‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 87 sur 95 · LU · texte numérisé non relu

LU

Urax mitu, Burm., Syst. Ueb. Th. Brasil., p. 348 — Tacz., P. Z, S., 1874, p. 558.

Crax tuberosa, Srix, Av. Brasil., Il, p. 51, tb. LXVIL, a.

Mitua tuberosa, Bates, Nat. of the Amazons, IT, p. 112, et éd. II, p. 263 — Scu. et SALV., P. Z. S., 1870, p. 520; 1873, p. 307 — Nom. Av. Neotr., p.135 — Scz., Trans. Z.S. L., 1875, p. 983.

Urax erythrorhynchus, Ca8., Schomb. Guian. Reise, 11, p. 747.

M. nigra purpurascente perfusa; ventre imo castaneo; cauda apice alba ; Lloris dense plumosis ; pilei plumis elongatis ; rostri culmine valde elevalo, antice cultralo, postice incrassalo, rubro; pedibus rubris (SGLATER).

S' Noir en entier, à plumes lustrées de vert bleuâtre, le plus fort au dos et les ailes, et moins sur la poitrine et l'abdomen; toutes ces plumes entourées à l'extrémité d’une bordure noire mate; celles de la tête, du cou, du dos inférieur et du croupion veloutées presque sans éclat métallique ; les plumes du sommet de la tête plates, allongées, lustrées de vert bleuâtre ; le bas-ventre, la région anale et les sous-caudales d’un marron intense; queue terminée d’une bande blanche. Bec élevé renflé en arrière, puis prolongé en une lame tranchante descendant presque verticalement vers l'extrémité, d'un rouge corail; pattes rouges; iris brun violâtre.

Q Semblable en tout au mâle, moins forte, à bec moins élevé.

g' Longueur de l'aile, 420; queue, 365; bec, 55; tarse, 115; doigt médian, 74; ongle, 23 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 360; queue, 305; bec, 47; tarse, 115; doigt médian, 68; ongle, 20 millimetres.

G' Hauteur du bec, 45; Q 36 millimètres.

Commun dans la province Maynas, au nord-est du Pérou, plus rare dans les montagnes du Pérou central (TSCHUDI); Chamicuros, Loreto sur le Marañon (BART- LETT); Monterico (JELSKI).

1154. — Penelope jacucaca

Six, Av. Brasil., Il, p. 59, tb. LXIX — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 136.

Penelope cristata, TscH., Faun. Peru., p. #7.

P. supra olivaceo fusca, nitore viridi; plumis dorsi, colli anterioris, pectoris, abdominis, tectricibusque alarum albo marginatis ; pileo et collo postice immaculatis ; crisso subcaudalibusque olivaceo fumosis ; fronte, quia medio plumosa, vitta subgenali superciliisque nigris ; remigibus primariis rectricibusque nigris

viridi nilentibus; secundariis olivaceo nilentibus. Cutis nuda lateribus guiæ et coli superioris cærulea; rostrum brunneum ; pedes rubri; iris brunnea.

g' Tout le plumage olive foncé, à éclat verdâtre plus fort sur les parties supérieures du corps et presque nul en dessous; les plumes du dos, des petites tectrices alaires et de tout le dessous depuis la partie emplumée du cou antérieur jusqu'au ventre inclusivement bordées des deux côtés d’une ligne blanche; le sommet de la tête et le côté postérieur du cou immaculés, les plumes seulement latérales au-dessus du sourcil bordées de cendré grisätre, d’une manière peu distincte; front, sourcil, une moustache emplumée au bas des joues et couvrant les oreilles, et milieu de la gorge emplumé noirs; le bas-ventre et les sous-caudales d’un fuligineux olivâtre ; dos inférieur et croupion de cette dernière couleur lustrée légèrement d’olive verdâtre. Rémiges primaires noires lustrées faiblement de vert; les secondaires olives foncées avec un lustre comme celui des plumes des tectrices alaires. Rectrices noires avec un éclat vert plus fort que celui des primaires. Peau nue des côtés du visage, des côtés de la gorge et du devant de la partie supérieure du cou bleue; bec brun; pattes rouges; iris brun.

Q Semblable au mâle.

g' Longueur de l’aile, 320; queue, 310; bec, 38; tarse, 70; doigt médian, 54; ongle, 18 millimètres.

Bords des forêts, entre 3,000 et 5,000 pieds d'altitude (TSCHUDI).

1155. — Penelope boliviana

Reicus., Taub., p. 151, tb. CCLXXI — Gr., P. Z. S., 1860, p. 271 — PEzz., Orn. Bras., p. 339 — Scz. et Sazv., P. Z.8S., 1870, p. 526; 1873, p. 307 — Nom. Av. Neotr., p. 136 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 558; 1882, p. 48.

Penelope marail, Tscu., Faun. Peru., p. 48.

P. olivaceo fusca, nilore viridi purpureo; plumis dorsi et pectoris, tectricibusque alarum albo marginatis; abdomine rufescente perfuso; ventre, crisso subeaudalibusque brunneo ferrugineis; plumis pilei griseo limbatis; vitta plumosa genali fusco brunnea immaculata; remigibus rectricibusque nigris nitore viridi, et olivaceo purpurascente in secundariis et medianis caudæ. Cera et cutis nuda faciei cærulea; cutis nuda colli aurantiaca ; rostrum brunneum ; pedes sordide carnei; iris fusco brunnea.

g Couleur du dos, des scapulaires, des tectrices alaires, de la partie -emplumée du cou et de la poitrine olive foncé à éclat verdâtre, toutes ces plumes bordées de blanc sur les deux côtés; le dos inférieur et le croupion

de la même couleur sans bordures et tirant au ferrugineux sur les côtés: les plumes du sommet de la tête presque sans éclat métallique bordées de gris cendré, de pareilles bordures sur la bande sourcilière; la bande génale emplumée brune foncée immaculée; abdomen enduit de roux ferrugineux de plus en plus fort en avancçant en arrière, à plumes de la partie antérieure bordées de blanc et légèrement ondulées de brunâtre; le bas-ventre et les tectrices sous-caudales d’un brun ferrugineux foncé. Les rémiges primaires et les rectrices latérales d’un noir lustré de vert, les secondaires et les rectrices médianes olives foncées lustrées de vert pourpré. La cire et la peau nue des côtés du visage bleues; peau nue de la gorge rouge carnce ; pattes d'un carné framboise sale; iris brun foncé; bec noir, à base de la mandibule brunâtre.

Q La femelle semblable au mâle, mais un peu moins forte.

g' Longueur de l'aile, 320; queue, 350; bec, 46; tarse, 80; doigt médian, 58; ongle, 20 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 290; queue, 300; bec, 40; tarse, 75; doigt médian, 58; ongle, 18 millimètres.

Q Longueur totale, 726; vol, 872 millimètres.

OBSERVATIONS. — Semblable à la P, marail de la Guyane, mais plus grande, et distincte au premier coup d'œil par la nuance rousse largement répandue sur la partie postérieure du dessous, ainsi que par la bande emplumée génale moins large et unicolore.

Forêts épaisses (TSCHUDI); Monterico, Amable Maria (JELSKI); Yurimaguas (BARTLETT); Huambo, Chirimoto, Yurimaguas (STOLZMANN).

« Je n'ai rencontré cette Penelope qu’à l’est du Marañon; elle est assez rare à Huambo (3,700 pieds), également à Chirimoto, où 6,000 pieds paraissent constituer la limite supérieure de sa distribution orographique. Ordinairement elles se tiennent par paires ou par petites troupes de deux ou trois paires. Son affinité avec la P. Sclateri se manifeste non seulement dans la coloration, mais aussi dans la voix, malgré que le cri de notre oiseau soit très désagréable et fort, présentant quelque ressemblance au cri de l’âne, d’où provient son nom de gasnadora. Un autre son simple, que j'ai entendu plusieurs fois le soir à Huambo, est aussi désagréable et bizarre; je l’ai attribué d’abord au Stentor. Pendant le jour elle se cache ordinairement dans le fourré et ne sort qu’au moment du coucher du soleil. Outre le nom indiqué plus haut, elle en à un autre : puca-cunga (puca — rouge, cunga — cou). J’ai entendu aussi plusieurs fois une voix retentissante, comme ti-fou-ty, répétée plusieurs fois de suite, plus agréable que les autres » (STOLZMANN).

1156. — Penelope Sclateri

GR., P. Z. $S., 1860, p. 270 — Scz. et Saiwv., P. Z. S., 1874, p. 679 — SALV., Ibis, 1874, p. 318 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 558; 1879, p. 243 ; 1882, p. 48.

P. brunneo olivacea, nilore virescente; plumis colli, dorsi antericris et

pectoris albo marginatis; abdomine rufo perfuso, plumis albo limbalis; dorso infero, uropygio, crisso subcaudalibusque cinnamomeo ferrugineis; plumis frontis superciliisque cinereo albido latissime limbatis; fascia genali plumosa latissima, plumis latissime cinereo marginatis; remigibus brunneo olivaceis ; rectricibus mediis totis el pogonio externo reliquis purpureo olivaceis nitentibus. Cutis nuda faciei obscure griseo cærulea, circulo oculari pallidiori; cutis colli subaurantiaco carnea; pedes fumoso rubri; iris rubro brunnea.

get Q — D'un olive brunâtre, lustré légèrement de verdâtre, à plumes bordées de blanc au cou et sur la poitrine, finement sur celles du devant même du dos et les petites tectrices du devant même de l'aile, tandis que les autres plumes dorsales et les autres tectrices sont sans bordures ou à bordures très peu prononcées et grisâtres; le dos inférieur et le croupion sont d’un cannelle rougeâtre intense unicolore, ou brunâtre subondulé de roux; les sus-caudales légèrement rembrunies; les plumes du sommet de la tête bordées de cendré blanchâtre, largement au front et moins largement en arrière, plus largement sur la bande sourcilière qui parait être d'un cendré clair, striée finement de brun; joues couvertes largement de plumes analogues à celles du sourcil; abdomen passant graduellement au cannelle roussâtre, à bordures des plumes blanches dans la partie antérieure et fauves ensuite; le bas-ventre et les sous-caudales d’un brun ferrugineux. Rémiges brun olive; rectrices noirâtres, lustrées légèrement de verdâtre bronzé, les deux médianes et le bord des voisines lustrées de bronzé rougeâtre. Peau nue des côtés du visage d’un bleu grisätre foncé, plus clair que les paupières; sac gulaire carné, légèrement teint d'orangé; pattes d’un rouge framboise légèrement enfumé; iris brun foncé; bec noir, à extrémité de la mandibule inférieure grise.

G Longueur totale, 650; vol, 775; aile, 240; queue, 230; bec, 33; tarse, 58; doigt médian, 45; ongle, 15 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 220; queue, 225; bec, 33; tarse, 55; doigt médian,

OBSERVATIONS. — L'oiseau du Pérou septentrional se distingue de ceux du Pérou central par toutes les rectrices terminées longuement de roussâtre bien distinct sur les deux pages de la queue, et par le sommet de la tête dont les plumes frontales sont bordées de blanc, tandis que celles du cervix et de la nuque sont sans bordures ou avec des bordures grisâtres très fines et peu distinctes.

Chilpes, Pumamarca (JELSK1); Tambillo, Tamiapampa (STOLZMANN); Paucartambo (WHITELY); Tambillo (coll. RAIMONDI).

« Commune partout au Pérou septentrional, également à l’est comme à l’ouest du Marañon. On la rencontre rarement au-dessus de 7,500 pieds. Je l’ai trouvée la plus commune à Tamiapampa, à 9,000 pieds, et il me paraît qu’elle va jusqu’à la limite de la forêt. Plus criarde que la 2. aburri, en s’envolant elle produit un Ælou-klouklou, semblable à celui des dindons, d'où vient probablement son nom appliqué dans les provinces de Chota et de Jaen, calaluja. Dans le département de Cajamarca on prétend qu’elle niche en même temps avec la P, aburri, c'est-à-dire en décembre et en janvier. C’est un oiseau en général peu craintif et facile à prendre » (STOLZMANN).

1157. — Penelope albipennis

Tacz., P. Z.S., 4877, p. 746.

P. fusco olivacea; dorso, alis caudaque nitentibus; pileo et collo albido striatis; remigibus primariis albis, fusco terminatis; facie nuda obscure violaceo livida; gula nuda aurantiaca; iride pallide brunnea.

g' et Q Ad.— La couleur générale des parties supérieures du corps est olive foncé avec un éclat verdâtre métallique assez fort, à peu près comme celui de la P. marail de la Guyane; les plumes du sommet de la tête sont entourées d’une fine bordure cendrée blanchâtre, celles de la gorge, de la poitrine et de la partie inférieure du cou bordées des deux côtés d’une ligne blanche; les plumes du ventre, du dos inférieur, du croupion, des couvertures sus et sous-caudales sont aussi olive foncé un peu luisant et finement ondulé de roussâtre, tandis que celles du plumage précédent sont brunâtres un peu moins foncées avec l'ondulation rousse plus prononcée. Les huit rémiges primaires sont blanches, à base et l'extrémité noirâtres, la neuvième un peu blanche vers le milieu; les autres rémiges un peu plus foncées que le manteau; les rectrices noires avec un éclat verdâtre un peu plus fort que celui du dos. Les côtés du visage parfaitement nus d’une couleur bleue violâtre obscure, excepté une moustache emplumée noire, commençant audessous du milieu de l'œil; sac gulaire orange; iris brun clair; pattes brun rougeâtre; bec bleu de cobalt, à extrémité noire.

La première rémige primaire peu atténuée et graduellement dans sa partie terminale.

g' Longueur de l'aile, 336; queue, 325; bec, 47; tarse, 90; doigt médian, 64; ongle, 19 millimètres.

Q Longueur totale, 820; vol, 1008; aile, 325; queue, 325; bec, 51; tarse, 78; doigt médian, 65; ongle, 19 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN); Hacienda de Pabur, au voisinage de Piura (coll. RaA1- MONDI).

« Cette espèce, unique représentant de la famille sur la côte péruvienne, est proche de l’extermination complète, Je ne l’ai vue qu'à Tumbez, où il y a trente ans elle était encore commune, et où on la trouvait tout près de la ville; grâce à la persécution continuelle, elle s’est retirée dans les mangliers inaccessibles, où, comme il me paraît, il n’y a pas plus d’une quinzaine de paires. Cependant je peux supposer d’après certaines données qu’elle se trouve encore dans toutes les vallées des rivières plus considérables du Pérou septentrional jusqu'à la vallée de Chicama (Trujillo). Je ne doute pas qu'elle se trouve dans celles de Lambayèque et de Nancho (Rio de Saña). Partout elle est rare et très craintive. On m'a dit qu'elle habite aussi les mangliers de l'embouchure de la Zurumilla, constituant la frontière entre le Pérou et l’'Ecuador. Je ne sais si on ne la trouvera pas dans les contrées voisines de cette dernière République.

» L’unique lieu dans lequel on pouvait trouver pour sûr cette Penelope aux environs de Tumbez, est l’îlot Condeza, l’un du nombreux groupe d’îlots dans le delta du fleuve. Cet îlot est entouré tout autour d’un bois impénétrable de rhizophores, tandis que le centre est couvert de buissons élevés d’algarrobes, de guarango, chileo et autres. La Penelope passe toute la journée dans les fourrés inaccessibles et ne les quitte qu’au lever et au coucher du soleil pour chercher la nourriture dans les algarrobes. En janvier et février, époque dans laquelle nous l’avons chassée, les baies noires d’un buisson nommé lipe constituaient sa nourriture principale; il paraît cependant qu’elle mange aussi les légumes d’algarrobes.

» La chasse à cet oiseau est des plus difficiles, car il est plus facile de le trouver à la pointe du jour et le soir pendant qu'il se nourrit; dans les autres époques de la journée il est presque inaccessible. Il fallait s’y rendre en canot pendant la nuit, et comme c'était précisément à l’époque du reflux, on était obligé de traverser quelques dizaines de pas en s’enfonçant jusqu'aux genoux dans le limon. En arrivant dans l’îlot on est attaqué par des nuées de moustiques, très abondants dans la saison. En allant en souliers, car il est impossible d’y marcher en bottes, les pieds souffraient d’épines de guarango et de plusieurs autres arbres. Enfin on ne rencontre pas chaque fois les pénélopes, et même en les y trouvant il m'arrivait de ne pouvoir les tirer toujours, Car l'oiseau, comme je l'ai dit plus haut, est des plus farouches et se retire dans le fourré à la moindre alarme. Il suflit de dire que dans huit expéditions pareilles je n’ai réussi qu’à tirer trois fois, dont deux oiseaux blessés étaient perdus, et je n'ai pris qu'un seul individu qui se trouve au Musée de Varsovie; M. Jelski n’en à tué également qu'un seul, déposé dans la collection de M. Raimondi, à Lima.

» Les détails peu nombreux sur la nidification de cette Penelope, en relation avec les observations faites sur un jeune oiseau que nous avons élevé, m'ont été procurés par M. Jelski. Vers le 10 janvier 1877, mon compagnon a tiré sur une femelle, perchée tranquillement sur une branche et a remarqué qu'avec elle est tombé encore un autre petit oiseau. C’était un poussin de deux jours à peine, un autre est resté intact sur la branche ; la mère les tenait probablement sous ses ailes, et celui qui a souffert était du côté du chasseur. Sur le même buisson se trouvait un nid épais, arrangé néclisemment avec des branches sèches, dans la hauteur de 3 mètres audessus du terrain. Mon compagnon a apporté à la maison le poussin vivant, que nous avons heureusement élevé. C'était un être aussi agréable et aussi attaché à nous, que je ne puis pas m'empêcher de présenter sa description comme la nécrologie d’une personne agréable :

» Quand M. Jelski m'a fait cadeau de ce poussin, il était trop jeune, comme je l’ai dit plus haut, avec un bouton au bout du bec. L’unique voix qu’il prononçait était un piou, piou, à à prolongé, et quand il voulait exprimer sa satisfaction il répétaït plusieurs fois pu-it”, pu-it”. Nous l’avons nourri avec du pain, du riz, de la viande; il aimait beaucoup les patates douces cuites, mais qui paraissaient lui faire du mal. Quelquefois pour changer nous lui donnions des œufs et des larves de guêpes (panäl); il aimait surtout les baies du Zipe, son aliment ordinaire. Chaque jour il avalait du sable, des plumes, ete. Il montrait une certaine prédilection pour les objets métalliques luisants, et souvent il nous empêchait dans nos travaux, en saisissant les bruxelles. Un jour il a trouvé un morceau de fer-blanc sur lequel il y avait un morceau d’étain fondu, pendant plus d’une demi-heure il travaillait à détacher les boules de ce métal sans pouvoir réussir.

» Au bout de quelques jours il était apprivoisé à ce point qu'il nous suivait comme un chien, et quand on l’enfermait dans la chambre, il ne cessait pas de se plaindre. Nous avons voulu le placer pour la nuit dans un tonneau, mais il ne voulait pas y rester, et nous étions obligés de l’en retirer. Il aimait beaucoup à se placer sur notre épaule, exprimant alors sa satisfaction par un pu-it’, et s’endormait après avoir enfoncé sa tête dans nos cheveux. Nous avons cru que notre présence lui sufirait et nous l’avons placé sur une corde voisine, mais cela ne l’a pas satisfait, et il manifestait son inquiétude jusqu'à ce qu'on l’eût replacé sur l'épaule.

» Au bout d’un mois, le sac guttural a commencé à se développer eten même temps

les plumes commencèrent à se montrer. Vers le 20 février les côtés du cou et la poitrine noircirent. En avril, quand je l’ai vu pour la dernière fois à Lima, chez M. Raimondi, il lui manquait déjà fort peu pour le développement complet,

» J’ai cru d’abord que son attachement n’était pas aussi fort, pour qu'il ne pût changer de maître, maïs je me suis convaincu du contraire. Avant notre départ de Tumbez, j'en ai fait cadeau à notre hôtesse, en récompense d’un beau héron dévoré par notre renard. Nous occupions le premier étage, tandis que l’hôtesse demeurait au rez-de-chaussée. Nous regrettions beaucoup notre oiseau lorsque l’hôtesse l’a pris dans son logement, mais il ne s’est pas écoulé cinq minutes quand notre élève monta l'escalier pour nous rejoindre, en prononçant son pu-it’ de satisfaction. Nous l’avons rendu une seconde fois, mais notre fidèle oiseau a saisi la première occasion, et sitôt qu'on a eu ouvert la porte il est revenu, ce qu'il répétait sans cesse. On fermait la porte du corridor, et on plaçait l’oiseau dans la boutique, dont l'issue était dans la rue, Mais si l’un de nous passait dans la rue, l'oiseau nous reconnaissait de loin et nous rejoignait. Quel était son contentement quand on le prenait en main! Il est rare de voir même un mammifère aussi attaché, et c’est la preuve d’une certaine intelligence; la pénélope est sous ce rapport beaucoup supérieure au Sphigqurus, au fourmilier, aux agoutis et à beaucoup d’autres mammifères. L’hôtesse voyant cet attachement et craignant qu'il ne crevât de chagrin nous le rendit.

» En arrivant à Lima, nous en avons fait cadeau à M. Raiïimondi. L'oiseau s’est attaché à ce savant à ce point qu'il le suivait toujours quand il se rendait à son laboratoire chimique. Cet attachement lui a coûté la vie, on a marché dessus, et il mourut à la suite de cet accident » (STOLZMANN).

1158. — Chamæbpetes rufiventris

Penelope rufiventris, TscH., Wiegm. Arch., 1835, p. 386 — Faun. Peru., pp. 48 et 291, tb. XXXI — Sc. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 136.

Chamæpetes Goudoti, TAacz., P. Z.$S., 1874, p. 558 (errore).

P. supra obscure olivacea nilens, capite, collo pectoreque supero fuliginoso mgnicantibnsplums cinerco, imbalis; jabdomine rufos, cnisso obscure févrugi neo; subcaudalibus fusco olivaceis ferrugineo limbatis; qula tota plumosa regioneque auriculari nigricantibus. Culis nuda faciei uliramarina, cera nigra; rostrum nigrum, pedes rubri; iris brunneo sanguinea.

Les trois rémiges primaires externes fortement atténuées dans leur partie terminale; la première et la deuxième dans la longueur de 4 centimètres, la troisième large de 3 millimètres, atténuée dans 3 centimètres de la longueur.

g' Tout le dos avec le croupion et les tectrices caudales ainsi que les ailes sont d’un olive verdâtre foncé lustré de vert bronzé presque uniforme, si ce n’est quelques plumes du devant de la région interscapulaire et les petites tectrices du devant de l'aile qui sont frangées de cendré d’une manière très peu distincte; la tête et tout le cou avec le haut de la poitrine sont d’un fuligineux noirâtre très peu lustré de verdâtre squamulé par les

bordures des plumes cendrées, grosses sur la région jugulaire et beaucoup plus fines ailleurs, surtout au côté postérieur du cou; les plumes de la poitrine sont légèrement teintes d’une nuance roussâtre distincte surtout sur les bordures claires. Le bas de la poitrine et l’abdomen sont d'un roux cannelle vif plus clair sur la première et le plus intense au milieu du ventre; les sous-caudales olives verdâtres, largement bordées de ferrugineux. Rémiges primaires noires lustrées de vert, les autres ainsi que les rectrices de la même nuance que le dos. Gorge largement emplumée au milieu, ainsi que la moitié postérieure des joues noirâtres. Bec noir corné, ainsi que les bords de la paupière; peau nue devant et derrière l'œil d’un beau bleu outremer changeant en noir avec le temps; pattes rouge framboise clair, à bordures des scutelles digitales noires; ongles noirs cornés; iris rouge cerise.

Q Jeune presque de la taille de l'adulte est dessus olive tirant légèrement au brunâtre, avec un éclat verdâtre moins fort que celui du mâle adulte; la tête et le dessus du cou également brunâtres sans lustre métallique, la gorge et le devant des joues noirâtres; une grosse tache rousse au-dessous de la gorge; la région jugulaire et le haut de la poitrine d'un olive brunâtre, à plumes squamulées de larges bordures gris clair; le roux de l'abdomen plus clair et plus jaunâtre que celui de l'adulte; les rectrices terminées de roussâtre. La couleur outremer la plus vive au-dessous de la moitié antérieure de l'œil, passant graduellement au noir devant et derrière l'œil; pattes d’une couleur moins vive que celle de l'adulte; iris brun clair.

Jeune en premier plumage fuligineux en dessus, avec un très faible éclat verdâtre au dos et sur les ailes; un fuligineux plus pâle couvre la tête et le cou, à plumes bordées de grisâtre; le bas de la poitrine et l'abdomen d’un ocreux sale, enduit fortement de brunâtre sur les flancs; le bas-ventre et les sous-caudales brunâtres. Queue noire, faiblement lustrée de vert.

cg Longueur totale, 665; aile, 270; queue, 290; bec, 36; tarse, 72; doigt médian, 5?; ongle, 5; queue dépassant le bout de l’aile de 220 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme décrite par M. Tschudi du Pérou central; les oiseaux de M. Jelski s'accordent parfaitement avec sa description, et il n’y a que quelques détails qui sont inexacts; l’un d'eux, qui n’est qu'une faute d'impression : au lieu de bordures grises on a mis vertes (grünem au lieu de grauen) ; l’autre c’est la couleur de la peau nue autour des yeux rouge, tandis que d’après la notice de M. Jelski prise sur l'oiseau vivant elle doit être d’un bleu outremer. Il paraît que M. Tschudi a confondu les deux formes, car la figure de la una Peruana s'applique mieux à la forme du Pérou septentrional, tandis que la description du même ouvrage s'accorde en entier avec l'oiseau du Pérou central.

« Région boïiseuse subalpine, entre 5,000 et 7,000 pieds au-dessus de la mer... Aucune espèce ne s'élève aussi haut dans les Andes que la P. rufiventris. Au Pérou

central nous l'avons encore trouvée par paires à 7,200 pieds » (TSCHUDI).

Trouvée par M. Jelski à Chilpes, Auquimarca et San Bartolome,

1159. — Chamæpetes Tschudii

Penelope rufiventris, Tacz., P. Z.S., 1882, p. 48.

P. supra obscure olivacea, nilens; capite cum collo toto fusco cinereo, pileo vit obscuriore; pectore abdomineque totis vivide rufis, crisso obscuriore. Cutis nuda faciei ultramarina; rostrum nigrum; pedes brunneo rubri; iris brunneo rubra.

Les trois rémiges primaires externes atténuées dans leur partie terminale; la première dans la longueur de ?,5 jusqu'à 3 centimètres, la deuxième dans la longueur de 3,5 centimètres, la troisième large de 4 millimètres dans la longueur de 2,5 centimètres.

g' Ad. — Tout le dos avec le croupion et les tectrices caudales ainsi que les ailes et la queue sont d’un olive verdâtre foncé lustré de vert bronze uniforme; le sommet de la tête couvert de longues plumes, comme dans la P. rufiventris, et le derrière du cou sont d’une nuance semblable à celle du dos, mais beaucoup moins lustrée de verdätre, sans aucune bordure claire autour des plumes; la gorge aussi largement emplumée que celle de la P. rufiventris, les plumes des côtés de la tète et le devant du cou sont d’une couleur cendrée ardoise uniforme, sans aucune trace de bordures claires; toute la poitrine et l'abdomen sont d’un roux vif plus foncé sur les flancs, cette couleur rousse brusquement séparée sur le haut de la poitrine de celle de la région jugulaire; la région anale et les plumes des jambes d’un roux plus foncé; sous-caudales brunes olivätres largement entourées de roux foncé. Bec noir; la partie nue du devant des côtés de la tête, également disposée comme dans la P. rufiventris; jusqu’à la ligne du milieu de l'œil elle est d’un bleu outremer; bords de la paupière noirs; pattes rouges brunâtres, à doigts bruns légèrement nuancés de rougeätre; ongles noirs cornés; iris rouge brunâtre.

Un individu a une tache teinte de roussâtre au-dessous de la gorge.

g' Longueur totale, 675; vol, 785; aile, 270; queue, 280; bec, 39; tarse, 74; doigt médian, 50; ongle, 17 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau de Moyobamba est tout à fait semblable à ceux de Tamiapampa, et n’en diffère que par la nuance de la tête et du cou plus olive au lieu de cendrée, ’

Forme voisine de la P. rufiventris du Pérou central, et la remplaçant dans les montagnes du Pérou nord-oriental; distincte par la couleur rousse beaucoup plus répandue en dessous, occupant la poitrine tout entière, d'une nuance différente, plus vive et plus claire ; l’ardoisé des côtés de la tête et du cou uniforme, sans bordures claires autour des plumes et de la même nuance sur la gorge et les côtés du visage que sur les parties inférieures du corps; aucune trace de bordure claire sur les plumes du sommet de la tête, du devant de l'aile et du devant du dos; nuance des parties supérieures du corps plus olive ; bec distinctement plus long; les parties atténuées des trois rémiges primaires moins longues et moins fines.

