‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 83 sur 95 · Ceryle torquata · texte numérisé non relu

Ceryle torquata

Alcedo torquata, L.,S. N., I, p.180 — Tscu., Consp. Av., n° 217.

Alcedo cinerea et A. cyanea, Vieis., Enc. Méth., p. 286, c'; p. 395, Q.

Ceryle torquata, Br., P. Z.S., 1837, no 108 — Sc. et SALv., P. Z.S., 1866, p. 191; 1873, p. 292 — Nomencl. Av. Neotr., p. 103 TAC. PUS A877;1p. 398;

Alcedo stellata, TscH., Faun. Peru., pp. 40 et 254.

C. cano cærulescens, sublus castaneo rufus; gqula et torque collari candido, remigibus rectricibusque albo maculatis; subalaribus albis; lectricibus caudæ inferioribus albis cano maculatis. Rostrum atro fuscum, basi rubens; pedes rubri; iris fusco brunnea.

Fem. torque pectorali dorso concolori, tectricibusque caudæ inferioribus rufis distinguenda.

g' Ad. — D'un bleu grisâtre en dessus, à plumes du sommet de la tête allongées et celles des joues traversées dans toute leur longueur d’une ligne médiane noire; celles du dos également variées, mais d'une strie très fine, presque réduites à la baguette seule; les lores sont noirs bordés en dessus d'une ligne blanche; tour de l'œil également noir avec une raie blanche sur la paupière inférieure; la gorge et le cou occupés par un large anneau blanc soyeux,; tout le dessous du corps est d'un roux marron vif uniforme; les sous-caudales blanches tachetées de gris bleuâtre foncé. Rémiges noires, les primaires largement bordées de blanc intérieurement, les secondaires bordées à l'extérieur de la couleur du dos, variées intérieurement d’une série de raies transverses blanches; sous-alaires blanches. Rectrices noires bordées de bleu grisätre et variées d’une série de taches blanches subarrondies sur la barbe externe et transversales sur l’interne, les deux médianes bordées largement des deux côtés de la couleur du dos et maculées également de blanc comme les autres, toutes terminées par une bordure blanchätre. Bec noir, à mandibule inférieure et la base de la supérieure d’un gris rougeñtre; pattes grises jaunâtres, à ongles noirs; iris brun foncé.

Q Distincte du mâle par la présence d'une large bande pectorale de la couleur analogue à celle du dos, bordée en dessous d’une raie blanche; tectrices sous-alaires et sous-caudales de la couleur de l'abdomen; les stries

noires céphaliques plus grosses, tectrices alaires également striées. Bec noir corné, à mandibule inférieure grise dans la moitié basale.

@ Le jeune oiseau en premier plumage se distingue des adultes par toutes les plumes des parties supérieures du corps traversées par une ligne médiane noire, qui sont les plus larges sur la tête; les scapulaires et les tectrices alaires bordées au bout de fauve et parsemées de petites taches blanches; au milieu de la bande pectorale les plumes bordées largement de fauve; le roux du dessous du corps moins intense et moins pur; le bec beaucoup moins long.

d Longueur totale, 438; vol, 670; aile, 190; queue, 117; bec, 97; tarse, 13; doigt médian, 20; ongle, 12 millimètres.

Q Longueur totale, 430; vol, 678; aile, 190; queue, 117; bec, 97; tarse, 13; doigt médian, 20; ongle, 12 millimètres.

Lima, Huacho, Lurin (TSCHUDI); Tumbez (STOLZMANN); Ucayali, Huallaga (BARTLETT).

« Assez commun aux bords du Tumbez, de la Zurumilla, de l’Arenillas et de la Laguna de Lambedero, où il a Le nom de matraca, ou quelquefois martin pescador, ou tout simplement pescador. Le premier est bien appliqué, car sa voix ressemble beaucoup au bruit de cet instrument. Il a ses stations de prédilection qu'il visite tous les jours dans certaines époques de la journée en s'y approchant dans une hauteur assez considérable, en produisant cette voix. Quelquefois perché sur une branche il se remue en tremblant sa queue dressée, ce qui lui donne une posture ridicule » (JELSKI).

« On le rencontre-à Santa Lucia au bord de la mer, à Tumbez, à Lechugal et à Palmal, mais dans toutes ces localités il n’est pas commun. C’est un oiseau assez farouche; souvent on le voit passant dans une hauteur assez considérable, en répétant sa voix souvent interrompue, imitant une syllabe du bruit d'une grelotte d’un garde nocturne. Quelquefois il la produit de la manière suivante : 7ra-tra-tra... trak..., subitement répétés, en coupant brusquement sur le dernier trak. Il a ses arbres de prédilection où il aime surtout à se percher le soir. Posé, il hérisse sa huppe et remue sa queue dressée en haut. Plusieurs individus que j'ai tués avaient des filaries dans la cavité abdominale.

» Dans les derniers temps je l’ai rencontré dans la vallée du Marañon (1,500 pieds) où il n’est pas nombreux ; il y a le nom de pato-ansulero (canard péchant à la ligne). On prétend que cet oiseau passant au-dessus de l’eau en frappant des ailes et laissant tomber sa fiente, attire les poissons, se lance subitement et prend sa proie. Je l'ai vu aussi plusieurs fois à Yurimaguas. Il se tient seulement dans les régions basses où il séjourne aux bords des rivières et des fleuves » (STOLZMANN).

+999. — Ceryle amazona

Alcedo amazona, LarTH., J. O., I, p. 257 — Tscx., Faun. Peru., pp. 40 et 253.

Alcedo vestita, DumonT, Dict. Sc. Nat., XXIX, p. 272.

Alcedo rubescens, VIEIL, Enc. Métlh., p. 595.

Ceryle amazona, Boré — Gr., Gen. B., I, p. 82 — Sc. et SALv., P. Z.S.,1867, p. 978; 1873, p. 292 — Nomencl. Av. Neotr., p.103 — SHARPE, Monogr. Alc., V, tb. XXXIII — Tacz., P.Z. S., 1874, p. 547.

Ceryle amazonia, SCL. et SALV., P. Z. S., 1866, p. 192.

C. cristata, obscure viridi nitens, subtus sericeo alba, hypochondriis viridi striatis, fascia genali et collari alba; remigibus nigris viridi nüentibus, interne late albis; cauda cærulescente viridi maculis albis. Rostrum nigrum; pedes brunnet.

g' Ad. — Plumes occipitales allongées formant une huppe bien distincte. Toutes les parties supérieures du corps, le haut des joues, les côtés du cou et de la poitrine, ainsi que les stries assez grosses des flancs de l'abdomen sont d’un vert foncé à éclat métallique assez fort; le reste des parties inférieures du corps, une large raie au bas des joues et le haut des côtés du cou en se réunissant en arrière, ainsi que les sous-alaires, sont d'un blanc soyeux; les côtés du front séparés des lores par une ligne formée de points blancs; une grande lunule blanche sur les paupières inférieures et une moustache verte entre la raie blanche des joues et celle de la gorge. Rémiges noires lustrées de vert, à barbe interne largement bordée de blane, à contour sinueux. Rectrices vertes tirant légèrement sur l’olivâtre, surtout sur les médianes; toutes portent au bord de la barbe interne une série de huit taches blanches transversales, les trois latérales de chaque côté de la queue quelques gouttes subarrondies. Bec noir; pattes brunes.

Q N'est distincte du mâle que par une large bande pectorale d'un roux brunâtre et le blanc du pli de l'aile légèrement coloré de roussâtre.

@ Le jeune mâle en premier plumage diffère de l'adulte par les points blancs sur les tectrices alaires, la raie antéoculaire blanche continue et les taches pectorales vertes formant une bande très peu interrompue au milieu.

g' Longueur de l'aile, 135; queue, 83; bec, 81; tarse, 11; doigt médian, 16: ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 136; queue, 82; bec, 85; tarse, 11; doigt médian, 19;

Le À

ongle, 7 millimètres.

Région boïiseuse nord-orientale (TSCHUDI); Amable Maria (JELSKI); Huambo, 3,700 pieds; rare et farouche (STOLZMANN).

pu"

1000. — Ceryle inda

Alcedo viridirufa, Bonp., Tabl. Pl. Enl., p.56, tb. DXCIT, fig. 1,2.

Alcedo inda, L., S. N.,I, p. 179.

Alcedo surinamensis, A. bicolor et A. maculata, Gu.,L.S.N., I, pp. 448, 451.

Ceryle inda, Gr., Gen. B., I, p. 82 — Scx. et Saxv., P. Z.S., 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105.

Ceryle bicolor, Kaup, Famil. Eisvæg., p. 8.

Chloroceryle bicolor, Reicus., Spec. Orn., I, p. 28, tb. CDXIV, fig. 3118, 3119.

Amazonis bicolor, Bp., Consp. Anisod., p. 10.

C. obscure viridis nilens ; sublus vivide aut brunneo rufus; quia, collo antico et lateribus pallide rufescentibus ; striga anteoculari rufa; tectricibus alarum superioribus, remigibus secundartis extus, scapularibus posterioribus el rectricibus supra albo punclatis ; remigibus rectricibusque interne maculis albis.

g'et © Ad. — D'un vert foncé métallique en dessus, sur les ailes et la queue, d’un roux ferrugineux intense, plus où moins enduit de brunâtre en dessous, à gorge, le bas même des côtés du visage et les côtés du cou d'une nuance roussätre beaucoup plus claire, passant même au blanchâtre au menton; les tectrices alaires, les scapulaires postérieures et le croupion parsemés de points blancs; une série de points blancs sur la barbe externe des rémiges secondaires et des rectrices; sous-alaires rousses; page inférieure des rémiges et des rectrices noire, avec une série de taches blanches au bord interne; une ligne rousse entre la narine et le devant de l'œil. Bec noirâtre, à dessous de la mandibule inférieure blanchâtre dans sa moitié basale; pattes grises; iris brun foncé.

g' Longueur de l'aile, 95; queue, 63; bec, 56; tarse, 10 millimètres.

Q — V3 Lt 402: — 5754 = 40 —

Description d’après les oiseaux de Cayenne du Musée de Varsovie.

Un exemplaire tué par Stolzmann à Palmal, sur le territoire de l'Écuador, au voisinage de Tumbez, probablement non adulte se distingue par très peu de moucheture blanche sur les tectrices alaires, les scapulaires et le croupion, ainsi que par la couleur du dessous plus pure et plus claire. Longueur de l'aile, 90; queue, 50; bec, 45; tarse, 10 millimètres.

Santa Cruz (BARTLETT).

1001. — Ceryle Cabanisi

Alcedo americana, TscH., Consp. Av., n° 216.

Alcedo Cabanisi, TscH., Faun. Peru., pp. 40 et 253.

Ceryle Cabanisi, Gr., Gen. B.,1, p. 82— Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 103 — SHARPE, Monogr. Alced., tb. XVI — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 547; 1877, p. 328; 1879, p. 240; 1880, p. 210.

C. supra obscure viridis nitens, sublus alba; pileo tectricibusque alarum superioribus albido punctalis; pectoris area lala intense rufa; fascia latissima genali et collari alba; mystace viridi; hypochondriis viridibus albo varis; remigibus rectricibusque albo maculatis. Rostrum nigrum; pedes nigro brunnei ; iris fusco brunnea.

cg Ad. — D'un vert foncé métallique en dessus, à sommet de la tête finement ponctué de blanchâtre, plus fort au front qu'ailleurs; les tectrices alaires également variées de points blancs de plus en plus grands en arrière ; le blanc occupe largement la gorge et le haut du cou antérieur, une large raie sur la moitié antérieure des joues, passant le long des côtés du cou et réunie en arrière avec sa congénère; une moustache vert foncé sépare cette raie du blanc de la gorge; la couleur blanche de cette dernière et du devant de la raie génale est lavée de jaunâtre; la poitrine est occupée par une large bande rousse très peu prolongée sur les côtés du haut de labdomen,; le milieu du ventre blanc pur, les côtés largement maculés de grosses taches vertes; sous-caudales blanches tachetées de vert. Rémiges noires verdâtres, traversées de quatre raies blanches formées de la réunion des taches sur la barbe externe, les internes ont également des taches correspondantes arrondies au bord; sous-alaires blanches, traversées dans toute la longueur de l’aile d’une raie brune. Rectrices d’un vert bleuâtre foncé, les médianes immaculées, les trois latérales de chaque côté de la queue blanches à la base, et la barbe interne jusque près de l'extrémité; sur les deux intermédiaires cinq taches au bord interne. Bec et pattes noirs; iris brun foncé.

Q Diffère du mâle par le manque complet de roux sur la poitrine, remplacé par deux bandes vertes tachetées de blanc et séparées entre elles par une bande fauve, également transversale, la bande foncée supérieure est beaucoup plus large que l'inférieure.

G' Longueur totale, 213; vol, 293; aile, 87; queue, 64; bec, 47; tarse, 9; doigt médian, 13; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 223; vol, 306; aile, 90; queue, 66; bec, 52; tarse, 9; doigt médian, 13; ongle, 6 millimètres.

