‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 84 sur 95 · LES · texte numérisé non relu

LES

Description d’après les oiseaux de Bolivie de la collection de M. Sclater. San Antonio (\WHITELY).

1040. — Capito aurantiicollis

Sc, Ibis, 18614, III, p. 489 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 496 — Nomencl. Av. Neotr., p. 110 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 549.

Eubucco aurantiicollis, Scz., P. Z. S., 1857, p. 267.

Eubucco Hartlaubi, SCL., L. c., p. 267 (juv.).

Capito melanotis, Scc., Ibis, 1861, p.190 — Sec. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 196; 1873, p. 298 — TscH., Faun. Peru., pp. # et 259.

C. supra ex olivaceo viridis, capite mentoque intense sanguineis, nucha flavida ; collo antice aurantiaro. lateribus capitis inferioribus sulphureis ; pectore rubro; abdomine flavido, viridi flammulalo ; remigibus nigricantibus olivaceo viridi limbalis; cauda olivaceo viridis. Rostrum flavum; pedes plumbei ; iris rubra.

cg Le sommet de la tête avec le haut des joues ainsi que le menton sont d’un rouge sang foncé; tandis que la partie inférieure des joues est d'un jaune sulfureux; une tache postauricultaire noire ; une longue bande nucale d’un jaune verdâtre; dos vert olivätre, légèrement enduit de jaunäâtre; gorge orangée, poitrine d’un rouge pâle ou d’un rouge sang beaucoup plus intense dans les autres exemplaires; abdomen jaunâtre passant au blanchâtre sur les flancs et la région anale; varié de flammules vert olive plus grosses sur les flancs qu'au milieu ; sous-caudales olives au milieu et blanchâtres sur les deux côtés de chaque plume. Aïles et queue d’un olive plus foncé que le dos, barbe interne des rémiges noirâtre. Bec jaune; pattes plombées ; iris rouge sang, d’une nuance semblable à celle de la tête.

g Longueur de Paile, 68 ; queue, 42; bec, 25; tarse, 20 ; doigt médian, 16; ongle, 7 millimètres.

Forêts du voisinage du Brésil (TSCHUDI) ; Monterico (JELSKiI); Ucayali (BART- LETT); Rio Javari (HAUXWELL).

1041. — Capito glaucogularis

Tscx., Faun. Peru., p. 259, tb. XXIV, fig. 2 (Q) — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 110 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 549.

Capito erythrocephalus, Tsc., !. e., p. 260 (GS.

Micropogon glaucogularis, Br., Consp. Av., [, p. 142.

Capito Tschudii, ScL., Jbis, 1861, III, p. 188.

C. capile, facie gqulaque sanguineis, semitorque glauco, dorso uropygioque cæruleo viridibus ; fascia lata straminea a rostri angulo ad scapulum ; peclore sulphureo, fasciis duabus una glauca, altera aurantia; infra flavescens striis longitudinalibus viridibus (Tscauni).

Fem. supra prasina, pileo nuchaque viridi flavis; remigibus nigricantibus pogonio exlerno viridi olivaceis; sublus straminea striis longitudinalibus viridibus ; fronte, facie guttureque glauco cæruleis; regione parotica nigra; semilorque intense vitellino; pectore cæruleo viridi; camplerio stramineo (Tscauni).

g Ad. — Sommet et côtés de la tête jusqu'au-dessous de la région auriculaire rouge sang intense bordé en arrière d’une raie nucale bleue

glauque; le bas des joues occupé depuis la naissance du bec par une large raie sulfureuse; tout le dos depuis la nuque jusqu'au croupion est d’un vert nuancé légèrement d’olivätre au cou; le menton est noirâtre, suivi d’une grande tache rouge sang occupant la gorge, bordée en dessous d’une large raie glauque suivie d’une autre orangée moins large; poitrine d’un sulfureux concolore à celui du visage; abdomen jaunâtre pâle à grosses stries vertes, le plus denses sur les flancs; une grosse tache arrondie rouge au milieu du haut de l'abdomen. Tectrices alaires de la couleur du dos, rémiges noirâtres à barbe externe olive. Rectrices d’un vert olive. Bec bleuâtre à la base et d’un jaune clair ensuite; pattes noires; iris brun rougeâtre.

Le jeune mâle a le rouge de la tête beaucoup moins intense et moins uniforme, arrêté au sommet en arrière de la ligne du bord postérieur des yeux où il est remplacé par une grande tache verte encadrée parmi le rouge vertical et le bleu de la raie nucale; la tache gutturale rouge beaucoup moins grande et moins intense; le bleu glauque occupe le reste de la gorge et est bordé en dessous par une bande orangée; la poitrine est d’un jaune légèrement verdâtre ; abdomen à stries vertes beaucoup moins grosses que chez l'adulte, avec une petite tache orangée à la place de la grande de l'adulte. Iris brun foncé. Tout le reste comme dans les adultes.

Q Ad. — Sommet de la tête jaune olivätre; le front, les joues entières et la gorge d’un bleu glauque, à bordure frontale et le menton noirâtres; une petite tache noirâtre en arrière de l'oreille; le bleu du cou antérieur bordé d’un croissant rouge situé au-dessus de la poitrine qui est d’un vert bleuâtre; quelques-unes ont une trace de la tache rouge abdominale. Le reste comme chez le mâle.

La femelle moins adulte a le milieu du sommet de la tête moins coloré de jaune.

g' Longueur de l'aile, 74; queue, 50; bec, 25; tarse, 19; doigt médian, 15; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 72; queue, 52; bec, 24; tarse, 19; doigt médian,

FF

15; ongle, 7 millimètres.

Commun dans les lisières des forêts du Pérou nord oriental (TSCHUDI) ; Pescara, Ropaybamba, Paltaypampa (JELSKI).

1042. — Capito Steeri

Sec. et SaLv., P. Z. S., 1878, p. 140, tb. XII — Tacz., P. Z.S., 4882, p. 45.

C. supra læte viridis, pileo vivide coccineo, nucha cærulea; subtus pallide limonaceo flavus, plaga gulari et altera subpectorali coccineis; ventre viridi flavoque variegato ; rostro plumbescente, lomiis et apice flavis; pedibus obscure plumbeis (ScLATER).

g' Ad. — Le sommet de la tête et les joues couverts d’un capuchon rouge sang intense, bordé en arrière par une large raie bleue passant graduellement à la couleur du dos qui est d’un beau vert foncé; le menton est noirâtre suivi d'une grande tache rouge sang foncé; le bas même des côtés de la tête, le devant du cou et la poitrine sont occupés par une plaque d’un jaune sulfureux; le milieu du haut de l'abdomen est occupé par une grande tache arrondie d’un rouge vermillon; le reste des parties inférieures du corps jaune pâle avec de grandes stries vertes plus grosses sur les flancs ; sous-caudales vertes bordées de jaunâtre. Rémiges noirâtres bordées extérieurement de vert olivâtre; sous-alaires et bord interne des rémiges jaunâtres; tectrices sus-alaires de la couleur du dos; queue d’un vert plus foncé que le dos. Bec gris au dos, jaunâtre sur les bords des deux mandibules et verdâtre sur le reste; pattes olives grisâtres; iris gris foncé.

Q La femelle est semblable en tout à celle du €. glaucogularis et n’est distincte que par une tache transversale rouge beaucoup moins grande à la place d'une large lunule de l'espèce citée, située au-dessous du bleu de la gorge.

g' Longueur totale, 180-183; vol, 244-250; aile, 70; queue, 48; bec, 26; tarse, 19 millimètres.

Q Longueur totale, 170; vol, 233; aile, 68; queue, 45; bec, 24; tarse, 19 millimètres.

OBSERVATIONS. — Voisine du €! glaucoqularis (Tsch.). Le mâle se distingue de cet oiseau par le manque du bleu sur la gorge, la raie nucale bleue beaucoup plus large, non tranchée du vert dorsal, mais couvrant en entier le cou postérieur et se confondant graduellement avec cette dernière couleur; le vert du dos plus pur sans nuance olive. La femelle se distingue par le détail indiqué plus haut.

Moyobamba (STEERE); Huambo, Chirimoto (STOLZMANN).

FAMILLE RHAMPHASTIDÆ

+104. — Rhamphastos tocard

Vreiz., N. D. H. N., XXXIV, p. 281 — GouLp, Monogr. Rhamph., tb. IV — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 108.

Rhamphastos ambiguus, Tscx., Faun. Peru., pp. 42 et 261 — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1867, p. 752; 1873, p. 297.

R. nigerrimus; pileo, nucha interscapulioque purpureo indulis ; lectricibus caudæ superioribus ex flavido albis; genis colloque antico sulphureïs ; fascia pectorali tenuissima subcaudalibusque sanguineis. Rostrum brunneum, supra apiceque flavum ; pedes fusco olivacei.

cg Ad.— Noir intense, lustré de verdâtre sur les ailes et la queue, enduit légèrement de rougeñtre foncé au sommet de la tête, plus fortement sur la nuque, le cou postérieur et sur la région interscapulaire, faiblement sur la poitrine; tectrices supérieures de la queue d’un blanc légèrement jaunâtre; les côtés emplumés de la tête et tout le dessous du cou largement d’un beau jaune soufré, bordé en dessous d’une ligne rouge précédée d'une autre ligne blanc jaunâtre séparant le jaune de la plaque gutturale du noir de la poitrine; les sous-caudales sont d’un rouge sang vif. La peau nue autour des yeux jaune verdâtre, passant en une nuance vert jaunâtre près de l’œil et jaune presque semblable à celui de la gorge autour de ce dernier. Bec noir à dos d’un jaune orangé clair, verdâtre le long du milieu de la moitié basale, à côtés de la moitié terminale variés de bandes verticales; toute cette partie jaune descend obliquement le long des côtés et occupe toute la hauteur dans le quart terminal de la mâchoire; pattes bleues, à plante gris jaunâtre, les ongles presque noirs; iris olive très foncé.

Longueur totale, 614; vol, 770; aile, 234; queue, 165; tarse, 54; bec, 146; hauteur du bec, 53 millimètres.

Chayavetas (BARTLETT); Huambo (STOLZMANN).

OBSERVATIONS. — Cet oiseau péruvien paraît être d’une taille intermédiaire entre les oiseaux de l’Ecuador oriental et le 224. ambiquus de l'Ecuador occidental].

Les dimensions du mâle de l’Ecuador oriental sont : longueur totale, 632 ; vol, 805; aile, 244; queue, 184: tarse, 50; bec, 152; hauteur du bec, 57 millimètres.

Les dimensions d’une femelle du 4. ambiquus de l'Ecuador occidental sont : longueur totale, 513; vol, 655 ; aile, 204 ; queue, 148 ; tarse, 45 ; bec, 114; hauteur du bec, 47 millimètres,

« Presque chaque jour j'ai entendu ce toucan de ma maison à Huambo, dans un

lieu inaccessible ; l’exemplaire que j’ai fourni vient de Jevil, élevé à 5,000 pieds, et il me paraît que l’oiseau va jusqu’à 6,000 pieds. La limite inférieure de son habitat sera probablement à deux mille et quelques centaines de pieds, car je l’ai vu à Rioja (2,800 pieds) dans la collection de M, Steinhard.

» Je suppose que le nom de cet oiseau, dios-te-de, vient de la voix plaintive imitant jusqu’à un certain degré ces mots, accentuant les lettres du mot dios, et € de. On l’entend dans la forêt pendant toute la journée, surtout le matin et le soir. Également social comme les autres rhamphastides. Je l’ai trouvé aussi entre Omia et Sorritor, sur la hauteur de 4,500 pieds » (STOLZMANN).

1044. — Rhamphastos inca

Goup, P. Z. S.,1846, p. 68 — Monogr. Rhamph., tb. VII — Scz. ebuSaLv., P. Z. S., 1867, p. 752; 1873, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 108.

Rh. niger; pectore albo flavido, fascia peclorali crissoque sanquineis, tectricibus caudæ superioribus flavis; rostro nigro, flavo rubroque picto.

Chayavetas (BARTLETT).

1045. — Rhamphastos culminatus

GouLp, P. Z.S., 1833, p. 70; 1834, p. 72 — Monogr. Rhamph., tb. XI — Scr. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 195; 1867, p. 752; 1875, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 108.

Rh. nigro coracinus, tectricibus caudæ superioribus aurantiacis; genis, collo antico pectoreque albis; fascia pectorali subcaudalibusque sanguineis. Rostrum serralum, lateribus plants, nigrum, culmine et basi flavum ; pedes nigricqntes.

Noir intense, lustré légèrement de vert bleuâtre, à tectrices supérieures de la queue d’un jaune orangé intense passant au jaune soufré à la base des plumes; le blanc couvre les joues, le cou antérieur et la poitrine, coloré sur cette dernière de jaunâtre pâle, cette plaque blanche bordée en dessous d’une bande rouge sang; sous-caudales d'un rouge sang très intense. Bec aplati sur les côtés et même enfoncé légèrement au-dessous de l'arête dorsale, dentelé sur les bords des deux mandibules, noirâtre à l’arête dorsale dans toute sa longueur ct la base des deux mandibules d’un jaune pâle, en laissant une fine bordure noire à la naissance même du bec; le

Lez,

jaune du dos descend presque parallèlement du sommet jusqu'à l'extrémité et descend jusqu'à l'extrémité de la mandibule inférieure; pattes noirûtres.

Longueur de l'aile, 210; queue, 155; bec, 113; tarse, 45; doigt médian, 40; ongle, 14; hauteur du bec, 47 millimètres.

Description faite d’après un exemplaire de l’Amazone supérieur de la collection de M. Sclater.

Ucayali, Sarayacu, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT),

1046. — Rhamphastos Cuvieri

WaGz., Syst. Av., sp. 5 — GouLp, Monogr. Rhamph., {b. XI — TscH., Faun. Peru., p. 261 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 195: 1867, p. 752; 1873, p. 297 — Nom. Av. Neotr., p. 108 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548.

Rh. nigro coracinus, leclricibus caudæ superioribus cilrinis, genis, collo antice pecloreque albis, fascia pectorali subcaudalibusque sanguineis. Rostrum nigrum culmine flavo; pedes plumbeo nigricantes.

g' Noir intense, lustré légéerement de bleu verdâtre, à tectrices supérieures de la queue d’un jaune limonacé tirant sur l’orangé; les joues, tout le devant du cou et la poitrine blancs lavés légèrement de jaunâtre sur cette dernière; bande au-dessous de la poitrine et les sous-caudales d’un rouge sang intense. Bec convexe sur les côtés, à bords de la mandibule supérieure presque lisses, noir, à dos dans toute sa longueur et la base de la mandibule supérieure jaune pâle; pattes plombées noirâtres.

g' Longueur de l’aile, 223; queue, 150; bec, 145; tarse, 48; doigt médian, 40; ongle, 16 millimetres.

Sans indication de localité (TSCHUDI); Cashiboya, Chayavetas, Chamicuros, Huallaga (BARTLETT) ; Monterico (JELSKI).

« Rhamphastide des plus communs à Yurimaguas; je n’en ai pas cependant fourni d’exemplaire, car pendant ma présence en janvier, février et mars ils étaient en pleine mue, Ce toucan se tient par petites troupes, plus rarement par paires ou isolément. Comme les autres représentants de la famille il se tient principalement sur les arbres élevés descendant rarement sur les branches inférieures, Sa voix ressemble beaucoup à celle du 224. tocard, maïs elle est un peu plus simple, composée de deux notes. C’est un oiseau assez remuant, quoique maladroit dans ses allures, ou du moins son bec lui donne un air pareil » (STOLZMANN).

1047. — Pteroglossus flavirostris

Fras., P. Z.$.,1840, p. 61 — GouLn, Monogr. Rhamph., tb. XXIX — Scz. et SALV., P. Z.S., 1867, p. 753; 1873, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 45.

P. supra olivaceo viridis; pileo et semitorque collari nigris; quia, facie el nucha fusco castaneis; collo poslice rubro maculato; uropygio fasciaque latissima peclorali sangquineis ; abdomine fusco olivaceo ; ventre subcaudalibusque sulphureis. Rostrum flavum, mandibula superiori nigro marginata; pedes olivaceo plumbei ; iris et culis nuda facialis rubræ.

G Ad. — D'un vert olive foncé en dessus, à sommet de la tête noir; la nuque café foncé; cou postérieur varié de rouge foncé; croupion rouge, sus-caudales vert olive; les côtés du visage et la gorge d'un café foncé, bordé au cou d’une bande noire intense; le haut de la poitrine est occupé par une large bande rouge sang; abdomen olive verdätre beaucoup plus foncé que celui du dos, bordé postérieurement d’une raie rouge fine au milieu et un peu élargie sur les côtés; le ventre et les sous-caudales d’un jaune de soufre; jambes olives. Tectrices alaires, bord interne des rémiges secondaires et tertiaires en entier de la couleur du dos; barbe interne de toutes les rémiges noirâtre, les bordures externes des primaires brun clair dans leur moitié terminale; les sous-alaires et le bord interne de la base des rémiges jaunâtres. Queue plus olivätre en dessus que le dos, à page inférieure verdâtre pâle. Bec blanc d'ivoire, à extrémité de la mandibule supérieure grise, et noir dans les dentelures de cette mandibule, avec une grosse tache brune sur les côtés de la base de la mandibule inférieure, passant sur le devant en orange; pattes olives; iris rouge cerise; sourcil dénudé rouge; les paupières d’un plombé olivâtre.

Q Est semblable en tout au mâle et n’en est distincte que par le noir du sommet de la tête moins intense et passant au brun marron sur le cervix; la couleur café des côtés de la tête et du cou moins vive.

g' Longueur totale, 415; vol, 448; aile, 130; queue, 147; bec, 98; tarse, 31; doigt médian, 25; ongle, 1? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 126; queue, 136; bec, 82; tarse, 31 millimetres.

Xeveros, Chamicuros (BARTLETT); Rio Javari (BATES); Yurimaguas (STOLZ- MANN); Elvira.

€ J’ai tué une paire de cet oiseau à Yurimaguas au fond de la forêt vierge et j'ai eu une affaire semblable à celle qu'a eue Bates avec le P. Beauharnaisii. J'ai tiré sur un oiseau perché sur un arbre élevé, qui criait d’une manière perçante en tombant. Dans un moment j'ai été entouré d’une dizaine, faisant beaucoup de bruit, Après le deuxième coup toute la bande disparut privée de ses deux compagnons.

Cette circonstance paraît prouver qu’en voyant même les individus isolés on ne peut pas prétendre qu'ils soient seuls, une troupe peut être dispersée sur une petite étendue et voyager ensemble, La même remarque s'applique à tous les rhamphastides » (STOLZMANN).

1048. — Pteroglossus Azaræ

Rhamphastos Azaræ, Vieiz., N. D. H. N., XXXIV, p. 282.

Pteroglossus Azaræ, Vixin., Gal. Ois., I, fig. ce — GouLp», Monogr. Rhamph., tb. XIX — Tscn., Fun. Peru., pp. 42 et 261 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

P. supra obscure olivaceus, capile cum collo fusco castaneis, pileo nigro; fascia lala jugqulari sanquineo rubra; abdomine lalissime olivaceo nigro, sublus rubro marginalo, ventre subcaudalibusque sulphureis; tibiis olivaceis; uropygio sanguineo; rostrum flavo albidum; lateribus mandibulæ superioris griseis.

Dos, ailes et queue d'un olive obscur; la tête et le cou d’un marron café rougeûtre très foncé; sommet de la tête noir; de grosses taches rouge foncé plus ou moins nombreuses au cou postérieur; le marron du cou antérieur bordé d’une raie noire, suivie par une autre raie jugulaire rouge sang vif, très large; le devant de l’abdomen largement occupé par un noir olivâtre, bordé en dessous de rouge plus ou moins distinctement; le ventre et les sous-caudales sont d’un jaune soufré; tibias couverts de plumes olives; croupion rouge; sous-alaires jaunâtres variées de brun. Bec jaunâtre, avec une large raie gris olivâtre occupant la partie inférieure des côtés de la mandibule supérieure, atténuée en s’approchant de l'extrémité du bec; pattes olivâtres.

Longueur de l’aile, 124; queue, 137; bec, 93; tarse, 28 millimètres.

Description d’après les oiseaux du Rio Negro, du Musée Britannique. Teste TSCHUDI.

1049. — Pteroglossus Humboldti

Wacz., Syst. Av., sp. 4 — GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XXII — Burm., Ueb. Th. Bras., II, p. 209 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 195; 1867, p. 753; 1873, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 44.

P. supra fusco viridis, sublus sulphureo flavus, capite lolo cum gula et collo supero nigris; uropyqio sanguineo; abdomine medio sordide rubescente; tibiis fusco castaneis; remigibus primariis nigricantibus, pogonio interno omnium basi albido limbalo; cauda supra dorso obscuriore. Rostrum nigrum, lateribus mandibulæ superioris el limbo basali auranliacis; interne rubrum; pedes olivacei ; tris rubra ; superciliis nudis viridi cæruleis ; macula postoculari rubra.

cg Ad.— D'un vert olive obscur en dessus, jaune sulfureux en dessous ; à tête noire avec la nuque, la gorge et le haut du cou; croupion rouge sang; milieu de l'abdomen largement coloré d'une nuance rougeâtre sale et pâle; bas-ventre d’un jaune pâle; tibias d'un roux marron obscur. Aïles concolores au dos, à rémiges primaires noirâtres; les sous-alaires et le bord interne de toutes les rémiges blanchâtres. Page supérieure de la queue plus foncée que le dos, l'inférieure beaucoup plus pâle. Bec noir, à côtés de la mandibule supérieure orangés, variés de grosses taches noires le long des bords, avec l'extrémité même noire, entouré d'une bordure basale orangée sur les deux mandibules, tres fine entre les narines et plus large ailleurs; l’intérieur du bec rouge, passant au noirâtre le long des bords; pattes olives; iris rouge; peau nue au-dessus des yeux bleue verdâtre, striée obliquement; une tache triangulaire nue rouge striée verticalement ; paupiere inférieure plombée.

Q Est semblable en tout au mâle et n’en est distincte que par la couleur marron foncé sur la gorge, le haut du cou, les joues et la nuque, entourant le noir du sommet de la tête.

{5 La jeune femelle a le bec beaucoup plus court, à bords de la mandibule supérieure non dentelés, noir au bout et noirâtre avec une nuance orangée en dessus, orangée sur les côtés; mandibule inférieure brun noirâtre latéralement, noire à l'extrémité et finement orangée en dessous. Une armure singuliere couvre tout le talon, composée d'une scutelle cornée couvrant toute sa surface, hérissée en dessus de quatre ou de cinq grosses épines aiguës, dont les deux inférieures dirigées en avant sont creuses sur leur côté interne et les autres rangées sur le bord externe du talon, plus petites et dirigées en arrière. La coloration ne présente aucune différence de celle des femelles adultes, si ce n’est la couleur du plumage des jambes qui est plus pâle et mélangée en grande partie d'olive. Iris brun grisâtre foncé; pattes olives; une tache triangulaire nue orangée peu distincte derrière l'œil.

G Longueur totale, 418; vol, 425; aile, 127; queue, 143; bec, 96; tarse, 27 millimètres.

Q Longueur totale, 400; vol, 420; aile, 120; queue, 127; bec, 92; tarse, 27 millimetres.

Jv. Longueur totale, 357; vol, 416; aile, 119; queue, 116; bec, 6? millimetres.

Sarayacu (BARTLETT); Rio Javari (BATES); Yurimaguas (STOLZMANN); Nauta (coll, RAIMONDI).

1050. — Pteroglossus castanotis

GouLp, P. Z.S., 1833, p. 119 — Monogr. Rhamph., tb. XIX — Tsce., Faun. Peru., pp. 42 et 261 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 195; 1873, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

Pi. supra olivaceo viridis, subtus sulphureus; pileo el semilorque collari nigris; gula, facie et collo poslice fusco caslaneis; dorso infero, uropygio el fascia lransversa abdominali sanquineo ruberrimis ; remigum pogonio inlerno nigricante, externo et cauda supra dorso concoloribus. Rostrum nigrum basi flavo marginatum, et mandibula superiore fascia auranliaca lalerali antice dilalata ornatum ; pedes véridi olivacei; iris alba; culis nuda facialis olivaceo viridis.

D'un vert olive foncé en dessus, d'un sulfureux clair en dessous, à sommet de la tête et une bande jugulaire noirs; une couleur café foncé occupe la gorge, les côtés de la tête et le cou postérieur; les parties inf6rieures du corps sont d'un jaune sulfureux avec une large bande abdominale rouge sang intense; cuisses café; côtés du bas-ventre olives; sous-caudales postérieures brunes roussâtres; le dos inférieur, le croupion et les tectrices supérieures de la queue rouges sang. Rémiges brunes noirâtres, à barbe externe dans les secondaires de la couleur du dos; celles dans les primaires d’un vert plus clair et brunes dans leur partie terminale ; sous-caudales fauves ainsi que le bord interne des rémiges; rectrices de la couleur du dos en dessus, et pâles en dessous. Bec noir avec une bordure orangée à la base, une pareille raie sur la mandibule supérieure, commencant au-dessous des narines et passant tout le long en s’élargissant graducllement pour occuper l'extrémité entière; le bord inférieur de cette mandibule est aussi jaune continu à la base et interrompu par des taches noires au milieu de sa longueur; pattes vertes olives; iris blanc; peau nue autour des yeux verte olivâtre.

Longueur de l'aile, 165; queue, 160; bec, 116; tarse, 34; doigt médian, 32; ongle, 12? millimetres.

Sans indication de localité (TSCHUDI) ; Sarayacu, Santa Cruz, Chamicuros (BART- LETT); Elvira.

1051. — FPteroglossus pluricinctus

Gouzp, P. Z.S., 1835, p. 157 — Monogr. Rhamph., tb. XVII — Tscx., Faun. Peru., pp. 42 et 261 — Scz. et Sazv., P. Z.S., 1867, p. 753; 1873, p. 297 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

P. supra olivaceo viridis, sublus sulphureus; capile cum collo toto nigris, macula-magna auriculari brunnea ; uropygio ruberrimo; fascia pectorali nigra, abdominali rubra; tibiis olivaceis, rufo plus aut minus mixtis. Rostrum nigrum, margine basali lateribusque mandibulæ superioris flavis; pedes olivacei.

get Q Ad. — Un noir intense lustré de coracin occupe la tête et tout le cou avec la gorge, à l’exccption d’une grosse tache auriculaire qui est d’un brun marron très foncé; le dos, les ailes et la queue sont d’un vert olivâtre foncé; croupion rouge sang ; le fond de la poitrine et de l'abdomen est d’un jaune soufré traversé d’une bande pectorale noire et d'une autre abdominale rouge sang, cette dernière plus large que la précédente et élargie sur ses extrémités; plumage des tibias olive, mélangé plus où moins de brun marron. Rémiges noires à barbe externe des secondaires et une bordure dans les primaires de la couleur analogue à celle du dos. Bec noir, entouré d’une fine bordure basale orangée, le côté de la mandibule supérieure est jaune orangé en commencant à une petite distance de la naissance, passant au blanc d'ivoire dans la moitié antérieure du bec, le crochet même est rouge; pattes olives.

j L'oiseau jeune en premier plumage se distingue principalement par la bande abdominale noire au lieu de rouge, cette dernière couleur ne se manifestant qu’en une bordure sur les deux extrémités de la bande; tache auriculaire d’un marron moins foncé que dans les adultes; couleur soufrée du dessous moins nette. Bec sans bordure'basale, à couleur jaune des côtes de la mandibule supérieure moins pure, l'extrémité rousse.

g' Longueur de l’aile, 155; queue, 173; bec, 110; tarse, 33 millimètres.

Chayavetas (BARTLETT); entre Moyobamba et Balsapuerto (coll. RAIMONDI).

1052. — Pteroglossus Beauharnaisi

MWacr., Isis, 1832, p. 279 — SCr. et SALv., P. Z.S:, 1873, p.297.

Pteroglossus Pœppigi, WAGL., Isis, 1832, p. 1230.

Pteroglossus lepidocephalus, Nirzscn, Pterylogr., p. 136.

Pteroglossus ulocomus, GouLp, P.Z. S., 1833, p. 38 — Mon. Rhamph., tb. XVIIT.

PI. supra fusco olivaceus, sublus dilule sulphureus; pileo plumis lamelliformibus recurvalis, nigris, politis; collo postico, interscapulio uropygioque obseure sanguineis ; qula genisque albido sulphureis nigro punclulatis ; torque abdominali hypochondriisque sanguineis; pectore rubro subundulato; tibiis olivaceis flavido variis.

g Ad. — Sommet de la tête couvert de plumes noires, qui dans leur moitié terminale sont transformées en une lamelle cornée large fort polie et recourbée en dedans, formant une chevelure frisée; le cou postérieur, la région interscapulaire et le croupion sont d’un rouge sanguin foncé, distinctement plus foncé au haut du premier, et à plumes transformées à l'extrémité en une lamelle oblongue, peu large et droite; bas du dos, ailes et queue d’une couleur olive foncée; la région voisine du croupion variée de raies rouges, peu régulières; sus-caudales olives entourées de rougéâtre. Le fond des parties inférieures du corps d’un jaune sulfureux avec une bande rouge sang à travers l’abdomen, et les flancs de cette dernière couleur; toute la poitrine est variée par l'extrémité des plumes rouge, à barbes désunies, y formant des raies transversales peu régulières, de plus en plus fines en approchant du cou; la gorge et la partie emplumée des joues sont d'un sulfureux blanchâtre moucheté de rares taches noirâtres, tectrices auriculaires d’un brun foncé varié de blanc; toutes les plumes des côtés du visage et de la gorge sont transformées dans leur moitié terminale en une lamelle longue, graduellement élargie vers l'extrémité, blanche, terminée de noir; les tibias olives, variés de jaunâtre. Sous-alaires et bord interne des rémiges dans leur partie basale d’un blanc de crème. Sommet de la mâchoire d'un marron rougeâtre, bordé des deux côtés d’une raie blanc grisâtre; le reste des côtés est brun olivâtre, bordé inférieurement d'une ligne blanche dentelée; mandibule blanche d'ivoire à extrémité orangée pâle; pattes olives.

Longueur de l'aile, 145; queue, 170; bec, 92; tarse, 30; doigt médian, 32; ongle, 1?; hauteur du bec, 35 millimètres.

Description faite d’après un exemplaire du haut Amazones (coll. BERLEPSCH) ; Chamicuros, Santa Cruz, Chayavetas, Xeveros (BARTLETT).

1053. — Selenidera Reinwardti

Pteroglossus Reinwardti, WaGL., Syst. Av., sp. 11 — GouLrn, PN225S;, 4885, ,p: 197:

Selenidera Reinwardti, GouLp, Monogr. Rhamph., {b. XXXV — Scz. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 753; 1873, p. 298 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 45.

S. supra olivaceo viridis ; capile, qua, collo loto, pectore abdomineque medio coracino nigris, Loris cum regione oculari latissime nudis; regione auriculari auranliaca : semnitorque colli posterioris sulphureo; hypochondriis rufis flavido tinclis ; crisso griseo olivaceo; tibiis caslanetïs ; subcaudalibus sanguineïs ; cauda dorso obscuriore castaneo terminata. Rostrum basi sordide rubrum, dorso apiceque nigricans; pedes plumbei.

154 ORNITHOLOGTE

Fem. capile colloque postico fusco castaneis; subtus dilutior ; regione auriculari brunnea; subcaudalibus sordide rubris.

SG D'un vert olive foncé en dessus, à sommet de la tête, tout le cou et tout le dessous jusqu'au milieu du bas-ventre d’un noir intense lustré de vert bleuâtre; le noir du cou postérieur séparé de la couleur du dos par une raie étroite d’un jaune soufré; les lores et le tour des yeux largement dénués ; région auriculaire longuement jaune orangée par-devant, passant au jaune citron en arrière en se prolongeant largement le long des côtés de la nuque; côtés du ventre d'un roux marron foncé varié de plumes antérieures orangées; région anale olive sale; tibias d'un marron foncé; sous-caudales rouges sang. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges noirâtres, à barbe externe des secondaires de la couleur des tectrices; les primaires bordées extérieurement d'olive et toutes largement de jaunâtre pâle intérieurement. Queue plus foncée que le dos, à rectrices terminées d'une tache roux marron, à l'exception des deux latérales de chaque côté de la queue et la page inférieure plus pâle. Bec d’un rouge sale dans sa plus grande moitié basale et noirâtre au dos et à l'extrémité, avec une raie blanchâtre le long des trois premieres dents; pattes plombées; iris gris très foncé devant et derrière la prunelle, ce qui donne à cette derniere l'apparence oblongue, jaune au-dessus et au-dessous de la prunelle, le tout entouré de vert.

Le mâle d'Yurimaguas a les flancs du ventre d’un jaune safran nuancé cà et là de rouge.

Q Différe du mâle par le sommet de la tète et le cou d’un marron foncé également séparé de la couleur du dos par une raie soufrée; tout le dessous du corps est d’une nuance un peu moins foncée que celle de la tête; les flancs du ventre d'un jaune safrané sale, mélangé avec quelques plumes marron; région anale olive grisätre; sous-caudales d’un pourpre sale; une grosse tache auriculaire brun olivâtre. Ailes et queue comme celles du mâle, ainsi que le bec et les pattes.

g' Longueur de l'aile, 133; queue, 118; bec, 70; tarse, 30 millimètres.

Chayavetas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN); entre Moyobamba et Tarapoto, Tarapoto, Balsapuerto (coll. RAIMONDI).

1054. — Selenidera Langsdorffi

Pteroglossus Langsdorffi, WaGL., Syst. Av., sp. 12 — Gour», PAZAS,11835; p. 157.

Selenidera Langsdorffi, Gouzp, Monogr. Rhamph., tb. XXXIII

— TscH., Faun. Peru., pp. 42 et 261 — Scu. et SaLv., P. Z.$8S., 1866, p. 495; 1873, p. 298 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109. Selenidera Reinwardti, Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548.

S. supra olivaceo viridis; capite, qula, collo toto, pectore abdomineque medio coracino nigris; loris cum regione oculari latissime nudis cæruleo viridibus ; regione auriculari el semilorque colli posterioris flavis; hypochondriis croceis ; ventre medio pallide olivaceo; libiis castaneis; subcatdalibus sanguineis ; cauda dorso concolore, castanco terminala. Rostrum nigricans, basi corneum ; pedes plumbei.

Fem. capite supra, colloque poslico fusco castaneis; quia lalissüme, peclore abdomineque medio dilutioribus; regione auriculari olivacea; hypochondriis cilrinis.

g Ad. — D'un vert olivâtre en dessus, à tête, tout le cou, la poitrine et le milieu de l'abdomen d’un noir intense lustré de vert bleuâtre; le noir du cou postérieur séparé de la couleur du dos par une raie jaune soufrée, peu large; les côtés du croupion enduits plus ou moins de marron; les lores et le tour des yeux largement nus d’une couleur verte bleuâtre; la région auriculaire largement jaune orangée par-devant et de jaune citron en arrière de l'oreille, prolongé le long des côtés de la nuque en s'atténuant graduellement, pour se terminer en pointe; côtés du ventre d’un orangé intense, milieu du bas-ventre olive pâle; les côtés de ce dernier et les tibias d’un marron foncé; sous-caudales rouge sang. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges brunes noirâtres, à barbe externe des secondaires de la couleur des tectrices, les primaires bordées extérieurement d'olive dans leur moitié basale; toutes intérieurement d’un jaune pâle. Queue plus foncée que le dos, terminée de marron, à page inférieure beaucoup plus pâle. Bec corné noirâtre à base cornée olivâtre, beaucoup plus largement sur la mandibule inférieure; pattes plombées.

Q Diffère par le sommet de la tête et le cou postérieur d'un marron foncé, d'un marron beaucoup plus clair en dessous à la place du noir du mâle; région auriculaire également disposée, mais olive; flanes du ventre d’un jaune limonacé, ceux du bas-ventre d'un vert olive. fris brun olive, entouré d'une bordure vert jaunâtre.

d Longueur de l'aile, 130; queue, 115; bec, 76; tarse, 32; doigt médian, 26; ongle, 12? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 132; queue, 120; bec, 68; tarse, 30; doigt médian, 29; ongle, 1? millimètres.

Monterico (JELSKI); Coshiboya, Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT).