« Je n'ai trouvé cette Penelope qu'à l’est du Marañon; elle manque dans les provinces de Chota et de Jaen. À Tamiapampa elle monte jusqu’à 9,000 pieds. On dit qu'elle se trouve aussi à Huambo, mais elle doit y être rare. Je suppose que la hauteur de 6,000 pieds constitue le centre de sa distribution orographique. Dans le département Amazonas elle est connue sous le nom de pischa » (STOLZMANN).

Moyobamba (coll. RAIMONDI).

1160. — Pipile cumanensis

Crax cumanensis, JACQUIN, Beitr., pp. 25 et 26, tb. X et XI.

Penelope leucolophus, MErr., Beitr., tb. XII.

Pipile cumanensis, BP., Compt. Rend., 1856, p. 877 — ScL. et SALV., P. Z.35., 1870, p. 529; 1873, p. 307 — Nomencl. Av. Neotr., DMS61 TACz GP. 2.51, 1814, p.558:

Penelope pipile, TscH., Faun. Peru., p. 48.

Penelope cumanensis, PELZ., Wien-Sitzb., 1858, p. 330.

P. nigra, viridi nitens; pileo subcristalo albido; regione jugulari et tectricibus caudæ superioribus albo strialis ; lectricibus alarum majoribus primariis el plumis alulæ spuriæ albis, nigro terminatis. Cera el cutis nuda faciei et gulæ cæruleæ, in regione ophthalmica albæ; rostrum brunneum; pedes rubri ; iris brunnea.

g Tout le plumage est noir lustré de vert métallique plus fort sur les parties supérieures du corps, les ailes et la queue, et beaucoup moins sur l'abdomen; les plumes de la région jugulaire et des tectrices alaires bordées des deux côtés par une strie blanche; le sommet de la tête couvert par les plumes allongées et atténuées d’un blanc isabelle sale, à baguette brune; cette couleur prolongée sur les côtés de la nuque descend en une raie graduellement atténuée jusqu'à la moitié du cou; la partie inférieure des joues emplumée et les plumes du haut des côtés du cou d’un noir intense mat; les grandes tectrices alaires primaires ainsi que les plumules de l'aile bâtarde sont blanches, terminées de noir, formant un grand miroir alaire. La cire, la peau nue des côtés de la tête, de la gorge et du haut du cou antérieur sont bleues, ces deux dernières parsemées de plumes criniformes ; la peau du tour des yeux blanche; un petit fanon cutané comprimé sous la gorge ; bec brun noirâtre; pattes rouges; iris brun foncé.

Q La femelle est semblable en tout au mâle, sans pli cutané sous la gorge.

g Longueur de l'aile, 340; queue, 280; dian, 50; ongle, 1$S millimètres.

Q Longueur de l'aile, 324; queue, 275; bec, 37; tarse, 64; doigt médian, 50; ongle, 17 millimètres.

bec, 40; tarse, 65; doigt mé-

Forêts épaisses (TSCHUDI); Santa Cruz (BARTLETT); Monterico (JELSKI).

1161. — Aburria carunculata

Penelope aburri, Less, Trailé Orn., p. 482 — Tscn., Faun. Peru., pp. 48 et 289.

Aburria carunculata, Reïcag., Taub., p. 141 — Scz. et SALY., Nomencl. Av. Neotr., p. 136 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 598; 1879, p. 243.

A. tota nigra viridi micans ; loris el lateribus capilis totis plumosis ; caruncula collari subcylindrica citrina; cule nuda colli flavido carnea; cera cærulea ; rostro brunneo; pedibus rubro carneis ; iride rubra.

g' Tout noir avec un éclat vert bleuâtre au dos, sur les ailes et la queue, assez fort, faible sur l'abdomen; les plumes du sommet de la tête allongées et étroites; les côtés de la tête entièrement emplumés et les plumes de la gorge sont d’un noir intense presque sans éclat. Au milieu du cou se trouve un espace dénudé d'un carné jaunâtre, prolongé en un sac subcylindrique d'un jaune orangé; la cire et le bec dans sa plus grande moitié basale sont d’un bleu vif; la partie antérieure du bec brune foncée; pattes carné rougeâtre, iris rouge cerise, quelquefois rouge brunâtre.

Q Est semblable en tout au mâle, mais manque de caroncule jugulaire; l'espace dénudé moins large.

@ Poussin en duvet de la taille un peu plus forte que la caille d'Europe; a le sommet de la tête roux avec une bande médiane noire brunâtre, interrompue au haut du front et traversant ensuite toute la longueur du côte postérieur du cou; une autre raie plus fine parallèle se trouve de chaque côté et un trait derrière l'œil; dos brun ferrugineux varié de quelques taches roussâtres; le reste de la tête, la gorge, le cou antérieur et la poitrine rouges, l'abdomen blanchâtre; les ailes brunes, traversées de deux raies roussâtres formées par les bordures terminales des grandes et des moyennes tectrices; rémiges terminées par une tache roussâtre et variées de taches rousses le long des bords; rectrices de la couleur des rémiges.

g' Longueur totale, 792-802; vol, 1080-1119; aile, 360; queue, 300; bec, 40; tarse, 65; doigt médian, 53; ongle, 17; queue dépassant l'aile de 187 millimètres.

Q Longueur totale, 743-772; vol, 1012-1035; aile, 365; queue, 310; bec,

Bords des forêts entre 3,000 et 5,000 pieds d'altitude (TSCHUDI); Amable Maria et Ropaybamba (JELSKI); Tambillo (STOLZMANN).

« Espèce très commune à Tambillo, paraissant être plus rare à l’est du Marañon, et beaucoup plus craintive dans le département Amazonas. A Tambillo elle est la plus commune dans la vallée même, de plus en plus rare plus haut, où elle est rem-

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placée par la P. Sclateri; je tirais cependant l'aburri à plus de 7,000 pieds. À Huambo elle est assez rare.

» Sa voix est des plus curieuses que j'ai entendues. Elle commence par une note répétée plusieurs fois, à son d’une trompette chromatique qu’on entend seulement de près. Ensuite elle produit un son guttural très fort commençant par un ton bas et passant graduellement d’une manière très précipitée au ton élevé, puis baissant de nouveau. Ce cri rappelle celui d’une grue. Elle s’envole ordinairement sans produire aucun bruit, de sorte qu'on ne s’en aperçoit pas souvent. On l’entend crier le plus souvent depuis le mois de septembre jusqu’en février, c’est-à-dire dans la saison de la nidification. En le produisant elle reste tranquille, couchée sur les pattes. Elle niche principalement en décembre et en janvier, plaçant son nid dans la couronne des arbustes peu élevés. Il est construit de beaucoup de branches sèches et de feuilles. Le nombre normal des œufs est de 2. La femelle défend courageusement sa progéniture; un jour, allant à travers la forêt, une pénélope s’est mise à me charger, passant près de moi aussi près que je pouvais presque l’atteindre de la main; elle s’est mise à attaquer mon chien en criant, le frappant presque de ses ailes, et elle se posa sur un arbre voisin. Je l’ai tuée, et c’est alors que je suis parvenu à deviner qu'elle défendait ses petits. J'ai commencé à faire des recherches et bientôt j'ai découvert le nid vide. Le lendemain j'ai trouvé au voisinage un poussin.

» Pendant les nuits lunaires elles font souvent entendre des cris bizarres. A Cococh6 on les chasse pendant ces nuits, car autrement elles sont très farouches. Leur viande est très estimée.

» Elle se nourrit à terre. A l’époque où les fruits des nectandres sont mûrs, elles s’en nourrissent principalement,

» On les rencontre ordinairement isolées ou par paires, et ce n’est qu’une seule fois que j'en ai rencontré une troupe composée d’une dizaine d'exemplaires. Ordinairement on lui donne le nom de pava negra, qu'on applique à Moyobamba au Pipile, appelant vante l'aburri. Blessée à l’aile, elle court si vite qu'elle échappe souvent au chasseur » (STOLZMANN).

M. Jelski dit que c’est un oiseau peu craintif au Pérou central; dans les contrées où l’on chasse beaucoup il devient de plus en plus rare et même disparaît entièrement. Dans son jabot il a trouvé les feuilles d’une espèce de poivre, d’un arome fort, semblable à celui de la rhubarbe.

1162. — Ortalida guttata

Penelope guttata, Srix, Av. Bras., Il, p. 55, tb. LXXII.

Ortalida guttata, WacL., Isis, 1832, p. 1297 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 136 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 558; 1882, p. 48.

Ortalida adspersa, TscH., Faun. Peru., pp. 48 et 290.

O. supra olivaceo brunnea, subrirescente el purpurascente nitens; fronle superciliisque grises ; dorso infero rufo castaneo; uropygio medio brunneo; collo anteriori et peclore dorso concoloribus albo guttatis; abdomine medio griseo, albido guttato; hypochondriis rufescente griseis; subcaudalibus rufis ; rectricibus mediis el submediis obscure olivaceo viridibus nilentibus, reliquis

mn

apice latissime, et externa fere tota, purpureo rufis; cera et culis nuda faciei purpureo nigræ; rostrum nigrum apice flavidum ; pedes rubro flavi; iris fusco brunnea.

og Le sommet de la tête et le côté postérieur du cou sont d’un fuligineux olivâtre foncé légèrement lustré de verdâtre ; plumes frontales et celles d'une large bande sourciliére grises, à baguette brun foncé; le dos et les ailes brun olivâtre lustré de verdätre métallique passant légérement au pourpré sous certain jour; le dos inférieur et le croupion d'un roux ferrugineux intense, traversés d’une raie brune médiane dans toute la longueur; suscaudales de la couleur du dos; le devant et les côtés du cou ainsi que la poitrine sont d’une nuance analogue à celle du dos, mais sans éclat métallique, terminées d'une tache blanche, celles du cou supérieur sont aiguës à à l'extrémité, cendrées devant la pointe blanche, à baguette noire; celles de la région jugulaire terminées d’une grosse goutte, et celles de la poitrine d’une large squamule; le milieu de l'abdomen est gris olivâtre pâle varié de raies blanchâtres peu prononcées; flancs olive grisätre; sous-caudales rousses; les plumes du dessous des joues grises à baguette brune. Rémiges de la couleur du dos, les primaires bordées d'olive grisâtre, les secondaires à éclat un peu plus fort que celui du dos; les six rectrices du milieu de la queue vert olive foncé, à éclat plus fort qu'ailleurs, l’externe presque en entier et les deux suivantes terminées largement de roux pourpré intense, à base de la couleur des médianes. La gorge est seulement garnie le long du milieu de plumes criniformes; la peau nue est d’un rouge vif sur la gorge; la cire et la peau nue des joues d’une couleur plombée; bec bleu grisâtre; pattes rosées, à ongles cornés; iris brun foncé.

Q Ne diffère du mâle que par le front moins gris et la bande sourciliere moins large et moins prolongée en arrière; la couleur rousse réduite aux côtés mêmes du dos inférieur et du croupion; les rectrices latérales moins longuement terminées de roux.

G Longueur de l'aile, 215; queue, 230; bec, ?7; tarse, 5?;, doigt médian, 41; ongle, 13 millimètres.

Q Longueur totale, 526; vol, 600; aile, 200; queue, 217; bec, 27; tarse, 50; doigt médian, 42; ongle, 13 millimètres.

La femelle de Chirimoto (Pérou septentrional) se distingue des oiseaux du Pérou central par les taches blanches ne dépassant pas le haut de la poitrine, tandis que tout l’abdomen est d’une nuance grise beaucoup plus pâle que dans les oiseaux décrits plus haut, et sans bordures blanchâtres à l'extrémité des plumes, qui sont bien prononcées sur les oiseaux du Pérou central; en outre la bande emplumée au milieu de la gorge est cendrée, à baguettes des plumes noires, au lieu de plumes toutes noires.

@ Le jeune poussin à plumage complet est en dessus d’une couleur plus brune que dans les adultes, sans bordures cendrées sur les plumes du front et des côtés du sommet de la tête; le sourcil et les plumes des côtés de la tête sont roux; les plumes du milieu de la gorge blanchâtres; les taches blanches au cou antérieur et sur la poitrine beaucoup moins grosses que celles de l'adulte; abdomen lavé de roussâtre, plus fortement dans sa partie

postérieure; les deux rectrices latérales de chaque côté de la queue rousses en entier; rémiges bordées au bout de roussâtre.

Clairières des forêts du Pérou central (TSCHUDI) ; Monterico (JELSKI) ; Chirimoto (STOLZMANN).

« Commune dans la vallée d'Huayabamba, atteignant à Santa Rosa la hauteur de 6,000 pieds; mais à cause de la persécution elle est devenue beaucoup plus rare dans les contrées habitées. On ne peut pas dire qu'elle soit forestière, car je ne l’ai jamais rencontrée au fond de la forêt; mais elle se tient plutôt dans les bords des forêts, sur les bords des rivières et dans les broussailles peu élevées. Ordinairement on la trouve par petites troupes composées de trois ou quatre paires. A la vue d’un homme elles produisent un son fort et rauque répété plusieurs fois, tendant le cou et regardant avec curiosité, En général, c'est un oiseau peu craintif, et ce n’est que dans les contrées peuplées qu'il est devenu farouche. Très souvent, à Huambo, quand nous étions occupés du travail, elles arrivaient et se perchaient sur les arbres voisins, s’aventurant même quelquefois sur le toit de la maison et même sur l’échelle placée devant la fenêtre. Surtout, quand il pleuvait pendant quelques jours, ces visites devenaient plus nombreuses dans la véranda de la maison où elles trouvaient la terre sèche qu’elles avalaient avec les colombes, Les habitants de la contrée donnent le nom de calpares à la terre qui, pendant les pluies, reste sèche sous les proéminences des rochers ou dans d’autres endroits abrités. Les chasseurs savent que, dans de pareils endroits, on rencontre facilement les différents oiseaux, surtout les pénélopes, les ortalides et les pigeons. A Troncopola (Huambo), il y a une maison abandonnée sans parois, sur quatre piliers, En y arrivant avec précaution on rencontrait chaque fois, surtout le matin, les ortalides ou les pigeons attirés par la terre sèche et la cendre. Un jour, en revenant de la chasse, j’ai trouvé une troupe d'ortalides devant ma maison, une d'elles perdit tellement sa présence d'esprit qu'elle se jeta dans ma chambre, se posant sur une planche, mais elle réussit à s'évader par un trou dans une des parois.

» Elles crient ordinairement le matin et après midi d’une manière qu’on entend de loin ; chaque paire à son tour faisant un duo désharmonieux. Elles restent l’une près de l’autre perchées sur une grosse branche, et tandis que l’une, probablement le mâle, répète le Aou-dou-gou, son consort ajoute après les deux premières syllabes un d-ra-cou, d'où se compose un mot Aou-dou-ü-ra-cou, dont l’« médian est une note la plus élevée et accentuée. Dans presque toute l'Amérique du Sud son nom est le même, à petites variations. Tandis que dans le département d'Ayacucho elle porte le nom de manakäraku, dans le département Amazonas on l'appelle watäraku. Les dénominations katraca,parracua,caracco,appliquées à d’autres ortalides, proviennent aussi de leurs cris. Autant que je m'en souviens, il me paraît que celle du Palmal (©. crythroptera) a une voix semblable à notre espèce.

» En outre de cette voix d'alarme et propre au temps de la nidification, j'en connais encore trois autres. Une d’elles, d'appel, se peut traduire par la syllabe y’. Une autre, qu'on entend rarement, se ferait exprimer par la syllabe piou, prolongée en montant, qui est l'expression de l’étonnement. La troisième, du désespoir, est un cri perçant; un jour j'ai entendu une ortalide criant de cette manière pendant toute l'après-midi.

» Les détails sur la nidification que m'ont fournis les habitants et qui exigent d'être vérifiés, sont les suivants : Plusieurs femelles construisent un nid commun, car on y trouvait 12-14 œufs, tandis que je ne rencontrais qu’une femelle avec deux poussins. Les œufs sont blancs. Le nid est placé bas au-dessus de terre. En outre les habitants prétendent qu'en enlevant du nid les œufs en y en laissant un ou deux, on force les ortalides, également comme les poules, à continuer leur ponte, ce qui me paraît être très douteux. On dit que le mâle féconde les poules. Il est sûr qu'elles nichent en mars et en avril.

» En marchant le long des branches horizontales, elles posent les pattes à doigts tournés vers l'interieur, comme le font les autres pénélopes et les pigeons, Le vol est lourd et court » (STOLZMANN).

FAMILLE THINOCORIDÆ

1163. — Thinocorus orbignyanus

Less., Cent. Zool., p. 137, tb. XLVIII, XLIX — Sc. et SALY., Nomencl. Av. Neotr., p. 144.

Thinocorus Ingæ, Tscn., Faun. Peru., pp. 45 et 279 — Tacz., P. Z.S$., 1874, p. 556.

Glareola cuneicauda, PEare, Unit. St. Expl. Exp., VII, p. 244.

Th. major : supra brunneus fulvo rufoque varius; fronte, supercilris, genis, collo el pectore cyaneo cinereis; qula alba lunula nigra cireumscripla; villa transversa nigra subpectorali; abdomine albo; hypochondriis rufescentibus brunneo squamulalis; remigibus fusco brunneis albido externe tlenuissime marginalis; rectricibus nigricantibus lale fulvo terminalis; externa albo limbata; subalaribus nigricantibus minutissime albo variis. Rostrum flavidum, supra apiceque nigrum; pedes carneo flavi; iris brunnea.

g' Ad. — Le front jusqu’au niveau du bord postérieur des yeux, une large bande sourcilière, les côtés de la tête, tout le cou et la poitrine sont d'une couleur cendrée bleuâtre d'une nuance plus foncée au front qu'ailleurs et blanchâtre à la naissance de la mandibule inférieure et sur les lores; tectrices auriculaires grises roussâtres; région cervicale couverte de plumes grises foncées, bordées des deux côtés de roux; dos brun noirâtre, à toutes les plumes bordées plus ou moins largement de roux ou de fauve, de sorte que, sur la région interscapulaire le brun reste en grandes taches ovalaires plus ou moins atténuées au bout antérieur; les plumes du dos postérieur et des scapulaires ont en outre une grande tache rousse subcordiforme devant l'extrémité claire, séparée de cette dernière par une ligne noire sinueuse, parallèle aux bords de la plume; les plus longues des scapulaires sont en outre variées le long de leurs deux bords par une série de taches triangulaires rousses; bas du dos et croupion bruns, à plumes bordées finement de roux; sus-caudales roussâtres rayées en travers de brun et de raies parallèles aux bords des pennes sur les latérales; gorge blanche entourée d'une longue lunule noire; une autre raie également noire, transversale, se trouve au bord inférieur du cendré de la poitrine; l'abdomen est blanc, lavé légèrement de roussâtre sur le devant, à flancs roux, squamulés de brun noirâtre; sous-caudales blanches, plus ou moins lavées de fauve. Tectrices alaires brun foncé, entourées largement d'une bordure rousse ou fauve; rémiges brunes, bordées finement de blanchâtre, à baguette

blanche dans la première presque en entier et dans leur partie basale dans les autres; sous-alaires d’un schistacé noirâtre, variées de bordures terminales sur les moyennes et les grandes, ainsi que sur celles du bord de l'aile. Queue noirâtre, à rectrices terminées d’une grande tache roussâtre, la barbe externe de la première et l'extrémité blanches. Bec jaune, à dos et le bout noirs; pattes jaune carné, à ongles noirs; iris brun foncé.

© Diffère du mâle par tout le sommet de la tête couvert de plumes brunes bordées de roussâtre; le cou et la poitrine ainsi que les côtés de la tête fauve varié de stries brunes sur les joues et le cou et de taches pareilles sur la poitrine.

{ Les jeunes en premier plumage ressemblent à la femelle et n’en différent que par le fond du visage, du devant du cou et de la poitrine plus pâle, presque blanchâtre; les bordures claires des plumes dorsales plus fines, dont plusieurs sont presque blanches. Pattes d'un jaunâtre sale.

g Longueur totale, 212; aile, 133-140; queue, 62; bec, 15; tarse, 22; doigt médian, 17; ongle, 6 millimètres.

© Longueur de l'aile, 140; queue, 57; bec, 15; tarse, 23; doigt médian, 17; ongle, 6 millimètres.

Queue du mâle dépassant l'aile de 1? millimètres.

Les œufs sont ovoconiques comme ceux des scopolacides et des charadriides; la forme et la taille égalent celles de ceux du Totanus ochropus, mais à gros bout moins obtus, à coloration semblable à celle de l’Actitis hypoleucos ; ils ont le fond isabelle rosé; les taches d’un brun noirâtre très foncé mélangées avec d’autres d’un gris violâtre pâle. En les examinant mieux on voit que la maculature est bien différente de celle des deux familles citées; les taches sont plus petites et plus nombreuses, en forme de poils petits et plus gros, de traits et de zigzags plus ou moins subtils, formant une couronne plus où moins dense autour du gros bout et une moucheture plus ou moins nombreuse sur le reste de la surface. Les taches pâles sont en général plus grosses, mais moins nombreuses que les superficielles. La surface de la coque présente une différence plus importante ; elle est beaucoup plus polie que dans tous les œufs des échassiers des familles citées; la structure beaucoup plus compacte, les inégalités beaucoup plus petites. Dimensions des œufs des deux pontes : 1° 38,2-26; 40,2-26,2; 40,2-26,4 ; 20 40-97,5; 41-28; 42,4-28 millimètres.

Région des punas, entre 12.000 et 14,000 pieds d'altitude, dans l'herbe basse couvrant ces localités, se tient par paires (TSCHUDI) ; Junin (JELSKI) ; entre Acapulco et Huancayo, Puno (coll. RAIMONDI).

« Pour la première fois j'ai aperçu cet oiseau sur la route de Tarma à Junin, courant et se blottissant à terre. Aux environs de Junin je le rencontrais presque à chaque excursion; ordinairement par paires, mais quelquefois aussi je les ai vus dans la prairie par troupes de 10 jusqu’à 20 exemplaires. Ils courent vite, et sont alors faciles à voir, mais une fois tapis à terre, ils sont presque impossibles à distinguer, Quand ils sont à terre on découvre le mâle, posé sur une pierre, ou courant pour entraîner le chasseur; et ce n’est que quand il s’est envolé que part aussi la femelle, invisible précédemment. Un jour, j'ai vu un mâle posé sur une pierre, tandis que sa compagne se traînait à plat ventre au pied de cette pierre, probablement

pour trouver un endroit commode à se cacher. Cette sollicitude du mâle envers sa femelle est remarquable. Un jour, j'ai aperçu un mâle courant et s’envolant avec inquiétude, puis, quand il se fut éloigné, je cherchai la femelle et je l’ai tuée. Le mâle revint, et voltigeant au-dessus de moi à la manière des alouettes, il ne cessait d'appeler sa femelle; il se posa ensuite sur une pierre voisine où il fut tué. Ils se nourrissent de feuilles et d’épis de graminées : leur fiente est verte. L'’estomac me paraît être volumineux en proportion de l'oiseau. Les plumes ne tiennent pas fort dans la peau, cette dernière est fort attachée aux chairs, l'oiseau n'est donc pas facile à dépouiller. On dit qu'il niche deux fois par an et qu'il dépose ses œufs dans les corrals difficiles à découvrir: ceux que j'ai dénichés se trouvaient sur une pente parsemée de pierres et dans les corrals, à terre, sans aucun nid. En s’envolant, il produit une voix semblable à celle de la bécassine, et comme il a un plumage et le vol analogues, on se trompe facilement sans voir le bec, surtout quand on manque d'expérience. En outre, dans les autres circonstances, il fait entendre un sifflement gros et court répété une dizaine de fois, également le jour et pendant la nuit. M. Taczanowski est d'avis que les Thinocoridés représentent dans le Nouveau Monde les Ptéroclidés de l’ancien continent, je suis du même avis. On le rencontre sur les collines et dans les ravins de la contrée, mais il aime le plus à se tenir au bord des ravins étroits, échauffés pendant le jour par le soleil, et qui sont pierreux. Autant

- que je sais, il ne descend jamais dans la sierra, mais en revanche il monte assez haut dans les Cordillères, au moins au pied des pics élevés (Casacancha). Il me parait que l'oiseau qu’on désigne sous le nom de FÆrancolin ou Xinjuk, des Cordillères, sera de ce groupe et non pas de celui des Tinamous. On m'a raconté que les jeunes sont faciles à apprivoiser ; je sais que le 7. rumicivorus des environs de Lima s’apprivoise et s’engraisse en captivité jusqu'à mourir. Lorsqu'une troupe passe dans l'air, les autres qui sont à terre s’envolent et la suivent. À Junin il est connu sous le nom poucpouch, pris probablement de la voix de l'oiseau ; je ne sais pas où on lui donne le nom ingahualpa cité par M. Tschudi » (JELSKI).

1164. — Thinocorus rumicivorus

Esc., Zool. Al., tb. Il — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 144 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 557.

Thinocorus Escholtzii, GEorrr. et Less., Cent. Zool., tb. L.

Ocypetes torquatus, WaGz., Jsis, 1829, p. 762,

Thinocorus Swainsoni, Less., Jl. Zool., tb. XVI.

Th. minor; supra brunneus, fulvo varius; fronle, superciliis, genis, collo et pectore pallide cinereis; quia alba lunula nigra cireumscripta; vitta mediana collari et transversa subpectorali nigris ; abdomine albo; remigibus fusco brunneis ; rectricibus nigricantibus albo late terminatis ; externa albo marginata; subalaribus nigro et albo variis. Rostrum griseum; pedes carneo flavi ; iris fusco brunnea.

g' Ad. — Le front, le sourcil, les joues, le cou et le haut de la poitrine sont comme dans l'espèce précédente cendrés, mais d'une nuance très pâle, plus foncée au front qu'ailleurs; gorge blanche, également bordée d'une

lunule noire réunie dans son milieu à une large raie de la même couleur descendant le long du milieu du cou jusqu’à une raie transversale, courbée en chevron, bordant le cendré de la poitrine; le derrière du cou est couvert de plumes grises bordées finement de roussâtre, tandis que sur la région cervicale les plumes sont brunes noirâtres au milieu, entourées d’une bordure rousse; les plumes du milieu du dos et les scapulaires antérieures noires bordées finement de fauve; les autres scapulaires brunes à la base bordées largement de fauve et variées comme dans le Th. ingæ d'une grande tache subcordiforme, également séparée de la bordure par une ligne noire; les plumes du croupion brunes finement bordées de roussâtre; suscaudales fauves variées d’une raie noirâtre parallèle aux bords des plumes ; abdomen blanc; les sous-caudales légèrement colorées d'isabelle. Tectrices alaires brun foncé, bordées de fauve, finement sur le devant de l’aile et ensuite largement; rémiges noirâtres, les secondaires terminées d’une bordure blanche; les sous-alaires noirâtres, également bordées de blanc comme chez le Th. ingæ, mais beaucoup plus largement, en formant des raies blanches beaucoup plus larges. Rectrices noirâtres, terminées largement de blanc, l’externe bordée de la méme couleur, la bordure terminale des médianes est fauve, ainsi qu'une série de taches triangulaires le long des deux bords. Mandibule supérieure noirâtre, à côtés d’un carné sale; l'inférieure grise carnée; pattes jaunes; ongles noirâtres; iris brun foncé.

Q Différe du mâle par le sommet de la tête couvert entierement de plumes brunes bordées de fauve roussâtre; les côtés de la tête, le cou et la poitrine fauves, avec des stries brunes sur les premiers et le haut du cou, et des taches plus bas; le manque complet de raies noires sur le devant du cou et la poitrine.

S' Longueur de l'aile, 107; queue, 50; dian, 12; ongle, 4 millimètres.

Q Longueur totale, 160; aile, 100; queue, 49; bec, 12; tarse, 15; doigt médian, 12; ongle, 4; queue dépassant l’aile de 17 millimètres.

bec, 12; tarse, 15; doigt mé-

Lima (JELSKI); Pacasmayo (STOLZMANN).

