‹ Ornithologie du Canada [microforme]Chapitre 12 sur 25 · N LB · texte numérisé non relu

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ouees. Chez le jeune, le plumsge est brun, unieo-

ore en dess; puis après la première mue, il offre des bordures d'un blane roussâtre; les parties infé. rieures sont d'un blanc: plus ou moins: roussâtre: et marqué de taches longitudiriales brunes, plus larges gur los flancs et le ventre. La cire, le tour des yeux: et, les pieds 0 d'un bleu plus ou moins fane, Le: nomspécifique de oe Faucon: indique: sa: patrie; il: descend, quelquefois vers le Sud, mais jamais.dit-on,. au delà du 60e parallèle. II niche: sur les rochers les plus eRCArpÉS; bas œufs, au nombre de trois ou quatre, sont d'un jaune . roussâtre. TR avec: 8 taches conleur, d oro / tres inna 8

Dimensions du male 22 x 49. Nef oi g!i

Dimensions de la fomello 283 x 514. Fa

Nous avons aussi parti les A beidontele, gs Faucon! bläne 1 (Falco candicaus de Seh) nommé par Buffon le Cerfañt blanc des pays “d'u Nord—espèce de prune, 55 pour les Faucüti:

niers.

LÉ FAUOON! PHLÉAIN. * ua Hark)

Le Faucon. pâtes! ainsi que le Gerfaut b lande, se e . temps à antreg dens cette , Province (D. BUCON, est, une fort dane espèce ; Mara 8 ons” pi e au continuate de l'œuvre de Geoffroy St. Hilaire, le Maoût, a ben 48 1 en e ti CHR e e An

Bic où l'a re" à de. 75 d'Hudson | t ne

5 Va avis Labrador. (Cas 5 as

* No. 5 5 anatum,— 155 80 a re ee 4 408 6

M. John du ng nee de Québec, 3 dans sa

cg un fort beau Re tu à Charles-

ourg iet OA LT OR

(t) Hand Book: ne cotbpiléèn 1855.

larges; longues et noires ainsi que les joues ; les ieds robustes et jaunes, sont vêtus seulement dans eurs tiers supérieurs ; le doigt median est sensiblement plus long que ln tarse; la queue ne dépasse pas le bout des alles; le plumage des parties supérieures est brun, à raies transversales plus foncées ; la gorge et le cou sont blancs ; la poitrine blanc roussätre tirant sur Je rose, marqué de petites stries longitudinales noires; les parties inférieures sont rés" c travers de brun noir sut un fond cendré,

les raies sont plus larges aux flanes et au ventre ;

les remiges sont d'un brun nuanes de cendré noi -

râtre, terminées pur un 1iséré cendréelair ; la queue

est d’un cendré bleuñtre, marqué de bandes trans-

versales términée de céndré blanchüätre.

Dim

l'appelle Epervier à Poules aux Etats! Unis et Man-

ur de Poules à la Louisiane et au Canada. Mais il mérite d’autres titres. (Voyez, dit l’ornithologiste: Audubon, ces deux pirates déjéunant à la four: chetté: le mâle dépèce une Sarselle, ét la femelle un Canard : ils semblent dun un tête à tête amical, se féliciter do leur bonne aubainé, et disserter sur Ia saveur: du met friand qu' ils ont conquis : on les prendrait pour des épicuriens ; oe ne sont que des gloutons, et leur voraeité n’est égalée que par léur sudace; ils enlèvent sar l’eau les Oanards, les Surcelles, les Oies, et les transportent sur le rivage;

proie: Baumann a vu un Pigeon, poursuivi par un Faucon, se précipiter dans un étang, plonger, sortir

otime :

asions t que k „4

L e sou ö

arbre, , n, voit omme

de l’eau sain et sauf et échapper ainsi aux serres de son ennemi. . Quelquefois même ce rapace est vaincu par des oiseaux moins puissants que lui, dans lesquels il attaque des rivaux ou une proie : M. Gerard a vu un Corbeau tuer un Faucon d’un coup de bec qui lui fendit le crâne.”

Le Faucon, à défaut d’autre pâture, se nourrit d'alouettes, de pleuviers, et de corbigeaux, sans refuser duns les temps de disette, le poisson mort. La hardiesse es“ la note caractéristique du faucon : on le voit poursuivre sa proie sous le fusil du chasseur, et souvent payer de sa vie cette insolente agression, . Voici. un fait intéressant rapporté par un naturaliste français, M. Gerbe.

