‹ Ornithologie du Canada [microforme]Chapitre 13 sur 25 · IA CHASSE A L'OISEAU · texte numérisé non relu

IA CHASSE A L'OISEAU

%. L'art de la Fauconnerie, qui a été rapporté:de J Orient par les Croisés et ad liurention des armes à feu a fait tomber en désuétude, n'est rien moins qu ouhlié dans certaines ville de l Angleterre et de l'Allemagne: II xa en Belgique, près de Namur, un village nommé Fullen- Hauser, dont les habitants ont pour unique industrie l'éducation du Fauvon: Ils vont chercher ces oiseaux dans le Hanovre; revenant les dresser dans leur village, et les vendent ensuite dans le nord de l’Europe; à laide de oor-

udances qu'ils y entretiennent avec soi. Tiorsqu ils ont placé un Faucon dressé, ils restent ches l'acheteur ——— ce que le Faticon ‘soit habitué à

obéir à la voix de son nouveau maftre.

„ Réduire Panimal ssuvage à abdiquer l’exeroice de sa volonté et à perdre toute confiance en ses pro s ressources : lui faire voit dans l’homme “arbitre suprême de son repos et de son bién-être ; en un mot, A or bp pee la crainte et le fixer

ir Pespérance, te 6 but jué se propose le

ücontiér; Part d'apprivoiser les animaux en général est bass sur les memes prinoipes.

l faut d’abord, pour dresser le Faucon, le faire consentir à demeurer immobile à la même place et privé dé la lumière du jour; un supplice de soixante-douse heure suffit pour cela. Pendant tout os temps, le fauconnier porte continuellement sur le poing l'oiseau armé. entraves. nommées Jets: cé sont de menues courroies, ‘términéen par des sonnettes, qui servent à Tir ses jambes. Dans, cette Position, on l’émpéche, soigneusement de dormir, et, s’il se révolte, on lui plonge la tête de ps. l’eau. Au tourment de l’insomnie 100 ajouté gelui de la faim ; et bientôt Panimal vaincu par) Pi nk. tion et la lassitude; 8e laïssé coiffer d'un chaperon. Lors uv étant dévoiffé, il saisit Ia viande qu’on a. soin de lui présenter de temps en temps, et qu' eusuite il 86 liste dovilemént reniettre le ehaperon, on ‘jugé qu'il renoncé à sa liberté et qu’il accepte pour maître celui de qui il tient la nourriture et le sommeil, - C’est alors que pour augmenter sa d6pendunes, on augmente ses besbins? pour cela ‘où stimule artificiellement son appétit en lui ‘nettoyant ere ‘avec des pelottes de filasse retenues un fl; qu'on lui fait avaler et qu'on retire ensuite. Cette opération, nommée en terme de ‘vénérie cure,

roduit une faim dévorante, que Lon satisfait après lavoir: ‘excité ; et le bien · stre quĩ en e eg en l'oiseau à oelui meme qui da tourmenté.

4 Lorsque cette première legon (qu’il fout quelque:

son Gb line

fois réitérer) a réussi, on porte l'oiseau sur le gason dans un jardin: là, on lui enlève son chaperon, et le fauconnier lui présente un morceau de viande: s'il saute de lui-même sur le poing pour sen repaître, son édugation est déjà fort avancée et l’on s'occupe de lui faire connaître le leurre. Le leurre est un morceau de cuir garni d'ailes et de pieds d'oiseau, c'est une effigie de proie gur laquelle est attaché un morceau de viande ; il est destiné à réclamer l'oiseau, c'est-à-dire à le faire revenir, % ed pi ‘élevé dans les airs. Il est important

Faucon soit, non seulement accoutumé, mais affriandé à oe leurre, qui doit toujours 8 . de sa docilité: ainsi, après l' avoir dompté par la faim, on consolide sa servitude par Ia gourmandise ; mais le leurre ne suffirait pas sans, la voix du Fauconnier. Lorsque l'oiseau, obéit au réclame deus un lein, on le porte en pleing campagoe, on 1 Attache à une filière ou ficelle de soi- Tante pieds, de. longüeur, on le découvre, et, en en à quelques pas de distance, on lui montre. Je ‘leurre; s’il fond dessus, on lui donne de la viande ; le lendemain on la lui montre d'un peu pi ein, et quand il fond sur son leurre de toute

a Ton, ueur de la filière, il est complètement assuré.