1055. — Selenidera Gouldi

Pteroglossus Gouldi, NaTT., P. Z. $S., 1837, p. 44 — GouLp, Icon. Av., tb. VII — Tscu., Faun. Peru., pp. 42 et 261.

Selenidera Gouldi, GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XXXII — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

S. supra olivaceo viridis; capile, qua, collo lolo, pectore abdomineque medio coracino nigris; loris cum regione circumoculari lalissime nudis; regione auriculari sulphureo ; hypochondriis aurantiacis ; ventre medio pallide olivaceo ; crisso rubro; subcaudalibus libiisque caslaneis; cauda caslaneo lerminalta. Rostrum olivaceo nigricans; apice flavidum; mandibula medio longissime eburnea; pedes plumbeo nigricantes.

Fe. capile cum collo poslico caslaneo; qua lalissime, peclore abdomineque medio dilutioribus ; regione auriculari olivacea; hypochondriis citrinis.

cg Ad. — D'un olive verdâtre en dessus, sur les ailes et la queue; noir lustré de vert bleuâtre sur la tête, le cou entier, la poitrine et le milieu du haut de l'abdomen; les lores et un large espace autour de l'œil dénués; région auriculaire occupée par une large bande d'un jaune citron obscur et d’un jaune soufré dans sa partie postérieure; flancs du ventre d’un jaune orangé sale; milieu du bas-ventre olive pâle; sous-caudales antérieures rouges, les postérieures et les tibias d'un marron foncé; barbe interne des rémiges brun grisâtre; sous-alaires et bord interne des rémiges d’un blanc légèrement jaunâtre; rectrices terminées d'un marron foncé. Bec olive noirâtre dans la plus grande moitié de la mandibule supérieure et blanc jaunâtre à son extrémité, le bord blanc interrompu par quelques taches noires; la mandibule inférieure courtement olive, puis d’un blanc d'ivoire avec une tache antéapicale noirâtre et l'extrémité blanc jaunâtre; pattes plombées olivâtres.

Q Diffère du mâle par le sommet de la tête et le cou postérieur d’un marron obscur; la couleur de la gorge et de la poitrine beaucoup plus pâle que celle de la tête; d’un marron olive sur l'abdomen; un petit collier jaunâtre derriere le roux du cou; région auriculaire olive; le foncé de la mandibule supérieure bordé de blanc à la naissance du bec; point d'olive sur la mandibule inférieure.

g' Longueur de laile, 127; queue, 106; bec, 58; tarse, 33; hauteur du bec, 25 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 125; queue, 105; bec, 54; tarse, 31; hauteur du bec, 23 millimètres.

Description faite d'après les oiseaux brésiliens de la collection de M, Sclater. Fide TSCHUDIX,

1056. — Andigena hypoglaucus

Pteroglossus hypoglaucus, GouLp, P. Z.$S., 1833, p. 70.

Andigena hypoglaucus, GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XXX VIII — Sc. et SaLv., P. Z.S., 1873, p. 186 — Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

Andigena cucullatus, Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548; 18892, p. 45.

A. dorso tectricibusque alarum ex olivaceo brunneis; pileo nigro; uropygio sulphureo; sublus annuloque nuchali cinereo cyaneis; tibiis obscure caslaneis ; remigibus tectricibusque caudæ superioribus obscure viridibus; subalaribus coccineis ; cauda nigra rufo lterminata. Rostrum basi flavum, nigro transfasciatum, supra rubrum, mandibula dimidio basali nigra; pedes plumbei; iris viridi flava.

c Ad. — Dos brun marron foncé tirant sur l'olivâtre; sommet de la tête d’un noir luisant, croupion jaune sulfureux; tout le dessous du corps et un anneau collaire sont d'un bleu cendré, plus foncé sur la gorge et le plus clair au cou ainsi qu'au bas-ventre; jambes d'un marron rougeître foncé; sous-caudales d’un rouge vermillon. Tectrices alaires de la couleur du dos; les grandes tectrices alaires, les sous-caudales et rémiges extérieurement d’un vert foncé; la bande interne des rémiges ainsi que la grande partie terminale des externes dans les primaires noirâtres; sous-alaires blanchâtres sales. Queue noire, à rectrices médianes et les submédianes terminées de roux. Mâchoire rouge de cire à cacheter au dos et dans la moitié terminale, jaune sur les côtés de la moitié basale et sur toute la moitié de la mandibule, la terminale de cette dernière noire; les deux mandibules ont en outre une large raie noire à travers les côtés, voisines de la base du bec; la couleur jaune est pure sur la base de la mandibule, tandis que celle du reste est verdâtre. Peau nue devant l'œil d’un bleu clair, pattes d’un gris olivâtre, à ongles d’un corné noirâtre; iris jaune verdâtre.

Q Est semblable en tout au mâle et n'en est distincte que par le bec moins long. Iris vert.

La jeune femelle a le manteau tirant beaucoup plus fort sur l'olive; les rectrices bordées de verdâtre dans leur moitié basale; le rouge du bec moins pur, tirant sur le brunâtre; iris vert clair.

g Longueur totale, 508; vol, 593; aile, 175; queue, 167; bec, 106; tarse, 40 millimètres.

Q Longueur totale, 480; vol, 590; aile, 175; queue, 165; bec, 90; tarse,

Pumamarca, au Pérou central (JELSK1); Chachapoyaset Tamiapampa (STOLZMANN).

« Aux environs de Tamiapampa et de Chachapoyas on le trouve dans la hauteur

de 9,000 pieds. Il n’y est pas très commun; se tient en troupes peu nombreuses et rarement par paires. On le rencontre ordinairement dans la forêt, quelquefois sur les lisières des bois dans les broussailles assez basses. Il est peu craintif et se laisse approcher à une petite distance » (STOLZMANN).

1057. — Andigena laminirostris

GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XXXVII — Cass., Proc. Ac. Philad., 4867, p. 122 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

A. dorso teclricibusque alarum olivaceis ; pileo cum nucha nigro; uropygio pallide sulphureo; sublus lateribusque capilis et colli ex cinereo cæruleis; lateribus veñntris aurantiacis ; tibiis fusco castaneis ; subcaudalibus coccineis ; cauda plumbea, apice rufa. Rostrum nigrum, laleribus inaxillæ macula magna eburnea; pedes olivaceti.

g Ad. — Dos olive foncé, tirant légèrement au roussâtre; le noir intense occupe le sommet de la tête et la nuque, le soufré pâle sur le croupion; les tectrices supérieures de la queue sont d'un olive obscur; le dessous du corps, ainsi que la partie emplumée des côtés de la tête et du cou sont d’un bleu tirant un peu au cendré; les côtés du ventre orangés; jambes d'un marron foncé; sous-caudales d’un rouge vermillon. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges noiràtres, bordées largement d'olive sur la barbe externe; sous-alaires cendrées. Queue plombée bleuâtre, à quatre rectrices médianes longuement terminées de roux. Bec noir, à base tirant au rougeâtre, plus longuement sur la mandibule inférieure; sur chacun des côtés de la mâchoire se trouve une grosse tache d'un blanc d'ivoire, dont le bord antérieur est détaché et collé sur la surface; pattes olives.

Montañas del Pangoa (coll. RAIMONDI).

1058. — Aulacorhamphus derbianus

Pteroglossus derbianus, GouLp, P. Z. S., 1855, p. 49 — Tscrr., Faun. Peru., pp. 42 et 261.

Aulacorhamphus derbianus, GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XLIIT — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 109.

Aulacorhynchus derbianus, Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 549.

A. supra ex olivaceo viridis; subtus vivide viridis; macula magna cervicali genisque antice cæruleis; quia el superciliis albis poslice cærulescente lavatis ; remigibus nigricantibus, pogonio exlerno secundariorum «dorso concolori; subalaribus et margine inlerno remiqum flavidis; cauda obscure viridi apice cærulescente, rectricibus binis mediis lale brunnescente casltaneo lerminatis. Rostrum nigrumm, basi el apice obscure purpureum, margine basali laterali albo; pedes plumbei; iris brunnea.

œ Vert foncé en dessus, plus fortement enduit d'olive au cou et sur le devant du dos que VA. atrogularis ; sommet de la tête plus foncé, au milieu de la partie cervicale se trouve une grande tache bleue plus où moins accentuée; la bande sourcilière est blanche, lavée de bleu en arrière; Ja partie antérieure des joues emplumées est d’un bleu pâle; gorge blanche lavée postérieurement de bleu, ainsi que le bas des joues vis-à-vis la mandibule inférieure; tout le dessous est d’un vert clair tirant au jaunâtre dans certaines directions de la lumière. Rémiges noirâtres, à barbe externe dans les secondaires et à la base des primaires postérieures d’un vert olivâtre; sous-alaires et bordure interne des rémiges jaunâtres; rectrices d’un vert olivâtre foncé, tirant légèrement au bleuâtre dans la moitié terminale; les deux médianes largement terminées de marron brunâtre, cette couleur profondément échancrée au milieu des pennes et bordée d’une ligne foncée. Bec noir, à base pourprée presque de sang sur les côtés et bordée latéralement d’un rebord blanc; le rouge occupe aussi le haut des côtés de la mandibule supérieure dans le tiers terminal du bec; pattes plombées ; iris rouge brunâtre.

Longueur de l'aile, 140; queue, 143 ; bec, 97; tarse, 34; doigt médian, ?8; ongle, 13 millimètres.

Région forestière subandine jusqu’à 3,000 pieds d'altitude (TscHuDI); Monterico, Amable Maria (JELSK1).

1059. — Aulacorhamphus atrogularis

Fteroglossus atrogularis, STURM., Goulds Rhamph. — Tscx., Faun. Peru., pp. 42 et 262.

Aulacorhamphus atrogularis, Goucp, Monogr. Rhamph., tb. L — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 110.

Aulacorhynchus atrogularis, Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 548.

A. supra ex olivaceo viridis, sublus vivide viridis ; qua et genis antice nigerrimis linea cærulescente circumscriplis; subcaudalibus castaneis; remigibus nigricantibus, pogonio externo secundarioruin dorso concolori, subalaribus et margine interno remigum flavidis; rectricibus obscure viridibus, ante apicem

cærulescentibus brunnescente castaneo terminalis. Rostrum nigrum, mandibula superiori basi aurantiaco marginata, supra latissime flava, mandibula inferiori basi alba; pedes olivaceo plumbei; iris brunnea.

g' Vert foncé en dessus, enduit légèrement d’olivâtre au cou et sur le devant du dos; moins au sommet de la tête et presque point au croupion et les tectrices alaires; tout le dessous du corps d'un beau vert clair, tirant légèrement au jaunàtre’ dans certaines directions de la lumière; le noir intense occupe la partie antérieure des joues jusqu'à l’angle postérieur de l'œil en s’approchant de la base de la mandibule inférieure et toute la gorge, finement entouré de bleuâtre plus ou moins distinct; sous-caudales marron foncé. Rémiges noires, à barbe externe verte dans la partie basale des primaires et entière dans les secondaires, et lavée d'olive à l'extrémité des primaires postérieures; les sous-alaires et le bord interne de toutes les rémiges d'un jaune pâle. Queue verte, tirant légèrement au verdâtre près de l'extrémité, qui est marron brunâtre séparée du vert par une ligne noirâtre. Bec noir à mandibule supérieure bordée à la base d’une raie orangée, avec une bordure blanche sur la face dorsale, cette dernière ainsi que la moitié supérieure des côtés de cette mandibule est d’un jaune citron en laissant au dos une tache noire et une raie linéaire séparant le jaune de la bordure basale; la base de la mandibule inférieure est d’un blanc prolongé sur les côtés des deux branches; tout le dessous est jaune; pattes olive verdâtre,; iris brun café.

Longueur de l'aile, 126; queue, 124; bec, 83; tarse, 33; doigt médian, 26; ongle, 11 millimètres.

Région forestière subandine jusqu'à 3,000 pieds d'altitude (TSCHUDI) ; Monterico (JELSKI).

1060. — Aulacorhamphus cæruleocinctus

Pteroglossus cæruleocinctus, TscH., Consp. Av., no 242 — Faun. Peru., pp. 42 et 263.

Aulacorhynchus cæruleocinctus, D'OrRB., Voy. Amér. Mér., p. 382, tb. LXVI, fig. 2 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548.

Aulacorhamphus cæruleocinctus, GouLD, Monogr. Rhamph., tb. XLI — Scu. et Sazv., Nom. Av. Neotr., p. 109.

Pteroglossus Lichtensteini, STuRM in Goulds Rhamph.

À. supra olivaceo viridis, subltus ex flavido vivide viridis; uropygio medio obscure purpureo; gula genisque antice albis cæruleo cireumscriplis ; superciliis albis cæruleo lavalis; torque subpeclorali cæruleo; remigibus nigricantibus, pogonio exlerno dorso concolore; subalaribus margineque interno remigum

flavidis; cauda olivaceo viridis, rectricibus mediis et submediis castaneo terminatis. Rostrum corneo plumbeum ; apice latissime corneo albidum; pedes viridi olivacei; iris pallide straminea.

gd Vert olivâtre en dessus, à sommet de la tête plus foncé et plus olive, d’un vert clair en dessous, tirant au jaunâtre dans certaines directions de la lumière, surtout sur l'abdomen; le milieu du croupion est occupé par une grande tache d’un pourpré foncé, sous-caudales d’un jaune verdâtre ; un large sourcil blanc lavé de bleuûtre; la gorge et le bas du devant des joues sont blancs entourés d’une large bordure d’un bleu de ciel; une bande plus large passe depuis les épaules à travers le bas de la poitrine. Rémiges noiràtres, à barbe externe dans les secondaires et dans la partie basale des primaires vert olivätre; les sous-alaires et la bordure interne des rémiges jaunâtres pâles; rectrices d’un vert olivâtre foncé, à extrémité dans les quatre médianes marron brunâtre; la page inférieure de la queue d’un vert bleuâtre pâle. Bec corné bleuâtre dans la moitié basale et blanchätre dans la terminale; tarse olive verdâtre; iris jaune paille pâle.

Q Longueur de l'aile, 142; queue, 142; bec, 82; tarse, 34; doigt médian, 27; ongle, 11 millimètres.

« Le cri de ce ptéroglosse est semblable à celui d’une corneïlle, maïs il est plus varié. Il se perche également sur les arbres élevés, comme sur les arbrisseaux. Il fait avec la tête et la queue différentes grimaces. Au lever du soleil il se perche entre les branches dans un lieu éclairé, arrangeant les plumes avec le bec et les pattes, Dans l'estomac je n'ai trouvé que des insectes » (JELSKI).

« Elle se tient au plus épais des bois, dans les ravins où son cri la fait découvrir, car son plumage la confondait avec le feuillage. Elle se nourrit de fruits qu’elle jette en l'air pour les recevoir ensuite. Son cri souvent répété, lui a fait par imitation, donner par les Espagnols le nom de Dios dara (Dieu vous donnera) » (D'ORBIGNY).

Région forestière subandine entre 6,000 et 8,000 pieds d'altitude (TSCHUDI): Monterico, Chilpes, Ropaybamba (JELSKI).

1061. — Aulacorhamphus hæmatopygius

GouLp, Monogr. Rhamph., tb. XLV — Cass., Proc. Acad. Philad., 1867, p. 119.

Pteroglossus hæmatopygus, GouLp, P. Z. S., 1834, IT, p. 147.

Aulacops hæmatopygus, Gr., H. List B. Brit. Mus., IT, p.136.

A. supra ex olivaceo viridis; sublus læte viridis, pectore subcærulescente induto; uropygio sanguineo; subalaribus, margineque interno remigum flavescentibus; campterio flavo; rectricibus lale fusco castaneo terminatis. Rostrum obscure rubrum; lateribus basi albo marginatis ; pedes olivaceo plumbei.

g'et Q — D'un vert assez obscur en dessus, enduit d'olive sur la région interscapulaire; le vert des côtés du visage plus vif et plus clair, à tectrices auriculaires tirant un peu sur l’olive jaunâtre; le dessous du corps est d’un beau vert clair, tirant un peu au bleuâtre sur la poitrine et au jaunâtre sur les flancs; croupion postérieur d’un rouge sang foncé. Ailes d'un vert à peu près comme celui du dos, à barbe interne des rémiges noirâtre; la barbe externe dans la partie terminale des primaires de la couleur de l'interne; sous-alaires jaunâtres pâles; bord interne des rémiges d’un jaunâtre de crème; pli de l'aile jaune. Queue d'un vert plus foncé que les ailes, tirant au bleuâtre dans sa partie terminale, les quatre rectrices médianes longuement terminées de marron foncé. Peau nue autour des yeux rouge; bec d’un rouge très foncé et plus obscur, presque noirâtre dans sa moitie terminale; à base bordée de blanc sur les côtés, plus longuement sur la mandibule inférieure; pattes plombées olivâtres.

Longueur de Paile, 130-133; queue, 136-180; bec, 85-110; tarse, 33-40 millimetres.

Description faite d’après les oiseaux de l’Ecuador occidental, recueillis par Stolzmann.

FAMILLE TROGONIDÆ

1062. — Trogon collaris

Trogon collaris, VieiL., Enc. Méth., p. 1362 — GouLp, Monogr. Trog., tb. V — Sc. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 193; 1873, p. 293 — Nomencl. Av. Neotr., p. 104 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 547; 1880, p. 210; 1882, p. 48.

Trogon curucui, Wien.

Trogon auratus, Sws., Two Centur. B., p. 329 — B. Brasil., tb. LXI, LXII.

Trogon castaneus, SPix, Av. Bras., I, p. 48, tb. XXXVII, Q.

Trogon rosalba, HARTL., Verz. Mus. Bremen., p. 12.

T. supra et pectore aureo viridis; fronte, quia facieque tota nigris; torque pectorali albo; abdomine subcaudalibusque coccineis ; alis nigris, tectricibus superioribus et pogonio externo secundariorum albo subtililer vermiculatis ; margine exlerno primariorum albo; rectricibus mediis viridibus, nigro terminatis, submediis et intermediis pogonio externo viridi; reliquis albo nigroque fasciatis et albo late terminatis. Rostrum aurantiacum ; pedes grisei; iris fusco brunnea.

Fem. rufescente brunnea; torque pectorali albo, abdomine subcaudalibusque roseis ; tectricibus alarum rufis nigro vermiculalis ; rectricibus mediis brunneo cinnamometis, apice nigris; lateralibus nigris albo externe marginatis et late terminatis.

g Vert doré brillant en dessus, sur la poitrine et le devant du cou, à visage d'un noir mat comprenant le front, les lores, tous les côtés de la tête jusqu’au bout des tectrices auriculaires et la gorge; une bande blanche au-dessous de la poitrine, un peu plus large au milieu et atténuée dans ses extrémités, séparant dans toute sa largeur le vert métallique de la poitrine du rouge carminé occupant tout l’abdomen, les sous-caudales sont du même rouge, mais un peu moins fort. Ailes noires, à tectrices et la barbe externe des rémiges secondaires finement vermiculées de blanc, de sorte que les lignes des deux couleurs sont d’une largeur presque égale, distinctement plus larges sur les tectrices que sur les rémiges; barbe externe des rémiges primaires bordée d’une ligne blanche, pure sur la moitié basale des pennes et interrompue par de petites taches noirâtres sur le reste; sous-alaires noires vermiculées de blanc; barbe interne des rémiges blanche

à la base. Les deux rectrices médianes vert doré, terminées d'une raie noir mat, les deux paires suivantes vertes sur la barbe externe, noires sur l'interne et terminées également de noir sur la barbe externe; les autres noires rayées en travers de blanc, ces raies aussi larges ou plus larges que les noires sont complètes sur toute la largeur de la partie terminale des pennes, puis interrompues au milieu de plus en plus largement, de sorte qu’elles se réduisent vers la base des plumes à des taches transversales sur les bords des deux barbes, et se perdent en entier sur la partie basale; sur la troisième rectrice il y a 6 ou 7 raies complètes; sur la deuxième, 9; sur la première, 10 ou 11; toutes les trois terminées longuement de blanc, la bande sur la troisième est de 15 millimètres. Bec jaune orangé; pattes d'un brun jaunâtre; iris brun foncé.

Le jeune mâle dans son deuxième plumage a le vert moins doré, le rouge du dessous moins intense et moins pur, le blanc de la vermiculation alaire plus ou moins lavé de roussâtre, les rectrices d’un vert moins pur et moins brillant, passant graduellement au roux brunâtre vers l'extrémité des pennes, moucheté plus ou moins de noirâtre, terminées d’une fine bordure noirâtre; les deux suivantes à barbe externe vert sombre dans la moitié basale et d’un roux brunâtre dans la terminale; les raies blanches sur les rectrices latérales moins régulières, la barbe externe plus blanche variée de raies irrégulières noires et mouchetée vers la base de roussâtre dans la deuxième et plus fortement sur la troisième. Mandibule supérieure d'un corné jaunâtre.

Q D'un brun roussâtre pâle en dessus, sur la gorge et la poitrine sans rien de noir au visage, abdomen rosé, bande pectorale blanche comme chez le mâle. Les tectrices alaires et la barbe externe des rémiges secondaires vermiculées de noir et de roussâtre; rémiges primaires comme celles du mâle. Rectrices médianes d’un cannelle brunâtre terminées d’une bande noire, les deux suivantes cannelle brunâtre sur la barbe externe et noires sur l’interne et l’extrémité des deux; les trois autres de chaque côté de la queue noires, bordées et terminées de blanc, moucheté rarement de noir, le noir varié de roussâtre au voisinage de la bordure blanche; l'extrémité blanche séparée par une raie noire. Bec corné en dessus, jaune en dessous; pattes comme celles du mâle; iris brun foncé.

G' Longueur totale, 270-283; vol, 379-382; aile, 125; queue, 140; bec, 23; tarse, 10; doigt médian, 13; ongle, 8 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 120; queue, 130; bec, 22; tarse, 10; doigt médian,

OBSERVATIONS. — Les mâles varient dans l'intensité de la nuance dorée et dans ‘la largeur des raies blanches sur les rectrices latérales, qui dans les uns sont aussi larges que les noires, tandis que dans les autres elles sont considérablement plus larges.

Monterico, Soriano, Amable Maria (JELSK1); Cutervo, Huambo (STOLZMANN); Ucayali supérieur et inférieur, Chamicuros (BARTLETT).

Selon Stolzmann, il séjourne dans les forêts par paires ou isolé, dans la moyenne hauteur des arbres.

de

1065. — Trogon variegatus

Six, Av. Bras., 1, p. 49, tb. XXXVIIT, a — GouLp, Monogr. Trog., tb. V.— Scz. et Sarv., P. Z. S., 4866, p. 193; 1873, p. 295 — Nomencl. Av. Neotr., p. 104.

Trogon purpuratus, Sws., Two Cent. B., p. 330

T. supra aureo viridis, capile supra pectoreque sapphirinis; fronte, genis colloque nigris ; uropygio cæruleo induto ; abdomine subeaudalibusque coccineis ; fascia alba pectorali brevissima ; humeris viridibus ; tectricibus alarum cinereo nigroque tenuissime vermiculalis ; remigibus primariis albo tenuissime marginalis ; rectricibus mediis cæruleo viridibus, nigro terminatis; submediis nigris pogonio externo viridi, reliquis albo nigroque transfascialis, apice late albis. Rostrum olivaceo flavum ; pedes brunneï.

Fem. supra pectoreque plumbea, rectricibus mediis schislaceis nigro terminalis.

g' Ad. — Vert doré au dos et les scapulaires, passant au vert bleuâtre sur le croupion et les tectrices supérieures de la queue, le sommet de la tête et la poitrine d’un beau saphiré intense, passant au violet sous certain jour; front, côtés de la tête et gorge noir intense; le reste du dessous d’une belle couleur rouge écarlate avec la bande blanche pectorale courte, réduite au milieu même de cette partie. Petites tectrices alaires vertes le long de l’avant-bras, les autres, ainsi que la barbe externe des rémiges tertiaires et des secondaires voisines vermiculées très finement de cendré blanchâtre et de noir, tandis que les grandes tectrices primaires et les plumes de l’alule sont noires; rémiges noires, à barbe externe des primaires bordée finement de blanc; sous-alaires grises avec un espace blanc sur le milieu de l'aile; base de la barbe interne des rémiges blanche. Les deux rectrices médianes d’un vert bleuâtre terminées d’une bande noire; les submédianes et les suivantes noires à barbe externe verte en laissant une bande terminale noire; les autres noires rayées en travers de blanc et terminées largement de cette dernière couleur, excepté la barbe interne de la troisième où il n'y a pas de raies blanches complètes. Bec jaune olivâtre; tarse brun foncé.

Q D'un cendré ardoisé en dessus, le cou antérieur, la poitrine et les flancs; d'un rouge un peu moins intense que celui du mâle en dessous, à bande pectorale blanche également courte. Ailes noires, à tectrices traversées par des lignes blanches fines, assez distanciées entre elles; barbe externe des rémiges tertiaires et des secondaires voisines variée de raies beaucoup plus grosses; bordures blanches des rémiges primaires plus larges que chez le mâle. Rectrices médianes ardoisées, à barbe terminale noire; les suivantes noires presque en entier; les trois latérales de chaque côté

de la queue noires, largement blanches à l'extérieur et au bout, à barbe externe traversée de quelques raies noires ou sans ces raies. g Longueur de l'aile, 126; queue, 130; bec, 28; tarse, 16 millimetres. Q — 10 RS DE RENTE UE —

Description des oiseaux du Rio Napo de la collection de M. Sclater. Ucayali supérieur (BARTLETT).

1064. — Trogon personatus propinquus

Trogon propinquus, Cas. et HEIN., Mus. Hein., IV, I, p. 175.

Trogon heliothrix, Tacz., P. Z.S., 1882, p. 43.

Trogon personatus propinquus, BERL. et Tacz., P. Z.S., 1884, p- 307.

T. supra et pectore viridi auratus, capite uropygioque viridioribus; fronte, gula lateribusque capitis nigris; torque pectorali albo; abdomine subcaudalibusque coccineis; alis nigris, tectricibus superioribus et pogonio externo secundariorum albo sublilissime vermiculatis ; margine externo primariorum albo ; rectricibus mediis æneo viridibus nigro terminatis; submediis et intermediis pogonio exlerno viridi æneo; reliquis nigris, albo late terminatis, et lineolis transversalibus albis variis. Rostrum flavo aurantiacum ; pedes griseo flavidi ; iris fusco brunnea.

Fem. rufo brunnea; fronte, qula laleribusque capitis nigris ; torque pectorali albo; abdomine subcaudalibusque coccineis; tectricibus alarum et pogonio exælerno remigum secundariorum albo sublilissime vermiculatis; rectricibus mediis fusco cinnamomeis nigro terminatis, rectricibus ternis lateralibus nigris albo terminatis, lineolis albis maris latioribus.

Ad. — Vert brillant en dessus, à éclat doré très fort sur tout le dos et les scapulaires ; diminuant d'intensité sur le croupion graduellement et se perdant presque en entier sur les sus-caudales ; le sommet de la tête est aussi d’un vert presque pur et prenant une légère teinte dorée dans certaines directions de la lumière; le vert de la poitrine est doré, mais moins fort que le dos; le front, tous les côtés de la tête et la gorge d’un noir intense mat; la raie pectorale blanche comme dans les autres; le reste du dessous d’un rouge carminé intense. Ailes noires, à tectrices petites du devant même de l'aile terminées de vert obscur, toutes les autres vermiculées très finement de blanc, la barbe externe des rémiges secondaires à vermiculation blanche si subtile qu'elle est à peine visible à lœil nu; rémiges primaires bordées à l'extérieur d’une ligne blanche, pure dans la moitié basale et mouchetée de noir dans la terminale; sous-alaires d’un schistacé foncé, barbe interne des rémiges blanche à la base. Les deux

rectrices médianes et la barbe externe des deux rectrices suivantes d’un vert bronzé obscur, terminées par une raie noire; les trois paires latérales noires traversées de lignes blanches, complètes au voisinage de l'extrémité terminale blanche, puis réduites à la barbe externe et le bord de l’interne; il y en a une ou deux sur la troisième, sept sur la deuxième et quatre ou cinq sur la première; sur la troisième l'extrémité blanche est longue de 20-22 millimètres. Bec jaune de cire; pattes gris jaunâtre; 1ris brun foncé.

Q Parties supérieures du corps d’un roux brunâtre plus sombre au sommet de la tête et le plus clair et le plus roussâtre sur le croupion, où le fond est légèrement subondulé de foncé et de roussâtre clair; poitrine d’un roussâtre aussi clair que celui du croupion, mais d’une nuance uniforme; masque facial noir comme chez le mâle; bande blanche pectorale comme dans ce dernier; le rouge de l'abdomen et des sous-caudales un peu moins intense. Les ailes diffèrent en ce que la vermiculation blanche est tout à fait égale sur les rémiges secondaires et les tectrices, lavée cà et là de roussâtre; les bordures des petites tectrices du bord même de l'aile roussâtres; les bordures blanches des rémiges moins mouchetées de foncé dans leur partie terminale. Dans la queue le vert du mâle est remplacé par le cannelle obscur, la bande terminale des médianes précédée par une raie d’un fauve clair, devant laquelle il y a une moucheture noire sur le fond cannelle; sur les trois paires latérales les lignes blanches sont considérablement plus grosses, l'extrémité blanche moins longue. Bec presque aussi jaune que celui du mâle, passant un peu au corné sur le dessus de la mandibule supérieure.

Le mâle moins adulte differe de ce dernier par l'éclat doré moins fort sur le dos et la poitrine; le rouge du dessous moins intense; la plus grande différence consiste dans les trois rectrices latérales, qui comme dans toutes les autres espèces du même âge sont atténuées à l'extrémité et ont les lignes blanches aussi larges que dans la femelle et irrégulières.

g' Longueur de l'aile, 125; queue, 143; bec, 20; tarse, 13; doigt médian, 12; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 132; queue, 152; bec, 20; tarse, 13 millimètres.

Cutervo, 9,900 pieds; Tamiapampa, 8,900 pieds; assez commun dans les forêts (STOLZMANN).

OBSERVATIONS. — Cet oiseau ne diffère de l’espèce typique de Bogota que par les dimensions un peu moins fortes et plus sensiblement par le bec beaucoup plus large et long.

1065. — Trogon personatus heliothrix

Trogon heliothrix, TscH., Faun. Peru., pp. 4 et 257 — Scr. et SALV., P. Z. S., 1869, p. 598 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 547.

T. supra aureo viridis resplendens, pileo uropygioque cæruleo smaragdineo nilidis; alis nigris albo marginatis ; tectricibus alarum superioribus lineolis innumerabilioribus albis el nigris variis ; rectricibus intermediis duabus dorso aliquantulum saturalioribus, cæteris apice albis et fasciolis transversis, albis el nigris variis ; sublus carmineus; fronte, facie quitureque nigris ; semitorque albo (Tscauni).

cg Ad. — Vert brillant en dessus, sur la poitrine et le devant du cou, à reflet doré au dos et les scapulaires, gagnant d'intensité dans certaines directions de la lumière, tandis qu'au sommet de la tête, au croupion, sur la région jugulaire et le haut de la poitrine une nuance bleuâtre est plus ou moins forte; la bande pectorale blanche comme dans le 7. collaris; le reste du dessous est d’un beau rouge carminé; front, côtés de la tête et gorge d'un noir intense mat. Ailes noires, à petites tectrices du devant même de l'aile terminées de vert; toutes les autres tectrices et la barbe externe des rémiges secondaires vermiculées de lignes blanches tres fines, beaucoup plus subtiles que les raies noires renfermées entre elles, cette vermiculation beaucoup plus fine sur les rémiges que sur les tectrices; rémiges primaires bordées à l’extérieur d’une ligne blanche, dont la moitié basale est pure, tandis que la terminale est finement maculée de noirâtre; sous-alaires noirâtres; bord interne des rémiges blanc à la naissance. Les deux rectrices médianes d’un vert plus foncé qu'au dos, terminées d’une bande noir mat; les deux suivantes de chaque côté à barbe externe verte, l’interne et la bande terminale sur l’externe noire; les trois autres latérales noires, terminées longuement de blanc et traversées dans sa partie terminale de lignes blanches sinueuses très fines, complètes au voisinage de l'extrémité blanche, puis réduites à la barbe externe et au bord même de l'interne et nulles près de la naissance des pennes ; il n’y en a de complètes qu'une ou deux sur la troisième rectrice; huit sur la deuxième, et dix sur la première. Bec jaune de cire; pattes plombées; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 120; queue, 135; bec, 20; tarse, 10; doigt médian, 11;

OBSERVATIONS, — Cette forme a presque les mêmes dimensions que le 7° propinquus et ne diffère que par une nuance bleuâtre sur le vert de la tête, du corps et

des rectrices médianes, le bec plus comprimé et moins gros. TSCHUDI, sans indication de localité; Maraynioc (JELSKI).

1066. —— Trogon melanurus

Trogon curucui, L. — LarTH., J. O., I, p. 200 — Gu., L. S. N., I, p. 403, var. ô.

Trogon strigillatus, Spix, Av. Brasil., p. 49.

Trogon melanurus, Sws., Two Centur. B., p. 329 — ScL. et

SALV., P. Z.S., 1866, p. 193; 1867, pp. 792 et 978; 1869, p. 598; 1873, p.293 — Nomencl. Av. Neotr., p.104 — Tacz., P. Z.S., 1877, p. 328.

Trogon nigricaudatus, Gouzp, Monogr. Trog., tb. XVII.

T. supra et pectore aurato viridis; fronte facieque tota nigra; torque pectorali albo; abdomine subcaudalibusque carmineis; alis nigris, teclricibus superioribus et pogonio exlerno secundariorum albo vermiculatis; margine primariorum albo; cauda nigra, rectricibus mediis viridibus, nigro terminatis, submediis et intermediis pogonio externo viridi; externis albido punctalis. Rostrum aurantiacum ; pedes brunnei; iris fusco brunneu.

Fem. plumbea, subtus dilutior, ventre subcaudalibusque carmineo roseis ; alis caudaque nigris; pogonio exlerno secundariorum et tectricibus alarum alba tenuissime vermiculatis ; primariis externe albo marginaltis.

g Ad. — D'un vert métallique brillant en dessus et sur la poitrine, à reflet doré, passant au cuivreux, le plus fort au dos, et presque nul au croupion et les sus-caudales; une bande blanche pectorale entre la couleur verte de cette dernière et le carminé des parties inférieures du corps; le devant du front et le visage noirs comme dans les autres espèces, mais passant en partie, surtout au front, en vert métallique. Aïles noires, à tectrices et la barbe externe des rémiges secondaires vermiculées de blanc très finement, formant comme dans les autres cet espace paraissant être cendré à une certaine distance; les petites tectrices le long de l’avant-bras d'un vert cuivreux; les rémiges primaires bordées extérieurement de blanc, passant au grisätre par une surface mouchetée de foncé; sous-alaires noirâtres, vermiculées de blanc; bord interne des rémiges blanc à la base. Queue noire à rectrices médianes vertes, terminées par une raie noire, les submédianes et les intermédiaires à barbe externe verte, terminée de noir; l’externe mouchetée finement de blanchâtre, une pareille moucheture, mais encore plus fine, au bord et à l'extrémité de la deuxième rectrice. Bec jaune orangé, à mandibule supérieure noire depuis les narines; pattes grises; iris brun foncé.

Q Plombée en dessus, à poitrine d’une nuance plus claire, prolongée sur l'abdomen; le ventre et les sous-caudales d'un carminé moins intense que celui du mâle. Aïles et queue noirâtres; les tectrices alaires et la barbe externe dans les rémiges secondaires variées par une vermiculation blanchâtre très fine, beaucoup moins prononcée que chez le mâle; les rémiges primaires bordées de blanc comme celles de ce dernier; bord externe de la première rectrice à fine moucheture blanchâtre; sous-alaires plombées. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure orangée; pattes brunes.

g' Longueur totale, 305; vol, 425; aile, 162; queue, 156; bec, 29; tarse, 14; doigt médian, 14; ongle, 8 millimètres.

© Longueur totale, 302; vol, 443 millimètres.

OBSERVATIONS. — L’unique mâle péruvien qui m'est connu se distingue de ceux de Cayenne par l'éclat doré en général beaucoup plus fort, surtout sur les plumes

de la poitrine et au front; par la vermiculation plus fine sur le dessus des aïles, et beaucoup plus nombreuse aux sous-alaires,

Lechugal (STOLZMANN); Nauta, haut Ucayali, Yurimaguas, Xeveros et Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Rio Javari (BATES).

