraient aisément pénétrer ici, Paisse seulement le serpent, l’affreux serpent noir, ne pas visiter ce nid! Puisse la main de l’enfant.n’en pas arracher cruellement la douce espérance! Puisse snrtout l’ornithologiste, l’ami des ciseaux, se tenir loin de ces lieux !
“4 Si le travail persévérant, l’ardent amour de la famille, l'héroïque défense de la liberté, pouvaient imposer le respect, arrêter les mains cruelles de l’homme, nul chasseur ne toucherait à ce digne oiseau. Un jeune naturaliste, qui en étouffa un pour l’empailler, m°a dit qu'il resta malade de cette lutte acharnée, et plein de remords ; il lui semblait qu’il eut fait un assassinat.” mie
T4 No. 85. Spyrepions varie BARS.
LÉ PIC MAOULÉ. * [Yellow bellied Woodpecker.]
Ce Pic est répandu dans l’Amérique Septentrionale, depuis les Carolines jusqu’à 1a baie d'Hudson. On le rencontre près des habitations, pendant
l'hiver et le printemps, mais à la saison de la ponte
il gagne les grandes forêts pour y élever ses petits. Ses habitudes sont presque celles du Pic Chevelu et du Pic Minulle, quänd à la manière de construire son nid. Ses œufs sont blancs et au nombre de quatre. Il se nourrit principalement d’insectes, Dessus de la tête d’un rouge vif avec une bordure noire : il possède une espèce de huppe qu'il érige à volonté : une bande jaune part du front, s’étend sous les yeux, passe sur les oreilles et se perd à l’occiput ; au-dessus de cette bande, il y en a une noire qui naït à la bâse de la mandibule inférieure, et descend sur les côtés de la orge, laquelle est blanche à son origine et rouge ans le reste ; les parties supérieures sont noires et tachetées de jaune sale et de blanc : chaque plutne a deux de ces taches, dont les unes sont oblonques et les autres terminées en pointe ; les couvertures du dessus de la queue en ont de noïres sur un fond blanc ; les petites plumes de la partie intérieure de l’aîle, et plusieurs qui leur succèdent sont de cette dernière couleur ; les moyennes et les grandes couvertures, d’un blanc roux ; les pennes primaires noires et mouchetées de blanc jaunâtre ; quelques secondaires sont noires et traversées de blanc, les autres blanches et tachetées de noir : cette dernière. teinte domine sur la queue, et est variée de blanc sur les pennes les plus extérieures et sur les intermédiaires ; au-dessous du rouge qni couvre la gorge est une bande noire à reflets verts et bordée d’un ‘jaune sale, léquel prend une nuance plus belle sur
= een.
ious varius.—AUDUnor. :-- :
la poitrine et le ventre, s’élargit sur les couvertures
inférieures de la queue, et est marquée de gris et de noir sur les flancs ; les pieds sont menus ; les doigts et les ongles faibles et noirs: Le bec long d’un pouce, en forme de coin, ds couleur de corne. Dimensions 84 x 15.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle n’a peu ou point de rouge sur la tête. Ily a diver-
sités dans les couleurs des jeunes. Ïls se nour-
rissent de larves, de fruits, de gravois et de scarabées. Ce Pic est plus craintif que le Pic Minulle, Il est aussi moins commun en Canada.
Le
Las LE PIC GRIS. * [Red bellied Woodpecker.]
Cet oiseau fort répañdu au Haut Canada, l'est un peu moins dans l’Est de la Province. “ Les. plumes des narines sont rousses : les joues grises ; latête et le dessus du cou roux : le dos, le croupion et les couvertures supérieures des ailes rayées en travers de noir et de blanc; les pennes primaires noires avec des marques et une bordure blanche ; les secondaires tachetées de cette dernière couleur, qui prend un ton roux à l'extrémité de quelques-unes des
. latérales de la queue, dont les deux plus extérieures ont en dehors et en dessous des teintes blanches, .
ainsi que les deux intermédiaires sur leurs côtés internes : du reste elles sont toutes noires ; les couver-
tures inférieures et les côtés du bas ventre sont
variés de noir sur un fond blanc ; la gorge .est grise : cette couleur devient jaunâtre sur le devant du cou, sur la poitrine, et rouge sur le ventre ; le
bec et les pieds sont noires ; l'iris est noisette.
Dimensions du mâle 13 x 15? de la femelle 8 x 143. 7 De Far Re na
* No 91 Centurns Caolinus.—Bair».
Picus Oarulinus.AUpusor.
eértures Is et de
y doigts g d’un Je
’a peu diver-
| nour- ,
scara- [inulle,
’est un plumes teetle et les ravers noires seconprend es. des ieures nches, .