. Alors, pour achever l’éducation du Faucon, il faut Ini faire connaître et manier le gibier spécial auquel il est destiné; on en oonserve de privés pour cet usage: cela s'appelle donner Vescap. On attache d'abord la victime à un piquet, et on lache dessus le Faucon, retenu par aa fllière. Quand 8d connait le vif (s’élance dessus), on le met hors de. - filière et on de lance sur une, proie libre, à-laquelle.

on t g les paupières pour l’empé cher de se défendre. Eufin quand on est bien assuré de son obéissance, on le fait valer pour bon : O est à-dire. on le laisse libre |

. Lacheste d 7’Oiseau, dont In noblesse d'antréfois ‘faisait ses délices;:avait moins souvent pour but de proeufer au chässeur une proie :comestible, que de

plaisir de prince, c'était

Jui offrir un spectacle récréatif : le vol du Faisan, de la Perdrix, du Oauurd sauvage, était, disait-on, plaisir de gentilhomme ; mais ce qu'on nommait le vol du Milan, du Héron, de la Corneille et de la Pie, véritable gibier de luxe, suns aucune valeur culinaire. Le vol du Milan était le plus rare de tous. La première difficulté & vainore était de le faire descendre des hautes régions de l'atmosphère, où le Faucon lui- memo n’aurait pu l’atteindre ; pour cela on prenait un Grand Hibou ou Duc; on affablait ce Duo d'une queue de Renard pour le rendre plus remarquable, et on le laissait ainsi, dans une prairie, voltiger à fleur de terre. Bientôt lo Min, planant dans la nue pour guetter une proie, dirtingusit de sa vue pergante un objet bizarre, s'agitent sur le sol; il descendait pour l'examiner de plus pres; aussitôt on langait sur lui un Faucon qui, dès l’abord s’élevaĩt au ·dessus du Milan, pour fondre sur lui verticalemént ; alors commençait un combat, ou plutôt: des évolations de l'intérêt le plus varié ; le Milan, fin voilier, fuyait devant le Faudon en s’élovant,. s’abaïésant, croisatit brusquement sa route, et prenant, à anglo ‘aigu, les directions les plus imprévues; le ‘Faucoù uon moins agile que lui, mais plus couragoux, et en outre stimulé par la faim, le poursuivait avéo:ardeur: daus oes mille:évolutions : il le saisissait enfin et l’apportait à son maître. 0 4% Le vol du Héron et de la Grue était non moins amuzant pour le spectateur, et plus dangéreux pour le Faucon : I'oiseau poursuivi se laissait plus facilement attéindre, mais il se défeudait avec plus de courage, et L'asssillant recevait quelquefois de 846 victime des blessures auxquelles il ne survivait pas, longtemps. On employait même le Faucon, et surtout le Gerfaut, à la chasse du Lièvre; on faisait d’abord partir oelui- ei au moyen d'un limier : puis le Faucon, lanos à l’avance, ot volant au-dessus de la-pleine, spereevait le Lidvrs ot tombait sur lui. : : Mais de tous les vols, le plus amusant, le plus

riche, on incidents, le plus oommode à observer, le plus faoile, sinon le plus noble, était Ie vol de la Corneille: on se. servait, comme. pour Je Milan, d’un Duc, afin de l’attirer, puis on langait sur elle deux Faucons. L'oiseau pourauivi.s’élevait d’abord au plus haut des airs, les Fauoons parvenaient bien · tôt.à prendre le dessus ; alors la Corneille, désespérant de leur. éohapper par le vol, ge 5 ayeg une vitesse incroyab

d’un arbre: les Faucons ne l’y suivaient pas et se contentaient de planer au-dessus. Mais les faucon. niers xenaient sous l'arbre, où. s était réfugiée. la

Corneille, et, 15 leurs oris, la forgaient de déserter, lle tentait.encore. toutes les.ressources

son asile. Ël touts de la vitesse et de la ruse, mais le plus souvent elle demeurait au pouvoir de ses ennemis.

Corneille: mais le Faucon n’attaque, pas en partant.

du poing; ordinairemeut on le pette d mont parce.

qu'on attaque la Pie lorsqu'elle est dans un arhre. Souvent olle est prise au moment du passage ; mais.

quand le Faucon. l'a manquée,.on a. .beaucoup. de peine à la faire partir de l'arbre qui lui a servi. de

refuge: sa frayeur est telle, qu elle se laisse. rendre par le chasseur, plutôt qus de s’éxposer: à. 18 desoe 141 Ÿ

a terrib te du Faucon. ..;..

% Loraqu il s’agit de la chasse de la 2erdrix onde

‘6. Ce: n’est pas seulement en Europe.que Lon oultivait la faueonnerie; elle florissait 2

pis et florit encore aujourd’hui chen les

e l'Asie et de

6, et se jetait entre les branches.

4 Le vol, de, la. Pie est aussi vif que celui de Ja

toute l’antil’Afrique.Septentrionale. 3 der.