€ Pas rare et se laissant facilement approcher. En s’envolant pour se percher dans le voisinage il crie habituellement cou-cou-cou-cou-cou. Son vol est saccadé à peu près comme celui des pics. De temps en temps il fait entendre un ke-ke-ke... en baïssant la queue. En volant il produit un bruit assez fort. Rarement il s'éloigne plus de 50 pas à la fois et ordinairement il se pose sur les branches inférieures des arbres » (JELSKI).

« J'ajoute encore qu'il se tient ordinairement solitaire ou par paires. Un jour j'en ai vu à Lechugal trois paires perchées sur le même arbre » (STOLZMANN).

Nom espagnol, paloma voquera (paloma — pigeon : voquera = gardien des vaches).

1067. — Trogon viridis

L., S. N., I, p.167 — Srerx., Gen. Zool., IX, p. 11, tb. IV — Scz. et SALV., P. Z. S., 1866, p. 192; 1867, p. 792; 1873, p. 293 — Nom. Av. Neotr., p. 104.

Trogon strigillatus, L., S. N., I, p. 167.

Trogon violaceus, SPix, Av. Brasil., I, p. 50.

Trogon leverianus, Saw, Mus. Leverian., p. 175.

Trogon melanopterus, Sws., Two Centur. B., p. 332.

T. capite, collo et peclore violaceo sapphirinis, dorso aureo viridi, uropygio lectricibusque caudæ superioribus viridi cæruleis; facie nigra; abdomine subcaudalibusque flavis; alis caudaque nigris, remigibus primariis albo externe limbalis, rectricibus duabus mediis obscure viridibus nigro terminatis, submediis et intermediis pogonio externo viridi apice nigro, tribus lateralibus latissime albo terminatis. Rostrum plumbeum apice flavidum ; pedes brunnei ; iris fusco brunnea.

Fem. supra et peclore plumbeo fuliginosa ; abdomine subcaudalibusque auranliaco flavis; alis caudaque nigris, lectricibus alarum superioribus et pogonio emterno secundariorum transverse albo lineolatis, tribus rectricibus lateralibus albo terminalis el pogonio externo maculalis.

d La tête, tout le cou et la poitrine sont d'un saphiré métallique, changeant en violet dans certaines directions de la lumière; dos vert doré; le croupion et les tectrices supérieures de la queue d’un bleu verdâtre passant au saphiré sur ces dernières; front, côtés de la tête et gorge d’un noir mat; l'abdomen et les sous-caudales jaunes. Ailes et queue noires, à rémiges primaires bordées extérieurement de blanc, à barbe interne dans

les secondaires blanche à la base; sous-alaires noirâtres; les deux rectrices médiaires vertes foncées tirant au bleuâtre et terminées d’une raie noire; les submédiaires et les intermédiaires à barbe externe verte, terminée de noir; les trois latérales à extrémité largement blanche obliquement. Bec d'un blanc bleuâtre sale, avec une bande transversale noirâtre prolongée légèrement au dos vers la base; pattes gris d’acier foncé; iris brun foncé; tour de l’œil blanc bleuâtre.

© D'un plombé fuligineux foncé en dessus et sur la poitrine, d’un jaune orangé au ventre et sur les tectrices inférieures de la queue; les aïles et la queue noirâtres, à tectrices alaires et la barbe externe des rémiges secondaires traversées de lignes blanchâtres très fines et distancées entre elles; la barbe externe des primaires bordée de blanc; les trois rectrices latérales terminées de blanc et variées d’une série de taches transversales de la même couleur sur la barbe externe dans toute la longueur de la première et dans la partie terminale des autres. Bec plus foncé que celui du mâle.

g' Longueur totale, 320-322: vol, 460-470 ; aile, 150; queue, 135; bec, 27; tarse, 10; doigt médian, 17; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 148; queue, 140; bec, 25; tarse, 10; doigt médian, 17; ongle, 7 millimètres.

Sarayacu, Chayavetas. Chamicuros et Santa Cruz (BARTLETT); Vurimaguas, Huambo (STOLZMANN); entre Moyobamba et Balsapuerto (coll. RAIMONDT).

«€ Je suppose que l’altitude d'Huambo (3,700 pieds) est la limite supérieure de sa distribution orographique, car je ne l’ai jamais rencontré à Chirimoto (5,400 pieds). Rare à Huambo. C'est un oïseau exclusivement forestier. [1 séjourne dans la moyenne hauteur des arbres. Sa voix ressemble à celle du 7. caligatus, sans cependant abaisser au mi-ton comme lui, mais répétant le seul et le même ton plusieurs fois » (STOLZMANN).

1068. —- Trogon ramonianus

Des Murs, Rev. Mag. Zool., 1849, p. 331 — CasTELN., Exp. Ois., p. 34, tb. XI, fig. 2 — Scx. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 198. Trogon meridionalis, SCL. et SaLv., P. Z.$S., 1873, p. 293.

T. capite colloque splendide sapphirinis ; dorso viridi subaurato; quia lateribusque capitis atris; abdomine subcaudalibusque aurantiaco flavis; hypochondriis schislaceis: alis lolis nigris; rectricibus lernis utrinque nigris albo fasciatis et lerminalis; mediis viridi cæruleis apice nigris; reliquis nigris, pogonio externo viridi cæruleo.

g Ad. — Le sommet de la tête et le cou jusqu’à l'épigastre sont d'une belle couleur saphirée violâtre métallique; tout le dos d'un beau vert légèrement doré passant graduellement au bleuâtre sur le croupion et les tec-

trices supérieures de la queue; les lores, les côtés de la tête et la gorge d’un noir intense; le reste du dessous du corps est d'un beau jaune orangé, les flancs de l'abdomen schistacés. Aïles noires avec les petites tectrices le long de l’avant-bras même terminées de vert; la barbe externe de la deuxième rémige bordée finement de blanc dans sa partie basale; barbe interne des rémiges depuis la quatrième blanche à la base; sous-alaires noires subsquamulées de blanc. Les trois rectrices latérales de chaque côté de la queue noires, terminées de blanc et traversées de raies de la même couleur dont sept complètes sur la première et la deuxième et deux sur la troisième, les autres réduites à la barbe externe et au bord de l'interne, commençant à deux centimètres de la base des pennes; les deux médianes sont de la couleur des tectrices terminées par une bande noire; les autres noires, à barbe externe d’un vert bleuâtre, terminées également d’une bande noire. Bec corné blanchâtre, à arète saillante bien prononcée, marquée de chaque côté par un léger sillon basal; pattes grises foncées; tarse garni de plumes noires.

G' Longueur de l'aile, 114; queue, 130; bec, 24; tarse, 12 millimètres.

OBSERVATIONS. — L’exemplaire typique de la collection du Musée de Paris ne diffère en rien de l’exemplaire péruvien de la collection Raimondi, la couleur jaune du dessous a seulement perdu d'intensité dans l’oiseau typique. Dans la collection de M. Sclater il y a un mâle d’Oyapoc, semblable en tout à ceux du haut Amazones.

Sarayacu, Ucayali inférieur, Chamicuros (BARTLETT); Moyobamba (coll. RAI- MONDI),

41069. — Trogon atricollis

Vieiz., Enc. Méth., p. 1361 — Gourn, Monogr. Trog., 1h. VIII — ScL. et SaALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 104 — Tac., P. Z.8S., 1882, p. 43.

Trogon curucui, GM., L. S. N., 1, p. 402, var.

Trogon rufus, GM., L. c., p. 404.

Trogon viridis, Spix, Av. Brasil., I, p. 50.

Trogon atricollis, VieiL., Gal. Ois., I, tb. XXXI.

Trogon lepturus, Sw$s., Two Cent. B., p. 331.

Trogon chrysochlorus, NarT., Mus. Vindob.

Trogon tenellus, CAB., Journ. Orn., 1862, p. 173.

T. aureo viridis splendidissimus; abdomine tectricibusque caudæ inferioribus aurantiaco flavis; loris, genis mentoque nigris; lectricibus alarum, remiqibus lertiariis et pogonio externo secundariorum nigris lenuissime albo vermiculatlis ; rectricibus mediis viridibus nigro teriminalis : submediis et inter-

mediis nigris pogonio externo viridi; tribus utrinque lateralibus nigris albo transfasciatis et terminatis.

Fem. dorso pectoreque rufescente griseis, rectricibus mediis rufis distinguenda.

G Ad. — D'un vert doré brillant sur la tête, au dos jusqu'aux suscaudales inclusivement, le devant du cou et la poitrine; d’un noir intense sur les lores, autour de l'œil, sur les côtés du visage et au menton; tout le reste des parties inférieures du corps est d'un jaune orangé, à cette dernière nuance plus forte sur la poitrine. Les ailes sont noires, les tectrices, les rémiges tertiaires et la barbe externe des secondaires finement vermiculées de blanc; la barbe externe des rémiges primaires bordée en partie de blanc, puis tacheteée de cette couleur le long du bord même; les deux rectrices médianes vertes dorées ou plus ou moins cuivreuses terminées d'une large bande noire bleuâtre; les submédiaires et les suivantes sont noires, à barbe exferne verte ou cuivreuse, en laissant l’extrémité noire ; les trois autres des deux côtés de la queue sont noires, largement terminées de blanc et traversées de raies blanches aussi larges que les noires dans toute la longueur de la barbe externe, continues dans la partie terminale de la barbe interne, puis largement interrompues au milieu, de sorte qu'il ne reste qu'une série de taches blanches le long du bord interne des pennes. Le bec et la bordure des paupières d'un olive pâle; pattes grises; iris brun très foncé.

G' Longueur totale, 246-280; vol, 367-370; aile, 120; queue, 147; bec, 23 millimètres.

Q D'un gris roussâtre en dessus et sur la poitrine, à rectrices médianes et la barbe externe dans les deux suivantes des deux côtés de la queue rousses, à bordure noire terminale fine; les rémiges tertiaires et la bordure des barbes externes dans les secondaires grises vermiculées de noirâtre. Le reste comme chez le mâle. Bec brun.

Longueur de l'aile, 115; queue, 1?5; bec, 23 millimètres.

Yurimaguas (STOLZMANN).

« Rare. Quoique cette espèce soit à ventre jaune, elle a plus d’analogie avec les T, collaris et heliothrix, auxquels sa voix est semblable, qu'avec les 7! viridis et caligatus. Elle se tient isolément, sur les branches bâsses ou de la hauteur médiocre

des fourrés de la forêt vierge » (STOLZMANN).

\ +1070. — Trogon caligatus

Gouzp, Monogr. Trog., tb. VII — Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 104 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 328.

T. supra aureo-viridis, capile toto cum qula atris; nucha sapphirina; tectricibus caudæ superioribus cæruleo viridibus; pectore violaceo sapphirino,

minime virente, abdomine subcaudalibusque aurantiacis; alis nigris tectricibus lenuissime albido el nigro vermiculatis, remigibus primariis margine albo ; tectricibus subalaribus nigricantibus cinereo undulatis ; rectricibus mediis el pogonio externo submedianarum ex cæruleo viridibus apice nigris; reliquis nigris, albo transfascialis et late terminatis. Rostrum supra olivaceum, subtus flavum ; pedes nigricantes.

Fem. supra pectoreque fusco plumbea, abdomine subcaudalibusque aurantiaco flavis; fascia pectorali alba; alis nigris, tectricibus pogonioque externo secundariorum albo vermiculatis ; rectricibus mediis fusco fuliginosis, externis el subexternis nigris albo marginatis et tlerminatis.

g' Ad. — D'un vert doré au dos et sur les scapulaires, tirant un peu au bleuâtre sur le croupion et les tectrices supérieures de la queue; toute la tête avec la gorge noire; poitrine d'un beau saphiré passant au violet, à nuance verte à peine distincte sur les côtés; une pareille nuance saphirée occupe aussi la nuque; tout le reste du dessous est d'un beau jaune orangé. Ailes noires, à petites tectrices le long de l’avant-bras vertes; les autres ainsi que la barbe externe des rémiges tertiaires et des secondaires voisines vermiculées très finement de cendré blanchâtre et de noir; les grandes tectrices primaires et les plumes de l’alule noires; rémiges primaires bordées finement de blanc, en commencant à la troisième; sous-alaires noirâtres bordées finement de cendré. Les deux rectrices médianes et la barbe externe des suivantes vert bleuâtre, à base tirant sur l’olivâtre, terminées d’une bande noire; les autres noires rayées de blanc et terminées largement de cette dernière couleur. Bec corné noirâtre en dessus, jaune en dessous; pattes noirâtres; tarse couvert de plumes noires et blanches en bas.

Longueur de laile, 115; queue, 112; bec, 22; tarse, 12 millimètres.

Description d’un oiseau de Panama de la collection de M. Sclater.

Q Plombée noirâtre en dessus et sur la poitrine, à tête presque noire; l'abdomen et le reste des parties inférieures du corps jaune tirant sur l'orangé, séparé du bas de la poitrine foncée par une bande blanchâtre. Ailes noires, à tectrices et la barbe externe des rémiges secondaires traversées de raies blanches fines; les rémiges primaires bordées de blanc pur; sous-alaires noirâtres variées de blanc, la barbe interne des rémiges blanche à la base. Les deux rectrices médianes fuligineuses, un peu luisantes, terminées d’une bande noire; les deux suivantes de chaque côté de la queue noires en entier; les trois latérales noires, bordées extérieurement et à l'extrémité de blanc; la bordure latérale blanche est variée d'une série de taches noires, et est très courte sur la troisième et s'approche jusque près de la base dans la première. Bec noir corné en dessus et gris jaunâtre en dessous; pattes gris jaunâtre; iris brun foncé.

Longueur totale, 241; vol, 362; aile, 123; queue, 114; bec, 22; tarse, 10; doigt médian, 14; ongle, 7 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN).

« Je ne l’ai rencontré qu'à Lechugal, où il doit être très rare, car je l’ai vu une seule fois et M. Jelski n’y a pas été plus heureux. Les habitants de la contrée ne le connaissaient pas et s’étonnaient que la paloma vaquera avait l'abdomen jaune, ne le connaissant que rouge. Celui que j'ai tué était perché haut sur un arbre; je l'ai entendu répéter pendant près de deux heures par intervalles : Cou-cou-cou-cou-co- Co-co-c0, à deuxième moitié plus basse que la première. C’est un oiseau très paresseux » (STOLZMANN).

1071. — Pharomacrus auriceps

Trogon auriceps, GouLp, Ann. Mag. N. H., 1849, p. 238.

Calurus auriceps, HarrL., Verz. Mus. Brem., p. 12.

Pharomacrus auriceps, SCL., Cat. Coll., p. 277 — SCL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 104 — Tacz., P. Z.S., 1879, p. 240.

Calurus pavoninus, Tacz., P. Z. S., 1874, p. 547.

Pillco, dans la langue quichua.

Ph. supra pectoreque splendidissime viridis ; capite cupreo auralo; abdomine subcaudalibusque ruberrimis; alis caudaque nigris, tectricibus alarum rectricibusque mediis dorso concoloribus. Rostrum aurantiaco flavum; pedes grisei ; iris fusco brunnea.

g D'un vert doré fort brillant, à tête et gorge d’un doré cuivreux, l’abdomen et les sous-caudales d’un rouge très intense; ailes noires, à tectrices longuement terminées de la couleur du dos, les grandes allongées et atténuées vers l'extrémité; sous-alaires noires, tectrices du pli de l’aile vertes; queue noire à tectrices médianes de la couleur du dos, beaucoup plus longues que les rectrices aiguës au bout, à barbes lâches, leur base est noire, prolongée le long de la baguette en angle fort aigu jusqu'à la moitié des pennes; les autres terminées d’une petite tache verte. Bec jaune orangé; pattes grises, à plante orangée sale; iris brun foncé.

Q Semblable au mâle, mais à reflet doré beaucoup moins fort, passant sur le bas de la poitrine en une nuance grise teinte légèrement de doré verdâtre; tête moins brillante et moins pure, surtout au bas des joues et sur la gorge, où elle présente une nuance olive cuivreuse; le rouge du dessous est moins intense et moins pur; rémiges primaires bordées de blanchâtre ; les deux rectrices médiaires un peu plus courtes que les autres, qui sont sans tache verte terminale. Bec jaunâtre rembruni, surtout au dos; pattes grises; iris brun foncé.

La jeune femelle a les plumes de la tête moins brillantes, surtout celles des côtés du visage, le vert de la poitrine moins fort, plus doré et plus largement olive brunâtre sur le bas de cette partie.

d' Longueur totale, 370-380; vol, 610-623; aile, 204; queue, 195; bec, 30; tarse, 16; doigt médian, 20; ongle, 10 millimètres.

Q Longueur totale, 370; vol, 602; aile, 213; queue, 195; bec, 30; tarse, 16; doigt médian, 21; ongle, 10 millimètres.

« Trouvé par Jelski à Chilpes et à Paucal (6,000 pieds); par Stolzmann à Tambillo (5,800 pieds), Tamiapampa (8,800 pieds) et à Cutervo (10,000 pieds). IL paraît habiter toutes les forêts du Pérou septentrional renfermées entre les limites de 5,800 jusqu’à 10,000 pieds d'altitude. Le plus commun à Tambillo.

» Oiseau exclusivement forestier, se tenant ordinairement assez haut sur les branches inférieures des arbres élevés; pour la plupart en paires, mais quelquefois par deux ou trois paires à la fois. J'étais frappé d’abord par sa position verticale sur les grosses branches horizontales et j'ai constaté à l’aide d’une lunette qu’au lieu de percher sur la surface supérieure de la branche il reste accroché à son côté latéral, comme le font les pics en s’accrochant au tronc et aux branches verticales. Son vol est rapide, mais peu résistant.

» Il se nourrit de fruits, principalement de nectandres, en volant à la manière des Sfeatornis, mais avec cette différence qu'il s’'élance plus rapidement, arrache le fruit et revient à la place de laquelle il est parti; tandis que le Sfeatornis vole continuellement, ne s’arrètant que momentanément pour arracher chaque fruit. Dans l’estomac d’un de ces oiseaux j'ai trouvé un fruit de nectandre de trois centimètres de longueur, remplissant tout son estomac. Je suppose donc que l’oiseau se débarrasse comme l'oiseau cité du noyau dépourvu de la chair, car autrement il perdrait beaucoup de temps avant de pouvoir avaler un autre fruit.

» Je connais ses deux cris : l’un semblable à un rire moqueur se faisant rarement entendre ; l’autre est un #a-kau plaintif, à deuxième syllabe fort prolongée. [1 possède des qualités ventriloques et trompe souvent l’auditeur, faisant croire qu'il crie au lointain, tandis qu’il se trouve tout près.

» À Cutervo j'ai eu l'occasion d'observer le manège singulier qu’il exécute accroché verticalement, comme je l’ai indiqué plus haut, en étalant largement et fermant précipitamment sa queue. Dans cette localité il se nourrit de certains fruits noirs, qui donnent à sa viande une odeur de marjolaine.

» Je n'ai pas eu l’occasion d'observer sa nidification; j'ai appris seulement des indigènes qu'il niche dans des trous d'arbres et que ses œufs sont d’un bleu verdâtre. Un œuf de cette couleur trouvé à terre par M. Jelski fut reconnu à l'unanimité comme appartenant à cet oiseau.

» Il n’y a rien d'étonnant qu’un oiseau aussi brillant ait causé une vive impression sur le peuple superstitieux qui lui reconnaît différentes propriétés surnaturelles. Chaque sorcier de la contrée emploie ses plumes dans ses pratiques » (STOLZMANN).

1072. — Pharomacrus pavoninus

Trogon pavoninus, SPix., Av. Bras., I, p. 47, tb. XXXV.

Calurus pavoninus, Sws., Class. B., IL, p. 338.

Tanypeplus pavoninus, CAB., Mus. Hein., IV, b, p. 205.

Pharomacrus pavoninus, SCL. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 583; 1873, p. 293 — Nomencl. Av. Neotr., p. 104

Ph. supra pecloreque splendidissime viridis ; splendore aureo dorso et pectore, pileo cupreo aurato micante; abdomine subeaudalibusque ruberrimis; alis

caudaque nigris, tectricibus alarum rectricibusque mediis dorso concoloribus. Rostrum rubrum; pedes brunnei.

g' Ad. — D'un vert doré fort brillant, à éclat du sommet de la tête doré cuivreux, dos doré dans certaines directions de la lumière; le croupion et les sus-caudales tirant au bleuâtre; l'abdomen et les sous-caudales d’un rouge écarlate très intense. Ailes noires, à petites et les moyennes tectrices terminées longuement de la couleur du dos; ces dernières allongées subaiguës et recourbées; tectrices postérieures n’atteignant pas l'extrémité de la queue; sous-alaires noirâtres. Bec rouge; pattes brunes; iris brun fonce.

Q Moins brillante en dessus, à base grise aux plumes du sommet de la tête; le noir des ailes moins foncé; la base des petites et des moyennes tectrices non couverte en entier par le vert, moins large que celle du mâle; les tectrices moyennes moins longues; le haut de l’abdomen gris olivâtre; le rouge du bas-ventre et des sous-caudales beaucoup plus pâle et moins pur; rémiges primaires bordées de fauve; les trois rectrices latérales de chaque côté de la queue blanchâtres au bout et sur la partie terminale de la barbe externe, traversées de quelques raies foncées. Bec rouge foncé; à dos et l'extrémité cornés; pattes brunes; iris brun foncé.

d Longueur de l'aile, 188; queue, 162; bec, 28; tarse, 16 millimètres.

Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT).

1073. — Pharomacrus antisianus

Trogon antisiensis, D'ORB., Mag. Zool., 1837, Ois., tb. LXXXV — Voy. Amér. Mérid., p. 381.

Trogon antisianus, D'ORrB., Voy. Amér. Mérid. (atlas), tb. LXVI, fig. 1.

Trogon pulchellus, GouLp, Monogr. Trogon., tb. XXII.

Pharomacrus antisianus, SCL. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 104.

Ph. splendidissime viridis; crista frontali duplici parva viridi apice aureo cuprea ; peclore, abdomine subcaudalibusque vivide coccineis ; alis nigris; cauda nigra rectricibus ternis utrinque lateralibus albis ; rostro flavo; pedibus nigricantibus.

g Ad. — La naissance du bec surmontée par une huppe en crête pliée d'un beau vert jaunâtre métallique, à barbes surtout les plus antérieures et les plus inférieures terminées de rougeâtre métallique, le côté interne des

plumes de cette huppe est bleu verdâtre très foncé; la tête, tout le dos avec le croupion et les tectrices supérieures de la queue, dont les deux plus longues dépassent un peu les rectrices, la gorge et le devant du cou sont d’un vert fort brillant; menton noir ainsi qu’une tache de chaque côté audessus de la commissure du bec; la poitrine inférieure, l’abdomen et les sous-caudales sont d’un rouge éclatant beaucoup plus fort sur la première et perdant d'intensité sur les dernières. Ailes noires, à tectrices lâches, allongées, étroites, aiguës et tombant de chaque côté, noires à la base puis vertes; sous-alaires grises terminées de vert. Queue subétagée, à six rectrices médianes noires en entier, les trois autres de chaque côté de la queue noires à la base et au bord de la barbe interne, et blanches sur le reste et l'extrémité tout entière. Bec jaunâtre; pattes brunes noirâtres; iris rougeâtre.

Le jeune oiseau a la tête couverte de plumes grises foncées, terminées au sommet de la tête de vert olivâtre brillant en couvrant presque en entier la surface, sans aucune trace de huppe frontale; le vert des parties supérieures sans reflet doré, passant au contraire dans certaines directions de la lumière en nuance bleue; les tectricss alaires moins prolongées que celles des adultes; les sus-caudales dépassant peu la moitié des rectrices; gorge gris olivâtre, les plumes de la région jugulaire de la mème couleur terminées de vert métallique; la poitrine et le haut de l'abdomen d’un gris olivâtre traversé de raies fauves peu distinctes; le reste de l'abdomen et les sous-caudales d’un rouge écarlate. Toutes les rémiges, excepté la première, bordées de fauve; sous-alaires gris foncé. Rectrices d’un noir moins intense que celui des adultes; la première bordée finement de blanc sur la barbe externe, variée de quelques taches et l'extrémité de la même couleur ; des taches pareilles sur la deuxième, la troisième n’a que le bout mème blanc, précédé de deux taches pâles peu distinctes sur la barbe externe. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure rougeàtre; pattes gris jaunâtre.

G' Ad. — Longueur de l’aile, 180; queue, 155; bec, 30; tarse, 18 millimètres. .

Description faite d’après l’exemplaire typique de d’Orbigny, au Musée de Paris.

Les oiseaux péruviens de la collection de M. Raimondi s'accordent en tout avec les oiseaux typiques.

L’exemplaire de Merida, de la collection de M. Sclater, a beaucoup plus d'éclat rouge sur les plumes du sommet de la tête, qui s'étend aussi sur les plumes du devant du dos et des tectrices alaires. Cet oiseau n’a que la base noire dans les trois rectrices externes, ainsi que la baguette jusque près de l'extrémité des pennes. Les deux tectrices médianes dépassant les rectrices de 15 millimètres.

Un autre mâle de la même collection, de Bogota, n’a rien de rouge sur les plumes de la tête; la rectrice externe fort tachetée de noir; les tectrices médianes n’atteignant pas le bout de la queue,

Les mâles de l’Ecuador oriental du Musée de Varsovie ont les plumes du sommet de la tête vertes, avec un éclat doré peu fort et distinct seulement dans certaines directions de la lumière, et rouge derrière les yeux et sur l'oreille, assez fort, moins fort sur la nuque; les grandes tectrices médianes de la queue dépassant les rectrices d’une trentaine de millimètres.

Balsapuerto (coll. RAIMONDI).

«€ Nous l’avons rencontré dans la République de Bolivia, à l’est des Andes, au sein des forêts humides et chaudes de la province d'Yungäs ; il y est constamment rare et se tient presque toujours près des torrents, au plus épais des bois, où ses mœurs, comme celles du genre auquel il appartient, sont mélancoliques et sauvages. On entend souvent le soir et le matin son chant monotone, presque imitatif du nom de Couroucou ; mais combien de difficultés à vaincre pour arriver jusqu’à l’oiseau, au milieu du pays peut-être le plus accidenté du monde » (D'ORBIGNY) !

FAMILLE CUCULIDÆ

:1074. — Crotophaga ani

L., S.N., I, p. 154 — Cas., Mus. Hein., IV, a, p. 100 — Sc. et Sans P.ZS:, 1866, (p. 195:11875,1p: 296, 1876, p. 17 Sceet SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 107.

Crotophaga minor, Less., Traité Orn., p. 130.

Crotophaga lævirostra, Sws., Two Centur., p. 321, fig. 65 a

(juv.).

Crotophaga rugirostra, Sws., L. c., p. 321, fig. 65 b (ad.).

C. media; rostro brevi, lævigalo; nigra, nitore subviolaceo; plumis colli grisescente, dorsi peclorisque cyanescente marginatis ; cauda nilore subviolaceo.

g'et Q — Noir en entier, avec un léger éclat violâtre au dos et les ailes, et tres faible sur les flancs de l’abdomen; toutes les plumes du sommet de la tète, des côtes et de la partie postérieure du cou sont largement bordées de gris légèrement métallique, tirant au brunâtre sous certain jour; les plumes du dos, des tectrices alaires, des scapulaires, de la gorge, de la poitrine et du haut de l'abdomen à bordures d’un bleu verdâtre pâle, distinct seulement dans certaines directions de la lumière. Queue noire avec un léger éclat violâtre. Bec proportionnellement plus court et plus élevé que dans la CU. major, à crète dorsale élevée et tranchante, se baissant en arc plus ou moins fort vers l'extrémité, complètement lisse sur les côtés, noirâtre avec l'extrémité cornée pâle; pattes noirâtres; iris brun.

g' Longueur totale, 153; queue, 186; bec, 37; tarse, 35; doigt médian, 29; ongle, 10; hauteur du bec, 23 millimètres.

Q Longueur totale, 140; queue, 175; bec, 29; tarse, 33; doigt médian, ?8; ongle, 10; hauteur du bec, ?1 millimètres.

Nauta, Ucayali, Santa Cruz (BARTLETT); Maranura, Portero (WHITELY).

1075. — Crotophaga major

Gu., L. S. N., 1, p. 363 — Cas., Mus. Hein., IV, a, p. 99 — Tscx., Faun. Peru., pp. 40 et 256 — Scu. et Sazv., P. Z.S., 1866, p. 195; 1873, p. 296 — Nomencl. v. Neotr., p. 107.

Crotophagus major, Briss., Orn., IV, p. 180, tb. XVIIL, fig. 2. Crotophaga americana, SHAW, Gen. Zool., VIII, p. 380, tb. LI. Crotophaga ani, Vieiz., Gal. Ois., I, p. 35, tb. XLIII.

C. major; rostro elongalo; nigra, nitore viridi cyaneo; plumis colli, dorsi pectorisque olivaceo viridi marginalis ; cauda violacea.

g et © — Tout le plumage est noir, avec un éclat métallique vert bleuâtre assez fort, excepté la tète qui est d’un éclat violâtre très faible ou presque nul; les plumes de la nuque, du cou, du dos, des scapulaires, des tectrices alaires et de la poitrine entourées d’une bordure vert olivâtre avec un éclat métallique plus fort qu'au fond des plumes; l'éclat de l'abdomen est de la mème nuance, plus largement répandu sur les plumes, en formant une surface presque uniforme; les plumes du dos inférieur, du croupion et des tectrices supérieures de la queue sont d’un saphir foncé à bordures verdâtres peu distinctes, celles des tectrices un peu plus distinctes que les autres. Queue violette, passant au saphir sous certain jour sur les bords des pennes. Bec aussi long que la tête, à dos élevé dans le tiers basal, puis baissé graduellement vers l'extrémité, à surface lisse, ou légèrement sillonnée sur la mandibule des adultes, noir; pattes noirâtres; iris brun foncé.

o Longueur de l'aile, 210; queue, 270; bec, 47; tarse, 45; doigt médian, 33; ongle, 10; hauteur du bec, 23 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 196; queue, 250; bec, 42; tarse, 4?; doigt médian, 32; ongle, 10; hauteur du bec, 19 millimètres.

Ucayali inférieur, Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (coll. RAIMONDI) ; région des forêts chaudes (TSCHUDI).

+1076. — Crotophaga sulcirostris

Sws., Philos. Magaz., 1897, I, p. 440 — CaB., Mus. Hein , IV, a, p. 101 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 107 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 548; 1877, p. 328; 1879, p. 240; 1880, p. 210.

Crotophaga Casassi, Less., Centur. Zool., tb. XI.

Crotophaga semisulcata, Sws., Two Centur., p. 346.

C. minor ; rostro breve, sulcalo; nigra, nitore subviolaceo; plumis coli grisescente, dorsi pectorisque virescente marginalis ; cauda niltore subviolaceo.

get @ Ad. — Tout le plumage est noir, avec un éclat bleu violâtre au dos, sur les ailes et la queue; les plumes de la tête et du cou bordées de

gris métallique plus finement que chez la €. ani, sans prendre le ton brunâtre;, les plumes du dos, des scapulaires, des tectrices alaires et de la poitrine entourées d’une bordure vert olivâtre pâle; les plumes de labdomen très légèrement lustrées de verdâtre. Bec court, d’une forme semblable à celui de la C. ani, mais moins élevé, à mandibule supérieure traversée dans toute sa longueur des deux côtés par trois sillons proéminents parallèles à arête du bec, d’un noir corné, à base moins foncée; pattes noir corné; iris brun foncé; parties nues autour des yeux noirâtres. g'et Q — Longueur totale, 330-365; vol, 386-410 millimètres.

S' Longueur de l'aile, 135; queue, 176; bec, 29; tarse, 31; doigt médian, 21; ongle, 9; hauteur du bec, 18 millimetres.

Q Longueur de l’aile, 133; queue, 175; bec, 24; tarse, 30; doigt médian, 20; ongle, 9; hauteur du bec, 14 millimètres.

Les œufs ressemblent à ceux de la C. ani, à coque épaisse, couverte par une couche calcaire grattée de différentes manières jusqu'à découvrir la couleur vert bleuâtre de la coque; la couche superficielle est blanche pure, ou plus ou moins sale. La taille est un peu plus petite que dans les œufs de l’espèce citée : 28,8-32,8 de longueur sur 21,3-24,8 millimètres de largeur.

Observé par Jelski et Stolzmann à Lima, Chepen, Tumbez, Callacate, Cutervo (8,900 pieds) et Chachapoyas (7,600 pieds); ces voyageurs s’étonnent que cet oiseau ou une autre espèce manquent à Huayabamba. Selon M. Tschudi l’espèce n’habiterait que la côte péruvienne, tandis que Stolzmann l’a trouvée jusqu’à 9,000 pieds d'altitude.

€ Commun dans le pays sous le nom de garrapatero provenant de garrapata — ixode. Dans la sierra il porte le nom guarda caballo (quardar — garder, caballo — cheval).

» Commun dans toutes les localités citées, accompagnant les troupes des bêtes à cornes et des chevaux, d’où provient son nom. On le voit souvent sautillant au dos des vaches et des chevaux, et on ne peut pas comprendre comment il s'en passait avant l’introduction de ces animaux domestiques, sachant que l'oiseau habite les contrées où manquent les gros animaux, à l’exception du chevreuil du pays (Cervus nemorivaqus). La même remarque peut s'appliquer aussi au Molothrus purpurascens.

» Il se nourrit d'insectes, d’ixodes et d'araignées. Dans l'estomac d’un exemplaire tué à Tumbez j'ai trouvé des coccinelles, des sauterelles et un cocon d'œufs d’araignée. Son vol est de courte durée, il s’avance ordinairement assez vite en ligne droite, battant des ailes, puis il les étale et continue sa route, les ailes immobiles pendant un certain temps, en donnant quelques coups d’ailes dans les intervalles. Souvent on les voit posés assez longtemps à la même place. les plumes du cou hérissées. Un jour j'ai eu l’occasion de voir comment ils se pourchassaient autour d’un buisson, dont je ne comprends pas le but. Sa voix est facile à exprimer par les syllabes #schi-clou répétées plusieurs fois; ordinairement il la fait entendre en passant.

» On nous apportait les œufs en février et mars. Tous les indigènes prétendent que plusieurs femelles construisent un nid commun. Ce nid est volumineux, composé de rameaux secs et placé bas au-dessus du terrain.

» C’est un oiseau sociable et peu craintif; on le rencontre souvent en compagnies composées d’une dizaine d'exemplaires. Il rend grand service en débarrassant les bestiaux de la vermine et en ne pratiquant aucun dommage » (STOLZMANN).

1077. — Neomorphus Pucherani

Cultrides Pucherani, DEVILLE, Rev. Mag. Zool., 1851, p. 211 — DES Murs, Casteln. Voy. Ois., p. 18, tb. VI, VII.

Neomorphus Pucherani, SCL. et SALV., P. Z.$S., 1873, p. 296 — Nomencl. Av. Neotr., p. 107.

N. supra griseo olivaceus ; capite cristalo supra cum nucha coracino nigro; remigibus tertiariis pogonioque externo secundariorum purpureo rufis; remigibus primartiis violaceo nigris; subtus griseus, pectore abdomineque medio isabellino, torque peclorali nigro; cauda cyaneo nigra, rectricibus mediis viridibus, violaceo micantibus.

d' Ad. — D'un olive grisâtre en dessus, passant au brun olivâtre sur le croupion; sommet de la tête surmonté d’une huppe occipitale légèrement recourbée en arrière, gris olivâtre au front, sur le reste, la huppe et la nuque d’un noir lustré de bleu coracin; gorge isabelle blanchâtre; devant du cou gris sale, à plumes bordées finement de blanchâtre; milieu de la poitrine et de l'abdomen isabelle, tirant au grisâtre sur les flancs; basventre et région anale d’un gris brunâtre foncé; une bande noire peu large à travers le haut de la poitrine, dans toute sa largeur. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges primaires noires lustrées de violet; la barbe externe des secondaires et les tertiaires en entier d’un roux pourpré violâtre, barbe interne des secondaires de la couleur des primaires; sousalaires grises; page inférieure.des rémiges d’un noir mat. Rectrices d’un noir bleuâtre d'acier; les médianes vert olive passant au pourpré dans les autres directions de la lumière; la partie basale dans les autres, excepté la premiere, vert olivâtre. Bec corné jaunâtre, à base de la mandibule supérleure rouge; pattes olives.