Queue dépassant les ailes de 46 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme analogue au C! americana (L.), mais plus forte dans toutes les dimensions, à bec beaucoup plus épais; dans sa coloration elle présente quelques différences constantes, comme la bande rousse pectorale moins large et réduite à cette partie du corps sans s’avancer sur la région jugulaire et sur l’abdomen, d'une couleur plus claire sans presque de nuance brunâtre; dans la femelle la bande verte pectorale supérieure est beaucoup plus large que l’inférieure; le sommet de la tête est plus ou moins maculé dans les deux sexes; la queue présente aussi une différence constante en ce que le blanc est confondu sur la barbe interne de la troisième rectrice et souvent de la deuxième en occupant toute cette barbe jusque près de son extrémité.

Lima, Huacho, Lurin (TSCHUDI); Lima, Monterico (JELSKI); Lima, Pacasmayo, Chepen, Tumbez, Lechugal, Chota, 8,000 pieds, Tambillo, 5,800 pieds (STOLZ- MANN).

« Partout peu nombreux, quoique assez commun. Il pêche de deux manières, ou perché sur une branche au-dessus de l’eau, ou s’élevant de 20 jusqu'à 30 pieds audessus de la surface, et suspendu sur place, la tête dirigée en bas, il attend l’apparition de sa proie. À Lima on l’appelle caramonero, à Tumbez matraquilla où martin pescador. À Tumbez nous avons souvent rencontré des trous dansles pentes abruptes des bords de la rivière appartenant probablement à cet oiseau. Plus tard, j'ai rencontré cette espèce à Chirimoto et à Huambo. S'il ne dépasse pas la limite de 8,000 pieds d'altitude, c’est certainement à cause du manque dans ces parages des ruisseaux considérables pour lui procurer une nourriture convenable » (STOLZMANN).

1002. — Ceryle americana

Alcedo americana et À. brasiliensis, Gm., L.S. N., I, pp. 450 et 451.

Ispida brasiliensis, Briss., Orn., IV, p. 510.

Alcedo viridis, VieiL., Enc. Méth., p. 397.

Ceryle americana, BoIË — Gr., Gen. B.,1I, p. 82 — ScL.et SALv, P.Z. S., 1866, p.192; 1867, p. 978; 1873, p. 293 — Nomencl. Av. Neotr., p. 103.

C. supra obscure viridis nilens, sublus alba; jugulo, pectore et abdomine supero area lalissima brunnescente rufa; fascia lata genali et collari alba; mystace viridi; hypochondriis viridibus albo variis; remigibus rectricibusque albo maculalis. Rostrum nigrum ; pedes nigro brunnei; iris fusco brunnea.

g Ad. — D'un vert foncé métallique en dessus, à sommet de la tête tirant sur l’olivâtre foncé immaculé; tectrices alaires également sans taches ou très peu maculées; la gorge et la raie sur la moitié inférieure des joues réunie avec sa congénère sur la nuque blanches, souvent lavée de fauve sur la première et le devant des joues; une moustache vert foncé sous la bande faciale; la région jugulaire, la poitrine et le haut de l'abdomen occupés largement par une couleur roux brunâtre foncé; milieu du ventre

blanc pur; les flancs largement verts variés de blanc; sous-caudales blanches tachetées de grosses gouttes vertes. Rémiges noires lustrées de vert et variées de quatre paires de taches blanches, disposées sur les deux barbes et formant par leur réunion autant de raies transversales sur l’aile pliée; sous-alaires blanches traversées d'une large bande noirâtre médiane, parallèle au bord de l'aile dans toute sa longueur. Queue vert bleuâtre foncé, à rectrices médianes unicolores, toutes les autres à base blanche et trois ou quatre grosses taches pareilles au bord de la barbe interne isolées sur toutes, au moins les postérieures. Bec noir; pattes d'un noir brunâtre; iris brun foncé.

Q Se distingue du mâle par l'absence complète de roux sur la poitrine et les parties voisines, remplacé par deux bandes vertes, séparées entre elles par une bande fauve; ces deux bandes sont presque également larges et l’inférieure mélée de blanc; la gorge et la bande faciale plus fortement colorées de fauve; des stries fauves au front; les tectrices alaires généralement variées de quelques points blanchâtres.

S' Longueur de l'aile, 74; queue, 54; bec, 49; tarse, 8; doigt médian, 11; ongle, » millimètres.

Q Longueur de l'aile, 77; queue, 54; bec, 47; tarse, 8; doigt médian, 11; ongle, 5 millimètres.

Nauta, Ucayali supérieur et inférieur, Santa Cruz (BARTLETT).

+1003. — Ceryle superciliosa

Alcedo superciliosa, L., S. N., I, p. 179.

Ispida americana viridis, Briss., Orn., IV, p. 490.

Ceryle superciliosa, Gr., Gen. B., 1, p. 82 — Perz., Wien. Sitzb., 1851, p. 515 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1867, p. 751; 1873, p. 293 — Nomencl. Av. Neotr., p. 103.

C. supra obscur2 viridis nitens, sublus lateribusque colli vivide rufis ; ventre medio subcaudalibusque candidis; striga superciliari anteoculari rufa; rectricibus viridibus interne albo maculatis. Rostrum nigrum; pedes brunnei; iris fusco brunnea.

g' D'un vert métallique foncé en dessus et sur le haut des côtés de la tête et d’un roux vif en dessous, et largement sur les côtés du cou, à nuance beaucoup plus foncée sur la poitrine et l'abdomen, le milieu du ventre et les sous-caudales d’un blanc pur; une raie rousse s'étend entre la naissance du bec et le bord supéro-antérieur de l'œil; rémiges noires lustrées de vert; sous-alaires d'un roux analogue à celui de la gorge; rectrices vertes tirant

légèrement au bleuâtre, à bord interne, excepté celui des médiaires, maculé de blanc. Bec noir, pattes brunes; iris brun foncé.

© La femelle diffère du mâle par une bande pectorale verte variée de bordures des plumes blanchâtres et les tectrices alaires finement maculées de fauve blanchâtre.

Le jeune en premier plumage a le roux de la gorge et des côtés beaucoup plus pâle; le roux foncé de l'abdomen moins pur, et quelques taches noirâtres formant sur la poitrine une bande assez prononcée.

G' Longueur de l'aile, 53; queue, 32; bec, 33; tarse, 6; doigt médian, 9; ongle, 4 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 56; queue, 34; bec, 36; tarse, 6; doigt médian, 9; ongle, 4 millimètres.

Chayavetas (BARTLETT).

FAMILLE MOMOTIDÆ

1004. — Momotus brasiliensis

LATH., J. O., I, p. 140 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 191; 1873, p. 292 — Nomencl. Av. Neotr., p. 102.

Rhamphastos momota, L., S. N.,I,p. 152.

Prionites momota, ILLIG., Prodr. Syst., p. 224 — Tsc., Faun. Peru., pp. 39 et 251.

Baryphonus cyanocephalus, Vreis., N. D. H. N., XXI, p.315.

Momotus momota, JArp., Il. Orn., II, n° 1.

M. supra viridis rufescente indutus, subtus ex olivaceo rufescens ; pileo cæruleo area magna verticali nigra; genis nigris, postice subtusque linea cærulea limbatis; nucha medio intense ferruginea; plumis jugulo medio lanceolatis nigris, ulrinque viridi marginatis; remigibus nigris viridi cæruleo externe limbalis, pogonio externo secundariorum viridi; rectricibus supra basin viridibus, apice cæruleis, fascia nigra:terminatis. Rostrum nigrum ; pedes brunnei.

g' Ad. — Vert en dessus, enduit de roussâtre au cou et très légèrement au dos, de manière que cette nuance se manifeste seulement dans certaines directions de la lumière; le sommet de la tête est bleu céladon au front et d’un bleu outremer vif plus loin, entourant une grosse tache noire verticale subarrondie; milieu de la nuque d’un roux ferrugineux foncé; les lores, le haut des joues et les tectrices auriculaires sont d’un noir velouté bordé en dessous et en arrière d’une ligne bleu céladon, variée de bleu d'outremer; tout le dessous et les côtés du cou sont d’un roux olivâtre uniforme, excepté un faisceau jugulaire, composé de quelques plumes lancéolées, à barbes plus compactes, d'un noir bordé de vert. Rémiges noires, les primaires bordées à l'extérieur de bleu céladon, les secondaires à barbe externe concolore au dos; les sous-alaires gris foncé. Rectrices d’un vert foncé à la base passant ensuite au bleu graduellement plus pur et terminées d’une bande noire, la plus large sur les médianes, diminuant graduellement vers les externes qui sont sans cette bordure; la page inférieure et le bord interne de toutes, excepté les médianes, noirs. Comme dans les autres espèces les deux rectrices médianes perdent leurs barbes sur la longueur d’un pouce environ, en laissant une raquette terminale elliptique. Bec noir, pattes brunes.

Q Distincte du mâle par la nuance rousse moins intense sur le dessous du corps et la ligne bleue faciale sans nuance d'outremer.

@ Le jeune oiseau a une taille moins forte et diffère par le ferrugineux de la nuque beaucoup moins fort, la poitrine et l'abdomen plus verts, à peine nuancés de roussâtre,; les sous-alaires et le milieu du ventre d’un ocreux pâle; les deux rectrices médianes à barbes complètes.

g' Longueur de l'aile, 150; queue, 255; bec, 51; tarse, 30; doigt médian, 24; ongle, 11 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 152; queue, 250; bec, 46; tarse, 29; doigt médian, 23; ongle, 10 millimètres.

@ Longueur de l’aile, 127; queue, 238; bec, 46; tarse, 25 millimètres.

Région boiseuse (TSCHUDI); Ucayali supérieur, Chamicuros (BARTLETT) ; Moyobamba (coll. RAIMONDI) ; Yurimaguas (STOLZMANN).

1005. — Momotus microstephanus

ScL., P. Z.S.,1855, p. 135; 1857, p. 257 — ScL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 102 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 328.

Momotus brasiliensis, SCL., B. Bogota, p. 7.

Prionites microstephanus, CaB., Mus. Hein., I, p. 114.

M. supra viridis rufescente indutus ; subtus ochraceo viridis, ventre subcaudalibusque ochracescentioribus ; pileo viridi cæruleo, postice ultramarino marginalo, area magna verticali nigra; nucha minime ferruginea; genis nigris, postice subtusque linea cærulea limbalis; plumis juguli mediis lanceolatis nigris, linea cærulea marginatis; remigibus nigris, primariis cæruleo viridi marginalis, pogonio externo secundariorum dorso concolore; subalaribus ochraceis; rectricibus basi olivaceo viridibus, apice cæruleis et nigro terminalis. Rostrum nigrum ; pedes brunnei; iris obscure rubra.

cg Ad. — Vert en dessus, enduit d’une nuance olive roussâtre, plus fort au cou qu'au dos; sommet de la tête noir au milieu entouré de vert céladon, bordé en arrière d’une ligne d’outremer commençant au bord postérieur de l'œil, suivie quelquefois de roux clair très peu étendu sur la nuque; le devant même du front et les côtés du visage sont noirs comme dans le Y. brasiliensis, bordés également en dessous et en arrière d’une ligne bleue céladon variée d’outremer; le dessous du corps est d'un vert clair nuancé d'ocreux, passant en ocreux beaucoup plus pur au bas-ventre et les souscaudales; un faisceau jugulaire comme dans le précédent, mais à bordure plus bleuâtre. Rémiges noires, à bord externe des primaires, les grandes tectrices primaires et les plumes de l'aile bâtarde d'un céladon verdâtre ; la barbe externe des autres rémiges d’un vert plus pur que celui du dos; sous-alaires ocreuses. Rectrices vertes olivâtres à la base, puis passant au bleu et terminées de noir, excepté les trois latérales de chaque côté de la

queue qui sont vertes en entier; page inférieure de la queue noire. Bec noir; pattes brunes noirâtres ; iris rouge foncé. Partie dénudée des rectrices médianes plus longue que dans l'espèce précédente.

L'oiseau en plumage frais après la mue est plus roussâtre au dos et plus verdâtre sur la gorge et la poitrine.

g' Longueur de l'aile, 125 ; queue, 230 ; bec, 44 ; tarse, 27 ; doigt médian, 19; ongle, 10 millimètres.