sans et les habitants du Mogol poussent même plus loin que les Européens l'éducation du Faucon : ils le dressent à voler sur toutes sortes de proie, et pour cela ils prennent des Grues et d'autres Oiseaux, qu'ils laissent aller, après leur avoir cousu les yeux: aussitöt ils font voler le Faucon qui les prend fort aisément. II y a des Faucons pour la chasse du Daim et de la Gazelle qu'ils instruisent, dit The not, d'une manière très-ingénieuse. IIs ont de Gazelles empaillées, sur le. nez desquelles ils donnent toujours à manger à ces Faucons et non aill Après qu’ils. les ont ainsi élevés, ils les mènént à-la campagne, et lorsqu'ils ont découvert une Gazelle, ils Jâchent deux de ces oiseaux, dont l’un va fondre sur le nez de la Gazelle, et 8 cramponne aveo ses griffes. La Gazelle s'arrête et se secoue pour s'en délivrer; l'oiseau bat des ailes pour se tenir aceroché, ee qui empêche encore la Gazelle de bien conrir, et même de voir devant elle; enfin, lorsqu'aveo bien de la peine elle s’en est défaite, l'autre Faucon, qui est en l'air, prend la place de oelui qui est en bas, lequel se retire pour succéder à son compagnon lorsqu'il sera tombé ; et de cette sorte, ils retardent tellement la course de la Gaselle, que les chiens out le temps de l’attraper.. II y a d’autantiplus de plaisir à ces chasses que le pays est plat et découvert. Ce même procédé, rapporte un autre voyageur célèbre, -s’applique :à la chasse au Sanglier. () 4 on INR „ id On emploie en France, le Hobereau ou Epervier, à la chasse des Alouettes et autres gibiers (f): pourquoi nos amateurs canadiens n’essaieraient-ils pas

(*) La presque totalité de ces détails ont été puisés chez un savant contemporain, auquel nous sommes rede vables de plusieurs élégantes traductions et d'extraits des ornithologistes américains. tés a

(t) Le succès des Chinois à s'emparer, au moyen d' Algles-pôcheurs dressés à ce manêge du poisson dans la M 8 fort intéres:6 tous les voyageurs qui en ont 6t6 témoins.

d’après la méthode que nous venons d'indiquer, (*) de dresser pour la chassé de la Perdrix, du Canard Sauvago et du petit gibier de mer, le Faucon pélerin, le Gerfaut d'Islande, l’Autour, l’Epervier et l’Emerillon canadiens ? On sait avec: quel succès et avec quel, éclat le vicomte d’Eglington, longtemps vice-roi de l’Irlande, a ressuscité, ces années dernières les chasses, les joutes et les tournois du moyen âge. Est ce que la principale objection à cette tontative serait sa nouveruté en nos climat ? Pourquoi bannir de ce pays, où abonde le gibier, un plaisir attrayant et facile ? Est-ce que la vie de château est disparue de nos bords ? Est-ce que dans chaque: paroissé que.côtoye notre majestueux fleuve, il n'existe pas au moins un vieux manoir dont le respecté seigneur, pendant Ia belle saison, va chercher dans les plaisirs de la chasse une distraction aux lettres, à la politique ou à la vie champêtre ?

Le ‘millionnaire de Montréal, Harrison Stevens, qui a, dit-on, offert £20.000 pour fêter dignement le vice-roi présomptif de l'Amérique Britannique, que juillet doit nous amener avec ses Zéphirs, auraitil oublié, dans son programme des “ Plaisirs de Prince ”” qu'il réserve à ce royal : visiteur, d'organiser une chasse canadienne où le Daim, le Chevreuil, le Renard et le Faucon canadiens joueraient leur röle ß

Nous ne pousserons pas plus loin ces détails de vénérie que nos aïeux et surtout nos aïeules eussent lu avec un vif intérêt: le vol: au Faucon était en effet la chasse favorite des Dames.

(*) ‘ Le petit faucon du Chili (cernicula) par exemple, aime à demeurer chez son maître. Il va tout seul à la chasse, et, fidèle, revient chaque soir rapporter ce qu’il a pris et le manger en famille. II a besoin d'être loué du père, flatté de la dame, caressé surtout des enfants.“

la

lu

e 69 — uns CYGNES DU CANADA" 7 À."

De temps immémorial, le littoral et les flos Ju St. Laurent ont été renommés pour l'abondance dos oiseaux aquatiques qui les fréquéntent ét y couvent. Cétte remarque, tous les voyageurs, tous les navigateurs, anciens et modernes, ont faite. Dès 1632(*) les Pères Jésuites avaient remarqué, à l'entrée du golfe, ces deux rochers que Dieu semble, selon leur expression pittoresque, avoir places au milieu dés ‘ondes: comme des colombiers pour les oiseaux qui y séjournent, savoir les Iles-auz-Oiseaux; plus tard, ils font également mention d'un nombre d' tles giboyeuses à l’excès, tel que l’Ile.aux-Oies (),

(5) A l'entrée de ee golfe, nous vimes deux rochers, l’un rond, l’autre quarré; Vous diriez que Dieu les a 4 plantés au milieu des eaux comme deux colombiers “ponr servir de lieux de retraite aux oiseaux qui s’y 4. retirent en si grande quantité, qu'on marche dessus; et si Pon ne se tient bien ferme, ils s'élèvent en si 4 grande quantité qu'ils renversent les personnes; on en 1% rapporte des chaloupes ou des petits bâteaux tous te pleins quand le temps permet qu'on les aborde : les « Français les ont nommés les îles aux Oiseau.” (Relation des Jésuites. Le Père Paul Le jeune.) 1 Le Leader de Toronto du 17 novembre 1860, s'exprime ainsi: a + Captain Strachan and Mr. Kennedy returned last evening from a fortnight's shooting in the St. Clair Marshes, (Haut- Canada) where they had excellent sport, bagging to the two guns, two swans, three snipe, five wild geesé and 570 ducks, blacks, mallard and grey ducks—weight 1,860 Ibs. We are requested to say. that tha game can be seen to-day between eleven and five o’clock, by gentlemen and sports-men. at one of Captain Strachan's warehouses, opposite the Rossin House, where a person will be in attendance to receive them.“ - (t) L'Isle-aux-Coudres et lIsle-aux-Oies : méritent d'être nommées en passant. La première est souvent “ remplie d' Elans qui s’y rencontrent. La seconde est “ peuplée en son temps d'une multitude d'Oies, de Ca- “ nards, d' Outardes, dont l'êle qui est plate et chargée 4 d'herbe comme une prairie en paraît toute couverte. Les