Un autre exemplaire, paraissant être non adulte, diffère du précédent par la couleur des parties inférieures du corps plus claire en général et plus isabelle, passant au roussâtre sur les flancs; la bande pectorale semblable à celle de l'oiseau adulte; toutes les plumes du devant et des côtés du cou sont terminées par une fine bordure noire, formant une douzaine de raies noires parallèles à la bande pectorale; le noir du sommet de la tête s’étend sur presque tout le front.

Longueur de l’aile, 174; queue, 265; bec, 48; tarse, 75; doigt médian, 35; ongle, 9 millimètres.

Description faite d’après les oiseaux typiques de Castelnau.

L'oiseau de la collection de M. Sclater, provenant de Pebas, présente quelques petites différences avec les oiseaux du Musée de Paris, il a le noir

du sommet de la tête d’un bleu indigo fonce; le dos olive lustré de verdâtre au lieu d'olive grisâtre, les plumes grises du devant du cou bordées finement de grisâtre.

Longueur de l'aile, 156; queue, 250; bec, 51; tarse, 66 millimètres.

Haut Amazones (CASTELNAU); Pebas (HAUXWELL).

1078. — Diplopterus nævius

Cuculus cayennensis nævius, Briss, Orn., IV, p. 127, th. IX, fig. 1.

Cuculus nævius, L., S. N., I, p. 170.

Cuculus punctulatus, GM., L. S. N., I, p. 414 (juv.).

Cuculus galeritus, ILL., Abh. Berl. Akad., 1812, p. 224.

Cuculus ruficapillus, VieiL., Enc. Méth., II, p. 1349.

Cuculus septorum et C. nævius, VieiL., L. c., pp. 1343 et 1344.

Diplopterus nævius, LAwRr., Ann. Lyc. New York, VIT, p. 300 ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 107 — P. Z.$S., 1876, p. 17 HACZ p.125. 1880,p. 210.

D. supra griseo fulvus brunneo maculatus ; subtus albidus ; pileo rufo brunneoque vario; striga superciliari alba latissima usque ad colli latera descendente; vilta lata auriculari mystacibusque tenuissimis brunneis; tectricibus caudæ inferioribus fulvis; cauda longa gradata, rectricibus griseo brunneis.

get Q — Sommet de la tête couvert de plumes allongées brunes noirâtres au milieu, bordées dans toute la longueur de roux; toutes les plumes du cou postérieur et du dos sont largement noires brunâtres au milieu et largement bordées de fauve grisâtre; tout le dessous est blanchâtre, plus ou moins lavé de fauve grisâtre sur la gorge et les côtés de la poitrine; une large bande sourcilière blanche commençant au-dessus de l'œil et descendant en s'élargissant le long des côtés du cou; une large tache brune, occupant la région auriculaire et prolongée au-dessous de la bande blanche, une fine moustache brune commençant à la commissure du bec; souscaudales d’un fauve pâle; les tectrices supérieures de la queue très prolongées, couvrant les quatre cinquièmes des rectrices, brunes le long du milieu et largement fauves grisâtres le long des côtes. Les ailes sont brunes, à tectrices entourées d’une bordure fauve; rémiges bordées de fauve; sous-alaires blanchâtres, ainsi que la base de la barbe interne des rémiges. Queue longue, étagée, à rectrices brun grisâtre plus pâle sur les côtés; l’externe et les deux suivantes terminées par une bordure fauve

Qt

blanchätre plus ou moins prononcée. Bec noir en dessus, gris jaunâtre en dessous et sur les côtés; pattes grises; iris brun noisette clair.

@ Le jeune en premier plumage a les plumes du sommet de la tête noïrâtres, terminées d’une belle tache arrondie fauve roussâtre, grosse sur toute la surface et petite sur celles du bord même de la calotte; les plumes du dos sont noirâtres le long de la baguette, bordés largement de fauve grisâtre et terminées d’une grosse tache subtriangulaire fauve roussâtre ; la gorge et les côtés de la poitrine sont d’un fauve pâle avec des stries transversales brunes; abdomen blanc; les côtés du bas-ventre et les souscaudales fauves; les sus-caudales noires le long de la baguette, largement fauves sur les côtés avec une tache terminale analogue à celle du dos. Toutes les tectrices alaires terminées de taches plus grosses que celles du dos, précédées d’une ligne noire; les rémiges tertiaires et les secondaires ainsi que les rectrices ont aussi une tache terminale analogue à celles des parties supérieures du corps. Bec corné noirâtre en dessus, à extrémité et les bords des deux mandibules d’un carné grisâtre; pattes d’un gris verdâtre très pâle; iris gris.

g' Longueur totale, 286-297; vol, 338-390; aile, 105-110; queue, 150-155; bec, 23,5; tarse, 32, doigt médian, 24; ongle, 7 millimètres.

« Connu dans le pays sous le nom de pin-pin ou aya-pischcou (aya—mort, pisehcou — oiseau. en langue quichua).

» Trouvé à Callacate (4,800 pieds); je l’ai entendu aussi à Velota (4,100 pieds) et à Guajango (1,500 pieds), et je l’ai aussi rencontré sur la route entre Pion et Chachapoyas, à l'altitude de 6,000 pieds.

» Partout il n’est pas commun. Il se tient dans les endroits dépourvus des forêts, au voisinage des rivières, dans les lieux où la végétation est un peu plus riche et où se trouvent çà et là de grands arbres. Il se perche ordinairement sur les sommets des arbres ou des buissons peu élevés et fait entendre sa voix bizarre. Cette voix est composée de deux sons @ & courts, faciles à imiter en sifant, mais il est impossible d'ex- .{ primer la teinte argentée propre à ceson. Ces deux tons peuvent | être parfaitement appliqués aux gammes de e dur, et b molle ‘ mais on y sent toujours ce dernier principe. En l’écoutant on éprouve une singulière sensation, et il est impossible d'estimer la distance à laquelle se trouve l'oiseau chantant; il semble quelquefois que l'oiseau se trouve tout près de l’observateur, tandis qu'il est éloigné de trente pas. A cette voix bizarre on peut attribuer l'opinion que l'oiseau porte parmi les indigènes un présage de la mort, comme son nom l'indique. On l’entend à chaque instant de la journée. Son autre nom pin-pin imite aussi cette voix jusqu'à un certain degré.

» Les exemplaires que j'ai rencontrés sur la route de Chachapoyas, au voisinage de la ferme Cococh6, s'envolaient de terre et se perchaïent sur les branches basses, Il me paraît qu'ils se nourrissent par terre. Dans l’estomac des deux oiseaux de Callacate j'ai trouvé seulement des sauterelles, et dans l'estomac d’un jeune tué le 27 mars il n’y avait que des débris de coléoptères. Certainement c’est en marchant par terre dans les fourrés que sa queue s’use comme celle des synallaxes, Il est craintif et difficile à tuer » (STOLZMANY).

Maranura (WHITELY).

1079. — Piaya cayana, nigricrissa

Coccyzus cayanus, TscH., Faun. Peru., pp. 40 et 255. Piaya nigricrissa, SCL. et SALv., P.Z.$., 1866, p.195 — Tacz., P.Z. S., 1874, p. 548; 1877, p. 328; 1879, p. 240.

Piaya Mehleri, SCL. et SALv., P. Z. S., 1867, pp. 798 et 979; 1873, p. 296.

Piaya cayana, Sc. et SALV., P. Z. S., 1876, p. 17.

P. major, purpureo castanea, capite dilutiore; qua, genis et collo antico griseo roseis; pectore abdomineque dilute cinereis, crisso subeaudalibusque nigricantibus; cauda longa gradata, rectricibus latis castaneo pupureis albo terminatis, ante apicem obscure purpureis.

g'et Q Ad.— D'un marron rougeâtre en dessus, avec un léger éclat métallique pourpré violâtre, assez bien prononcé dans certaines directions de la lumière; la tête et le cou postérieur sont d'une nuance plus pâle que le dos, tirant au roux grisâtre sans éclat métallique; la gorge, les joues et le devant du cou sont d’un rosé grisâtre, poitrine et abdomen d’un cendré clair; la région anale et les sous-caudales d’un ardoisé obscur, souvent plus ou moins noirâtre, surtout sur les dernières. Les ailes de la couleur du dos, à extrémité des rémiges brunâtre; sous-alaires cendrées. Queue longue, à rectrices larges, les quatre médianes d’égale longueur, les autres graduellement plus courtes en s’approchant des externes, d’un cannelle pourpré plus foncé que le dos, traversées d’une bande plus foncée devant l'extrémité même qui est blanche dans toute sa largeur; page inférieure des rectrices noirâtre. Bec jaune verdâtre, à base plus verte; peau nue autour des yeux rouge sang et grise dans la partie inférieure plus restreinte; pattes gris plombées ; iris rouge sang.

g' Longueur totale, 453-482; vol, 395-426; aile, 150; queue, 288; bec, 35; tarse, 38 millimetres.

L’exemplaire de la collection de M. Raimondi a les parties supérieures du corps plus rouges que dans les autres exemplaires péruviens que j'ai vus; le rougeâtre du devant du cou mieux tranché du cendré et la mandibule inférieure jaune en entier; le ventre noirâtre.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens se distinguent de la P. cayana (L.) typique de Cayenne par une taille plus forte, la queue plus longue et la couleur du bas-ventre et des sous-caudales beaucoup plus foncée.

M. Tschudi est d’avis que ce coucou n’habite que les forêts chaudes, tandis que Stolzmann dit qu'il se trouve partout, depuis le niveau de la mer jusqu’à l'altitude de 6,000 pieds. IT n'est pas rare à Lechugal et à Santa Lucia; plus commun, quoique peu nombreux, à Tambillo, Guajango, Chirimoto et Huambo. M. Jelski l’a fourni de

Monterico et d'Amable Maria. La collection de M. Raïimondi le possède de Moyobamba ; Whitely l’a trouvé à Huiro ; Chayavetas (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

« Cet oiseau habite également les grandes forêts et les bords des rivières couverts d'arbres. $es allures présentent beaucoup d'originalité. Par exemple, il reste tranquillement perché sur une branche, balançant sa queue de haut en bas; tout à coup il commence à sautiller de branche en branche avec une grande adresse dans le fourré le plus épais, malgré la longueur de la queue qui paraîtrait l’y gêner. Dans le mouvement il paraît filer sans s'arrêter sur les branches en faisant l’effet d’un écureuil, pour lequel on pourrait le prendre facilement. Après avoir dépassé de cette manière plusieurs branches il s'arrête de nouveau et reste tranquillement pendant un certain temps. Son vol est lent et de courte durée.

» Sa voix rappelle celle de certains rapaces; les habitants d’'Huambo limitent parfaitement par les syllabes #schi-coua, et lui ont donné ce nom.

» Dans l’estomac d’un exemplaire tué à Tambillo je n’ai trouvé que des abeilles inermes (probablement du genre de Melipones).

» A Huambo, j'ai trouvé, le 20 mars, un nid construit de rameaux secs sur un cacaotier assez élevé. Il contenait un poussin et un œuf blanc fort couvé.

» Il est peu craintif. Les indigènes le considèrent comme sorcier, probablement à cause de ses habitudes bizarres, Ordinairement il est solitaire, quelquefois en paires » (STOLZMANN).

11080. — Piaya minuta

Cuculus cayennensis minor, Briss., Orn., IV, p. 124, tb. XVI, fig. 2.

Cuculus cayanus, var. B, Gu., L. S. N., I, p. A7.

Cuculus rutilus, ILL., Berl. Abh., 1819, p. 224.

Coccyzus minutus, VieiL., Enc. Méth., IL, p. 1346.

Coccyzus rutilus, VIEIL. L. c., p. 1346.

Macropus caixana mas, SPix, Av. Brasil., I, p. 54, tb. XLIIT, fig. 2.

Cuculus monachus, Cuv., Mus. Paris.

Piaya minuta, GR., Gen. B., Il, p. 457 — Sc. et Sazv., Nom. Av. Neotr., p. 108 — P. Z. S., 1866, p. 195; 1873, p. 296.

Piaya rutila, ScL. et Sazv., P. Z. S., 1867, p. 979.

P. minor; purpurascente castanea, subtus dilutior, abdomine ex olivaceo griseo; cauda cuneiformi castaneo purpurea, rectricibus omnibus albo terminatis, ante apicem obscure purpureis.

get Q — Le plumage du corps est d’un roux légèrement pourpré, d'un rouge plus pâle et sans nuance pourprée sur la gorge et la poitrine; tandis que l’abdomen est d’un gris olivâtre, le bas-ventre et les tectrices inférieures

de la queue bruns. Les ailes sont de la couleur du dos, à extrémité des rémiges brunâtre. La queue est étagée, à rectrices larges, subarrondies à l'extrémité, d’un roux plus pourpré qu'au dos, passant en nuance plus foncée devant l'extrémité même qui est blanche dans toutes. Bec jaunâtre; pattes olives; iris rouge carminé.

G Longueur de l’aile, 100-110; queue, 165; bec, 23; tarse, 26; doigt mé-

dian, 19; ongle, 7 millimètres.

Sarayacu (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

1081. — Piaya melanogastra

Cuculus cayanus, var. y, GM., L. S. N., I, p. 417.

Cuculus melanogaster, VieiL., Enc. Méth., NI, p. 1337.

Macropus caixana, SPix, Av. Bras., I, p. 54, tb. XLIIT, fig. 2.

Piaya brachyptera, Less., Trailé Orn., p. 140.

Piaya melanogastra, SCHLEG., Mus. P.-Bas, Cuculi, p. 59 — ScL. et SALv., P. Z. S., 1867, pp. 792, 758; 1873, p. 296 — Nomencl. Av. Neotr., p. 108 — Tacz., P. Z. S., 18892, p. 44.

P. media; castanea; pileo cinereo; pectore ardesiaco; abdomine subcaudalibusque nigris; cauda longa gradata, purpureo castanea, rectricibus albo terminatis, fascia anteapicali nigra.

g et Q Ad. — Le plumage des parties supérieures du corps est d'un roux cannelle vif moins intense sur la gorge, le cou antérieur et les joues; te sommet de la tête avec les lores et la région oculaire d’un cendré plombé, la poitrine d’un ardoisé grisâtre; l'abdomen et les sous-caudales noirs. Les ailes un peu plus rougeâtres que le dos; à extrémité même des rémiges brunâtre; sous-alaires noires. La queue longue, étagée, à rémiges d’un roux légèrement pourpré, terminée largement de blanc; une bande noire assez large séparant cette extrémité blanche de la couleur rousse. Bec rouge de betterave; tour de la paupière gris bleuâtre et jaune devant l'œil; pattes d'un plombé à bord des scutelles gris; iris brun foncé.

© Longueur totale, 395; vol, 414; aile, 135; queue, 220; bec, 25; tarse, 3? millimetres.

Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Yurimaguas (STOLZ- MANN); entre Balsapuerto, Xeveros (coll. RATMOND1).

€ Pas rare à Yurimaguas. Dans l'estomac j'ai trouvé des sauterelles, des prie- Dieu, des punaises et des coléoptères. Ses mouvements ressemblent à ceux de la P. cayana. La voix, tschi-cou-& » (STOLZMANN).

1082. — Coccyzus melanocoryphus

Vieir., Enc. Méth., TI, p. 1344 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 195; 1867, p. 752; 1873, p. 296 — Nomencl. Av. Neotr., p. 108.

Coccyzus seniculus, WiEp., Beitr. Natg. Brasil., IV, p. 348.

Piaya melacorypha, Gr., Gen. B., Il, p. 457.

Coccyzus minor, HarTL., nd. Azaræ, p. 19.

Coccyzus cinereus, Br., Consp. Av., I, p. 112.

C. supra olivaceo griseus : pileo plumbeo; fascia postoculari nigra; subtus ochraceus, ventre inedio pallidiore, lateribus capitis cinereis; alis dorso concoloribus virescente nitentibus ; subalaribus ochraceis; rectricibus duabus mediis dorso concoloribus nigro terminalis, reliquis nigris, submediis apice brunneo, exlernis albo terminatis.

Oiseau adulte. — D'un gris olivâtre en dessus, avec un faible reflet métallique verdâätre, à sommet de la tête plombé; une raie auriculaire noire commençant finement au-dessous du bord antérieur de l'œil; côtés du cou d’un cendré clair; tout le dessous est ocreux plus pâle au milieu du ventre. Ailes de la couleur du dos; bord interne des rémiges d’une nuance plus pâle. Les deux rectrices médianes de la couleur du dos, à extrémité longuement noire; toutes les autres noires, la submédiane terminée de gris brunâtre, les autres de blanc. Bec corné noirâtre; pattes olives foncées ; tour de l'œil nu rougeûtre.

L'oiseau probablement moins adulte est d’un brun roussâtre en dessus, à plombé du sommet de la tête plus foncé que dans le précédent et lavé de brunâtre ; l’ocreux du dessous est plus foncé; les rectrices médianes olives, enduites d'une nuance roussâtre; les rémiges aussi roussâtres; sous-alaires de la même nuance que chez l'adulte et beaucoup plus päle que sur labdomen.

Longueur de l'aile, 115; queue, 140; bec, 28; tarse, 27 millimètres.

Description faite d'après les exemplaires péruviens de la collection de M. Sclater.

Ucayali supérieur et inférieur; Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Lima (NATION).

+1083. — Coccyzus erythrophthalmus

Cuculus erythrophthalmus, Wics., Amer. Orn., IV, p. 16, tb. XXVIIL, fig. 2.

Piaya erythrophthalma, Less., Traité Orn., p. 141.

Coccyzus erythrophthalmus, BP., Obs. Wils., no 48 — Sc. et SALV., P.Z.S., 1873, p. 296 — Nomencl. Av. Neotr., p. 108 — Tacz., PAZNSSA871; pr328; 1879 p: 241"

C. supra olivaceo griseus, nilidus, fronte cinerascente; sublus albus, abdomine, lectricibus caudæ inferioribus subalaribusque isabellinis; cauda gradata, rectricibus dorso concoloribus, mediis exceptis albo terminatis.

g'et Q Ad. — D'un gris olivâtre, avec un léger éclat métallique verdâtre, à front et les lores cendrés; le dessous du corps est blanc, plus où moins lavé d’isabelle sur la gorge et le devant du cou; les tectrices inferieures de la queue et des ailes d’un isabelle plus intense que celui de la gorge. Ailes concolores au dos; à rémiges bordées intérieurement d’isabelle roussâtre sans atteindre le bout des pennes. Queue cunéiforme, à six rectrices du milieu très faiblement graduées, les deux autres paires plus fortement; toutes de la couleur du dos, terminées, excepté les deux médianes, d’une tache blanche précédée par une raie noirâtre peu large, plus ou moins distincte. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure grise à la base; pattes grises, à bords des scutelles jaunâtres; tour de la paupière jaune peu largement; iris brun grisâtre foncé.

G' Longueur totale, 291-298 ; vol, 373-388; aile, 135; queue, 150; bec, 29; tarse, 23 millimètres.

Q Longueur totale, 298-320; vol, 366-417 ; aile, 150 ; queue, 170; bec, 31; tarse, 25 millimètres.

Connu à Lechugal sous le nom de madre del aqua (la mère de l’eau), dans les autres localités il n’est pas connu et n’a pas de nom particulier.

Trouvé par Stolzmann à Lechugal, Huambo et Guajango; par Hauxwell sur l'Ucayali.

« Je l’ai vu aussi sur la route de Tumbez à Lechugal au commencement de la Quebrada Grande, mais seulement dans la saison des pluies, pendant laquelle il s’y forme une quantité de petites lagunes et des flaques d’eau. Nulle part il n'est commun dans les localités citées; à Guajango on le rencontre plus souvent qu’ailleurs, au contraire à Huambo je ne l’ai vu qu’une seule fois pendant les cinq mois de mon séjour.

» Il se tient ordinairement au voisinage des eaux sur les branches basses des arbres. Son vol est rapide, mais jamais l'oiseau ne traverse de grandes distances. En volant il rappelle beaucoup les petits faucons, mais sa queue longue gâte l'effet, Sa voix est gutturale, basse et courte, répétée dans des intervalles courts.

» M. Jelski a trouvé dans les deux exemplaires qu’il a tués des chenilles épineuses et nues » (STOLZMANN).

FAMILLE PSITTACIDÆ

1084. — Ara militaris

Psittacus militaris, L., S. N., I, p. 139.

Psittacus ambiguus, BEcast., Lath. Ueb., p. 65.

Macrocercus militaris, VilLl., Enc. Méth., p. 18.

Sittace militaris, WaGL., Monogr. Psitt., p. 645 — REICHEN., Consp. Psitt. in Journ. fur Orn., 1861, p. 268.

Ara militaris, GR., Gen. B., II, p.11 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 111 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 549; 1879, p. 241.

Ara Buffoni, BREHM., Papag., tb. VII.

A. viridis ; fronte rubra; dorso infero, uropygio, tectricibus caudæ superioribus el inferioribus, remigibus rectricibusque apice cæruleis; cauda basi longissime obscure purpurea; genis nudis rubicundis lineis plumosis. Rostrum basi nigrum, apice albidum ; pedes grisei; iris aurantiaca.

g' et Q — Vert tirant légèrement au jaune olivâtre sur le dos et au bleuâtre sur la nuque, d’une nuance moins pure en dessous; à front rouge ; le dos inférieur, le croupion, les tectrices sus et sous-caudales, les rémiges, les plumes de l’aile bâtarde et les grandes couvertures primaires d’un bleu clair; les rémiges tertiaires de la couleur du dos ainsi que la barbe externe, plus ou moins dans les secondaires voisines; rectrices d’un pourpré foncé largement terminées de bleu, l’externe bleue en entier; page inférieure des rémiges et des rectrices jaune. Les joues largement nues d'une couleur rougeâtre parsemée de taches bleuâtres, et pourvues de petites plumes brunes rangées en lignes; la même couleur brune rougeâtre colore les plumes antérieures des parties emplumées environnantes, le plus largement sur les côtés de la gorge. Bec noir à la base et blanchâtre à l’extrémité; pattes grises ; iris orangé, passant au brunâtre autour de la prunelle.

Q Longueur totale, 710; vol, 1065; aile, 365; queue, 395; bec, 40;

Amable Maria (JELSKI); Guajango, Cutervo, Tambillo (STOLZMANN).

OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens écalement comme ceux de la Nouvelle- Grenade sont d’une taille moins forte que ceux de l'Amérique Centrale.

€ Il paraît qu’au Pérou septentrional cette espèce est réduite au système du Maraïñon, Assez commune à Guajango (1,500 pieds), je l’ai vue à Cutervo (3,000 pieds), à Tambillo (5,800 pieds), elle y va même jusqu'à 8,000 pieds, quand le maïs môûrit dans la sierra,

» Elle se tient par troupes, composées de deux, trois et plus de paires. La plus nombreuse que j'ai vue était de neuf paires. Elles volent ordinairement très haut, faisant entendre une voix perçante et forte. Après qu'elles se sont arrêtées sur un arbre elles mangent en silence, et l’on n’entend que le craquement des fruits et le bruit de la chute des débris de la coque. Quelquefois seulement elles bavardent sourdement, comme si elles conduisaient une conversation entre elles. C’est un oiseau très prudent, au moindre craquement d’une branche leur chef criant era-cra-cra alarme toute la troupe, qui part en criant. Leur vol est précipité.

» À Concolo, colonie composée de quelques cabanes au-dessus de la bourgade Choros, j'ai vu le lieu de la nidification de ces perroquets. C'était une pente verticale, argileuse, trouée dans beaucoup d’endroits. Ces trous lui servent de nids. Une colonie très nombreuse y tournoyait sans cesse. C’était au mois de mai. Je suppose cependant qu’il doit nicher aussi dans des trous d’arbres. Il me paraît que c’est le même Ara que j'ai vu souvent à Huambo, passant par paires à une grande hauteur » (STOLZMANN).

+I1085 — Ara macao

Psittacus macao, L., S. N., 1, p. 139.

Psittacus erythrocyaneus, GESSN., Aves, p. 720.

Ara jamaïcensis, Briss., Orn., IV, p. 188.

Psittacus aracanga, LATH., J. O., p. 82.

Arara aracanga, Spix, Av. Brasil., p. 27.

Psittacus ambiguus, HAHN, Orn. Atl., p. 21, tb. I.

Ara macao, Gr., List Psitt., p. 26 — Scr. et Sazv., P. Z.S., 4866, p. 197; 1867, p. 753; 1873, p. 299 — Nomencl. Av. Neotr., p. 111 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 46.

Sittace coccinea, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 267.

A. coccinea, dorso infero, uropygio, tectricibus caudæ superioribus inferioribusque cæruleis; remigibus cæruleo sapphirinis, subtus rubris: tectricibus alarum majoribus, scapularibusque posterioribus aurantiaco flavis viridi terminatis; cauda rubra, rectricibus externis cæruleis, reliquis macula cærulea terminatis, subtus lola rubra. Rostri mandibula superior alba, inferior nigra ; tempora alba; pedes fusco grisei; iris flava.

og et Q — Rouge ponce intense, à face largement nue, blanche, rugueuse; dos inférieur, croupion, tectrices sus et sous-caudales d’un bleu de ciel; les grandes tectrices alaires primaires et lextrémité des rémiges tertiaires d’un bleu identique à celui du croupion; les moyennes tectrices et les autres grandes orangées terminées de vert; ces deux dernières couleurs largement répandues sur les rémiges tertiaires; plusieurs plumes rouges

des scapulaires postérieures terminées d'une raie verte foncée. Rémiges primaires et secondaires bleues saphirées bordées intérieurement de noir; rectrices rouges, à baguette noire terminée de bleu, les externes bleues en entier; la page inférieure des rémiges et des rectrices rouge bordée de brunâtre. Mandibule supérieure blanche, l’inférieure noire ainsi que le bord inférieur de la moitié basale de la supérieure; pattes grises; iris jaune.

g' Longueur de l'aile, 420; queue, 510; bec, 50; tarse, 30; doigt médian, 45; ongle, 20 millimètres.

Ucayali inférieur, Chayavetas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

€ J'ai vu souvent ces perroquets à Yurimaguas passant au-dessus de la ville; ils présentent un aspect brillant au moment du lever et du coucher du soleil, lorsque les rayons solaires éclairent leur écarlate qui se dessine d’une manière magnifique sur l’azur céleste. Ses habitudes en liberté et sa voix ressemblent à celles de l’Ara militaris » (STOLZMANN).

+1]1086. — Ara ararauna

Psittacus ararauna, L., S. N., I, p. 139.

Ara brasiliensis cyaneocrocea. A. jamaïcensis cyaneocrocea, Briss., Orn., IV, p. 193, tb. XX.

Macrocercus ararauna, Viic., Enc. Méth., p. 1M7.

Ara ararauna, LEevaiLz., Perr., tb. III — Sc. et Sazv., P. Z.S., 1873, p. 299 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 46.

Sittace ararauna, Wacz., Monogr. Psitt., p. 675 — Finscx., Papag., 1, p. A0.

Arara ararauna, BREHM., Papag., tb. VII — Scarec., Mus. P.-Bas, Psittac., p. 4.

Sittace cærulea (GM.), REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p. 266.

A. supra cærulea, sublus aurantiaca; fronte latissime strigaque superciliari sordide viridibus; semiannulo gulari nigro; laleribus capitis nudis carneis; remigibus cæruleo sapphirinis sublus flavis; cauda cærulea, sublus sordide flava. Rositrum corneo nigrum; pedes carnei; iris flava.

g' et Q — D'un bleu tirant au verdâtre en dessus, à front vert nuancé de brunâtre jusqu’au niveau du bord postérieur des yeux, ainsi qu'une large bande sourcilière descendant jusqu'à la nuque; tout le dessous du corps est d'un beau jaune orangé occupant aussi la région auriculaire et les côtés du cou; une large bande noire, passant au verdâtre en dessous entourant

la gorge et les côtés dénués des joues; tous les côtés du visage sont dénués, d’une couleur carnée blanchâtre, parsemés de plumes fines noires sur les lores et au-dessous de l’œil jusqu’à la commissure du bec et les tectrices auriculaires. Rémiges d’un bleu saphiré en dessus et d’un jaune sale en dessous, avec une bordure noirâtre à l'extrémité et le long du bord de la barbe interne; sous-alaires jaunes. Queue bleue verdâtre en dessus, à barbe interne des rectrices tirant plus ou moins au saphiré; la page inférieure Jaune sale passant au fuligineux sur le bord des rectrices et à leur extrémité. Bec noir corné; pattes carnées; iris jaune.

Longueur de l'aile, 14; queue, 520; bec, 56; tarse, 26; doigt médian, 46 millimètres.

Chamicuros (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

1087. — Ara severa

Psittacus severus, L., S. N., I, p. 140.

Ara brasiliensis viridis et À. erythrochlorus, Briss., Orn., IV, pp. 198 et 202.

Ara severus, SPix, Av. Brasil., I, p. 28.

Ara castaneifrons, Larr., Rev. Zool., 1847, p. 46.

Sittace severa, WaGL., Monogr. Psitt., p. 666 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 268.

Ara severa, GRr., Gen. B., II — Scxz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 197; 1867, p. 979; 1873, p. 299 — Nomencl. Av. Neotr., p. 111.

A. ex olivaceo viridis, subtus dilutior; capite supra cæruleo viridi; fronte margineque genali fusco purpureis ; remigibus cæruleis, interne apiceque nigro marginatis, sublus sordide rubris; subalaribus coccineis; rectricibus medio fusco rubris, viridi latissime marginalis, apice cæruleo. Rostrum corneum ; pedes grisei.

g' et Q — Tout le plumage est vert, avec une nuance olive brunâtre au dos et les tectrices alaires, prenant une teinte jaunâtre dans certaines directions de la lumière; le vert est plus pur et plus clair sur le dos inférieur, le croupion et les tectrices supérieures de la queue; le sommet de la tête et la nuque d’un bleu verdâtre; le plumage des parties inférieures du corps est d’un vert olivâtre un peu plus pâle que celui du dos; le front bordé antérieurement d’une raie pourprée très foncée, peu large; la partie emplumée des joues bordée de cette dernière couleur, mais moins intense et passant insensiblement au vert. Rémiges d’un bleu verdâtre avec une large bordure interne et apicale noire, à page inférieure rouge sale; les

petites et les moyennes sous-alaires, ainsi que le pli de l'aile d’un rouge cinabre vif; les grandes sous-alaires lavées légèrement de rougeâtre; les plumes de l’aile bâtarde bleues; les rémiges tertiaires et les trois voisines des secondaires de la couleur du dos. Rectrices d’un pourpré obscur au milieu, bordées largement de vert et terminées longuement de bleu; la page inférieure de la queue rouge sale, tirant légèrement au verdâtre sur l’extrémité des rectrices. Partie antérieure du visage nu; bec corné; pattes grises.

G' Longueur de l’aile, 253; queue, 245; bec, 32; tarse, 20; doigt médian, 33; ongle, 15 millimètres.

Huallaga, Ucayali (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Rio Javari (BATES).

1088. — Ara Couloni

Conurus Illigeri, Tscx., Faun. Peru. Avw., p. 271. Sittace maracana, FixscH., Papag., I, p. 420. Ara Couloni, ScL., P. Z. S., 1876, p. 255.

A. viridis, capite undique remigibus et rectricibus extus cærulescentibus ; caudæ parte basali in rectricibus externis rubricante; alarum et caudæ pagina inferiore flavicante (SCLATER).

Tête d’un bleu céladon grisâtre; le reste du plumage du corps est vert pur sur la nuque et le cou postérieur, et tirant sur l’olive brunâtre sur les plumes du dos, d’une nuance légèrement sale en dessous; sous-caudales d’un bleu céladon. Tectrices alaires tirant plus au brunâtre que le dos, et prenant sous certain jour un éclat jaune aussi fort et le même que le plumage du dos; rémiges bleues bordées intérieurement d'olive sale et finement de noirâtre à l'extrémité, à barbe externe des primaires passant en couleur outremer au voisinage de la baguette; la barbe externe des secondaires bordée de vert analogue à celui du dos, graduellement de plus en plus largement en s'approchant des tertiaires qui sont vertes en entier; grandes tectrices primaires bleues terminées plus ou moins de vert; sousalaires vertes; page inférieure des rémiges jaunâtre. Queue bleue longuement à l'extrémité, à barbe externe des rectrices d’un rouge obscur dans la moitié basale; l’espace entre ce rouge et le bleu est d’un vert olivâtre plus ou moins large; page inférieure de la queue semblable à celle des rémiges. Bec blanchâtre, à base brune; pattes et ongles jaunâtres; iris jaune (selon Tschudi) ; peau nue des lores et du devant des yeux rougeûtre (selon Tschudi).

Longueur de l'aile, 224; queue, 252; bec, 31; tarse, 16; doigt médian avec l’ongle, 38; hauteur du bec à la base, 40 millimètres.

Forêts vierges (TSCHUDI1).

Description faite d’après l'oiseau typique du Musée de Neufchâtel, que M. Coulon a eu l’extrème obligeance de me communiquer.

1089. — Conurus mitratus

Tscx., Consp. Av., n° 258 — Faun. Peru., p. 2792, tb. XX VI, fig. 2 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 112 — Tacz., P. Z.S$., 1874, p. 549; 1880, p. 211 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ.

für Orn., 1881, p. 273.

Psittacara mitrata, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 150.

CU. viridis, subtus pallidior; fronte purpurea antice obscuriori, regionibus ophthalmicis et paroticis nonnullisque plumis corporis sanguineis; cauda alisque viridibus, subtus sordide flavidis. Rostrum flavido album; pedes flavido brunnei; iris aurantiaco flava, interne grisea.

g'et Q — D'un beau vert presque uniforme en dessus, sur les ailes et sur la queue, tirant au jaunâtre sous certain jour; tout le dessous du corps est d’un vert pomme plus pâle et moins pur qu'au dos; le front est d’un rouge pourpré, beaucoup plus foncé sur sa bordure antérieure; le devant des lores couvert de plumes également rouges; des plumes rouge sang plus ou moins nombreuses sur la région ophtalmique et la région parotique, et quelques plumes de la même couleur mêlées de vertes sur les différentes parties du corps. Rémiges et rectrices concolores au dos, les premières bordées de noirâtre, finement à l'extrémité et largement intérieurement;, page inférieure des rémiges et des rectrices jaunâtre sale, bordée extérieurement de gris fuligineux; la barbe externe de la première rémige plus ou moins bleuâtre à la base. Bec blanc jaunâtre, plus clair sur les bords des mandibules et corné à l'extrémité même; pattes brunes jaunâtres, à ongles brun corné; iris d’un jaune orangé, passant au gris autour de la pupille.

Le mâle a le sommet de la tête nuancé légèrement de bleuâtre.

S' Longueur totale, 394; vol, 605 ; aile, 05; queue, 174; bec, 31; tarse, 15; doigt médian, 27; ongle, 1? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 195; queue, 160; bec, 26; tarse, 14; doigt médian, 28; ongle, 12 millimètres.

Forêts vierges, souvent dans les bords voisins des plantations (TSCHUDI); Pumamarca, Ninabamba (JELSKI); Callacate, Cutervo, Chota (STOLZMANN).

« Ce perroquet remplace dans la sierra le © erythrogenys de la côte, s'étendant jusqu’à 12,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, où je l'ai entendu sur la route de Chota, dans la localité nommée los Frayles. La limite orientale de sa distribution géographique paraît constituer la chaîne orientale des Cordillères, quoique il me paraisse avoir vu et entendu ce perroquet à Huambo, sur le versant oriental de cette chaîne. Dans chaque cas il ne s'étend pas jusqu'à la plaine de Maynas. Quant à sa distribution orographique, c'est l’espèce allant le plus haut des péruviennes,

» Comme les autres perroquets il se tient par troupes, rarement on en rencontre des paires isolées, et jamais des individus seuls. Pendant le vol chaque paire est isolée des autres, ce qui, à l'exception des petites espèces, est particulier à tous les perroquets. En volant et perchés ils crient sans cesse ou au moins ils bavardent, et rarement on les rencontre silencieux sur les arbres; effrayés, ils s’envolent avec des cris perçants. Leur vol est rapide, ce qu’on peut supposer par leurs ailes aiguës.