« Assez rare à Lechugal, plus commun à Palmal. Il se tient ordinairement dans les parties les plus épaisses au voisinage d’une rivière ou d’un ruisseau. Le nom de relojero donné à cet oiseau vient du mouvement bizarre exécuté par la queue; en restant tranquillement il la balance lentement à droite et à gauche, dans les intervalles un peu plus long qu’une seconde, ce qui, à cause de la forme des deux rectrices médianes, fait l'effet d'une pendule d'horloge; variant quelquefois ce manège par un mouvement en haut. La voix, qu’on entend le plus souvent à la pointe du jour, se peut bien traduire par la syllabe suivante : Houp-houp-houp-hourrrhoup, dont les premières syllabes sont prononcées dans des intervalles de quelques secondes. On lui donne aussi le nom de jurrupe, pris de ce cri et plus souvent appliqué que le premier. En mars j'ai rencontré des jeunes pouvant s'envoler, tandis que les adultes muaient en même temps. M. Jelski prétend qu’il niche dans les trous creusés dans les pentes abruptes des bords des ruisseaux. Il paraît chercher quelquefois la nourriture à terre; une fois j'ai rencontré au crépuscule un de ces oiseaux dans une nouvelle plantation de tabac » (STOLZMANN).

1006. — Momotus æquatorialis

Goup, P.Z.S., 1857, p. 293 — Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 102.

Prionites æquatorialis, Cas., Mus. Hein., IX, p. 113.

M. maximus; viridis, minime rufescente lavatus; pileo latissime cæruleo area verticali nigra; genis nigris linea cærulea postica ; macula jugulari nigra, plumis minime viridi limbalis; alis obscure viridibus, remigibus nigris, pogonio externo, primariorum et tectricibus majoribus viridi cæruleis; rectricibus dimidio basali viridibus, terminali cæruleis, sublus nigris.

g' Ad. — Piumage général vert, très peu enduit de roussâtre au cou, sur la poitrine et les flancs; le vert de la gorge plus clair et plus pur qu'ailleurs; sommet de la tête bleu clair largement sur le front, sur les côtés et en arrière, d’une nuance presque uniforme partout, excepté une bordure très fine un peu violâtre au-dessus de la région auriculaire; tache verticale noire peu volumineuse; bordure nucale noire fine. Les lores, une fine bordure frontale, les joues, le tour de l'œil et les tectrices auriculaires noirs, avec une bordure bleue au-dessus de ces dernières, de la même nuance que celle du sommet de la tête; la tache jugulaire noire à plumes

finement bordées de vert plus clair et plus pur que celui des parties environnantes. Ailes d’un vert plus foncé que celui du corps, à rémiges noires; la barbe externe des primaires et les grandes tectrices primaires d’un bleu verdâtre; la barbe externe des secondaires et les tertiaires en entier d’un vert analogue à celui des tectrices; sous-alaires d'un vert sale. Rectrices vertes dans leur moitié basale, passant graduellement au bleu assez foncé, occupant la moitié terminale sans noir au bout; page inférieure de la queue noire. Comme dans les autres espèces les deux rectrices médianes sont dénudées sur la longueur de deux pouces et demi. Bec noir; pattes brunes; iris brun foncé entouré d’une bordure externe blanchâtre. Longueur de l’aile, 162; queue, 335; bec, 57; tarse, 30 millimètres.

Quebrada de Sandi; Carabaya (coll. RAIMONDI).

OBSERVATIONS. — Cet oiseau péruvien ressemble en tout à celui de la Nouvelle- Grenade avec lequel je l’ai comparé et n’en diffère que par la queue plus longue, à partie dénudée de la rectrice médiane plus longue, ainsi que par le manque complet de la bordure saphirée violâtre autour de la plaque cervicale depuis les yeux à travers la nuque.

41007. — Urospatha Martii

Prionites Martii, Spix, Av. Bras., Il, p. 64, tb. XX — Tscx., Faun. Peru., pp. 40 et 252.

Momotus semirufus, SCL., Rev. Mag. Zool., 1853, p. 489.

Momotus Martii, Gr., Gen. B.,1I, p.68 — ScL. et Sazv., P.Z.S., 4866, p. 191 ; 1867, p. 751; 1873, p. 292.

Baryphonus semirufus, BP., Consp. Vol. Anis., p. 8.

Crybelus Martii, CaB., Mus. Hein., I, p. 112 — Tacz., P.Z.S., 1874, p. 547.

Urospatha Martii, SCL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 102.

U. supra viridis, capite toto, collo et subtus rufa; genis nigris, crisso griseo viridi, plumis juguli mediis lanceolatis nigris rufo marginalis; remigibus nigris pogonio externo primariorum cæruleo, ultramarino marginato; secundariorum ex olivaceo viridi apice cærulescente; rectricibus olivaceo viridibus, apice latissime cæruleis. Rostrum nigrum ; pedes brunnei ; iris brunneo rubra.

Q Ad. — La tète, tout le cou et le dessous du corps d’un roux intense le plus foncé au front et le plus pâle sur la gorge; dos d’un vert olivâtre tirant légèrement au roussâtre, surtout dans certaines directions de la lumière, à vert plus pur au croupion et sur les tectrices caudales, le basventre et les sous-caudales d’un vert sale, ces dernières tirant légèrement

au bleuâtre; les lores et les joues sont d'un noir intense velouté, entourant d’une fine bordure le bord supérieur de l’œil et dépassant l'oreille; au milieu de la région jugulaire se trouve un faisceau composé de quelques plumes lancéolées noires, bordées latéralement de roux. Tectrices alaires d'un vert beaucoup plus pur qu’au dos, sans nuance roussâtre; rémiges noires, à barbe externe des primaires d’un bleu clair, bordée d’outremer foncé et intense largement sur les externes, et finement sur les autres; dans toutes les secondaires la barbe externe et les tertiaires en entier sont d’un vert légèrement olivâtre, passant au bleuâtre à l’extrémité des pennes; sous-alaires vertes tirant au bleuâtre. Rectrices d’un vert olive dans la moitié basale, passant graduellement au bleu dans la moitié terminale; page inférieure de la queue noirâtre. Bec noir; pattes brunes; iris brun rougeâtre (oiseau de novembre).

Longueur de l'aile, 152; queue, 265; bec, 5?; tarse, 27; doigt médian, 21;

g' Les mâles de l’Ecuador oriental différent de la femelle péruvienne par le vert du dos et des ailes beaucoup plus pur, sans nuance roussâtre; le roux en général plus clair, surtout sur la tête, le cou et le haut de la poitrine; le bleu beaucoup plus répandu sur la queue, dont la partie dénudée des rectrices médianes est longue d’un pouce.

Longueur de l’aile, 153; queue, 280; bec, 56; tarse, 32; doigt médian, ?2; ongle, 15 millimètres.

Région boiseuse du Pérou central (TSCHUDI); Monterico (JELSKI); Cashiboya, Ucayali supérieur, Chayavetas (BARTLETT).

1008. — Baryphthengus ruficapillus

Baryphonus ruficapillus, Vieis., Gal. Ois., I, p. 319, tb. CXC.

Baryphonus cyanogaster, Viriz., Enc. Méth., p. 898.

Prionites ruficapillus, LicuT., Verz. Doubl., p. 21 — Tsc., Faun. Peru., pp. 40 et 251.

Momotus ruficapillus, Gr., Gen. B., I, p. 68.

Prionites tutu et P. dombeyanus, RaANz., Elem. Zool., IL, €, pp. 157 et 158.

Prionites rubricapillus, Srepx., Gener. Zool., XIV, p. 84.

Momotus Dombeyi, Less., Man. Orn., Il, p. 103.

Prionites Levaillanti, BP., Consp. Av., I, p. 165.

Baryphthengus ruficapillus, Car., Mus. Hein., I, p. 114 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 102.

B. supra viridis, pileo cum nucha ferrugineo; genis nigris; qula, pectore,

crisso tectricibusque caudæ inferioribus viridibus, dorso pallidioribus ; abdomine intense rufo; remigibus nigris, pogonio externo primariorum viridi cæruleo, secundariorum olivaceo viridi; rectricibus olivaceo viridibus, mediis apice cæruleis. Rositrum nigrum ; pedes brunnei.

g' Ad. — Sommet de la tête jusqu'à la nuque d'un roux ferrugineux foncé; le reste des parties supérieures du corps vert enduit légèrement de roussâtre au cou, moins sur le devant du dos et d’une nuance verte la plus pure en arrière; gorge d’un vert pâle; la poitrine d’un vert plus pâle que le dos; l’abdomen roux intense, le bas-ventre et les sous-caudales d’un vert grisâtre, ces dernières tirant au bleuâtre; comme dans les autres oiseaux de cette famille les joues sont d’un noir velouté, entourant finement l'œil en dessus. Les tectrices alaires sont d’un vert plus pur que celui du dos; rémiges noires, à barbe externe des primaires d’un bleu verdâtre, celle des secondaires et les tertiaires en entier concolores au dos; sousalaires gris foncé enduit de vert bleuätre. Rectrices d’un vert olivâtre, à extrémité largement bleue dans les deux médianes; page inférieure de la queue grise noirâtre. Bec noir; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 150; queue, 230; bec, 49; tarse, 30; doigt médian, 24; ongle, 12 millimètres. ;

Description d’après un oiseau brésilien du Musée de Varsovie. Région boiseuse (TSCHUDI).

1009. — Prionirhynchus platyrhynchus

Crypticus platyrhynchus, JaArp., Ill. Orn., tb. CVI.

Momotus platyrhynchus, LEeaps., Trans. Lin. Soc., XVI, p. 92.

Prionites platyrhynchus, SCL., P. Z. S., 1857, p. 256.

Prionirhynchus platyrhynchus, Gr., H. List B. Brit. Mus., I, p. 81 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 102.

Pr. supra fusco viridis; capile et collo rufis; qula abdomineque celadineo cæruleis ; loris, fascia transoculari, plumisque juguli mediis lanceolalis nigris ; rectricibus basi cæruleo viridibus, postea cæruleis, mediis nigro terminatis.

Tête et cou entier d’un roux ferrugineux intense, prolongé sur le haut de la poitrine en perdant d'intensité; les lores, la région sous-oculaire et les tectrices auriculaires noirs; quelques plumes noires lancéolées sur le milieu de la région jugulaire; le dos et les ailes d’un vert foncé, tirant à l'olive sur le devant même du premier et au bleuâtre sur le croupion et les sus-caudales; la gorge et tout l'abdomen d’un bleu céladon. Barbe interne des rémiges d’un schistacé noirâtre; sous-alaires vertes le long du bord de

l'aile. Rectrices d'un vert bleuâtre à la base, puis bleues prenant une nuance plus verte ou plus bleue selon la direction de la lumière; les médianes terminées de noir; toutes à baguette noire et la page inférieure schistacée pâle. Bec élargi, plat, à carène dorsale fort élevée, à bords des deux mandibules finement dentelés, noir en entier, à extrémité même cornée blanchâtre; pattes grises.

Longueur de l’aile, 118; queue, 197; bec, 46; tarse, 18; largeur du bec, 17 millimètres.

Entre Moyobamba et Balsapucrte (coll. RAIMONDI).

FAMILLE GALBULIDÆ

1010. — Galbula tombacea

SPIX, Av. Bras., I, p. 55, tb. LVIII — Tscx., Faun. Peru., pp. 40 et259—= ScLetSALv., P. Z. S., 1866, p. 192; 1867, p: 978; 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 547.

Galbula cyanescens, DEvVILLE, Rev. Magaz. Zool., 1849, p. 56.

G. splendidissime viridis; pileo cæruleo, dorso cupreo aureo; alis, cauda et pectore aurato micanlibus ; abdomine, subalaribus subcaudalibusque ochraceo rufis ; rectricibus ulrinque lribus rufis, externe viridi marginatis el lerminatis ; remigibus nigricantibus, secundariis externe viridi limbatis. Rostrum nigrum ; pedes brunneo flavidi ; iris fusco brunnea.

g'et Q Ad. — D'un vert métallique fort splendide, à lustre bleuâtre au sommet de la tête; doré passant au rouge cuivreux sur le dos et doré sur les ailes, les sus-caudales, la queue et la poitrine; l'abdomen et les sousalaires d’un ocreux roussätre dans le plumage usé et d’un roux marron intense dans le plumage frais. Rémiges noires, les secondaires largement bordées à l'extérieur de vert métallique, la barbe interne blanche dans toutes, ou ocreuse dans la partie basale; les quatre rectrices médianes vertes, les autres rous-es, à barbe externe verte dans la moitié terminale et l'extrémité. Bec noir; pattes brunâtres, à dessous jaune; iris brun foncé. G' Longueur de l’aile, 79; queue, 96; bec, 48; tarse, 11; doigt médian, 11; ongle, 6 millimètres. | Les oiseaux de l’Yquitos sont d'une taille moins forte que les oiseaux du Pérou central, et ne présentent aucune différence dans la coloration, outre le front, qui est longuement brun sans pres jue d'éclat métallique. Longueur de l’aile, 73-75; queue, 82-85; bec, 45-48 millimètres.

Forêts dans les Andes; assez commun dans les buissons, mais pas plus haut que 6,000 pieds d'altitude (TSCHUDI); Sarayacu, Ucayali inférieur (BARTLETT); Monterico (JELSKI); Balzapuerto, Nauta, Yurimaguas (coll. RAIMONDI).

Yquitos (D' HAHNEL).