qui osrtes ne dément pas son nom et qui est peuplée jusqu’à ce jour d’une multitude d’oies, d’outardes, de canards ;. tel encore les Ilets de Sorel et les Mille Iles qui fourmillent de gibiers pendant la moitié de l’année, et Ia batture aux Alouettes. ;.

Il en est encore ainsi dans le bas du fleuve, comwe on le verra par l'eztrait suivaut, où l'on reconnaîtra la plume facile, le talent descriptif et Pesprit observateur de l' Abbé Ferland. ‘Le Labrador a ses charmes non seulement pour ceux qui y sont nés,. mais encore pour ceux qui y ont passé quelques temps. La mer, avec: l’abondance de son gibier et la richesse de ges pêcheries, avee ses jours de calme et de tempête, avec ses accidents variés et souvent dramatiques; la terre, avec la liberté, la solitude et l’espace, avec ses chasses lointaines et aventureuses, offre des avantages et

des plaisirs qu'on a peine à abandonner quand on

les a une fois goûtés..…... Jacques Cartier et les premiers navigateurs parlent avec, admiration de la multitude d'oiseaux qu’on y trouvait. Quoique le nombre en soit bien diminué, il en reste assez pour fournir aux besoins des gens du pays, si les déprédations cessent. Les Marmettes, les Mouniacs, les Goslans, les Perroquets (espèces de Canards), les

t lieux circonvoitins retentissent incessamment des cris de ce % oiseaux, excepté durant les tremblements de terre qui ‘se sonit fait sentir cette année (1663) ; car ces oiseaux; 1 pour lors, à ce que m'ont assuré quelques chasseurs, “ gardaient un merveilleux silence.“ —[Idem. Le Père Hiérosme. Lalemand, à Kebec, ce 4 septembre 1663:] Le vieux chroniqueur a tellement. conservé la couleur locale, qu'il n'y a pas un chasseur, qui, à la lecture de cet extrait, ne s'imaginât être à la mi-septembre sur la batture vaseuse de lIsle-aux-Oies; et entendre dans les airs le cri et l’aile sifflante du Canard et de l'Outarde.-- [Note de l'auteur] :. 22 f rtr exif

Histoire véritable et naturelle de In Nouvelle-France, page 35.

Charlevoix. Voyage en Amérique.

Re

Pigecus de mer, sont bous à manger au printemps et N Pautomne; mais durant l'E ils prennent uu goût qui ue convient pas A tous les ‘estomacs. II n’eù est pas de même des jeunes oissaux, qui se maugent pendant tout l'été; la chair du petit Goë- Een si le goût ressemble beaucoup à celle du Poulet... , ji | Gr % La Gros-e Ile e Labrador) est un rocher ayant une longueur de quatre ou cinq milles; élevé'et avancé à la mer, on l’aperçoit de loin dans toutes les directions. Ses rochers, ses grèves et ses baies sont riches en gibier. Au moment où nous y arrivons (10 août 1859), des oiseaux s’agitent de toutes parts autour de nous: plusieurs familles de jeunes mouniacs s’enfuient sur l’eau, ayant des ailes encore trop fuibler pour voler; les Goddes, penguius en miniature, et les Cormorans nous. adresserit des injures du haut de leurs rochers; des Goëlans, des Corbeaux, des Hibous, des Chouettes tourneient en poussant des cris d' inquiétude. “ Au large de la Grosse-Tle sont plusieurs flots, parmi lesquels est un de ceux où les marmettes ont coutume de couver. Les marmettes ressemblent aux Canards : elles sont très-nombreuses dans les tles du Labrador. Elles déposent leurs ufs et couvent. dans certaines îles: isolées, qu'elles ont adoptées de temps immémorial et où elles reviennent tous les ans: on reconnaît d’une grande distance les îles que ces oiseaux fréquentent, par leurs falaiscs blanches. : La couleur que prennent les rochers est due au guano, accumulé d’année en année et couche ar dessus couche. Les œufs de marmette sont do a grosseur des œufs de Canards, et sont bien meilleurs que ceux dés autres oiseaux aquatiques du pays; ils sont aussi beaucoup plus recherchés. IIs seraient une grande ressource pour les pêcheurs, s ils n'étaient enlevés annuellement par des étrangers qui en chargent leurs goëlettes. Ces pillards font de gros profits, car ils vendent les œufs dix ou douse piastres le baril, sur les marchés d' Halifax et