és in- Duversont 6 .est eyant es ; le
rs TES
nm. '
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a le dessus de la tête d’un blanc roussâtre avec une bande d’un roux jaunâtre sur l’occiput, et en ce que son ventre est gris. *” Ce Pic est actif et criard comme les autres Pics, mais plus farouche. C’est sur les troncs des arbres les plus élevés qu’il cherche sa pâture, sans dédaigner le mais lorsque l'occasion s’en présente, Il grimpé admirabiement bien et va et vient autour de l’arbre, de haut en bas avec une étonnante agilité. Sa ponte est de cinq œufs, d’un blanc transparent. Les jeunes quittent le nid en juin et gaguent le haut de l’arbre où les parents les uourrissent. Ceci les expose souvent à devenir la proie des Éperviers. Ils élèvent aeux familles dans la saison, et ce n’est qu’au troisième printemps que le jeune mâle revet en entier sa livrée.
LE PIC A TÊTE ROUGE OU TRICOLORE. { [Red headed Wood pecker.]
Cette espèce qui est une des plus répandues aux Etats-Unis et en Canada, quitte l'automne les con-. trées septentrionales. Il se nourrit d’insectes et de fruits ; et il a bien soin de ne choisir sur un arbre
. que.les fruits les plus mûrs. Il se gorgera de cerises,
de pommes, de jeune maïs.
est en vain que Wilson sefforce de l’exonérer de blâme ; sa tête fut mise à prix aux Etats- Unis pendant un certain temps. Il est fort nombreux à l’ouest de la province : il fréquente les champs, les clairières où il ne reste de la forêt primitive que des grands troncs calcinés par le feu ; c’est là que le Pic tricolore, sans craindre la présence . de l’homme, aime à voltiger et à y placer le berceau de ses petits. La ponte est de six œufs blancs.
..# Vamtnsor.
t Nu: 94. M
elanerpes erythrocephelus.—Bainp. i | .. Piçus esythrocephulus.—Aupvson |
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Lies PS HR Re ee
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“On ne distingue pas facilement le mâle de la femelle, tant leur plumage est ressemblant: celui du mâle, parait néanmoins avoir plus d'éclat; le rouge, le noir et le blanc sont les seules couleurs qui y dominent; la première enveloppe la tête et le cou, et descend sur la gorge dont quelques plumes
sont bordées de noir vers sa partie postérieure ; la
seconde règne sur le dos, les couvertures, les pennes pres des ailes et celles de la queue (des indivius.ont du blanc à l'extérieur, à l'extrémité et à l'origine des latérales) la troisième couvre le croupion, les moyennes pennes alaires, la poitrine et tout le dessous du corps; le bec et les pieds sont noirs, l'iris est couleur de feu. Longueur totale du male 9, envergure 17 pouces. . :
Autant le mâle et la femelle ont d’analoie. dans leurs couleurs, autant le jeune difère de l’un et de l'autre. Le jeune a le dessus de la tête, du cou, et le haut du dos variés de noirâtre et de‘ gris blanc sur un fond gris rembrüni ;
Je bas du dos, le croupion blancs, la gorge, la poi-
trine blanchâtres ; les flancs faiblement tachetés de noir ; les pennes secondaires des ailes blanches, avec
. quelques taches noïres transversales dars le milieu
et à leur extrémité; les primaires de cette dernière couleur et bordées de blanc en dehors, de même que les latérales de la queue qui dans le reste est pareille aux grandes pennes alaires”” Quand ils sont posés. sur une cloture, dit Audubon, et que vous vous approchez d'eux, ils s'éloignent en marchant de côté et se réfugient de l’autre coté, du. poteau de la cloture, allongeant le cou comme pour vous épier et pour s'assurer de vos intentions, et quand vous-ne serez qu’à deux pas d’eux, ils resteront tapis et cois, jusqu’à ce que vous ‘soyez passé, et alors ils grimperont sur le dessus de la cloture et Ja frapperont violemment à coups de bec comme pour se féliciter du succës de leur ruse. Si vous allez trop près, les Pics sauteront sur la pagé voisine, allongerotit le cou et frapperont encore, comme pour vous encourager à continuer ave éux la partie, ou
le de la t: celui clat; le eurs qui e et le plumes eure ; la s pennes s indivité et à le croutrine et ds sont tale du
d’analone difle desriés de nbrüuni ; la poités de eB, AYEC milieu ernière même ste est nd ils et que mar- Lu. poà pour ns, et restepassé, ure et Dmme vous pisine, : pour e, ou
bien ils s'envoleront d’un bondsur le toit de votremaison, feront résonner de leur bec les bardeaux de la couverture et s’abattront tout à coup dans le jardin, >armi les fraises dont ils cueilleront les plus mûres.
ur faim apaisée, ils se réuniront en une petite bande, s’abattront sur la cime d’un arbre mort ou voltigeront dans l’air, se livrant à mille gambades fantastiques : pendant ces évolutions aériennes, leurs brillantes couleurs se reflètent avec beaucoup d’avantage. Ils quittent le Canada pour le sud en octobre, et reviennent en mai. On dit que leur émigration s'opère pendant la nuit, et que le jour ils cherchent le repos et l'aliment pour reprendre leur vol:au coucher du soleil.