M. Jelkki a trouvé l'estomac rempli de petites graines de graminées et de sable,

1165. — Attagis Gayi

Georrr. et Less., Centur. Zool., tb. XLVIT — Sc. et SALv., Nom. Av. Neotr., p. 144 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 557.

A. supra fulvo grisea, nigro maculata et tenuissime vermiculata ; pileo fulvo et nigricante vario; genis qulaque fulvis brunneo maculatis ; collo et pectore fulvis nigro squamulatis; abdomine rufo, plumis fulvo limbatis ; tectricibus alarum minoribus nigro brunneis fulvo limbatis, reliquis dorso concoloribus ; remigibus fusco brunneis, secundariis apice albo marginalis; subalaribus

rufescentibus, majoribus albidis; rectricibus brunneis rufo lransfasciatis el apice albido limbatis, mediis apice fulvo vermiculatis. Rostrum brunneo corneum ; pedes flavido grisei; iris brunnea.

g' Sommet de la tête couvert de plumes brunes bordées finement de fauve blanchâtre et tachetées de pareilles taches de différentes formes formant une maculature fort compliquée et fort variée; les joues, la gorge et le haut du cou antérieur et postérieur sont d’un fauve maculé de taches brunes peu nombreuses; les plumes du dos sont noires, subtilement vermiculées de fauve ou de fauve grisâtre dans leur grande partie terminale et ensuite variées de quelques taches et de raies de différentes formes, ce qui constitue un dessin fort compliqué en laissant à découvert quelques grosses taches noires au milieu du dos et sur les scapulaires antérieures ; le croupion et les sus-caudales également vermiculés, mais sans taches foncées; le bas du cou et la poitrine squamulés de noirâtre sur un fond fauve, ces squamules sont doubles sur chacune des plumes, une d'elles est située parallèlement au bord de la plume et la seconde plus étroite intérieure; l'abdomen est roux squamulé de fauves bordures de toutes les plumes; sur les plumes des flancs ces bordures sont bordées intérieurement par une ligne noire très fine; les sous-caudales sont de la couleur de l’abdomen également bordées d’une nuance plus pâle et variées de quelques courbes noirâtres linéaires. Les petites tectrices du devant de laile sont brunes noirâtres finement bordées de fauve; les autres de la couleur du dos; rémiges noirâtres; les primaires postérieures et les secondaires entourées à l'extrémité d’une bordure blanchâtre, ces dernières variées en outre de quelques taches fauves; sous-alaires d’un roussâtre plus päle que celui de l’abdomen, tachetées de brun au bord de l'aile, les grandes tectrices blanchâtres. rkectrices grises passant au noir vers l'extrémité, rayées en travers de roux sur la barbe externe et entourées à l'extrémité d'une bordure fauve; les médianes et les submédianes sont également foncées sur les deux barbes et vermiculées de fauve plus où moins largement à l'extrémité. Bec brun corné; pattes grises jaunâtres ; iris brun.

Q Semblable au mâle, à vermiculation moins subtile sur les parties supérieures du corps, tirant plus au roussâtre; à tectrices du devant de l'aile plus largement bordées de roussâtre; le roux du dessous du corps plus intense.

Le poussin prenant son premier plumage se distingue des adultes par une vermiculation très fine sur les plumes du dos et des scapulaires; les plumes de l'abdomen sont d’un roussätre unicolore, celles de la poitrine variées à la manière des adultes, mais beaucoup plus finement. Quant au duvet qui couvre encore la plus grande partie de la tête, il est blanchätre parsemé de petites taches noirâtres; celui du milieu de la poitrine et du ventre est gris pâle; celui du dos inférieur et du croupion est d’un gris plus foncé varié de noirâtre. Bec brun; pattes grises.

g' Longueur de l'aile, 192; queue, 85; bec, 20; tarse, 24; doigt médian, 23; ongle, 9 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 200; queue, S5; bec, 21 ; tarse, 23; doigt médian,

Poussin décrit de l’exemplaire de la collection de MM. Salvin et Godman. Montagne Ninarupa, aux environs de Junin (JELSKI).

« Il se tient par bandes ou par paires; se réveille avant le jour en criant k7-Al-Rl... Comme le T'hinocorus ingæ le mâle est fort attaché à la femelle. Quand j'en ai aperçu une paire, à Ninarupa, se promenant dans l'herbe au sommet d’une colline, ils élevèrent d’abord le cou par curiosité et commencèrent à courir. La femelle a été tuée la première, son consort s’envola et se posa à 30 pas, et lorsque je l’ai suivi il s'envola de nouveau et se posa à une petite distance où il fut tué. Les Indiens ne connaissent pas leurs œufs, qui doivent être aussi difliciles à trouver que ceux du Th. ingæ. Le nom quichua est kuli » (JELSKI).

[I (we)

FAMILLE TETRAONIDÆ

1166. — Odontophorus pachyrhynchus

TscH., Consp. Av., n° 274 — Faun. Peru., p. 282 — GouLp, Monogr. Odont., tb. XXIV — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p.138 — Tacz., P.Z.S., 1874, p. 558.

O. supra brunneus, nigro maculatus et.cinereo fulvoque varius; fronte, genis qulaque ferrugineis ; nucha et dorso anteriori subtiliter cinereo vermiculatis; dorso infero et uropygio latissime brunnescente griseo, minime nigro et fulvo punctatis; tectricibus caudæ superioribus obscurioribus; collo antice griseo et brunneo fasciato; subtus rufescens, fulvo et fusco subundulatus ; remigibus brunneis, primartis pogonio externo fulvo fasciatis; secundariis fasciis latis fulvis nigro punctatis et vermiculatis ; rectricibus brunneis, fasciis fulvo vermiculatis variis. Rostrum robustum nigrum; pedes flavido corne; iris fusco brunnea.

g Sommet de la tête lavé légèrement de ferrugineux et varié de stries transversales roussâtres; front, sourcil, joues et gorge d’un roux ferrugineux foncé; le côté postérieur du cou et le devant même du dos finement vermiculés de cendré sur un fond noir, de sorte que la première nuance y paraît dominer; la partie postérieure de la région interscapulaire et les scapulaires sont brunes variées de grosses taches noires et d’autres également grandes cendrées vermiculées de noirâtre et relevées par une tache blanche; le dos inférieur et le croupion largement couverts d’une couleur grise brunâtre plus claire que sur les parties environnantes, maculés de quelques taches noires suivies d’une autre fauve ; le fond des tectrices caudales est plus brun; le devant du cou rayé en travers dans sa partie supérieure d’olivätre et de fauve, dans l’inférieure de brun et de cendré; la poitrine et l’abdomen sont d’un roux brunâtre pâle subondulé de fauve et de noirâtre; sous-caudales noirâtres variées et bordées de fauve. Tectrices alaires brunes maculées de fauve et de noirâtre et vermiculées de cendré sur quelques plumes du milieu de l'aile; rémiges brunes, à barbe externe dans les primaires variées d’une série de taches fauves, dont la réunion forme une dizaine de bandes à travers l'aile; les bandes analogues des secondaires sont plus rousses et tachetées de noirâtre; sous-alaires brunes finement variées de fauve; les grandes immaculées. Rectrices brunes traversées de quelques bandes composées de vermiculation roussâtre. Bec noirâtre; pattes gris olivâtre; iris brun foncé; peau nue autour de l'œil jaune.

288 OBNITHOLOGIE

Q Semblable en tout au mâle, un peu moins rousse sur la tête, à vermiculation moins compliquée sur le dos et les tectrices alaires.

S' Longueur de l'aile, 160; queue, 73; bec, 20; tarse, 45; doigt médian, 34; ongle, 40 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 150; queue, 70; bec, 18; tarse, 42; doigt médian, 32; ongle, 10 millimètres.

OBSERVATIONS. — Semblable à l’O. quianensis, mais d’une taille un peu plus forte, à bec plus robuste et beaucoup plus élevé, à roux moins fort sur la tête et moins distinctement varié au sommet, à couleur rousse étendue plus loin sur la gorge, la nuance des parties inférieures du corps beaucoup moins rousse; celle du dos inférieur et du croupion plus claire.

Pente orientale des Andes, entre 4,000 et 7,000 pieds d’altitude (TSCHUDI) ; Monterico (JELSKI).

1167. — Odontophorus speciosus

Tscx., Wiegm. Arch.,1843, p. 387 — Faun. Peru., p. 281, tb. XXXIIT — GouLp, Monogr. Odont., tb. XXV — Scz. et SaLv., Nom. Av. Neotr., p. 138 — Tacz., P. Z.S$S., 1874, p. 558.

O. supra olivaceo brunneus; pileo obscuriori immaculato, dorso scapularibusque albo striatis et nigro maculalis; tectricibus alarum macula terminali subcordiformi fulva; dorso inferiori el uropygio pallidioribus minutissime et densissime fulvido aspersis ; tectricibus caudæ obscurioribus ; striga superciliari a fronte usque ad nucham nigerrima albo maculala; sublus ferrugineo rufus ; gula, collo supero et lateribus capitis nigerrimis; crisso subcaudalibusque olivaceo brunneis, plumis rufescente marginatis; remigibus olivaceo fuscis, secundariis rufescente variis; rectricibus fusco olivaceis densissime fulvo vermiculatis. Rostrum nigrum; pedes fusco plumbei; iris brunnea.

g' Ad. — Tout le dessus du corps est brun olivâtre foncé et presque immaculé au sommet de la tête; à plumes du dos terminées d’une strie blanche élargie à l'extrémité et quelques-unes d'elles ornées d'une grande tache noire entourée d’une bordure roussâtre; les scapulaires terminées d’une strie blanche élargie en tache cordiforme fauve bordée de noir; tectrices alaires terminées d’une tache fauve cordiforme sans strie; le dos inférieur est d’une nuance beaucoup plus claire que celle des parties environnantes, passant graduellement en une nuance plus foncée au croupion et plus encore aux tectrices caudales; tout le fond de ces parties est finement vermiculé de lignes fines fauves composées de petites stries très délicates et peu prononcées. Une strie sourcilière noire veloutée s'étend depuis le front jusque sur les côtés de la nuque, aspergée de blanc

depuis le bord antérieur de l'œil; les côtés du visage, ia gorge et le cou supérieur sont d’un noir velouté, le reste du dessous est d’un roux ferrugineux intense, excepté le bas-ventre et les sous-caudales qui sont brun olive varié d'une bordure fauve. Rémiges brunes olives, les secondaires variées de vermiculations fauves roussâtres rangées en bandes plus ou moins prononcées. Les rectrices d’un olive noirâtre vermiculé finement de roussâtre; sous-alaires grises. Bec noir; pattes d’un plombé bleuâtre foncé: iris brun.

c' Longueur de l'aile, 146; queue, 64; bec, 20; tarse, 45; doigt médian, 38; ongle, 1? millimètres.

Forêts chaudes de la pente orientale des Andes (TscHUDI); Chilpes (JELSKI).

1168. — Odontophorus stellatus

Ortyx stellatus, GouLp, P. Z. S., 1842, p. 85.

Odontophorus stellatus, Gouzp, Monogr. Odont., tb. XXVIIT — Se. et Sazv., P. Z.S., 1867, p. 753; 1873, p. 307 — Nomencl. Av. Neotr., p. 138.

O. capite supra brunneo rufo; collo toto cum qula plumbeo cinereo; dorso et alis brunneis griseo et rufo vermiculalis ; maculis magnis in scapularibus nigris; tergo uropygioque ex fulvo griseis, fusco vermiculatis, lineis nigris et maculis fulvis variis; pectore abdomineque vivide rufis, lateribus pecloris maculis parvis albis; tectricibus alarum maculis albis subtriangqularibus.

g' Front et vertex d’un roux grisätre, milieu de la partie cervicale couvert de plumes longues et noires formant une sorte de huppe, les côtés de cette partie sont d’un gris brunâtre, variés de petites taches blanches au voisinage de la nuque; la gorge, les côtés de la tête, tout le cou et la région interscapulaire sont d’un cendré plombé, cette dernière subondulée de foncé sur sa partie postérieure; bas du dos et croupion d’un gris parsemé de quelques petites ocelles noires entourées de fauve; scapulaires brunes rayées de fauve et variées de grosses taches noires subcarrées; poitrine et abdomen d’un roux vif plus foncé sur les côtés que sur le milieu, à flancs parsemés de taches blanches subtriangulaires; région anale grise; souscaudales brunes terminées d’une bordure fauve précédée d’une petite tache noire. Tectrices alaires brunes subvermiculées de fauve et parsemées de petites taches triangulaires blanches; rémiges brunes, à barbe externe des primaires garnie d’une suite de taches fauves; les secondaires traversées sur la même barbe de bandes roussätres maculées de brun; sous-alaires grises. Queue brune vermiculée de fauve, de manière à laisser de petites

raies transversales foncées au bord de la barbe externe des rectrices. Bec corné foncé; pattes brunes.

Longueur de l'aile, 176; queue, 72; bec, 19; tarse, 44 millimètres.

Description d’après un exemplaire du Pérou méridional, de la collection de MM. Salvin et Godman.

Deux oiseaux de la collection de M. Raimondi, du Pérou septentrional, sans indication de sexe, n’ont rien de noir au sommet de la tête, dont les plumes de la partie cervicale et de la nuque longues sont d’un roux vif longuement à la base, couvert de roux brunâtre à l'extrémité de ces plumes, analogue à celui du front; un de ces exemplaires a de petites stries blanches sur les plumes de la nuque, qui manquent en entier sur l’autre individu; le cendré du cou postérieur ne se prolongeant pas sur la région interscapulaire, dont le fond est d’un gris fauve vermiculé de brun; le bas du dos et le croupion sont d’un gris fauve clair sur le devant et graduellement plus foncé en arrière, vermiculé de brun faiblement sur le devant et de plus en plus fortement en s'avançant en arrière, et variés de quelques lignes noires longitudinales élargies en arrière et terminées par une tache rousse, et de taches petites rousses précédées d’autres noires sur le croupion et les côtés. Les rémiges tertiaires ont une grande bordure oblique fauve roussâtre sur leur barbe interne. Les petites taches blanches se trouvent seulement sur les côtés de la poitrine et du devant même de l'abdomen. Sur une des étiquettes l'iris est indiqué rosé.

Longueur de l’aile, 144; queue, 75; bec, 20; tarse, 44 millimètres.

Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Moyobamba, montaña del Pangoa (coll. RAIMONDI).

1169. — Odontophorus Balliviani

GouLp, P. Z.S., 1846, p. 69 — Monogr. Odont., tb. XXIX — Sc. et SALv., P. Z. S., 1873, pp. 780 et 784 — Nomencl. Av. Neotr., p. 138.

O. capite crislaque ferrugineo rufis; infra el pone oculum lala aterrima macula, supra el subler linea cervina marginata; corpore inferiore caslaneo fusco, plumis singulis macula alba notatis (GouLp).

g Sommet de la tête et nuque d’un roux ferrugineux foncé; lores noirâtres; une large raie noirâtre parcourant au-dessus et au-dessous des yeux, passant à travers les oreilles et descendant le long du cou supérieur, bordée en dessus et dessous d’une raie d'un roux intense, aussi large que la noire, la supérieure commencant au-dessus du bord postérieur de Pœil,

l'inférieure prolongée sur le menton en s’y élargissant pour le couvrir avec le devant de la gorge; cou antérieur brun strié de roux au voisinage de la gorge et maculé de blanc plus bas; dos brun roussâtre vermiculé finement de fauve et parsemé de grosses taches noires subcarrées, placées près de l'extrémité de la barbe interne des plumes, les plus grosses sur les scapulaires et la partie postérieure du dos; les baguettes dans toutes ces plumes sont d’un blanc bien prononcé; le dos inférieur et le croupion vermiculés de roux sans taches noires; l'abdomen et la poitrine sont d'un brun roussâtre, parsemé de taches blanches, subtriangulaires; bas-ventre fuligineux. Tectrices alaires aussi variées que le dos; rémiges brunes, la barbe externe des primaires variée d’une suite de taches rousses, l’interne aspergée de petites taches roussâtres peu prononcées; les secondaires sont rayées en travers de roux maculé de brun d’une manière irrégulière. Rectrices brunes vermiculées de roux. Bec corné foncé; pattes olives brunâtres. Longueur de l'aile, 146; queue, 50; bec, 20; tarse, 50 millimetres.

Description d'après l'oiseau péruvien de la collection de MM. Salvin et Godman. Huasampilla (WHITELY).

FAMILLE TINAMIDÆ

1170. — Tinamus ruficeps

ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., pp. 152 et 162. Tinamus major, Tacz., P. Z.S., 1874, p. 563.

T. supra brunneo olivaceus, nigro transverse maculatus er minutissime punctulatus; subtus pallidior; pileo rubro cinnamomeo; lateribus capilis et collo supero rufescentibus subliliter fusco variis; qula albida; abdomine medio fulvido fusco vermiculato; rectricibus dorso concoloribus nigro punclatis et lineolatis. Rostrum olivaceo brunneum, mandibula inferior pallida; pedes fusco olivacei; iris fusco brunnea.

g' Ad. — Sommet de la tète d'un cannelle pourpré, d’une nuance semblable à celle du Geotrygon montana; côtés du visage d’un roussâtre clair rayé finement de noirâtre; les plumes du haut du cou d’un roux plus pâle avec une grosse tache centrale olive; une large raie roux foncé varié de noirâtre occupe le côté postérieur du cou; tout le dos jusqu'aux tectrices caudales inclusivement et les tectrices alaires sont d’un olive tirant un peu au brunâtre varié de taches transversales noires, rares par-devant, plus nombreuses et plus grosses en arrière; remplacées sur les tectrices caudales par des raies irrégulières roussâtres bordées d’une ligne noirâtre; les plumes dorsales et celles des tectrices alaires sont en outre ponctuées de noir, ces points en général peu nombreux souvent réunis en vermiculation; la poitrine et les flancs de l'abdomen antérieur sont d’une nuance beaucoup plus pâle que celle du dos, variés de vermiculation fine et peu nombreuse noirâtre et fauve; milieu de l'abdomen fauve, à grosse vermiculation noirâtre; côtés du bas-ventre roussâtres rayés d'olive bordé des deux côtés d'une ligne noirâtre; sous-caudales d'un roux plus intense qu'ailleurs, variées d’une série de taches brunâtres bordées de noir. Rémiges d’un ardoisé olivâtre sur la page interne et d’un olive plus clair parsemé de petites taches fauves peu prononcées sur l'externe des primaires, tandis que celles des secondaires et les tertiaires en entier sont. plus brunes, rayées irrégulièrement et ponctuées de noir. Les rectrices sont de la couleur des rémiges secondaires variées de quelques stries ou lignes noires et de quelques taches transversales roussâtres le long des bords. Sous-alaires d’un gris olivâtre rayé de plus foncé. Mandibule supérieure olive foncé, l’inférieure jaunâtre pâle; pattes olive foncé, à ongles jaunes; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 250; queue, 100; bec, 48; tarse, 72; doigt médian, 51;

Monterico (JELSKI).

1171. — Tinamus Kleei

Acz 42238-41874; p. 503.

Crypturus Kleei, TscH., Wiegm. Arch., 1843, p. 387 — Faun. Peru., p. 284, tb. XXXII.

T. supra cinereus nigro undulatus, sublus dilutior fusco tenuissime vermiculalus; pileo nigro griseo subsquamulalo; nucha albo punclulala; lateribus capilis el collo nigricantibus albo variis; qula alba fusco subsquamulata ; crisso subcaudalibusque rufis qgriseo variis; remigibus et cauda nigris; secundariis griseo maculatis, reclricibus fulvo longitudinaliter lineolatis. Rostri brunnei mandibula inferior flavida; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

Q Sommet de la tête noir subsquamulé de gris; nuque également noire variée de petits points blancs rangés par paires sur chacune des plumes; le côté postérieur du cou ondulé de noir et de gris; tout le dos et les tectrices alaires sont d’un cendré, lavé légèrement d'olive sur la partie postérieure du corps, finement ondulé de noir sur le devant même du premier et des petites tectrices alaires, et de grosses raies ensuite; en outre chaque raie claire est traversée dans toute sa longueur d’une ligne sinueuse noire; les sus-caudales sont seulement barrées largement de noir dans leur moitié basale et finement ondulées dans la terminale, de sorte que ces dernières sont seulement visibles à l’extérieur; côtés de la tête noirâtres ponctués de blanc sur la région médiane et sur la longueur d’une raie descendant le long des côtés du cou, tandis que ces points sont beaucoup plus gros sur la bande sourcilière prolongée en une raie collaire et au bas des joues; gorge blanche squamulée de gris foncé; devant du cou noir squamulé de blanc; la poitrine est d’un cendré plus päle que celui du dos finement vermiculé de noirâtre; l'abdomen d’un cendré encore plus pâle et blanchâtre au milieu, vermiculé de foncé; le bas-ventre et les sous-caudales roux, le premier barré en travers de gris, les dernières sur les côtés de leurs deux barbes. Rémiges noires, la barbe externe des secondaires variée de taches irrégulières grises plus ou moins rangées en raies transversales, les tertiaires barrées comme le dos; sous-caudales et page inférieure des rémiges d’un cendré ardoisé. Rectrices noires, variées de quelques lignes roussâtres longitudinales, parallèles aux bords des pennes. Bec brun foncé, à mandibule inférieure jaunâtre; pattes olive noirâtre, à ongles jaunes; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 275; queue, 110; bec, 47; tarse, 80; doigt médian, 36; ongle, 9 millimètres.

Région des forêts épaisses (TSCHUDI); Monterico (JELSKI);: Huambo (STOLZ- MANN).

« En janvier, février et mars on entend souvent sa voix composée d’un siflement simple et bas. C’est un oiseau en général rare, difficile à tuer. Les habitants de la contrée savent parfaitement imiter sa voix sur une feuille en l’appliquant au nez et y souflant avec ce dernier. 11 s'envole avec bruit sans pronoricer aucune voix et va loin. Pour la nuit il se place sur les branches basses des arbres. Sa viande est aussi délicate que celle des nothoproctes, et l’on peut dire qu’elle est des plus exquises. On le connaît sous le nom perdiz ceniza (perdrix cendrée) » (STOLZMANN).

1172. — Tinamus atrocapillus

Crypturus atrocapillus, Tsc., Consp. Av., n° 981 — Faun. Peru., pp. 47 et 284.

Tinamus atricapillus, GRr., Gen. B., II, p. 524.

Nothocereus atricapillus, Br., Compt. Rend., 1856, p. 881.

« T, supra ex olivaceo fuscus, permullis fasciolis nigris el rufo fuscis in auchenio obsoletis vario; pileo atro, fronte fusca, macula rufa postorbiculari ad auriculas porrigente, alis nigricantibus, parapterio dorso dilutiore pogoniis externis maculis sulphureis signalis; subtus ex rufo flavescens, qula fulva, quiture el epigastrio ferrugineo rufis, crisso dilutiore; pectore et hypochondriis ex fusco plumbeis, innumerabilibus lincolis transversis, nigris, vermiculalis, lectricibus alarum inferioribus candidis.

» Sommet de la tête noir, un peu plus clair au front et aux environs des yeux; en arrière de chaque œil se trouve une grosse tache brun roussâtre ; la région antéoculaire et l’auriculaire sont plus claires que le visage brun noirâtre. Le cou postérieur et le devant du dos brun noirâtre foncé; dos postérieur, croupion et queue variés de lignes transversales noires et brun olive, peu nombreuses, sinueuses, qui sont plus larges et plus prononcées en arriere. Les tectrices alaires sont semblables, mais à nuance brune dominante; elles ont aux bordures des barbes externes quelques taches d'un brun jaunâtre clair. Gorge brun rougeûtre; poitrine rayée en travers de lignes noires et grises très fines. Les flancs semblables au dos, mais avec une teinte gris bleuâtre claire. Ventre brun rougeâtre, passant au blanchâtre en arrière; tibias à raies transversales noires et d’un brun jaunâtre clair assez larges. Sous-alaires blanches; pli de l'aile gris noirâtre. Bec noir bleuâtre, à bords de la mâchoire et le milieu de la mandibule jaunes, les bords et l'extrémité de cette dernière sont brun noir; tarse jaune; iris brun.

» Longueur totale, 1” 1°”; bec, 1” 6”; aile, 6” 9°’; tarse, 1” 9°”; propor-

tion du tarse à l'aile, 4 : 5, 9 » (TscHupr).

11735. — Tinamus guttatus

Pezz., Wien. Zool. Bot. Verh., 1863, p. 1126 — Scr.. et Sazv., P. Z.S., 1873, p. 310 — Nomencl. Av. Neotr., p. 152. Crypturus guttatus, THIENEM, Fortpfl., p. 24.

T. supra olivaceo brunneus, interscapulio rubente, dorso infero uropygioque maculis nigris, alis quitulis parvis isabellinis maculisque nigris; pileo cinereo striis nigris; laleribus capilis griseis nigro minutissime squamulatis et postice ochraceo variis ; qula alba; lateribus colli ochraceis nigro squamulatis ; subtus griseo fulvescens, abdorine medio pallidiori; regione anali alba; subcaudalibus cinnamomeo rufis; remigibus brunneis, secundariis extus rufo et nigro variis.

D'un brun olivâtre en dessus, à dos enduit assez fortement de rouge; le dos inférieur et le croupion unicolores ou parsemés de taches noires transversales ou triangulaires; les ailes variées de petites gouttes isabelles oblongues pour la plupart et d’autres irrégulières plus grosses et plus nombreuses sur les rémiges secondaires ; sommet de la tête d’un cendré foncé, avec des stries noirâtres au milieu et sur le cervix qui est en outre parsemé de petites taches fauves plus claires sur la nuque; côtés de la tête d’un cendré sale, à plumes bordées de noirâtre, tachetées d'ocreux sur la partie postérieure de la tête; les côtés du cou sont d’un ocreux plus pâle pardevant et plus foncé en arriere, à toutes plumes bordées d’une ligne noire; en dessous la gorge est largement blanche; la poitrine et les flancs de l'abdomen d'un gris fauve subvermiculé de plus foncé; milieu de l'abdomen plus pâle; milieu du bas-ventre blanc pur; les côtés du bas-ventre fauves rayés de brun; sous-caudales d’un cannelle foncé. Rémiges primaires brunes; sous-alaires d'un gris fuligineux, excepté les grandes qui sont d’un cendré pâle; la page inférieure des rémiges d’un cendré bleuâtre. Rectrices cendrées à la base, passant au brun roussâtre à l'extrémité, variées aux bords de quelques taches noirâtres et roussâtres. Bec brun corné en dessus, blanchâtre en dessous ; pattes olive foncé.

Longueur de l'aile, 188; bec, 42; tarse, 53; première rémige primaire, 56 millimètres.

Description des oiseaux du Sarayacu péruvien de la collection de MM. Salvin et Godman,

OBSERVATIONS. — Forme voisine du ©. adspersus, mais plus forte, à détails de la coloration différents sous certain rapport: elle se distingue surtout par une macus lature aux ailes, des taches noires nombreuses au dos, le sommet de la tête tacheté au milieu, une couleur différente des côtés du cou et des raies foncées larges sur les côtés du bas-ventre.

Chamicuros (BARTLETT).

1174. — Crypturus obsoletus

Tinamus obsoletus, TEeum., Pig. Gall., IL, p. 588 — P. C.,

Tinamus cærulescens, VieiL., Enc. Méth., p. 372.

Crypturus obscurus, Licar., Verz. Doubl., p. 68.

Crypturus obsoletus, WacL., Syst. Av., sp. II — TscH., Fuun. Peru., pp. 46 et 283 — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1873, p. 310 — Nomencl. Av. Neotr., p. 152 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 563; 1882, p. 49.

C. brunneo rubens, subtus dilutior; capite fuliginoso, pileo obscuriori; abdomine medio rufescente; crisso subcaudalibusque rufo et brunneo transfascialis ; remigibus rectricibusque brunneis. Rostri nigricantis mandibula inferior pallida ; pedes olivacei; iris auranliaca.

g D'un brun rougeâtre en dessus, presque uniforme partout et sur les tectrices alaires; tète d'un fuligineux noirâtre au sommet et pâle sur la gorge; le devant du cou, la poitrine ct les flancs de l'abdomen d’un roux brunâtre tirant au rougcâtre sur les premiers; milieu de l'abdomen fauve roussâtre sale; les plumes du bas-ventre et les sous-caudales brunes foncées, traversées de plusieurs raies rousses et largement terminées d’une bordure fauve. Rémiges et rectrices brunes; les secondaires largement lavées d’une nuance analogue à celle du dos, mais moins forte; sous-alaires ct page inférieure des rémiges grises. Bec noir corné, à mandibule inferieure grise terminée de noir; pattes grises jaunâtres, à ongles jaunâtres; iris brun fonce.