des Etats: Unis. O est avec peine que les habitants de la côte réussissent à en faire pour leur usage une petite provision de trois ou quatre barils par famille. Grûces aux règlements que vient de faire In Légis-. lature Provineiale, il est à espérer. que les autorités. réussiront à arrêter les déprédations, et à empêcher la destruction du Gibier qui on résulte...‘ Entre Blanc, Sablon et Brador ost l’Ile aux Perroquets, ui a reçu son nom d’une espèce de Canard à tête. g. parrain Lille est couverte de.ees oiseaux ; et à chaque instant on voit quelque volier 8 éloignant vers la mer, ou revenant vers l’île. C’est un temps de trayail pour eux ; car les petits sont maintenant nombreux, ot pour les nourrir il faut que les pères et mères fassent la pêche au Langon. Le Langon est un très petit poisson, dont les oiseaux et la morue sont friands. Comme il est maintenant abondant dans la Baie, les Perroquets vivent en épicuriens, Ceux d’entre eux. qui n’ont pas de fa: . mille à nourrir sont en plein carnaval; car ils n’ont qu’à flâner et à manger ; et quelques-uns sont ei gras, qu ils ont peine à se lever lorsqu'ils sont poursuivis par le chasseur. ”?.

Nous ne: pouvons résister à la tentation d'emprunter au savant abbé la ‘description “ des espièeries, (comme il les appélle), des ours blancs du sabrador, quelque étranger que cela puisse être A notre sujet. II y a quelques années, trois jeunes gens passant ensemble l'hiver, avaient laissé la oabane pour visiter les piéges tendus dans la forêt. Eu entrant su logis, ils furent étonnés de trouver la porte arrachée et jetée sur la neige. Ils crurent d’abord que quelque farceur de voisin était venu leur jouer un tour pendant leur absence. Dans la cabane tout avait été bouleversé : le poële et le tuyau étaient renversés; l’armoire avait été vidée; le provision de lard avait été gaspillée; le sac de farine n’y était plus et aveo lui avait disparu une tasse de ferblano, une paire be bottes et un paletot. Ce n’était plus un badinage ordinaire: il y avait

vol avoc effraotion et il ne restait plus de provisions ;

41 fallait découvrir le volour. Tous trois se mettent

en quêté ; l’on cherché les pistes et l’on reconnaît ue deux ours de forte taille avaient causé tout le égat. Les voleufs avaient décampé, et ne purent être rejoints ; mais ils avaient laissé des preuves du délit. À pen de distance était le sab vide et déchiré ; un peu plus loin gisait la tasse broyée et portant l’empreinte de longues et fortes dents. Quant au paletot et aux bottes, les gaillards, étant probablement en voie de civilisation, avaient cru devoir les emporter. dans l’intérêt des mœurs. ” (*) | Noe croirait-on pas lire un de ces beaux passages où l’héroïque et infortuné Dr. Kane décrit les embûches que les ours blanes lui tendaient en 1858, dans le ceréle arctique où ils saccagèrent sa cache et son pemmican ?

„ Ces sites tout-à-fait solitaires, propres à l’étude et à la méditation, où l’on n’entend d’autres sons

que le chant des oiseaux et le bruit de la vague qui

vient déferler sur le sable du rivage,” ces sites dé-

orits par le missionnaire du christianisme en 1859, c'étaieut les mêmes où vingt-cinq ans auparavant avait écrit et médité le missionnaire de la science, l'illustre. Audubon, dans ses.courses lointaines, Parmi nos oiseaux quatiques, le plus remarquable est sans contredit le cygne ; nous ferons, à l'ami de Virgile, les honneurs d'une description détaillée. ‘LE CYGNE AU BEC ROUGE. *.

e (American Swan.) | II y en Amérique deux espèces de Cygnes ().

La plus belle espèce est le Cygne au bee e

2 (*) Rapport sur les Missions du Diocèse de Québec.— Missio

sion du Labrador, par l'abbé. Ferland, 1859. ; | 05 Un naturaliste, jadis employé par Andubon, none informe que sur le lac Erié il existe beaucoup de Cygnes. * No. 561. Cyguus Americanus. Band.

Cygnus Americanus.—Aubuox.

tu

Cygne Américain ; asses commun sur les grands lacs du Haut-Cunada, il se rencontre de temps à autre dans cette partie. oi. de la province. ( Le Cygné est un excellent nageur. Sa nourriture ordinaire consiste en graines, feuilles et racines, et en grenouilles, mollusques, sangsues et insectes aquatiques : il mange aussi des petits poissons. II est monogame. Le Cygne Américain a le bec rouge bordé de noir; son plumage est d’un blanc de neige. Son long col onduleux, type souverain de grâce, s’arrondit en une courbe serpentine lus souple, plus caressante encore que celle de ’encolure de l’étalon arabe. Son bec réunit toutes les conditions de l’élégance, de la dextérité et de la force. C’est cette espèce que l’on apprivoise pour orner les bassins, les fontaines. . Elle vole très haut et très vite, et se sert de ses ailes comme d’une arme offensive puissante. Ses mœurs sont douces et paisibles. Dans les régions tempérées, la pcnte a lieu en avril; la femelle fait un grand nid avec des tiges de jones et de roseaux; elle le garnit de plumes et de duvet, et y pond six à huit œufs d'un