LE PIC A PIEDS VELUS. * [Banded three toed Woodpecker.]
Ce Pic n’a que trois doigts; trois autres caractères spécifiques le distinguent: il a le bec plus large à la base: les pieds couverts de plumes jus-
w’à moitié de leur longueur, et la queue composée
e douze pennes; les deux plus extérieures sont très courtes et arrondies à leur extrémité. Le bec: est noir; l'iris est bleu; les plumes qui recouvrent .les xarines sont d’un blanc roupâtre; la tète est en dessus d’un beau jaune doré, frangé de noir sur les bords; quatre bandess’étendent sur chaque coté : une noire est au-dessus de l'œil, et s’avance sur: les joues qu'elle couvre en partie; une blanche dans la direction des yeux, laquelle se perd vers Pocciput; la troisième de la même couleur borde la quatrième, qui est noir et se prolonge sur les cotés de la gorge et du cou; le noir et le blanc dominent aussi sur le reste du plumage; le premier couvre la nuque; les parties supérieures du corps, les ailes,
* No. 83 Picaides hirsntue.—Bainn.
Picus hirsutus.—Aupusos,
leurs couvertures dans moitié de leur longueur ; les six pennés intermédiaires de la queue dans leur totalité forment des taches sur les latérales, ainsi que sur les cotés de la poitrine, et des raïieéstransversales su: le bas ventre ; l’autre occupe la gorge, le devant du cou, toutes les parties postérieures, traverse plusieurs fois les pennes alaires et couvre les six plus extérieures de la queue ; les pieds sont noirs sur la partie qui n’est pas emplumée. x
Cet oiseau a 9 pouces de long: son aile mesure 43 pouces. (Sa taille néanmoins varie dans l’espèce.) ” La femelle ne diffère du mâle qu’en ce qu'elle a la tête noire et rayée de blanc.
Cette espèce préfère l’extrème nord de la province, elle se rencontre aussi dans le nord de l'Europe ; elle est assez rare.
LE PIC DE MARIA. * CMaria's Woodpecker.]
:Andubon parle d’une autre espèce de Pic, dont il se procura un couple à Toronto et qu'il appela le Pic de Maria. Huppe écarlate sur ln tète—plumage noir et blanc. Comme nous ne croyons pas qu'il existé dans l’est de cette province, nous n’en parlerons pas davantage. =
- Longueur totale 9 2712—longueur de l'aile, 4 10712. "
Ovide nous fournit dans son livre des Métamorphoses, un des plus* beaux présents que nous ait fait l'antiquité, une charmante tradition qui se rat- ‘tache à l’histoire des Pics.
‘*Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie ; la beauté de son âme égalait celle de son visage; il n’avait pas encore atteint sa vingtième année, et ‘déjà il attirait les regards des Dryades nées sur les monts Latins ; ces divinités
*. Picus Martinae.—Aunusox.
qui -présidaient. aux fontaines s’eflorcèrent de lui laire ; les Naïades du Tibre, celles qui habitent es ondes du Numique, de l’Anio paisible, du Nar impétueux, de l’Almo qui termine son cours si près de sa source, du Farfarus aux frais ombrages et des lacs bocagers consacrés à Diane, lui adressaient d’amoureuses prières ; il dédaigna leurs feux, et
‘ n’aima que la fille de Janus au double front, que
Vénilie avait mise au jour sur le mont Palatin. Quand cette vierge eut atteint l'âge de l’hyménée, elle fut donnée pour épouse à Picus. Douée d’une beauté merveilleuse et d’une voix plus merveilleuse encore, elle avait reçu le nom de Canente: son chant faisait mouvoir les arbres et les rochers, «doucissait les bôtes féroces, retardait le cours des fieuves, et arrôtait les oiseaux dans leur vol rapide,
“ Un jour qu'elle s'exerçait à des modulations harmonieuses, son- époux était allé poursuivre les Sangliers dans les forêts de Laurente ; il pressait les flancs d’un cheval fougueux, sa main était armée de deux javelots; un manteau de pourpre attaché par une agrafo d’or couvrait ses épaules. Dans. ces mêmes forèts était venu Circé, la fille du soleil, qui cherchait loin de son domaine, des plantes nouvelles pour ses enchantements. Cachée par le feuillage, la magicienne a vu le jeune chasseur, elle sent s’amollir son âme et les plantes malfaisantes tomber de ses mains. Bientôt, remise de son trouble et cédant à sa passion soudaine, elle veut se montrer à licus et lui déclarer son amour, mais le prince s’éloigne sur. son coursier rapide, avec les quiies qui l'entourent. “ Fusses tu porté sur l'aile
es vents, tu ne m’échapperas pas, dit-elle, si mes herbes ont conservé leur vertu, et si je puis encore me fier à mou art.” Elle dit, et crée le fantôme d’un sanglier qu’elle fait passer devant les yeux du chasseur, et qui va s’enfoncer dans Je plus épais du bois, au milieu d’un taillis où ne peut pénétrer un cavalier ; aussitôt Picus, abusé par cette apparence, s'élance de son cheval .écumant, et s'engage: à..la poursuite de la proie imaginaire dans les détours