© Semblable au mâle.

@ Le jeune oiseau en premier plumage est en dessus brun roussâtre foncé, parsemé de taches fauves terminales dans toutes les plumes préccdées de noires; la tête est d’un fuligineux foncé en dessus, maculée de fauve au front, grise variée de fauve sur les côtés; gorge grise cendrée; tout le dessous rayé en travers de roux et de noirâtre, de sorte que les premières raies sont plus étroites que les dernières et plus étroites sur la poitrine que sur l'abdomen; sous-caudales d’un roux vif uniforme. Aïles brunes foncées, à tectrices maculées comme le dos de taches fauves précédées d'une grosse tache noire; les rémiges secondaires variées extérieurement d’une suite de taches fauves. Iris gris.

g Longueur totale, 275; vol, 495; aile, 165-170; bec, 31; tarse, 45; doigt médian, 31; ongle, 5 millimètres.

Les oiseaux du Pérou central different de ceux du Pérou septentrional par une nuance distinctement plus obscure et moins rouge sur les parties

den.

supérieures du corps, tandis que le milieu de l'abdomen est largement beaucoup plus pâle et fauve, bien distinct de la couleur des flancs; les raies brunes sur les côtés de la région anale moins foncées et moins prononcées à l’extérieur; le fuligineux des côtés de la tête enduit distinctement de rougeâtre. Longueur de l'aile, 165 millimètres. Dans les exemplaires du Pérou central Jelski a indiqué les yeux orangés, tandis que selon Stolzmann ils sont d’un brun foncé chez les oiseaux du Pérou septentrional. La coloration des oiseaux du Pérou central ressemble plus à celle des oiseaux brésiliens (province Rio Grande do Sul) étant cependant un peu plus rouge en dessus et sur la poitrine; l’oiseau du Brésil a les raies foncées des côtés du basventre aussi obscures et aussi bien prononcées que dans les oiseaux du Pérou septentrional. Les oiseaux péruviens des deux localités se distinguent du brésilien par le gris de la gorge beaucoup plus obscur et le bec beaucoup moins large; dans les dimensions il n’y a aucune différence.

Région des forêts épaisses chaudes (TSCHUDI); Chamicuros (BARTLETT); Monterico (JELSKI); Huambo, Chirimoto (STOLZMANN).

« Espèce s'élevant à Ray-Urmana jusqu’à la hauteur de 8,000 pieds. A Chirimoto elle se tient principalement dans la forêt jeune, à terrain couvert en entier d’une fougère très épaisse de deux pieds de hauteur (plumaje). Son cri est composé d’une série de notes simples s’élevant par mi-tons, à timbre légèrement guttural. On l’entend le plus souvent le matin et après le coucher du soleil. Devant l’homme elle s’envole avec bruit sans crier. Les habitants la nomment perdiz colorada (perdrix rouge). Dans l'estomac d’un exemplaire j'ai trouvé des fruits de nectandre » (STOLZ- MANN).

1175. — Crypturus tataupa

Tinamus tataupa, TEMM., Pig. Gallin., II, p. 590 — P. C., CDXV.

Tataupa, D'Azara, Apunt., III, p. 48.

Pezus niambu, Spix, Av. Brasil., II, p. 64, tb. LXX VIII.

Crypturus tataupa, Licar., Verz. Doubl., p. 68 — Buru., Ueb. Th. Brasil., WI, p. 314 — Tscu., Faun. Peru., p. 46 — Scz. et SALV., Noimenc!. Av. Neotr., p. 152.

C. supra brunneus, subtus griseus; capite colloque fumigato, pileo obscuriori; abdomine medio albido; crisso plumis nigricantibus albo limbatis; subcaudalibus nigro transfasciatis, flavido late terminatis. Rostri brunnei mandibula inferior flavida ; pedes brunnei; iris flava.

S' D'un brun légèrement rougeâtre en dessus, gris en dessous; à tête et cou fuligineux, sommet de la tête plus foncé; milieu de l'abdomen fauve

blanchâtre; plumes latérales du bas-ventre noires bordées de blanc; souscaudales rayées en travers de noir et de roux, largement terminées de jaunâtre; rémiges brunes. Bec brun, à mandibule inférieure jaunâtre; pattes brunes; iris jaune.

Longueur de l'aile, 120; bec, 29; tarse, 35; doigt médian, 35; ongle, 5 millimètres. ;

TSCHUDI, sans indication de localité.

1176. — Crypturus parvirostris

WacL., Syst. Av., sp. 13 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p152— P.7.S", "1867, p: 154.

Crypturus pileatus, ScL. et Sazv., P. Z.$., 1873, p. 310.

C. supra brunneo rufus; interscapulio minime subvermiculato; alis pallidioribus; capile colloque postico supero plumbeis; qula abdomineque medio albis ; collo anlico, pectore hypochondriisque griseis >» lateribus ventris inferioris nigris, plumis albo marginalis; subcaudalibus ochraceis nigro vartis; remigibus pallide brunneis; alis subtus pallide cinereis.

g' Parties supérieures du corps d’un roux brunâtre, un peu plus foncé au crouplon; région interscapulaire subvermiculée de foncé d’une manière peu distincte; couleur des ailes plus pâle et moins roussâtre, à tectrices plus pâles le long des bords; tête et partie supérieure du cou postérieur d’un plombé foncé au sommet et moins foncé sur les côtés de la tête; gorge et milieu de l'abdomen blancs; le cou antérieur, le haut de la poitrine et les côtés de l'abdomen gris; milieu de labdomen blanchâtre; une vermiculation plus foncée peu prononcée sur la région jugulaire, les côtés du cou et la poitrine; les flancs du bas-ventre d’un brun noirâtre, à plumes bordées d'une ligne blanche et le disque orné au milieu d’une squamule de cette dernière couleur; sous-caudales ocreuses à disque brun noirâtre et un pareil triangle parallèle aux bords des plumes. Rémiges brunes pâles, à barbe externe luisante; le dessous de l'aile pliée cendré clair; queue d'une couleur semblable au croupion, vermiculée de brun dans sa partie terminale. Bec jaune; pattes d’un jaune sale.

Q D'un roux plus vif en dessus, à sommet de la tête roux brunâtre; les côtés de la tête, du cou, et le côté postérieur de ce dernier d'un cendré erisâtre; gorge blanche; le reste du dessous gris, plus pâle sur l'abdomen ct tirant sur l’isabelle sur le ventre; avec une vermiculation plus foncée au cou, sur la poitrine et les flancs de l'abdomen; côtés du bas-ventre bruns, à plumes ornées de blanc comme chez le mâle; sous-caudales isabelles, à disque brun avec un triangle roux parallèle aux bords des plumes. Les

rémiges et le dessous de Paile comme chez le mâle. Rectrices de la couleur du croupion. Bec brun en dessus, jaune en dessous; pattes plus claires que celles du mâle.

g' Longueur de l'aile, 116; bec, 25; tarse, 25; premiere rémige, 30 millimètres.

© Longueur de l'aile, 118; bec, 23; tarse, 25 millimètres.

Description d’après les oiseaux brésiliens de la collection de MM. Salvin et Godman.

Chayavetas (BARTLETT),

1177, — Crypturus Balstoni

Barr 2/23, 1092, D914:

Crypturus adspersus, Tscx., Faun. Peru., pp. 46 et 283 — Scr. ebSaALv., P:Z55.; 1873, p. 311.

Ü. supra brunneus nigro vermiculatus, interscapulio rufescentiore, alis dilulioribus ; pileo fusco schistaceo ; quia alba; collo antico hypochondriisque brunnescentibus, pectore cinereo, abdomine albido fusco tenuissime vermiculalis ; ventre medio albo fusco undulalo; tibiis externe brunneis fusco vermiculatis, interne albis; remigibus clare brunneis, sublus cum tectricibus alarum inferioribus cinereis, camplerio nigricante; subeaudalibus rufis, nigro undulatis.

g' Parties supérieures du corps d’un brun roussätre au dos, d’une nuance plus foncée et tirant au rougeâtre sur la région interscapulaire, plus claire sur le croupion, plus pâle et plus grisâtre sur les ailes, le tout vermiculé finement de noirâtre; sommet de la tète d'un ardoisé foncé, lavé légerement de rougeâtre, plus fortement sur la nuque et le haut du cou postérieur; gorge blanche pure; le fond du cou antérieur brunâtre, de la poitrine cendré grisätre, de l'abdomen blanchâtre, des flancs brunâtre, le tout varié d’une rare vermiculation brune; milieu du bas-ventre blanc traversé de quelques lignes brunes sinueuses; tibias bruns à lextérieur vermiculés de plus foncé, blancs à l’intérieur; sous-caudales rousses, variées de quelques ondulations brun noirâtre. Rémiges d'un brun pâle unicolore, à barbe externe luisante; toute la page inférieure de laile pliée d'un cendré pâle. Rectrices de la couleur du croupion. Bec brun en dessus, jaune pâle en dessous; pattes corné brunâtre; iris brun clair.

Longueur de l'aile, 146; bec, 40; tarse, 51 millimètres.

Description d’après un oiseau péruvien de la collection de MM, Salvin et Godman. Elvira (BARTLETT),

1178. — Crypturus cinereus

Tinamus cinereus, LATH., J. O., Il, p. 635.

Tetrao cinereus, GM., L. S. N., I, p. 768.

Crypturus cinereus, ILL., Prodr., p.244 — Tscu., Faun. Peru., pp. 46 et 283 — Scu. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 152.

C. supra brunneo fumosus, sublus dilutior ; pileo rufescente brunneo; nucha colloque postico rufescentiore; plumis quiæ, laleribus capitis el collo supero scapis albidis.

g Ad. — D'un brun fuligineux en entier, d’une nuance un peu moins foncée en dessous qu’au dos; le sommet de la tête est d’un brun roussâtre foncé; la nuque et le cou postérieur d'un brun plus roussâtre et moins foncé; la gorge, les côtés de la tête et le haut du cou antérieur et sur les côtés variés de baguettes blanchâtres et épaisses dans toutes les plumes; les grandes tectrices alaires et les rémiges secondaires variées au bord externe d'une série de petites taches fauves peu distinctes; la page inférieure de l'aile est d'un brun ‘plus pâle que la supérieure. Bec brun corné en dessus, blanchâtre en dessous; pattes olive brunâtre.

Longueur de l'aile, 187; bec, 41; tarse, 58; première rémige, 59 millimètres.

Description d’un exemplaire péruvien de la collection de MM. Salvin et Godman.

Jeune oiseau. — Fuligineux foncé en dessus, plus pâle sur l'abdomen, dont les plumes sont bordées de fauve d'une manière peu prononcée; le bas-ventre est plus foncé, à plumes traversées de quelques raies fauves fines; gorge grise claire; ailes de la couleur du dos, à rémiges secondaires variées d’une série de petites taches subtriangulaires rousses le long du bord de la barbe externe; dessous de l'aile gris pâle; quelques grosses taches rousses sur les sous-caudales. Bec brun en dessus, blanchätre en dessous; pattes d’un gris brunâtre, à ongles cornés (oiseau de Cayenne, au Musée de Varsovie).

longueur de l'aile, 173; bec, 26; tarse, 50; doigt médian, 31; ongle, o millimetres.

Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT); Yquitos (WHITELY).

1179. — Crypturus Bartletti

Sex. et Sazv., P::Z: $S;, 1873, p. 311 — Nomencl: Av. Neotr., p. 152.

C. supra ochraceo brunneus, dorso loto et alis extus nigro transfascialis , cervice postica murino brunnea; pileo nigro, laleribus capitis fuscescentibus ; sublus cervinus, ventre medio albo, hypochondriis et lectricibus caudæ inferioribus fusco undulatis; quia pure alba; remigibus supra nigricantibus, sublus cinereis; tectricibus inferioribus albis; rostro plumbeo, mandibula inferiore flavida; pedibus obscuris (SczaTer et SALVIN).

g'et Q — Dos brun ocreux, rayé en travers de noir: tectrices alaires plus noires, à raies d’un ocreux plus clair et moins nombreuses; sommet de la tête d’un fuligineux foncé; cou postérieur brun; côtés de la tête d'un brun moins foncé que la couleur du sommet, gorge largement blanche; cou antérieur brun grisâtre; poitrine d’un ocreux sale, subondulé de plus foncé sur les côtés; milieu du ventre d’un ocreux blanchâtre; côtés de l'abdomen brunâtres rayés en travers de brun et d'ocreux; région anale variée de raies brunes; sous-caudales d’un ocreux vif avec une ligne médiane noirâtre ; tibias bruns rayés de fauve à l'extérieur. Rémiges brunes, les secondaires voisines des primaires variées au bord externe d’une rangée de petites taches fauves; sous-alaires externes d’un brun fuligineux, celles du milieu de l’aile blanchâtres; les grandes sous-alaires et la page inférieure des rémiges d'un cendré pâle. Rectrices brun roussâtre. Bec brun, à mandibule inférieure roussâtre; pattes olives.

Q Juv. — Plus foncée en dessus que le mâle adulte, à bordures de quelques-unes des tectrices alaires blanchâtres ; le cervix et la nuque rayés en travers de roussâtre; côtés de la tête roussâtres; le dessous plus foncé sur la poitrine, plus roussâtre sur l'abdomen; une grosse raie noire antéapicale sur les plumes des côtés du bas-ventre; sous-caudales ocreuses unicolores; le blanc de la gorge varié de brunâtre dans sa partie postérieure ; le reste comme chez l'adulte.

g' Longueur de l'aile, 136; bec, 32; tarse, 43; premiere rémige primaire,

Q Longueur de l'aile, 140; bec, 33; tarse, 42; première rémige primaire, 38 millimètres.

Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (ORTON); Yquitos (WHITELY).

1180. — Crypturus noctivagus

Tinamus noctivagus, \WViep., Reise, I, p. 160 — Beitr. Natg. Brasil., IV, p. 504.

Pezus zabele, Spix, Av. Brasil., Il, tb. LXXVIT:

Crypturus noctivagus, WaGL., Syst. Av., sp. 6 — Tscn., Faun. Peru., pp. 46 et 283 — ScL. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 152.

U. pileo, interscapulio, jugulo pectoreque schistaceus ; dorso infero uropygioque ferrugineo nigroque transfascialtus; alis supra nigris, rufo fasciatis ; qgula genisque ochraceis; abdomine medio rufo; ventre ochraceo lateribus fasciis nigricantibus; remigibus schistaceis, sublus cinereis, primariis immaculatis, secundaris pogonio externo supra rufescente vario; subalaribus cinereis, medio albis.

g Ad. — Le sommet de la tête, la région interscapulaire, le devant du cou, la poitrine et les flancs du haut de l’abdomen schistacés, d’une nuance plus foncée sur les parties supérieures du corps et plus claire en dessous: passant sur la nuque en rougeûtre; cou postérieur roux ferrugineux foncé ; le bas du dos et le croupion rayés de noir et de roux, cette dernière couleur plus obscure sur le premier et passant graduellement en une nuance plus claire sur le second; la gorge, les lores et le bas des joues ocreux; région auriculaire roux sale; milieu de l'abdomen roux; ventre ocreux; les flancs du ventre et les sous-caudales rayés en travers de noirâtre; le milieu du bas-ventre et le côté interne des tibias isabelles; côté externe de ces derniers gris rayés de roux. Ailes noires en dessus rayées de roux; rémiges schistacées en dessus, cendrées en dessous; les primaires immaculées, les secondaires variées de roussâtre sur la page supérieure des barbes externes ; sous-alaires cendrées, avec une grande tache blanche au milieu de laile. Mâchoire noirâtre; mandibule carnée pâle; pattes brunes olivâtres, à ongles

jaunes.

Longueur de l'aile, 175; bec, 34; tarse, 45; doigt médian, ?26; ongle, » millimètres.

Description d’après un exemplaire du Brésil du Sud (collection BERLEPSCH).

H181. — Crypturus rubripes, sp. n.

C. supra obsolele rubente brunneus, pileo obscuriore, superciliis lalis genisque isabellinis; qula pectoreque medio pure albis, collo antico griseo, abdomine medio pallido isabellino, lateribus ventris fasciis brunneis; subeaudalibus basi rufescentibus, disco et fascia undulala nigris; alis griseo brunneis, tectricibus majoribus, mediis et minoribus proximis apice albido marginatis; rectricibus basi cinereis, apice dorso concoloribus.

g Sommet de la tête d'un fuligineux brunâtre, à plumes du front et du vertex passant au noirâtre à l'extrémité, bordé des deux côtés d'une large bande sourcilière isabelle, sale et moins prononcée devant l'œil; joues de la couleur du sourcil jusqu'au bord postérieur de l'œil; le reste des côtés de la tête gris brunâtre; cou postérieur, dos, scapulaires et croupion d’un brun rougeâtre pâle tirant au violet, à plumes du milieu du dos et quelquesunes des scapulaires postérieures frangées de noirâtre d’une maniere peu prononcée; en dessous la gorge est longuement et largement blanche; tout le devant du cou gris tirant un peu au violâtre surtout sur les côtés, les plumes de la région jugulaire vermiculées dans leur partie terminale de plus foncé d'une manière assez distincte; poitrine blanche sur le milieu et grise sur les côtés; abdomen isabelle, avec des raies brunes peu nombreuses sur les côtés du bas-ventre; sous-caudales rousses à la base, isabelles à l'extrémité, à disque noir et une raie transversale festonnée. Ailes brun grisâtre, à tectrices grandes, médianes et petites voisines bordées à l'extrémité de blanchâtre, ces bordures précédées d’une raie ou tache brune ; les rémiges secondaires bordées à l'extérieur d’une série de taches fauves irrégulières et terminées d’une pareille bordure sur la barbe externe; sousalaires blanchâtres au milieu de l'aile et brunes le long du bord; les grandes tectrices et la page inférieure des rémiges d’un cendrée perlé clair. Rectrices cendrées à la base, de la couleur du dos à l'extrémité, variées aux bords de quelques taches fauves. Mâchoire brune, mandibule jaunâtre pâle; pattes rouges.

Longueur de l'aile, 162; queue, 42; bec, 37; tarse, 46; doigt médian avec l’ongle, 35 millimètres.

Lechugal (collection RAIMONDI, recueilli par JELSKI),

1182. — Nothoprocta Taczanowskii

UT et SALV, 2.2.5 1874, p670 tb. LXXXIV — Taczs, 7. S., 1874, p. 564.

N. supra fusca, plumis nigro late transfasciatis et pallide cervino utrinque marginalis; sublus omnino dilutior, pectore cinereo adumbrato et maculis pallide cervinis, supra et subtus nigro marginatis ornato; gula et abdomine medio lacteo albescentibus; laleribus cum crisso et subcaudalibus fere sicut pectus transfasciatis ; his fasciis in pogonio exlerno minus distinctis, sed apparentibus (SGLATER et SALVIN).

g' Milieu du sommet de la tête couvert de plumes noires entourées au bout d’une large bordure roussätre sale, traversée d'une ligne brune, les deux bords latéraux de cette plaque noire sont séparés de la couleur grise des sourcils par une large ligne fauve blanchâtre composée des bordures externes des plumes latérales; le derrière du cou est gris maculé de blanchâtre et de taches noires le long de la ligne médiane. Tout le dos couvert de plumes noires au milieu, formant une grande tache carrée, échancrée ou arrondie sur son bord postérieur; cette tache est bordée sur ses côtés latéraux d'une ligne fauve claire, en laissant à l'extérieur des plumes une bordure plus ou moins large brune grisâtre, ponctuée finement de noir; le côté postérieur est largement entouré d'une bordure pareille vermiculée ou tachetée de noirâtre; le dessin de ces plumes est complété par une paire d'ocelles oblongues situées au milieu du carré noir, voisines entre elles, se touchant ou se confondant sur quelques-unes des plumes. Les côtés du visage sont d’un fauve grisâtre, variés d'une moustache et de quelques taches noires; gorge blanche; le devant du cou et le haut de la poitrine sont d’un cendré, maculé de grosses taches d’un fauve clair, plus ou moins arrondies au milieu du corps et élargies en travers vers les flancs, et bordées en dessous et en dessus d’une grosse ligne noire; sur la partie inférieure de la poitrine ces taches sont remplacées par des raies transversales fauves et cendrées continues, sans bordures foncées; le haut des côtés de l'abdomen coloré comme le haut de la poitrine, tandis que le bas est fauve rayé de cendré; milieu de l’abdomen blanc; côtés du bas-ventre gris, rayés et tachetés comme ceux de l'abdomen. Tectrices alaires d’une couleur grise brunâtre, variées de nombreuses ocelles fauves entourées de noir; de diverses formes et de différentes grandeurs, dont la réunion forme cà et là des figures stelliformes; toutes les rémiges variées de bandes fauves sur toute leur barbe externe et en partie, et incomplètes sur la barbe interne; sous-alaires grises variées un peu de fauve. Bec brun, à mandibule inférieure jaunâtre à la base; pattes jaunes; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 180; bec, 49; tarse, 46; doigt médian, 36; ongle, 13 millimetres.

Maraynioc (JELSKT).

1183. — Nothoprocta Godmani, sp. n.

Nothoprocta Taczanowskii, SCL. et Sazv., P. Z. S., 1874, p. 680 (part.).

N. supra fusca, plumis nigro transfascialis et pallide cervino utrinque marginalis ; subtus omnino dilutior, pectore hypochondriisque fulvo griseis, maculis nigris pallide cervino marginatis ornatis; qula abdomineque medio pallide isabellinis ; ventre medio albo.

g' Toutes les parties supérieures du corps semblables à celles de la N. Taczanowskii et distinctes seulement par les bordures latérales des plumes du dos, des scapulaires et du croupion beaucoup plus larges, tandis que les bordures terminales de ces plumes, les taches doubles du milieu du carré noir central et des bordures externes sont plus roussâtres et moins variées de noir, ce qui fait que la couleur générale de ces parties paraît être beaucoup moins foncée; les lignes fauve clair présentent encore cette différence que leur bordure externe n’atteint pas jusqu à leur extremité, tandis que chez l'oiseau cité elle est bordée dans toute sa longueur; les côtés de la tête et du cou sont plus roussàätres, à taches noires de la région auriculaire moins grosses. En dessous la différence est plus remarquable; la gorge est isabelle, à plumes terminées par une ligne brune très fine; les plumes du haut du devant du cou sont d’un gris sale, avec une ligne terminale comme dans les précédentes; la région jugulaire et le haut de la poitrine sont d’un gris roussâtre sale varié de grosses taches subcordiformes d’un brun noirâtre, bordées largement sur les deux côtés et en arrière de fauve pâle et de roussâtre sur le devant; les flancs de tout le corps sont de la même- couleur également variés, mais de taches plus grosses que les précédentes; milieu de l’abdomen isabelle; milieu du bas-ventre blanc pur. La maculature des tectrices alaires est tout à fait autre que dans l'espèce citée, semblable à celle du dos; rémiges semblables sur la barbe externe, mais différentes sur l'interne en ce qu’elle est rayée en entier, tandis que chez l'oiseau du Pérou central ces raies sont incomplètes et nulles en grande partie; sous-alaires d’un brun pâle. Bec tout à fait semblable à celui de la N. Taczanowskii; pattes jaunes, à ongles plus courts et moins forts.

Longueur de l'aile, 172; bec, 47; tarse, 40; doigt médian, 4?; ongle, 11 millimètres.

Chachupata; Pérou méridional (WHITELY).

Description de l'oiseau typique de la collection de MM. Salvin et Godman, tué le 10 septembre 1872, tandis que l'oiseau du Pérou central a été tué le 9 septembre 1871,

1184. — Nothoprocta curvirostris

SCL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p.163 — P.Z.$S. 1874, p. 680 AC, P.7.15., 880, p.213.

Rhynchotis perdix, SCL., P. Z.8., 1860, p. 97.

N. supra plumis medialiter nigris, utrinque linea alba limbatis, brunneo variegalis el transfascialis; alis extus læle brunneis nigro requlariter et frequenter transfasciatis ; remigqum pogoniis interioribus cineraceo nigris; subtus salturale fulva, qula albicante fulvo et nigro longitudinaliter lineolata; pectore fasciis albis et lineis nigris obsolete variegato; crisso et tibiis pallidioribus et magis albicantibus ; rostro longo incurvalo nigro, mandibula inferior ad basin aurantiaca ; pedibus aurantiacis (SGLATER et SALVIN).

g'et Q — Sommet de la tête couvert de plumes noires largement entourées de roussâtre sale et varié de quelques taches longitudinales blanchâtres; les plumes de la nuque et du cou postérieur brunes foncées au milieu, largement entourées d’une bordure fauve sur les côtés et roussâtre à l'extrémité. Toutes les plumes du dos sont noires au milieu y formant un carré plus ou moins régulier, bordé latéralement d’une strie blanchâtre sur les deux côtés, d’une large bordure terminale fauve sale tachetée au milieu de noirâtre en laissant à l'extérieur une ligne uniforme et une autre pareille du côté opposé de cette bordure; enfin deux ocelles au milieu de chaque plume, dont celles du devant du dos sont petites et de plus en plus grandes vers la partie postérieure du corps. Le menton est fauve pâle unicolore; les côtés du visage fauves, tachetés de noirâtre; le devant du cou, la poitrine et les flancs de l'abdomen sont d’un roux plus ou moins intense et vif; le haut du cou antérieur varié de stries ou de petites taches noirâtres et d’autres taches fauves pâles plus grosses; les taches fauves s’élargissent sur la poitrine et les flancs en bandes transversales plus ou moins distinctes et régulières, bordées chacune sur la poitrine des deux côtés d’une fine ligne brunâtre, plus ou moins distincte; le milieu du ventre et les jambes sont fauves unicolores; sus-caudales largement rayées de blanchâtre, de noir et de gris roussâtre sale. Tectrices alaires roussâtres sales, barrées en travers de noir et parsemées de grosses gouttes fauves, plus ou moins arrondies; la barbe externe des rémiges primaires rayée en travers de fauve blanchâtre et de brun; celles des secondaires sont d’un roux ferrugineux vif rayé de brun noirâtre; les tertiaires sont d’une coloration plus analogue à celle du dos et d’un dessin plus compliqué; la barbe interne de toutes, excepté des tertiaires, brune grisâtre, uniforme dans les primaires et rayée de roussâtre dans les secondaires; petites tectrices sous-alaires rousses, les grandes de la couleur de la page interne des rémiges, variées de quelques taches roussâtres. Mandibule supérieure d'un noir corné, à

bords plus clairs à la base; la mandibule carnée grisâtre sale, à extrémité noirâtre; pattes jaunes grisätres tres pâles, à ongles gris; iris brun grisâtre, plus foncé autour de la pupille et plus clair à l'extérieur.

Les deux sexes ne présentent entre eux aucune différence; il parait mème que les deux sont sujets aux mêmes variétés de coloration qui consistent principalement en une nuance rousse plus ou moins intense sur les parties inférieures du corps, ou plus ou moins faible et passant en fauve; en raies claires pectorales plus ou moins prononcées et plus ou moins régulières ; en taches gutturales plus ou moins nombreuses et en nuance des bordures des plumes dorsales plus roussâtre ou plus grisâtre.

d' Longueur totale, 310; vol, 525; aile, 165; bec, 35; tarse, 38; doigt médian avec l’ongle, 37 millimètres.

Q Longueur totale, 325; vol, 565; aile, 170; bec, 38; tarse, 42; doigt médian avec l’ongle, 40 millimètres.

@ Le poussin en duvet a le front, les côtés du visage et tout le dessous du corps fauve; le front varié de noirâtre et les joues de deux lignes noires, dont une commence au bord postérieur de l’œil et descend le long des côtés du cou, et l’autre forme une moustache en prenant la naissance à la commissure; le sommet de la tête est brun varié par les extrémités du duvet rousses; le dos également comme celui des adultes est strié de blanchâtre et varié irrégulièrement de roux; ailes semblables à celles des adultes, mais leurs tectrices sont largement entourées de roussâtre sans taches fauves; la page externe des rémiges secondaires est d'un roux moins intense. Bec noirâtre, à mandibule inférieure beaucoup plus claire que dans les adultes; pattes jaunâtres päles, iris brun foncé.

Les œufs trouvés dans les premiers jours de juin sont allongés et elliptiques, à surface fort polie, d’une belle couleur violette grisâtre, semblable à celle du chocolat au lait. Dimensions des œufs de différentes pontes : 54-38; 55-38; 55-37,9 ; 55,5-37,3; 6-37,6 millimètres.