[*]Le vieux Gouverneur Boucher parle des Cygnes Canadiens en 1668, comme d'oiseaux que l’on tuaitjournellement: les temps sont changés 1:11: a f

„ fut un temps, où les eaux de la Seine, au- dessous de Paris, étaient couverts d'une si grande quantités de Cygnes qu'une ile de ces parages en avait pris son nom. Aujourd'hui encore, presque tous Jes fossès de nos citadelles du Nord sont gardés par des Cygnes ; on y voit aussi des canons et des soldats de la ligne, mais j'aimerais mieux les Cygnes tout seule, les Uygnes étant les meilleurs less forteresses et: de propriêtés que je connaisse. J'ai toujours ôté tenté de leur attribuer le salut du Capitole.

La Grèce a chanté le Cygne comme elle a chanté le

Rossignol, la Colombe, l’Hirondelle et.toutes les créations gracieuses. Elle peuplait de blancs palmipèdes toutes ls ‘eaux de ses fleuves, notamment celle de l' Eurotas, ba g

noir füvori de Léda. Leda fut mère de la blanche Hn e au cal de Cygne.“ —Toussenel. |

blano verdâtre ; elle les couve seule pendant cinq semaines; mais si lo mäle ue partage pas l’incubation, il veille près de sa compagne pour écarter et pour poursuivre tout étranger qui voudrait s’approcher, II a tant de force dans son aile h cou bien appliqué peut casser la jambé à un homme. I nous est pénible de faire main basse sur les riantes fictions inventées par les poètes à propos de la voix mslodieuse du Cygne Mourant ; :mais comme la vérité est préférable même: à la poésie, nous devons à nous-même et aux faits de protester contre ses chärmantes créations poétiques. 50, r Buffon a écrit sur le Cygné un magnifique chapitre. Nous en eiterons les deux principaux passages qui suffiront au lecteur pour porter un jugement ‘exact sur les qualités et les défants de ee brillant génie. Ecrivain sans égal, dit Le Maodi, quand il décrit ee qu'il a observé, il n'est qu’un poste élégant toutes les fois qu’il prête aux animaux des sentiments et des mœurs imaginaires. (% “ Dans toute société, dit Buffon, soit des animaux, soit des hommes, la violence fait les tyrans, la douce autorité fait les rois. : Lo Lion et le Tigre sur la terre, M et le Vautour dans les airs; ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l'abus de la foros et par la cruauté ; au lieu que le Cygne règne gur les eaux à tous les titres qui fondent un empire

de paix: la grandeur, la majesté, la douceur, aveo

des puissances, du courage, des forces et la volonté. de n’en pas abuser, et de ne les employer que pour la-défonse, II sait:combattre et vaincre sans jamais, attaquer; roi paisible des Oiseaux d’eau, il brave les tyrans de l’air, il attend l’Aigle, sans le provoquer, sans le craindre; il repousse; ses assauts, en opposant à ses armes la résistance. de ses plumes et

SAUT HE 2 . 89d IQ 91 gem 19118 66590 8 a en Australie des Cygnes noirs ; le banquier & Gurney, tristement célèbre Per e chagrins g domestiques, a. réussi l’année. dernière à acclimater en Angletérré tes rares oisedux. (Vote de l'Aubeur) 77)

les coups préoipités d’une aile vigoureuse qui lui sert d'égide, et souvent In victoire couronne ses efforts, Au reste, il n’a que ce fler ennemi : tous les Oiseaux, de guerre le respectent, et il est en paix avec toute Ja nature; il vit en ami plutôt qu’en roi au willieu des nombreuses peuplades des Oiseaux

uatiques, qui toutes semblent se ranger sous sa loi; il n'est que le chef, le premier habitant d’une république tranquille, ou les citoyens n’ont rien à craindre d'un maître qui ne demande qu'autant qu’il leur accorde et no veut que calme et liberté.”

Voilà, certes, s’écrie Le Maoût, le portrait d'un roi constitutionnel, dans toute la beauté du mot; mais on ne peut s'empêcher de penser que Buffon en écrivant cette utopie politique, avait. perdu de vue le Cygüe, dont il se faisait l'historien. L'aigle pourrait.à la rigueur être nommé le tyran de l'air, puisque tous les oiseaux sont exposés à sa voracité ; mais le Cygue n’est nullement lo roi des oiseaux d’eau, puisque le moindre d’entre eux peut le braver impunément: En quoi Aigle et le Tigre abusont-ils: de leurs forces ? II leur faut une proie vivante, et ils s'en: emparent à l'aide des moyens que la nature leur a donnés. Le Cygne est carnivore autant qu'herbivore, et il obéit: à son instinct sans reiioids comme sans crime: Si même on tient compte de la quantité de victimes, le Cygne est beaucoup plus féroce que le Tigre, eér:cœlui-ci dévore ‘beaucoup. moins de Gazelles que l'oiseau n’avale de petits animaux. Mais laissons toutes ces flictions, que la raison ne peut aupporter un instant, et hâtons nous d'admirer la poésie ‘appuyée sur la vérité. 1