de In vaste forêt. Circé commence alors ses conjurations : elle invoque dans un langage mystérieux, des divinités inconnues aux mortels ; elle prononcé les paroles magiques qui obscuroissent le visage de la thé, et enveloppent de nuages le front de’ son ère. Ses noirs enchantements troublént la sérénité du ciel, de sombres vapeurs s’exhalent de la terre; les compagnons du prinee s’égarent au milieu des ténèbres et cherchent en vain leur maître. La ma: gicienne parait en ce moment devant lui, “ Sois, lui dit-elle, le géndre du soleil dont les regards embrassent l’univers, et ne dédaigne pas l'amour de Circé.” Le jeune homme repousse les prières de sa redoutable amante. ‘ Qui que tu sois, lui dit:il, je ne puis être à toi, une autre me possède, je la chérirai jusqu’à la mort, et tant que les dieux me a conserveront, un amour adultère ne rompra pas les nœuds qui m’attachent à Canente.” La fille du soleil redouble ses. ardentes supplications, Picus reste insensible : “Ton orgueil sera puni, s’écria-telle, tu ne reverras pas Canénte, et tu vas savoir ce que peut ne femme amoureuse et outragée, quand cette femme amoureuse et outragée s'appelle Circé.” Alors elle se tourna deux fois vers l'Orient, deux fois vers l'Occident, toucha trois fois de sa baguette . le malheureux chasseur, et récita trois vers magiques. Picus prend la fuite, et s'étonne de courir avec une vitesse surnaturelle ; son corps s6 couvre de plumes, et il se voit avec indignation devenu un oiseau, nouvel hôte des forêts du Latium ; il frappe d’un bec irrité le dur tronc des chènes, et parcourt les longs rameaux en déchirant leur écorce ; son plumage a conservé la pourpre et l'or # de son manteau, et du beau Picus, il ne reste que le nom. ..., “ Lo soleil était descendu aux rivages de lIbérie, et Canente attendait.en vain son époux. Ses serviteurs et ses sujets se dispersent dans lea bois, et le
* Oe Pauvre Picus paraît avoir été métamorphôsé en Pi sert (Picdoré),—{(Noio de l'auteur.) 1
Wat des At da mie L La à
cherchent à la lueur des flambeaux. Son s’arrache les cheveux et fait retentir l'air de ses gémissements, Bientôt elle part de son palais et parcourt éperdue les campagnes fatines. Pendant six jours et six nuits, on la vit errer au hazard à travers es montagnes et les vallées, oubliant le sommeil et la nourriture. Le-dernier jour, elle reposa ses membres exténués sur le frais Fee. du Tibre; là, par des chants plaintifs, elle exhalait ses douleurs, : et, comme le cygne mourant qui chante ses funérailles,
‘sa voix expirante formait encore des sons mélodieux.
Enfin son corps se fondit en eau, et se dissippa en vapeur Ve Les muses ont voulu RerRoReE Ja anémoire de cette épouse infortunée, et le :lieu de sa œert porte-encore aujourd’hui le nom de Canente,”
Ille ORDRE.
‘: j [EF EES PASSEREAUX.
(Perchers.)
Les auteurs rangont sous le nom de Passeres, d'Ambulatores, de Sylvains, ce que nous appelons Passereaux, la plus grande partie des oiseaux à ca- . ractères négatifs, c'est-à-dire, ceux qui ne sont ni rapaces, ni échassiers, ni palmipèdes. *
Les Passereaux se distinguent des Rapaces, dont le bec est crochu et les ongles très acérés, quoiqu'ils soient liés à cet Ordre par les Pies-Grièches; ils se séparent des Gallinacés, en ce que ceux-ci ont la maudibule supérieure voûtée et les trois doigts antérieurs unis à la base par une petite membrane; ils ne peuvent êtra eonfondus avec les Zchassiers, dont les jambes sont dégarnies de plumes audessus de l'articulation tibio-tarsienne; ni avec les Paimipédes, dont les doigts sont ou bordés de festons membraneux, ou entièrement réunis par une large membrane. Les Passereaux varient par leurs mœurs comme par leur conformation": les uns sont solitaires, les autres sont sociables; les uns volent avec vigueur, d’autres quittent peu les taillis; tous sont monogames. Ils se nourrissent d'herbes, ou de graines, ou de baies, ou d'insectes, ou de vers, ou de poissons, ou d'oiseaux; quelquefois même ils sont omnivores. La plupart sont de petite taille. Quelques uns ont un chant agréable, et la chair de beaucoup d’entr’eux pourvoit à l’homme un aliment délicat. f
Dans nul ordre autant que chez celui des Passereaux, a-t-on remarqué ces variations périodiques dans la livrée que Vieillot décrit comme suit : “ Dans les oiseaux, chaque âge, spécialement dans les mâles, est marqué par un vêtement particulier,
Lesson.
