Colaptes Stolzmanni
HAC7 P 2157-1880, p.209.
Colaptes rupicola, Sci. et SALv., P. Z. $S., 1878, p. 140.
C. pileo loto myslacibusque sericeo plumbeis ; loris, genis, qula pectoreque pallide cinnamomeis, regione jugulari nigro subtiliter translinealo; dorso alisque brunneo fulvoque transfasciatis; abdomine, uropygio subalaribusque flavis; cauda nigricante rectricibus externis flavido transfasciatis; scapis remigum reclricumque basi luteis. (
g' Dos et ailes d’un brun foncé traversé de nombreuses lignes fauves roussâtres à moitié plus fines que les foncées; dos inférieur, croupion et sus-caudales d’un isabelle pâle tirant sur le jaunâtre serin, surtout au croupion; les tectrices les plus longues rembrunies et traversées de quelques lignes noires; sommet de la tête et moustaches d'un plombé ardoisé, l'extrémité même de ces dernières rouge sur un espace très restreint; tectrices nasales, lores, côtés de la tête ainsi que le cou et la gorge d'un roussâtre cannelle pâle passant sur l'abdomen et les sous-caudales en une nuance enduite de jaune serin; la moitié inférieure du cou antérieur et le haut du milieu de la poitrine traversés d’une quinzaine de lignes noires. Rémiges brunes foncées à tige jaune, quelques raies fauves sur la barbe externe, le bord interne largement jaune dans les primaires jusqu'à la moitié de leur longueur et rayé jusqu'au bout des pennes dans les secondaires ; sous-alaires de la couleur de la poitrine. Queue noire olivâtre en dessus et noire en dessous, à base de toutes les rectrices plus ou moins jaunâtre et baguettes jaunes à la base; le bord externe de la deuxième et l’interne des médianes rayés irrégulièrement de roussâtre sur la page supérieure. Bec plombé noirâtre, plus foncé au bout; pattes grises jaunâtres ; ongles jaunâtres sur les côtés et d’un corné foncé en dessus; iris jaune citron.
Q La femelle ne diffère que par le manque du rouge sur les moustaches.
{j Le jeune oiseau en premier plumage ressemble aux adultes et ne diffère que par le schistacé du sommet de la tête plus foncé; le roussâtre des côtés du visage et du haut de la gorge moins intense et moins pur, le bas de la gorge également rayé en travers; les nuances des parties inférieures du corps également disposées comme dans les adultes; les raies
claires dorsales moins pures et imprégnées d'une nuance grisâtre; le bout des rémiges terminé d’une bordure fauve; la seconde et la troisième rectrice rayées de jaunâtre ; les tectrices caudales à raies foncées beaucoup plus fortes que dans les adultes. Extrémité du bec blanc; iris cendré.
g Longueur totale, 350; vol, 564; aile, 178; queue, 135; bec, 56; tarse, 3? millimètres.
Q Longueur totale, 362-383; vol, 568; aile, 178; queue, 130; bec, 58; tarse, 32 millimètres.
Les œufs ont Féce blanc aussi fort que ceux du Gecinus viridis. Dimensions : 32,8-23,3; 32,8-24,5 millimètres.
&« Commun à Cutervo (8,000 pieds). J'ai vu aussi ce pie à Gordillos entre San Miguel et Chota, sur une hauteur de 11,000 pieds; à Chachapoyas, à 7,800 pieds; on peut donc considérer ces hauteurs comme limites de la distribution orographique de l'espèce. Il habite la sierra élevée et dénuée jusqu’à la limite de la puna, et pénètre même dans la région inférieure de cette dernière. Il se tient principalement au voisinage des villes, où il trouve des lieux commodes pour la nidification, quoique on le rencontre aussi dans les endroits inhabités.
» Ce pic paraît être assez sociable, car on le rencontre ordinairement par compagnies composées de plusieurs individus. En général il n'est pas nombreux et on ne le trouve que là où le terrain ou une ville lui permettent de nicher.
» C’est un oiseau principalement terrestre, mais en trouvant des arbres au voisinage il aime à se percher ordinairement sur les branches horizontales. En l’y observant souvent je me suis convaincu que l’opinion répétée par plusieurs naturalistes que les colaptes ne se perchent jamais sur les arbres, n’est pas exacte ou au moins générale, Une fois même, à Gordillos, nous avons observé avec M. Jelski qu’il produit aussi ce bruit caractéristique des pics, en frappant précipitamment contre un tronc vertical de l’arbre; c'était au mois de juillet. Je ne l’ai jamais vu grimpant sur l'arbre, il s'accroche seulement au tronc ou se pose sur une branche.
» Il se nourrit principalement à terre, dans les endroits couverts de gazon bas et peu épais. Dans son estomac je trouvais des débris d'araignées, des carabiques et principalement des larves de coléoptères.
» Son vol ne diffère en rien de celui des autres pics. Sa voix forte : Aùrrrr..., fort prolongée, se fait souvent entendre dans les localités habitées par cet oiseau.
» Il niche dans les parois verticales des montagnes argileuses ou dans les murailles des maisons et des haies construites de terre glaise. A Cutervo, ils nichaient prineipalement dans les parois de la tour de l’église ou dans le mur de l’enceinte du cimetière. Les habitants ne l’aiment pas et le persécutent à cause de cette habitude, car il arrive quelquefois qu’il perce à travers les murs des habitations, comme cela a eu lieu dans une maison de Cutervo, unique dans cette ville où les parois étaient tapétées. L'ouverture extérieure a le diamètre relatif à la grosseur de l’oiseau. L'époque de la nidification est dans les mois de décembre, janvier et février. Le 7 janvier on m'a apporté un jeune tout emplumé et presque prèt à voler. Dans les trous abandonnés niche la chouette (Shrix perlata), et on m'a raconté que dans ceux de l’enceinte du cimetière on trouve souvent les œufs du canard (Anas oxyptera).
» Il ne craint pas la présence de l’homme ; au contraire on le voit souvent de près sur les toits des habitations et sur les haies.
» Il est connu sous le nom quichua cargacho, provenant, comme il paraît, de sa voix » (STOLZMANN).