ce A la noble aisance, à la facilité, à la Hberté de ses mouvements sur l’eau, on doit le reconnaître non seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la nature nous ait offert pour l’art de la navigation. Son cou élevé et sa poitrine relevés et arrondie’ semblent, en effet, figurer la proué d'un navire fendant “onde;

son l estomac a la carèno ; son corps dede ee avant — 380 re à 12

rière, et se relève en poupe; sa queue est uü vrai

vernail, ses pieds sont de la rames, at zes ra ailes demi ouvertes au 2 et: doucement enflées, sont les voiles qui pouszent le, vaisseau vivant, navire et pilote & la fois. :.! iv ous écrivions récemment . “Un r ne fut tué à l'Ile aux Grues vers 1825. Le 5 de I Ile, D. MoPhersov, Ger., en ft, don 4% Gouverneur de cette provinoe j le bel étran; is avait au-délà de six pieds: d'envergure (t 75 Aucun individu, que nous agohions, n’a 616 pris ces années dernières dans les ‘environs de vs: . Longueur Fi 68 pouces : : |

LE CYGNE AU BO NOR. * Ilfxrumpeter Bwan.] : | L'autre espèce se distingue de son ge ee entre autres choses par sa voix sonore et éclatante mme le son d’un in ent de ouiyre; da à lui vient son nom: il est ort commun sur. le. issiseipi,. le arg 1 Ohio, dans le Teras et dans les Pan Aa du

Dimensions 53 x 84.

Les deux espèces hivernent dans la partie tempérée des Etats-Unis, Châteaubriend (1) a une riaute description du Cygne, qui d’après lui est quelqueïois sédentaire en Europe. ‘“ Parmi ces

* Canadian wege & Geologist,—publié à Mon- D

round Quebec by EH 4 el eq, Gassaur. qui I décera les ber.

u 5 Genie d. 3 1 0. 581. C Ruocipator.—Batnn.

gnus Wen tor. —Auovnon. .

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ver D de laqailon, i on trouvent qui hanent à nos mœurs, et refusent de retourner dans leur patrie: les uns, comme les compagnons Ulysse, nont captivés par la douceur de quel. ques’ fruits; los autres, comme les déserteurs du valse: dd Cook, sont séduits par des enchautsdur qui N dans leurs re Mais la Apart nous quittent après un séjour ‘de quelques mois : ‘ils #’attachent aux bé een à tes qui, terniesent l'éclat des flots, et leur livrent la proie qui leur échapperaient daus des eaux transpatentes; ils a'aiment que les retraites ignorées, ét font le tour de ls terre par un cercle de solitudes“ Oe n'est pas toujours en troupes que ces oiseaux visitent nos demeures. Quelquefois deux beaux étrangers, aussi blancs que la neige arrivent avec les frimas: ils descendent au milieu des bruyères, dans un découvert, dont on ne peut approcher, ‘sans être apergu; après quelques heures de repos: ils remontent sur les nuages. Vous .cgures à l'endroit d’où ils sont partis et vous n’y trouvés que quelques plumés, seule marque dé leur passage, qus ſe vent a déjà dis: rides ;. heureux le favori des uses qui, commé 1 5 a quitté la terre sans y laisser d'autres ébris et d’autres souvenirs que quelques plumes de ses ailes. ” gi | re

orks, CANARDS, EO. e (Oanada Goose.)

Les auteurs Européens ont honoré cet oiseau du nom ffatteur de Cygne Canadien ; il arrive sur nos

) “Les Outardes artivent du midy, qui sont grosses ‘ cannes au double des nôtres, et font volontiers leur ‘ nid aux Isles. Deux œufs d'Outardé en valent alsément 4 cinq de Poules. Relations des Jésuités—1611. :

No. 567 Bernicla Canadensis.=Barnn, r Canadensis.—AuDuBox.

grèves vers le premier avril; il y:.sejourne à pou 22 mois et demi et repart pour aller oouver les fles du bas du fleuve, du: Jae St, Jean ot à la Baie d' Hudson. | À Rien n'égale la vigilence ot le courage du mâle pendant la période de l’inoubation: il s0 tiens debout la töte levée, près du nid, qui est placé sur la terre, entouré de roseaux et formé de jonos et d'arbres s00s ; il promène ses regards attentifs sur tous les environs, et prête l’oreille au moindre bruit. Le Renard a beau se tratior entre lesihorbes, il est apergn, battu et mis en fuite. Audubon observa trois années de snite les allures d’un de ces jars, qui avait son nid près d'un lae, situé à peu de distance de la Rivière-Verte. ‘ Toutes les fois, dit-il, que je vénais visiter le nid de-l’oiscau, celui-ci med epprodher ‘avec un air d’indignation, se dressait de toute sa hauteur pour me regarder et sem. blait me toiser de la töte aux pieds ; puis, quand je n'étais plus qu’à quelques pas de distance, il sécouait violemment la tête, et, s'élançgant dans l'air, il se précipitait vers moi. Par deux fois différentes, il m'a atteint de son aile le bras droit, que j’avançais machinalement comme pour l’écarter, et avec une telle violence que je oraignis un moment d'avoir le bras cassé: Après cette vigoureuse démonstration, ilrevenait aussitôt vers le nid, et passait affeotueu sement sa tête et son oou autour du corps de la femelle, puis reprenait, en me regardant, son atti. tude menagante:!! „ eh at O'est vers lé ler avril que le chasseur canadien prépare: son canot, ses truftrès “ appelants, (5) son infatigable ‘‘ terre-neuve et son fusil de chasse ; puis, dans son frêle:esquif, il cotoie ailencieusement les fles vaseuses de Sorel, les grèves de la batture aux loup-marins, vis-à-vis St. Jean Port Joly, ou