» C’est un des plus grands dévastateurs des plantations. En mars et en avril lorsque le maïs commence à mûrir, des troupes innombrables arrivent pour y faire des dégâts. Pendant tout ce temps les habitants sont obligés de garder leurs champs pour chasser les oiseaux à coups de fusil et par des cris. On m'a même assuré à Cutervo que pendant les nuits lunaires ils arrivent et font des dommages. Ces dommages sont d'autant plus considérables que l'oiseau ne mange que l'embryon, rejetant tout le reste de la graine; il dévaste donc dix fois plus qu'il n’en aurait besoin s’il mangeait toute la graine. M. Jelski m’a raconté que les habitants de Junin prétendent qu'il suffit de tenir dans les champs de maïs un perroquet captif de cette espèce, pour effrayer et faire éloigner tous les autres,

» Souvent j'ai vu cet oiseau en captivité. Il s’apprivoise beaucoup quand il a été enlevé du nid, cependant je n’en ai jamais vu de parlant; il apprend cependant à imiter les poules, et plusieurs autres voix. A Callacate j'ai vu de ces oiseaux accompagnant constamment les poules et les dindons » (STOLZMANN).

1090. — Conurus frontatus

Cas. in Tscx., Faun. Peru., p. 272 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p.112 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 274.

? Ara prasina, Less., Descr. Mamm. Ois., p. 190.

Psittacus lunatus, BECHST., Lath. Ueb., IV, p. 82.

Eos cervicalis, WaGL., Monogr. Psitt., p. 562.

C. pallide viridis, fronte cum vertice, campterio tibiisque carmineo rubris ; circulo oculari nudo.

Plumage général vert clair, tirant un peu au jaunâtre sous certain jour; les parties inférieures du corps sont d’un vert plus pâle que celui du dos et d'une nuance moins pure; le front et le vertex couverts de plumes d’un beau rouge carminé; le pli de l'aile en partie et les tibias sont aussi rouges. La page inférieure de l'aile et de la queue est d’un gris olivâtre pâle. Bec blanchâtre; pattes grises; tour de l’œil dénué.

Longueur de l'aile, 225; queue, 212; bec, 29; tarse, 17 millimètres.

Description d’après un exemplaire péruvien de la collection de M. Sclater,

OBSERVATIONS. — L’exemplaire qui nous à servi à la description ne possède aucune trace de raies rouges mentionnées par M. Cabanis : « Die Unterseite von der Brust bis zum After, hauptsachlich aber am Bauch und den untern Flugdecken, ist mit feinen, halb verwischten, rothen Querlinien durchzogen. »

Environs de Lima (NATION).

1091. — Conurus erythrogenys

Psittacara erythrogenys, Less., Échos du Monde, 1844, p. 486.

Conurus rubrolarvatus, SOUANCÉ, Rev. Mag. Zool., 1854, p.71.

Psittacara rubrilarvata, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 150.

Conurus erythrogenys, ScL., P. Z. S., 1859, p. 146 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 112 — Tacz., P. Z. S., 18717, p. 328.

Conurus rubrolarvatus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 275.

U. viridis, sublus dilutior; capile, humeris subcaudalibusque sanguineïs ; remigibus rectricibusque corpori concoloribus, sublus sordide flavidis. Rostrum flavido album; pedes brunnei; iris sordide flava.

g' Vert en dessus, tirant légèrement au jaunâtre sous certain jour et au bleuâtre dans la partie terminale des rémiges primaires; le vert des parties inférieures du corps moins intense et moins pur; la tête est rouge sang jusqu’à la nuque en dessus et dans la moitié antérieure des joues, plus largement derrière les yeux et moins en bas; le devant même de l'aile et les tectrices sous-alaires sont de la même couleur, ainsi que plusieurs taches isolées sur les différentes parties du corps; la page inférieure des rémiges et des rectrices est d’un jaunâtre sale. Bec blanc jaunâtre; pattes brunes; iris extérieurement de la couleur terre de Sienne et jaune grisâtre intérieurement.

Q La femelle a généralement moins de rouge sur la tête surtout sur ses côtés; point sur le devant de l’aile et les sous-alaires mélangées de rouge et de vert.

g' Longueur de l’aile, 176; queue, 130; bec, 24; tarse, 16; doigt médian, 24; ongle, 13; totale, 332; vol, 520 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 175; queue, 133; bec, 25; tarse, 16; doigt médian, 24; ongle, 12; totale, 325; vol, 523 millimètres.

« Assez commun sur la côte, où il disparaît en mars et en avril. Je ne sais pas où se trouve la limite de l’habitat de cette espèce et de celui du © xitratus. Les habitudes sont comme celles de ce dernier » (STOLZMANN).

Tumbez (STOLZMANN).

1092. — Conurus guianensis

Psittaca guianensis, Briss., Orn., IV, p. 331, tb. XXVIII.

Psittacus leucophthalmus, Ps. notatus, MüLL., Syst. Nat. Suppl., pp. 79 et 76.

Psittacus pavua, Bopp., Tabl, PI. Enl., p.10.

Maracana verde, D'Azara, Apunt., I, p. 415.

Aratinga nobilis sive guianensis, Spix, Av. Bras., I, p. 36.

Arara cayana, Less., Traité Orn., p. 188.

Conurus cayanensis, GR., Gen. B. App., p. 19.

Conurus pavua, GRr., Gen. B., II — Fixscx., Papag., 1, p. 469 — DCL. et SALV., P. Z. S., 1873, p. 299.

Psittacara chloroptera, SOUANCÉ, Rev. Mag. Zool., 1856, p. 59.

Conurus propinquus, SCL., Cat. Am. B., p. 346.

Conurus leucophthalmus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 276.

C. viridis ; fleæura et campterio, subalaribus minoribus et minimis, interdum colli, capitis et tibiarum plumis nonnullis coccineis (flezura el campterio interdum viridibus) ; subalaribus majoribus luteis ; remigibus et rectricibus sublus flavescentibus ; rostro dilule flavescente carneo; periophthalmis nudis, cinerascente carnets ; ride crocea; pedibus fuscis (REICHENOW).

g' et Q — Plumage général vert plus foncé en dessus et plus pâle en dessous; tectrices inférieures des ailes, petites et moyennes ainsi que celles du pli de l’aile d'un rouge cinabarin, les grandes jaunes citron. Rémiges et rectrices concolores en dessus au dos, d’un olive jaunâtre sur la page inférieure de la queue et d’un jaune olivâtre sur celle des rémiges; ces dernières bordées largement au bord interne d’un jaune sale. Souvent la barbe externe de la première rémige plus ou moins bleuâtre. Ordinairement ils ont quelques plumes rouges disséminées sur tout le corps ou sur ses différentes parties, le plus souvent au cou. Bec blanc jaunâtre, peau nue aux environs des yeux carné grisâtre; pattes grises.

Une femelle péruvienne de la collection de M. Raïmondi diffère des autres par le pli de l’aile en partie jaune sans rien de rouge, les petites et les moyennes tectrices sous-alaires vertes mélangées avec très peu de rouge; elle n’a aucune plume rouge sur le corps.

G' Longueur de l’aile, 185; queue, 156; bec, 25 millimètres.

Santa Cruz (BARTLETT); entre Moyobamba et Balsapuerto, et entre Moyobamba et Xeveros (coll, RAIMONDI).

1093. — Conurus W'eddelli

DeEvizze, Rev. Magaz. Zool., 1851, p. 209 — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 197; 1873, p. 229 — Nomencl. Av. Neotr., p. 112 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 281.

Maracana Weddelli, pes Murs, Casteln. Exp. Amér. Sud, p:15, tb. Il.

C. supra olivaceo viridis ; subltus flavo viridis; capite lilacino griseo; fronte grisea; pectore cærulescente viridi; remigibus primariis obscure sapphirinis, externe viridi limbalis, lectricibus alarum majoribus primariis obscure sapphirinis; rectricibus dorso concoloribus cæruleo terminatis. Rostrum corneo brunneum ; pedes brunnei.

g' D'un vert olive brunâtre en dessus, à tête d’un gris lilacé, passant au bleuâtre dans certaines directions de la lumière; mêlé de vert sur la partie cervicale; devant du front gris; cou et poitrine d’un vert clair tirant un peu au bleuâtre; le reste du dessous du corps d’un vert jaune clair; première rémige primaire d’un noir bleuâtre, les suivantes jusqu'à la sixième saphirées foncées, avec un large limbe externe vert clair; les grandes tectrices primaires sont d’un saphiré foncé en formant un grand miroir alaire. Queue de la couleur du dos, à rectrices terminées de bleu saphiré plus profondément au milieu des pennes; l’externe est largement blanche au milieu dans toute sa longueur; page inférieure des rémiges et des rectrices grise lavée d'olive; sous-alaires de la couleur de l'abdomen. Tour de l’œil largement nu cendré. Bec brun corné foncé; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 144; queue, 97; bec, 19; tarse, 13; doigt médian, 20; ongle, 11 millimètres.

Description d’après l'oiseau typique du Musée de Paris. Pebas, sur le haut Amazones (DEVILLE); Ucayali, Santa Cruz (BARTLETT).

1094. — Conurus Souancei

Microsittace Souancei, VERR., Rev. Mag. Zool., 1858, p. 437, tb. XII.

Conurus Souancei, ScL. Cat. Amer. B., p. 350 — Sc. et SALv., P. Z.S., 1866, p. 197; 1867, p. 753; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 112.

Pyrrhura Souancei, REICHEN., Consp. Psitt. in Journ. für Orn., 1881, p. 288.

C. viridis; capile supra plus aut minus fusco; plumis regionis jugularis el colli lateribus apice albido marginatis ; tectricibus alarum externarum el majoribus partim coccineis ; remigibus primartis pogonio externo viridi cæruleis ; cauda rubido nigra, rectricibus basi viridi marginatis.

Plumage général vert; sommet de la tête plus ou moins noirâtre, à plumes plus ou moins bordées de vert, le devant même du front plus ou moins enduit de rouge obscur; toutes les plumes de la région jugulaire et des côtés du cou bordées au bout de blanchâtre ou de roussâtre, en y formant des squamules bien prononcées; un des exemplaires à sur l'abdomen des lignes transversales noirâtres; côtés de la tête couverts d’un vert légèrement olivâtre. Les tectrices alaires du bord de l'aile, quelquesunes des grandes, tantôt externes, tantôt quelques-unes des médianes et le pli de l’aile en partie d’un rouge écarlate; la barbe externe des rémiges primaires d’un bleu verdâtre bordée finement de vert; la première rémige toute noire, les autres noires sur la barbe interne et une bordure terminale. Queue d’un noir rougeâtre, à rectrices bordées largement de vert dans la moitié basale. Bec corné blanchâtre; pattes noirâtres; iris brun rougeûtre tres foncé.

Longueur de l'aile, 130; queue, 120; bec, 18; tarse, 14; doigt médian, 16 millimètres.

Description d’après deux exemplaires de Sarayacu (Ecuador), recueillis par Buckley (coll. BERLEPSCH).

Nauta, Xeveros, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT).

1095. — Conurus rupicola

Tscx., Faun. Peru., p. 272, tb. XXVI, fig. 1 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 112.

Microsittace rupicola, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 150.

Pyrrhura rupicola, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 289.

C. supra prasinus, fronle fusca, pileo plumis spadiceis, apice albicante marginatis ornalo; nucha smaragdinea, alis viridi cyaneis, campterio tectricibusque alarum superioribus primariis coccineis scapis albis, reliquis viridibus, cauda dorso saturatiore; subtus melino viridis, qutture helveolo, pectore fasciis transversalibus fuscis et flavicantibus vario; crisso smaragdineo (Tscauni).

Sommet de la tête brun terreux foncé, à plumes de la nuque terminées d'une bordure grise; tout le dos est d’un beau vert tirant un peu au jaunâtre dans certaines directions de la lumière; côtés de la tête d’un vert pomme sale; les plumes de la gorge et du cou antérieur brunes à la base et d'un fauve grisâtre à l'extrémité; celles de la poitrine brunes à la base, puis d'un jaune sale; abdomen vert, tirant plus fort au jaunâtre que le dos dans certaines directions de la lumière; plumes de la ligne médiane du ventre plus ou moins colorées de rouge; sous-caudales d’un vert assez foncé. Aïles concolores au dos, à pli, les grandes tectrices primaires et les plumes de l'aile bâtarde d’un beau rouge écarlate, formant un grand espace de cette couleur; la première rémige tout entière, la barbe interne entière de la seconde, le bord interne de la page supérieure dans toutes les autres et l'extrémité même de toutes sont noirs; les tertiaires et les deux voisines des secondaires n’ont rien de noir au bout; sous-alaires vert pomme sale; page inférieure des rémiges lavée d'olive. Queue d’un vert plus foncé que le dos. Bec cornée; à cire cendrée bleuâtre; pattes noires; iris jaune.

Longueur de l'aile, 133; queue, 127; bec, 18; tarse, 13 millimètres.

Description d’après un oiseau péruvien de la collection de M. Sclater,

1096. — Conurus melanurus

Aratinga melanura, Srix, Av. Brasil., I, p. 36, tb. XXII, fie lOeL 2,

Sittace melanura, WaGr., Monogr. Psitt., p. 654.

Psittacara variegata et melanura, BourJoT, Perr., tb. XX VI.

Conurus melanurus, GRr., Gen. B., II — Fixscx., Papag., I, p. 596 — Scu. et SALV., P. Z.$S., 1873, p. 299.

Pyrrhura melanura, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 337.

C. supra viridis ; pileo plumis ex roseo griseis ; margine frontali rubro tincto; subtus sordide viridis, plumis colli antici et pectoris roseo albido marginatis; plumis ventris basi obscure purpureis; lectricibus alarum primariis magnis rubris ; remigibus primariis cæruleo indutis; cauda ex purpureo nigra.

D'un vert foncé en dessus, à sommet de la tête gris tirant un peu au rosé, avec une fine bordure frontale enduite de rouge obscur; côtés de la tête d’un vert pomme sale; la couleur générale du dessous est verte sale, à cou antérieur et la poitrine traversés de lignes blanchâtres, lavées d'une nuance rosée très faible; les grandes tectrices alaires primaires rouges; rémiges primaires tirant un peu au bleuâtre; la première rémige toute

noire; la barbe interne de toutes les autres et l'extrémité mème de toutes, excepté les tertiaires, noires; sous-alaires d’un vert pomme. Queue d’un pourpré très obscur, avec le bord externe de toutes les rectrices vert à la base. Bec corné terminé de blanchâtre; pattes noirâtres.

Longueur de l'aile, 128; queue, 126; bec, 17; tarse, 12 millimètres.

Rio Javari (BATES); Pebas (HAUXWELL).

1097. — Conurus Luciani

Device, Rev. Mag. Zool., 1851, p. 210 — Sc. et Sazv., P. Z.S., 1873, p. 299 — Nomencl. Av. Neotr., p. 112 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 549 ; 1882, p. 46.

Microsittace Luciani, Br., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 150.

Maracana Luciani, pes Murs, Casteln. Exp. Amér. Sud, p. 14, tb. II, fig. 1.

Conurus cyanopterus, Sc. et SALv., P. Z. S., 1867, p. 753.

Pyrrhura Luciani, REICHEN., Consp. Psitt. in Journ. für Orn., 4881, p. 338.

C. viridis; pileo fusco brunneo, in fronte cærulescente lavato; genis antice fusco purpureis ; dorso infero, uropygio medio et ventre medio purpureis; collo antico et pectore fusco virescente et flavido squamulalis ; remigibus primariis cæruleis; rectricibus purpureis, basi lateraliter viridibus, subtus totis sordide purpureis; subalaribus viridibus. Rostrum brunneum; pedes brunnei; tris fusco brunnea.

c' D'un beau vert en dessus tirant légérement au jaunätre sous certain jour, d’une nuance moins intense et moins pure sur l'abdomen et les souscaudales, à sommet de la tête brun foncé, légèrement teint de bleuâtre au front; le devant des joues et le tour des yeux est d'un pourpré obscur; le dessous des joues gris bleuâtre; région auriculaire fauve blanchâtre; tout le devant du cou et la poitrine couverts de plumes foncées verdâtres au milieu, entourées largement de jaunâtre sale, en y formant de grosses squamules; milieu du dos inférieur largement et du croupion moins largement pourpré; milieu du ventre d’un pourpré moins intense et moins pur; plusieurs plumes de la nuque colorées de bleu. Rémiges primaires, ainsi que leurs grandes tectrices et les plumes de l'aile bâtarde bleues, bordées intérieurement et postérieurement de noir, l’externe toute noire; les secondaires concolores au dos; page inférieure de toutes grise, lavée de verdâtre; sous-alaires vertes. Rectrices pourprées, à barbe externe largement verte extérieurement dans la moitié basale; page inférieure des

rectrices d’un pourpré sale, bordé extérieurement de fuligineux. Bec et pattes bruns; iris brun foncé.

Longueur de l’aile, 130; queue, 110; bec, 17; tarse, 13; doigt médian, 17; ongle, 9 millimètres.

Le mâle d'Yurimaguas diffère de celui du Pérou central, décrit plus haut, par la couleur verte plus foncée; la présence de quelques plumes d’un rouge cinabarin au milieu du devant du front; le pourpré des joues et du tour de l'œil plus sale; l’écaillure de la poitrine et des côtés du cou plus subtile et plus régulière; la couleur de la région auriculaire plus foncée; une taille moins forte.

Q La femelle d'Yurimaguas n'a rien de rouge au front, l'écaillure de la poitrine comme celle du mâle de la même localité, également colorée de rosé au cou et différente de celle de l'oiseau du Pérou central.

g' Longueur totale, 243; vol, 370; aile, 120; queue, 100 millimètres.

Amazone supérieure (CASTELNAU et DEVILLE); Monterico (JELSKI); Yurimaguas (STOLZMANN); Xeveros, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT).

1098. — Conurus roseifrons

GR., List Psilt., p. 42 — Fixscn., Papag., I, p. 534 — Sc. et SADV: MP NZ LS, 1873; p.290:

Pyrrhura roseifrons, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 340.

U. supra et alis læle viridis, fronte lalissime et loris vivide roseis, cervice cum nucha brunneis; dorso infero el uropygio medio obscure rubris; subtus viridis plumis colli pectorisque obscurioribus fulvido marginatis ; ventre medio late obscure rubro; remigibus primariis cæruleis; cauda obscure purpurea reclricibus basi late marginatis.

D'un beau vert psittacin au dos et sur les ailes; le front jusqu’au bord postérieur des yeux, les lores, le devant même des côtés des joues et une bordure au-dessous des yeux sont d’une belle couleur rosée intense, pâlie et tirant au jaunâtre sur le milieu des plumes; le reste du sommet de la tête et la nuque sont d’un brun lavé légèrement de roussâtre; le milieu du dos inférieur et du croupion d'un rouge sang obscur; les plumes de la partie postérieure des joues, des côtés et du devant du cou sont d’un vert bleuâtre foncé entourées d’une bordure fauve grisâtre claire assez large; tectrices auriculaires ocreuses; le reste du dessous est d’un vert pomme tirant un peu au jaunâtre avec un large espace d’un rouge obscur au milieu du ventre. Rémiges primaires d’un bleu clair, à barbe interne bordée et ter-

minée largement de noir; page inférieure des rémiges olivätre. Queue d'un pourpré à rectrices bordées largement de vert dans leur partie basale. Quelques plumes rouges sur le pli du devant de l’aile et autour du talon. Bec noir; pattes noirâtres; iris noir.

Sur l’autre exemplaire le rosé s'étend moins longuement au sommet de la tête et sur le devant du visage.

Longueur de l’aile, 122; queue, 118; bec, 16; tarse, 13; doigt médian, 17,5; ongle, 8 millimètres.

Description d’après les oiseaux du Musée Britannique provenant de l’Amazone supérieure.

Bartlett n’a fourni du territoire péruvien qu’un seul exemplaire endommagé pris par les Indiens,

1099. — Brotogerys pyrrhoptera

Psittacus pyrrhopterus, LATH., J. O. Suppl., I, p. 22.

Trichoglossus pyrrhopterus, Wacr., Monogr. Psitt., p. 547.

Conurus griseocephalus et C. rubrifrons, Less., Traité Orn.,

Psittacula griseifrons, BourJoT, Perr., tb. LXXX VI.

Brotogerys pyrrhoptera, Vic., Zool. Journ., 1826, IL, p. 400, tb. IV — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 113 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 329 — ReIcHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p. 342.

B. supra læte viridis, pileo pallide viridi cæruleo, lectricibus alarum superioribus olivaceo perfusis; subtus flavido viridis, laleribus capilis flavescente albidis, gula flavida ; remigibus corpori concoloribus, primaris pogonio externo cærulescente lavalo, lectricibus alarum primaris sapphirinis; subalaribus miniaceo aurantiacis; cauda viridi. Rostrum flavo albidum; pedes flavido carnei; iris griseo brunnea.

get Q@ — D'un beau vert en dessus, à nuque et le devant du dos enduits légèrement d'olive jaunâtre, les tectrices alaires tirant plus fort sur l'olive brunâtre; le sommet de la tête est d’une légère couleur bleue verdâtre (aigue-marine), les côtés de la tête d'un blanc jaunâtre enduit légèrement de grisâtre; menton jaunâtre; tout le dessous du corps vert jaunâtre beaucoup plus clair que celui du dos, plus vert au bas-ventre et les sous-caudales. Rémiges vertes, à barbe externe dans les primaires enduites de bleu plus ou moins légèrement, en laissant une fine bordure verte; les grandes tectrices primaires saphirées, en y formant un miroir bien prononcé; page inférieure des rémiges vert pâle, bordée extérieurement de noir bleuûtre;

sous-alaires d’un orange miniacé. Queue d'un beau vert en dessus, plus pâle en dessous. Bec blanc jaunître; pattes carnées jaunâtres; iris brun grisâtre.

Q Longueur totale, 218-220; vol, 362-365; aile, 120; queue, 80; bec, 21; tarse, 11; doigt médian, 17; ongle, 8 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN).

« Perruche assez commune à Palmal et à Lechugal; il paraît que la rivière Zurumilla constitue la limite méridionale de son habitat, car je ne l’ai jamais observée aux environs de la ville de Tumbez. Elle se tient par grandes troupes, dont les paires sont mélangées au vol. Aussi bavardes que les autres perroquets, elles aiment à venir sur le même arbre lorsque la nourriture les y attire. Les habitants prétendent qu’elle niche dans les nids des termites, ce qu’on a constaté chez plusieurs autres espèces. De Guayaquil on fournit un grand nombre de ces perruches pour toute la côte péruvienne ; on dit qu’elle apprend à parler, mais je n’en ai jamais rencontré de pareille. Celles que j'ai élevées imitaient les poules. J’ai eu l’occasion de vérifier sa haine contre la petite perruche de la côte (Psittacula cælestis); en en plaçant une dans leur cage, elles fondirent dessus avec grand acharnement et commencèrent à la battre, puis lorsque cette perruche fut crevée, elles la déchirèrent d’une manière atroce. La vue d’un chat ou d’une chouette les effraye extrêmement. Au mois d'avril M. Jelski a vu des jeunes complètement emplumés. Son nom est perico » (STOLZMANN).

1100. — Brotogerys virescens

Psittacus virescens, Gm., L. S. N., I, p. 326.

Psittacus cayennensis, Briss., Orn., IV, p. 334, tb. XXVII, fig. 2.

Psittacus versicolorus, MüLz., Syst. Nat. Suppl., p. 75 — Burr., PI, Enl., COCLIX.

Psittacus chiriri, VieiL., Enc. Méth., p. 1394.

Brotogerys virescens, SCL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p.113 — Reicnex., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 342.

B. viridis; fronte et genis anterioribus dilute cæsüis; pleryllio et remigibus, primariis exceplis, albis partim flavescentibus ; tectricibus majoribus secundariis luteis; rostro pallide carneo (REIGHENOW).

g' et Q Ad. — Vert en entier, à plumes du dos et des scapulaires avec une légère nuance brunâtre; le vert de la tête plus pur, le front et le devant des joues tirant au gris bleuâtre ; tout le dessous du corps d’un vert moins foncé qu’au dos. Petites tectrices alaires de la couleur du dos; les quatre premières des grandes tectrices primaires d’un bleu indigo foncé, quelquefois la première blanche; toutes les autres grandes tectrices d’une

ne, à | ZT N

belle couleur limonacée; les plumes de lalule blanches; les cinq premières rémiges bleues à barbe externe bordée de vert; les autres primaires et les secondaires blanches, à barbe externe jaune dans ces dernières; queue verte, plus pâle en dessous et lavée de bleu. Bec carné blanchâtre; pattes grises.

Longueur de l'aile, 120; queue, 97; bec, 16; tarse, 11; différence entre la rectrice externe et la médiane, 40 millimètres.

Yquitos (WHITELY, musée BERLEPSCH, Musée de Varsovie),

1101. — Brotogerys xanthoptera

Aratinga xanthoptera, Srix, Av. Bras., I, p. 31, tb. XV, fig. 2.

Conurus xanthopterus, ScL. et SaALv., P. Z. $S., 1866, p. 197.

Brotogerys xanthopterus, SCL. et SALV., P. Z.S., 1867, p. 979; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 113 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 342 — Tacz., P. Z.$S., 1889, p. 46.

B. viridis; pteryllio et tectricibus secundariis majoribus luteis ; rostro brunnescente albido (REICHENOW).

D’un beau vert foncé en dessus, d’une nuance plus vive et plus claire au croupion, au front sur les côtés de la tête et sur tout le dessous du corps; les grandes tectrices alaires secondaires d’un jaune limonacé; les grandes primaires d'un vert beaucoup plus obscur que les rémiges; pli de laile jaune en partie; toutes les rémiges vertes, à barbe interne bordée largement de noir, l’externe primaire toute noire avec une bordure externe vert bleuâtre; la page inférieure des rémiges noirâtre à l'extérieur des pennes et largement vert bleuâtre sur la barbe interne; queue verte, à barbe interne des rectrices, excepté les deux médianes bordées finement de jaunâtre. Bec brunâtre pâle; pattes jaunâtres.

Longueur de l'aile, 127; queue, 110; bec, 18; tarse, 12; différence entre les rectrices externes et les médianes, 52? millimètres.

Description d’après un exemplaire de la Bolivie, de la collection de M. Sclater. Nauta, Ucayali inférieur (BARTLETT); Yquitos (WHITELY) ; Yurimaguas (STOLZ- MANN).

1102. — Brotogerys jugularis

Conurus jugularis, DEVILLE, Rev. Mag. Zool., 1851, p. 209 — DES Murs, Casteln. Exp., p. 15, tb. III, fig. 2.

Psittovius jugularis, Br., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 151.

Brotogerys jugularis, Sc. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 197; 1867, p. 753; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 113 — Tacz., P. 2. 5S.,18892, p. 46 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 343.

B. viridis, subtus lætior, capite cærulescente lavato; macula mentali croceo aurantiaca; remigibus, teclricibus alarum majoribus primartiis pteryllioque sapphirinis; rectricibus medio cæruleis latissime viridi marginatis, margine interno nisi medianarum flavo; subalaribus cæruleo viridibus. Rostrum albidum ; pedes flavido brunnei ; iris fusco brunnea.

get Q — D'un vert tirant légerement sur l’olive brunâtre en dessus, d'un vert plus clair en dessous, à tête lavée de bleu, plus fort au sommet et sur la nuque, tres peu sur les joues; front jaunâtre sale; une tache orangée au menton; rémiges d’un beau bleu saphir, à extrémité et une fine bordure externe verte sur les primaires, large sur les secondaires, bordées largement intérieurement de noir; grandes tectrices alaires d'un saphiré semblable à celui des rémiges; les plumes de laile bâtarde d’un bleu plus clair, bordées de vert; sous-alaires d'un vert lavé de bleuâtre; pli de laile souvent jaune; page inférieure des rémiges bleue verdâtre avec une large bordure externe noirâtre. Les deux rectrices médianes bleues bordées largement de vert sur les deux côtés, les submédianes n'ont du bleu qu’à la barbe externe, tandis que l’interne est bordée de jaune limonacé, sur les suivantes le bleu est de plus en plus restreint, de sorte que l’externe a très peu de bleu à la naissance et toute la barbe interne jaune, toutes bordées très finement de jaunâtre à l'extérieur; page inférieure des rectrices d’un vert sale à l'extérieur et jaune intérieurement. Bec blanc d'ivoire brunâtre; pattes jaunes grisâtres ; iris gris brunâtre très foncé, presque noir.

S' Longueur totale, 223; vol, 283; aile, 113; queue, 58; bec, 16; tarse, 12; doigt médian, 15; ongle, 8 millimètres.

Q Longueur totale, 230; vol, 285 millimètres.

Ucayali, Nauta, YVurimaguas, Chayavetas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZ- MANN et coll. RAIMONDI).

« Commun à Yurimaguas. Les habitudes semblables à celles du 2. pyrrhoptera ; on l'élève souvent en cage, Il apprend à prononcer parfaitement piowitsehou, répété plusieurs fois en ajoutant quelquefois un diminutif piouitehitou suivi d’une sorte de

TR

dbrr-dbrrr. Cette aimable perruche est aussi sociale que la Psittacula cœlestis. Quelques-uns, probablement les mâles, sont d’un caractère très belliqueux et commencent à crier à la vue d’un homme, remuant précipitamment des ailes, et piquent fort lorsqu'on leur présente la main. Les Indiens des environs d'Yurimaguas en élèvent des quantités pour les vendre aux blancs; j'ai vu chez eux des jeunes à la fin de mars et en avril, Son nom est pris de la voix piouichou » (STOLZMANN),

1103. — Brotogerys tui

Psittacus tui, GM., L.S. N., I, p. 352.

Psittacula brasiliensis icterocephalus, Briss., Orn., IV, p. 398.

Psittacus Sancti Thomæ, MüLLz., Syst. Nat. Suppl., p. 81 — Burr., PI, Enl., CDLVI.

Psittacus passerinus, Bopp., Tabl. PI. Enl., p. 97.

Psittacus tovi, LATH., J. O., p.134.

Brotogerys tui, BP., Rev. Magaz. Zool., 1854, p. 151 — Sc. et SALv., P. Z.S., 1866, p. 197; 1873, p. 300 — Nom. Av. Neotr., p. 113.

Brotogerys passerina, REICHEN., Consp. Psittac. in P. Z. $S., 1881, p. 345.

B. læte viridis, subtus uropygioque lætior; fronte citrino flava; tectricibus alarum majoribus primariis cæruleis; rectricibus, mediis exceptis, flavidis, pogonio externo viridi; remigibus sublus cæruleo viridibus.

get Q — D'un beau vert en entier, foncé et tirant légèrement sur l'olivätre au dos et sur les ailes; tirant un peu au bleuâtre sur la tête, d'une couleur plus vive et claire sur tout le dessous, au croupion et sur les tectrices caudales; le front est jaune citron; les grandes tectrices alaires primaires d’un bleu saphiré, à base de ces plumes verte; les rémiges primaires tirant un peu au bleuâtre, surtout sous certain jour; sous-alaires vertes, nuancées de jaunâtre; page inférieure des rémiges largement d’un vert bleuâtre sur la barbe interne; les deux rectrices médianes vertes en entier, les autres jaunes verdâtres, à barbe externe verte. Bec brun clair; pattes carnées.

Longueur de l'aile, 108; queue, 58; bec, 16; tarse, 10 millimètres,

Nauta (BARTLETT); Yquitos (coll. RAIMONDT).

1104. — Bolborhynchus aurifrons

Psittacus aurifrons. Less., Cent. Zool., 1830, p. 63, tb. XVIII. Trichoglossus aurifrons, WAGL., Monogr. Psitt., p. 547. Conurus sitophagus, Tscu., Faun. Peru., p. 273.7

Conurus agilis, Licar., Nomencl. Av., p. 73.

Bolborhynchus aurifrons, SOUANCÉ, Icon. Perr., tb. XXIV, fig, 2 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 113 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 549; 1880, p. 211 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 347.

B. supra viridis, remigibus primariis pogonio externo cyaneis, interno nigris; cauda dorso aliquantulum saluratiore; fronte, gula, pectore abdomineque luteis; hypochondris crissoque viridi flavis. Cera aurantiaca; rostrum [lavo album ; pedes rubro flavi; iris griseo flava.

g' D'un beau vert en dessus, le plus vif et le plus pur sur les joues et le croupion, et tirant légèrement au brunâtre au milieu du dos et sur les scapulaires; le devant même du front, les lores, le devant même des joues, la poitrine et l’abdomen sont d’un beau jaune citron, le plus intense sur les côtés de l'abdomen et plus ou moins enduit de verdätre sur les côtés de la poitrine et au milieu du ventre; le bas-ventre et les sous-caudales sont d’un vert jaunâtre. Rémiges primaires bleues sur la barbe externe et noirâtres sur l’interne, avec une bordure externe jaune très fine; les secondaires vertes extérieurement et noires intérieurement; grandes tectrices primaires d'un vert bleuâtre; sous-alaires vertes nuancées de jaune. Rectrices un peu plus foncées que la couleur du dos, d’un vert grisâtre pâle en dessous. Cire orangée; bec blanc jaunâtre; pattes jaunes rougeâtres; iris jaune grisâtre.

Les individus moins adultes ont le vert du dos et des scapulaires tirant plus fortement au brunâtre, le jaune des côtés de la poitrine et du milieu de l'abdomen enduit plus fortement de vert.

Q La femelle a seulement un peu de jaune sur la gorge et sur les flancs de l’abdomen, le reste des parties inférieures du corps est d’un vert beaucoup plus pâle que celui du dessus.

S' Longueur totale, 170; vol, 276; aile, 97; queue, 85; bec, 13; tarse, 11; doigt médian, 14; ongle, 6 millimètres.

Un mâle de Callacate, au Pérou septentrional, a le vert beaucoup plus vif et plus pur en général, le jaune n'occupe que le devant du front et du visage moins largement que dans les précédents et la gorge, ainsi qu’une mèche des plumes sur les côtés mêmes de l’abdomen supérieur; le reste du dessous est d’un beau vert clair. Iris brun foncé.

La femelle des environs de Titicaca a l'aile beaucoup plus longue que tous les autres mesurant 110 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux typiques de Lesson, au Musée-de Paris, ressemblent en entier à ceux du Pérou central,

Très commun dans les champs de maïs de la côte (TSCHUDI); Lima (JELSKI) ; Callacate (STOLZMANN); Titicaca (coll. RAIMONDI).

& Commun aux environs de Lima et à Chimbote; je ne l’ai jamais vu à Chepen et à Pacasmayo. On ne l'élève pas en captivité à Lima, comme je suppose, à cause de l'ignorance des lieux de sa nidification » (STOLZMANN),.

1105. — Bolborhynchus andicola

Psittacula andicola, Finscn., P. Z,$S., 1874, p. 90 — Sc. et SALV., P. Z. S., 1874, pp. 678 et 679 — REeIcHEN., Consp. Psiltac. in Journ. für Orn., 1881, p. 349.

Bolborhynchus orbignesius, Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 549,

Bolborhynchus andicola, ScL. et SALv., P. Z. S., 1876, p. 18.

B. viridis unicolor, subtus dilutior; mento olivaceo flavido; rostro canescenti corneo (Finxscx.).

g'et Q — D'un beau vert en dessus, le plus pur au croupion et sur les ailes, enduit d'olive brunâtre sur la tête et la nuque; à gorge jaune olivâtre; tout le dessous vert clair, le plus pur sur les sous-caudales et enduit de jaune olivâtre sur la poitrine et l'abdomen; rémiges noires sur la barbe interne, passant au gris clair sar la bordure interne plus ou moins largement, la barbe externe dans les primaires plus ou moins bleue, bordée finement et terminée de vert, verte dans les autres; queue verte à page inférieure plus pâle. Sous-alaires vertes; page inférieure des rémiges noirâtre extérieurement et largement vert bleuâtre intérieurement. Bec corné grisâtre, à extrémité blanche; pattes brunâtres; iris brun très foncé.

g' Longueur de l'aile, 105; queue, 70; bec, 13; tarse, 11; doigt médian, 15; ongle, 8 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau typique de Bolborhynehus Orbignyi, Bp., au Musée de Paris, ressemble en tout à nos oiseaux péruviens et n’en diffère que par la nuance bleuâtre à peine distincte sur les rémiges primaires ; les côtés de la tête et la gorge tirant un peu au jaunâtre. Longueur de l’aile, 106; queue, 67 millimètres,

Paucartambo (WHITELY); Pumamarca, Acancocha, Maraynioc (JELSKI).