t Le Maoüt,.
et chaque vêtement en indique les diverses époques, depuis leur naissance jusqu'à leur état parfait. Le nombre de ces changements nest pas le mème chez toutes les espèces, et ils ne s'effectuent pas en mème temps ; cela dépend du terme assigné à’ chacune pour se parer des couleurs qui ne laissent plus de doute sur les sexes: ces couleurs sont lors de l’accouplement, plus distinctes chez les mâles que chez
1sseres, d’autres, La plupart se revêtent de la robe nuppelons tiale dès leur première année ; et quelques uns ne Xà ca-. la prennent que deux et même trois ans après leur ont ni aaïssance ; tous la conservent dans le temps des ASS amours et la quittent à la mue, pour se recouvrir de , dont leur plumage d'hiver: la différence de ces vêtements iqu'its se saisit facilement dans un grand nombre d'oiseaux.
ils se: C’est sous le vêtement d'hiver que tous ceux qui ont læ émigrent se mettent en route, et qu’on les voit dans yts an- ‘le sud, alors leur ramage est enroué, faible et sans ne; ils expression; mais à leur départ des pays chauds ou 8, dont pendant le voyage, leurs couleurs . deviennent plus us de é uettes et plus brillantes; ce changement se fait chez pédes, ‘ les uns sans muer, et chez les autres après une mué mbra-
complette. Leur chant n’acquiert qu’à cette-époque mbra- sa clarté, sa force, son étendue ; dé qu'il. est paromme venu à sa perfection, il indique celle du plumage, 1, les À et il annonce que ces oiseaux ont la faculté de s'apœueur, fl parier.” | ot.
noga- Les: Passereaux composent l’ordre le. plus nom- >8, Où breux, le plus varié et le plus intéressant. ssons, vores.
s ont d’en-
Passeiques suit :
dans lier,
L'OISEAU-MOUCKHE. *
Des ailes ! des ailes! pour voler Per montagne et par vallée !
Des ailes pour bercer mon cœur
Sur le rayon de l'aurore !
Des ailes pour planer sur la mer © Dans la pourpre du matin!
Des ailes au-dessus de la vie !
Des ailes par delà la mort !
Rocxerr.
Cette famille compte un nombre infini d’espèces dont une seule visite le Canada, le Petit Rubis de le Caroline. Sa taille est de trois pouces; il est vert doré en dessus ; blanc grisätre en dessous, et sæ gorge est d’une couleur de rubis très brillante, qui est remplacée, chez. la femelle, par une cravate blanche ; la queue est un peu fourchue, composée de rectrices grèles ; le bec est droit, noir, ainsi que les tarses. Dig
La description de ce charmant oïsean va nous fournir une occasion de plus de comparer le style de deux grands maîtres : Ïæ comparaison, cette fois encore, tournera à l’avantage de la féconde terre: de l'Ouest, sur la vieille Europe. Les recherches les plus récentes portent à trois cents les espèces eonnues de l’Oiseau-Mouche, L’Amérique est la patrie par excellence de ce sylphe aérien. Cette partie du continent comprise entre l’Amazone au
ud, et le Rio Grande et Gila au nord, embrassant la Nouvelle Grenade, toute l'Amérique centrale, le Mexique et les Iles Ogcidentales ; telles sont les régions où abondent davantage ces merveilleuses. tites créatures. Au sud de cette ligne, vers le résil et le Pérou et autres régions tropicales, on: rencontre une grande variété de ces oiseaux ; au
* No. 101. Trochilus Colubris. —Batr'D.
Trochilus Coluluis.—Aupu8ox.