OBSERVATIONS. — Comparés par M. Sclater avec les exemplaires typiques de sa description. La diagnose de M. Sclater placée à la tête de ma description ne s’accorde pas en tout avec nos oiseaux péruviens, surtout dans la coloration des ailes, où la couleur roux cannelle clair des barbes externes dans les rémiges secondaires forme un grand miroir très caractéristique chez les oiseaux péruviens, En examinant plus tard les oiseaux de Pallatanga et ceux de Ceche (10,400 pieds d'altitude), fournis dernièrement par MM. Stolzmann et Siemiradzki, je me suis convaincu que la différence paraît être constante sous ce rapport entre les oiseaux péruviens et ceux del’Ecuador occidental, et que la taille des oiseaux péruviens paraît être un peu moins forte (le mâle de l’Ecuador ayant l'aile aussi longue que la femelle péruvienne). La différence principale consiste dans la couleur de la barbe externe des rémiges secondaires d’un roux cannelle clair avec des raies noires brunâtres, beaucoup moins larges que les rousses et n’atteignant pas le bord externe des pennes, tandis que chez l'oiseau de l’Ecuador les raies foncées sont beaucoup plus larges que les rousses, dont la nuance n’est pas aussi intense et aussi pure tirant au fauve sale; en outre de la barbe externe sur les rémiges primaires, les raies blanchâtres prédominent chez l’oiseau péruvien, tandis qu’elles sont moins larges que les brunes chez l'oiseau de l’'Ecuador, Cette forme peut donc être distinguée sous le nom de la W. curviroxtris peruviana.

« Cet oiseau n’est pas rare dans les environs de Cutervo (9,000 pieds). Je ne sais

pas si c’est la même forme qu'on rencontre dans la puna du Pérou septentrional. Il se tient principalement dans les buissons bas de chinchango (Hypericum laricifolium) quoiqu'il paraisse que je l’ai rencontré aussi dans la forêt d’Angurra, ce que prétendent aussi les habitants de la contrée ; maïs ce dernier m’a paru plus petit et d’une couleur plus uniforme.

>» On peut reconnaître facilement les endroits de son séjour par le gazon dérangé et par des trous pratiqués par l’oiseau à la recherche des racines et des bulbes de différentes plantes, et l’on peut espérer l'y trouver. Il fouille, comme l’assurent les habitants de la contrée, avec son bec, et probablement à cause de cette habitude l'organe présente une surface plane et lisse à l’intérieur des deux mandibules, autrement la terre s’y collerait sans cesse. Il paraît qu’il se nourrit en plein jour, car j'ai rencontré vers midi la terre fraîchement dérangée, et mon chien a suivi la piste. Comme on trouve le plus souvent cet oiseau sur les pâturages, il n’est pas étonnant qu'il mange aussi beaucoup de coprides qu'il trouve en abondance dans la fiente du bétail. Je les ai trouvés aussi dans les endroits complètement découverts, parsemés de rares buissons nains.

» Il reste par terre obstinément et ne s'envole généralement que quand on marche tout près de lui. Les habitants prétendent qu'on peut les faire lever seulement trois fois de suite (tiene tres vuelos), ce qui veut dire qu'après trois vols successifs l’oiseau se laisse prendre à terre. Je n’ai pas cependant constaté ce fait, et il me paraît que j'ai levé un nothoprocte quatre fois à l’aide de mon chien. En s’envolant il fait entendre un cri, pi-pi-pi-pi... fort prolongé, accompagné de battement d'ailes, ensuite en cessant de crier il vole les ailes étendues et immobiles jusqu’à l’endroit dans lequel il doit se poser à terre. Ordinairement il s’avance dans la direction droite. Levé pour la première fois, il va loin, quelquefois jusqu’à un kilomètre, mais ensuite il ne dépasse plus de 100 jusqu'à 200 pas. Souvent j'ai observé qu'il rend beaucoup de fiente en s’envolant, surtout après un coup de fusil. Après s'être posé par terre il court immédiatement et s'éloigne ordinairement assez loin. C’est ainsi que lorsque l’un d’eux se fut posé à une centaine de pas de moi, je me suis approché de suite en montrant la piste au chien, qui l’a suivi sans retard et l’a fait partir à 300 pas de l’endroit où il s'était posé. Avant de s'envoler il fait ordinairement quelques pas en courant, bien qu'il puisse s’en passer, car en tirant un de ces oiseaux posé par terre, je lui ai brisé les deux pattes et il est resté sur place sans pouvoir bouger, mais lorsque je me suis approché pour le prendre il s’envola en criant et disparut.

» Les indigènes les prennent dans des cages en baguettes, en les attirant avec des graines de maïs. Cet oiseau cause de grands dommages dans les champs de pommes de terre, en mangeant en quantité les bulbes jeunes; dans les champs de maïs il fait aussi des dégâts. On l’appelle {4 perdiz, et sa viande est très estimée. Il est vraiment difficile de trouver une chair plus délicate, transparente à peu près comme celle d’une grenouille, marbrée de quelques veines noirâtres sur les muscles de la poitrine.

» Dans son estomac j'ai trouvé différentes graines, des insectes, comme des coprides, curculionides, staphylinides, larves de diptères, des araignées et de petits cailloux » (STOLZMANN).

1185. — Nothoprocta Branickii

ITACZ,,MPNZES: 4874) p.563! = Sc MEL SALV. P.1Z MS SMASTE p. 680.

N. supra griseo, nigro fulvoque varia; pileo nuchaque nigris, fulvo macu-

latis ; qula colloque fulvis, maculis nigris adspersis ; pectore cinereo, abdomine fulvo rufescente, lateribus cinerascenlibus fulvo vermiculalis ; remigum griseo fuscarum pogonio externo rufo fascialo.

g Le fond du sommet de la tête et de la nuque est noir brunâtre tacheté de fauve, ces taches sont petites, mais nombreuses au front et sur le vertex et forment des bandes transversales en arrière; les lores, les côtés du visage avec la bande sourcilière et le cou sont fauves maculés de taches noirâtres, rares et petites sur les premières et plus où moins arrondies, plus grosses sur le dernier. Les plumes du dos et des scapulaires sont d’un dessin très compliqué, le milieu est largement noir, formant une grande tache plus ou moins carrée, bordée sur ses deux côtés latéraux d’une ligne roussâtre en laissant à l’extérieur une ligne noire sur les plumes du milieu du dos, et sur celles des latérales et des scapulaires une bordure noire plus large marbrée de roussâtre; chacune de ces plumes est terminée en arrière d'une bordure roussâtre double; au milieu de toutes ces taches noires se trouve une paire d’ocelles roussâtres; les plumes du croupion sont fauves ondulées de noir et terminées d’une bordure d’un fauve plus pâle. Région jugulaire et poitrine cendrée bleuâtre, passant en une nuance plus pâle sur les côtés de l'abdomen, dont les plumes sont ondulées de blanchâtre et de gris, d’une maniere peu prononcée; milieu de l'abdomen et bas-ventre ocreux, à plumes bordées de blanchâtre; le dernier est d’une nuance plus sale. Tectrices alaires présentant un mélange de cendré et de gris olivâtre disposés par places irrégulières, ondulées de fauve ou de blanchâtre, bordé des deux côtés d’une ligne noire ou noirâtre. Les rémiges sont d’un gris brunâtre, à barbe externe dans toutes et les deux dans les secondaires et les tertiaires rayées en travers de roux clair: cependant les raies de la barbe interne ne s'étendent pas sur toute la longueur de la plume, elles occupent presque la moitié terminale des tertiaires, s’arrêtant de plus en plus près de l'extrémité des secondaires et se trouvant aussi, mais peu distinctes, sur les dernières primaires; les petites sous-alaires sont rousses rayées de noirâtre; les grandes grises, unicolores. Bec corné noirâtre, à mandibule inférieure pâle; pattes jaunâtres; iris brun foncé.

Longueur de l’aile, 270; bec, 31; tarse, 38; doigt médian, 21; ongle, 9 millimètres.

OBSERVATIONS. — Dans les notices de M. Jelski on trouve seulement que cet oiseau est diflicile à faire lever sans l’aide d’un chien, on peut croiser longtemps dans l'endroit où il s’est posé sans le trouver. Les habitants de Junin prétendent qu'on peut le faire lever successivement trois fois le matin, deux fois à midi et une seule Je soir. En s’envolant il crie ki-ki-ki,., comme si on le battait.

Junin (JELSKI).

1186. — Tinamotis Pentlandi

Vic, P. Z.S., 1836, p. 79 — Gr., Gen. B., tb. CXXXVIII — Tscu., Faun. Peru., pp. 47 et 286 — Sc. et SaAzv , Nomencl. Av. Neotr., p. 453 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 564.

T. capite colloque lacteo fulvis vitlis nigris longitudinalibus variis; dorso cinereo, uropygio olivaceo maculis fulvis numerosis guttatis; pectore, hypochondriis et tectricibus alarum cinereis, fulvo dense transfasciatis; abdomine medio lacteo albescente; crisso subcaudalibusque rufis.

g Tête et cou d’un blanc de crème, à nuance plus roussâtre au sommet de la première et sur la nuque, plus blanchâtre ailleurs, variés de nombreuses lignes noirâtres, dont celles du sommet de la tête après avoir dépassé la nuque se confondent en une raie large descendant dans toute la longueur du cou postérieur; la sourcilière plus foncée que les autres descend de chaque côté de la raie mentionnée plus haut, une autre ligne postoculaire plus large que la précédente traverse aussi toute la longueur du cou en s’élargissant et passant au cendré depuis la moitié de sa lonœueur; des stries noirâtres nombreuses commençant à la commissure du bec et passant le long des côtés du devant du cou forment de chaque côté une moustache prolongée en une large bande composée de stries isolées; la gorge est immaculée. Tout le dos est cendré bleuâtre foncé, le croupion et les sus-caudales largement olives, ces deux parties parsemées de nombreuses gouttes fauves, disposées sur toutes les plumes par plusieurs paires le long des bords; la poitrine, les flancs de l'abdomen et les tectrices alaires sont également d’un cendré bleuâtre traversées de nombreuses raies fauves ; milieu de l’abdomen isabelle blanchâtre; le bas-ventre et les sous-caudales roux. Rémiges brunes traversées de nombreuses raies fauves sur la barbe externe de toutes et vermiculées finement sur l’interne des secondaires; sous-alaires grises foncées rayées de fauve blanchâtre. Rectrices de la couleur du croupion rayées en travers de fauve, ces raies interrompues au milieu même des pennes. Bec noir, à base ponctuée de blanc; pattes grises claires, à écailles très épaisses blanches sales; ongles courts, gros, d’un corné noirâtre ; iris brun fonce.

d Longueur totale, 453; aile, 280; queue, 110; bec, 38; tarse, 36; doigt médian, 34; ongle, 13; queue dépassant l’aile de 47 millimètres.

Montagne Ninarupa entre Junin et Obraillo; se trouve aussi aux environs d’Alacsayco, mais en petit nombre (JELSKI).

« La région de la puna, des deux versants des Cordillères et région de la Cordillère proprement dite sont les lieux exclusifs de l'habitat de cet oiseau, qui ne se trouve pas au-dessous de 12 pieds, et qui est répandu dans tout le Pérou et la Bolivie, s'é-

ns: …

tendant au nord dans l’Ecuador et au sud dans le Chili septentrional, Il se tient dans les touffes des herbes de la puna, surtout celles de la Stipa ichu, et y construit par terre un nid simple, en rassemblant un peu d’herbes sèches. La femelle dépose quatre œufs très beaux, verts, maculés au gros bout de points brun foncé, L'époque de la nidification est en juillet. Cet oiseau vole rarement à courte distance ; ensuite il se cache dans les hautes herbes. Les Indiens chassent souvent cet oïseau à l’aide du chien (Canis ingæ), qui se laisse dresser facilement à cet usage. Un Tinamotis poursuivi par le chien s'envole et se pose bientôt, le chien le lève une seconde fois, et à la troisième fois il tombe sur lui et le tue. Il est difficile de prendre l'oiseau avec un chien européen bien dressé, car le chasseur ne peut pas voir dans les hautes herbes le chien lorsqu'il s'arrête. Les chiens indiens sitôt qu’ils y arrivent tuent l’oisean presque toujours au troisième saut, avec une adresse étonnante. Les Indiens donnent le nom de chuy ou yatu à l'oiseau et le chien dressé à cette chasse est nommé chuyallo. Les faucons et les renards sont les ennemis les plus dangereux du Tinamotis » (TSCHUDI).

Pour peindre les difficultés de la chasse au T'inamotis et celles que présente la localité même habitée par cet oiseau curieux, je cite la relation de M. Jelski tout entière et dans le même ordre, comme l’a décrit cet infatigable et intrépide voyageur :

« Le lendemain matin de mon arrivée, pendant que je plaçais les souricières, mon compagnon Narciso Huaynate, mon hôte de Junin et excellent connaisseur de la contrée, m'a fait remarquer les cris du T’inamotis sur les deux pentes du ravin, qui me paraissaient ressembler à ceux des perroquets. Le soir je me suis rendu dans les lieux où j'ai entendu ces cris; j'ai marché beaucoup sans voir aucun oiseau. Le lendemain mes recherches du matin et de la soirée étaient également sans aucun résultat. Le troisième jour je suis allé plus tôt pour me trouver sur place pendant qu’ils crient. En y arrivant Narciso m'a montré un sommet du rocher dominant au-dessus du ravin, sur lequel on en entendait une paire. Comme il a neigé pendant la nuit, nous y avons trouvé la piste, que nous avons suivie jusqu’au moment où la neige a disparu, puis nous allâmes au hasard, et nous avons levé d’une pente voisine du fond du ravin la paire qui avait crié précédemment. Je n’ai pas vu où ces oiseaux se sont arrêtés. Nous nous séparâmes donc pour les chercher, et Narciso les a levés encore dans le ravin, et y en a vu un troisième. Le quatrième jour nous nous y rendîiment avant le jour avec une lanterne. Il neigeait. Je me suis placé près du monticule à côté de la proéminence citée, et j'ai envoyé Narciso sur le côté opposé avec la lanterne, avec ordre de me la montrer avant de l’éteindre, pour que je susse où il serait couché. Nous y avons grelotté longtemps, entendant continuellement le bruit de la chute des lavines, semblable au coup de canon éloigné; enfin à la première lueur de la journée, le Æuli réveillé a prononcé son /-Xl-kl...; bientôt après nous avons aperçu les oiseaux descendant précipitamment à travers les tas de pierres dépourvus de végétation, par deux ou trois, en tout il y en avait sept. Ils criaient en courant et s’arrêtaient de temps en temps. |

» Pendant notre marche de nuit nous avons réfléchi sur la question où ces oiseaux peuvent dormir. Un Indien m'a dit qu'ils dorment dans le même endroit où ils” crient le matin. Nous espérions leur apparition sur l’éminence où ils ont crié la veille; cependant les uns ont descendu obliquement vers le ravin, les autres après ètre descendus ont de nouveau remonté sur les tas de pierres, où ils ont disparu. Il a fallu se lever et suivre les uns ou les autres, mais nous ne l’avons pas osé, craignant chacun le reproche du camarade ; mais quand tous les oiseaux ont disparu je me suis décidé à donner le signal à Narciso. Nous avons commencé par arranger les abris en pierre pour l’avenir; puis nous avons suivi la piste, qui nous a conduits loin et qui a fini par disparaître sans nous amener aux oiseaux.

» En revenant à notre hutte nous avons examiné une autre colline, située au bord opposé du ravin, où les Æwli ont aussi crié chaque jour, pour voir si l'endroit ne serait pas plus commode que le précédent. Récllement nous l'avons trouvé plus favo-

rable. Au pied d’un tas de pierres où les oiseaux passent probablement la nuit, il y avait beaucoup de gros blocs commodes pour nous abriter. Le cinquième jour nous nous y rendîmes donc avec une lanterne ; mais avant d'arriver il a commencé à faire jour, et le Æuli n'a pas crié. J'ai envoyé Narciso du côté opposé et je me suis placé à l'affût, aussi bien que les circonstances et la fatigue le permettaient, sans pouvoir atteindre le lieu choisi d'avance. Malgré qu'il était déjà temps, les T'inamotis ne criaient pas, certainement ils nous ont vus. Je croyais que cette Journée était encore perdue, et je voulais m'en éloigner, quand derrière moi se fit entendre un son simple. semblable à celui d’une pintade; en tournant ma tête de ce côté j'en ai aperçu une paire à 50 pas de moi. Ils m'ont vu aussi et se sont arrêtés un moment derrière une pierre en prononçant ce son d'inquiétude ; puis recommencèrent leur course derrière le monticule. Je me suis levé et ai visé, mais ne voyant que le cou je les ai poursuivis en courant quelques pas sans voir rien de plus; enfin désespéré, j'ai visé au cou et tué l'oiseau d’un seul plomb. C'était un mâle, malgré l’opinion contraire de Narciso, qui a dit qu'il était trop petit pour ce sexe.

» J'ai distingué quatre espèces de voix de cet oiseau : 1° l’une semblable à celle d'une pintade; 20 sembiable à celle de la Fulica gigantea ; 3° celle que les habitants de la contrée traduisent par ki-on-you-kou, you-kou, et qui m'a paru être hi-ou, ki-ou, ki-ou, hki-ou, etc., et qui, sous le rapport du ton, présente le premier ki-ou égal au troisième et plus fort, tandis que le deuxième égal au quatrième est plus faible, répétés sans intervalle beaucoup de fois. Le quatrième que j'ai oublié est un cri simple.

» La vitesse de la course de ces oiseaux et la distance parcourue chaque jour sont étonnantes. Ceux qui le quatrième jour descendaient de la montagne, deux heures après se trouvaient à une lieue de distance, montant en haut et disparaissant,.

» J’ai été curieux de pouvoir observer tous les détails racontés par les conducteurs de mulets, mais malheureusement je n’ai pas eu d'occasion. On dit par exemple que pendant qu’il neige toute la troupe crie d’une manière extraordinaire, courant comme des insensés jusqu’à se fatiguer au point de se laisser prendre à la main. Les Indiens de la puna les chassent dans les journées neigeuses et prétendent à l’unanimité qu'ils ne s’envolent pas plus de trois fois pendant une poursuite, et posés pour la dernière fois ils se laissent prendre au chien et même à la main. On dit aussi que les œufs sont verts, déposés dans la paja, et que l'oiseau les couvre en quittant le nid.

» Dans l'estomac de l’exemplaire tué il n’y avait que du sable, tandis que le jabot était rempli de feuilles, de fleurs et de graines des légumineuses » (JELSKI).

FAMILLE RALLIDÆ

+1187. — Rallus peruvianus, sp. n.

R. supra rufescente olivaceus, nigro maculalus; sublus lateribusque capilis et colli plumbeo cinereus, gqula medio vix pallidiore; hypochondriis nigris, albo transfasciatis; ventre medio fulvo indulo; subeaudalibus lateralibus totis albis, mediis nigris albo fasciatis: alis supra dorso concoloribus, subalaribus fuscis albo variis ; rectricibus medio nigricantibus, lateribus late rufo olivaceis.

Tout le dessus du corps couvert de plumes noires au milieu et d’un olive roussâtre sur les côtés, formant au dos de grosses taches noires sur un fond roussâtre, moins grandes sur le cou, des stries roussâtres fines au sommet de la tête, dont le front est parsemé de baguettes noires grossies ; les taches noires des tectrices alaires sont moins grosses que célles du dos et moins visibles à l'extérieur; celles des scapulaires postérieures les plus 2rosses;.les côtés de la tête, ceux du cou et les parties inférieures du corps sont d’un cendré plombé, plus pâle sur la gorge et plus obscur sur le devant des joues; côtés de la poitrine d'un olive roussâtre uniforme; les flancs de l'abdomen largement noirs, traversés de raies blanches; milieu du ventre fauve; sous-caudales latérales blanches en entier, les médianes noires, variées de quelques raies blanches, irrégulières. Rémiges brunes olivâtres ; les tertiaires noires bordées largement d'olive roussâtre; sous-alaires blanches tachetées de gris brunâtre; pli de l'aile blanc; quelques raies blanches sur les tectrices supérieures de l'aile, voisines du bord de l'aile. Rectrices brun noirâtre, au milieu, bordées largement de la couleur analogue à celle du fond général. Bec brun en dessus, à mandibule supérieure jaunâtre (probablement rouge comme chez l'oiseau d'Europe); pattes d’un gris roussâtre.

Longueur de l'aile, 112; queue, 52; bec, 39; tarse, 36; doigt médian, 40; ongle, 9 millimètres.

Exemplaire unique de la collection Raimondi, sans indication de sexe ni de localité,

OBSERVATIONS. — Forme très voisine du ZX. aquaticus d'Europe, et n’en est distincte que par une taille un peu moins forte; le fond des parties supérieures Gu corps beaucoup plus roussâtre ; le manque complet de blanc sur la gorge. Il se distingue du 2. indicus par le manque du blanc sur la gorge et d’une bande transcculaire, ainsi que par la nuance des parties supérieures plus rousse.

o14 ORNITHOLOGIE

1188. — Rallus semiplumbeus

ScL., P. Z. S., 1856, p. 31 — Scaz., Mus. P.-Bas, Ralli, p.11 — Sc. et SaLv., P. Z. $S., 1868, p. 445 — Nomencl. Av. Neotr., p. 139.

R. supra brunnescenti olivaceus, nigro flammulatus; alis caudaque nigricante brunneis; alarum tectricibus rufis ; capitis lateribus et corpore toto subtus plumbeis; tectricibus subcaudalibus albis nigro mixtis; hypochondriis albo obsolete transfasciatis; rostri culmine el apice nigris, mandibula autem inferiore ruberrima; pedibus pallide brunneis.

Olive brunâtre en dessus, varié de nombreuses taches noires médianes dans toutes les plumes; sommet de la tête noir parsemé de fines bordures noirâtres au milieu et sur la nuque et d’un gris cendré sur les côtés; les côtés de la tête, du cou et tout le dessous du corps d'un cendré plombé; sorge largèment blanche; sous caudales noires variées d’ocreux, les latérales en grande partie blanches; côtés du bas-ventre d’un ardoisé foncé, rayés finement de blanc. Tectrices alaires rousses; rémiges brun-olivâtre ; sous-alaires ardoise rayé finement de blanc. Queue olive noirâtre. Dos du bec et l'extrémité des deux mandibules bruns, le reste du bec rouge; pattes brun pâle.

Longueur de l’aile, 105; bec, 43; tarse, 43; doigt médian avec l’ongle, 52; hauteur du bec à la naissance, 10 millimètres.

Description d’après l'oiseau de Bogota, de la collection de MM. Salvin et Godman.

41189. — Rallus virginianus

L., S. N., I, p. 263 — Cass. in BarmDs, B. N. Amer., p. 748 — Sc. et SALV., Ibis, 1860, p. 277 — P, Z.$S., 1868, p. 445 — ScuL., Mus. P.-Bas, Ralli, p. 11.

Raiïlus limicola, VieiL., Enc. Méth , p. 1059.

R. supra brunneus, nigro flammulatus; alis extus rufis; sublus pallide rufescenti fulvus; hypochondriis et tectricibus subalaribus nigris albo transfasciatis (SCLATER et SALVIN).

get Q — D'un olive tirant légérement au roussâtre en dessus, varié de

Lu

grosses taches oblongues noirâtres occupant le milieu de toutes les plumes, petites au sommet de la tête dans le plumage frais, tandis que dans le plumage usé les bordures claires disparaissent en grande partie et le noir reste prédominant; eroupion un peu plus roussâtre que le dos et faiblement maculé; côtés de la tête cendrés, à lores d’une nuance beaucoup plus foncée, et une ligne blanchâtre entre l’œil et la naissance du bec, séparant la couleur des lores de celle du front; le dessous du corps est d’un fauve rougeâtre, à gorge blanchâtre ou blanche, milieu du ventre fauve pâle; flancs du bas-ventre noirâtres rayés en travers de quelques lignes blanches; sous-caudales blanches avec une ligne médiane noire, plus ou moins large surtout dans les médiaires, dans quelques-unes les lignes noires manquent dans les latérales, et l'extrémité des médianes est colorée de roux. Tectrices alaires d'un roux brunâtre; rémiges d'un ardoisé olivâtre; les tertiaires largement olives aux bords et noires au centre; sous-alaires ardoisées bordées finement de blanc dans la partie antérieure et dans la postérieure. Queue olive brunâtre. Mâchoire brune, mandibule jaune rougeâtre; pattes d'un carné sale; iris brun rougeâtre.

L'oiseau moins adulte a le rougeâtre du dessous plus pâle, enduit d’olivâtre sur les côtés de la poitrine et du cou; milieu du ventre largement cendré clair lavé légerement de rougeûtre.

Longueur de l’aile, 92-105; queue, 40-45; bec, 33-39; tarse, 32, doigt médian avec l’ongle, 35-41 millimètres.

Description d’après les oiseaux péruviens de la collection de MM. Salvin et Godman, et les oiseaux de l’Ecuador du Musée de Varsovie. Lima (NATION).

1190. — Rallus cypereti

STOLZM., MS. — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 741.

R. supra olivaceo griseus, fusco maculatus; collo, pectlore et striga superciliari fulvis; quia abdomineque medio albis; alis caudaque olivaceo griseïs ; hypochondriis subalaribusque albo et olivaceo transfasciatis; rostri brunnei mandibula inferior pallida; pedes olivaceo carnei; iris rubro brunnea.

g' et Q — La couleur générale des parties supérieures du corps est d’un gris olivâtre pâle, à sommet de la tête et la nuque d’une teinte plus foncée avec les bordures des plumes plus claires, très fines et peu distinctes; tout le dos varié de grosses taches foncées, occupant largement le milieu de toutes les plumes. La gorge est blanche, ainsi que le milieu du ventre; le bas des joues, le devant du cou et la poitrine ainsi qu'une raie entre la naissance du bec et le bord antérieur de l'œil sont d’une couleur fauve roussätre clair; un croissant blanc se trouve sur la paupière inférieure dans

toute la longueur de l'œil; les côtés de l'abdomen et le bas-ventre sont olive foncé, rayés en travers de blanc. Les ailes et la queue sont de la couleur du dos; les sus-alaires lavées de roussâtre; les sous-alaires olive foncé, rayées en travers de blanc, ces raies sont fines et peu nombreuses; les grandes tectrices inférieures de la queue sont blanches, rayées en travers d'olive foncé, les autres blanches en entier. Bec brun corné, à mandibule inférieure brun roussâtre dans sa plus grande moitié basale ainsi que le bord de la supérieure; tarse d’un jaune orangé pâle sur le devant; gris brunâtre en arrière, le reste des pattes brun, à doigts plus clairs tirant au carné; iris terre de Sienne, grisâtre autour de la pupille.

g' Longueur totale, 327-342; vol, 447-465 ; aile, 137; queue, 60; bec, 52; tarse, 44; doigt médian, 40; ongle, 9 millimètres.

Q Longueur totale, 320; vol, 440; aile, 125; queue, 60; bec, 51; tarse, 40; doigt médian, 37; ongle, 8 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN).

« Ce rale se tient exclusivement au bord des rhizophores, couverts de Cyperus ; je l’ai trouvé le plus commun sur l’ilot San Jacinto, où il n’y a presque point de rhizophores, maïs les grandes parties du terrain y sont couvertes de cypéracées. La chasse en est difficile sans chien, il file avec tant de facilité entre les touffes d'herbes, qu’il faut beaucoup de peine à le faire lever. Ne voyant pas de danger il sort sur le limon découvert, où enfonçant le bec dans la vase il cherche les crustacés du genre (relasimus et les petits mollusques comme les Cerithium. En tirant il faut se dépêcher, car il se pose ordinairement à 15 jusqu'à 30 pas du lieu d’où on l'a levc. Blessé à l'aile, il est perdu pour le chasseur. »

1191. — Rallus cæsius

Tsca., Faun. Peru., p. 204 — Tacz., P. Z:$S., 1880, p. 215. Ral!lus rhytirhynchus, Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 559.