„ II. N uelques années, un faucon pèlerin était venu établir. en septembre, sur les tours de la cathédrale de Paris. Pendant plus d’un mois qu’il y demeura, il faisait tous les jours capture de quelques uns de ces pigeons que l’on voit, voltiger g et IA au dessus des maisons. Lorsqu'il apercevait une bande de ces oiseaux, il quittait son observatoire, æasant les toits, ou gagnant le haut des airs, puis fondant sur la bande, et s’attachant à un seul individu qu'il poursuivait aveo une audace inouie, quel quefois à travers les rues des quartiers les plus populeux, Rarement il retournait à son pur sans emporter, dans ses serres une proie, qu’il dépeçait ‘tranquillement, et sans: paraîtro. affeoté des oris que poussaient contre, lui les enfants. II chassait le plus habilement le soir; entre quatre et cinq heures, quelquefois dans la matinée; tout le reste de la journée il se tenait tranquille. Les amateurs, aux dépens de qui vivait ce faucon, finirent par ne plus laisser:sortir leurs pigeons, ce qui, probablement, contribus à l’éloigner d’un lieu où la vie était: pour

/ AS Gand à ARE

Des oiseaux jouissent d'une étonnante longévité : on prit, il y a une cinquantaine d'années, au Cap de Bonne-Espérance,.un Faucon, portant un collier d'or sur lequel était gravé qu'en. 1610 cet oiseau

appartenait au roi d'Angleterre, Jacques I: il avait par conséquent cent quätre-vingt ans et plus, et con: sérvait encore béaucoup de vigueur. (*)

L'AUTOUR A QUEUE ROUSSE: * (Red tailed Hawk.)

„Cet oiseau ost extrêmement répandu dans nos cam, pagnes, où il est connu comme le Grand mangeur de poules. Quel est le cultivateur 15 i n’sit voué aux . cé forban ailé, “enuemi le plus acharné de

ur, la terreur de ses poules, dindons ot autres oïécitix domestiques EL

Plumags, à la gorge et à la poitrine, d’un blanc” légè Fe ‘roussftre, avea zuches brunes, arrondies sur le dessous du corps, les peines éaudales d'un joli roux en desens et traversées par leur extrémité, par une bande noiro et très

its. Son vol est vigoureux et soutenu à une ande hauteur. On le voit raser Ia cime des plus jauts arbres ‘sans agiter ses ailes, ni incliner su tste de droite à Bauche, pour voir os qui em au-dessous de lui; os Vol est accom 1 d'un ori triste et prolongé, qui s'entend au Join, et calculé à mettre en émoi tous les êtres vivante d’alentour, À ab les 11 0 lever et fondre” dessus. g une

f . ueon, qui ne ee de da Wee ‘tu Charlevoix 7 Voyage en Amérique, — geg snd espèce de AE ne vivent que de la pêche."—<c'est 5 doute e Pandion Carolinensis : 52 Ale pêcheur rit el. aprt (Note de Pautenr) .

be No. 23 Butso boreatis.— BI Ind. nat ob 100 2 pal: zu 20 5

lui la Buse à queue rousse, elle le ‘sai

que s’ils ne s ta ient jamais connus.

Doemensions 204 x 6.

proie a frappé sa vue, il s'arrête brusquement,

comme ua cheval au galop dont on serre tout à coup

la bride : il semble noter la place avec exactitude,

| pois il va se percher sur l’arbre le plus voisin ; alors

1 50 retourne, regarde fixement sa victime et presu’aussitôt s’élance sur elle avec tant de vitesse, de e précision, qu’il la manque rarement ; s’il ne trouve rien dans las champs, il so perche sur l'arbre le plus élevé de la forêt et promène au loin ses regards : un gentil et leste écureuil! vient de saisir une noix, il la ronlé joyeux entre ses pattes et se dispose à la croquer quand tout 9 tombe sur À saisit, l'étrangle hr la tête, le dévore sur place, on l’emporto sur la brauche qu'il vient dé quitter. |

Audubon rapporte que, pendant Venfancs des

jeunes, Je nid est abondamment pourvu de gibier,

‘et surtout d’écuteuils gris, que les parents se pro-

‘ eurent, en chassant de compaguie. L'un ‘d'eux

‘se tient au-dessus de l'arbre où se trouve le quadrupède ; l’autre l'attaque directement; celui oi pour éviter son ennemi, tourne autour du tronc, et alors le premier fond sur lui; s'il ne trouve pas un trou, il est saisi, dépecé et distribué aux petits.