1011. — Galbula albirostris

Larx., J. O., I, p. 245 — Scr..et Sazv., P. Z.S., 1866, p. 192; 4867, p. 751; 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105 — Tacz., PAZS., 1882, p. 43.

Galbula flavirostris, ViriL., Enc. Méth., p. 1396.

G. supra splendidissime aurato viridis, pileo obscure purpureo; subtus rufo castaneus ; mento ochraceo rufo, torque collari albo; remigibus nigris, secundariis externe viridi marginalis; subalaribus margineque interno remigum basi rufis: rectricibus viridibus basi et interne rufis, mediis totis viridibus. Rostrum flavum, mandibula superiori dimidio terminali nigra; pedes flavi.

g Ad. — Parties supérieures du corps, les joues et les ailes d’un vert fort brillant passant au doré cuivreux dans certaines directions de la lumière; tout le dessous est d’un roux marron intense, très foncé sur la poitrine, beaucoup plus pâle sur le ventre et les sous-caudales, à région anale le plus pâle; sommet de la tête jusqu’à la nuque d’un pourpré foncé, tirant au violâtre dans certaines directions de la lumière et au cuivreux dans les autres; le menton est d’un ocreux roussâtre varié par les extrémités noirâtres des plumes; bande collaire blanche; le devant même des joues est d’une couleur analogue à celle du sommet de la tête. Rémiges noires, bordées intérieurement de roux dans la moitié basale des primaires, plus largement et jusque près de l'extrémité dans les secondaires; la barbe externe de ces dernières verte, ainsi que les tertiaires en entier; sousalaires rousses. Les deux rectrices médianes sont d’un vert aussi brillant que le dos, les autres d’un roux sale, à barbe externe enduite légèrement de verdâtre, les submédianes bordées à l'extérieur d’un vert brillant et terminées longuement de la nuance presque aussi brillante; la page inférieure des rectrices médianes d'un gris olivâtre. Bec jaune de cire, à mandibule supérieure noirâtre dans les trois quarts de leur longueur terminale; pattes jaunes, à ongles noirs; iris brun foncé.

Q Esi semblable en tout au mile et n’en est distincte que par le manque complet de blanc au cou antérieur, la nuance rousse de la poitrine beaucoup plus pâle et le vert de la bordure des rectrices submédianes beaucoup moins brillant; le sommet du bec foncé en entier, et ce n’est que les bords desla mandibule supérieure qui sont jaunes dans sa moitié basale.

S' Longueur totale, 217; vol, 270; aile, 80; queue, 76; bec, 50; tarse, 11 millimètres.

Q Longueur totale, 210; vol, 263; aile, 76; queue, 74; bec, 43; tarse, 11 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens sont d’une taille plus forte et à bec plus

Re

allongé que les oiseaux de Cayenne; ils en diffèrent aussi par le rouge plus brillant et plus clair au sommet de la tête, le marron de la poitrine beaucoup plus foncé dans le mâle, le pourpré plus accentué sur le devant des joues; le jaune moins longuement répandu sur la base de la mandibule supérieure ; rectrices rousses moins largement vertes.

Sargÿacu, Xeveros, Chayavetas, Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN). l'a

« Pendant mon séjour de quelques mois à Yurimaguas, je n’ai rencontré que quelques exemplaires. Ils se tiennent dans les lieux moins ombragés de la forêt et éclaircis par les rayons solaires, se perchent ordinairement à une petite hauteur audessus du terrain, en paires ou isolément » (STOLZMANN).

Là

1012. — Galbula chalcocephala

DEviLce, Rev. Mag. Zool:, 1849, p. 55 — Des Murs et DEv., Casteln. Voy. Amér. Mér., Ois., p. 31.

G. major quam G. albirostris, sublus castanca unicolor, rostro longiore, pileo cupreo, genis viridibus.

© Ad. en plumage frais. — D'un vert très brillant en dessus, passant au doré cuivreux, surtout dans la partie postérieure du corps et sur les ailes; le sommet de la tête jusque près de la nuque est foncé noirâtre, lustré d’un bronzé rougeâtre passant au bleuâtre plus fort; tout le dessous du corps est d’un roux marron intense, le plus foncé sur le devant du cou et la poitrine. Les rémiges noirâtres, à barbe externe dans les secondaires bordée largement de vert; la barbe interne dans toutes bordée de fauve roussâtre dans sa moitié basale; sous-alaires d'un roux pâle. Les deux rectrices médianes d'un vert doré en entier; les autres rousses, d'une nuance plus foncée et enduites de verdâtre dans leur partie terminale. Bec jaune, à moitié terminale de la mandibule supérieure noire.

Une autre femelle à plumage probablement moins frais ou peut-être moins adulte se distingue de la précédente par le vert des parties supérieures du corps plus doré, le roux du dessous beaucoup plus pâle, presque ocreux et uniforme partout, la barbe externe des rectrices plus foncée et plus verte; la nuance bleue plus intense sur le devant des joues. La mandibule supérieure à peine jauhâtre jusqu’au bout antérieur des narines. Cet individu présente un mélange de plumes vertes au sommet de lartête.

Un autre exemplaire à coloration semblable au premier a le dessus du bec foncé en entier.

Q Longueur de l'aile, 80; queue, 85; bec, 47; tarse, 14 millimètres.

Q — De NME ASE 13 —

Description d’après les exemplaires typiques de Deville, au Musée de Paris. Pcbas, Rio Javari, Ucayali (CASTELNAU et DEVILLE).

1013. — Galbula chalcothorax

Sez., P. Z. S., 1854, p. 110; 1855, pp. 14 et 16 — Scu. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 105.

Galbula leucogastra, Sci. et SALvV., P. Z. $S., 1867, p. 978; 4873, p. 294 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548.

G. splendidissime violaceo rubra; pileo obscure cæruleo viridi, qula lateribusque capilis nigris nilore cæruleo; semilorque jugulari albo; tectricibus caudæ superioribus aureo viridibus margine rubenti; crisso subcaudalibusque plumis basi nigro ardesiaceis, apice albis; remigibus extus viridibus; cauda æneo viridi, apice cærulescente, rectricibus inlus albo marginatis. Rostrum nigrum ; pedes nigricantes.

Fem. semitorque collari ochraceo et splendore minori distinguenda.

g Ad. — Plumage général rouge violet fort brillant passant dans les autres directions de la lumière au vert bronzé; sommet de la tête vert bronzé obscur, lustré plus ou moins de bleu, surtout au front; côtés de la téte et gorge noirs lustrés de vert foncé; tectrices supérieures de la queue d'un doré cuivreux, bordées ou lavées de rouge; le blanc pur occupe un large demi-anneau collaire prolongé sur les côtés du cou; les plumes du ventre bordées de blanc; plumes de la région anale schistacées noirâtres à la base, terminées longuement de blanc. Ailes moins rouges que le corps et en général plus bronzées, à rémiges noires, les primaires faiblement lustrées de bleuitre, la barbe externe des secondaires vert bronzé, tertiaires plus bronzé lustré de rouge; sous-alaires d’un olive bronzé varié de blanc; page inférieure des rémiges noirâtre. Queue d’un vert bronzé, changeant au bleuâtre sur la moitié terminale des rectrices, les rectrices, excepté les quatre médianes, bordées intérieurement et à l'extrémité de blanc; page inférieure noirâtre lustrée de verdâtre sur les quatre médianes. Bec noir; pattes noirâtres.

Q En général moins brillante, à rouge violet du dos, de la poitrine et de l'abdomen remplacé par le cuivreux rougeâtre, passant au vert olivâtre dans certaines directions de la lumière; moins rouge sur les ailes; la bande jugulaire ocreuse ; extrémité des plumes du bas-ventre et des sous-caudales d’un ocreux pâle.

cg Longueur de l'aile, 83; queue, 102; bec, 46; tarse, 11 millimètres.

Description d’après les oiseaux péruviens de la collection de M. Sclater. Monterico (JELSKI) ; Rio Javari (BATES); Pebas (HAUXWELL); Elvira (BART- LETT).

1014. — Urogalba paradisea, Amazonum

Urogalba Amazonum, SCL., P. Z. S., 1855, p. 14 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 105 — Tacz., P. Z.3S., 1882, p. 43.

U. nigra, capite supra griseo; quia, jugulo cum lateribus colli hypochondriisque albis; alis splendide viridibus, tectricibus aureo cupreoque micantibus ; cauda gradata, supra viridi, subtus nigra.

g' Ad. — D'un noir lustré légèrement de violet verdâtre au dos, d’un éclat bronzé assez fort au croupion, les tectrices supérieures de la queue d’un éclat vert brillant; le sommet de la tête d’un gris plus ou moins rembruni; côtés de la tête noirs; menton gris brunâtre; gorge avec le devant du cou blanc pur, élargi sur les côtés de ce dernier; tout le reste du dessous noir intense, avec un léger lustre bleu verdâtre; une tache blanche allongée sur les côtés de l’abdomen. Ailes d’un vert métallique foncé, lustré de doré cuivreux fort sur les tectrices et les rémiges tertiaires, d’un vert foncé sur les rémiges secondaires, tandis que les primaires sont noires en entier avec un lustre bleuâtre très faible ; sous-alaires blanches au milieu de l’aile et noires le long du bord; barbe interne des rémiges bordée de blanc dans la moitié basale. Queue étagée, à rectrices médianes atténuées et prolongées d’un vert foncé métallique en dessus, noire en dessous; les rectrices médianes d’un vert tirant au bleuâtre. Bec et pattes noirs; iris brun très foncé.

Longueur totale, 284; vol, 320; aile, 93; queue, 120; bec, 58; tarse, 13 millimètres.

e OBSERVATIONS. — Distincte de l’U. paradisea typique par les aïles plus courtes et la couleur du sommet de la tête beaucoup plus claire.

« Plusieurs fois j’ai rencontré cet oiseau à Yurimaguas où il ne paraît pas être rare. Il se tient dans la forêt vierge, au milieu de laquelle il choisit les arbres secs peu élevés pour y rester immobile pendant des heures entières et s'envoler dans l'air de temps en temps à la poursuite des insectes. Un jour j'ai vu deux paires sur le même arbre, mais ordinairement on le rencontre par paires isolées. Il est facile de le distinguer de loin des autres galbulides par la queue longue » (STOLZMANN).

1015. — Brachygalba albigularis

Galbula albigularis, Spix, Av. Brasil., I, p. 54, tb. LVIT, fig. 1.

Brachygalba albigularis, PP., Consp. Vol. Zygod , p. 13 — SCL. et SALV., P. Z. S., 1873, p. 294.

Brachycex albogularis, CaB., Mus. Hein., IV, p. 215.

B. supra coracino nigra; capite colloque brunneo fumosis; qula alba, pectore hypochondriisque nigricantibus viridi nilentibus; abdomine medio crissoque albis ; subcaudalibus nigris. Rostrum albidum, supra brunneum.

Fem. mari similis, sed facie alba el ventre medio rufo dislinguenda.

g' Ad. — D'un noir lustré de bleu verdâtre au dos, les ailes et la queue; à tête et tout le cou d’un fuligineux brunâtre foncé, lustré très peu au sommet de la tête, dont les bordures des plumes sont moins foncées que le disque; tectrices auriculaires olives striées finement de fauve; gorge blanche passant au fauve en dessous; la poitrine et les flancs de l'abdomen largement noirs lustrés de vert moins fortement que le dos; le milieu de l’abdomen et la région anale blancs; sous-caudales noires. Rémiges, excepté les tertiaires et les secondaires voisines, presque sans éclat sur la barbe externe, à base blanche sur la barbe interne des primaires; sous-alaires noires. Bec blanc en dessous et brun en dessus; pattes d’un gris brunâtre.

Q Distincte du mâle par le blanc occupant toute la gorge et les côtés de la tête; le noir du dessous moins intense et moins lustré, le milieu même du ventre roux ferrugineux.

g' Longueur de l’aile, 72; queue, 56; bec, 52; tarse, 10 millimètres.

Description d’un mâle du Brésil et d'une femelle de Rio Javari de la collection de M. Sclater, ainsi que d’une femelle péruvienne de la collection de M. Raimondi. Rio Javari (BATES) ; Jaen (coll. RAIMONDI).

1016. — Brachygalba inornata

Galbula inornata, ScL., Contr. Orn., 1859, p. 32,

Galbula lugubris, Sws., Two Centur. B., p. 329.

Galbula chalcoptera, Reicus., Handb. Orn., 1, p. 84, tb. CDLV.

Brachygalba albiventer, BP., Consp. Vol, Zygod., p. 13.