1106. — Psittacula passerina

Psittacus passerinus, L., S. N., I, p. 150.

Psittacula brasiliensis uropygio cyaneo, Briss., Orn., IV, p. 148.

Agapornis cyanopterus, Sws., Two Cent., p. 320.

Psittacus capensis, SHAw, Nat. Misc., tb. DCCCXCIIT.

Conurus gregarius, BourJoT, Perr., tb. XLIX.

Agapornis guianensis, Sws., Gent., p. 320.

Psittaculus Sancti-Thomæ, SCHL., Mus. P.-Bas, Psitt., p. 31.

Psittacula viridissima, Larr., Rev. Mag. Zool., 1848, p. 172.

Psittacula passerina, Less., Tr. Orn., p.203 — Spix, Av. Bras., p.38, tb. XXXIIT — Sc. et SALv., P.Z.S., 1873, p. 301 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p. 349.

P. supra prasino viridis, subtus dilutior; dorso infero cum uropygio, lectricibus alarum majoribus, campterio, subalaribus, margineque externo remiqum secundariorum cæruleis. Rostrum albidum; pedes carneo grisei; iris

Fem. tota viridis, subtus dilutior, fronte genisque ex flavido viridibus.

g' D'un beau vert pré en dessus, d’un vert plus clair en dessous, à dos inférieur avec le croupion, les grandes tectrices supérieures alaires, le pli de l’aile, les petites et les moyennes tectrices inférieures d’un beau bleu azuré; la barbe externe des rémiges primaires postérieures et celle des secondaires d’un bleu plus foncé que celui des tectrices, n’atteignant pas l'extrémité des pennes; les grandes tectrices sous-alaires grises lavées de vert; page inférieure des rémiges ardoisée extérieurement et largement vert tendre intérieurement. Bec blanc jaunâtre; pattes carné grisâtre; iris brun.

Q Semblable au mâle, sans aucune trace de nuance bleue, à front et les joues d’un vert jaunâtre; le reste des parties inférieures du corps tirant aussi au jaunâtre; les rémiges primaires avec une bordure jaunâtre très fine.

g' Longueur de l’aile, 85; queue, 43; bec, 1? millimètres.

Rio Javari (BATES).

1107. — FPsittacula Sclateri

GR., List Psitt., p.86 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p.197; 1873, p. 301 — Nomencl. Av. Neotr., p. 115 — REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 350.

Psittacula melanorhyncha, NaTT. — Finxscx., Papag., I, p. 660.

P. prasino viridis, dorso alisque obscurioribus, tergo cum uropygio, tectricibus alarum majoribus, subalaribusque ullramarinis, remigibus secundariis sapphirinis. Rostrum supra corneo nigrum, subtus albidum ; pedes grisei ; iris

g' Ad. — D'un beau vert pré sur la tête et toutes les parties inférieures du corps; nuque, cou postérieur, dos, tectrices alaires, petites et moyennes, et rémiges tertiaires d’un vert plus obscur, tirant légèrement à l'olivâtre; dos inférieur, croupion, les grandes tectrices alaires et les sous-alaires d’un beau bleu outremer; toutes les rémiges secondaires et les primaires voisines d’un bleu saphiré assez foncé; les secondaires terminées par une fine bordure verte; les trois primaires externes vertes sur la barbe externe, les suivantes saphirées plus ou moins à la base; la barbe interne noirâtre; la page inférieure des rémiges pliées est d’un bleu verdâtre. Queue verte. Mächoire d'un corné foncé bordée à la base de blanchâtre jusqu’à la dent; mandibule blanchâtre; pattes grises; iris brun.

Longueur de l'aile, 80; queue, 38; bec, 12; tarse, 9; doigt médian, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Espèce analogue à la P. passerina et distincte par le vert de la tête et des parties inférieures du corps plus intense et plus pur; le vert du dos et des ailes beaucoup plus foncé ; le bleu du croupion et des tectrices alaires beaucoup plus foncé; le saphiré des rémiges secondaires au lieu de bleu de ciel, prolongé jusqu’à l'extrémité des pennes, dans l'espèce citée, s'arrête dans notre oiseau à une distance assez grande du bout des plumes; une autre couleur du dessous des rémiges.

Description d’après un exemplaire de Sarayacu (Ecuador), recueilli par Buckley (coll. BERLEPSCH).

Sarayacu (BARTLETT); Rio Javari (BATES).

1108. — Psittacula cœlestis

Agapornis cœlestis, LEss., Descr. Mamm. Ois., p. 148.

Psittacula cœlestis, Br., /iev. Mag. Zool., 1854, p. 152 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 115 — Tacz., P. Z. $S., 1877, pp. 329 et 753; 1880, p. 211 — REICHEN., Consp. Psiltac. in Journ. für Orn., 1881, p. 350.

P. supra virescente grisea; fronte latissime genisque vivide prasino viridibus, cervice cæruleo lavato; dorso infero uropygioque intense ultramarinis; abdomine medio virescente; hypochondriis ex olivaceo griseis; remigibus primaris viridibus, flavo tenuissime marginatis; secundariis, tlectricibus primarits, campterio subcaudalibusque ullramarinis; cauda viridi. Rostrum albidum ; pedes carnei; iris brunnea.

Fem. supra sordide viridis, sublus flavido viridis; uropygio cærulescente viridi.

cg D'un gris verdâtre au des et sur les tectrices alaires, passant en une nuance plus verdâtre sur les rémiges tertiaires et les scapulaires postérieures; le front avec le vertex jusqu'en arriere des yeux; tous les côtés de la tête et la gorge sont d’une belle couleur verte claire; la partie postérieure du sommet de la tête lavée légèrement de bleu sur un fond plus pâle que celui du dos, beaucoup plus fort sur les côtés, surtout derrière les yeux, en y formant une large bande d’un bleu de ciel; le milieu de la poitrine et de l’abdomen est d’un vert pomme clair, les flancs largement d’un gris olivâtre; sous-caudales d’un beau vert tirant au jaunâtre; le dos inférieur et le croupion d’un bleu outremer intense; les sus-caudales vertes. Les rémiges primaires vertes bordées finement à l'extérieur de jaune; les secondaires d’un bleu outremer foncé ; les grandes tectrices primaires, le bord de l’aile et les sous-alaires d'un bleu outremer plus clair que celui des rémiges; page inférieure des rémiges d'un vert bleuâtre pâle, bordée extéricurement de noirâtre. Queue verte en dessus, d’un vert pâle en dessous. Bec blanchâtre; pattes carnées; iris brun.

Q D'un vert sale en dessus, à croupion d’un vert bleuâtre; le front et les côtés de la tête d’un vert plus clair et plus pur; tout le dessous du corps d’un vert jaunâtre sale, beaucoup plus pâle que celui du dos; rémiges primaires grises foncées, à barbe externe verte, bordée finement de jaune; les secondaires d’un vert plus foncé, tirant légèrement au bleuâtre; sousalaires d’un vert sale.

g' Longueur totale, 149-144; vol, 245-260; aile, 84; queue, 40; bec, 13; tarse, 12; doigt médian, 14; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 142-149 ; vol, 252; aile, 81; queue, 40 millimètres.

Dimensions des œufs dans les différentes pontes : 17,6-15; 18,7-16; 19,6-17,3; 18,7-14,2 ; 19,2-15,6; 21-16,2 millimètres.

Le) rar Qt

Chepen, Tumbez, Callacate, Chota (STOLZMANN).

« Espèce répandue depuis la côte jusqu’à la vallée du haut Maraïñon; je ne l'ai jamais rencontrée à l’est du fleuve, mais il me paraît qu'elle devrait se trouver dans les vallées profondes des rivières du côté droit du Marañon, comme Rio d’Utcubamba. Je peux assurer, sous le rapport de la distribution de l'oiseau, qu'il ne se trouve pas sur le versant oriental de la chaîne orientale des Cordillères; verticalement il va jusqu’à la hauteur de 8,000 pieds, où il est cependant assez rare (Chota)-

» Cette perruche caractérise les contrées dénuées d'arbres de la côte péruvienne, et les vallées serranes chaudes et arides. Ordinairement on la voit par bandes assez nombreuses, et quelquefois par paires. Outre les différentes graines que je trouvais dans son estomac, il y avait aussi de petites feuilles. Elle niche en avril et en mai; dans les nids qu’elle occupe après les pics dans des trous d'arbres, ou souvent aussi dans ceux de terre du Æurnarius, ou dans des nids vastes du Campylorhynclus balteatus et Placellodomus frontalis. On m'a déjà raconté à Tumbez que plusieurs femelles déposent leurs œufs dans le même nid; je l’ai constaté à Callacate. Quelques paires ont occupé un nid abandonné du Placellodomus, qui ressemble à un toit bâti de rameaux, avec l'issue en dessous. Les perruches ne pondent pas cependant dans l’intérieur du nid, mais chaque paire pratique un trou dans les parois où elle dépose ses œufs. C’est ainsi.que j'ai trouvé dans les différents trous du nid une colonie, dont il y avait des œufs frais, d’autres couvés et des petits appartenant à différentes paires. Tandis que les nids du Placellodomus et du Campylorhynelus permettent une pareille séparation des femelles, ceux du Æwrnarius et des pics présentent des conditions contraires; on m'a cependant assuré à Tumbez que plusieurs femelles y couvent aussi leurs œufs, et on m'apportait des œufs dans les différents états de l’incubation, provenant du même nid. Je ne sais pas cependant comment elles y couvent. Dans chaque cas il est intéressant que la Crotophaga et la Psittacula, oiseaux aussi éloignés entre eux, se rapprochent sous ce rapport. A Callacate on m'a apporté sept œufs, provenant du même nid, dont un était du Placellodomus, tous étaient couvés tandis que ee dernier était tout frais, Je suppose donc que les perruches se sont établies dans un nid frais, laissant l’intérieur libre au propriétaire du nid, tandis qu’elles ont pratiqué des trous à la surface,

» Il est étonnant que je n’aie pas rencontré cette perruche en captivité, malgré la facilité de s’en procurer des jeunes. Les habitants répondaient à mes questions sous ce rapport, que cet oiseau n’est pas capable de parler. Deux fois j'en ai élevés avec succès. Je leur ai donné des bananes mûres, en les introduisant dans le bec au moyén d'une seringue en plume. Celle que j'ai élevée à Callacate était très familière; chaque fois que j'étais occupé du travail, sa place favorite était sur mon bras, où elle se cachait sous mes cheveux. Il est difficile à trouver un être plus agréable et plus social. Comme les autres perroquets, elle aime beaucoup quand on la gratte au menton; elle étend alors son cou, hérisse les plumes des joues et ferme les yeux. Quand on en élève deux ensemble, elles restent toujours pressées l’une.et l’autre, se caressant et nettoyant les plumes mutuellement,

» M. Jelski a trouvé dans l’estomac de cette perruche des graines poussant de la luzerne et du sable, il prétend donc qu'elle doit se nourrir à terre. Il les a vues aussi ramassant la nourriture sur le Schinus molle » (STOLZMANN).

1109. — Psittacula crassirostris

CAP E2:5.,4883, p. 12.

Psittacula passerina (?), Tacz., P. Z.$S., 1882, p. 46.

P. viridis, sublus dilutior, uropygio viridiore ; remigibus secundariis anterioribus, primariis promimis pogonio externo tectricibusque primariis majoribus ultramarino cæruleis ; subalaribus viridibus. Rostrum crassum albidum ; pedes grisei; iris grisea.

g' Parties supérieures du corps d’un vert semblable à celui de la P. passerina, à dos inférieur et le croupion d’un vert beaucoup plus clair et plus pur, à peu près comme celui du devant du visage; le vert des parties inférieures du corps plus pâle et tirant au jaunâtre. Les rémiges secondaires jusqu'à la septième, la barbe externe des primaires voisines depuis la sixième, et les grandes tectrices primaires sont d’un bleu outremer semblable à celui de l'espèce citée; le bleu des rémiges secondaires est bordé à l'extrémité de vert jaunâtre; sous-alaires vertes, excepté les grandes qui sont gris bleuâtres; page inférieure des rémiges grise, lavée d'olive bleuâtre. Queue verte. Bec robuste blanchâtre; pattes carnées grisâtres ; iris gris Clair.

Longueur de l'aile, 77; queue, 40; bec, 13; tarse, 12; doigt médian, 14 millimètres.

Yurimaguas (STOLZMANN).

Forme la plus voisine de la P. cyanoptera, de la Colombie, et n'en diffère que par le bec beaucoup plus robuste et le bleu plus.répandu sur l’aile, d’une couleur

plus uniforme, plus pure et plus intense. Cet oiseau diffère de la P. passerina par le manque du bleu au croupion, aux sous-alaires et au pli de l'aile.

1110. — Pachynus brachyurus

Psittacus brachyurus, TEMm. et KuxL., Consp. Psitt., p. 72.

Psittacus pumilio, Spix, Av. Bras., p. 4.

Psittacus viridissimus, Sws., 1! Zool., III, p. 155.

Psittacus pumilio Spixi, BOURJIOT SAINT-HiLAIRE, H. N. P., tb. LVI.

Pachynus brachyurus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 353.

P. viridis; remigibus secundariis corumque tectricibus flavescente limbatis ; rectricum dimidio basali dilute rubro; macula scapulari cerasina ; rostro flavo, apice fusco (REICHENOW).

g' D'un vert pâle paraissant être poudré en dessus, sur les ailes et la queue, d’une nuance un peu plus claire et tirant au jaunâtre en dessous; quelques plumes jaunes sur les côtés du front entre le bec et les yeux; une grosse tache d'un pourpré foncé sur l'aile au voisinage de l’épaule ;

les grandes tectrices alaires et les rémiges bordées de jaunâtre, finement sur les primaires et largement sur les secondaires ; bord interne des tertiaires largement jaune; barbe interne dans toutes les rémiges noire en dessus et verte en dessous; sous-alaires vertes; rectrices d'un rouge pourpré terne dans la moitié basale et vertes dans la terminale. Bec corné; pattes grises.

g Longueur de l'aile, ; queue, 75; bec, 22; tarse, 12 millimètres (Coll. Sclateri).

Q Longueur de l'aile, 157; queue, 65; bec, ?6; tarse, 15 millimètres (Coll. Berlepschi).

Description d’après un oiseau brésilien de la collection de M. Sclater et d’un mâle péruvien de la collection du comte Berlepsch.

L’exemplaire de la collection Berlepsch a la tache jaune frontale entre l'œil et la naissance du bec uniforme sans aucun mélange de plumes vertes; un peu de rouge brique sur les plumes sous-axillaires. Bec olive foncé ; iris jaune.

Rio Tigre (musée BERLEPSCH).

1111. — Urochroma Hueti

Psittacus Hueti, TEmm., P. C., CDXCI.

Pyrrhulopsis Hueti, Bp., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 152.

Urochroma Hueti, BP., Naumannia, 1856 — Sc. et SALv., P. Z.S$S., 1867, p. 753 ; 1873, p. 301 — Nom. Av. Neotr., p. 115.

Euchroura Hueti, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 360.

U. viridis ; fronte nigra; pileo flavido tinclo; regione suboculari sapphirina ; tectricibus alarum externis et majoribus sapphirinis; subalaribus, campterio axillaribusque purpureis. Rositrum flavidum ; pedes fusco grise.

g' Ad. — Couleur générale verte, intense et assez foncée au dos jusqu'aux sus-caudales inclusivement, la plus vive sur les tectrices alaires, tirant à l’olive sur la nuque et le cou postérieur, beaucoup plus pâle et moins pure sur les parties inférieures du corps, enduite de jaunâtre sur l'abdomen; sous-alaires bordées et fortement enduites de jaune; le front est d'un noir mat; sommet de la tête fort enduit de jaune olivâtre; les lores et le dessous de l’œil occupés par une tache d'un bleu saphiré. Les petites, les moyennes et les grandes tectrices alaires secondaires le long du bord de l'aile sont d’un saphiré formant une raie large le long de l'aile; les grandes tectrices suivantes terminées de saphiré, tandis que les grandes tectrices primaires sont d’un saphiré beaucoup plus foncé sur la barbe externe et noires sur l’interne ; rémiges vertes sur la barbe externe, noires

sur l’interne et à l'extrémité des primaires; le vert de ces dernières bordé finement de jaunâtre à l'extérieur ; la bordure dans la première rectrice est saphirée; les sous-alaires, à l'exception des grandes, le pli de l'aile et les plumes axillaires sont d'un pourpré vif; les grandes tectrices sous-alaires et la page inférieure des rémiges dans l'aile pliée sont d’un vert sombre. ectrices vertes, à barbe interne, excepté dans les deux médianes, jaunâtre. Bec jaunâtre; tour de l'œil dénué jaune; pattes grises foncées.

Longueur de l'aile, 113; queue, 46; bec, 15; tarse, 11; doigt médian, 18 millimètres.

Description d’après un exemplaire de Sarayacu (Ecuador), recueilli par Buckley (coll. BERLEPSCH).

Xeveros (BARTLETT).

1112. — Pionus menstruus

Psittacus menstruus, L., S. N., I, p. 148.

Psittacus guianensis cyanocephalus, Briss., Orn., IV, p.247. Psittacus cyanocephalus, Scop., Annus., [, p. 35.

Psittacus cyanogula, Bopp., Tubl. PL Enl:, p. 384. Psittacus purpureus, LEess., Traité Orn., p. 198.

Pionrus menstruus, WaAGL., Monogr. Psitt., p. 602 — Scz. et

SALV., P. Z.$S., 1867, p. 753; 1873, p. 300 —-Nomencl. Av. Neotr.,

Pionias menstruus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 362.

P. viridis, teclricibus alarum superioribus ex flavido-olivaceis ; capite, collo pectoreque ullramarinis; abdomine subeyaneo maculatlo; tectricibus caudæ inferioribus rubris; remigibus viridibus; rectricibus mediis obscure vüridibus, lateralibus externe apiceque uliramarinis, interne rubris. Rostrum corneum, mandibula superiore lateribus rubra; pedes brunneï; iris fusco brunnea.

g' et Q — Plumage général vert, foncé tirant à l’olivâtre au dos, jaune olivâtre sur les tectrices alaires et olivâtre maculé de bleu verdâtre clair sur Pabdomen; plumes de la tête, de la nuque, du cou et de la poitrine terminées d’une bordure bleu outremer, de sorte à couvrir en entier la base des plumes au front et plus où moins sur les joues, et au haut du cou antérieur, en formant des squamules plus ou moins fines sur un fond brunâtre au sommet de la tête et au cou, et de grosses sur la poitrine; la base des plumes du dessous de la gorge plus ou moins rosée, visible en partie à l'extérieur; sous-caudales d’un rosé intense terminées d’une tache bleue ou

verte. Rémiges d’un beau vert, bordé intérieurement de noir; à page inférieure également verte bordée extérieurement et terminée de noir; sousalaires vertes; la barbe externe de la première rémige plus ou moins colorée de bleu. Les deux rectrices médianes vertes, à extrémité même bleuâtre; les submédianes également vertes, à extrémité plus largement bleue et la barbe interne en grande partie rouge carminée; les autres à barbe externe bleu outremer, l’interne également rouge, terminée de vert, parmi ces deux dernières couleurs se trouve un espace brun plus ou moins large. Bec corné à mandibule supérieure rouge sur les côtés de la base; pattes brunes.

d Longueur de l'aile, 186; queue, 77; bec, 21; tarse, 15; doigt médian, ?1; ongle, 11 millimètres.

Chamicuros, Xeveros (BARTLETT); Rio Javari (BATES).

1113. — Pionus tumultuosus

Psittacus tumultuosus, Tscu., Faun. Peru., p. 270.

Pionus tumultuosus, Fixscx., Papag., I, p. 457 — Scx. et SALY., Nomencl. Av. Neotr., p. 114 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 590.

Pionias tumultuosus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p. 363.

P. ex olivaceo viridis, sublus dilutior ; capite sordide roseo, genis purpurascente fusco squamulatis ; pectore vinaceo fusco; subeaudalibus purpureis apice viridi limbatis ; cauda viridi, rectricibus nisi medianis medio latissime rubris. Cera grisea; rostrum flavum; pedes plumbeo grisei; iris fusco brunnea.

get Q — D'un vert foncé tirant légèrement sur l’olivâtre en dessus et passant au vert jaunâtre brillant dans certaines directions de la lumière; d’un vert plus clair et moins pur en dessous; tête et gorge d'une couleur rose sale, à joues squamulées de noir légèrement pourpré; la couleur du milieu des plumes de cette dernière partie est en général plus pâle que le sommet de la tête, et quelquefois blänchâtre, surtout dans le plumage usé; le haut de la poitrine est d’un vineux violâtre sale passant au bleu dans certaines directions de la lumière; tandis que le bas de cette dernière partie est varié sur un fond vert de grosses squamules vineuses, prolongées quelquefois sur tout le milieu du ventre; sous-caudales d’un carminé intense, avec une strie noirâtre le long de la baguette et une bordure terminale verte. Rémiges d'un vert plus vif que celui du dos, à bord interne noir, page inférieure d’un vert moins vif bordée extérieurement de noir; sousalaires vertes; pli alaire jaune sur un très petit espace. Les deux rectrices médianes toutes vertes, les submédiaires carminées sur le milieu de la varbe interne; les autres largement rouges au milieu, d'un pourpré très

foncé sur la barbe externe et d’un carminé vif sur l’interne. Cire grise; bec jaune clair; pattes d'un gris plombé foncé; iris brun fonce.

G' Longueur de l'aile, 190; queue, 90; bec, 26; tarse, 13; doigt médian, 25; ongle, 10 millimètres.

Région des forêts chaudes (TSCHUDI); Chilpes (JELSKI).

1114. — Chrysotis farinosa

Psittacus farinosus, Popn., Tabl. PI. Enl., p. 52.

Psittacus pulverulentus, Gu., L. S. N., I, p. 341.

Chrysotis farinosa, Finsc., Papag., Il, p. 566 — Sc. et SALV., P. Z.S$., 1873, p. 300 — Nomenci. Av. Neotr., p. 113 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 550.

Androglossa farinosa, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p. 368.

Ch. viridis, supra et sublus quasi farina conspersus, plumis cervicis et colli postici fusco lilacino marginatis; speculo alari rubro; remigibus nigris, pogonio externo viridi et sapphirino; cauda obscure viridis, latissime flavo virente terminata. Rostrum ex albido corneum; pedes brunneo plumbei; iris sanquinea.

g'et Q — Plumage général vert, comme poudré en dessus de farine; à plumes de la partie cervicale du sommet de la tète bordées largement de lilacé grisätre en y formant un grand espace coloré souvent presque en entier de cette couleur; les plumes de la nuque et du cou postérieur à bordures plus fines et plus foncées; les bordures des plumes de la région interscapulaire peu distinctes et d'un vert plus foncé que le reste de la plume; la couleur verte est la plus pure au front, sur les côtés du visage et du cou; la poitrine et l’abdomen moins poudrés que le dos, tirant légèrement au bleuâtre dans certaines directions de la lumière; les côtés du bas-ventre et les sous-caudales d’un vert jaunâtre. Tectrices alaires d’un vert également poudré que le dos, mais sans bordures; rémiges noires, à barbe externe verte à la naissance, puis saphirées et noires dans la partie terminale, longuement dans les primaires et finement dans les secondaires ; dans les trois premières secondaires la barbe externe est longuement rouge cinabarin à la base, puis verte et saphirée à l'extrémité, dans les autres verte terminée de bleu; les tertiaires vertes en entier; page inférieure des rémiges vert pomme et noire extérieurement et à l'extrémité; sous-alaires vertes; pli de l'aile vert mélangé plus ou moins de rouge pâle et de jaune. Rectrices d'un vert foncé, terminées longuement de jaune, passant dans

certaines directions au vert jaunâtre tres vif. Bec corné pâle, avec une grande tache blanc jaunâtre sur les côtés de la naissance de la mâchoire, à mandibule plus pâle sur les côtés et blanche en dessous; pattes plombées brunâtres; iris rouge sang.

g' Longueur de l'aile, 280; queue, 170; bec, 39; tarse, 20; doigt médian, 35; ongle, 18 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 238; queue, 135; bec, 33; tarse, 17; doigt médian, 3?; ongle, 13 millimètres.

OBSERVATIONS, — Dimensions de la femelle prises d’un exemplaire de l’Ecuador occidental qui, outre une taille beaucoup moins forte, se distingue du mâle péruvien par l’écaillure violette du cervix et de la nuque beaucoup moins forte.

Aucun des oiseaux péruviens et de l’Ecuador occidental que j'ai vus dans les collections du Musée de Paris et du comte Berlepsch, ne possède rien de jaune au vertex, tandis que les oiseaux typiques de la Guyane ont une tache jaune plus ou moins développée au milieu du sommet de la tête et se distinguent aussi de nos oiseaux péruviens par le vert des rémiges primaires moins longuement dépassant l'extrémité des tectrices correspondantes.

Monterico (JELSKI); Chamicuros (BARTLETT).

1115. — Chrysotis mercenaria

Psittacus mercenarius, TscH., Faun. Peru., p. 270, tb. XXIV.

Chrysotis mercenaria, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 270, tb. XXIV — Verr., ibid., 1858, p. 513, tb. XVII — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 114 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 550; 18892, P. 46.

Androglossa mercenaria, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fivr Orn., 1881, p. 368.

Ch. supra sordide viridis, plumis cervicis et colli postici fusco lilacino limbatis ; sincipite, facie quitureque prasinis ; sublus ex flavo viridis, subcaudalibus flavescentibus; speculo alari ruberrimo; remigibus nigris, pogonio externo viridi et sapphirino; cauda viridi flavido terminata, fascia lata anteapicali rubra, rectrice externa lilacino limbata. Rostrum corneum; pedes flavido brunnei; iris brunneo grisea aurantiaco cireumscripta.

g' et Q — D'un vert foncé en dessus, à plumes du sommet de la tête et du cou postérieur terminées d'une bordure d'un lilacé noirâtre, fines sur le vertex et plus larges au cou; le vert des côtés du visage et du devant du cou brillant, tirant un peu à l'olivâtre dans certain jour, celui de l'abdomen passant au jaunâtre, tandis que les sous-caudales sont d’un jaune verdâtre. Le vert des ailes plus vif que celui du dos, à grandes tectrices, les moyennes ainsi que les rémiges tertiaires et les secondaires finement bordées de jau-

nâtre, à barbe externe verte à la base, puis saphirée et noire à l'extrémité jusqu'à la cinquième, bleue jusqu'à l'extrémité depuis la sixième; dans les trois premières secondaires la barbe externe est longuement rouge ponce formant un grand miroir, puis verte terminée de bleu; dans les autres verte en entier, à extrémité bleue; page inférieure des rémiges verte bordée extérieurement et terminée de noir; sous-alaires vertes. Les deux rectrices médianes vertes, terminées de jaune, passant au vert fort brillant clair sous certain jour, les autres vertes à la base, largement rouges au milieu, à extrémité comme dans les médianes; l’externe bordée extérieurement de lilacé. Bec corné noirâtre, gris verdâtre près des narines et jaune sur ces dernières; pattes gris jaunâtres ; iris cendré bleuâtre entouré d’une bordure jaune brunâtre presque orangée dans la femelle, dans le mâle rouge foncé.

g' Longueur totale, 376; vol, 700 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 203; queue, 95; bec, 30; tarse, 16; doigt médian,

Région des forêts chaudes (TSCHUDI); Maraynioc (JELSKI); Tambillo, 5,800 pieds ; Tamiapampa, 8,800-9,000 pieds; Huambo, 3,700 pieds (STOLZMANN).

« Perroquet allant le plus haut dans les montagnes après le Conurus mitratus ; le plus commun à Huambo, où l’on en voit souvent de grandes quantités arriver sur les arbres. Le matin et au coucher du soleil ils sont le plus remuants:; surtout dans cette dernière époque de la journée on les voit arriver dans un lieu de prédilection par grandes bandes et par petites, ils y crient et enfin, lorsque toute la compagnie est in pleno, ils s’envolent tous à un signal donné et se rendent en criant dans le lieu où ils passent la nuit; puis on voit encore des paires isolées retardées suivre la bande principale.

» En mangeant ils sont tranquilles et difficiles à apercevoir ; le chasseur ne découvre ordinairement leur présence, que lorsqu'un d'eux s'envole, en répétant trois fois son cri d'alarme et engageant à la fuite toute la bande. Jamais je n'ai vu cette espèce en captivité, car les habitants ne connaissent pas les lieux de sa nichée. On m'a assuré cependant qu’on l'élève quelquefois et qu’il apprend parfaitement à parler.

» Son vol, comme celui des Chrysotis en général, ressemble le plus à celui des canards, battant aussi précipitamment des ailes. Dans les forêts ils se tiennent toujours par paires. Son nom est /o7'0 sordo » (STOLZMANN).

1116. — Chrysotis festiva

Psittacus festivus, L., S. N., I, p. 147 — Burr., PI. Enl., DCCCXL.

Chrysotis festiva, Sws., Class. B., II, p. 301 — Sc. et Sazv., P.Z.S., 1866, p. 197; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 113 — Tacz., P. Z.$S., 1889, p. 46.

Chrysotis chloronota, SouancÉ, 1con. Perr., tb. XXIX.

Re

CU

Androglossa festiva, REICHEN., Consp Psittac. in Journ. für Orn,1 1881, p.370:

Ch. læle viridis; sublus dilutior; margine antico frontali lorisque supra obscure purpureis; regione supraoculari el lateribus cervicis plus aut minus cæruleis; lergo uropygioque latissime vivide coccineis; quia plus aut minus violaceo sapphirina; remigibus et tectricibus primariis extus obscure sapphirinis; reclricibus apice pallide marginalis. Rositrum corneum; pedes grisei; iris flava.

g'et Q — D'un beau vert en dessus, paraissant être plus ou moins poudré; d'un vert plus clair en dessous; le front tirant au jaunâtre est bordé sur le devant d'un rouge pourpré foncé occupant aussi le haut des lores; la région supraoculaire et les côtés du cervix sont plus ou moins d'un beau bleu cobalt lavant quelquefois légérement le milieu de cette partie; le vert du dessous des yeux est quelquefois lavé de bleu; tectrices auriculaires tirant légèrement au jaunâtre; gorge plus ou moins d’un violet saphiré; le bas du dos et le croupion d’une couleur écarlate, très vive; la barbe externe des rémiges primaires et des tectrices correspondantes est d'un saphiré foncé; les plumes de l'aile bâtarde de cette dernière couleur en entier; la barbe interne des rémiges et l'extrémité des primaires sont noires; l'extrémité des secondaires saphirée; sur la page inférieure des rémiges la barbe interne est largement verte. Rectrices d'un vert plus foncé que le dos terminées d’une nuance plus claire; la barbe externe de la première plus ou moins enduite de bleu. Bec corné pâle; pattes grises ; iris jaune.

g' Longueur de l’aile, 220; queue, 110; bec, 29; tarse, 22 millimètres.

© 2 20 MAO EURE O0 PME

Description d’après les exemplaires péruviens des collections de MM. Sclater et Salvin.

Ucayali inférieur (BARTLETT); Elvira (HAUXWELL); Yurimaguas (STOLZMANN).

1117. — Chrysotis amazonica

Psittacus amazonicus, L., S. N.,I, p. 147.

Psittacus æstivus et P. luteus, Gu., L. S. N., I, pp. 340 et 341.

Psittacus æstivus var. y, et P. luteolus, Larx., J. O., pp. 122 et 193.

Psittacus brasiliensis cyanocephalus, Briss., Orn., IV, p.234.

Psittacus aourou, SHAW, Gen. Zool., VIII, p. 508, tb. LXXVI.

Psittacus jamaïcensis, GRr., List Psitt., p. 78.

Chrysotis amazonica, Gr., Gen. B., II — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1867, p. 753; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 114 — LACZ-VP.7.$S:, 1882. p.40.

Androglossa amazonica, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn,, 18381, p. 377.

Ch. viridis, plumis verticis el nuchæ nigricante limbatis; fronte superciliisque latissime cæruleis; vertice medio flavo; genis aurantiacis aul flavis ; remigibus nigris pogonio exlerno plus aut minus sapphirino, secundariorum basi aurantiaco rubro; rectricibus fusco viridibus, flavo virescente terminatis, medio, nisi in medianis, rubris fusco unifascialis. Rostrum basi aurantiacum apice corneum ; pedes brunnei; iris /lava.

g' et Q — D'un vert foncé en dessus, plus clair en dessous, à plumes du sommet de la tête, de la nuque et du cou postérieur terminées d’une bordure noirâtre plus ou moins prononcée; le front et les côtés de la tête plus ou moins largement bleu de ciel; milieu du vertex jaune limonacé, joues orangées et limonacées; sous-caudales d’un vert plus ou moins jaunâtre. Rémiges noires, à barbe externe depuis la deuxième verte à la base, puis saphirée et ensuite noire; depuis la quatrième ou la sixième le saphiré s'étend jusqu’au bout; la barbe externe dans les trois ou quatre premières secondaires est verte à la base, puis d’un beau rouge orangé et saphiré à l'extrémité; dans les autres elle est verte terminée de bleu; page inférieure des rémiges noire largement bordée de vert intérieurement; sous-alaires vertes; pli de l'aile jaune. Les deux rectrices médianes vertes, terminées de vert jaunâtre; les autres vertes à l'extérieur, à extrémité d’un jaune passant au vert clair sous certain jour, et d'un beau rouge ponce au milieu, traversé d’une bande vert foncé; le rouge passant au jaune à la naissance mème des plumes ; les subexternes n’ont qu'une tache rouge sur le jaune terminal, la barbe externe des rectrices latérales :est en grande partie colorée de bleu noirâtre; page inférieure de la queue plus pâle que le dessus. Bec jaune orangé à extrémité cornée; pattes brunes; iris jaune clair.

g Longueur de l'aile, 216; queue, 110; bec, 29; tarse, 16; doigt médian, 33; ongle, 15 millimètres.

Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

1118. — Chrysotis ochrocephala

Psittacus amazonicus pœcilorhynchus et P. amazonicus brasiliensis, Briss., Orn., IV, pp. 270 et 272, tb. XXVI, fig. 4. Psittacus ochrocephalus, Gm., L. S. N., I, p. 359.

Qt

Psittacus poikilorhynchus, SHaw, Gen. Zool., VII, p. 491.

Loro cabeza amarilla, D'Azara, Apuntam., 1, p. 440.

Amazona icterocephala, Less., Tr. Orn., p. 190.

Chrysotis pæœcilorhynchus, Gr., Gen. B., IT, p. 442 — $Scz. et SALV., P. Z. S., 1873, p. 300.

Chrysotis ochrocephala, BP., Rev. Magaz. Zool., 1854, p. 151 — Fin:c., Papag., IL, p. 589 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr.,

Androglossa ochrocephala, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. fur Orn., 1881, p.378.

Ch. viridis, subtus flavescens; plumarum marginibus tenuibus nigricanlibus ; sincipite flavo; fleæura et speculo alari rubris; rectricibus apice flavidis, pogoni interni basi rubris; rostro nigricante, basi carneo (REICHENOW).

get Q@ Ad. — Plumage général vert, plus foncé au dos et sur les ailes, plus clair sur la tète, au croupion et sur toutes les parties inférieures du corps, tirant un peu au glauque sur le front; les plumes de la nuque, du cou postérieur et de la région interscapulaire bordées finement à l’extrémité de noirâtre d’une manière assez distincte; une grosse tache arrondie occupe le milieu du sommet de la tête, complète ou mélangée avec des plumes vertes. Rémiges secondaires bordées à l'extérieur d’un vert clair, tirant au jaunâtre dans certaines directions de la lumière; la moitié basale de la barbe externe des trois premières rémiges secondaires rouge, formant un grand miroir alaire, l'extrémité de ces rémiges bleue; les primaires noires, à barbe externe bleu indigo; sous-alaires d'un vert clair; pli de l'aile rouge intense dans sa partie supérieure depuis la naissance de l'aile jusque derrière l'articulation du poing; barbe interne de toutes les rémiges primaires et secondaires noire; page inférieure vert pomme. Queue verte, à extrémité des rectrices longuement vert jaunâtre clair, à barbe interne limonacée; la base de la barbe interne des rectrices est rouge excepté dans les deux médianes; barbe externe de la première bleue. Bec corné foncé avec une grosse tache jaunâtre sale sur les côtés de la base de la mâchoire; pattes grises; iris jaune entouré d’une bordure rouge brique, ce qui lui donne une couleur marron à une certaine distance; peau nue autour des yeux largement blanchâtre.