: L'dttachement conjugal, qui avait réuni le mâle et mn femelle pour la Conservation de leur postérité, ne

dûre que pendant le temps nécessaire à leur éducation; dès qu'ils peuvent sé passer dé leurs parents, céux-ci deviennent aussi indifférents l’un à Pantre

L'AIGLE-PECHEUR. * | Cen Hevk—Osprey) . . Cette espèce qui ost répandue au bord des eaux

douoes de presque tout le globe se rencontre fréa quemment pendant la belle saison, Sur les rives du

* No. 44 Pandion Carolinensis.BIIU ß.

Pandion Haliætus.—-AupuBon.

qu'on

trie. Ces oïisesux. ont un rival acherné dans périgur en 6: Pour leur

baute Fégions de l'air ahbe unte vitesse qu s’acgpoit

il fait deux b

Me 4.4

Ces aigles couvent dans les grands ar bres isolés: (*)

2 due chasseur nous apprend, que de temps immémo-

rial, un couple d Aigles-FScheurs ‘fréquente 168 rives du

ae St.-Joseph (comté: de Qusbec.) Un pin séculaire: obn-

tient le nid ‘qu est agsez volumineux--ces années der-

….nières la famille a augmenté—et il y a moïintement deux nids, à petite distan

CEE

e Fun de autre.

ut

leur nid est fort gros et ils y reviendront pendant plusieurs années consécutives.

Dimensions 28 x 54. si

L AUrOUR ORDINAIRE. * ; American Gosbawk.] .

C'est là un des plus beaux oiséaux de la famille accipitrine. L'autour habite les montagne basses boisées, et niche sur les vieux hêtres et les etvieux chênes. II se nourrit ordinairement d’écureuils, de pigeons, de poulets, de souris. Quoique très rusé chasseur, il se laisse‘ prendre facilement. En Europe, l’oiseleur place entre quatre filets, de 5 N dix pieds de hauteur, un pigeon. blano sur RE

b ç'est qu il ne pete à se aber

use Sos que 0

à Es ant ie, en dessous : avec 45 1 |

raies noiratres fort délicates : le manteau est con oon d’ardoise.—Dimensions 24 x 47.

* No 14 Astur Wart a a Astur palumbatius.= DyBoY.

l'autpur 8s ge. préc) écipite, maïs. ce qu'il y a de.

5408 | Dés À 5 at # A Fi ET * 1 de: à e 5 4 “+ | de

“AUTOUR DE: PENNSYLVANIE. * mue (Broad winged Hawk). 555 jé

L'Autour de Pennsylvanie est en dessus, d'un brun fauve, qui prend, aveo l’âge, une couleur plombée ; les pennes sont rayées d’un brun en travers; la tête est onifféo. d’une: espèce de calotte noire ; ; le dessous du corps est blanchâtre, avec des taches brunes ; le beo et la eire sont men Cet autour se rencontre en e d 1 5

8 ee 1 14 DE 141 F4 1 4

. LA 1 ben 0 si x (Roughdeggodibuzsnrd:}n 4 “Det oiseau 1 ͥ5 rapiné est commun A a Baie aa son, à L' Ile de Térréhéuve et enChnädg. II ge noùtrit pfiueipalement de’‘canards et les Preud 5 moment où'ils s envolentt In le beo“ 4 u Gr Jaune, les Plume de la tete brünes et bordees dun ‘ro 8 5 olair; Ie déssds du don, le dos ét Jes couver ae a de sette he e Maries dé Fruit e dessond du core, dun brün⸗bai 1d 0 barré do ne sur D irie, ‘nuâticé de céndré & lé ventre, el Wan ul sur les pidmes J ue et des pieds; ende des ailes, de détte dernière. obticur: 166 bing premières, d'un ‘blanc pur dans les deux tiers de Isur longueur ; les convertüres 1 95 rienres de Ia queué’ blanches et ‘terminées de bi bal; les pennes, dum plane jaunatre à origine, et ensuite brunes; les 1 1 es pie dare 4 les onigles, hoïrs et trös or “Dimension; 21 8517. ia id |

* No. 30. 3 lagopus. - Bun or.

g— AUDE! Bo * AiBD “rte À

van us, 3

Bute + No. 27. nur 2 pans

LaAbroun D sa JEAN. * (Black Hawk.) 5 6 Os bel Autour est assez rare: il est de la grosseur de l’autour ordinaire: Audubon lo réunit à l'espèce

précédente (Buteo lagopus)-; Baird en fait une espèce distincte. Le plumage chez les Faucons varie

extraordinairéméht, d'après l’âge, le sexe des indi-

vidus et les climats qu’ils habitent.