Brachygalba inornata, SCL., P. Z. S., 1855, pp. 15 et 16 — SCL. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 978; 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105. |

B. terreno brunnea, dorso obscuriori, nilore viridi olivaceo; ventre medio albo; alis caudaque nigris coracino nitentibus; remigibus interne basi albo marginatis. Rosirum nigrum ; pedes brunnei.

g' D'un brun terreux à lustre olivâtre très faible au sommet de la tête; un peu plus fort au dos dont le fond est d'un brun plus foncé; le cou entier et le dessous du corps enduits légèrement de roussâtre; le milieu même de tout le ventre est blanc; une fine strie sourcilière fauve blanchâtre dans toute la longueur de la tête; tour de l'œil largement dénude. Ailes et queue

noires, à lustre coracin bleu, tirant faiblement au violâtre, plus fort sur les tectrices alaires, et plus faible sur les bordures externes des rémiges et sur les rectrices; bord interne des rémiges blanc à la base; sous-alaires brunes, les grandes blanches. Bec noir; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 69; queue, 54; bec, 43; tarse, 9; doigt médian, 1?; ongle, 5 millimètres.

Description d’après un exemplaire péruvien du Musée de Varsovie provenant du magasin Verreaux, sans indication de localité, Febas (HAUXWELL).

1017. — Galbacirhynchus leucotis

Des Murs, Rev. Zool., 1845, p.207 — ScL. et SaLv., P.Z.S., 1866, p. 492; 1867, p. 978; 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105.

Jacamaralcyonides leucotis, pes Murs, Zcon. Orn., IE, p. 5, tb. XVII.

Canecias leucotis, CaB., Mus. Hein., IV, a, p. 228.

G. capistro pileoque nigris; auribus albis; alis et cauda nigro virescentibus; reliquo corpore obscure castaneo; rostro corneo albo; pedibus flavis (pes Murs).

c' Plumage général marron rougeâtre foncé; sommet de la tête depuis le front jusqu’au cervix couvert de plumes noires, rigides, allongées, atténuées et aiguës au bout; une grosse tache blanc de crème occupe toute la région auriculaire; la gorge et le devant des joues noirâtres; tectrices alaires noires lustrées de vert et entourées d'une couleur analogue à celle du dos; rémiges et rectrices noires lustrées de vert; sous-alaires d’un roux marron, plus clair que celui du corps. Bec d’un blanc d'ivoire; pattes jaunes; iris et peau nue autour des yeux rouge.

Q Semblable en tout au mâle et ne présentant aucune différence.

Le jeune oiseau en premier plumage se distingue par le roux plus pâle et non rougeâtre; les plumes du sommet de la tête moins longues; l'abdomen et la poitrine variés de stries noirâtres, qui sur la dernière sont fines et peu nombreuses, tandis qu’elles sont fort élargies sur le premier; bordures aux plumes alaires plus larges; bec moins long (oiseau d’Ucayali, collection de M. Sclater).

cd Longueur de l'aile, 90; queue, 60; bec, 56; tarse, 14; doigt médian, 18; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 91; queue, 58; bec, 52; tarse, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux de la Nouvelle-Grenade ne présentent aucune différence avec les péruviens.

Sarayacu, Ucayali supérieur et inférieur, Yurimaguas (BARTLETT); Pebas Sarayacu (CASTELNAU et DEVILLE).

1018. — Jacamerops grandis

Alcedo grandis, GM., L. S. N. I, p. 458.

Jacamarici, Viri., Ois. Dorés, I, p. 8, tb. VI.

Galbula jacamarici, SHaw, Nat. Misc., tb. DCCCXXXIHIT.

Lamprolita platyrhyncha, Sws., Class. pee IL, p. 336.

Jacamerops grandis, Less., Traité Orn., p. 234, tb. XXVII, fig. 2 — Sc. et SALv., P.Z $S., 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 44.

Jacamerops Isidori, Des Murs et Deviz., Casteln. Voy. Amér. ME /AO:s. p.92, tb. V.

J. supra splendidissime viridis, dorso et nucha aureo micans ; subtus rufus, gula viridi, fascia collari alba.

cg Àd. — D'un vert très brillant en dessus, sur les côtés de la tête et la gorge; passant au bleu saphiré sur la tête, avec un éclat rouge cuivreux doré le plus fort au cou postérieur et moins fort en s'’approchant des tectrices caudales; tout le dessous du corps est roux cannelle, plus intense sur la poitrine; une bande transversale blanche sur le devant du cou. Tectrices alaires vertes, avec un éclat doré faible, les rémiges primaires et la barbe interne des secondaires noires; les sous-alaires et le bord interne des rémiges d’un ocreux roussàâtre. Queue vert brillant en dessus, gris lustré de bleu en dessous. Bec noir; pattes grises; iris brun très foncé.

Q Probablement non adulte, diffère du mâle par un éclat cuivreux doré beaucoup plus faible; le manque complet de blanc sous la gorge et la couleur du dessous du corps plus pâle et moins pur.

d Longueur de l'aile, 115; queue, 132; bec, 54; tarse, 13 millimètres.

Q Longueur totale, 305; vol, 396; aile, 117; queue, 129; bec, 52; tarse, 13 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau décrit par Deville, considéré par MM. Sclater et Salvin comme variété individuelle, a la tête et la gorge, les aïles et la queue d’un olive verdâtre foncé métallique, tandis que le dos, le croupion et les scapulaires sont d’un violet foncé ; tout le dessous du corps est roux, plus clair sur le devant du cou que sur le reste; barbe interne des rémiges noire bordée de roux dans sa moitié basale; sous-alaires rousses; page inférieure de la queue plus pâle que la supérieure et peu métallique. Bec noir; pattes grises.

Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT); Tarapoto (coll. RAIMONDI); Mission Sarayacu, Ucayali, Pampa del Sacramento (CASTELNAU et DEVILLE).

« Rare à Yurimaguas; n’a été rencontré que deux fois. Une fois j'en ai vu une troupe composée de quelques exemplaires. Ils se tiennent au fond de la forêt vierge sur les arbres peu élevés » (STOLZMANN).

FAMILLE BUCCONIDÆ

1019. — Bucco collaris

LATH., J. O., I, p. 202 — Scz., Ann. Mag. N. H., 1859, p. 356 — ScL. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 751; 1873, p. 294 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105.

Bucco capensis, L., S. N,, I, p. 168.

Capito collaris, Temm., Tabl. Méth., p. M — Tscr., Faun. Peru., pp. #1 et 259.

B. supra rufus, subtiliter nigro undulalus ; subtus isabellinus, hypochondriis rufescentibus; qula alba, lateribus capitis rufis; annulo collari nigro; semiannulo nuchali isabellino rufescente; cauda rufa nigro translineala.

d et Q Ad. — Parties supérieures du corps d’un roux plus clair au sommet de la tête qu'au dos et les ailes, traversé de lignes légèrement ondulées noirâtres; isabelle en dessous, passant au roussâtre sur les flancs de l'abdomen; gorge et devant du cou largement blancs, côtés de la tête d'un roux vif unicolore, d’une nuance plus claire sur une large bande sourcilière postoculaire; un anneau noir assez large autour du cou séparant le noir gulaire de l’isabelle de la poitrine, précédée en dessus d’un demi-

/ anneau nucal isabelle roussâtre. Rémiges brun foncé, bordées à l'extérieur de la couleur du dos; les bordures de la barbe interne des rémiges et les secondaires roussâtres. Queue d’un roux plus clair que le dos, traversée d'une dizaine de lignes noires. Bec jaune orangé, à dos de la mâchoire rembruni; pattes brunâtres pâles.

Longueur de l'aile, 83; queue, 70; bec, 36; tarse, 18 millimètres.

Chayavetas et Chamicuros (BARTLETT); Tarapoto (coll. RAIMONDI).

1020. — Bucco macrorhynchus

Gu., L S.N,1, p. 406 — Scz., Ann. Mag. N. H., 1854, p. 357 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 105.

Capito macrorhynchus, STEPH., Gener. Zool., XIV, a, p. 156 — Tscx., Faun. Peru., pp. 41 et 259.

bi LU] nr oe

Cyphos macrorhynchus, SrrickL., Ann. Mag. N. H., 1841, p. 418.

B. supra nigro coracinus, dorso, uropygio tectricibusque alarum albo tenuissime squamulalis ; fronte antice, lateribus capitis colloque toto albis; qula fulvo lavata; pectore hypochondriisque nigro coracinis albo squamatis ; abdomine medio subcaudalibusque fulvis; remigibus nigris, interne albo limbatis ; subalaribus nigris; cauda dorso concolore. Rostrum nigrum; pedes plumbei.

d Noir en dessus, lustré légèrement de vert bleuâtre, à plumes du dos, excepté celles du devant même du croupion, les scapulaires et les tectrices alaires bordées à l'extrémité d’une fine ligne blanche; bordure antérieure du front, côtés de la tête, gorge et cou d'un blanc prolongé sur la nuque en l'entourant complètement; le milieu du cou antérieur est souvent plus ou moins lavé de roussâtre et le blanc légèrement ondulé par les bordures foncées des plumes; la poitrine et les flancs sont noirs, la première squamulée, la dernière rayée en travers de blanc; le milieu même de l'abdomen et les sous-caudales fauves; rémiges noires, à bord interne largement blanc dans leur moitié basale; sous-alaires noires; rectrices noirâtres, légèrement lustrées de verdâtre. Bec noir; pattes plombées.

Q La femelle se distingue du mâle par les bordures des plumes dorsales et celles des tectrices alaires roussâtres; la couleur du milieu de l'abdomen beaucoup plus rousse.

g' Longueur de l'aile, 108; queue, 77; bec, 43; tarse, 17; doigt médian, 2? ; ongle, 9 millimètres.

Forêts voisines du Brésil (TSCHUDI).

1021. — Bucco picatus

ÉCrANP. 2:9.,1855; p. 194. — SCLM'eMSALMMPOEZ IST p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 105 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 44.

Nothriscus picatus, CAB., Mus. Hein., IV, a, p. 146.

B. tecto similis, sed multo major; supra nigerrimus, pileo albo punctato, superciliis el macula magna scapularibus posterioribus albis; subtus albus, torque peclorali latissimo nigro; hypochondriis nigricantibus albido tenuissime transfasciatis; rectricibus macula alba terminalis; prima et secunda fascia mediana alba; subalaribus albis nigro variis; remigibus interne albo lerminalis.

g D'un noir intense lustré légèrement de bleuâtre en dessus, sur les

ailes et la queue, varié de gros points blancs au sommet de la tête, d’une grosse tache sur les scapulaires postérieures; le haut des côtés de la tête est noir, le milieu des lores blanc formant aussi une bande sourcilière élargie légèrement en arrière des yeux. Tout le dessous, le bas du visage et les côtés du cou sont blancs avec une large bande pectorale noire; les côtés de l’abdomen noirâtres traversés de fines raies blanches. Sous-alaires blanches tachetées de noir; bord interne des rémiges blanc. Rectrices terminées par une tache blanche plus grosse sur les externes et diminuant graduellement vers le milieu de la queue, et nulle sur les médianes; les deux latérales de chaque côté de la queue traversées au milieu par une bande blanche interrompue par la baguette noire. Bec noir; pattes plombées, à tarse blanchâtre. [ris brun très foncé.

Longueur totale, 205; vol, 295; aile, 85; queue, 65; bec, 31; tarse, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Semblable en tout au 2. tectus (Bodd.), de la Guyane, mais d'une taille beaucoup plus forte, à points blancs du sommet de la tête plus gros et la bande médiane blanche sur les deux rectrices latérales.

Chamicuros (HAUXWELL); Yurimaguas (STOLZMANN).

« L’unique exemplaire que j'ai tué à Yurimaguas était perché sur une branche basse d’un arbre sec, dépourvu de feuilles. De loin il ressemblait à un martinpêcheur » (STOLZMANN).

1022. — Bucco hyperrhynchus

SL NDN7 62 "41855 p. 105. fb. CV — ScL. et SALv. P. 781 4873, p. 295.

PB. supra nigerrimus; plumis dorsi inferioris, scapularibus, tectricibus alarum remigibusque tertiariis apice albo tenuissime limbalis; fronte, lateribus capilis et corpore subtus albus; loris et torque pectorali latissimo nigro : hypochondris nigro fasciatis ; subalaribus nigris, fascia mediana alba; remigibus interne basi albis.

g' Ad. — D'un noir intense, lustre légèrement de bleuâtre en dessus, excepté le front qui est longuement blanc; toutes les plumes du dos inférieur, du croupion, des scapulaires, des tectrices alaires et des sus-caudales terminées finement d'une bordure blanche; les côtés de la tête et tout le dessous du corps blancs, à lores noirs; une large bande pectorale noire lustrée de bleuâtre et les flancs de l'abdomen rayés de noir; milieu du ventre lavé légèrement de roussâtre; rémiges et rectrices aussi noires que le dos; les rémiges tertiaires et les secondaires voisines finement bordées de blanc; une bordure blanche au bout des rectrices externes, les bordures des autres très fines; sous-alaires noires avec une bande oblique blanche,

ainsi que le pli de l’aile dans sa moitié postérieure; rémiges à bordure interne blanche dans leur partie basale. Cils noirs sur la mâchoire et blancs au menton. Bec noir; pattes noirâtres.

Longueur de l'aile, 115; queue, 88; bec, 55; tarse, 21; doigt médian, 15; ongle, 10 millimètres.

