‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 45 sur 95 · Chrysomitris atrata · texte numérisé non relu

Chrysomitris atrata

Carduelis atrata, Larr. et D'Ors., Magaz. Zool., 1837, p. 83 — D'Or8., Voy. Amér. Mér., Ois., p. 364, tb. XLVIIL, fig. 2.

Chrysomitris atrata, Br., Consp. Av., I, p.515 — Scz. et Sazw., Nomencl. Av. Neotr., p. 34 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 593.

Melanomitris atrata, GR., H. List B. Brit. Mus., I, p. 81.

Ch. niger, speculo alarum duplici maximo, crisso subcaudalibus rectricibusque ad basin lalissime flavis.

g Ad. — Noir entier, à miroir alaire double et grand, milieu du basventre, région anale, sous-caudales et la plus grande moitié basale des rectrices d’un jaune serin pur; le miroir alaire des primaires beaucoup plus long que celui des secondaires s'étend jusqu'à la plus grande moitié des rémiges. Bec brun, à mandibule inférieure plus pâle; pattes plombé brunâtre; iris brun foncé.

Longueur de l’aile, 80; queue, 44; bec, 11; tarse, 16 millimètres.

Les œufs sont d’un blanc verdâtre, à moucheture variable, même parmi les exemplaires de la même ponte. Les œufs trouvés le 30 avril sont sous ce rapport différents entre eux : un a au gros bout une couronne composée de très petites taches rougeûtres, très pâles et peu distinctes, et quelques autres plus foncées éparpillées sur le reste de la surface; un autre a une pareille couronne très proche du gros bout et moins de taches foncées, mais plus grandes sur la couronne, et point sur le reste de la surface; sur le troisième sa couronne est réduite à quelques petites taches, quelques mouchetures foncées et quelques veines entortillées presque noires, dont une s'étend sur presque la moitié de la longueur de l'œuf; un œuf de la deuxième ponte a au contraire une large couronne près du petit bout, composée de taches et de points foncés, et peu de mouchetures sur le reste de la surface; le gros bout est presque immaculé. Dimensions : 18,6-19,6 sur 13-13,6 millimètres.

Le nid est composé d’une couche irrégulière de mousse mélangée avec un peu de aine, quelques brins d'herbe sèche, de petites racines et petites branchettes, sur laquelle est arrangé le nid même, de laine et de différents poils ; rarement contenant aussi quelques plumes. Toute cette construction est épaisse et assez solide; l’intérieur peu profond, mais arrangé avec soin. Hauteur, 4,5; largeur, 13; diamètre de l’intérieur, 4,5; profondeur, 2,5 centimètres. Tous trouvés par M. Jelski, sous les toits de chaume.

Junin, Tarma, Huanta (JELSKI); Puno (coll. RAIMONDIT).

Selon M. Jelski, ce tarin habite principalement la région des punas, où il est familier, se tient près des habitations, niche souvent sous la toiture des maisons, ordinairement sur les poutres et chante d'une manière agréable, semblable au chant du

chardonneret, posé sur les toits des maisons, le plus souvent le matin et le soir. A Tarma, on l'élève en cage, en lui donnant à manger les graines d’une moutarde maca, unique plante cultivée dans la contrée, et celles d’une ortie. Commun à Acancocha et à Queropuguio, où le C4. capitalis abonde également, mais sans se mêler en bandes communes.

« Il se tient sur les buissons, vole par petites troupes, surtout en hiver; y est très familier et a les mœurs de notre chardonneret d'Europe. Ses habitudes sont vives, son vol léger et court. On l'élève en cage pour entendre son chant agréable, Il est probable qu'il nicherait dans les volières » (D'ORBIGNY).

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