Demensions 213 x 51 7. 1

ja LE BUSARD DES MARAIS. + : (Marsh Hawk.)

Cette espèce fort commune en Canada se tient dens les lieux marécageux, où elle donne la chasse aux reptiles et aux pelits ciseaux. ‘Lorsque lé froid engourdit les premiers et force les autres de se retirer dans le sud, elle quitte le nord du éontinent pour chercher sa nourriture dans les pays méridionaux, olest à cette seule 6poque qu'on la rencontre aux Florides et aux Grandes Iles Antilles. N

Eile a le ‘bec bleuä tre, la cire et l'orbite de vil, d'un rouge orengé; l'iris, couleur de noisette; deux raies sur les côtés de la tête, I' une blanche et l'autre d'un se changeant en bleu. La première part de l'angle du bee entoure et as elà des yeux; la A 55 à la base de ele inférieure passe immédiatement sous Pal, forme sur les joues une sorte de collerette, et un collier sur le haut de la gorges, La:tête, le manteau et la poitrine, sont d'un ch foncé, tacheté de blanc sombre sur le sinciput:; la queue sst rayte de noïirâtre en travers] Jes couvertures supérienres et le eroupion sont

* No. 31. Arohibuteo saneti Johannis.—Barmp. Buteo lagopus.—-Aunu son. :.

+ No. 38. Oireug hudsonins. PNR Oirous cyaneus. «A UDURON ,

blancs ; le ventre est d’un jaune rougeñtre ; les pieds sont d’un rouge orangs.

Dimensions: 193 x 44, ches le male; ches la femelle, 204 x 46. 1 . e EU | TETE 557 —

LA BUSE BRUNE. * (Sharp Shinned Hawk.)

Cette Buse a le même genre de vie et le mêmo instinct que celles d'Europe. Elle vole avec une étonnante rapidité, d’où lui vient aussi le nom de /alco velox. Les pieds et les griffes sont longs et grêles : son œil rouge, sa narrine triangulaire et flutée, ainsi que: mL de sa queue la fait facilement distinguer de l' Epervier des Pigeons dont les yeux sont couleur de noisette, entourés d'une peau jaune et fort large, et les narrines petites et oireulaires. ‘C’est: le Faucor 20 Stanley en miniature: elle parcourt toute l'Amérique sans être bien nombreuse : elle se nour- 11 de petits oiseaux qu'elle attrappe aveo une rare adresse. a HER) 0 .

* Dimensions: du mâle, 11} * 203; de la femelle,

133 | ! en | ie 1 | | | Vapronn DE STANLEY: + |

uso ce cu (Stenley'a Hewk), 1 IL Autour de. Stanley, nommé par Audubon, le faucon: de Stanley,: visite nos climats pendant la belle saison. Mn iin 5 e 1 Ailes ‘brunes en : dessus, : grisâtres et :rayées de noir en dessous; le dessous du corps est jau-

* No. 17. Aceipiter fascus:-Baïn. ‘ ?

Astur fuseus-—Aupuson.

+ No. 18. Acciplter cooper —Barmp, Astur Coeperi.—ADDUBON.,

nütre, avee des taches lancéolées. brunes; la queue est brunâtre, aveo des barres plus foncées, Jes plpmes de Ia tête sont fauves &. Jeur bord et voirätres sur leur milien; la mandibule supérieure est noirâtre, ainsi que les ongles; la oire, verdätre; iris et les tarses, jaunes. Le vol de cet oiseau, est peu élevé, mais rapide, égal et prolongé; il glisse sileneieusement en rasant la cîme des forêts et se détourne rarement de la droite ligne, si ce n'est pour saisir sa proie et la mettre en sûreté ;, de temps en temps, maïs rarement, et lorsqu'on a tiré sur lui, il s'élève en spirale et décrit cinq ou six tours, puis réplonge vers la terre et continue son voyage.“ e e e Un jour, dit Audubon, que j'étais en observation près de la Louisiane, à la fin de Pautomne, Fentendis un coq: chanter dans le voisinage d’une ferme; le moment d’après, le Faucoh de Stanley passa au-dessus de ma tête, et si près que je l’aurais tiré à bout portant, si j'avais été sur mes pie >. presqu’aussitôt j’entendis le gloussement es poules et le eri de guerre du coq. Je vis alors l’oisean de proie s'élever sans effort à quelques toises en l'air, puis retomber: verticalement comme un plomb. Je m’avançai, et je lo trouvai qui avait saisi le corps du coq; le Gallinacé résistait: vaillamment, et tous deux se culbutaient, sans que le Rapaee fit attention à moi. Curieux de voir l'issue de l'affaire, je restai immobile; et bientôt je m’aperçus que le brave coq était blessé à mort. Je me précipitai vers le meurtrier ; maïs ‘celui-ci avait fixé sur moi son regard de Faucon, et, se dégageant, il s’éleva tranquillement dans les ‘airs. Je Iâchaï aussitôt la détente, et il tomba prés de ‘sa victime, qui était déjà morte : les griffes avaient déchiré la poitrine et percé le cœur.