Description d’après un exemplaire de l’Amazone (collection BERLEPSCH) et de celui de la collection de M. RAIMONDI.

Chamicuros (BARTLETT); entre Moyobamba et Xeveros (coll. RAIMONDI).

1023. — Bucco pulmentum

ScL., P. Z. S., 1855, p. 194, tb. CVI — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 106 — P. Z. S., 1873, p. 295.

Chaunornis pulmentum, Cas., Mus. Hein., IV, a, p. 146.

B. supra brunneus, fronte superciliisque rufis; semitorque nuchali albo, brunneo vario; plumis dorsi medii tectricibusque alarum macula aut margine fulvo terminatis; striga suboculari alba cum semilorque nuchali conjuncta; fascia latissima genali nigra; gula cum collo anteriori rufescente; subtus albidum maculis magnis nigris subrotundatis; subcaudalibus fulvis ; remigibus rectricibusque brunneis. Rostrum nigrum ; pedes olivaceo brunnei ; iris rubra.

g' D'un brun foncé en dessus, à sommet de la tète moins foncé, roux au front ainsi que largement sur les côtés, en y formant une bande sourcilière; une large bande nucale blanche variée par le sommet des plumes brun, et réunie par ces deux extrémités avec une strie blanche sous-oculaire, passant à travers les tectrices auriculaires; les plumes du milieu du dos et les tectrices alaires terminées d’une tache fauve, celles des scapulaires et du croupion avec une bordure terminale de la même couleur; les côtés du visage occupés par une large bande noire; gorge avec le devant du cou d’un fauve roussâtre, plus pâle au milieu; le reste des parties inférieures du corps est blanchâtre avec de grosses taches arrondies noires, qui sur le devant de la poitrine forment une bande continue et prédominent sur le reste de cette partie, tandis qu’elles sont moins grosses au ventre; sous-caudales fauves; rémiges et rectrices brunes; sous-alaires fauves tachetées de noirâtre; le bord interne des rémiges fauve. Bec noir; pattes brunes; iris rouge.

Longueur de l'aile, 78; queue, 62; bec, 30; tarse, 17; doigt médian, 18, 7 millimètres.

Rio Javari (BATES); Chamicuros (BARTLETT); Loretoyacu.

1024. — Bucco lanceolatus

Device, Rev. Mag. Zool., 1849, p. 56 — Scz., Ann. Mag. N. H., 1854, p. 363 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 106. Capito lanceolatus, BP., Consp. Vol. Zygod., p. 15.

B. supra rufescente brunneus, pileo rufescentiore ; plumis dorsi tectricibusque alarum limbo fulvido terminatis, tectricibus caudæ superioribus fasciis rufis ; fronte lorisque albidis, fascia nigra superne marginatis; subtus lotus lacteo albidus, nigro striatus; subalaribus albidis brunneo variis; subcaudalibus rufis; remigibus interne fulvis; rectricibus olivaceo brunneis, basi el fascia anteapicali nigra; apice rufo lavatis; binis mediis totis olivaceo brunneis.

d' Ad. — Dessus du corps d’un brun olivâtre, tirant au roussâtre, à sommet et les côtés de la tête plus roussâtres; toutes les plumes du dos et des tectrices alaires terminées d’une fine bordure roussâtre; la bordure des sus-caudales rousse et plus large; devant du front et lores blanchâtres ! bordés en dessus d’une raie noire; tout le dessous d’un blanc de crème varié de stries noires en forme de pinceau; une grande tache blanche audessous des yeux; sous-caudales rousses. Rémiges plus foncées que le dos, bordées intérieurement de roussâtre pâle, sous-alaires blanchâtres variées de brun. Queue brune olivâtre en dessus et cendrée en dessous, à base des rectrices longuement et une bande antéapicale noires; sur l’externe le noir est réduit à la barbe interne; les médianes sans noir, ou tout au plus une petite tache noire à la place de la bande postérieure; l'extrémité des rectrices lavée de roux. Cils de la mâchoire supérieure blancs à la base et noirs à l'extrémité; ceux du menton blancs. Bec noir; pattes grises olives.

Longueur de l’aile, 62; queue, 39; bec, 23; tarse, 12; doigt médian, 15 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau adulte de l’Ecuador est brun en dessus, tirant au rougeûtre café au sommet de la tête et sur les tectrices alaires; le fond du dessous de l'oiseau est blanc pur.

L'oiseau moins adulte péruvien, type de la description de l'espèce (Musée de Paris), diffère du précédent par la couleur de toute la tête, de la nuque et des côtés du cou d’une nuance moins foncée et tirant au roussâtre, la bande noire frontale très fine et peu prononcée, des stries transversales fauves sur la nuque et les côtés du cou.

Longueur de l'aile, 61; queue, 43; bec, 28 millimètres.

Mission Sarayacu (CASTELNAU et DEVILLE).

1025. — Bucco macrodactylus

GReNGen. b., 1, p.14 —Scr eMSALT, P:7: S°Æ2806 p109: 1867 0p 0701: 01873; p.295 TACZ P97. 5, 1882; p.47:

Cyphos macrodactylus, Spix, Av. Brasil., 1, p. 51, th. XXXIX, fig. 2.

Capito cyphos, WaGz., Syst. Av., sp. 4 — Tscx., Faun. Peru., pp. 4! et 259.

B. supra brunneo testaceus, maculis parvis fulvis : pileo rufo cofeineo; fascia nuchali transversa rufa; loris superciliisque albidis ; lateribus capitis et semitorque collari latissimo nigris; qula ochracea in fasciam facialem albam producta ; pectore abdomineque fulvo, fusco undulato ; abdomine medio immaculato ; tectricibus alarum brunneis; remigibus fusco brunneis interne rufescente marginatis; rectricibus dorso pallidioribus.

g D'un brun chocolat en dessus, à dos maculé de petites taches et de points fauves, le croupion ondulé de cette dernière couleur; sommet de la tète d’un café roussâtre vif et uniforme, suivi d’une large raie nucale rousse ; lores blancs ainsi qu'une raie sourcilière peu large; les côtés de la tête et un large demi-collier collaire noirs; gorge ocreuse, prolongée sur les côtés en une raie blanche ou blanchâtre assez large séparant le noir des joues de celui du collier; le reste des parties inférieures du corps est fauve ondulé de brunâtre sur la poitrine et les flancs de l'abdomen. Les tectrices alaires et les rémiges tertiaires brunes, finement bordées à l'extrémité de fauve; les primaires et les secondaires brunes noirâtres; les sous-alaires et le bord interne des rémiges roussâtres. Queue de la couleur des rémiges tertiaires. Bec noir; pattes grises, à doigts plus foncés et les ongles noirs; iris rouge cerise.

Le jeune oiseau se distingue par le sommet de la tête moins intense, la bande nucale beaucoup plus pâle; dos plus brunâtre et varié plus fortement de fauve, le noir moins largement répandu sur les côtés de la tète et du cou, remplacé au-dessous de la région auriculaire par une raie blanche plus large; le fond du dessous du corps plus pâle au milieu et plus sale sur les côtés. Rémiges et rectrices comme celles des adultes.

cg Longueur totale, 178; vol, 242; aile, 67; queue, 53; bec, 29; tarse, 15;

doigt médian, 14; ongle, 7 millimetres.

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Forêts voisines du Brésil (TSCHUDI); Sarayacu, Ucayali supérieur, Yurimaguas, Xeveros, Chayavetas et Chamicuros (BARTLETT); Rio Javari (BATES); Yurimaguas (STOLZMANN).

« Pendant les trois mois de mon séjour à Yurimaguas je ne l’ai rencontré que deux

fois, Dans la première rencontre j'ai tué une paire d’un seul coup de fusil, perchée tranquillement sur une branche sèche, dans un lieu assez découvert et exposé aux rayons du soleil. La seconde fois j'ai trouvé un oiseau isolé dans un lieu semblable au précédent et également près de terre, Il produisait un son simple, semblable sous certain point à la voix du Myiarchus rubineus » (STOLZMANN).

1026. — Bucco chacuru

Chacuru, D'Azara, Apuntam., Il, p. 330.

Bucco strigillatus, Licar., Verz. Doubl., p. 8.

Bucco chacuro, Vieil., Enc. Méth., III, p. 1420.

Capito melanotis, TEemm., P. C., XCIV — Buru., Syst. Ueb. Th. Brasil., Il, p. 287 — Tscx., Faun. Peru., pp. 41 et 259.

Tamatia melanotis, Less. Traité Orn., p. 167.

Capito leucotis, Sws., Synops. B. Braz., tb. X.

B. supra rufo brunneus, capite et dorso fusco varius; sublus isabellino albidus, pectore brunneo subtiliter subundulato; hypochondriis maculis brunneis; Loris, superciliis, macula oblonga postoculari el semilorque collari albis ; macula magna faciali regioneque postoculari nigris; remigibus rectricibusque brunneis fulvo transfasciatis. Rostrum cereo flavum apice sumuno brunneo; pedes olivacei.

Sommet de la tête brun roussâtre, varié de raies transversales brunes foncées assez bien distinctes; les lores prolongés en un sourcil assez fin, ne dépassant pas le bord postérieur de l'œil, une tache carrée sur la naissance de la mandibule inférieure, une grande tache allongée derrière l'œil au-dessus des oreilles et une large bande au cou postérieur sont blanc, cette dernière lavée plus où moins d’isabelle et variée d’une manière peu distincte par l'extrémité des plumes finement brune; les côtés de la tête occupés par une grosse tache noire, séparée du bord inférieur de l'œil par une ligne blanche fine et dépassant la tache postoculaire blanche; la région postoculaire est largement d’un brun noirâtre; se confondant avec la même couleur de la nuque, mais rayée en travers de fauve; le reste des parties supérieures du corps est d’un roux brunâtre séparé du demi-anneau collaire par une raie noirâtre et varié indistinctement de brun, tandis qu’au croupion et les sus-caudales les raies foncées sont régulières et presque aussi larges que les rousses; tout le dessous est isabelle passant au blanc sur la gorge, la poitrine variée de lignes brunes très fines et non continues, les flancs de l'abdomen tachetés de brun. Aïles et queue brunes; les tectrices alaires de la couleur du dos variées de quelques lignes transversales brunes; des taches fauves roussâtres sur les deux bords des rémiges secondaires; tandis que les rectrices sont traversées d’une quinzaine de raies

linéaires fauves, dont celles des externes sont blanchâtres, et celles des médianes réduites à des lignes très fines et peu prononcées, terminées sur les deux bords des pennes par une tache plus distincte; les sous-alaires et le bord interne des rémiges fauve roussâtre. Bec jaune de cire terminé de brun; pattes olives.

Longueur de l'aile, 86; queue, 72; bec, 37; tarse, 19; doigt médian, 18; ongle, 8 millimètres.

TSCHUDI, sans indication de localité.

1027. — Malacoptila rufa

Scz., Ann. Mag. N. H., 1854, p. 475 — Scz. et SaLv., P. Z.S., 41866, p. 192; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 106 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 548; 1889, p. 44.

Bucco rufus. SPix, Av. Brasil., I, p. 52, tb. XL, fig. 1.

Lypornix rufa, Wacr., Syst. Av., n° 5 — Tscx., Faun. Peru., pp. #1 et 259.

Capito senilis (?), TscH., Faun. Peru., pp. 41 et 259.

M. supra brunneo rufa, capile supra cum regione oculari et auriculari plumbeo; loris latissime vivide rufis; lateribus capitis el colli el semitorque nuchali ferrugineo rufis; gula plumis elongatis rigidis fulvis; fascia collarti albida nigro postice marginata; abdomine medio sordide albido, hypochondriis el peclore supero brunneo rufescentibus; tlectricibus alarum superioribus, reinigibus lertiariis, marginibus externis secundariorum rectricibusque dorso concoloribus ; remigibus primariis pogonioque interno secundariorum fusco brunneis.

S' D'un brun roussâtre en dessus, à sommet de la tète et les côtes plombés, les plumes du front, des côtés du sommet de la tète et des tectrices auriculaires ont la baguette blanche dans toute la longueur, formant des stries très fines et bien distinctes; les lores sont largement d’un roux ferrugineux vif; les côtés du cou et une large bande nucale d’un roux ferrugineux un peu plus foncé que celui des lores. La gorge est garnie de plumes longues, raides, fauves, dont celles des côtés sont atténuées et aiguës et celles du milieu à barbes longues et rares forment une barbe abondante ; le cou antérieur est traversé par une bande blanchâtre bordée inférieurement d’une ligne noire; le reste du dessous est blanchâtre sale au milieu du ventre, et brun roussâtre pâle sur la poitrine et les flancs. Aïles et queue de la couleur du dos; les rémiges primaires et les secondaires brunes noirâtres, ces dernières bordées extérieurement de roux brunâtre; sous-

alaires fauves; barbe interne des rémiges bordée de fauve roussâtre. Mandibule supérieure grise foncée dans la moitié basale et noire dans la terminale, l’inférieure grise jaunâtre avec le bout noirâtre ; pattes grises ; iris brun rougeûtre.