nord du Mexique, il est moins varié et sa livrée est moins éclatante, Certaines espèces ont un plum tellement riche, qu’il est vrai de‘dire qu'ils réuniesent à eux seuls toutes les teintes, toutes les couleurs des autres oiseaux, tandis que chez d’autres, le noir foncé prédomine, ou bien encore, le brun, le fauve, le vert, Même différence quant à la stature. Voyons ce que dit Buffon : “De tous les êtres animés, voici le plus élégant pour la forme et le plus brillant pour les couleurs. Les pierres et les métaux pois par notre art ne sont pas comparables à ce ijou de la nature ; elle l’a placé. dans l'ordre des oiseaux, au dernier dégré de l'échelle de grandeur : mazime miranda in minimis. Son chef-d'œuvre est le petit Oiseau-Mouche ; elle l’a comblé de tous les dons qu’elle n'a fait que partager aux autres oiseaux :. légèreté, rapidité, prestessé, grâce, riche parure, tout appartient à ce petit favori. L'émeraude, le rubis, la topaze, brillent sur ses habits ; il ne ler souille jamais de la poussière de Ja terre, et, dans sa vie toute aérienne, on le voit à peine tou: cher le gazon par instants ; il est toujours en l’air, volant de fleurs en fleurs ; il a leur fraîcheur comrnè il a leur éclat ; il vit de leur nectar et n’habite les climats où sans cesse elles se renouvellent. C’est dans les contrées les plus chaudes du nouveau monde que s2 trouvent toutes les espèees d'Oiseaux-Mouches. Elles sont assez nombreuses et paraissent confinées entre les deux tropiques; car celles qui s’avançent en été dans les régions tempérées n'y font qu’un court séjour : elles semblent suivre Île soleil, s'avancer, se retirer avec lui, et voler sur l'aile des zéphirs à la suite d’un printemps éternel. : Leur bec est une aiguille fine, et leur langue est un fil délié ; leur petits yeux noirs ne paraissent que deux poinis brilliants. Leur vol est continu, bourdonnant et rapide ; le battement des ailes est si vif qué l'oiseau, s’arrêtant dans les airs, paraît non-seu-lément immobile, maïs tout-à-fait sans action. ‘On le voit s'arrêter ainsi quelques instants ‘devant we fleur, et partir comme un trait pour aller # une
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autre: Il les visite toutes, plonge sa petite lang ue dans leur calice, les flattant de ses ailes, sans jam ais, s’y fixer, inais aussi sans les quitter jamais : il no presse ses inconstances que pour mieux suivre 868 amours et multiplier ses jouissances innocentes : car cet amant léger des fleurs vit à leurs dépens sans les flétrir ; il ne fait que pomper leur miel, et c’est à cet usage que sa langue parait uniquement destinée.”
“# Voilà une deces pages brillantes, s’écrie Le Maoût, qu’on ne saurait trop admirer, et qui ont pape Buffon parmi les premiers prosateurs de notre angue. Le plumage de l’Oiseau-Mouche n'a pas plus d'élégance, de richesse et de coloris que cette magnifique description ; mais il s’agit ici d'histoire naturelle et non pas d’allégories mythologiques : l'esprit le plus disposé aux illusions ne saurait voir dans l'Oiseau-Mouche un volage amant des fleurs, espèce de petit maître en miniature, paré de velours d’or et de rubis, et distribuant ses faveurs à des êtres qui ne sont pas de son espèce. Si l'Oiseau-Mouche boit le nectar des fleurs, il y cherche, avant tout, une proie vivante: voilà
les jouissances innocentes qu’il leur demande,
et son inconstance en amour consiste à quitter une fleur où il vient de becquater un insecte, pour se diriger vers une autre fleur, où il espère en becqueter un second. Comparons avec ces gracieuses fictions la biographie authentique du petit Rubis de la Caroline, contée sans exagération, mais non sans chaleur, par un homme qui dit ce qu’il a vu, et nous pourrons juger comparativement le poëte et l’historien.
“ Quel est celui qui, voyant cette mignonne créature bourdonner dans le vague des airs, soutenue par ses ailes harmonieuses, voler de fleur en fleur
‘avec des mouvements vifs et gracieux, et parcourir
les vastes régions de l'Amérique, .sur lesquelles on dirait qu’ell: va semer des rubis et des émeraudes : quel est celui, dis-je, qui, voyant briller cette particule, de l’arc-en-ciel,. ne seutira pas son mé
nt, 1 à j
s'élever vers l’auteur d’une telle merveille ! Car si Dieu n’a pas doté tous les hommes du génie qui crée à son exemple, il ne refuse à aucun le don d’admiration. Quand le soleil ramène le printemps, et fait éclore par milliers les germes du règne végétal, alors apparaît le petit Oiseau-Mouche, se. jetant ça et là porté sur ses ailes de fée ; il inspecte avec soin chaque fleur épanouïie, il en retire: les insectes qui s’y étaient introduits, de même qu’un fleuriste diligent veille sur sa plante chérie, pour la délivrer des ennemisintérieurs qui pourraient altérer lé tissu délicat deses pétales. On le voit suspendu dans les airs, qu'il frappe d’un frémissement si rapide, que son vol simule une complète immobilité :. il plonge un regard scrutateur dans les recoins les pris cachés des corolles, et, par les mouvements égers de ses plumes, il semble,’ évantail vivant, rafraîchir la fleur qu'il contemple ; il produit en même temps au-dessus d’elle un murmure doux et sonore, bien propre à assoupir les insectes qui y sont occupés à butiner. Tout à coup, il enfonce dans la
corolle son bec' long et menu ; sa langue molle, fourchue et enduite d’une salive glutineuse, s’al-
longe délicatement, st va toucher l’insecte, qu’elle ramène aussitôt avec elle dans le gosier de l'oiseau. Cette manœuvre s'exécute en un clin-d’œil et ne coûte à la fleur qu’une goutelette de nectar, enlevée en même temps que le petit scarabée ; larcin qui n’appauvrit pas la plante, et la délivre d’un parasite
nuisible.