Quelques années après, je vis un individu femelle de cette espèce, attaquer uno couvée de petits poulets sous les yeux de leur mère; il

— D EE RER SRE

venait d'en gaisir un et de l'enlever, quaut à oute intrepide se précipité "sur lui avec furié et, e renversa; ie pirate bt tellement étourdi de cetté/irruption, que jeu le temps de m'en — 98 Ceb autour fait sa proie prinoipale des Gallinkess“! il est aussi friand de livres. II suit les bandes dé colombes émigrantes, ét porte le désordre: dans leurs phalanges. .

Démensiohs, 20 x 6. |

| IOUEPERVIER DES PIGRONS #

ICE ST BUTS (Pigeon Hawk.) A US i i h Le Faucon des Pigeons ou Epervier de Pigeens est trop connu: pour qu il soit nécessaire-de le décrire au long; il se rencontre depuis la Louisiane: à la Baie d Hudson. Son nom spécifique indique la puoie ukil recherche. En effet il aécompagne les bandes tourtes dans leurs migrations; celles- ei, poursuivies par le Faucon, se dispersent; mais le ravissauren a saisi une dans le trouble de lu retraite, Les Troupiales (7), qui se réunissent en bandes

comme les tourtes, sont sans cessé décimées par

lui: il ne les perd pas de vue, dit l'ornithologiste Vieillot, et se perche sur un ärbre, d’où il observe en silence toutes leurs évolutions sans les troubler; mais au moment où elles vont se réfugier: dans les roseaux, il sélance à leur poursuite aves la rapidité de la fleche et s empare de la vidtime que son regard a choisje de vance. Il: répand la tor reur sur les rivages parmi le gibier de mer, comme dans b'intérieur des térres: ; II chasse plusieurs. espèces de ‘bécassines, ainsi que la sarcelle

aux. ailes, vertes; mais celle-ci n'est pas toujours: P

prise au dépourvu, et, au moment qù le Faucon: descend: aur elle comme un plomb du haut des

No. J. Falco columbarius.-l'Baïno.

| Falco columbarius.-—AUDuBon.

(% Orioles. 1 dt 8

„„ M nn. 1 item LI M © de M Om ME 4 OO

airs, elle plongé sous les eaux et échappe à son ennemi. Quaad oet oiseau de proie est blessé au vol, il ‘resserre! l’aile blessé et descend en tour: noyant jusqul terre. Si on ne le prend pas, il se sauve en clopinant et disparait dans les bois; si le chasseur arrive près do lui et essaye de le saisir, il hérisse ses plumes, pousse un cri aigre et s’acaule contre un tronc d' arbre ou contre un rocher, en ouvrant ses griffes, dont il menace son vainqueur. Le Falco Temerarius, dit LeMaoût, qu Audubon

renait pour une éspèce nouvelle et qu’il nomma le

etit Caporal en ſhbnneur de Napoléon I, n'est autre que le mâle très-vieux du Faleo Columbarius: cet oiséau habite la région tempérée de l'Amérique du Nord; il est fort commun au Mexique et dans l'Amérique Centrale, et ‘ accidentel” seulement

en Canada. . 4 Dimensions, 104 K 27.

x FAUCON DE LA CAROLIN n..

. earroh Hank) )

Le Faucon de la Caroline autrement dit l Emerillon de St.-Domingue, est fort commun dans les deux Amériques. Son bec est bleuâtre; la cire et le tour des yeux sont d'un jaune vif, ainsi que les tarses; le dessus. du corps est d’un roux vinenx, à stries noires transversales; la tête est d’un gris bleufttre, roux et vineux au sommet: les tectrices des ailes sont cendré bleuä tre, la taille, de dix pouces et

demi. ( Cette espèce, dit M Aleide d'Orbigny (*),

se rencontre quelquefois dans les lieux éloignés des

No. 12. Falco sparverius.—Barmn.