Longueur totale, 198; vol, 308; aile, 90: queue, 63; bec, 30; tarse, 18 millimètres.

Sarayacu et Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (coll. RAIMONDI); Yurimaguas (STOLZMANN).

Stolzmann a tué son exemplaire au fond de la forêt vierge, posé tout près de terre, dans un lieu très ombragé.

1028. — Malacoptila fusca

Bucco fuscus, Gu., L. S. N., I, p. 408.

Lypornix torquata, WacL., Syst. Av., sp. 4 (juv.).

Lypornix rufa, TscH., Faun. Peru., p. 257.

Malacoptila fusca, Gr., Gen. B., p. 13 — Scz. et Sazv., P, Z. S., 1867, p. 752; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p.106 — PAcCz., P. Z:S., 1882, p. 44.

Monasa unitorques, DU Bus, Bull. Acad. Brux., XIV, p. 107 — Rev. Zool., 1848, p. 248.

M. supra brunnea, fulvo striata, pileo nigro striis albidis; genis nigris fulvo striatis ; loris mystaceque subgenali albis ; qula, pectore hypochondriisque plumis fulvis brunneo marginatis: lorque collari albo plumis quiæ tecto; abdomine medio subcaudalibusque albidis ; remigibus fusco brunneis, secundariis rufescente marginatis; cauda brunnea. Rostrum aurantiaco flavum supra brunneo nigricans ; pedes flavi; iris sanquinea.

g' et Q Ad. — Brun en dessus, à plumes du dos et des tectrices alaires occupées au milieu de toute leur longueur par une strie roussâtre; plumes de la tête noires, à stries d'une nuance plus pâle que celle du dos ou blanchâtres au sommet et roussâtres sur les joues; lores blancs ainsi qu'une barbe composée de quelques plumes longues et aiguës à la naissance de la mandibule inférieure, formant un faisceau assez abondant sur chacun de ses côtés; la gorge, la poitrine et les flancs de l'abdomen couverts de plumes largement fauves au milieu, à bordures latérales brunes; une large raie jugulaire blanc pur, couverte en grande partie par les plumes de la gorge, plus dans la femelle que chez le mâle; le milieu du ventre et les sous-caudales d’un fauve pâle ou blanchâtre. Rémiges brun foncé, les secondaires bordées extérieurement de roussâtre, toutes intérieurement de

fauve; sous-alaires fauves tachetées de brun. Rectrices brunes. Bec orangé, à dos de la mandibule supérieure et l’extrémité de l’inférieure d’un corne noirâtre; pattes grises jaunâtres; iris rouge sang.

S' Longueur totale, 205; vol, 322; aile, 93; queue, 67; bec, 35; tarse, 18; doigt médian, 18; ongle, 8 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 88; queue, 65; bec, 33; tarse, 16; doigt médian, 17; ongle, 8 millimètres.

Forêts du Pérou nord oriental (TSCHUDI); Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT) ; Monterico (JELSK1); Huambo, 3,700 pieds (STOLZMANN),

1029. — Malacoptila fulvogularis

SCL., P. Z.$S., 1853, p. 193 — Ann. Mag. N. H., 1854, p. 476 — SCL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 106.

M. capite toto cum nucha nigris, striga mediana plumarum clare fulva ; dorso, alis caudaque fuliginoso brunneis; interscapulio striis fulvis ; uropygii plumis fulvo anquste marginatis; cauda immaculala; qula ochracea; pectore nigro albo lale flammulalo; ventre albido.

Sommet de la tête avec la nuque d'un noir fuligineux varié de longues stries blanchâtres occupant le milieu de toutes les plumes; dos, ailes et queue d’un brun fuligineux, à région interscapulaire striée de fauve de la mème maniere que le sommet de la tête; lores fauves; les joues et les côtés du cou noirs striés de fauve; la gorge et le devant du cou ocreux; poitrine noire avec de grosses flammèches blanchâtres; le haut de labdomen également varié, mais les stries blanches sont plus larges et le noir plus atténué; milieu du ventre blanchâtre; flancs d’un fauve pâle tacheté de noirâtre. Tectrices alaires bordées tres finement de fauve; sous-alaires d’un ocreux pâle tacheté de brun; bord interne des rémiges d’un fauve plus pâle que les tectrices; queue unicolore. Bec noir; pattes noirâtres.

Longueur de laile, 99; queue, 95; bec, 32; tarse, 17 millimètres.

Description d’un exemplaire bolivien de la collection de M. Salvin. ide SCLATER et SALVIN.

1030. — Monasa flavirostris

STRICKL., Gontr. Orn., 1850, p. 47, th. XLVIII — Scr., Ann. Mag.

N. H., 1854, p. 481 — Cas., Mus. Hein., IN, a, p. 127 — Sc. et SALV., P. Z.S.,1867, p. 752; 1873, p. 295 — Nom. Av. Neotr., p.106. Monasa axillaris, LAFR., Rev. Mag. Zool., 1850, p. 216.

M. æneo nigra; abdomine cinerascenle; humeris lectricibusque alarum inferioribus albis ; rostro flavissimo ; pedibus olivaceo brunneis.

d' Ad. — Plumage général noir intense avec un léger éclat métallique verdâtre plus fort sur les ailes et la queue que sur le corps; le ventre est d’un cendré schistacé foncé; les petites tectrices alaires le long de l'avant-bras, et les sous-alaires sont blanches; les scapulaires blanches à la base, puis noires plus où moins enduites de cendré. Bec jaune limonacé ; pattes brunes olivâtres; iris brun.

Longueur de l'aile, 113; queue, 115; bec, 37; tarse, 21; doigt médian, 17; ongle, 7 millimètres.

Chayavetas (BARTLETT).

1031. — Monasa nigrifrons

Bucco nigrifrons. SPix, Av. Brasil., I, p. 74.

Monasa nigrifrons, SCL., Ann. Mag. N. H., 1854, p. 481 — Cas, Mus. Hein., IN, a, p. 127 — Sc. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 192; 1867, pp. 792 et 978; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 106.

Lypornix unicolor, WaAGL., Syst., Av., sp. 2.

M. plumbeo nigrans, sublus dilulior ; fronle nigra; cauda nigra subcoracina. Rostrum rubro miniaceum ; pedes brunnei; iris brunnea.

& Plombé noirâtre en dessus, à front noir et le sommet de la tête noïrâtre; cette dernière nuance occupe la gorge et le devant des joues, les plumes noires du menton plus ou moins rousses à l'extrémité; le reste des parties inférieures du corps d’un plombé moins foncé qu'en dessus; tectrices alaires concolores au dos; rémiges noires, à barbe externe de la couleur du dos; queue noire légèrement lustrée de bleuâtre. Bec miniacé ; pattes brunes; iris brun.

d Longueur de l'aile, 122; queue, 15; bec, 38; tarse, 21; doigt médian, 18;

ongle, 9 millimetres.

Sarayacu, Nauta, Ucayali inférieur (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Nauta (coll, RAIMONDI).

1032. — Monasa peruana

Be. et Verr. — Scu., P. Z. S., 1855, p. 194 — Cas., Mus. Hein., IV, a, p. 128 — Scz. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 192; 1867, p. 752; 4873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 106 — Tacz., P.Z.S., 1874,

Monasa peruviana, Gr., H. List B. Brit. Mus., 1, p. 87.

M. fusco plumbea, sublus dilutior; margine frontali, loris el mento minime ochraceo albidis ; verlice gulaque nigris ; lectricibus alarum superioribus dorso concoloribus; remigibus nigris, secundariis pogonio exlerno dorso concolore ; reclricibus nigro subcoracinis. Rostrum miniaceum ; pedes brunneï; iris fusco brunnea.

g D'un plombé foncé en dessus, lustré fort légèrement d’olivâtre au dos, sur les tectrices alaires, les scapulaires, les rémiges tertiaires et la barbe interne des secondaires; le devant du front, les lores et le menton sont d’un ocreux blanchâtre; une raie noire foncée occupe le devant du vertex derrière le blanc frontal; la gorge et le devant des joues sont aussi d’un noir intense; le reste du dessous du corps est d’un plombé beaucoup plus clair que celui du dos. Rémiges primaires noires, ainsi que la barbe interne des secondaires; sous-alaires cendrées; rectrices noires lustrées légerement de bleu verdâtre. Bec rouge miniacé; pattes brunes; iris brun foncé.

Q D'une taille un peu moins forte que le mâle, à couleur noire du front et sur la gorge moins intense et moins largement disposée.

g' Longueur de l'aile, 130; queue, 120; bec, 39; tarse, 20; doigt médian, 18; ongle, 9 millimètres,

Q Longueur totale, 288; vol, 412 ; aile, 125; queue, 110; bec, 36; tarse, 20; doigt médian, 19; ongle, 8 millimètres.

OBSERVATIONS. — Un peu plus petit que la AZ. albifrons de Cayenne et du Brésil, à bec moins épais et au blanc ocreux moins étendu sur le menton.

Jomme je n’ai eu que deux mâles de Monterico (Pérou central) et deux femelles d’'Yurimaguas (Pérou septentrional), je ne puis pas savoir si la différence de la taille est en rapport avec le sexe de l'oiseau, ou si elle est constante pour les individus des deux sexes dans ces deux régions.

Sarayacu, Ucayali supérieur, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Monterico (JELSKI); Yurimaguas (STOLZMANN); Tarapoto, Moyobamba (coll. RAIMONDI).

« Bucconide le plus commun à Yurimaguas ; je ne l’ai pas vu à Huambo, bien que M. Jelski l'ait trouvé dans une altitude analogue du Pérou central. On le rencontre souvent au fond de la forêt vierge, perché paisiblement dans la hauteur moyenne. Il choisit dans ce but les branches inférieures des arbres élevés ou les festons des lianes suspendues parmi les arbres d’où il s'élance pour happer les insectes. Souvent

j'ai observé leurs réunions criardes, lorsque trois ou quatre paires se pourchassent d'un arbre sur l’autre, en faisant entendre une voix semblable aux cris de certains perroquets. En général c’est un oiseau lourd, se posant pour longtemps à la même place. Une femelle tuée le 15 janvier 1881 avait dans son oviducte un œuf à coquille blanche. Dans l'estomac d’un exemplaire j'ai trouvé des débris de différents coléoptères, un ténébrionide et une cigale » (STOLZMANN).

1033. — Nonnula brunnea

ScL., Ibis, 1881, p. 600 — Tacz., P. Z. $S., 1882, p. 44. Nonnula frontalis, ScL. et SALV., P. Z.S., 1866, p. 192; 1867, p. 752; 1873, p. 295.

N. supra brunnea, sublus brunnescente rufa, ventre medio fulvo; tectricibus alarum superioribus dorso concoloribus ; remigibus rectricibusque fusco brunneis; subalaribus margineque inlerno remiqum rufis.

Q Brune roussâtre en dessus et sur les ailes, rousse en dessous, lavée de brunâtre sur la poitrine et les flancs; fauve ocreux clair au milieu du ventre; les lores légèrement roussâtres. Rémiges et rectrices d’un brun plus foncé que le dos, les secondaires bordées d’un brun roussâtre ; ‘la barbe externe de la première rectrice brune roussâtre pâle, les bordures des autres brunes peu prononcées; sous-alaires et bordures. internes des rémiges rousses; cils de la base du bec noirs. Mâchoire noire et grise audessous des narines; mandibule grise et noire au bout et le long des bords ; pattes grises; iris brun foncé; bordure de la paupière rouge.

Longueur totale, 168; vol, 228; aile, 64; queue, 58; bec, 27; tarse, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Un exemplaire de Sarayacu (Ecuador oriental), communiqué par M. le comte de Berlepsch, présente une petite différence avec notre individu péruvien dans la nuance des parties supérieures du corps, qui est d’un brun foncé sans nuance roussâtre, bien prononcée sur notre exemplaire ; le roux du dessous est plus vif et plus pur dans notre oïseau. Les dimensions sont les mêmes,

« Je ne l’ai rencontré qu'une seule fois perché bas dans une petite clairière au fond de la forêt vierge » (STOLZMANN).

Yurimaguas (STOLZMANN); Balsapuerto (coll. RAIMONDI).

1034. — Nonnula ruficapilla

Lypornix ruficapilla, Tscn., Faun. Peru., p. 258, tb. XXIV.

Nonnula ruficapilla, Cas., Mus. Hein., IV, a, p. 129 -— Scz. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 192; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 106 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 548.

N. supra ex olivaceo brunnea; pileo obscure ‘ferrugineo, nucha lateribus capitis, colli el pecloris plumbeo cinereis; sublus rufa, abdomine crissoque dilutiore; remigibus brunneo fuscis, secundariis pogonio externo fulvicante marginalo; pogonio interno omnium basi margine el subalaribus fulvis; rectricibus ex olivaceo brunneis, lateralibus dilulioribus. Rosirum nigrum, mandibula inferiori basi albida; pedes olivaceo plumbeï; iris brunnea.