Longueur de l'aile, 212; queue, 11?; bec, 24; tarse, 15 millimètres.

Nauta (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

OBSERVATIONS. — Dans la collection de M. Raimondi il y a un exemplaire sans indication de localité, qui a tout le front et le devant des lores jaune prolongé au milieu jusqu’au niveau du milieu des yeux, et rien de jaune sur le milieu de l’occiput; le rouge du miroir alaire plus volumineux que dans les autres et occupant la barbe externe des cinq premières rémiges secondaires ; la couleur générale verte tirant au jaunâtre, Longueur de l'aile, 210; bec, 30; tarse, 17 millimètres.

1119 — Caïca xanthomeros

SCLe D. Z.5., 1851, p.200 = ScL etSaALY..:P-7°2S:, 4873; p'o01 — Nomencl. Av. Neotr., p. 114.

Pœocephalus xanthomerus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 382.

C. dorso, alis caudaque læte viridibus, capite supra el collo supero pallide * lateriliis; genis colloque antico et lateribus, tibiis, subcaudalibus lateribusque ventris citrino flavis; pectore abdomineque sericeo isabellinis; remigibus primaris pogonioque interno secundariorum nigris; pogonio exlerno primariorum sapphirino indulo et viridi marginato; subalaribus obscure viridibus; cauda sublus nigra, apice olivacea.

Sommet de la tête et cou postérieur d’un rouge brique pâle; dos, ailes et queue d'un beau vert pré; les côtés de la tête, ceux du cou, et le devant de ce dernier, les tibias, les côtés du ventre largement et les sous-caudales sont d’un jaune citron; la poitrine et l'abdomen d’un isabelle soyeux clair; plumes sous-axillaifes d’un rouge brique plus intense que celui de la tête. Barbe interne de toutes les rémiges noire, la barbe externe des primaires est d’un bleu saphiré foncé, bordée finement de vert; rémige externe noire en entier, à bordure verte peu prononcée. Page inférieure de la queue noire, à moitié terminale olive jaunâtre. Bec blanc d'ivoire; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 138; queue, 75; bec, 22; tarse, 14 millimètres.

Description prise de l'oiseau typique de l’Amazones dans la collection de M. Sclater.

OBSERVATIONS, — Cet oiseau se distingue seulement de la €. leucogastra, du Brésil, par les tibias et les côtés du vertex jaunes au lieu de verts.

t10 Javari (BATES).

1120. — Caïca melanocephala

Psittacus melanocephalus, L., S. N., I, p. 149.

Psittacus atricapillus, MüLL., ZUl., tb. IV, À.

Psittacus badiceps, GuEr., Cuv. Règne Anim. Ois., tb. XXXVI, fig. 2.

Caïca melanocephala, BP. Rev. Mag. Zool., 1854, p.151 — Scu. et SALv., P.Z.$., 1867, p. 793; 1873, p. 301 — Nomencl. Av. Neotr., p. 114 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 46.

nt. dé

Pœocephalus melanocephalus, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 382.

C. supra viridis, subtus isabellina; pileo nigro, genis cum gula flavis, loris viridibus ; nucha cum collo postico roseo lateriliis ; subeaudalibus flavis; remigibus nigris, primariis pogonio externo basi cærulescente viridi marginatis, secundariorum viridi; reclricibus viridibus, apice flavis. Rostrum corneum ; pedes brunnei.

g'et Q — D'un beau vert en dessus, sur les ailes et la queue, à sommet de la tête noir; les lores verts; les joues et la nuque ainsi que les souscaudales jaunes; la nuque avec tout le côté postérieur du cou d’une belle couleur rosée brique; la poitrine et l'abdomen d’un isabelle sale; les jambes et les côtés du bas-ventre couverts d’un mélange de plumes de la couleur de celles du cou et de jaunes; sous-caudales vertes bordées de jaune. Rémiges noires, à barbe externe des primaires colorée à la base de bleu foncé, celle des secondaires concolore au dos; page inférieure des rémiges noire; sous-alaires vertes; pli de l'aile jaune. Rectrices vertes en dessus, terminées de jaune, d'un gris lavé de jaune en dessous. Bec corné; pattes brunes; iris d'un beau rouge à l'extérieur et gris très foncé intérieurement.

G' Longueur totale, 260; vol, 434; aile, 137 ; queue, 75; bec, 23; tarse, 13: doigt médian, 20; ongle, 1? millimètres.

Chamicuros, Yurimaguas, Chayavetas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

« Peu nombreux à Yurimaguas, se tenant par petites troupes, composées de quelques paires. Il paraît qu’en mangeant sur un arbre, ils placent une sentinelle, car j'ai vu à deux reprises, que pendant que toute la troupe était occupée, un individu était perché au sommet de l’arbre dans une inactivité complète. En s'envolant ils produisent un cri fort, éschirli-tschirli. Pendant qu'ils se reposent dans la couronne d'un arbre, on entend un individu produisant des sons bizarres simples, peu harmoniques. Selon les habitants de la contrée il niche dans les trous d'arbres. J'ai vu à la fin d'avril des jeunes complètement emplumés.

» Dans la sierra du Pérou septentrional on les élève souvent en captivité, et il es estimé beaucoup plus que tous les autres perroquets. Je dois avouer que parmi un grand nombre de perroquets en domesticité que j'ai vus pendant mon voyage, je n’en ai pas vu d'aussi agréable et d'aussi amusant. J'en ai élevé pendant quelques mois une paire et j'en ai apporté un en Europe; je présente donc mes observations sur ces individus. Ils sont aussi sociables que les autres perroquets; quand il leur manque en captivité un camarade de leur espèce, ils s’attachent bientôt à quelque autre perroquet, même beaucoup plus gros. Quand on m'en à volé un avant mon départ en Europe, l’autre s’est attaché à un Chrysotis qu'il ne quittait jamais. Sitôt qu'on les a séparés, le Caïca appelait son ami en produisant un son plaintif, piou. Ses mouvements sont vifs et précis; à terre il court plus vite que tous les autres perroquets, sautillant pour accélérer la course. Sur les branches inclinées il grimpe avec une grande adresse, ne se servant pas du bec comme les autres. Il mange tout : le riz, les pommes de terre, la semence de lin, les bananes, les cerises, la viande, etc., préférant à tout la viande et le riz. En tenant l'aliment dans une patte, il la tend loin de son corps et l'élève beaucoup plus que les autres perroquets, ce qui lui donne une posture résolue et sûre.

» Il avait une antipathie envers les femmes et les enfants, qui s'est développée

to PS

pendant le trajet en Europe. Sitôt qu'il les a aperçus, il descend de son perchoir et s'approche pour mordre la personne haïe. Une fois il a mordu un nain, l'ayant pris pour un enfant. Avec les hommes il vivait en meilleure harmonie, et ne se servait de son bec que dans des cas exceptionnels. Il aimait beaucoup à s'amuser avec les autres perroquets, les poursuivant, saisissant leurs pattes, et sautillant tout autour d'une manière la plus comique, quand cela se passait à terre.

» [1 haïssait toutes les petites espèces de perroquets et craignait au contraire les Aras. Les Brotogerys, élevés avec lui, le fuyaient, et à chaque occasion il les mordait et les persécutait.

» Ils apprennent à sifler parfaitement, quoiqu'ils ne soient capables de saisir aucune mélodie; l'échelle de leur voix est assez vaste et le siflement très pur. Sitôt qu'on commence à leur sifier, ils saisissent les notes, mais la mélodie va à leur manière ; ils terminent sans aucune dissonance les mélodies qu’on leur a commencées, mais toujours à leur manière. 11 sifle dans toutes les positions, perché, couché sur le dos, suspendu la tête en bas sur une branche, toujours avec la même facilité, et toujours avec la même pureté et intensité. À Yurimaguas j'ai observé qu'ils aimaient à sifer à l’approche d’un orage ; quelquefois il est difficile à les engager au sifflement. Ils apprennent à prononcer le piouitschou, mais d’une voix plus forte que les Brotogerys.

» J'ai remarqué qu'ils ont une prédilection pour passer à travers les ouvertures étroites. Quand ils ont une entrée vaste, une porte ouverte et une ouverture étroite à côté, ils préfèrent choisir la dernière, souvent tournant le corps de côté et étendant les ailes, pour amoindrir leur circonférence. Les habitants du pays assurent qu'ils passent la nuit dans les trous d'arbres, ce qui est vraisemblable, car en captivité ils n'aiment pas dormir sur un perchoir. Les miens dormaient dans une boîte ou sous un pot. Quand on les y place pour la nuit, ils commencent à sifler et à bavarder.

» Les habitants leur apprennent à danser. Le soir ils les placent sur une table éclairée par une bougie, et chantent ou siflent en claquant des mains, les perroquets sautillent à ce bruit. Pour un pareil perroquet dansant on paye sur place de 40 à 50 fr. » (STOLZMANN).

1121. — Caïca histrio

Psittacus histrio, Bopp., Tabl. PI, Ent., 774.

Psittacus pileatus, Gu., L. S. N., I, p. 547.

Psittacus caïca, LATH., J. O., p. 198.

Caïca histrio, ScL., P. Z. S., 1857, p. 266 — Scz. et SALv., P. 225: 1813, p. 300.

Eucinetus histrio, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 356.

C. splendide viridis; pileo genisque nigris; semitorque nuchali aurantiaco rufo; gqula colloque antico brunneo olivaceis; macula alari cyanea; pogonio interno rectricum nisi medianarum longissime sulphureo, apice omnium obscure cyaneo; remigibus cyaneo nigris externe viridi limbatis.

g' et Q — Plumage général vert vif, à plumes de la région interscapu-

laire brunâtres au milieu, avec une bordure verte assez fine; les plumes du dos inférieur, du croupion et des sus-caudales sont d’un vert foncé avec une légère nuance brunâtre et une bordure verte pure plus large que dans celles du devant du dos; le sommet de la tête et les joues sont d'un noir intense et luisant; un large demi-collier orangé roussâtre, à plumes bordées de brunâtre séparant la couleur noire de la tête de celle du dos; la gorge et le devant du cou couverts de plumes brunes roussâtres, bordées d'olive jaunâtre. Une tache bleue foncée au bord de l'aile; rémiges noires bleuâtres sur la page supérieure avec une fine bordure externe verte sur les primaires et toute la barbe externe verte dans les secondaires; tandis que la page inférieure est noire bordée largement à l’intérieur de vert tendre; sousalaires vertes lavées çà et là de bleu; les plumes de l'aile bâtarde et les grandes tectrices primaires d'un bleu indigo foncé. Les deux rectrices médianes vertes en entier, les autres vertes, à barbe interne longuement jaune soufre, et l'extrémité dans toutes d'un bleu très foncé; sur la page inférieure le jaune est plus verdâtre et le vert moins intense, sans couleur bleue à l'extrémité. Peau autour des yeux largement nue et blanche; bec corné blanchâtre; pattes grises.

g' Longueur de l'aile, 150; queue, 69; bec, 20 millimètres.

Rio Javari (BATES).

1122. — Caïca Barrabandi

Psittacus Barrabandi, KuxL., Consp. Psitt., p. 61.

Pionus Barrabandi, Wacr., Monogr. Psitt., p. 610.

Psittacus pileatus var., Less., Traité Orn., p. 198.

Caïca Barrabandi, BP., fev. Mag. Zool., 1854, pp. 147 et 152 — Sc. et Sav., P. Z.S., 1866, p. 197; 1867, p. 753; 1873, p. 300 — Nomencl. Av. Neotr., p. 114.

Eucinetus Barrabandi, REICHEN., Consp. Psittac. in Journ. für Orn., 1881, p. 397.

C. prasino viridis; capitle nigro, genis humerisque auranltiacis; peclore flavido olivaceo ; subalaribus rubris; remigibus nigris, primariis externe sapphirinis, secundariis viridibus; cauda viridi, sapphirino terminata, pogonio interno rectricum longissime flavo.

cg Plumage général d'un beau vert pré, enduit quelquefois de bleu en dessous; la tête noire avec la gorge et la nuque, une grande tache d'un orangé sale occupant les joues jusqu'au bord antérieur de l'oreille; le devant et les côtés du cou, ainsi que la poitrine sont d’un olive jaunâtre, passant

dans les autres directions de la lumière en une nuance jaune doré clair, ou en jaune verdâtre dans les autres directions. Les petites tectrices alaires du devant même de l'aile sont d'un orangé pur formant une large raie le long de l’avant-bras; les rémiges noires, à barbe externe dans les primaires d'un saphiré foncé bordé extérieurement d’une fine ligne verdâtre; la barbe externe des secondaires verte, tirant au bleuâtre sur les voisines des primaires et sur les grandes tectrices correspondantes de ces dernières; les grandes tectrices primaires noires, bordées finement de saphiré; sousalaires ainsi que le pli de l'aile d'un rouge vermillon; barbe interne des rémiges largement verte sur la page inférieure; plumage des jambes orangé sale. Queue verte, terminée de vert saphiré, à barbe interne longuement jaune. Bec corné foncé; pattes grises foncées.

Q Se distingue du mâle par le noir du sommet de la tête moins foncé; les joues d’une couleur olive occupant aussi la gorge; bordures jaunes aux rémiges primaires.

g' Longueur de l'aile, 158; queue, T4; bec, 23; tarse, 13 millimètres.

Nauta, Ucayali supérieur, Chayavetas (BARTLETT); Rio Javari (BATES).

FAMILLE COLUMBIDÆ

+1123. — Columba speciosa

GM., L.S.N., I, p. 783 — Teum.— Karp, Pig., tb. XIV — Scc. et SALVS Nom AvuNeotr:, p. 132 —' P:Z:S% 1867, p.193; 1866,

Lepidœænas speciosa, REeicus., Columb., p. 66 — Br., Consp. Av., Il, p. 54 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 555.

PatagiϾnas speciosa, Burm., Syst. Ueb. Th. Brasil., I, p. 293.

C. brunneo castanea, subtus albida; collo toto cum nucha et pectore plumis albidis aut rufescentibus nigro lale marginalis lanquam squamatis, violaceo micantibus ; plumis abdominalibus fusco squamatis ; remigibus rectricibusque nigricantibus unicoloribus. Rostrum et pedes flavidi ; iris fusco brunnea.

g'et Q — D'un marron brunâtre en dessus, d’une nuance plus vive au dos et sur le devant de l'aile et plus brune sur les tectrices du milieu de l'aile et les grandes, toutes ces plumes sont légèrement lustrées d'un éclat pourpré violâtre; tête de la couleur du dos, à sommet plus foncé, la gorge blanchâtre, squamulée de foncé; les plumes du croupion sont plus ou moins variées de fines bordures foncées, précédées d'une nuance plus claire que le milieu. Tout le cou avec la nuque et la poitrine sont couverts de plumes blanches au milieu ou rousses, surtout sur les parties inférieures, largement entourées d’une bordure noire fort lustrée de violet métallique, qui au voisinage du dos passe plus ou moins en vert brillant; de pareilles squamules, mais moins larges, s'étendent aussi sur les plumes du bas des joues, où le milieu est plus ou moins coloré de rosé; l'abdomen est blanc, lavé plus ou moins de cendré ou de gris brunâtre dans sa partie supérieure, à toutes plumes entourées d’une bordure terminale brune; sous-caudales blanches entourées à l'extrémité d’une fine bordure noirâtre. Rémiges brunes noirâtres unicolores; la barbe externe des secondaires postérieures et les tertiaires en entier colorées d’une nuance analogue à celle du dos. Rectrices noires; sous-alaires brunes. Bec et pattes jaunâtres; iris brun foncé.

G Longueur de l’aile, 184-200; queue, 120; bec, 25; tarse, 25; doigt médian, 30; ongle, 10 millimètres.

Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Amab'e Maria (JELSKI).

1124. — Columba albipennis

SCHIELOALY, P. 7:48, 4810, p.418:

Columba maculosa, Sc. et SALv., P. Z.S., 1869, p. 600; 1873, p. 186.

C. supra fuscescens, capite et collo postico vinaceo lavatis; dorso postico et ® tectricibus supracaudalibus columbino griseis; tectricibus alarum minoribus albido terminatis, tectricibus majoribus albo late lerminatis, fasciam alarem distinctam formantibus ; alis fusco nigris; cauda fusco grisea, fascia lata terminali nigra: subtus griseo cærulea; collo antico (nisi in quia) et pectore vinaceo indulis; alis sublus pallide columbino griseis; rostro nigro, basi flavido, pedibus rubris (SCLATER et SALVIN).

D'un gris foncé au dos, à plumes bordées d’une nuance plus pâle, surtout au voisinage de la baguette; sommet de la tête d'un rosé vineux, cette nuance est moins forte sur tout le cou, lavant un fond cendré; le bas du dos et le croupion sont d’un beau plombé bleuâtre, à bordures des plumes plus pâles tirant sur le blanchâtre; côtés de la tête d’un plombé pâle, à peine lavé de vineux; gorge cendrée pâle; le cou antérieur jusqu'au haut de la poitrine est d'un rosé vineux sur un fond cendré; le reste du dessous cendré bleuâtre. Tectrices alaires de la couleur du dos, à bordures blanchâtres beaucoup plus larges que celles des scapulaires; les moyennes externes et les grandes bordées à l'extérieur et à l'extrémité largement de blanc, formant une large bande le long de l’aile, voisine de son bord antérieur; rémiges schistacées noirâtres bordées finement à l'extérieur de blanchâtre; sous-alaires d’un cendré bleuâtre pâle. Queue plombée bleuâtre largement terminée de noir. Bec noir; pattes rosées.

Longueur de l'aile, 230; queue, 130; tarse, ?8; bec, 27 millimètres.

Description d’après un oïseau du Pérou méridional de la collection de M. Salvin. Paucartambo, Pitumarca (WHITELY).

1125. — Columba albilineata

Gr., Mus. Britannic., 1854 — Scr. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., PME, 7.15.,1873, p. 186:

Columba fasciata, Tsc., Faun. Peru., pp. 44 et 275.

Chlorœæœnas albilinea, Br., Consp. Avw., Il, p. 51.

Columba denisea, Tacz., P.Z.8., 1874, p. 555; 1889, p. 48,

C. supra fusco ardesiaca, vix æneo viridi micans; sublus ex toto plumbeo vinacea; pileo castaneo-vinaceo; fascia nuchali alba; collo postico latissime æneo viridi ; remigibus nigricantibus albido tenuissime limbatis ; cauda plumbea, dimidio apicali dilule griseo, fascia mediana nigricante.

g D'un ardoisé foncé en dessus avec un très léger éclat métallique olive verdâtre; à dos inférieur, le croupion, les côtés de la tête avec la gorge, les côtés du cou et de l'abdomen d’un plombé bleuâtre; sommet de la tête lavé de rouge vineux sur un fond plombé; la nuque occupée par une bande transversale blanche, prolongée en s’atténuant graduellement sur les côtés jusque sous la région auriculaire, composée de plumes longuement plombées terminées par une bordure blanche; le dos du cou couvert largement de plumes subsquamiformes, d’un vert bronzé fort brillant, passant au cuivreux sous certain jour; tout le dessous du corps est d’un vineux sur un fond plombé pâle, à première de ces deux nuances beaucoup plus uniforme sur la région jugulaire et le haut de la poitrine; sous-caudales d’un cendré grisâtre pâle, lavé de vineux à l'extrémité des plumes. Les tectrices supérieures des ailes sont concolores au dos, les inférieures d’un plombé bleuâtre; rémiges noirâtres, les trois primaires externes bordées finement à l'extérieur d’un liséré blanc, les bordures très fines des autres grisâtre pâle; queue plombée bleuâtre dans les deux tiers basaux et d’un cendré grisâtre pâle dans la terminale, et traversée entre ces deux couleurs d’une bande noirâtre peu large, plus ou moins distincte, surtout dans le plumage frais et sur la barbe interne des rectrices, excepté dans les deux médianes où cette bande est à peine plus foncée que la couleur basale des pennes. Bec et pattes jaunes; iris rouge à l'extérieur et blanchätre intérieurement; peau nue autour des yeux rouge.

Q Est semblable en tout au mâle et n'en est distincte que par le manque de la bande blanche nucale.

G' Longueur totale, 377; vol, 628; aile, 210; queue, 145; bec, 22; tarse, 2?; doigt médian, 30; ongle, 10 millimètres.

Maraynioc et Auquimarca (JELSK1); Chirimoto (STOLZMANN); Paucal (coll. RAIMONDI); Chachupata (WHITELY).

OBSERVATIONS.— Un exemplaire de Paucal, comme il me paraît, jeune, n'a pas de bande blanche nucale; les plumes du cou postérieur lustrées très faiblement de vert; il n'a qu'une plume, probablement nouvelle, à éclat fort; il n’y a rien de rouge vineux au sommet de la tête; les bordures des trois rémiges primaires beaucoup plus fines et d’un blanchâtre non pur. L’aile présente une certaine différence, la deuxième rémige est la plus longue, dépassant de 4 millimètres la troisième, cette dernière à peine plus longue que la première, tandis que dans l'adulte la deuxième égale la troisième, la première moins longue que la septième.

Un autre exemplaire de la même localité, également jeune, en premier plumage mélangé d’un certain nombre de plumes de la robe suivante, a en dessous une nuance roussâtre au lieu de vineux ; sommet de la tête d'un gris foncé tirant au brunâtre; couleur du dos et des tectrices alaires plus foncée que dans l’adulte, à éclat verdâtre un peu plus prononcé.

L'œuf recueilli à Chirimoto, en février, présente les dimensions suivantes : 39,3 millimètres de longueur sur 29 de largeur,

« Ce pigeon est répandu dans la sierra du Pérou septentrional entre les limites de 5,000 et 10,000 pieds. Il n’est pas rare à Cutervo et à Huayabamba, dans les fourrés voisins des champs cultivés ou de la forêt jeune. J’ai mangé plusieurs fois la viande de cette espèce, mais elle a un goût désagréable et une couleur foncée brun violette. Il est connu sous le nom panieunga (pano — cravate, en espagnol, cunga — cou, en quichua), pris de la bande blanche imitant une cravate » (STOLZMANN).

« Pendant un certain temps ce pigeon se nourrit de semences d’un certain buisson de Solanum, dans les autres saisons des autres fruits d'arbres et de buissons. Il se laisse approcher facilement quand il n’est pas inquiété, mais il devient farouche au premier coup de fusil et toujours prêt à profiter d’une leçon. Ils se perchent en troupes sur les arbres secs, dorment vers midi, quelques-uns si fortement qu'ils n’entendent pas, ou au moins ne font pas attention au bruit produit par le chasseur arrivant à travers les buissons. Ordinairement ils ne s’envolent pas tous ensemble, quelquesuns s'arrêtent plus longtemps; les autres vont du côté opposé » (JELSKI).

1126. — Columba plumbea

Viei., N. D. H. N., XXVI, p. 368 — ScL. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 132.

Columba infuscata, Licur., Verz. Doubl., p. 66 — Tscx., Faun. Peru., pp. 45 et 275.

Columba locutrix, TEMm., P. C., CLXVI — Knip, Pig., II, tb. XLIV.

Chlorœænas plumbea, BP., Consp. Av., 11, p. 53 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 559.

Ü. supra ex olivaceo fusca; capile, collo et subtus tola griseo rosea, subcaudalibus obscurioribus ; plumis colli posterioris ex roseo fulvo bimaculatis; alis caudaque nigricantibus. Rostrum nigrum; pedes rubri; iris capili concolore annulo interno albido.

d' D'un fuligineux olivâtre foncé en dessus avec un léger éclat métallique olive verdâtre, passant légèrement au violet dans certaines directions de la lumière; la tête, le cou et tout le dessous du corps sont d’un vineux violâtre tirant au grisâtre sous certain jour, à sommet de la tête tirant plus ou moins au cendré, et le cou postérieur lustré légèrement de rosé métallique; gorge plus pâle tirant quelquefois au fauve; sous-caudales plus foncées que les autres parties du dessous tirant au plombé lavé de rose; toutes les plumes du bas du cou postérieur marquées de deux taches subterminales arrondies d’un fauve lavé de rosé. Rémiges et rectrices noirâtres, ces dernières lustrées de rougeâtre; sous-alaires de la couleur de l'abdomen, mais moins rosées. Bec noir; pattes rouges; iris de la couleur analogue à celle de la tête avec un anneau interne blanchâtre. Dans le plumage usé

avant la mue la couleur du dos prend une nuance brune pâle et perd presque entièrement l'éclat métallique.

Longueur de l'aile, 190; queue, 150; bec, 23; tarse, 25; doigt médian, %6; ongle, 9 millimètres.

Région forestière du Pérou oriental (TSCHUDI); Monterico (JELSKI).

1127. — Columba vinacea

TEMM., Pig. Gall., p.303 — Kxrp, Pig., I, tb. XLI — Sc. et SALv., P. Z.$5S., 1866, p. 198; 1869, p. 598; 1873, p. 306 — Nomencl. Av. Neotr., p. 132.

Columba vinacea, Gr., Gen. B., II, p. 406.

Chlorœænas vinacea, REICHB., Columb., p.63 — Bp., Consp. Av., IE, p. 53.

Columba bicolor, Vieiz., N. D. H. N.

C. cinerascente vinacea; dorso, alis caudaque subolivaceo fuliginosis, nitore subvirente aut subviolaceo; plumis colli posterioris immaculatis roseo indutis. Rostrum nigrum ; pedes rubri; iris carnea rubro circumscripla.

d'et Q — Tout le dos, les ailes et la queue sont d’un fuligineux olivâtre foncé, lustré légèrement d'olive verdâtre métallique, qui dans certaines directions de la lumière prend une légère teinte rosée violâtre; les rémiges primaires bordées à l'extérieur par un liséré fauve très fin; les rectrices un peu plus foncées que les ailes avec un lustre rougeâtre; milieu de la gorge roussâtre; la tête, le cou postérieur et tout le dessous du corps sont d’un vineux violâtre clair, tirant légèrement au cendrée dans certaines directions de la lumière, ce qui se manifeste le plus distinctement au sommet de la tête et sur la poitrine; sous-alaires de la couleur des parties inférieures du corps; barbe interne des rémiges sans rien de roussâtre dans la partie basale; page inférieure de la queue brun grisâtre. Bec noir; pattes rouges; iris rouge framboise bordé intérieurement d’un cercle blanchâtre tres fin.

Longueur de l'aile, 180; queue, 140; bec, 23-25; tarse, 26; doigt médian, 23; ongle, 7 millimètres.

Ucayali supérieur, Santa Cruz, Sarayacu (BARTLETT); Amable Maria, Monterico (JELSK1); Loretoyacu (WHITELY).

1128. — Columba subvinacea

Chlorœnas subvinacea, Lawr., Ann. Lyc. New York, 1868, Columba vinacea, Tacz., P. Z.S., 1882, p. 48. Columba subvinacea, BERL. et Tacz., P. Z. S., 1883, p. 574.

C. fusco vinacea, dorso brunnescentiore, alis caudaque brunneis, pogonio interno remiqum rufescente ; rostro brevi nigro.

S' Ad. — La tête, le cou et tout le dessous du corps avec les souscaudales d’un vineux foncé uniforme partout, avec un lustre métallique rougeâtre au bas du cou postérieur; le dos, le croupion et les sus-caudales d’un brun enduit de vineux avec un éclat métallique rougeâtre moins fort qu’au cou; le milieu de la gorge plus clair que les parties environnantes et tirant au roussâtre. Les ailes et la queue brunes, sous-alaires de la couleur de l’abdomen; barbe interne des rémiges largement roussâtre jusque près de son extrémité. Bec court, noir; pattes rouge framboise, iris gris violet à peu pres de la couleur de la tête, mais un peu plus foncé.

Longueur totale, 341; vol, 517; aile, 173; queue, 140; bec, 20; tarse, 23; doigt médian, 27; ongle, 7 millimètres.

Huambo (STOLZMANN).

OBSERVATIONS. — Cette forme est parfaitement distincte de la C! vinacea par la nuance générale beaucoup plus foncée et par celle du dos, des ailes et de la queue beaucoup moins différente du vineux foncé de la tête et du dessous que dans l’espèce citée ; la différence est aussi frappante dans le bec beaucoup plus court, Notre oiseau péruvien est complètement identique à l'oiseau de Costa Rica (musée Berlepsch). L'oiseau de l’Ecuador occidental (Chimbo) est semblable en tout à celui d’'Huambo, mais il est d'une taille moins forte et a le vineux du dessous moins foncé et beaucoup plus faible sur les sous-caudales. Les dimensions de cet oiseau de l'Ecuador sont : © Longueur de l'aile, 156; queue, 120; bec, 19; tarse, 21; doigt médian, 24; ongle, 8 millimètres.

41129. — Columba rufina

Temu. — Kaip, Pig., I, tb. XXIV — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p.132 — P. Z.S., 1866, p. 198; 1873, p. 306; 1876, p. 17 TAC, D. Z.:5.,,1889, p. 48.

Chlorœnas rufina, BP., Consp. Avw., II, p. 52 -— BurM., Syst. Ueb Th "Brasil Il p. 291,

U. rufo purpurascens ; cervice cum nucha æneo viridi; tergo, uropygio, tectricibus caudæ superioribus subalaribusque cyaneo ardesiaceis; qula medio albida ; subltus vinacea ; abdomine subcaudalibusque cinereis ; remigibus nigricantibus, vix albido limbatis ; rectricibus cinereo ardesiaceis pallide late Lerminatis. Rostrum nigrum ; pedes rosei.

g'et Q — D'un roux pourpré en dessus, avec un éclat métallique violet passant au bleu foncé et au pourpré sur toute la face postérieure du cou et le devant du dos; toute la partie cervicale et la nuque d’un vert olive métallique brillant, passant au rouge très fort dans certaines directions de la lumière; le dos inférieur, le croupion, les tectrices supérieures de la queue et les sous-alaires sont d'un ardoisé bleuâtre; les joues cendrées plombées, le milieu de la gorge cendré pâle; un vineux intense s'étend sur le dessous jusqu’à l'abdomen antérieur avec un éclat métallique très faible; abdomen d’un cendré plombé pâle au milieu et plus intense sur les flancs; région anale d’un cendré très päle; sous-caudales cendrées. Tectrices alaires et scapulaires de la couleur du dos; les grandes tectrices et les rémiges tertiaires d'un gris foncé; rémiges noirâtres bordées finement à l'extérieur d’un liséré blanchätre. Rectrices ardoisées bleuâtres terminées largement de grisâtre pâle. Bec noir; pattes rosées; iris d’un rouge framboise extérieurement et gris violette intérieurement.

g' Longueur de l'aile, 198; queue, 126; bec, ?7; tarse, 25; doigt médian, 26; ongle, 11 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau péruvien du Musée de Varsovie est d’une taille beaucoup plus forte que ceux de Cayenne et s’en distingue par la couleur rousse beaucoup plus répandue au dos et sur les ailes; l’éclat rouge dominant sur la nuque et le cou postérieur ; le plombé beaucoup plus foncé sur les joues et les côtés de la gorge ; le milieu de la gorge cendré au lieu de blanc; le roux vineux de la région jugulaire et de la poitrine plus foncé et ne passant pas sur l'abdomen qui est d’un cendré plombé plus pur et plus intense, queue plus foncée, à extrémité claire moins longue,

Ucayali supérieur, Chamicuros (BARTLETT); Chirimoto (STOLZMANN); Maranura (WHITELY).

1130. — Zenaïda maculata

Columba maculata, Vielz., Enc. Méth., p. 376.

Columba aurita, WaGL., Syst. Av., sp. 70.

Zenaïda maculata, Br., Consp. Av., II, p. 82 — Sc. et SALv., PZS,; 4874; p: 678.

Peristera chrysauchenia, REIcHB., Syst. Avw., tb. CCLVIT, fig. 1429.

Zenaïda auriculata, Bp., {. c., p. 82 — Tacz., P, Z.$S., 1874, p. 995.

Zeneïda aurita, TscH., Faun. Peru., p. 45.

Z. supra griseo brunnea, cervice cinereo, nucha subvinaceo lavata; subtus griseo vinacea ; gula medio albida, crisso pallide ochraceo, subcaudalibus albis ochraceo lavatis; macula elongata subauriculari cyaneo nigra; collo postico nitore aureo amethystino; tectricibus alarum dorso concoloribus, posterioribus majoribus nigro maculatis ; lateribus corporis cyaneo cinereis ; remigibus nigricantibus tenuissime albido limbatis ; rectricibus mediis dorso concoloribus, submediis cyaneo cinereis, lateralibus tribus basi cyaneo cinereis, apice late albis, fascia mediana omnium, nisi mediis, nigra angulosa. Rostrum nigrum ; pedes rosei; iris brunnea.

cet Q — D'un gris brunâtre foncé en dessus, à front plus clair et plus ou moins enduit de vineux, le reste du sommet de la tête jusqu'à la nuque d’un cendré bleuâtre plus ou moins clair, ou quelquefois plombé; dos inferieur plus ou moins cendré; milieu de la gorge blanchâtre; les côtés de la tête et le dessous d’un vineux plus où moins fort pâlissant de plus en plus sur l'abdomen et passant sur le bas-ventre en ocreux pâle; sous-caudales blanches, plus ou moins lavées d’ocreux; une tache noire à reflet bleu d'acier oblongue sous-auriculaire et-une raie postoculaire; côté du cou postérieur orné d’un large espace métallique fort brillant d’une belle couleur rosée changeant en doré et verdâtre, la plus forte sur les côtés et souvent interrompue en arrière, ne formant que deux grosses taches latérales. Tectrices alaires de la couleur du dos, excepté au bord mème de l’aile, où elle passe en ardoisé; quelques grosses taches noires subarrondies sur Îles grandes tectrices postérieures et les scapulaires voisines ; rémiges noirâtres, bordées finement de blanchâtre; les tectrices sous-alaires ainsi que les côtés du corps d’un cendré bleuâtre. Les deux rectrices médianes concolores au dos; les submédianes d'un cendré bleuâtre; les intermédiaires terminées de cendré blanchâtre, les trois autres de cette dernière couleur à la base, largement blanches à l'extrémité et sur la barbe externe de la première; toutes, outre les deux médianes, traversées entre les deux couleurs indiquées d’une raie noire anguleuse. Bec noir; pattes rosé framboise, à extrémité des doigts rembrunie; iris brun foncé; tour des yeux dénué cendré.

Les oiseaux en plumage tout frais sont plus foncés en dessus, d'un fauve grisâtre sale sur les côtés de la tête, le cou et la poitrine, faiblement lavé de rosé sur les deux derniers et d’un fauve ocreux sur l’abdomen.

@ Les jeunes en premier plumage ont le dessus du corps semblable à celui des adultes, mais toutes les tectrices alaires et les scapulaires entourées d’une bordure blanchâtre, les plumes du milieu du dos l'ont aussi, mais très fine et peu distincte, ainsi que celles du sommet de la tête dont le fond est concolore au dos; front fauve, gorge blanchâtre; devant du cou et poitrine d’un gris brunâtre squamulé finement de blanchâtre; abdomen fauve grisâtre; le bas-ventre et les sous-caudales comme chez l'adulte; de pareilles taches noires sur la partie postérieure des ailes; rémiges d’un brunâtre plus pâle, à bordures plus larges, blanchâtres sur les externes et fauves sur les autres; queue comme celle des adultes.

G Longueur totale, 262-280; vol, 436; aile, 155; queue, 106; bec, 23; tarse, 22; doigt médian, ?2?; ongle, 8 millimètres.

Forêts du Pérou oriental (TSCHUDI); Lima, Chorillos, Huanta, Auquimarca (JELSKI); Cutervo (STOLZMANN); Lima, Guadalupe, Moquesna, Cutervo (coll. RAIMONDI); Paucartambo (WHITELY).

« Espèce très répandue sur la côte, depuis Lima jusqu’à Tumbez, où elle est connue sous le nom de palomu serrana, où madrugadora (madrugar, en espagnol, se Lever tôt). A Tumbez elle se tient principalement dans les broussailles basses. A Cutervo elles venaient dans les champs de maïs et de pois. Comme les autres pigeons, elle passe les heures chaudes de la journée dans l’ombre, et se nourrit le matin et le soir. Elle se rassemble en troupes plus ou moins nombreuses » (STOLZMANN).

1131. — Metriopelia melanoptera

Columba melanoptera, Gm., L.S. N., I, p. 790.