Palco sparverius.—AuDunox.

le Ornithologie de l'Tle de Cuba.’

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habitations, mais bien plus souvent auprès des villa · ges et des villes où elle parait se plaire. Nous n'avons. que peu à ajouter sur les habitudes de cet oĩseau qui parait peu répandu en Canada.

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| Dimésioh 12.

Aigles et des Eperviers. De temps à autres on distingue au haut des airs d'immenses bandes d' Eperviers voyageant de compagnie. Ce phénomène a été remarqué par le professeur Baird, le Dr. Hoy, du Wisconsin, ct par nous-même,

dit Cassin — ga lieu en automne, au temps ‘où les ‘oiseaux émigrent: mais son objet et son mode nous sont inconnus et font maître d’intéressantes conjectures: ga ne dure que peu de temps, autrement il serait impossible qu’un si grand nombro d'oiseaux de proie trouvassent de la pâture. (C’est surtout, ajoute-t-il, dar: lo nord de l’Amérique Septenttionale (dans le Canada, par exemple ?) que la famille accipitrine a de l'intérêt pour le voyugeur et le naturaliste ; ‘c’est là probablement qu’il existé plusieurs espèces inconnues. ”” A, RON |

Nous ne dirons pas adieu à nos amis les Faucons, sans rappeler à nos lectéurs une des gracieuses fictions des postes de l'antiquité, où Oe) x, roi de Trachyne, raconte à Pélée l’histoire de son frère Daedalion, métamorphosé en Oiseau de proie. Ecoutons Ovide: u | PR TS Vous croyez peut-être que cet Oiseau, qui vit tt de rapine, et répand la terreur parmi les autres e habitants de l'air, a toujours porté des plumes ; 6e j! fat Homme autrefois, et, sous sa nouvelle e forme, il a conservé son âme fière, toujours te prête à la guerre et à la violence. II se nommait ‘ Daedalion, et avait pour père, ainsi que moi, lo te dieu Lucifer, qui appelle l’aurore et sort le der- “ nier de la voûte céleste. Autant je chéris la paix “et les 5 0 plaisirs de, 55 vie conjugale, € autant mon frère était avide dé dombats. Hélas! “sa valeur belliqueuse, qui soumit les rois ot les ‘ nations, n’est plus employée aujourd’hui qu’à ec poursuivre les timides ‘colombes de la Thessalie. te II avait une fille, lu belle Chioné, qui osût se ee placer au-dessus de Diane, et mépriser la beauté ‘6 de la déesse. Tu ne mépriscras pas ma puis: te sance, s'écria. Diane en oourroux,. Elle dit, “courbe son are d' ivoire, et lanoe une flèche acé. e r6s qui va percer la langue teméraire de Chioné : ‘ celle-ci veut se plaindre; mais la voix lui mante que äveo la parole, et 86 vie s'échappe avec son te gang. O pitié ! quelle fut ma douleur ! et quel-

“les. consolations ne prodigueis-je pas à mon ‘malheureux frère! Hélas I son eur paternel „ fut sourd à mes paroles oomme les rochers au ‘ murmure des vagues, et il ne oessa de gömir sur 4% mort de sa fille. Mais quand il la vit sur le 6% bücher qui allait la consumer, quatre fois il vou · jut s’élancer dans les flammes, quatre fois mes ‘ mains l’en repoussèrent. Alors, il prend la fuite ‘d’un pied rapide, et tel qu’un taureau. qui porte ‘“ enfoncé dans son col le dard d’un frelon, il se rue ‘“ join des chomins frayés.. Le désir de la mort „% accélérant sa course, il nous échappe à tous, par- ‘vient à la cime du Parnasse, et se précipite de la ‘ roche la plus élevee, mais Apollon, ému de com - ‘ passion, le change en Oiseau, et ses ailes subite- ‘ ment déployées le tiennent suspendu dans les airs ; ‘ sa bouche devient un bec crochu, ses ongles 8e é recourbent.en griffes aigties. Son ancien courage te Jui reste, et sa vigueur est supérieure à sa stature. ‘Maintenant, devenu Faucon, il est cruel pour 46 tous les autres Oiseaux, et venge ses douleurs par ‘ celles qu’il leur fait souffrir.”

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