& D'un brun olivâtre en dessus, à sommet de la tête d’un ferrugineux foncé; la nuque, les côtés du visage et du cou ainsi que ceux de la poitrine et le cou postérieur sont d’un cendré plombé; la gorge et le milieu de la poitrine roux clair; abdomen fauve pâle passant au blanchâtre sur la région anale ; tectrices alaires concolores au dos; rémiges brunes, les secondaires finement bordées extérieurement de fauve; le bord de la barbe interne dans toutes les rémiges largement fauve roussâtre à la base, ainsi que les sousalaires; les rectrices de la couleur du dos, les latérales plus pâles. Bec noir, à base de la mandibule inférieure largement blanchâtre; pattes plombées olivâtres; iris brun noisette.

Longueur de l’aile, 63; queue, 60; bec, 22; tarse, 13; doigt médian, 12; ongle, 5 millimètres.

Q Est semblable au mâle et n’en est distincte que par le roux du dessous moins intense.

{j Les jeunes ont le brun du dessus moins foncé et le roux du dessous beaucoup plus pâle et restreint sur la gorge et le devant du cou sans se prolonger sur la poitrine.

Buissons du bord des forêts (TSCHUDI); Sarayacu, Ucayali (BARTLETT); Amable Maria (JELSKI).

1035. — Chelidoptera tenebrosa

Cuculus tenebrosus, PALL., Neue Nordm. Beitr., I, p. 3, tb. I, ñg, 4.

Monasa tenebrosa, Vieir., Enc. Méth., TI, p. 1339.

Monasa tenebrio, TEmu., ?. C., CCCXXIL, fig. I.

Chelidoptera tenebrosa, GouLp, P. Z. S., 1836, p. 81 — CaB., Mus. Hein., IV, a, p. 124 — Scu. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 192; 1867, p. 752; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 106 — Tacz., P°7.1S.,: 1882, ,p 48

Ch. nigro coracina, abdomine cinerascente, ventre infero rufo, lergo uropygioque albo; subalaribus albis ; lectricibus caudæ inferioribus albidis. Rostrum nigrum; pedes brunnei.

g' et Q — Plumage général noir lustré légèrement de bleu verdâtre; à dos inférieur, le croupion, les tectrices supérieures de la queue et les sousalaires blancs; abdomen passant graduellement au cendré, ensuite terminé d'une large bande rousse précédée d’une raie blanchâtre plus où moins prononcée; sous-caudales blanchâtres. Bec noir; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 108-116; queue, 49 ; bec, 23; tarse, 12; doigt médian, 13; ongle, 6; totale, 184-188; vol, 370-382 millimetres.

€ Chaque jour je rencontrais cet oiseau au bord de la forêt ou sur le pâturage voisin parsemé de buissons peu élevés. Plusieurs paires se perchaient au sommet des buissons ou sur les arbres secs isolés, se conduisant d’une manière assez semblable à celles des gros tyrannides. Ils restent ordinairement immobiles, s’envolant de temps en temps dans l'air; décrivent alors, les ailes étendues, un grand cercle, puis reviennent à leur place. J'ai observé le plus souvent ces manœuvres vers midi, J’ai remarqué, en ramassant un oiseau tué, qu'à la base du buisson sur lequel se perche notre oiseau, sont appliqués au tronc des nids de grosses guêpes brunes; en ouvrant ensuite l'estomac, j'ai constaté qu'il était rempli exclusivement de guêpes. Je suppose donc qu’il s'envole à la poursuite de ces insectes » (STOLZMANN).

Ucayali, Xeveros, Chayavetas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN); Balsapuerto (coll, RAIMONDI).

FAMILLE CAPITONIDÆ

1036. — Capito auratus

Bucco auratus, DumonT, Dict. Se. Nat., 1806, IV, p. 54.

Bucco peruvianus, Cuv., Règne Anim., 1, p. 458.

Capito punctatus, LEss., Traité Orn., p. 65.

Capito aurifrons, Vic., P. Z.$S., 1832, p. 3 (juv.).

Micropogon flavicollis, BP., P. Z.S., 1837, p. 120.

Capito auratus, ScHL., Mus. P.-B. Bucc., p. 55 — ScL. et SALV., P. Z. $S., 1873, p. 298 — Nomencl. Av. Neotr., p. 110 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 549 ; 1889, p. 45.

Capito peruvianus, GR., Gen. B., Il, p. 450 — Sc. et SALv., RAZ22S:, 1860, p.195; 198617,/p753.

CU. supra niger, sulphureo maculalus, sublus sulphureus ; pileo flavido olivaceo, superciliis longissimis sulphureis ; quia el collo antico croceo ; hypochondriis nigro quitulalis ; alis nigricantibus, remigibus olivaceo limbalis ; cauda ex olivaceo nigra. Rostrum corneo nigricans ; pedes plumbei ; iris sanguine.

Fem. sublus nigro maculala, lectricibus alarum aurantiaco squamalis.

dc Ad. — D'un noir intense luisant en dessus et sur les côtés de la tête, varié de grosses stries d'un jaune sulfureux clair, rangées en une raie continue le long des côtés du dos, plus nombreuses et disposées sur toute la surface du dos inférieur, du croupion et des tectrices caudales ; sommet de la tête olive, fort enduit de jaunâtre sur le front et tirant au brunâtre en arrière, bordé des deux côtés dans toute sa longueur d'un sourcil sulfureux, prolongé en arrière en une raie descendant dans toute la longueur du cou; le dessous du corps est d’un jaune de soufre clair, à gorge largement et le devant du cou orangés ; les flancs de l'abdomen largement maculés de noir; région anale blanche; sous-caudales d’un blanchâtre sale, à disque olivâtre. Les tectrices alaires et les scapulaires noires comme le dos; les grandes tectrices traversées par une bande sulfureuse pâle composée de taches sur la barbe externe de toutes ces plumes; une pareille tache sur chacune des rémiges tertiaires et les secondaires voisines ; les autres rémiges noirâtres bordées extérieurement d'olive ; sous-alaires blanchâtres lavées de jaune au pli de laile. Rectrices

d’un olive foncé, tirant au jaunâtre à l'extrémité. Bec noir, à base grise jusqu'à la moitié ; pattes plombées ; iris rouge sang.

Q Distinete du mâle par le sourcil beaucoup plus fin, les stries dorsales et celles du cou postérieur plus fines, plus nombreuses et disposées sur toute la surface de ces parties; des stries fines sur les côtés de la tête ; toutes les tectrices alaires bordées largement de la couleur orangée, analogue à celle de la gorge, en y formart une écaillure réguliere; les grandes tectrices également bordées comme celles du mâle, mais d’une nuance jaune olivâtre sale; toute la gorge, à poitrine et les flancs de l'abdomen largement maculés de noir, à taches petites sur la première et de plus en plus grosses en s’avançant en arrière. Le reste comme chez le mâle.

g Longueur totale, 206; vol, 298; aile, 88; queue, 99; bec, ?8; tarse, 23; doigt médian, 20 ; ongle, 9 millimètres.

© Longueur de l'aile, 89; queue, 59 millimètres.

Ucayali supérieur, Xeveros, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL) ; Monterico (JELSKI); Yurimaguas (STOLZMANN); Chasuta, Moyobamba (coll. Ra1I- MONDI). |

& 11 paraît être rare à Yurimaguas; je le rencontrais ordinairement haut sur les arbres, assistant aux bandes vagabondes. En mars jen ai vu un sur le même arbre de nectandre, dont les fruits attiraient les ptéroglesses, les cotingas et beaucoup d’autres oiseaux. )

1037. — Capito amazonicus

Micropogon amazonicus, DEeviLce, Rev. Magaz. Zool., 1879, p. 174, tb. IX, fig. À — pes Murs, Casteln. Exp., Ois., p. 28, tb. Ill, fig. 2.

Capito amazonicus, ScL., lbis, 1861, ILT, p. 186 — ScL. et SALY., PNZS., 1801, p: 919.

C. supra niger, flavo maculatus, sublus flavidus ; pileo stramineo rubro lavato ; superciliis longissimis flavis ; quia et collo antice aurantio miniacets ; hypochondriis nigro quitulatis; alis nigricantibus, remigibus olivaceo limbatis ; cauda fusco olivacea. Rostrum corneo nigricans ; pedes plumbei.

g Noir en dessus, luisant, également varié de jaune soufré comme dans le C. auratus; sommet de la tête jaune paille fort lavé de rougeûtre au front et de moins en moins sur le vertex, et rembruni en arrière; bande sourcilière jaune paille intense; la gorge et le devant du cou sont d'un miniacé orangé; la poitrine et l’abdomen d’un jaunâtre sale maculé de noir sur les flancs de l'abdomen; bas-ventre blanchâtre sale ; sous-caudales

olivâtres au milieu, à bordure blanchâtre sale. Aïles et queue comme chez le C. auralus, la couleur cependant de la raie transalaire est jaunâtre sale. Bec corné noirâtre ; pattes plombées.

Longueur de l'aile, 85; queue, 50 ; bec, 27 ; tarse, 23; doigt médian, 19; ongle, 8 millimètres.

OBSERVATIONS, — Distinct principalement du € auratus par la couleur de la gorge et du cou antérieur, par la nuance rouge au sommet de la tête, et par la couleur jaune un peu différente.

1038. — Capito aurovirens

Bucco aurovirens, Cuv., liègne Anim., p. 458.

Capito aurovirens, GR., Gen. B., 11, p. 430 — Scz., Jbis, 1861, ptet ScL.et SAL\., P, Z: $S., 1866, p. 196; 1867, p. 753; 4873, p. 298 — Nomencl. Av. Neotr., p. 110.

C. supra brunneo olivaceus, pileo ruberrimo ; gula lalissime pecloreque croceo aurantiacis ; abdomine ex olivaceo griseo; remigibus primariis flavido limbalis. Rostrum corneum, mandibula inferior sublus albida ; pedes plumbei; iris rubra.

g' Sommet de la tête d’un rouge vermillon intense, les côtés de la tête, toutes les parties supérieures du corps avec les ailes d’un olive brunâtre foncé, la gorge avec la partie inférieure des joues jusqu’à la commissure du bec‘et la poitrine orangé intense; abdomen gris olivâtre, à flancs plus olives ainsi que les sous-caudales ; l’orangé de la poitrine pénétrant sur le milieu du devant de l’abdomen, les sous-alaires et le bord interne des rémiges jaunâtre pâle; queueiolive foncé. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure d’un blanc bleuâtre; pattes olives ; iris rouge.

Longueur de l'aile, 87; queue, 70; bec, 28; tarse, 23; doigt médian, 20; ongle, 9 millimètres.

Q Se distingue du mâle par le rouge du sommet de la tête remplacé par le blanchâtre, à disque des plumes d’un olive foncé; l’orangé de la gorge beaucoup moins intense et non rougeâtre; les flancs de l'abdomen plus obscurs.

Longueur de l’aile, 80; queue, 72; bec, 28; tarse, 23 millimètres.

Description de la femelle de l’Ucayali supérieur dans la collection de M. Sclater. Un mâle du haut Amazones de la même collection a l'orange tirant au rougeâtre. Nauta, Sarayacu, Yurimaguas (BARTLETT); Elvira, Yquitos (coll, RAIMONDI).

1039. — Capito versicolor (Murr.)

Scz. et SAzv., Nomencl. Av. Neotr., p. 110 — P. Z. S., 1873, p. 780.

C. supra ex olivaceo viridis, capile et qula intense sanguineis ; genis el semitorque nuchali cæruleis; collo antico sulphureo flavo ; area magna pectorali coccineo rubra; abdomine flavido, viridi flammulato ; remigibus nigricantibus, pogonio extlerno olivaceo viridi ; cauda olivaceo viridis.

cg Ad. — D'un vert olivâtre en dessus, sur les ailes et la queue; à tête et gorge d’une belle couleur rouge sang foncé; tout le bas des joues largement et un demi-collier nucal d’une belle couleur bleu clair ; le devant du cou et le haut de la poitrine d'une couleur jaune soufré ; le bas de la poitrine occupé par une grosse tache rouge écarlate, tout l’abdomen jaunâtre pâle varié de grosses stries vert olivätre. Barbe interne des rémiges noirâtre, bordée intérieurement de blanc, sous-alaires blanches. Bec plombé foncé, à tranchant des deux mandibules jaune; pattes plombées.

Q Olive verdâtre en dessus, à front, la gorge et les côtés de la tête d’un bleu clair; les lores, une bordure frontale et le menton noirâtres; une grande raie postauriculaire jaunâtre commençant derrière l'œil et descendant le long des côtés du cou; un demi-collier antérieur rouge; poitrine d’un vert tendre, abdomen blanchâtre varié comme celui du mâle. Le reste comme chez le mâle.

g Longueur de l'aile, 71; queue, 55; bec, 25; tarse, 22 millimètres.

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