Columbina melanoptera, MoLrina, St. Nat. Chili, p. 308.

Zenaïda inornata, Harrz., Rev. Mag. Zool., 1851, p. 74.

Metriopelia melanoptera, BP., Consp. Avw., II, p. 75 — Tacz,, P. Z.S., 1874,-p. 555 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 132 th 2: 59.,1810,p. 17.

M. brunneo grisea, sublus griseo subvinacea, undique sericea immaculata : mento albido; subcaudalibus nigris ; alis elongatis, remigibus nigris acutiusculis, margine externo secundæ, lertiæ et quartæ sinuato; fascia humerali infra supraque candida, citeris tectricibus subalaribus pennisque axillaribus nigricantibus; tectricibus superioribus externis canescentibus; cauda undique nigerrima. Rostrum nigrum; pedes brunnei; iris argenteo albida.

g D'un gris brunâtre en dessus, d’un gris subvineux plus pâle en dessous, sans taches; menton blanchâtre; tectrices sous-alaires noires ; derrière du cou moins foncé que la couleur générale des parties supérieures et enduit de rosé vineux. Ailes longues, à rémiges subaiguës, le bord externe de la deuxième, troisième et quatrième sinueux; la première presque égale à la quatrième; les petites tectrices du devant de l’aile supérieures et les inférieures sont blanches, celles du voisinage du bord antérieur de l'aile cendré grisätre, toutes les autres de la couleur du dos, mais moins foncée ; les sous-alaires et les petites axillaires noirâtres. Queue noire intense sur les deux pages, excepté les deux médianes qui sont d’une nuance un peu plus foncée que le dos. Bec noirâtre; pattes brunes, à doigts presque noirs ; iris blanchâtre argenté. Peau nue devant l’œil d’un orangé lacté, une pareille bande derrière l'œil avec un point plus prononcé en arrière de la fente oculaire; le bord de la paupière inférieure et la partie postérieure de la supérieure parsemés de pustules carnées; la plus grande partie de la bordure de la paupière supérieure en commençant par-devant garnie de papilles noires.

( Pour la première fois j'ai vu ce pigeon dans la puna entre Izcuchaca et Huanta, puis plusieurs fois dans la puna de Junin. Ordinairement je le rencontrais dans la sierra aux environs de Palca, Tarma, Palcamayo et Acancocha. Dans cette dernière localité, par paires en mai. Je ne l’ai pas vu aux environs d'Huanta. En s’envolant il produit un bruit différent de celui des autres pigeons, c’est un sifflement craquant, dépendant probablement de la forme singulière des rémiges externes. On le voit quelquefois dans les prairies humides » (JELSKI).

Tinta (WHITELY).

1132. — Metriopelia aymara

Columba aymara, D'Ors., Syn. Av.

Chamæpelia aymara, Gr., Gen. B., II, p. 475.

Metriopelia aymara, Br., Consp. Av., Il, p.76. — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 132.

M. grisea; qula alba, pectore abdlomineque roseo vinaceis : ventre medio crissoque isabellinis; tectricibus alarum dorso concoloribus, plumis mediis longissime aureo terminatis, maculam fulgentem simul constituentibus; remigibus tertiariis macula magna interna nigro violacea; tectricibus caudæ inferioribus nigris; Superioribus longissimis caudam nigram ex loto tegentibus.

g' Ad. — D'un gris isabelle en dessus, à front longuement plus clair; gorge largement blanche; poitrine et abdomen d'un rosé grisâtre pale; le milieu du ventre et la région anale isabelles ; sous-caudales noires; les tectrices supérieures de la queue tres longues, atteignant presque l'extrémité des rectrices, sont de la couleur du dos. Tectrices alaires de la couleur du dos, celles du milieu de l'aile terminées longuement de doré brillant, formant une grosse tache de cette couleur; les plumes de l'aile bâtarde noires, les grandes tectrices primaires grises noirâtres; les rémiges primaires et les secondaires longuement d'un noir fuligineux terminées de gris foncé, à barbe interne longuement rousse dans leur partie basale; les tertiaires de la couleur du dos, ornées d’une grosse tache oblongue d’un noir violet métallique, située sur la barbe interne; sous-alaires d’un noirâtre fuligineux moins foncé sur le devant de l'aile. Queue grise à la base et noire à l'extrémité, de plus en plus longuement vers les externes. Bec moins long que la tête, noir, pattes jaunes.

Longueur de l'aile, 118; queue, 57; bec, 15; tarse, 17 millimètres.

Description d’après l’exemplaire de Cochabamba, typique de d'Orbigny.

1133. — Melopelia meloda

Columba meloda, Tscx., Wiegm. Arch., 1845, I, p.385 — Faun. Peru., pp. 44 et 276.

Columba Souleyetiana, Gay, Fauna Chili, I, p. 380, tb. VIT.

Melopelia meloda, Br., Consp. Av., Il, p. 81.

M. supra ex olivaceo pallide brunnea; fronte cinerascente, colli lateribus cupreo nitentibus, uropygio ardesiaco; subtus dilute cinerea; collo antico pectoreque ex violaceo roseis; cireulo oculari lalissime nudo cæruleo; alis dorso concoloribus, tectricibus marginalibus late albis; remigibus obscurioribus tenuissime albo limbatis; cauda fusco ardesiaca, rectricibus apice, nisi in mediis, cinereo albidis, sublus albis.

g' D'un brun pâle légèrement olivâtre en dessus, à front largement cendré, croupion d’un ardoisé cendré; une grande tache brillante d’un cuivreux métallique passant au rouge se trouve de chaque côté du cou; la gorge et les côtés du visage sont d'un cendré pâle tirant légèrement au rosé; le devant du cou et la poitrine sont d'un rosé clair tirant au violâtre ; le reste des parties inférieures du corps est d’un cendré bleuâtre lavé de rosé sur le devant de l'abdomen. Les tectrices alaires et les rémiges tertiaires de la couleur du dos, les tectrices du bord de Paile largement blanches, formant une longue bande depuis la naissance de l'aile jusqu’à l'extrémité des grandes couvertures; rémiges plus foncées que les tectrices, avec une bordure blanche fine sur les primaires et beaucoup plus large sur les secondaires voisines; sous-alaires cendrées. Queue d’un ardoisé foncé terminée en dessus de cendré blanchâtre et de blanc en dessous, à couleur plus foncée que celle de la base devant l'extrémité claire; page inférieure des rectrices noirâtre; les deux rectrices médianes d’un brun plus foncé que celui du dos uniforme jusqu'au bout des pennes. Tour de l’œil largement dénué bleu; bec noir bleuâtre; pattes rouges; iris bleu noirâtre.

g' Longueur de l'aile, 167; queue, 110; bec, ?8 ; tarse, 27 millimètres.

« Ce pigeon caractérise la côte péruvienne depuis Lima jusqu’à la frontière de la République de l’Ecuador. Je ne connais pas la limite méridionale de son habitat, de même je ne sais pas jusqu'à quelle altitude il va dans les montagnes ; il me paraît cependant qu’il ne dépasse pas 1,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Je sais de la relation des habitants que cet oiseau était encore très nombreux aux environs de Lima avant une vingtaine d'années. On m'a raconté qu'un Italien tuait alors dans une journée aux environs de Lima, à Pacasmayo et à Chancay, jusqu'à 20 douzaines de pigeons, parmi lesquels il y en avait au moins la moitié de cette espèce. En 1878, pendant mon dernier séjour à Lima, je suis allé avec un de mes amis à Pacasmayo chasser aux pigeons, et nous avons tué pendant toute la journée 3 exemplaires de la C, meloda et nous en avons vu encore quelques autres. Le nombre des pigeons

est aussi réduit au nord du pays. En 1878 don Francisco Daza m'a raconté qu’à Chepen, quelques années avant cette époque, ces pigeons étaient si nombreux que lorsqu'ils se posaient sur les tas de riz coupé, on en pouvait tuer une vingtaine d’un seul coup de fusil. Actuellement il est diflicile d’y tuer quelques individus dans une journée. Il est encore le plus nombreux aux environs de Tumbez, où pendant mon séjour on en à tué dans une journée 45 pièces, où la pluralité était de cette espèce, le reste appartenait à la Zenaïda maculata. 1 faut donc espérer que dans un avenir proche cette colombe, également comme la Penelope atbipennis, est destinée à disparaître.

» La Columba meloda se tient principalement au bord des rivières et dans les champs cultivés, où elle se nourrit principalement dans les rizières. On les y rencontre le plus souvent le matin et le soir ; ils passent le milieu de la journée chaude dans les broussailles épaisses, où couchés sur les pattes ils s’abandonnent au repos. J’ai observé qu'à Tumbez il se nourrit en février de baies mûres d’un buisson nommé lipa.

» C’est un pigeon estimé par les habitants pour son chant mélodieux, imitant les syllabes cou-cou-ii, accentuant la première et prolongeant la dernière, d’où on lui donne le nom de euculi. Le prix d’un pareil pigeou dépend du nombre de fois qu’il répète ce nom. À Chancay j'en ai entendu un répétant sept fois, ordinairement il ne le prononce que quatre ou cinq fois de suite, À Tumbez, il niche dans les mois de février et mars » (STOLZMANN).

1134 — Chamæbpelia passerina

Columba passerina, L., S. N.,1I, p. 285 — Wirs., Amer. Orn., IN p:45, tb. XLVT:

Chamæpelia passerina, Sws., Zool. Journ., 1827, p. 361 — Tscu., Faun. Peru., pp. 45 et 275 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 133.

Ch. supra grisea, fronte lalissime lateribusque capitlis roseis; sublus vinaceo rosea, quiluris peclorisque plumis fusco centratis; vertice et collo postico plus aut minus fuscis plumarum margine subroseo; crisso tectricibusque caudæ inferioribus luride cinereis roseo lavalis; remigibus nigricantibus interne latissime cum tlectricibus subalaribus rufo castancis; maculis amethystinis aut sapphirinis, in teclricibus parvis, rotundatis, in remigibus tertiariis magnis cordalo lanceolatis; cauda basi cinereo grisea, apice latissime nigra, rectrice exlerna apice albo marginata. Rostrum rubrum apice nigro brunneum ; pedes flavidi.

g' Ad. — Front longuement jusqu'au niveau du bord postérieur des yeux, côtés de la tête et gorge d’un rosé clair, le reste du sommet de la tête jusqu’à la nuque couvert de plumes d'un gris brunâtre foncé bordées de cendré tirant légèrement au rosé; les plumes du cou postérieur grises terminées d’une bordure d’un cendré clair lavé légèrement de rosé; le reste du dessus du corps jusqu'aux dernières sus-caudales d'un gris obseur

uniforme ; tout le dessous du corps est d’un rosé vineux uniforme, à plumes du cou antérieur et de la poitrine à disque noirâtre et une bordure d’un rosé plus clair que celui de la couleur générale, ce qui donne une écaillure bien prononcée sur ces parties; région anale grise lavée légèrement de rosé; sous-caudales d’un gris foncé bordé de plus clair, le tout lavé de rosé. Tectrices alaires et rémiges tertiaires d’un gris semblable à celui du dos, lavées fortement de vineux sur le milieu de l'aile, avec des taches d’un améthyste saphiré subarrondies où plus où moins oblongues sur les tectrices, plus longues et subcordiformés sur les scapulaires postérieures et les rémiges tertiaires; rémiges noirâtres, à barbe interne longuement d’un roux cannelle intense, dans les primaires la barbe externe est aussi rousse jusqu'au delà de l'extrémité des grandes tectrices, en y formant un grand miroir roux, et bordées à l’extérieur d’un pareil liséré; grandes tectrices primaires longuement rousses à la base, puis noires; plumes de l'aile bâtarde noirâtres; sous-alaires d’un roux analogue à celui des rémiges. Queue d'un cendré foncé terminée d’une large bande noire; la rectrice externe a une bordure latéro-terminale blanche. Bec rouge carné à la base, terminé de noir; pattes carnées; iris rosé.

Q Ad. — D'un gris plus obscur que celui du mâle en dessus, à front tirant longuement au blanchâtre, le reste du sommet de la tète plus obscur que le dos, à plumes bordées finement d'une nuance claire; côtés de la tête blanchâtres squamulés de gris; gorge blanche; cou antérieur largement et poitrine couverts de plumes à disque noirâtre entouré d’une large bordure blanchâtre; le reste du dessous est largement gris brunâtre sale sur les flancs et d’un fauve blanchâtre au milieu du ventre; sous-caudales brunes entourées d'une bordure blanchâtre. Tectrices alaires d'un gris plus clair que celui du dos, sans rien de rosé; à taches d’un améthyste comme chez le mâle; les rémiges et les tectrices inférieures de la queue sont comme celles du mâle. Queue comme celle du mâle. Bec également rouge carné à la base; pattes carnées ; iris rosé.

g' Longueur totale, 180; vol, 274; aile, 85; queue, 62; bec, 16; tarse, 15 millimètres.

Q Longueur totale, 180; vol, 272; aile, 84; queue, 60; bec, 16; tarse, 15 millimètres.

Je ne connais pas l'oiseau péruvien, je donne donc la description de ceux de l’Ecuador (Riobamba) recueillis par Stolzmann, supposant qu'ils sont identiques aux péruviens.

OBSERVATIONS. — Le mâle de Cayenne m'est inconnu, les deux femelles du Musée de Varsovie recueillies dans ce pays par M. Jelski sont d'une taille moins forte que nos femelles de l’'Ecuador (longueur de l’aile, 76-79 millimètres) et s’en distinguent par l’écaillure du dessous beaucoup plus longuement prolongée, l'abdomen étant aussi distinctement squamulé par de larges bordures grises brunâtres autour des plumes d'un gris clair. Une de ces femelles a le cou antérieur et la poitrine légèrement colorés de rosé. Tous les oiseaux de l’Ecuador n’ont l’écaillure distincte que jusqu’à l’épigastre et bien que les plumes aient le disque foncé jusqu’au bas de la poitrine, il est couvert en entier par les bordures de ces plumes concolores au fond des parties environnantes.

11135. — Chamæbpelia griseola

Columba minuta, TEMM., Pig., p. 28, tb. XVI.

Columbina griseola, Srix, Av. Brasil., II, tb. LXXV, a, fig. 2.

Chamæpelia griseola, BP., Consp. Av., Il, p. 634 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 133 — P. Z. S., 1876, p. 17.

Chamæpelia amazilia, Bp., Consp. Av., II, p. 634 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 555.

Uh. supra fusco grisea, fronte latissime el collo postice cyaneo cinereis; genis, collo, pectore lateribusque abdominis vinaceo roseis ; mento abdomineque medio albidis; subcaudalibus fusco griseis, latissime albido limbatis; tectricibus alarum dorso pallidioribus, minoribus roseo lavatis ; superioribus maculis subrotundatis sapphirinis, posticis elongatis; tertiariis margine externo vix pallidiore; alis subtus cinnamomeis; rectricibus mediis dorso concoloribus, cæteris cinereis fascia subapicali nigra, apice externo albo limbato. Rostrum brunneo griseum ; pedes carnei; iris violaceo rubra.

g'et Q — D'un gris foncé au dos et sur la partie cervicale du sommet de la tête, tandis que le front est largement d’un cendré bleuâtre clair, ainsi que la nuque et tout le côté postérieur du cou; les sus-caudales sont d’une couleur analogue à celle du dos, mais enduite légèrement de cendré; les côtés de la tête, le cou, la poitrine et les flancs de l'abdomen sont d’un rosé vineux pâle; menton blanchâtre; milieu du ventre également blanchâtre, mais plus où moins lavé légèrement de rosé et de fauve; souscaudales d’un gris foncé largement bordées de fauve blanchâtre. Tectrices alaires d’une nuance grisâtre, beaucoup plus claire que celle du dos, les petites lavées légèrement de rosé; plusieurs des petites tectrices ornées d'une tache saphirée arrondie, dont la réunion forme une raie oblique en travers de laile; outre cela il y a encore quelques taches pareilles, mais plus ou moins allongées sur plusieurs tectrices supérieures et postérieures et sur les rémiges tertiaires; les grandes tectrices faiblement bordées de blanchâtre; les plumes des ailes bâtardes et les grandes tectrices primaires sont noires lustrées de vert métallique; barbe externe et l'extrémité des rémiges noirâtres, l’interne et les sous-alaires d’un roux cannelle; rectrices cendrées, à extrémité noire bordée au bout de blanc sur les deux externes et de cendré grisâtre sur les autres, les deux médianes de la couleur du dos. Bec gris brunâtre; pattes carnées ; iris rouge violâtre.

En plumage frais après la mue la nuance des parties supérieures du corps est grise avec une légère nuance roussâtre, à front un peu plus pâle et non cendré; tout le dessous lavé de fauve, à couleur rosée à peine distincte au cou et sur la poitrine; tectrices alaires finement bordées de la nuance plus

claire; les bordures blanchâtres dans les grandes tectrices plus prononcées que dans la robe primitive.

@ Les jeunes en premier plumage ont les plumes du cervix brunes finement squamulées de roussâtre, les plumes du croupion bordées finement de blanchätre; les côtés du visage et la gorge fauves; poitrine grise subsquamulée de fauve; abdomen blanchâtre ; sous-caudales isabelles ; tectrices alaires grises, variées d’une ligne médiane rousse et d’une bordure terminale blanchâtre; les grandes tectrices primaires d’un roux cannelle vif, bordées à l'extrémité de noir; les taches analogues à celles des adultes moins grandes et moins régulières noires, avec un très faible éclat bleuâtre ; le reste comme dans les adultes.

S' Longueur de aile, 84; queue, 58; bec, 13; tarse, 13; doigt médian, 16; ongle, 4 millimètres.

Xeveros (BARTLETT); Lima (JELSKI) ; Maranura (WHITELY).

1136. — Chamæpelia Buckleyi

Sc. et SALv., P. Z. S., 1877, p. 21.

Ch. griseo vinacea, pileo sumimo el uropygio cinerascentioribus; fronte et corpore subtus vinaceis, qula albescentiore; maculis alarum sicut in C. talpacoti, sed majoribus; subalaribus et caudæ parte apicali fusco nigris, primariorum tlectricibus nigerrimis ; rostro pallide brunneo, pedibus flavis.

Fem. mari similis, sed corpore supra brunneo cinnamomeo nec vinaceo, sublus quoque brunnescentior et in abdomine medio albescens (ScLATER et SaLviN).

G Gris foncé au dos, gris cendré bleuâtre au sommet de la tête et au croupion; front enduit longuement de rosé; tout le dessous du corps est d’un rosé vineux un peu plus obscur sur les flancs et plus pur au milieu; milieu même de la gorge blanc; sous-caudales grises lavées de rosé; scapulaires de la couleur du dos, avec cinq raies transversalement obliques d’un noir velouté passant au bleu métallique sous le jour favorable, entourées d’une fine bordure distinctement plus claire que le fond général; la première et la dernière de ces taches sont les plus petites; tectrices alaires d'un gris plus clair que celui des scapulaires et coloré légèrement de rosé avec quelques taches noires au voisinage des scapulaires; rémiges tertiaires grises ornées de quelques raies noires longues et transversalement obliques ; rémiges brunes noirâtres; les grandes tectrices primaires noires, ainsi que toutes les tectrices sous-alaires et les plumes sous-axillaires; rémiges tertiaires de la couleur des scapulaires, traversées chacune d’une raie oblique noire sur leur barbe externe. Les deux rectrices médianes d’un gris cendré en entier, les autres gris cendré à la base et noires dans leur partie terminale, de plus en plus longuement vers les externes, de sorte que cette

dernière n’a du gris qu'à la base même et Ja submédiane a l'extrémité noire dans la longueur d’un centimètre et demi, l’externe est bordée de blanc au bout. Bec brun jaunâtre; pattes jaunes; iris rouge carminé à l'extérieur et d'un gris brunâtre intérieurement.

Les individus probablement très adultes ont le gris du dessus du corps enduit d’une nuance rosée bien prononcée, les ailes plus rosées qu'ordinairement.

© La femelle est d’un gris brunâtre en dessus, avec un faible lustre métallique olivâtre distinct sous certain jour, le front plus pâle; en dessous le milieu de la gorge et le milieu de l'abdomen sont blancs; le devant du cou fauve grisâtre, les flancs gris, tirant au fauve en arrière; tectrices alaires d’un gris perlé beaucoup plus clair que celui du dos; les rémiges tertiaires de la couleur du dos ; les grandes dernières tectrices alaires bordées à l’extérieur de blanc; les raies alaires noires disposées comme celles du mâle ; les deux rectrices médianes grises. Iris brun foncé.

{ Le jeune oiseau diffère des adultes par une nuance gris roussâtre sur les parties supérieures du corps; par un roussâtre des côtés de la tête et du cou antérieur; le milieu de l'abdomen largement blanc; flancs d'un grisätre à peine enduit de rosé; sous-caudales grises bordées de blanchâtre; bec brun corné en dessus; iris jaune.

g' Longueur de l'aile, 91; queue, 70; bec, 16; tarse, 17 millimètres.

Description de la femelle de l'Ecuador occidental de la dernière collection de Stolzmann, du jeune de l’Ecuador de la collection de M. Sclater. Lechugal (coll. RAIMONDI).

1137. — Chamæpelia talpacoti

Columba talpacoti, TEum., P. C., XII — Pigeons, p. 22, tb. XIT.

Chamæpelia talpacoti, GR., Gen. B., Il, p. 475 — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., IL, p. 297 — Tscu., Faun. Peru., pp. 45 et 275.

Talpacotia cinnamomea, BP., Consp. Av., IT, p. 79.

Talpacotia godina, Bp., L. c., p. 79 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 905; 1879, p. 248.

Ch. rubido cinnamomea, sublus intense ex cinnamomeo rosea; pileo cum nucha cyaneo plumbeo, in fronte pallidiori roseo indulo; tectricibus alarum nigro signalis; inferioribus parlim cum pennis arillaribus nigris; remigibus nigricantibus ; cauda rolundala rectricibus mediis dorso concoloribus, cæteris basi cinnamomeis apice lalisstine nigris, lateribus apice rufo limbatis. Rostrum fiavidum, apice brunneuim ; pedes carneï; iris flavido rosea.

g' et Q — D'un cannelle rougeâtre en dessus, tirant au brunâtre sur le dos et plus rougeûtre au dos inférieur et au croupion; le sommet de la tête avec la nuque d’un plombé bleuâtre clair, plus clair et lavé de rosé au front et au-dessous des yeux; tout le dessous est rosé tirant au cannelle, plus pâle sur les côtés de la tête et le cou. Les tectrices alaires sont d’un cannelle rougeûtre plus pur que celui du dos; les supérieures variées de taches noires transversales, qui sur les grandes tectrices et les rémiges tertiaires sont rangées en raies transversales obliques; rémiges noirâtres, à page inférieure gris pâle; les sous-alaires et les plumes sous-axillaires noires; celles du bord de laile fuligineuses variées de roux. Les deux rectrices médianes concolores au dos, les autres largement noires à l'extrémité, de sorte que l'externe est toute noire et entourée à l'extrémité d’une bordure rousse. Bec noir, à cire orangée; pattes rose carné; iris gris foncé intérieurement et blanc sale à l'extérieur.

Les oiseaux moins adultes sont d’un brun grisâtre légèrement lavé de roussâtre au dos, d'un cannelle sale au dos inférieur et au croupion; sommet de la tête gris cendré; tout le dessous gris enduit de rose, à gorge blanchâtre; les sous-caudales rougeûtres bordées de fauve; la nuance des tectrices alaires moins intense et moins pure, avec des taches noires normales ; le reste comme dans les adultes.

L'oiseau encore plus jeune que le précédent est moins roux en dessus, tres peu lavé de rosé sur la poitrine, gris au sommet de la tête, gris sale en dessous; tectrices alaires grises peu lavées de roussâtre, à taches noires comme dans les adultes; rectrices médianes gris foncé peu enduit de roux, l'externe bordée au bout de fauve.

@ Le jeune en premier plumage ressemble au premier coup d'œil à la C. griseola, il a le sommet de la tête cendré grisâtre, à front rosé isabelle ; le dos gris foncé, les plumes du croupion bordées au bout d'un liséré blanc, très fin; la gorge, la poitrine et les flancs de l’abdomen d’un isabelle grisâtre, à plumes des côtés de la poitrine bordées finement d'une nuance plus claire, assez distincte; milieu de l'abdomen blanchâtre; sous-caudales d’un gris isabelle. Tectrices alaires d’une nuance plus claire que le dos, surtout sur les grandes, bordées finement de fauve, avec des taches noires comme celles des adultes; le bord de l'aile et les rémiges d’un schistacé noirâtre, les primaires bordées de roussâtre; sous-alaires noires. Les deux rectrices médianes d’un gris cendré, les autres noires avec les bordures blanches le long du bord externe de la rectrice latérale et une gris blanchâtre près du bout de la deuxième. Bec corné brunâtre; iris gris intérieurement et d’un blanc sale à l'extérieur.

d' Longueur totale, 177; vol, 268; aile, 90 ; queue, 65; bec, 15; tarse, 15; doigt médian, 15; ongle, 5 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 88; queue, 64; bec, 15; tarse, 15; doigt médian, 15; ongle, 5 millimètres.

Forêts du Pérou oriental (TSCHUDI) ; Amable Maria (JELSKI) ; Guajango (STOLZ- MANN).

1138. — Chamæbpelia cruziana

Columba cruziana, D'ORB., Syn. Av.

Peristera cruziana, GR., Gen. B., Il, p. 476.

Chamæpelia gracilis, Tscu., Faun. Peru., pp. 45 et 277, tb. XXX.

Chamæpelia cruziana, SCL. et SaLv., P, Z.$S., 1866, p. 100 — Nomencl. Av. Neotr., p. 133.

Columbula cruziana, Bp., Consp. Av., II, p. 80 — Tacz., P. Z.S., 4874, p. 555; 1879, p. 243; 1880, p. 213; 1877, p. 704.

Ch. supra fusco grisea, capile cyaneo cinereo, qula dilutiore; subtus vinaceo rosea ; tectricibus alarum griseis, minoribus fascia obliqua purpurea, majoribus et remigibus tertiariis maculis nigro chalybæis ; remigibus nigricantibus tenuissime albido limbalis ; subalaribus minoribus griseis, majoribus chalybæo nigris ; cauda basi cinerea, latissime nigro lerminata, rectricibus duabus mediis dorso concoloribus. Rostrum aurantiacum apice nigrum; pedes rubricantes; iris flava, rubra aut lilaceo circumscripla.

g'et Q — D'un gris foncé en dessus, à sommet de la tète et la nuque d’un cendré bleuâtre; les côtés de la tête d’un cendré plus clair, le milieu de la gorge blanchâtre; le reste des parties inférieures du corps d’un rosé vineux clair. Tectrices alaires grises, d’une nuance beaucoup plus claire que celle du dos, un peu pius foncées sur le devant de l'aile; une raie transverso-oblique d’un pourpré foncé métallique sur les petites tectrices ; et plusieurs taches subarrondies et aiguës au bout, d’un noir saphiré sur les tectrices médiaires et les grandes supérieures, et sur les rémiges tertiaires; les grandes tectrices plus ou moins bordées de blanchâtre; les plumes de l'aile bâtarde, les grandes tectrices primaires et les rémiges noirâtres, ces dernières finement bordées de blanchâtre; les petites tectrices sous-alaires et celles du bord de l'aile grises, les autres noires à lustre coracin. Les deux rectrices médiaires de la couleur du dos, les autres cendrées à la base et noires à l'extrémité, de sorte que Fexterne est presque toute de cette dernière couleur et bordée finement d’un liséré blanc; page inférieure de la queue toute noire. Bec jaune orangé à la base et noir dans la moitié terminale; pattes rougeâtres; iris jaune pâle au milieu et rouge et violâtre à l'extérieur. (Selon Fschudi jaune).

Les oiseaux en plumage frais après la mue ont seulement le front largement cendré, le reste du sommet de la tête d’une nuance concolore au dos, la nuque et le côté postérieur du cou plus clair; le cendré pâle sur le devant du visage; le cou antérieur et la poitrine gris pâle; milieu de labdomen largement blanc; sous-caudales blanches bordées de fauve; le reste comme dans le plumage de noces.

g' Longueur totale, 195; vol, 280; aile, 97; queue, 69; bec, 17; tarse, 18; doigt médian, 18; ongle, 6 millimètres.

© Longueur de l’aile, 93; queue, 70; bec, 16; tarse, 18; doigt médian, 18; ongle, 6 millimètres.

Dimension des œufs : longueur 23 sur 17-18,8 millimètres de largeur.

Pente occidentale des Cordillères, également dans la région de la sierra comme sur la côte (TSCHUDI); Lima, Chorillos, Huanta (JELSKI); Tumbez, Tambillo, Cutervo, Callacate (STOLZMANN).

« Cette petite colombe est répandue sur toute la côte péruvienne, depuis Lima jusqu’à la frontière de la République de l’Ecuador; je ne sais pas indiquer la limite méridionale de la distribution de l'espèce. Dans les montagnes elle s'étend jusqu'à 8,000 pieds, où je l’ai trouvée à Cutervo. Elle paraît manquer complètement dans la vallée du Marañon, où elle est remplacée par la Ch. godina. Elle se tient constamment dans les lieux dépourvus de bois, visitant les champs cultivés ou les broussailles basses, dans lesquels elle cherche sa nourriture à terre. On la rencontre par troupes petites ou plus nombreuses, plus rarement par paires et isolément. Sa voix que j'ai entendue plusieurs fois rappelle celle de plusieurs grenouilles. Elle n’a pas de nom particulier, et elle est connue sous le nom de palomita pequenita (pigeon nain), appliqué aux autres congénères » (STOLZMANN).

1139. — Gymnopelia erythrothorax

Columba erythrothorax, MEYEN., Nov. Act. Ac. Leopold., 1833, suppl., p. 98, tb. XXVI.

Columba monticola, TscH., Faun. Peru., pp. 45 et 276.

Columbula erythrothorax, BP., Consp. Av., II, p. 80.

Gymnopelia erythrothorax, Sr. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 133 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 555.

G. brunneo grisea plumis apice rufescentibus; pileo rufescentiore; collo et pectore roseo induto; abdomine subcaudalibusque ochraceis ; qula albida; tectricibus alarum dorso concoloribus maculis magnis albido fulvis; area circumoculari nuda flava, postice nigricante marginala; remigibus nigricantibus fulvo tenuissime limbatis ; subalaribus nigricante fumosis ; rectricibus duabus mediis dorso concoloribus, reliquis latissime nigro terminatis; externa albo limbata et terminaiu. Rostrum nigricans; pedes carnei; iris cærulea.

g' D'un brun grisâtre en dessus, à toutes plumes largement terminées de fauve roussâtre, à cette dernière nuance dominante au croupion, sur les sus-caudales et au sommet de la tête, dont le front est d’un gris clair; les lores et un large tour de l'œil sont nus jaunes orangés; bordés en arriere d'une ligne fine noire formée des plumes voisines; cou postérieur gris lavé légèrement de rosé; gorge blanchâtre; les côtés de la tête emplumeés, le

devant du cou et la poitrine sont d'un gris très pâle légèrement enduit de rose; le reste du dessous ocreux. Les tectrices alaires sont concolores au dos, à extrémité des inféricures et des grandes largement fauves blanchâtres formant de grosses taches irrégulières; les grandes tectrices primaires noires; les rémiges noirâtres à nuance plus pâle à l'extrémité et bordée finement de blanchâtre; sous-alaires fuligineuses; les deux rectrices médiaires sont de la couleur du dos, les autres largement terminées de noir, de sorte que l’externe est presque toute noire; cette dernière bordée finement à l'extérieur et terminée largement de blanc. Bec noirâtre; pattes carné pâle; iris bleu.

Le mâle en plumage parfait se distingue par le fond du dos et des ailes beaucoup moins foncé à bordures blanchâtres larges; le sommet de la tête et le haut du cou postérieur lavé de rosé; tout le devant du cou et le haut de la poitrine jusqu'à l’épigastre ainsi que les côtés de la tête enduits fortement de rosé plus intense que celui du sommet de la tête; le cercle nu autour de l'œil est entouré d'un cercle noir composé de plumules. Le reste est comme chez le précédent.

Q Ne se distingue que par le manque complet du rosé sur un fond cendré grisâtre clair de la poitrine.

g' Longueur totale, 185; aile, 100; queue, 73; bec, 15; tarse, 20; doigt médian, 16; ongle, 5 millimètres.

Q Longueur totale, 180; aile, 97; queue, 70; bec, 15; tarse, 20; doigt médian, 16; ongle, 5 millimètres.

Montagnes élevées (TSCHUDI); entre Cacas et Palcamayo (JELSKI); Lima, Carumas (coll. RAIMONDI).

1140. — Peristera Geoffroyi

Columba Geoffroyi. TEemm., P. C., LVII.

Columba Godofrida, WaGL., Syst. Av., sp. 84.

Columba Geoffroii, Wiep., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 461.

Columba trifasciata, REICHB., ©.

Peristera Geoffroyi, GR., Gen. B., II, p. 476 — Reicue., Taub., p. 24, tb. CCLXVI, CCLXXX VII — Buru., Syst. Ueber Th. Bras., TI, p. 304 — Tacz., P. Z. $S., 1882, p. 48.

P. cinereo perlacea, supra obscurior, gula abdomineque medio albis; alis fasciis tribus castaneo violaceis, sublus nigris; cauda rotundata fusco cinerea, rectricibus nisi in mediis, supra dilute cinereo, sublus albo late terminatis. Rostrum nigrum; pedes rubri.

Fem. rufescente fusca, sublus dilutior, facie late rufescente, alis fasciis tribus obscure purpurascentibus ; subalaribus rufis.

cg Ad.— D'un cendré foncé en dessus, d'un cendré perlé beaucoup plus clair en dessous, au front et sur les côtés de la tête; la gorge, le milieu du ventre, le bas-ventre et les sous-caudales blancs. Tectrices alaires d’un cendré perlé traversées de trois raies, dont celle des grandes est la plus large et la plus longue, d’un pourpré marron changeant en violet, la suivante des tectrices médianes de la même couleur que la précédente, la troisième, la plus petite, noire à reflet violet, est située sur quelques petites tectrices, toutes les trois bordées en arrière d’une raie blanchâtre la plus fine sur l’antérieure, la plus grosse sur la postérieure; les rémiges et les tectrices du bord même de l'aile noirâtres; tout le dessous de l'aile noir. Queue cendrée foncée, à rectrices largement terminées de cendré clair en dessus et de blanc sur leur page inférieure, l'externe et la suivante sont également blanches en dessus, les deux médianes uniformes dans toute leur longueur. Bec noir; pattes rouges carnées.

© La femelle grise brunâtre en dessus, passant au roussâtre sur le croupion et les sus-caudales; le dessous du corps est d’une couleur moins foncée que le dos, tirant au roussâtre sur les flancs de l'abdomen; le front, le devant des côtés du visage et la gorge sont d’un ocreux roussâtre clair; milieu du ventre blanc, sous-caudales isabelles; poitrine nuancée légèrement de cendré. Tectrices alaires un peu plus claires que le dos, avec les trois raies analogues à celles du mâle, toutes d'un pourpré foncé et bordées postérieurement d’une ligne blanchâtre; rémiges brun grisâtre; sous-alaires rousses. Les quatre rectrices médianes de la couleur du croupion, les autres noirâtres terminées de blanc sur les deux latérales de chaque côté de la queue et de la couleur analogue aux rectrices médianes sur les autres. Bec noir; pattes d’un rouge framboise; iris rosé pâle.

G Longueur de l’aile, 124; queue, 87; bec, 22; tarse, 26 millimetres.

Q Longueur totale, 240; vol, 362; aile, 116; queue, 75; bec, 20; tarse, 25 millimètres. |

« Vallée d'Huayabamba, 5,400 pieds. J'ai rencontré plusieurs fois cette colombe sur les bords des lacs éphémères, en petites bandes ou en paires. On dit qu'elle y est beaucoup plus nombreuse à l’époque de la dessiccation de ces réservoirs d’eau, où pousse une certaine plante épineuse. Les habitants lui donnent le nom de palomitaazul = petite colombe azurée » (STOLZMANN).

+114]. — Peristera mondetoura

BP., Compt. Rend., XLII, pp. 765 et 987; XLIII, p. 944 — Icon. Pig., tb. CXXVI — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 133.

Columba melancholica, Tscu., Consp. Av., n° 270 — Faun. Peru., pp. 45 et 277.

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