bien.à pied, il vase ahoisir une cache propice sur

% Appelante” (ou plans. comme. dit le vulgaire) se Gi des Outardes et lont on se gert pour leurrer les Outardes sauvages.

les: battures: des tlosaux-Grues, aux Oies, de St:-Joschim, de Grondines, dé Kamouraska et autres localités également giboyeuses ; sa bôche:lui a bientôt creusé un trou profond, où il se blottit après avoir attaché près de lui ses appelants. Les outardes sauvages entendant le cri de deux camarades, W abattent sans défiance près d’elles et régoivent. le ‘coup fatal. Tombent-elles dans le fleuve, le terre-neuve s’élance à leur poursuite et les repêche ? Pendant l’équinoxe de: septembre, l’extrémité nord de la Pointe-aux-Pères est considérée un excellent poste où le disciple de St. Hubert se cache et attend que le vent du nord rejette terre outardes, canards, bernasches. : Quand l’oiseau découvre son ennemi, il est trop tard pour fuir ;: il tombe percé au our et lo terre. neuve vn le happer au sein de onde. II est une particularité * saute sur le compte des outardes que nous devons mentionner. Plus d'une fois, à l’approche des frimas, les paisibles cultivatours de l'Ile-aux-Grues ont remarqué une augmentation notable dans leurs bandes d’outardes apprivoisées ; oe sont des outardes sauvages qui se mêlent à’élles et qui les ‘accom- B uns s les granges où elles sont parquées.

Dès que cela a lieu, le propriétaire a soin: de renfer: mer ensemble pour le reste de l'autonine svs-propres outardes et les étrangères, et au printemps suivant, il est difficile: de distinguer les outardes sauvages de celles qui sont apprivoisées : ce: fait s’est reproduit nombre de fois à notre connaissance:

Les outardes reviennent du nord en septembre avec leurs jeunes que l’on nomme pirons; olles fréquentent, pendant une couple de mois, leurs anciennes retraites, puis, vers le premier novembre elles dirigent leur vol ériangulaire vers le sud, et hi vernent au Mexique, au Texas et en Pennsylvanie, Pendant la mürche, un jars robuste forme la pointe

du triangle et fend l'air pour le reste du vol; lors-

u’:l est fatigué, un autre jars lui succède : telle est leur méthode de/migratt v.

Dimensions 49 K 666.

„WILD WHITR dOOS E. T %

2 ole Sauvage.) e n , n, enen een Oi, Sauvage est moins, répandus en.

tarde. Chaque année, en septembre, on peut, voir alte natixement gur cette, vaste batture, ps léçau-

vre d ,mwymarée, appelée a, Dune, ei !

l'Isle aux-Grues, et sur les hattures de St. him epmté de Mantwarengy, une bande d Oies San page, et d: Outardes au nombre d'à peu-près 8,0! inder ans, leur babil 8 Entend à une demi diene. % 0 N ous sommes. portés à croire, que cette espèce couve-encore plus au nord que les Outardes. . L'Qie Sauvage, C un gris cendré, mêlé, de, blanc, est supérieure en volume à l’Outarde, dont. In chair est Jus. recherchée; les jeunes 8% pomment. aussi Pirons et sont préférables, comme Hourriture, aux vieux. Es HEAR ANSE RG AMD dE 262 çu L'Oie Sauvage est beaucoup. plus diffoile à tuer que ; l’Outarde moins egen quelle, Pendant que les Outardes et les Oies Sauvages cherchent leur nourriture sur les grèves, uno sentinelle vigilante appostée sur pe hauteur sonne l'alarme à la première apparence du danger get je dene entière s'enfuit immédistemant. L’Oie.

égal e in me 0 des États-Unis.

Dimensions du môle 817 & 62. 901 „„ femelle 26 & 55.

d CANARDS, SARCELLES.

% On voit dans oe pays, (la Nouvelle-France), écrivait Churlevoix en 1721, % une quantité prodi- 4% gieuse de Cauarda, et j eu ai oui compter jusqu’à “ vingt-deux, espèces différentes. Les plus beaux,

La PA Ja U

# No. 566. Anser hyperboreus.—BAnD.

Anser hy berborsus . Aunuvnen.

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