R. suyra brunnescente olivaceus, subtus cærulescente schisiaceus; crisso brunnescente griseo, subcaudalibus nigricantibus, rectricibus nigris late olivaceo limlatis ; remigibus olivaceo brunneis ; subalaribus brunnescente griseis. Rostrum olivaceo viride, supra ad basin cæruleum, lateribus macula magna rubra; pedes flavo rubri; iris rubra.

get Q — D'un olive brunâtre au dos et sur les tectrices alaires, presque uniforme partout, derrière du cou et nuque de la même nuance, sommet de la tête plus foncé, moins olive, à baguettes de toutes les plumes frontales épaisses, Spiniformes d'un noir luisant. Toutes les parties inférieures du corps d'un ardoisé bleuâtre, les côtés de la tête, la gorge et le haut du cou d’une nuance grisâtre foncée; bas-ventre gris brunâtre; sous-caudales noïrâtres, bordées de gris brunâtre. Rémiges brunes avec une légère nuance

olive; rectrices noires largement bordées d'olive; sous-alaires dé la couleur du bas-ventre. Bec d’un beau vert, à base d’un bleu clair en dessus, et une grande tache rouge sur le côté de la mandibule et le bord de la mâchoire, d'un vert plus foncé à l'extrémité; pattes rouge carotte, ce pigment est moins épais sur le devant du talon et du tarse et laisse à découvert la peau carnée claire; le côté postérieur du talon brun grisâtre; le dessous des doigts gris clair; ongles cornés; iris rouge carminé presque pur.

@ Les jeunes en premier plumage sont bruns olivâtres en dessus et d’un gris foncé teint légèrement de fauve en dessous, surtout sur le devant du cou et le milieu de la poitrine; la gorge est plus pâle; rémiges comme celles des adultes; rectrices noirâtres finement bordées d'olive; sous-caudales noirâtres largement bordées d'olive sale. Bec olive brunâtre; pattes brun grisâtre; iris terre de Sienne.

g' Longueur totale, 353; vol, 467; aile, 132; queue, 70; tarse, 40; doigt médian, 51; ongle, 9,5; bec, 4? millimètres.

Q Longueur totale, 304-327; vol, 431-438 ; aile, 130; queue, 70; tarse, 40; doigt médian, 41; ongle, 11; bec, 48 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme voisine du 2. nigricans, mais bien distincte par une taille moins forte, la nuance des parties inférieures du corps moins bleuâtre, celle de la gorge aussi foncée que les parties environnantes, quoique d’une :'uance différente ; la présence des baguettes épaisses criniformes dans les plumes frcntales; la couleur autre du bec, des pattes et des yeux.

Trouvé le long des rivières de la côte et de la région montagneuse par Tschuli ; par Jelski aux environs de Lima.

« À Cutervo il se tient principalement dans le lit d’un petit ruisseau couvert de joncs épais et d’une certaine plante à larges feuilles. Je faisais la chasse à cet oiseau à l’aide d’un chien. Son vol est droit et de petite durée comme celui de notre rale de genêt, les pattes pendantes. Son cri est original, rappelant le rugissement d’un âne par son temps et non pas par le son. Je l’ai entendu plusieurs fois pendant la nuit au milieu de la ville, quoiqu'il n’y fût pas gardé en captivité; je suppose donc qu'ils quittent la nuit les marais et se rendent dans les lieux secs. Avant le lever du soleil et le soir ils sortent dans les prairies nues, mais à l'approche du chasseur ils se sauvent précipitamment dans les herbes. J’ai vu des petits en janvier; ils sont tout noirs. Les indigènes lui donnent le nom de gallareta ou gallineta — poule d’eau » (STOLZMANN).

1192. — Rallus nigricans

VieiL., Enc. Méth., p. 1067 — Scu., P. Z. S., 1868, p. 446 — ScL. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 139 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 244; 1882, p. 49.

R. supra brunnescente olivaceus, sublus schislaceus, quia cinereo pallida ; crisso fuliginoso, rectricibus lectricibusque caudæ inferioribus nigricantibus ;

remigibus nigricantibus olivaceo perfusis; subalaribus brunnescente fuliginosis. Rostrum griseo viride, supra olivaceum; pedes brunneo rubri, digitibus brunneis ; iris fusco ochracea.

get @ — D'un olive brunâtre au dos, sur les tectrices alaires, les rémiges tertiaires, le derrière du cou et la nuque; d’une nuance plus foncée au sommet de la tête; le front tirant sur l'ardoisé; les côtés de la tête et toutes les parties inférieures du corps d’un schistacé légèrement bleuâtre ; gorge d'un cendrée beaucoup plus clair que les parties environnantes ; devant du cou un peu plus foncé; région anale fuligineuse; les sous-caudales et les rectrices noires. Rémiges brunes avec une légère nuance olive. Bec vert grisâtre, un peu plus foncé et olivâtre en dessus; après la dessiccation l'extrémité des deux mandibules devient jaune verdâtre ; pattes rouges brunâtres, à doigts et le côté postérieur du talon bruns; iris terre de Sienne fonce.

cg Longueur totale, 339; vol, 460; aile, 140; queue, 52; bec, 55; tarse, 46; doigt médian, 33; ongle, 11 millimètres.

Huambo (STOLZMANN).

+1193. — Aramides cayennensis

Fulica cayennensis, Gm., L. S. N., I, p. 700.

Gallinula cayanensis, LAT4., J. O., II, p. 767.

Rallus maximus, Vieis., Enc. Méth., IT, p. 1058.

Gallinula ruficeps, Spix, Av. Brasil., Il, p. 74, tb. XCVI, XCVIT.

Rallus chirocote, ViEIL., {. c., p. 1060.

Aramides ruficollis, var., Sws., Zool. IÙ., 11, tb. CLXXIITI.

Aramides cayennensis, Pucner., Rev. Zool., 1845, p. 277 — ScL., P. Z. S., 1868, p. 447 — Scu. et SALv., P. Z. S., 1873, p. 308 Nomencl. Av. Neotr., p. 139 — Tacz., P.Z.S., 1874, p. 558.

A. supra olivaceus, subtus vivide rufus; pileo schislaceo, postice brunnescente; collo plumbeo; gula cinereo albida; uropygio, cauda, crisso ventreque medio nigris; tibiis nigricantibus; remigibus ferrugineis olivaceo terminatis.

get Q Ad. — Le dos et les scapulaires olives; sommet de la tête schistacé fuligineux, tirant au brunâtre sur la nuque; côtés du visage gris; gorge blanchâtre ou cendré blanchâtre; tout le cou jusqu'à la région jugulaire d'un cendré plombé; poitrine et abdomen roux cannelle; croupion, queue, région anale, milieu du bas-ventre et sous-caudales noirs; tibias d'un schistacé plus ou moins foncé. Rémiges d’un roux ferrugineux rougeâtre foncé,

à extrémité olivâtre; tectrices du bord de l'aile et les grandes tectrices primaires d’un roux plus foncé, les autres de la couleur du dos; sous-alaires rousses rayées de noir. Bec vert jaunâtre, à base plus jaunâtre; pattes carnées; iris rouge.

Le jeune oiseau diffère des adultes par tout le sommet de la tête d'un brunâtre légèrement ferrugineux; cette teinte moins forte colore aussi les côtés de la tête; le manque complet du noir au croupion et sur la région anale remplacé par l'olive brunâtre sur le premier, l’ocreux au milieu du bas-ventre, et gris teint légèrement d’ocreux sur les flancs du bas-ventre et sur les tibias.

g' Longueur de l'aile, 205; queue, 65; bec, 60; tarse, 80; doigt médian, 54; ongle, {4 millimètres.

Ucayali inférieur (BARTLETT); Amable Maria (JELSKI); Yurimaguas (STOLZ- MANN).

« Cet échassier forestier se tient dans les lieux entièrement secs, autant que le permet la forêt chaude et humide. J'ai entendu souvent son cri à Yurimaguas, composé de trois notes, distantes entre

f) " R elles, répétées beaucoup de fois.

LE ER an PP PT RE I GP PE LS EC A a ir he 777 En même temps un autre individu RS à {© — "+ répète une note basse, gntturale »

(STOLZMANN).

1194. — Aramides saracura

Gallinula saracura, Spix, Av. Brasil., Il, p. 75, tb. XCVIII.

Gallinula plumbea, Vieiz., N. D. H. N., XII, p. 404 — Tscu., Faun. Peru., pp. 52 et 302.

Rallus plumbeus, Vieiz., Enc. Méth., p. 1070.

Aramides saracura, ScL., P. Z. S., 1868, p. 449 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 139.

A. supra rufescente olivaceus, collo postico rufescentiore; pileo sublusque cinereo plumbeus ; abdomine medio tibiisque ardesiaceis ; subcaudalibus fumosis ; gula alba; remigibus primartiis rufis, apice olivaceis; subalaribus rufis nigro transfasciatis ; cauda cum tectricibus superioribus nigra.

G' Ad. — Olive tirant légérement sur le roussâtre, au dos et sur les ailes, d’une nuance beaucoup plus rousse sur tout le cou postérieur et le devant même du dos; sommet de la tête d'un cendré plombé, grisâtre au front et au-dessus des yeux; croupion brun, plus foncé en arrière, suscaudales noires; côtés de la tête d’un gris foncé. En dessous, la gorge largement blanche, le cou antérieur, la poitrine et les flancs de l'abdomen

largement d'un plombé bleuâtre; le milieu de l’abdomen et les tibias d’un ardoisé grisâtre; les côtés du bas-ventre, les sous-caudales et la région anale d'un fuligineux foncé. Rémiges primaires rousses terminées longuement d'olive brunâtre; les secondaires de la couleur du dos; sous-alaires rayées en travers de roux et de noir. Queue noire. Bec jaune olivâtre; pattes d'un brun rougeûtre clair.

Longueur de l'aile, 185; queue, 60; bec, 60; tarse, 73; doigt médian avec l’ongle, 7? millimètres.

Description d’après les oiseaux du Brésil, de la collection de MM. Salvin et Godman. Fide TSCHUDI.

+119. — Porzana carolina

Rallus carolinus, L., S. N., I, p. 363.

Gallinula carolina, LATH., J. O., IL, p. 711.

Rallus stolidus, Vikil., Enc. Méth., p. 1066.

Porzana carolina, BP., Compt. Rend., 1856, p. 599 — Baïrp, B. N. Amer., p. 749 — Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 139 —— TAC, P, 7, S., 1917, p.148.

P. supra brunneo olivacea, pileo vilta mediana nigra, dorso et scapularibus nigro maculatis, albo lineatis el punctalis; fascia verlicali, superciliis latis, collo anteriori et peclore medio cærulescente cinereis; fronte, loris, qua, et collo supero medio nigris; hypochondriis latissime olévaceis, albo et nigro transfascialis ; abdomine medio albido; subcaudalibus albis fulvo lavatis ; rectricibus medio nigris, latissime colore dorsi limbatis; remigibus olivaceo fuscis ; subalaribus albis, fusco variis. Rostrum olivaceo flavum; pedes olivacei; iris grisea, annulo rubro brunneo cireumscripta.

g Les parties supérieures du corps sont d’un olive brunâtre; le sommet de la tête traversé dans toute sa longueur depuis la ligne des bords antérieurs des yeux d’une raie noire, graduellement atténuée en arrière; le dos et les scapulaires variés de grosses taches noires et de lignes longitudinales blanches, bordées de noir; les tectrices alaires immaculées; croupion couvert de plumes noires bordées d'olive brunâtre; une raie cervicale, une large bande sourcilière, les joues, le devant du cou et le milieu de la poitrine sont d’un cendré bleuâtre; le front, les lores, le devant même du vis ze, la gorge prolongée en une bande peu large sur le milieu du haut du cou noirs; la région auriculaire et les côtés du cou d’un brun olive plus pâle que celui du dos; flancs largement olives rayés en travers de blanc borde de noir; milieu de l'abdomen blanchâtre; sous-caudales blanches, plus où moins lavées de roussâtre vers l'extrémité. Rémiges d’un brun

légèrement olivâtre, l’externe bordée de blanc, plusieurs suivantes asperscées de blanc sur leur barbe externe; sous-alaires blanches tachetées de foncé; rectrices noires au milieu, largement bordées de la couleur du fond des parties supérieures. Bec olive jaunâtre; pattes olives; iris gris autour de la pupille, brun rougeâtre à l'extérieur.

Q Semblable en tout au mâle et n’en différant que par le noir plus largement étendu sur le sommet de la tête et réuni au noir frontal, de sorte que la raie cervicale cendrée manque complètement.

Un mâle de la collection de M. Raimondi diffère des autres par le front tout cendré et le noir réduit aux lores et à la gorge.

Une femelle de la collection de M. Raimondi se distingue des autres par les plumes du dos et surtout celles des scapulaires bordées plus longuement de blanc, et la présence d’un certain nombre de taches blanches sur les tectrices alaires; le noir au croupion couvert pour la plupart par les bordures des plumes.

Un oiseau moins adulte a très peu de cendré au cou, remplacé par lolivâtre sur la région jugulaire; le cendré des côtés du visage blanchâtre; le noir de la gorge mélangé avec des plumes blanches ; sous-caudales rousses.

g' Longueur de l'aile, 104; queue, 44; bec, 19; tarse, 34; doigt médian, 3?; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 104; queue, 45; bec, 19; dian, 31; ongle, 7 millimètres.

Longueur totale, 213-223; vol, 336-348 millimètres.

tarse, 32; doigt mé-

OBSERVATIONS. — Ces oiseaux péruviens sont considérablement plus petits que ceux de l'Amérique Septentrionale, leur bec est plus court et beaucoup moins fort; la bande gulaire noire beaucoup moins large.

Tumbez (STOLZMANN).

« Dans le delta de Tumbez, cette espèce habite les mêmes lieux que le Æallus cypereti, c'est-à-dire les bords des mangliers couverts de cypéracées. Dans l’estomac

j'ai trouvé des auricules et des graines de Cyperus » (STOLZMANN).

+1196. — Porzana jamaïcensis

Rallus jamaïcensis, Briss., Av., VI, App., p. 140 — Gu., L.S. NAPARETLS.

Ortygometra jamaïcensis, Gosse, B. Jamaica, p. 375.

Rallus Salinasi, Paicip., Wiegm. Arch., 1857, p. 262.

Porzana jamaïcensis, BAIRD, B. N. Amer., p. 749 — Scr., P. Z. S., 1861, p. 81 — ScL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 140.

Ortygometra chilensis, BP., Compt. Rend., 1856, p. 599.

P. supra cinerea, brunneo, præcipue in dorso summo, perfusa; capite, dorso

ou (ES) to

toto et alis extus albo stellatis; subtus cinerea, quia (in junioribus) albicante ; hypochondriis, ventre imo, et crisso albo transfasciatis ; rostro plumbeo ; pedibus coryllinis (ScLaTEr et SALVIN).

cg Ad. — Tête ardoisée, foncée en dessus; le dos et les ailes d’un olive foncé varié de nombreuses taches transversales blanches, dos postérieur d’un roux brunâtre obscur; gorge d’un gris roussâtre; cou antérieur et poitrine d’un plombé sale; ventre rayé en travers d'olive foncé et de blanchâtre, cette dernière nuance légèrement ocreuse sur le bas-ventre et les sous-caudales. Couleur des rémiges grise olivâtre assez pâle, petites taches blanches sur les deux barbes; sous-alaires blanches variées de brunâtre ; pli de l'aile blanc. Queue d’un brun noirâtre, à rectrices traversées de quelques lignes blanches interrompues au milieu des pennes. Bec corne noirâtre; pattes brunes rougeâtres.

Les oiseaux moins adultes ont la gorge blanchâtre, tandis que les oiseaux parfaitement adultes l’ont d’un plombé pur, ainsi que toute la poitrine et le haut de l'abdomen; ces derniers ont la nuance brune au fond du dos et des ailes, des taches noires autour des taches alaires blanches, les plus grosses sur la partie postérieure de l’aile et nulles sur les petites tectrices; croupion plus foncé, presque noirâtre.

Longueur de l’aile, 76; queue, 32; bec, 17; tarse, 24; doigt médian avec l’ongle, 31 millimètres.

Lima (NATION).

1197. — Porzana cinerea

Porphyrio cinereus, Vieir., Enc. Méth., p. 1044. Rallus exilis, TEMM., P. C., DXXII.

Porzana exilis, SCHL., Mus. P. Bas., Ralli, p. 35 — Scz., P. Z.

Porzana cinerea, Sci. et SaLv., P. Z.S., 1868, p. 456; 1873, p. 308 — Scz. et SaLv., Nom. Av. Neotr., p. 142.

P. supra olivaceo brunnea, uropygio albide subtiliter transfascialo; pileo plumbeo; nucha cum collo posteriori intense ferruginea; qula abdomineque medio albis ; lateribus capilis, colli et pectoris cærulescente cinereis ; hypochondriis nigricantibus fasciis albis variis; crisso et subcaudalibus fulvo nigroque transfasciatis ; remigibus dorso pallidioribus, rectricibus concoloribus. Rostrum olivaceo brunneum ; pedes cornet; iris rubra.

g' et Q@.— Sommet de la tête plombé, nuque et cou postérieur roux ferrugineux intense; dos olive brunâtre; tectrices alaires un peu plus claires

et variées de subtiles raies transversales blanchâtres plus ou moins distinctes; croupion finement rayé en travers de lignes blanches ou fauves; côtés de la tête, du cou et de la poitrine d’un cendré bleuâtre; gorge largement et milieu mème de la poitrine et de l’abdomen blancs; côtés de l'abdomen largement noirs, rayés en travers de blanc; le bas-ventre et les sous-caudales également noirs, à raies fauves. Rémiges d’un schistacé olivätre; les secondaires variées de quelques raies blanchâtres peu régulières. Queue concolore au dos; sous-alaires blanches. Bec brun olivâtre; pattes cornées; iris rouge Q Longueur de l'aile, 7 26; ongle, 5 millimètres.

5; queue, 35; bec, 18; tarse, 24; doigt médian,

Ucayali (BARTLETT).

1198. — Porzana cayennensis

Rallus cayennensis, Gm., L. S. N., I, p. 718.

Rallus viridis, MÜLL.

Rallus kiolo, Vieiz., Enc. Méth., p. 1066.

Gallinula pileata, Wiep., Beitr. Natg. Brasil., II, p. 802 — Tscx., Faun. Peru., pp. 52 et 302.

Porzana viridis, TAcz., P. Z.$S., 1874, p. 559.

Porzana cayennensis, SCL. et SaLv., Nom. Av. Neotr., p. 139 — P.Z.$S., 1868, p. 451; 1873, p. 308.

Porzana cayanensis, SCL. et SaALv., P. Z.S., 1867, p. 754.

P. supra olivaceo brunnea, pileo intense ferrugineo, lateribus capitis obscure griseis ; subtus tota rufo ferruginea, qula, medio pectore et abdomine pallidioribus; remigibus brunneis, rectricibus dorso concoloribus ; subalaribus fusco et rufo variis. Rostrum corneo brunneum ; pedes sordide carnei; iris rubra.

get © — D'un brun olivâtre en dessus, à sommet de la tête roux ferrugineux intense; les côtés de la tête gris foncé; tout le dessous roux ferrugineux, le plus intense sur tous les côtés du corps, et plus clair au milieu de la poitrine et de l'abdomen, et le plus sur la gorge. Tectrices alaires un peu plus brunes que le dos; rémiges brun pâle, sous-alaires rousses variées de brun. Rectrices de la couleur du dos. Bec brun corné; pattes d'un carné sale; iris rouge.

Dans le plumage usé la couleur des parties supérieures du corps est moins foncée et tirant plus sur l'olive; le roux du dessous beaucoup plus clair en général et fauve sur la gorge; les tectrices alaires plus où moins enduites de ferrugineux à l'extrémité.

g Longueur de l’aile, 90; queue, 27; bec, 22; tarse, 40; doigt médian, 30; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 85; queue, ?8; bec, 20; tarse, 38; doigt médian, 51; ongle, 7 millimètres.

Pente orientale des Andes (TSCHUDI); Monterico (JELSKI); Xeveros, Ucayali (BARTLETT).

1199. — Porzana Hauxwelli

ScL. et SALV., P. Z.S., 1868, p. 453 — P. Z.S$S., 1873, p. 308 — Nom. Av. Neotr., p. 140 — Scz., Exot. Orn., p. 105, tb. LIIT. Porzana fasciata, ScL. et SALV., P. Z. S., 1867, pp. 981 et 979.

P. fuscescenti olivacea; alis obscurioribus; capite toto cum collo et corpore sublus ad imum pectus castaneis; abdomine rufo nigroque transfasciato; subalaribus rufis nigro maculatis; rostro obscure corneo; pedibus saturate coryllinis (SGLATER et SALVIN).

g' Tête, cou entier et poitrine d’un roux foncé rougeâtre; tout le dos et les ailes d'un olive foncé tirant légèrement au roussâtre; lPabdomen et les sous-caudales rayés en travers de roux et de noir, à nuance rousse plus pâle et ocreuse au milieu du ventre; tibias également rayés d’ocreux sale et de noirâtre. Barbe interne des rémiges d’un ardoisé noirâtre ; sous-alaires brunes bordées de fauve ou de roussâtre; queue olive. Bec corné fonce; pattes brunes rougeûtres.

Longueur de l'aile, 92; queue, 30; bec, 22; tarse, 41; doigt médian avec l’ongle, 45 millimètres.

Description d’après les exemplaires péruviens de la collection de MM. Salvin et Godman.

Sarayacu (BARTLETT); Pebas, Chamicuros (HAUXWELL).

1200. — Porzana facialis

Crex facialis, Tsca., Faun. Peru., pp. 52 et 301. Ortygometra facialis, GR., Gen. B., HI, p. 594. Latirallus facialis, BP., Compt. Rend., 1856, p. 599.

P. ex olivaceo brunnea, sublus dilulior, lateribus capitis cinereis ; gula albida, abdomine medio fulvo, subcaudalibus rufescentioribus.

Oiseau adulte. — Parties supérieures du corps d’un brun légèrement olivâtre, à côtés du front roux formant une large strie de chaque côté bien distincte entre la naissance du bec et le devant de l'œil; côtés de la tête d'un cendré soyeux; gorge blanchâtre, mélangé avec des plumes roussätres, surtout sur les côtés; la poitrine et les côtés de l'abdomen d'un brun moins foncé qu'au dos; milieu de l'abdomen fauve; sous-caudales roussâtres. Tectrices alaires et queue de la couleur du dos; rémiges un peu plus foncées; sous-alaires d’un brun roussâtre. Bec brun foncé en dessus et à l'extrémité de la mandibule supérieure, brun clair sur les côtés de cette mandibule; mandibule inférieure d’un blanc jaunâtre à extrémité brune; pattes d’un jaune rougeâtre; iris brun.

Longueur de l’aile, 86; queue, 27; bec, 21; tarse, 35; doigt médian avec l’ongle, 34 millimètres.

Description d’après l’exemplaire typique du Musée de Neufchâtel. Forêts du Pérou central (TSCHUDI).

1201. — Porzana erythrops

ScL., P. Z. S., 1867, p. 373, tb. XXI — Sc. et SaALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 140 — Tacz., P. Z.$S., 1877, p. 330.

P. supra olivacea unicolor, fronte, laleribus capilis, collo corporeque subtus cærulescente cinereis; crisso subcaudalibusque fusco olivaceis, albo transfascialis; remigibus griseo olivaceis, rectricibus olivaceis, subalaribus albis olivaceo fasciatis; gula albida. Rostrum viridi olivaceum, basi late rubro auranliacum; pedes sordide carnet; iris aurantiaca.

g'et @ — Olive brunâtre uniforme sur toutes les parties supérieures du corps, d’une nuance un peu plus brunâtre sur les tectrices alaires, dont celles du milieu de laile sont variées de quelques taches transversales blanchâtres, peu prononcées; le front largement, les côtés de la tête, le cou antérieur et le reste du dessous sont d’un gris bleuâtre plus foncé au front et plus pâle au milieu du ventre qu'ailleurs; gorge blanchâtre; le bas-ventre et les sous-caudales bruns noirâtres rayés en travers de blanc. Rémiges d’une nuance plus pâle que celle du dos; rectrices olives brunâtres; sousalaires blanches rayées d’olivätre foncé. Bec vert olivâtre, à base largement rouge vermillon; pattes carnées sales, à ongles presque de la même couleur; iris orangé.

Q Longueur de l’aile, 99; queue, 38; bec, 19; tarse, 28; doigt médian, 27; ongle, 5; totale, 210; vol, 345 millimètres.

Lima (NATION, STOLZMANN).

1202. — Porphyriops melanops

Rallus melanops. VieiL., Enc. Méth., p. 1065. Gallinula crassirostris, GR., P. Z.$S., 1843, p. 118. Crex femoralis, TscH., Faun. Peru., p. 301.

Porphyriops leucopterus, SALVADORI, Atti Soc. Ital., 1866,

Porphyriops melanops, SCL., P. Z.$S., 1868, p. 461 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 140.

P. supra fusco olivaceus, uropygio obscuriore; scapularibus anterioribus rubro castaneis ; pileo medio nigro; regione anteoculari fusco schistacea; quia lateribusque capitis griseis; collo antico cinereo; pectore olivaceo griseo; abdomine cinereo albo vario; hypochondriis olivaceis albo quitatis; subcaudalibus albis ; tectricibus alarum olivaceis, castaneo lavatis ; remigibus rectricibusque olivaceo fuscis; pogonio externo remigis primæ albo; subcaudalibus albis, olivaceo maculalis. ,

Parties supérieures du corps olive foncé, passant au plus foncé sur le

croupion et les sus-caudales, milieu du front et du vertex noir; les scapulaires latéro-antérieures d’un marron rougeâtre intense, formant de chaque côté au-dessus de l’aile un grand espace de cette couleur; le côté de la tête, la gorge et le haut même du cou d’une nuance grise foncée, passant au cendré sur le devant et les côtés du cou inférieur; le milieu de la poitrine occupé par un grand espace de gris olivâtre, bien distinct des parties environnantes; abdomen cendré varié par l'extrémité blanche de toutes les plumes, rangées en raies transversales peu régulières et couvrant presque en entier le fond du milieu du corps; les flancs olives maculés de gouttes blanches disposées en raies transversales; sous-caudales blanches pures. kémiges d’un ardoisé olivâtre, à barbe externe de la première blanche, ainsi que celle de la penne de l'aile bâtarde; tectrices alaires olives lavées de marron; sous-alaires blanches maculées d'olive. Queue noirâtre. Bec d’un vert olive foncé à la base, puis vert clair et orangé à l'extrémité de la mandibule; tarse vert bleuâtre; iris brun.

Longueur de l'aile, 133; queue, 59; bec, ?4; tarse, 43; doigt médian, 50; ongle, 14; hauteur du bec, 13 millimètres.

Description faite d’après les oiseaux de Chili (collection Berlepsch et Musée de Varsovie).

Pérou, fide TSCHUDII.

+120. — Gallinula galeata

Crex galeata, LIcHT., Verz. Doubl., p. 80.

Gallinula galeata, Wien., Beitr. Natqg. Bras., IV, p. 807 — Buru., Syst. Ueb. Th. Bras., III, p. 389 — Tscx., Faun. Peru., pp. 2 et 302 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 140 — Tacz., P. Z. S.,1874, p. 559 — SaLv., P. Z.$S., 1883, p. 428.

G. plumbeo ardesiaca, capite et collo obscurioribus, dorso medio et posteriori, uropygio tectricibusque caudæ superioribus fusco olivaceis ; plumis lateralibus externis macula magna longitudinali alba; ventre medio albo subundulato ; subcaudalibus albis, mediis nigris; remigibus schistaceis; rectricibus nigricantibus, mediis olivaceo perfusis. Rostrum apice flavum, basi latissime el sculo frontali corallino; pedes viridi olivacei, annulo tibiali rubro; iris cinereo brunne«.

get Q Ad. — Couleur générale plombé ardoise, à tête et le cou supérieur d’une nuance foncée noirâtre; le milieu du dos, les scapulaires postérieures, le bas du dos, le croupion et les sus-caudales d’un olive brunâtre ; sur les grandes plumes externes des côtés de labdomen une grosse tache allongée blanche; milieu du bas-ventre subondulé de blanc; sous-caudales blanches avec quelques plumes médianes noires; sous-alaires schistacées bordées de blanc; rémiges noirâtres; rectrices noires. Bec rouge corail, à extrémité jaune, la scutelle frontale de la même couleur que la base du bec, coupée carrément en arrière; pattes olives verdâtres avec un large anneau rouge sur la partie dénudée de la jambe; iris brun grisâtre.

