‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 77 sur 95 · Colaptes puna · texte numérisé non relu

Colaptes puna

Colaptes rupicola, Tscu., Faun. Peru., pp. 43 et 269 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 546 — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1874, p. 678 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 101 (part.).

Colaptes puna, CaB., Journ. für Orn., 1883, p. 98.

C. supra pallide ochraceus brunneo transfasciatus; pileo tolo sericeo plumbeo in nucha plus aul minus rubro; uropygio isabellino immaculalo; teclricibus caudæ superioribus isabellinis, fasciis brunneis ; capilis collique lateribus, qula, collo antico pectoreque pallide ochraceis, abdomine subcaudalibusque isabellinis, regione jugulari et pectore maculis nigricantibus cordiformibus ; vitta malari fusco plumbea, maris rubro mixla; cauda nigra, rectricibus exlernis el mediis ochraceo varts ; scapis remigum el basi reclricum flavis.

Q Dos et scapulaires rayés en travers de fauve grisâtre et de brun noirâtre, de sorte que les raies des deux couleurs sont également larges; le dos inférieur et le croupion d’un isabelle clair uniforme; sus-caudales de cette dernière couleur, rayées en travers de noir; sommet de la tête plombé foncé, soyeux, à piumes de la nuque plus longues et terminées longuement de rouge pâle, en y formant une tache de cette couleur; moustache malaire d’un plombé plus foncé que celui de la calotte; les joues avec les tectrices nasales, la gorge, les côtés, le devant du cou et la poitrine d'un ocreux clair, avec des taches subcordiformes noirâtres sur la poitrine et le devant du cou, qui sont le plus grosses et le plus élargies au milieu de la région jugulaire, petites sur le haut du cou et sur la poitrine; le reste des parties inférieures du corps isabelle de plus en plus pâle en s'avançant en arrière et sans aucune tache même sur les flancs. Aïles d’un brun foncé rayées en travers de clair analogue à celui du dos, mais ces raies plus fines sur les tectrices et réduites à la barbe externe dans les rémiges primaires; la baguette des rémiges jaune blanchâtre; barbe interne largement jaunâtre dans les primaires et interrompue par des bandes brunes dans les secondaires ; sous-alaires d’un ocreux isabelle. Queue noire, à rectrices externes, les subexternes et la barbe interne des médianes rayées en travers de fauve roussâtre; baguette des rectrices jaune à la base et noire ensuite. Bec corné noirâtre; pattes plombées; iris jaune verdâtre sale passant au brun foncé autour de la pupille et à lPextérieur.

(À Le jeune en premier plumage a toutes les plumes plombées du sommet de la tête depuis le vertex terminées d'une bordure fauve pâle, précédée d’une autre ligne plus foncée que le plombé basal; les taches de la poitrine et du cou distinctement plus grosses; le fond des parties inférieures du corps d'un ocreux plus intense; les raies noires dans les tectrices supé-

rieures de la queue transformées en raies parallèles aux bords des pennes ; iris gris verdâtre. Le rouge nucal comme chez la femelle adulte.

Q Longueur de l'aile, 165 ; queue, 115; bec, 45 ; tarse, 25; doigt médian, 23 ; ongle, 14 millimètres.

g' Ad. — Des Andes voisines de Lima, dans la collection de M. Sclater. Se distingue des oiseaux décrits plus haut par les raies des parties supérieures du corps presque blanches et beaucoup moins larges que les foncées; le dos inférieur et le croupion d'un isabelle très pâle, presque blanchätre ; l'extrémité des plumes nucales d’un rouge sang vif; extrémité de la moustache malaire fort colorée de rouge; la couleur du dessous en général plus claire; les taches noires au cou et sur la poitrine. |

Longueur de l'aile, 167; queue, 133; bec 53 millimètres.

Q Ad. — De la collection de M. Raimondi. A les raies dorsales de la même nuance que chez l'oiseau non adulte décrit plus haut et d’égale largeur dans les deux couleurs; bas-ventre lavé d’une nuance jaune; croupion ocreux; taches pectorales peu élargies; le plombé du sommet de la tête plus pur, uniforme, à éclat soyeux; stries transversales dans les rectrices externes plus fines que celles des jeunes.

Longueur de l'aile, 170; queue, 110; bec, 5? millimètres.

Femelle adulte du Pérou méridional (province Carabaya;; ne diffère des autres oiseaux de Maraynioc que par la nuance de l'abdomen et du croupion tirant au jaunâtre, bien différente de celle de la poitrine, sous-caudales rayées finement de noir; les taches jugulaires plus larges; les raies brunes aux tectrices supérieures beaucoup plus larges.

Longueur de laile, 173; queue, 110; bec, 50 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme bien distincte du €! rupicola, d'Orb., de la Bolivie, par la présence constante du rouge sur la nuque et par le manque complet des taches noires sur les flancs de l’abdomen, qui sont bien distinctes sur la figure de d’Orbigny; sur cette figure la nuance des bandes claires est beaucoup plus foncée que chez nos oiseaux péruviens.

Plateaux élevés du Pérou central entre 11,000 et 14,000 pieds d'altitude (TSCHUDI); Maraynioc (JELSKI); Chachupata (WHITELY); Crucero, province de Carabaya (coll. RAIMONDI).

« Ce pic habite principalement les plateaux élevés du Pérou central, entre 11,000 et 14,000 pieds d’altitude. Il est étonnant qu’un pic puisse vivre en aussi grand nombre dans cette localité pauvre en insectes. On le voit sur tous les rochers, où avec la diligence caractéristique à cet oiseau, il frappe pour faire sortir les insectes des trous et des fentes. Les Indiens nomment le €. rupicola acacli ou pito. Pris jeune il se laisse facilement apprivoiser et sert pour purger les habitations d'insectes et de mouches. Quelquefois, mais très rarement, on trouve l’acacli sur les plateaux de la sierra, au-dessous de l’altitude indiquée plus haut; une fois j’en ai même tué un exemplaire dans une plantation de la côte » (TSCHUDI).

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