PLUVIERS
«Les pluviers arrivent en France, en troupes nombreuses, dès les premiers jours d'octobre, et le nom qu'on leur a donné tient sans doute à ce qu’ils passent surtout par les temps pluvieux si communs en automne.
«Ils ont les mêmes habitudes , le même genre de vie que les vanneaux , avec lesquels ils se mêlent très-souvent, et ils sont aussi peu sédentaires. On ne voit jamais un pluvier seul, et leurs bandes sont toujours au moins de cinquante. Lorsqu'ils sont à terre, ils ne s'y tiennent point en repos; sans cesse occupés à chercher leur
nourriture , ils sont presque toujours en mouvement. Plusieurs font sentinelle pendant que le gros de la troupe se repait ; et au moindre danger, ils jettent un cri aigu qui est le signal de la fuite. En volant ils suivent le vent, et l’ordre qu'ils observent est assez singulier : ils se rangent sur une ligne en largeur, et, placés ainsi de front , ils forment dans l’air des zones transversales fort étroites et d’une grande longueur. À terre, ces oiseaux courent beaucoup et très-vite ; ils demeurent attroupés tout le jour, et ne se séparent que pour passer la nuit. Ils se dispersent le soir sur un certain espace, et chacun gîte à part; mais dès le point du jour, le premier éveillé, ou peut-être la sentinelle, jette le cri de rappel : huit, hieu, huit, et dans l'instant toute la troupe est réunie. C'est le moment qu’on choisit pour en faire la chasse au filet. » (Buffon.) La chasse au fusil est loin d’être aussi productive ; on tire les
pluviers en surprise, et dans les plaines où leurs bandes se réunissent; on les cerne, en se les renvoyant l’un à l’autre, on les fatigue, et il est alors possible de les diviser et de les approcher. Cette manœuvre réussira toujours quand le temps sera sec et chaud.
Les pluviers sont généralement plus gras et plus estimés que les vanneaux , dont la réputation est un peu usurpée. |
Généralement, les pluviers sont plus communs sur les bords de la mer, à l'embouchure des grands cours d’eau, près des marais voisins de la mer, que dans l’intérieur des terres, où l’on en voit cependant aussi.
Lens d . p ‘ Poe PURE ch
:1H9J1DH PITUOSUION f ‘1N0SSUHD NP 2180[0UJIUI1O ‘nu9uY
RAC GRO) N'AIENT ANNE Mit