{ Le jeune en premier piumage a la tête et le cou fuligineux, à joues striées de blanc et la gorge plus ou moins blanche; la couleur des parties inférieures du corps grise, subondulée de blanc sur le milieu de toute la poitrine et de l'abdomen; quelques-unes des taches des plumes latérales Jaunâtres; le reste comme dans les adultes. Bec brun olivâtre; pattes olives; iris brun grisâtre.

g' Longueur de l'aile, 180-230; queue, 63-95; bec, 27-30; tarse, 53-63 ; doigt médian, 63-67; ongle, 18-19 millimètres.

En général cette espèce présente de grandes différences de taille. Sa coloration est analogue à celle de la G. chloropus d'Europe, mais en outre de la grande différence de la taille, il y a quelques détails de coloration qui les distinguent, comme la couleur schistacée prolongée beaucoup plus loin sur le devant du dos et des scapulaires, le blanc moins dominant au milieu du bas-ventre. La scutelle frontale est proportionnellement beaucoup plus large, prolongée jusqu'au niveau du milieu des yeux et non arrondie en arrière, mais légèrement coupée carrément.

Les œufs semblables à ceux de la Gallinula chloropus d'Europe, mais ils

sont beaucoup plus grands; la coloration est en général semblable, c’està-dire le fond est jaunâtre pâle varié de taches et de points d'un brun rougeâtre foncé et d’autres d’un rouge violâtre pàle, peu nombreuses et irrégulièérement disposées sur toute la surface; il y a cependant des pontes où les œufs ont le fond d’un ocreux intense, à taches très denses au gros bout. Dimensions des œufs des différentes pontes : 46,6 sur 36; 47,3-33; 48-32,5;, 50,5-34,3; 51,8-33,8; 52-31,8 millimètres.

Toutes les régions à l'exception de la puna froide (TSCHUDI) ; environs de Lima et du lac Junin (JELSKI); Callao (capitaine MARKHAM).

« Très commune aux environs de Junin. Elle a les habitudes semblables sous certain rapport à celles de la poule d’eau d'Europe. Elle nage souvent, mais ordinairement elle marche beaucoup sur les plantes aquatiques et dans la prairie environnante ; à l'approche d’un homme elle se sauve en courant vers l’eau et ne s'envole que lorsqu'elle est pressée; son vol est bas, mais assez rapide et droit. Souvent on les voit se pourchassant dans la prairie avec une grande célérité en montrant toutes leurs parties blanches, en soulevant et étalant celles de la queue, mais je n’ai pas pu remarquer comment elles font pour découvrir le blanc des flancs. Souvent on entend leur voix semblable à celle de la poule d’eau d'Europe. Elles y sont assez craïintives, à cause de la persécution continuelle des gamins avec leur sy. En nageant et en marchant elles présentent des postures caractéristiques. Lorsqu'une d'elles est tuée, ou même un autre oiseau, comme un canard, elles accourent du voisinage, l’examinent et le becquettent. Dans les exemplaires préparés, la tête et le cou s’'amoindrissent, et l'oiseau perd beaucoup de sa beauté » (JELSKI).

1204. — Fulica ardesiaca

Tscx., Wiegm. Arch., 1843, p. 389 — Faun. Peru., pp. 52 et 303 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 140 — Tacz., P. Z.S.,

F. cærulescente ardesiaca fere unicolor, capite cum collo toto nigris, subcaudalibus, campterio margineque exlerno primæ remigis albis. Rostrum rubro flavum, scuto frontali flavo; pedes nigri; iris flavido brunnea.

g' Plumage général ardoisé, bleuâtre en dessus, sur les ailes et la queue, grisâtre en dessous; la tête avec le cou entier noirs; les plumes du milieu du ventre blanchâtres à l’extrémité même, parsemant légéerement le fond foncé; sous-caudales blanches avec une ligne noire plus où moins grosse sur quelques-unes; région anale noire; pli de l'aile blanc, ainsi qu'une fine bordure externe de la première rémige; page inférieure des rémiges cendré pâle. Selon M. Tschudi le bec est jaune rougeâtre, à extrémité cornée, la plaque frontale renflée d’un jaune pâle; tarse noir; ongles d’un brun noiïrâtre; iris brun jaunâtre.

Longueur de l'aile, 226; queue, 60; bec, 34; tarse, 72; doigt médian, 93; ongle de ce doigt, 20; hauteur du bec à la naissance, 17 millimètres.

Description d’après un oiseau du Pérou méridional de la collection de M. Salvin et de celui de la collection de M. Raiïimondi. Selon M. Raiïimondi l'iris est rouge obscur; le casque et le bec de la même couleur; extrémité du bec et pattes verdâtres.

Les oiseaux moins adultes ont la plaque frontale moins renflée et moins volumineuse, le bec tirant au brunâtre.

@ Le jeune oiseau est en grande partie blanc en dessous; le bec gris corné foncé, à extrémité et les bords dans leur moitié terminale d’une nuance plus claire, à dos et l'extrémité de la mandibule supérieure gris verdâtre; iris brun foncé légèrement rougeâtre; pattes gris corné, plus foncé sur les articulations, verdâtre au-dessous des plumes de la jambe; les ongles gris corné foncé.

Un petit poussin enlevé à une mouette est beaucoup plus joli et différent que les autres plus âgés. La peau du front est rouge parsemée de poils noirs. Bec d'un orangé intense orné d’un point blanc devant l'extrémité; les plumes autour du bec terminées d’un petit bouton orangé; un peu de duvet de cette dernière couleur au cou; duvet de tout le corps noir. Pattes presque noires.

Les œufs ressemblent en tout à ceux de la foulque d'Europe et présentent les mêmes nuances du fond, ils sont cependant plus mats, le mode de la tacheture est le mème. Dimensions des œufs des différentes pontes : 55,3 sur 40; 57-40,6; 58,2-40,6; 64,2-41,2; 63,6-41,6; 64-41 millimètres.

Laguna de Tungusaca au Pérou méridional (WHITELY); laguna de Titicacaca (coll. RAIMONDI) ; Junin, Chorillos (JELSKI); presque toute la côte occidentale de l'Amérique Méridionale et les montagnes jusqu’à 14,000 pieds (TSCHUDI).

« Commune sur les lacs des environs de Junin. Objet favori des chasseurs de la contrée, à l’aide d’une ficelle garnie à l'extrémité de balles de plomb, nommée ryu. Les uns font bruit dans les joncs pour chasser les foulques à découvert, les autres jettent leur y". Quelquefois ils se servent aussi de leurs chiens. Elle se nourrit de substances végétales. Souvent on les voit voler au-dessus de l’eau, en rasant la surface avec la poitrine, et laissant en arrière une longue ligne d’eau en mouvement » (JELSKI).

1205. — Fulica gigantea

Eyp. et SouLey., Voyage Bonite; p. 102, tb. VIIT — TscH., Faun. Peru., pp. 52 et 302 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 140 — TAC PAZ. S:, 1874; pr559:

F. maxima, fusco ardesiaca, capite et collo superiori nigris, pectore et abdomine medio brunnescente lavatis, remigibus rectricibusque nigricantibus ; subcaudalibus lateralibus albis, mediis nigris. Rostrum rubrum, mandibula superiori basi latissime et sculo frontali tumido citrinis, apice flavo corneum ; pedes obscure rubri; iris brunnea,

g'et Q Ad. — Tout le plumage est ardoisé foncé tirant au noirâtre sur la partie postérieure du dos, le croupion, les ailes et le bas-ventre; la tête et le haut du cou noirs; le milieu de la poitrine et de l'abdomen enduit de brunâtre, le ventre tirant au grisâtre; les rémiges sont noirâtres, les rectrices noires, les sous-alaires latérales blanches, les médianes noires. Bec rouge, à dos de la mandibule supérieure jusqu'au bord antérieur des narines, ainsi que la scutelle frontale, fort renflée, jaunes; l'extrémité même des deux mandibules passant graduellement du jaune au corné blanchâtre ; ongles d'un brun corné; iris brun noisette.

d Longueur de l'aile, 300; queue, 65; bec, 48; tarse, 105; doigt médian, 118; ongle, 25 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 295; queue, 65; bec, 44; tarse, 98; doigt médian, 11?; ongle, 2? millimètres.

Petit lac Ascacocha, dans les altos d'Huaihuai (TSCHUDI); environs du lac Junin (JELSKT).

« Dans les environs de Junin la foulque géante n'habite que les petits lacs peu profonds et situés dans les montagnes; je l’ai observée sur ceux de Curicocha, Rocoscocha, Cotococha et Marcopomacocha; sur ce dernier la plus nombreuse et la moins craintive. On ne la trouve pas sur le grand lac Junin et sur plusieurs petits, mais profonds, comme celui de Chinchaycocha. Elles couvaient à la fin de juillet, tandis que dans la moitié dun même mois les autres femelles avaient déjà des petits; ïl paraît même que comme la Æulica ardesiaca et la Gallinula galeata elle niche dans toutes les saisons. Elle arrange son nid de nombreuses plantes aquatiques, déposées au sommet des pierres, peu enfoncées au-dessous de la surface de l’eau, ou à découvert, ordinairement à une petite distance du bord. La voix du mâle paraît être différente de celle de la femelle. On m'a assuré qu’elle voyage pendant la nuit à pied, en courant vite. A Marcopomacocha je les ai vues pour la première fois voler; nous y approchions pendant qu'elles picoraient en grand nombre à une distance considérable de l’eau; sitôt qu’elles nous aperçurent, les unes se sauvaient à pied, les autres en volant lourdement et bas. Oiseau difficile à tuer ; souvent on les tire à une distance convenable, sans qu'on fasse aucun effet » (JELSKI).

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FAMILLE PARRIDÆ

1206. — Parra jacana

L., S.N., I, p. 259 — Burr., PI. Enl., CCCXXII — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., III, p. 394 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 200; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 142 — Tacz., P. Z.S., 1877, p. 329.

Parra variabilis, L., S. N., I, p. 289.

Parra viridis, GM., L. S. N., I, p. 708 (juv.).

P. nigra; dorso toto cum scapularibus et tectricibus alarum purpurascente castaneis; uropygio, cauda et tectricibus caudæ superioribus purpurascentioribus; remigibus sulfureis apice fusco olivaceo limbatis. Scuto frontali supra bifido, lobulis mazxillaribus et rostro basi rubris; rostro apice flavido; pedibus olivaceis ; iride fusco brunnea.

Juv. supra olivaceo grisea, sublus alba; pileo, vitla transoculari el collo postico nigris; superciliis fronteque albis; humeris obscure rufis; remigibus sulfurers.

g' et Q Ad. — La tête, le cou, la poitrine et le milieu de l’abdomen sont noirs; le dos avec les scapulaires et les tectrices supérieures des ailes d'un marron intense rougeàtre, à un faible reflet pourpré; le croupion, les sus-caudales et la queue sont d’une nuance plus pourprée et plus foncée ; le devant de l'aile également plus foncé; les flancs de l'abdomen d'une nuance semblable à celle du croupion; le bas-ventre fuligineux. Les rémiges d’un jaune sulfureux, bordées à l'extrémité de brun olive, la première primaire bordée en entier, les suivantes sur la partie terminale de la barbe externe. Front surmonté d’une scutelle cutanée, profondément bifide, la naissance du bec munie de chaque côté d’une caroncule aplatie sont rouges, l'extrémité du bec jaunâtre; pattes olives, à ongles cornés; iris brun foncé ; épine alaire corné blanchätre.

@ Les jeunes en premier plumage ont le sommet de la tête noirâtre bordé des deux côtés d'un large sourcil blanchâtre; le cou postérieur est aussi noirâtre; le dos et les tectrices alaires gris olivâtres; les petites tectrices le long de l’avant-bras d’un marron ferrugineux intense; tout le dessous blanc; ailes comme dans les adultes; queue olive foncée; sousalaires rousses; scutelle frontale petite, arrondie en arrière; point des lobes cutanés aux angles de la bouche. Bec corné, à base jaunâtre; pattes corne olivâtre; iris brun foncé.

g Longueur de l'aile, 125; queue, 45; bec, 32; tarse, 58; doigt médian, (®) » » » ) ; o

»?; ongle, 18; pouce, 18; ongle, 4? millimètres. © Longueur de l'aile, 130; queue, 40; bec, 31; tarse, 53; doigt médian, 49; ongle, 17; pouce, 18; ongle, 40 millimetres.

Nauta, Santa Cruz (BARTLETT); Tumbez (STOLZMANN).

FAMILLE (ŒDIGNEMIDÆ

+1207. — Œdicnemus superciliaris

Tscx., Faun. Peru., p. 293 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 142.

OŒ. griseus, sublus dilutior ; interscapulio fuscescente; collo postico uropygioque fulvo subundulatis: fronte, superciliis longissimis, qula abdomineque medio albis; fascia laterali pilei utrinque nigra in nucham protracta ; subcaudalibus fulvo isabellinis; tectricibus alarum pallide griseis ; remigibus nigris ; alis subtus albis; cauda alba fasciis transversalibus griseis, apice nigra. Rostrum nigricans, mandibula dimidio basali pedesque virides.

Q Ad. — D'un gris en dessus, le plus foncé sur la région interscapulaire, moins foncé sur les scapulaires et les sus-caudales, le plus pâle au cou; sommet de la tête strié par les baguettes noires dans toutes les plumes et bordé des deux côtés par une large bande noire, commençant vis-à-vis le bord antérieur de l’œil et prolongée en s'atténuant graduellement sur la nuque; toutes les plumes du cou postérieur ont la baguette noire et de grosses taches fauves disposées sur les deux barbes; croupion ondulé de fauve; le blanc occupe le devant du front, de larges sourcils situés audessous de la bande noire dans toute sa longueur, les côtés de la face, la gorge, le milieu de l’abdomen, tout le ventre et les tibias ; côtés du cou d'un gris isabelle strié finement de noir, devant du cou gris clair également strié ; la poitrine et les flancs de l'abdomen d’un gris à stries à peine distinctes; sous-caudales d’un fauve isabelle. Tectrices alaires d’un gris pâle presque uniforme; rémiges noires en dessus et largement blanches en dessous; la barbe externe dans la première blanchätre dans sa grande partie médiane; dans les cinquième, sixième et septième blanche dans la partie basale, formant un miroir, couvert par les grandes tectrices primaires qui sont noirâtres; les sous-alaires et le pli de l’aile blancs. Queue blanche, rayée de gris en travers et terminée de noir. Bec noirâtre, à moitié basale de la mandibule verte; pattes vertes; iris blanc.

@ Les jeunes en premier plumage diffèrent des adultes par toutes les parties supérieures de la tête et du corps variées de fauve, tantôt en taches latérales, tantôt en bordures parsemées de lignes et de taches foncées; les tectrices alaires, surtout celles de la partie supérieure de l’aile sont aussi variées de fauve; les stries du cou moins prononcées ; les rémiges tertiaires et les secondaires voisines bordées dans toute leur longueur d’une raie

fauve avec une ligne médiane noirâtre. Base de la mandibule inférieure grise; pattes olives; iris d’un beau jaune.

Longueur de l'aile, 223; queue, 120; bec, 53; tarse, 10%; doigt médian,

44 iillimetres.

Description d’après les oiseaux de Lima, de la collection de MM. Salvin et Godman.

« Cet œdicnème est répandu sur toute la côte péruvienne depuis Lima jusqu’à Tumbez ; je ne connais pas la limite méridionale de son habitat, je sais cependant qu'il manque complètement dans les montagnes et qu’il est réduit à une bande très étroite de la côte, Il habite les déserts sablonneux parsemés de rares buissons ou sur les collines arides. Les habitants le connaissent sous le nom d'uarekeke, pris de sa voix, et aiment à l’élever en captivité; j'en ai vu souvent des individus très apprivoisés. On enveloppe leurs longues pattes de drap rouge, et on y attache des sonnettes rondes. Ordinairement on leur donne le nom de /uancito (Petit-Jean). Notre hôtesse, à Tumbez, en a eu un, à doigts d’une patte brisés par un chien, remplacés par un bouton qui donnait à l'oiseau l’air d’un invalide, Sa tête large, les yeux blanchâtres et les pattes longues faisaient un effet comique. Par ses manières et ses mouvements il faisait l'impression d’une faiblesse sympathique semblable à la vue d’un petit enfant. Lorsqu'on voulait le saisir il se retirait dans un coin, ouvrait les ailes et tournoyait sur place exprimant l'embarras par un cri craintif. Il n’avait pas la hardiesse d’une poule ni l’importunité stupide d’un dindon. 11 se promenait dans la boutique, chassant aux blattes dont il était friand ; jamais il ne s’adressait à personne, évitant plutôt que cherchant la société humaine. La nuit il faisait quelquefois entendre un cri sonore, commençant par des notes basses et passant brusquement aux tons plus élevés, terminant par les syllabes longues et plaintives, kiou-kiou-hkiou» (STOLZMANN).

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FAMILLE GHARADRIIDÆ

1208. — Hoplopterus cayanus

Charadrius cayanus, Laru., J. O., Il, p. 749 — Burr., PL. Enl., DCCCXXXIII.

Charadrius spinosus, var. y, GM., S. N., I, p. 690 — Wen, Beitr. Natg. Brasil., IV, p. 764.

Charadrius stolatus, WaGL., Syst. Av., sp. 12.

Hoplopterus cayanus, Gr., Gen. B., IL, p. 542 — Scz. et SALV., P.Z.$5., 1866, p. 199; 1867, p. 979; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 142.

H. supra griseus, subtus albus; cervice albo circumscripto; fronte latissime, lateribus capitis, collo posteriori cum dorso anteriori, torque pectorali latissimo el scapularibus nigris; tectricibus alarum dorso concoloribus, remigibus nigris, fascia transalari alba; cauda alba nigro terminata. Rostrum nigrum; pedes flavi ; iris fusco brunnea.

g' et Q — Milieu du sommet de la tête gris foncé entouré d’une bordure ovalaire blanche; le milieu du dos, les tectrices alaires et les rémiges tertiaires d’un gris foncé, analogue à celui de la tête; les parties inférieures du corps blanches; le front jusqu’à la ligne du milieu des yeux, les côtés de la tête, la nuque avec le cou postérieur, ainsi que le devant du dos, une bande pectorale très large et les scapulaires noirs; le croupion et les suscaudales blancs. Les rémiges primaires noires, les secondaires blanches, ainsi que les grandes tectrices en entier, formant une large bande transalaire blanche; sous-alaires blanches. Queue blanche, largement terminée de noir; dans les rectrices médianes la région voisine de l'extrémité noire colorée de gris. Bec noir; pattes jaunes; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 138; queue, 57; bec, 27; tarse, 44; doigt médian, 17; ongle, 4,5 millimètres.

Ucayali inférieur, Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

1209, — V'anellus occidentalis

HARTING, P. Z. S., 1874, p. 451.

Parra chilensis, MoLiNA, Hist. Chi, p. 205.

Vanellus cayennensis, Brinces, P. Z. S., 1841, p. 94; 1843, DA:

Vanellus chilensis, YARRELL, P. Z. S., 1847, p. 81.

V. similis cayennensi, sed major; occipite subcristato; tibiæ plumis longioribus, tarsis pedibusque robustioribus ; fronte el qula nigris; stria lata a mento ad pectus nigra ducta linea alba marginata; verticis medio cinereo; cervice albida; regione parotica et colli laleribus cinereis; dorso virescenti purpureo ; tectricibus alarum exterioribus albis; primartiis nigris; spinis alarum flavicantibus; pectoris fascia lata alba; abdomine crissoque albis; cauda a basi ad medium alba, altera parte nigra, apicis margine albo. Rostro rubro, apice nigro; pedibus rubescentibus (HARTING).

g'et Q@ Ad. — Tête et cou d'un gris cendré plus foncé au sommet, à front noir longuement, ainsi que la gorge, prolongée en une bande étroite descendant tout le long du devant du cou, tout ce noir est bordé d’une ligne blanche; la poitrine occupée par une large bande noire; le dos, les scapulaires postérieures et les rémiges tertiaires sont d'un gris olive lustré de vert métallique; tandis que les scapulaires antérieures sont d'un pourpré doré tirant au violâtre, formant une grosse tache de chaque côté du dos; dos inférieur gris ardoisé; tectrices supérieures de la queue blanches; tout l'abdomen et les sous-caudales blancs. Petites tectrices alaires d'un vert olivâtre foncé métallique, tirant au saphiré sur le devant mème de l’aile et au pourpré le long de Pavant-bras; les grandes et moyennes tectrices blanches, passant au cendré sur les postérieures; rémiges noires; sousalaires blanches. Queue blanche dans les deux tiers basaux, puis noire, terminée d’une bordure blanche. Huppe cervicale composée de quelques plumules filiformes noires, dont deux sont longues de 4 à 5 centimètres, les autres beaucoup plus courtes. Bec rouge foncé, à extrémité noire; pattes rouges; iris brun foncé; épine alaire jaune.

Longueur de l'aile, 250; queue, 125; bec, 40: tarse, 70; doigt médian, 35; ongle, 6 millimètres.

Côte péruvienne (coll. RAIMONDI).

1210. — Vanellus resplendens

Charadrius resplendens, TscH., Faun. Peru., p. 295. Vanellus resplendens, ScL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 442 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 560.

V. capite, collo pectoreque griseis, quia albida; dorso scapularibusque olivaceo viridibus nitore cupreo; abdomine, fascia alari latissima tectricibusque

caudæ albis; tectricibus alarum minoribus violaceis, aut plus minus obscure viridibus splendidis; cauda alba, fascia lata subterminali nigra; remigibus nigris. Rostrum basi et pedes rubri; iris rubra.

g' et Q Ad. — La tête et le cou jusqu’au haut du dos sont d’un gris pâle, légerement rembruni au sommet de la tête, et souvent plus où moins largement blanchâtre au-dessus des yeux; les lores et la région oculaire d’un fuligineux brunâtre, beaucoup plus foncé que les parties environnantes; gorge blanchâtre; le devant du cou et la poitrine sont d’un gris cendré, gagnant d'intensité sur cette dernière, qui est séparée de la couleur de l’abdomen par une bordure foncée, plus ou moins prononcée. Le dos, les scapulaires et les rémiges tertiaires sont d’une couleur vert olive métallique, avec un reflet rouge violâtre plus ou moins fort sur la partie antérieure du premier et des scapulaires; l'abdomen, les tectrices sus et sous-caudales, une large bande transalaire composée de couvertures moyennes et des grandes et de la barbe externe des rémiges secondaires postérieures et les couvertures sous-alaires blancs. Les petites tectrices alaires sont d’un violet foncé métallique et d’une nuance semblable à celle du dos le long de l’avant-bras; sur quelques-unes la couleur violette est plus ou moins largement remplacée par une nuance vert obscur; les rémiges primaires et la partie terminale des secondaires noires, avec un faible reflet verdâtre. Queue blanche traversée d’une bande noir verdâtre plus large au milieu et s’atténuant graduellement vers les bords en laissant une bordure terminale blanche, passant au gris sur la rectrice médiane. Bordure de la paupière rouge; la moitié basale du bec et les pattes d’un rouge framboise au lait; extrémité du bec noire; iris, selon l'indication de M. Jelski, rouge dans les uns, tandis que dans les autres il est rouge framboise au lait, passant au brunâtre à l'extérieur; selon M. Tschudi, brun. Aile armée d’une courte épine mousse.

gd Longueur de l'aile, 215-223; queue, 105; bec, 33; tarse, 52-55; doigt médian, 21; ongle, 7; totale, 318 millimètres.

Les œufs ressemblent à ceux du vanneau commun d'Europe, mais ils en diffèrent essentiellement par les taches en général beaucoup plus petites, arrondies pour la plupart, isolées et mélangées avec quelques traits, zigzags et des taches irrégulières; jamais on n’en voit d'aussi grosses que chez l'oiseau cité. La couleur du fond est semblable, ocreuse, rarement verdâtre ; les taches superficielles sont également d’un brun foncé, les inférieures gris ou d’un gris violâtre. Dimensions des œufs de trois pontes : 1° 47,8-32,8; 46,2-32,7; 46,4-33,4; 48-32,4; 20 42,2-33; 42,4-34; 46-33; 47-32,5; 30 46,8- 34; 46,5-34; 48,8-33,6; 47-33,6 millimètres. ,

Junin, Tarma, Maraynioc (JELSKI).

« Commun aux environs de Junin, dans la plaine humide, dans la prairie sèche et sur les collines pierreuses, par paires isolées ou par troupes. En se posant à terre ils ont l'habitude de tenir encore pendant un certain temps les ailes déployées, puis ils les plient lentement. La voix est à deux syllabes répétées plusieurs fois de suite; ils crient presque toujours en s'envolant et courent avec vitesse.

» Plusieurs auteurs placent cet oiseau parmi les pluviers; il me paraît cependant qu'il à beaucoup plus de parenté avec les vanneaux, tant par toutes ses habitudes que par tous ses caractères. Ses couleurs, métalliques en grande partie, et leur disposition sont propres à ces derniers et non pas aux pluviers; la construction de l’aile large et tronquée au bout est celle d’un vanneau. Notre oiseau ne s’attroupe pas en bandes aussi serrées que les pluviers, et quoiqu’ils soient souvent très nombreux, ils se réunissent plutôt attirés par l'abondance de la nourriture. Le vol de l'oiseau et ses formes pendant cette fonction sont semblables à celles des vanneaux et non pas aux pluviers; ces derniers ont sous ce rapport et par leur voix plus d’analogie avec les bécasseaux qu'avec les vanneaux. La voix de notre oiseau a une grande analogie avec celle du vanneau de l’Europe, il a aussi la même habitude de voler en criant autour du chasseur, ce que je n’ai jamais remarqué chez les pluviers » (JELSKI).

« Cet oiseau paraît être répandu dans tout le Pérou septentrional au-dessus de 9,000 pieds d'altitude. Je l’ai vu à Agua-Blanca et à Hualgayoc, sur la route de Chota; à Cutervo il est assez commun. On le rencontre au bord des petits lacs ou des flaques d’eau, très souvent aussi dans les friches sèches couvertes de gazon. Il me paraît qu'il se nourrit principalement de lombrics, ce que j'ai observé sur l'individu que j'ai élevé pendant quelques jours; rivalisant sous ce rapport avec le colapte, qui habite les mêmes localités et qui cherche sa nourriture sur les mêmes friches. Les remarques de M. Jelski, sous le rapport de la place de cet oiseau dans le système, sont très justes. Le manque d’un doigt ne peut être de grande valeur, tandis qu'une suite d’autres caractères, beaucoup plus importants, se présente en opposition. C’est un vanneau vrai par son plumage, sa voix, ses habitudes et beaucoup d’autres détails. Sa facilité à s’apprivoiser est remarquable. Un jour ayant blessé à l’aile un de ces vanneaux, je lui ai pansé la plaie et plié l'aile. D'abord je l'ai attaché par une patte, puis je l’ai laissé libre. Du premier jour il s'est pris à manger. Il aimait surtout les lombrics, mais comme je n'ai pas eu le temps de les lui chercher toujours je lui ai donné de la viande de mouton hachée, ce qui paraît être funeste, car il est crevé au bout d’une semaine. Au bout de quelques jours il était apprivoisé à ce point qu'il se couchait sur moi quand je dormais. On lui a donné le nom de gliclick de limitation de sa voix.

» Ses ennemis principaux sont le Æulco femoralis et l'Urubitinga unicinetus. I niche probablement en mars et en avril. M. Jelski a trouvé un œuf à Casacancha au commencement d'octobre » (STOLZMANN).

+1211. — Squatarola helvetica

Vanellus helveticus, Briss., Orn., V, p. 103, tb. X.

Vanellus varius, griseus, squatarola, Briss., L. c., pp. 100- 103, tb. IX.

Tringa varia, grisea, squatarola, helvetica, L., S. N., I, pp. 250 et 252.

Charadrius subtridactylus, HASSELQ, Îter Palæstina.

Charadrius nævius, BESEKE, Schr. Berl. Naturf. Gesell., VII, p. 164.

Charadrius hypomelas et pardella, PazL., Reise, II, p. 699.

Vanellus melanogaster, Becast., Natg. Deutsch., IV, p. 356.

Squatarola cinerea, FLEM., Brit. Anim., p. 111.

Charadrius squatarola, Naum., Væg. Deutsch., VIT, p. 265, tb. CLXX VIT.

Squatora helvetica, Licar., Nomencl. Av., p. 95 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 142 — Tacz., P. Z.S., 1877, p. 330.

Squatarola australis et rhynchomega, BP., Compt. Rend., 1856, pp. 16 et A7.

Squatarola squatarola, Cuv., Règne Anim., 1, p. 467.

Charadrius apricarius, Wics., Amer. Orn., tb. LVIT, fig. 4.