Les prés, les vergers, les champs et les forêts sont tour-à-tour visités par l’Oiseau-Mouche, et partout il trouve plaisir et nourriture. Sa gorge est audessus de toute description : c’est tantôt l'éclat mobile du feu, tantôt le noir profond du velours :
son corps qui-brille en dessus d’un vert doré, tra-
verse l’espace avec la même vitesse de l’éclair, et tombe sur chaque fleur comme un rayon de lumière. Il 8e relève, se précipite, puis revient, monte: ou
descend, toujours par bonds aussi brusques' que rapides. ... C'est aini qu’il nous apparait dans Les
provinces septentrionales de l’Union (et en Canada) s’avançant avec les beaux jours, et se retirant prudémment aux approches de l'automne,
Que de plaisirs n’ai je pas éprouvés à étudier les mœurs, et à suivre la vive expression des sentiments d’un couple de ces créatures célestes pendant la saison des œufs ! Le mâle étale son riche poitrail pour en faire reluire les écailles, pirouette sur une aile, et tournoie autour de sa douce compagne ; puis se jette sur une fleur épanouie, charge son bec de butin, et vient déposer dans le bec de son amie l’insecte et le miel qu'il a recueillis pour elle... Lorsque ses attentions délicates sont accueillies, son allure est vive et peint le bonheur, et tandis que la femelle se régale des mets qu’il lui a présentés, il l’évente avec ses ailes. Quand la ponte approche, le mâle redouble de soins et manifeste son dévouement par un courage supérieur à ses forces : il ne craint pas de donner la chasse à l'Oiseau-Bleu et au Martin ; il se même se mesurer avec le Gobe- Mouche tyran, (le Titiri) et tout fier de son audace il retourne vers 8a campagne en agitant joyeusement ses ailes résonnantes..., Chacun peut comprendre, mais nul ne peut exprimer par des paroles, . ces témoignages de tendresse courageuse et fidèle, que le mâle, si débile en apparence, donne à la femelle, pour justifier sa confiance et la sécurité qu’elle devra conserver sur le nid où va bientôt la retenir l'amour maternel. pros
‘ Dans le nid de cet Oiseau-Mouche, que de fois, j'ai jeté un regard furtif sur sa progéniture nouvelin éclose, deux petits, grns comme une Abeille, nus, aveugles et débiles, pouvant à peine souléver le bec pour recevoir leur nourriture : maïs combien -d’alarmes douloureuses ma présence faisaient éprouver au père et à la mère ! Ils rasaient d’un vol inquiet mon visage, descendaient sur le rameau le plus voisin, remontaient, volaient à droite, -à gauche, et.attendaient avec anxiété le résultat -de ma visite ; puis, dès qu'ils s'étaient assurés que wa curiosité était inoffensive, quels transports ‘de
joie ils faisaient éclater ! Je croyais voir, dans leur expression la plus naive,. les angoises d’une, pauvre mère qui craïnt de perdre son fils atteint d’une maladie dangereuse, et le bonheur de cette mère quand le médecin vient annoncer que la crise est passée et que l’enfant est sauvé. Le nid du Rubis est de la texture’ la plus délicate, la partie exterieure est formée d’un lichen gris, et semble faire partie intégrante de la branche, comme une excroissance développée par accident. La partie attenante consiste en substances cotonneuses, et le fond en fibres soyeuses, obtenues de différentes plantes. Contre l’axiome qui dit que le nombre d’œufs est en rapport avec la petitesse U espèce, la femelle ne dépose dans son berceau confortable que deux œufs d’un blanc pur. Dix jours sont nécessaires pour les faire éclore, et l'oiseau élève deux couvées dans la même saison. Au bout d’une semaine, les petits peuvent voler, mais ils sont encore nourris par leurs parents pendant près d’une autre semaine : ils reçoivent eur nourriture directement du bec des vieux, qui la leur dégorgent comme des Pigeons ; puis quand ils sont en état de se pourvoir eux-mêmes, les petits s'associent à d’autres nouvelles couvées, et font leur migration à part dc vieux oiseaux. Ils n’ont qu’au
rintemps suivant leur coloris complet, quoique rubis, avant la migration d'automne.
# Ces oiseaux affectionnent surtout les fleurs dont la corolle est tubuleuse, telles que le Datura stramonium, le Bignonia radicans et le. Chevre-feuille, non pas seulement pour étancher leur soif en pompant le nectar qu’elles renferment, mais sourtout
pour se nourrir des petits Coléoptères et des Mou-.
ches que ce nectar attire. Ils sont peu farouches, ne fuient pas l’homme, et entrent même dans les
appartements où se trouvent des fleurs fraiches ; ils aboadent surtout dans la Louisianne.. On les prend en les tirant aveo un fusil chargé d'eau, pour .ménager leur plumes, ou mieux encore en employant
un filet à Papillons.”
