Chloronerpes canipileus
Picus canipileus, D'OrB., Voy. Amér. Mér., p. 379, tb. LXIIT, fig. 2.
Picus rubiginosus, TscH., Faun. Peru., pp. 43 et 268 (nec Sws.).
Chloronerpes canipileus, Scr., Cat. Collect., p. 339 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 100 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 546; 1877, p. 329.
Ch. supra olivaceus, uropygio lætior flavo striato; alis extus parum aurulentis, remigum pogonio inlus nigro fuscis, tectricibus fusco olivaceis, apice nigris, harum scapis supra nigris, illarum brunneis, omnium sublus luteis ; fronte pileoque plumbeis, occipile et nucha coccineis; regione ophthalmica et parotica sordide albescentibus ; qula tota et collo antico nigris, punctis minutis griseis conspersis; subtus pallide olivaceo flavescens, viridi fusco striatus, alis sublus pallide ochraceis (n'OrB1GNY).
g' Ad. — Olive en dessus, tirant au jaune orangé luisant sur le dos, rayé en travers de jaunâtre au croupion et sur les sus-caudales plus ou moins largement; sommet de la tête plombé, bordé des deux côtés d’une raie sourcilière plus ou moins large et plus ou moins prononcée d’un rouge intense, couvrant également la nuque avec le cou postérieur et largement la région malaire; les lores et le milieu des joues sont d’un jaune paille sale, entourant d’une fine bordure le bord postérieur de l'œil; gorge noirâtre striée de jaunâtre ou de blanchâtre; la région jugulaire et la poitrine rayées en travers de jaunâtre et d'olive foncé, plus finement sur la première et plus largement sur la dernière; le devant même de l'abdomen est également rayé; le ventre est jaune de soufre pur; les sous-caudales d’une nuance plus sale. Tectrices alaires moins jaunâtres que le dos, quoique dans certaines directions de la lumière elles prennent la même nuance; la barbe externe des rémiges secondaires et les tertiaires en entier sont de la couleur du dos; barbe externe des primaires plus brunâtre; toutes bordées intérieurement dans leur moitié basale de jaune ocreux clair; baguettes brunes en dessus et jaunes en dessous; sous-alaires d’un bel ocreux tirant sur l’orangé clair. Les six rectrices médianes noires, les autres d’un brun olivâtre en dessus et d'un jaune olivâtre en dessous; baguettes en dessous jaunes dans leur moitié basale. Bec noirâtre; pattes plombées; iris brun rougeâtre.
Q $e distingue par l'absence de rouge sur la région malaire.
( Les jeunes en premier plumage ont tout le sommet de la tête couvert de plumes plombées terminées de rouge, de sorte que le fond de la couleur basale est plus ou moins visible partout, la couleur des côtés du visage plus blanchäâtre, la gorge noire non striée; les plumes du dos plus ou moins terminées de rouge; les bordures des tectrices alaires tirant au gris; les bandes foncées du dessous plus verdâtres et prolongées jusque sur les tectrices inférieures de la queue, tandis que les jaunes sont beaucoup plus pâles; dans les rectrices la baguette est jaune en dessus en entier dans les externes et dans la moitié basale dans les médianes.
Le mâle en deuxième plumage a le sommet de la tête plombé moins largement que l'adulte; la couleur du dessous plus pâle sans nuance orangée.
En général, les individus de cette espèce présentent beaucoup de variétés dans les détails de la coloration, il y a même des individus qui ont toutes les plumes du sommet de la tête terminées de rouge.
gd! Longueur totale, 218-247; vol, 355-360 (Jezsxi) ; aile, 130; queue, 82; bec, 34; tarse, 22; doigt médian, 20; ongle, 12 millimètres.
Région boiseuse (TSCHUDI); Paltaypampa, Ropaybamba (JELSKI); Tumbez, Lechugal (STOLZMANN). '
« Peu nombreux à Tumbez et à Lechugal. Je l’ai vu aussi dans le port de Casma, au nord de Lima. Il se tient dans les algarrobes et ne présente rien de caractéristique dans ses habitudes. Dans l'estomac d’un mâle tué à Tumbez j'ai trouvé seulement une multitude de petites fourmis ; M. Jelski dans un individu de Pumamarca a également trouvé des fourmis du genre Formica.
» Il est étonnant qu'alors que M. Jelski a trouvé cette espèce sur le versant oriental des Cordillères du Pérou central (Paltaypampa), je ne l’aie nulle part observée de ce côté au nord, M. Jelski l’a vue aussi à Ica, au sud de Lima.
» Au mois de février j'ai trouvé un nid de ce pic; c'était un trou pratiqué dans un tronc de cactus. Espérant y trouver des œufs j'ai agrandi l'ouverture, mais il y avait trois petits presque entièrement emplumés. Le fond de ce nid était entièrement nu et exhalait une odeur fort désagréable » (STOLZMANN).