Sea la gorge du mâle soit fortement imprégnée de
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, cupe simultanément la pétale voisine. Un moment,
L'Oiseau-Mouche * Géant, du Brésil, est de la grosseur d’une hirondelle : d’autres groupes nouvellement découverts lui sont un peu inférieurs en volume, tandis qne les pigmées de l’espèce, sont presque aussi petits que l'abeille sauvage. La nature s’est plu à diversifier les formes et l’organisation de ces êtres : les uns sont-débiles dans leur structure, d’autres forts et vigoureux ; cette variété aura un bec long, fin et délié tandis que cet autre sera munie d’une trompe courte, recourbée et vigoureuse : les uns portent de longues queues, leurs tarses sont ornées de mitasses d’un duvet soyeux ; chez d’autres, absence totale de ces particularités. Il est bien constaté aujourd’hui, que la nourriture principalede l'Oiseau-Mouche, se compose d'insectes, et que le nectar des fleurs lui sert de breuvage seulement. Leur longue langue fourchue leur sert. à une multiplicité d’usages. Certains Pas habitent presque en entier la zone tempérée de l’Amérique, tandis que d’autres n’ont un parcours géographique que très limité. Les uns séjournent sous le tropique, d’autres fréquenteront un frais bocage, dans un vallon, à plusieurs mille mètres au-dessus du niveau de la mer. Un des princes de l’espèce, le Polytmus fort gros, ayant une livrée d’un vert ravissant, avec un Ladème noir comme l’ébène et une
‘longue queue, ne se rencontre qu’à la Jamaique. Il
est plus que probable que chaque îlé produit une variété qui ne se trouve pas dans l’île voisine : dans ces contrées, il n’est pas rare de voir cent individus dans le cours d’une matinée, becqueter aux mêmes fleurs. '
“ Partout, dit un naturaliste américain, où une vigne grimbpante ouvre sa tige odoriférante; partout où . une fleur épanouit sa corolle, peut-on voir ces petits
oiseaux. Ils voltigent gaïiement, dans un jardin,
dans la forêt, au-dessus du cours de l'onde, les uns fort gros, d’autres plus petits que l’Abeille qui oc-
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décrivant mille, contours avec’ une rapidité qui fatigue l'œil, puis ils s’élançent dans les airs pour aller se reposer un instant sur un rameau d’arbre où ils lisseront l’azur de leur plumage avec un orgueil manifeste. Ils s’élançent comme un trait pour baiser coquettement une petite fleur à demi épanouie. FEES deux oiseaux se rencontreront au haut des airs, dans un combat à outrance, les plumes hérissées, peïrsonnifications vivantes de la rage et de la jalousie. Souvent nous les ayons vu attaquer courageusement de grands Taons noirs, attirés par le miel des fleurs. Nos petits guerriers se ruaient sur leursdangereux ennemis avec la vitesse de l'éclair, se servant pour parer les coups de leur cotte de maille brillante, Le combat continuait jusqu’à ce que le Taon se lassât ou bien jusqu’à ce que la fureur lui rendant le sentiment de ses forces, il s’élançât comme un lion et chassät du lieu l’incommode animal.” ’ Pendant l’incubation, leur férocité contre les perturbateurs de leur repos domestique est quelque chose d’extraordinaire. . À l’approche de leur rival, la jalousie les transforme en furies ; leur gorge s'enfle, leur queue, leurs ailes, leur plumage entier se hérisse : ils se rencontrent dans les airs et le combat ne cesse que lorsqu'un des deux se laisse tomber à terre par épuisement. “J'ai vu un cou-
ple, dit M. W. Bullock, engagé dans un combat
meurtrier pendant un orage de pluie dont chaque goutte aurait dû suffire pour abaître ces féroces comattants. . Pendant leur sommeil, ils se suspendent par les pieds la tète en bas, comme certains perrouets.
s Ces oiseaux étaient en honneur parmi les anciens hsbitants du Mexique: c'était avec leurs brillantes dépouilles qu’on garnissait les cadres . des tableaux qui firent l’almiration de Cortez; leur nom.en langueindienne signifie rayons de la lumière, Les femmes indiennes portent encore leurs. plumes en dog de pendants d'oreilles.
ne dés plus belles espèces est le Anna, appelé ainsi
par un naturaliste français en honneur d'Anna, du chesse de Rivoli, dont l'époux, le général Massenk, | duc de Rivoli, a fondé le musée d’ornithologie, qui est maintenant Ja propriété de l’académie des sciences naturelles à Philadelphie. L'étude de ce groupe à récemment donné lieu à d'importantes et fort fructueuses recherches. Plusieurs magnifiques , collections d'Oiseaux-Mouches ont été expédiées de l’Amérique en Europe. Celles dé MM. Jules et Ed. Verreaux font l'admiration de toùt Paris: tandis ue celles de MM. Ed. Wilson et John Gould, à andres, ont valu au monde civilisé des dessins d’une beauté extraordinaire et d’un éclat tel que Er les considèrent. supérieurs même à ceux ’Audubon : l’Assémblée Législative a récemment Acquis ces splendides ehefs-d’œuvre.