Charadrius hypomelanus, Norpm., Demid. Voy. Russie Mér., IL, p. 235.

S. supra nigro, fusco, alboque varia, subtus nigra; fronte, lateribus colli et pectoris, crisso, tectricibus caudz inferioribus, subalaribus tibiisque albis ; remigibus nigris interne albo limbatis; rhachidibus mediana parte albis; cauda alba nigricanti transfasciata; axillares nigræ. Rostrum et pedes plumbei; iris fusco brunnea.

Fem. supra fusca stramineo qutlata; subtus albida, collo et peclore fusco striatis.

g Ad. en habit de noces. — Couvert en dessus d’un mélange de taches irrégulières noires, blanches, grises foncé et pâle, dont chaque plume du dos est foncée, traversée de quelques raies blanches et terminée par une tache de cette derniere couleur. Le front est largement blanc jusqu’à la ligne du milieu des yeux, le reste du sommet de la téte est fort maculé de taches noirâtres sur un fond blanchâtre; le cou parsemé de petites taches foncées; les côtés du visage jusqu’en arrière des oreilles, le devant des côtés du cou, le milieu de la poitrine et l'abdomen noirs; une large bande blanc pur bordant les côtés du cou et plus largement ceux de la poitrine; le bas-ventre, la jambe, les sous-alaires et les sous-caudales blancs, les latérales de ces dernières portant deux ou trois taches noires sur leur barbe externe. Rémiges noires bordées largement de blanc sur les deux tiers basaux de leur barbe interne, à baguette blanche dans sa partie médiane; plumes sous-axillaires noires. Queue blanche traversée de six raies noires, dont celles des rectrices médianes sont complètes; tandis qu’elles diminuent en nombre en s’avançant vers les rectrices latérales et disparaissent sur les barbes internes, de sorte qu’il ne reste sur la première que trois taches sur la barbe externe et deux raies sur l’interne; sus-caudales blanches, traversées de quelques raies noirâtres. Bec noir; pattes plombées; iris brun foncé presque noir.

Q Le sommet de la téte et du corps est d’un gris foncé parsemé de nombreuses taches jaune paille pâle, disposées par paires sur les bords de

chacune des plumes; ces taches sont blanchätres sur les couvertures alaires: tout le dessous est blanchâtre varié sur les côtés de la tête, le cou et la poitrine de nombreuses stries gris foncé, élargies à l’extrémité. Rémiges comme chez le mâle. Queue blanche, rayée en travers de noirâtre dans la moitié terminale; rectrice externe toute blanche; les raies claires des autres sont obliques, interrompues au milieu et pour la plupart jaune paille; les sus-caudales blanches en entier, les sous-caudales blanches, à barbe externe des latérales grise.

Le mâle et la femelle en plumage d'hiver ne différent de la femelle décrite plus haut que par le jaune des taches du dessus plus fortes, les stries du dessous plus foncées.

Les jeunes en premier plumage sont semblables aux adultes d’hiver et ne se distinguent que par les stries du dessous plus grosses, plus foncées et étendues sur le ventre, dont les plumes sont finement bordées de gris.

g' Longueur de l'aile, 197; queue, 79; bec, 33; tarse, 46; doigt médian, 27; ongle, 7 millimètres.

© Longueur de laile, 200; queue, 78; bec, 34; tarse, 47; doigt médian, 27; ongle, 6 millimètres.

Longueur totale, 275; vol, 590 millimètres.

Chimbote, Tumbez (STOLZMANN).

* 1212. — Charadrius virginicus

Borkx., Wüls. Am. O., tb. LIX, p. 5 — TscH., Faun. Peru., p. 296 — Scz. et SALV., P. Z.S., 1866, p. 567; 1869, p. 598; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 142 — Tacz., P. Z.$S., 1874, p. 559.

Charadrius virginianus, L., S. N., I, p. 253 — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., II, p. 357.

Charadrius pluvialis, PELZ., Orn. Brasil., p. 297.

Ch. supra fumato fuscus, stramineo gutlatus; subtus niger; fronte et vitta superciliari lata in latera colli et pectoris producta albis; crisso subcaudalibusque albo et nigro mirtis; subalaribus axillaribusque griseis; cauda griseo et nigricanti transfasciata. Rostrum nigricans; pedes plumbei; iris fusco

Fem. mari similis, facie albida fusco striata, quia aibida, collo et pectore griseis, abdomine medio subcaudalibusque albis.

g' Ad. — D'un gris olivâätre en dessus, d’une nuance plus foncée et noirâtre au sommet de la tête et sur la région interscapulaire, maculé partout de gouttes jaune paille pâle presque blanches sur les tectrices alaires; tout le dessous du corps et les côtés du visage noirs; le front est occupé par

une bande blanche, prolongée de chaque côté en un large sourcil, parcourant toute la longueur de la tête et descendant le long des côtés du cou et de la poitrine; le bas-ventre et les sous-caudales mélés de blanc et de noir. Les rémiges sont d’une couleur noirâtre, à un faible reflet olive verdâtre, bordées largement de blanchâtre dans la moitié basale de leur barbe interne, à tige blanche dans leur moitié terminale sans atteindre leur extrémité; les sous-alaires et les plumes sous-axillaires grises. Queue gris foncé d’une nuance analogue à celle du dos, traversée de six raies claires. Le bec est noirâtre; pattes plombées; iris brun foncé.

Q Semblable au mâle en dessus, à front, côtés de la tête et bande sourcilère blanchâtres, striés de brunâtre; milieu de la gorge blanchâtre; devant du cou, poitrine et côtés de l’abdomen gris varié de stries foncées bien prononcées, surtout sur le devant du cou et le milieu de la poitrine; le blanc occupe largement le milieu de l’abdomen, le bas-ventre et les sous-caudales, les latérales de ces dernières maculées de gris foncé.

Le jeune oïseau en premier plumage a le fond du sommet de la tête et du dos plus foncé et plus uniforme que dans les adultes à taches beaucoup plus jaunes; la couleur du cou antérieur, de la poitrine et largement sur les côtés de l'abdomen grise, variée de grosses taches blanchâtres situées par paires à l'extrémité de chacune des plumes; le milieu du ventre nuancé de grisâtre, ainsi que le bas-ventre et les sous-caudales qui sont en outre variés de quelques stries grises. La couleur des rectrices est comme dans les adultes, mais au lieu de raies transversales chacune porte une suite de six taches triangulaires jaunes disposées sur les deux bords latéraux, et une bordure terminale de la même couleur.

Les mâles adultes perdent pour la saison d'hiver le noir sur les parties inférieures du corps, et le remplacent par la coloration semblable à celle de la femelle, avec cette différence que le gris est moins étendu sur la poitrine et en conséquence le blanc est plus largement répandu sur le dessous; le front et la bande sourcilière sont d'un blanc pur, le prolongement collaire bien prononcé et varié de quelques taches foncées; le jaune des taches dorsales plus intense que dans le plumage de noces. Entre les deux robes il y a des passages aussi variés comme dans l’espèce européenne.

g Longueur de l'aile, 188-190; queue, 66; bec, 29; tarse, 39-44; doigt médian, 21; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 184; queue, 65; bec, 28; tarse, 41; doigt médian, 22; ongle, 6 millimetres.

OBSERVATIONS. — Ce pluvier est presque de la taille de la forme européenne, mais distinct par la couleur grise des couvertures sous-alaires et des plumes sous-axillaires, * dans tous les plumages. La femelle a plus de gris sur la poitrine; les jeunes en premier plumage différent aussi par la maculature blanchâtre sur les parties inférieures du corps, tandis qu'elle est jaune dans la forme européenne. De la forme asiatique (Ch. fulvus, Gm.) il diffère par une taille beaucoup plus forte et par les taches dorsales beaucoup moins grandes.

Côte péruvienne et le long des fleuves de la partie orientale des Cordillères (TSCHUDI); Nauta (BARTLETT); Chorillos (JELSKI).

1213. — Ægialitis vocifera

Charadrius vociferus, L., S. N., I, p. 253 — WiLrs., Amner. Orn., VII, p. 75, tb. LIX.

Pluvialis dominicensis, virginiana et torquata, Briss., Orn., Vérp. 168.

Charadrius torquatus, L., S. N., I, p. 255.

Charadrius jamaïcensis, Gu., L. S.N., I, p. 685.

Ægialitis vociferus, BP. — Bain, B. N. Amer., p. 692.

Ægialitis vocifera, Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 = TACZ. PIUZUS., 1879, p.244

Æ. supra fusco grisea, subtus alba; uropygio rufo, pectore nigro bitorquato ; fronte, superciliis annuloque collari albis; cauda longissima, basi rufa, versus apicem nigra albo terminata; alis nigris albo transfasciatis. Rostrum nigricans mandibula inferiori basi aurantiaca ; pedes aurantii; iris fusco brunnea.

gd et © — Le sommet de la tête et le dessus du corps sont d’un gris foncé avec un léger éclat métallique olive verdâtre; bas du dos et croupion largement roux, les sus-caudales d’un roux plus clair; tout le dessous du corps est blanc, orné de deux larges bandes noires, dont la supérieure est située au bas du cou, l’entourant complètement et s’amincissant en arrière, la seconde traversant le haut de la poitrine dans toute sa largeur; le blanc occupe aussi le front, une large bande sourcilière et forme un large anneau autour du cou situé au-dessus de l'anneau noir; le blanc du front est séparé de la couleur grise par une large bande noire, dont les extrémités sont prolongées au-dessus du sourcil. Les petites et les moyennes tectrices alaires sont de la couleur du dos, les grandes tectrices et les rémiges noirâtres, les premières terminées par une bordure blanche, formant une raie transalaire; toutes les rémiges bordées largement de blanc sur leur barbe interne, les primaires depuis la quatrième ont la barbe externe blanche dans sa partie médiane, dont la réunion forme une seconde raie oblique, sur les quatre externes il n’y a qu’une partie de la baguette qui est blanche; sousalaires blanches. Les deux rectrices médianes sont de la couleur du dos, passant au plus foncé devant l'extrémité, les suivantes sont isabelles à la base, ensuite comme les précédentes et terminées d'une tache roussâtre, les autres rousses à la base, puis noires et largement terminées de blanc ; les externes blanches plus ou moins lavées de roussâtre et rayées de noirâtre. Bec noirâtre, à base de la mandibule inférieure orangée; pattes orangées; iris brun foncé; bordure de la paupière rouge vermillon.

En plumage d'hiver ils ont toutes les plumes scapulaires et les tectrices

alaires bordées de roux plus ou moins prononcé; l'orangé des pattes moins pur.

g' Longueur totale, 248; vol, 486; aile, 156; queue, 87; bec, 22; tarse, 35; doigt médian, ?1 ; ongle, 5 millimètres.

Q Longueur totale, 265; vol, 502; aile, 165; queue, 95; bec, 23; tarse, 35; doigt médian, 21; ongle, 5 millimètres.

Pacasmayo (STOLZMANN) ; Guadalupe, Pacasmayo (JELSKI).

« Cet ægialite se tient sur les bords des petites collines arides, sablonneuses et parsemées de cailloux, où il se confond à ce point avec le terrain environnant qu'on ne l’aperçoit que lorsqu'il se remue. Quelquefois il est difficile à le distinguer à vingt pas s’il reste immobile. Sa voix est retentissante. Toujours je le voyais par paires » (STOLZMANN).

+ 1214. — Ægialitis Wilsonia

Charadrius Wilsonius, ViriL., Ence. Méth., Il, p. 337 — Baïrp, B°N..Arner.) p. 093.

Charadrius crassirostris, Spix, Av. Brasil., Il, p.77, tb. XCIV.

Hiaticula Wilsoni, GR., List. Spec. Brit. Mus.

Ægialitis Wilsonia, ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 Baez PaziS), 18717; p.380:

Æ. supra grisea pallidius subundulata; fronte subtusque alba, torque pectorali nigro; cauda grisea apice fusca, rectrice externa tota alba, secunda alba apice fusca. Rostrum crassum nigricans ; pedes flavi; iris fusco brunnea.

g' et Q — Gris en dessus, varié par de larges bordures plus pâles dans toutes les plumes, tout le dessous blanc avec un demi-collier noir au haut de la poitrine, élargi en bas sur les côtés : front blanc prolongé sur les côtés jusqu'au niveau du milieu de l'œil; le blanc du cou prolongé en arrière en un anneau plus ou moins distinct; lores gris foncés; côtés du visage d’un gris plus clair. Tectrices alaires grises foncées bordées largement de gris blanchâtre; les grandes tectrices terminées de blanc en formant une raie transalaire assez distincte; rémiges noirâtres, à baguette blanche en grande partie, la barbe externe des primaires blanche à la naissance formant un miroir bien distinct; sous-alaires blanches. La rectrice externe blanche en entier, la suivante blanche à extrémité noirâtre; les autres grises terminées de foncé; les sus-caudales latérales blanches. Bec robuste et long, noirâtre; pattes jaunes; iris brun foncé.

En plumage d'hiver le collier est gris foncé, ondulé par les bordures blanchâtres; la couleur des lores est aussi plus pâle.

G' Longueur de l'aile, 116; queue, 48; bec, 25; tarse, 27; doigt médian, 16; ongle, 4 millimètres.

Q Longueur totale, 193; vol, 380 millimètres.

« Oiseau commun dans le delta de Tumbez, se tenant par paires ou en petites troupes composées de quelques individus. Souvent on le voit à une distance considérable de l’eau, le plus souvent sur le sable, mais aussi dans l’époque de la pluie dans les plaines humides. Sa nourriture se compose principalement de petits crustacés et d'insectes; dans un exemplaire j'ai trouvé de grandes fourmis aïlées » (STOLZ- MANN).

1215. — Ægialitis collaris

Charadrius collaris, Viern., Enc. Méth., Il, p. 334.

Charadrius Azaræ, LicuT., Verz. Doubl., p. 71 — TEum., P. C., CLXXXIV — Pezz., Orn. Brasil., p. 297.

Charadrius larvatus, LEss.

Ægialitis collaris, SCL. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 199; 1873, p. 186 — Nomencl. Av. Neotr., p. 148.

Æ. minima, supra grisea, rufescente subundulata, subtus el fronte alba, lorque pectorali, vertice el loris nigris; cauda grisea apice obscuriore, tribus rectricibus lateralibus albis. Rostrum nigricans ; pedes flavi ; iris fusco brunnea.

g' et Q — Parties supérieures du corps grises, plus où moins ondulées de roussâtre au dos par les bordures des plumes, et de fauve sur les tectrices alaires, sus-caudales latérales blanches; tout le dessous est blanc, avec une bande noire au haut de la poitrine, atténuée au milieu et tombant par ses extrémités aux épaules. Le front est largement blanc, ainsi que le sourcil postoculaire ; le blanc du front est suivi par une plaque noire étendue jusqu’à la ligne du bord postérieur des yeux ou la dépassant, une couleur rousse vive s'étend derrière la plaque noire, au-dessus des sourcils et le long des côtés du cou. Rémiges noirâtres, à baguette blanche; trois rectrices latérales de chaque côté de la queue blanches en entier, les autres grises plus foncées vers l'extrémité, les submédianes terminées par une bordure blanche. Bec noirâtre; pattes jaunes; iris brun foncé.

g' Longueur de l’aile, 99; queue, 45; bec, 17; tarse, 24; doigt médian, 17; ongle, 4 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 98; queue, 45; bec, 17; tarse, 24; doigt médian, 17, ongle, 4 millimètres.

Ucayali supérieur et inférieur, Santa Cruz (BARTLETT).

:1216. — Ægialitis semipalmata

Charadrius semipalmatus, Kaup, Isis, 18925, p. 1376.

Charadrius hiaticula, OrD., Ed. Wils., VIII, p. 69.

Charadrius brevirostris, Wiep., Beitr. Natg. Brasil. — Tscn., Faun. Peru., pp. 49 et 296.

Ægialitis semipalmatus, Cas., Journ. fur Orn., 1856, p. 425.

Ægialitis semipalmata, Sci. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 560 — Sarv., P. Z. S., 1883, p. 428.

Æ. supra grisea; sublus, annulo collari, fronte, fascia et speculo alarum albis ; torque pectorali et verticali nigris; cauda grisea apice nigricanle, rectrice externa tota alba, secunda alba cum macula magna anteapicali fusca, reliquis exceptis medianis macula alba terminatis. Rostrum breve, basi auranliacum, apice nigrum ; pedes semipalmali flavi; iris fusco brunnea.

get Q@ Ad. — Le sommet de la tête et tout le dessus du corps d’un gris foncé, presque uniforme; tout le dessous blanc ainsi que le front, un large anneau collaire et un large sourcil postoculaire; une large bande pectorale noire, élargie sur les côtés de la poitrine, ensuite fort atténuée et bordant finement l’anneau collaire blanc; les lores, tectrices auriculaires et une fine bordure frontale d'un gris foncé; dans toute la largeur du sommet de la tête une bande noire, distinctement plus large que la blanche frontale. Tectrices alaires grises d’une nuance moins uniforme que celle du dos; rémiges noirâtres; les grandes tectrices bordées à l'extrémité de blanc, en formant une bande transalaire; les rémiges primaires depuis la cinquième ont sur la barbe externe une longue strie blanche, dont la réunion constitue un miroir allongé, les autres rémiges n'ont que la partie médiane de la baguette blanche; sous-alaires blanches. Queue grise, avec un faible reflet verdâtre, terminée de noirâtre; la rectrice latérale toute blanche, la deuxième largement blanche à la naissance et au bout, grise et noire au milieu; toutes les autres, excepté les deux médianes, terminées par une tache blanche. Bec jaune orangé à la naissance, noir à l'extrémité, court et assez épais; pattes à doigts distinctement plus palmés à la naissance que dans les autres espèces, jaunes; iris brun foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver diffèrent par le blanc du front moins pur et moins large, le manque complet de la bande noire verticale, la bande pectorale grise, le gris des côtés du visage moins foncé; la base du bec noirâtre; les pattes d’un jaune sale.

@ Les jeunes en premier plumage frais ont toutes les parties du sommet de la tête, du dos et des tectrices alaires finement frangées de blanchâtre;

la bande pectorale grise beaucoup moins large que celle des adultes; bordure terminale des rectrices submédianes fauve au lieu de blanche. Ce plumage en s’usant avec le temps subit de petits changements, en ce que les bordures claires sur les plumes dorsales s'amincissent graduellement et disparaissent presque à la fin, les bordures des tectrices alaires restent plus distinctes.

g' Longueur de l’aile, 120; queue, 51; bec, 15; tarse, 25; doigt médian,

Q Longueur de l'aile, 130; queue, 54; bec, 15; tarse, 24; doigt médian, 18; ongle, à millimètres.

Côte péruvienne (TSCHUDI); Chorillos (JELSKI); baie Paracas (capitaine MARKHAM).

1217. — Ægialitis nivosa

BaiRD, B. N. Amer., p. 696 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 559.

Æ. supra grisea; sublus, fronte, lateribus capitis et annulo collari alba; fascia verticali, macula auriculari et macula magna utrinque pectorali nigris ; rectricibus mediis griseis, binis utrinque lateralibus totis albis, cæteris basi albis apice griseis. Rostrum nigricans; pedes fusco flavidi; iris fusco brunnea.

g'et Q Ad. — Sommet de la tête et tout le dessus du corps gris, dont toutes les plumes sont largement terminées d'une bordure beaucoup plus claire, tirant au fauve, de sorte que toute la surface est fort ondulée; sommet de la tête à peine teint d’une faible nuance fauve roussâtre; front, côtés du visage en comprenant une large bande sourcilière, collier nucal peu large et tout le dessous blancs; une raie assez large située entre le blanc du front et le gris du vertex, une tache auriculaire et une autre tache plus grosse située de chaque côté de la poitrine noires. Les tectrices alaires sont de la couleur du dos; les bordures terminales des grandes tectrices forment une raie transalaire blanche, une partie de la barbe externe blanche dans les rémiges primaires depuis la cinquième formant une sorte de miroir, également comme dans les autres espèces une grande partie de la baguette dans les autres primaires est blanche; bord interne des rémiges largement blanc; sous-alaires blanches. Rectrices médianes gris foncé, deux latérales de chaque côté de la queue blanches en entier, la troisième blanche, à extrémité foncée, la suivante blanche à la base; tectrices caudales latérales blanches. Bec noirâtre; pattes jaunâtre sale; iris brun foncé.

Dans le plumage d'hiver les bordures des plumes des parties supérieures du corps sont moins larges, la nuance roussâtre au sommet de la tête presque nulle; point de bande noire en arrière du front; taches auriculaires et pectorales grises.

@ Le jeune oiseau en premier plumage a toutes les plumes du manteau frangées d’une bordure fauve assez large, celles des tectrices alaires les plus larges. Le reste comme dans le plumage précédent.

g Longueur de l’aile, 100; queue, 40; bec, 17-18; tarse, 25; doigt médian avec l'ongle, 19 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme analogue à l’Æ,. cantianus et distincte par la couleur du dessus de la tête et du manteau plus claire et variée de bordures pâles, tandis qu’elle est presque uniforme chez l'oiseau d'Europe ; le sommet de la tête presque concolore au dos ; le manque complet de raie noire devant l'œil; sourcil blanc plus large; bec distinctement plus épais; taille plus petite.

Chorillos (JELSKI).

1218. — Oreophilus ruficollis

Charadrius ruficollis, WAcL., Isis, 1829, p. 653 — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., UI, p. 361.

Oreophilus ruficollis, Scz. et Sazv., P. Z. S., 1867, p. 989 — Nomencl. Av. Neotr., p. 143 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 560.

O. pileo griseo; dorso rufescente, nigro striato; fronte superciliisque rufescente fulvis; quia latissime rufa; pectore griseo; abdomine isabellino area magna mediana nigra ornalo; remigibus nigris; subcaudalibus albis; cauda plumbeo cinerea, apice fulvo grisea, nigro transfasciala, rectricibus externis el subexternis basi fulvo rufis. Rostrum nigricans ; pedes flavidi ; iris brunnea.

g' et Q Ad. — Sommet de la tête gris, varié de quelques bordures roussàtres, peu distinctes et bordé des deux côtés par un trait noirâtre; nuque et derrière du cou gris; les plumes du dos et des scapulaires largement noires au milieu et largement bordées dans toute leur longueur de fauve roussâtre, ce qui forme de grosses stries noires sur un fond roussâtre; le bas du dos et les tectrices caudales d’un gris teint de roussâtre, les tectrices latérales plus rousses; le devant même du front et une large bande sourciliére fauve roussâtre; une ligne gris foncé depuis la naissance du bec, passant en travers de l'œil; région sous-oculaire fauve, l’auriculaire grise; la gorge largement rousse, d'une nuance plus pâle au milieu; le bas du devant du cou et la poitrine gris ; l'abdomen et les sous-caudales-sont d'un isabelle plus roussâtre dans la partie voisine de la poitrine; une grosse tache noire au milieu du ventre. Les tectrices alaires voisines des scapulaires sont de la couleur de ces dernières, tandis que les autres sont noirâtres bordées finement de fauve; les grandes tectrices terminées par une bordure fauve blanchâtre; rémiges noirâtres, bordées largement de blanc sur la barbe interne, à baguette comme dans les pluviers blanche en grande partie; les secondaires terminées d'une bordure blanche; sous-alaires blanches. Queue

cendré bleuâtre, à extrémité grise bordée au bout de fauve, et une bande noire intermédiaire entre les deux couleurs précédentes, peu distincte sur les deux médianes; la naissance dans l’externe et la suivante largement fauve roussâtre, moins largement sur la suivante. Bec noirâtre, à base de la mandibule inférieure brune; pattes carnées jaunâtres, à doigts noirâtres; iris noisette foncé.

g' Longueur de l'aile, 174; queue, 80; bec, 36; tarse, 51; doigt médian, 19; ongle, 3 millimètres.

« Le 6 juillet ces oiseaux ont apparu sur un monticule de Junin, en troupe d’une vingtaine et y restaient dans ce complet pendant quatre jours, puis ils y arrivaient plus rarement et en nombre de plus en plus diminué. Leur voix peut être imitée en siflant un 77777.... Le mot sourya a une certaine ressemblance à cette voix » (JELSKI).

+1219. — Aphriza virgata

Tringa virgata et T. borealis, Gm., L. S. N., 1, p. 674.

Aphriza Townsendi, Aubus., Orn. Biog., V, p.294, tb. CDXXVIIT.

Charadrius Winterfeldi, TscH., Faun. Peru, p.295,tb. XXXIV.

Aphriza virgata, GR., Gen. B., IT, tb. CXLVII — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 143.

Aphriza borealis, GR., {1. List. B. Brit. Mus., p. 22.

À. supra fusco grisea, plumis pilei lectricibusque alarum medio obscurioribus ; gula alba, collo antice pectoreque griseis fusco punctatis; abdomine subcaudalibusque albis fusco maculatis, ventre medio immaculalo; remigibus nigricantibus primariis basi albo externe marginatis ; tectricibus majoribus remigibusque secundariis apice albo limbatis; subalaribus albis, campterio albo fusco squamulato; cauda nigra basi alba et albo apice marginata.

Parties supérieures du corps d'un gris foncé, à plumes du sommet de la tête noirâtres au milieu; petites tectrices alaires noires bordées finement de gris, les autres tectrices à baguettes noires et à centre des plumes plus foncé que les bords; sus-caudales blanches; une large raie blanche variée de gris sur les côtés du front se perdant graduellement au-dessus de l'œil; côtés du visage gris tachetés de foncé; gorge blanche; le cou antérieur et le haut de la poitrine gris maculé de petites taches noires et vermiculé finement de foncé; le reste du dessous est blanc parsemé de petites taches foncées subtriangulaires sur les côtés de l'abdomen et linéaires au milieu de ce dernier et les sous-caudales; milieu du ventre largement immaculé. Rémiges noires, les primaires bordées extérieurement à la base de blanc, les secondaires et les grandes tectrices terminées par une bordure blanche

assez large, les primaires postérieures par une petite tache blanche, la barbe interne des rémiges longuement blanche dans la partie basale maculée de foncé devant l'extrémité foncée; la baguette de toutes blanche; dessous de l'aile blanc, à grandes tectrices primaires grises bordées au bout de blanc. Queue blanche à la base, puis noire, terminée d’une bordure blanche ; les rectrices médianes sans cette bordure. Bec un peu plus court que la tête, noirâtre, à mandibule inférieure jaune foncé; iris brun foncé presque noir.

Longueur de l'aile, 175; queue, 67; bec, 26; tarse, 28; doigt médian, 28 millimètres.

Description d’après un oiseau chilien dans la collection de MM. Salvin et Godman.

OBSERVATIONS. — Le dessinateur a fait sur la figure de l’ouvrage de M. Tschudi, par erreur, les pattes à cinq doigts.

Trouvé par TSCHUDI et JELSKI sur la côte péruvienne,

1220. — Strepsilas interpres

Tringa interpres et morinella, L., S. N., I, p. 248.

Arenaria cinerea, Briss., Orn., V, pp. 132 et 137.

Strepsilas interpres, ILL., Prodr., p.263 — Aupus., Biogr. Orn., IV, p.31, tb. CCCIV — Naum., Væœg. Deutschl., VIX, p. 303, tb. CLXXX — Sc. et SAzv., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 560 — Sazv., P. Z. S., 1883, p. 499.

Morinella collaris, MEvEr, Taschb. Orn. Deutsch., 11, p. 383.

Charadrius cinclus, PALL., Zoogr. Ross. As., Il, p. 148.

Strepsilas melanocephalus, Vic., Zool. Journ., 1829, p. 356.

Cinclus morinellus, GR., List Gen. B., p. 85.

Strepsilas collaris, Tscx., Faun. Peru., p. 49.

St. capite albo, striis cervicalibus, vitta transversa suboculari, macula anteoculari, mystace et torque collari postice interrupto nigris vario; dorso, scapularibus et tectricibus alarum ferrugineo rufis nigro variis ; peclore nigro ; abdomine, dorso infero, tectricibus caudæ et fascia alari albis; remigibus nigris; rectricibus albis fascia latissima anteapicali nigra. Rostrum nigrum ; pedes sordide carneï; iris fusco brunnea.

gd Ad. — Tête blanche, variée de stries noires sur la partie postérieure du sommet, d’une tache de la même couleur devant l'œil, d’une large bande verticale sous-oculaire réunie à une moustache prolongée ensuite pour atteindre un large collier, largement interrompu en arrière; le derrière du cou est d’un blanc plus ou moins maculé de noir, lavé quelquefois en partie

de roussâtre et prolongé en branches latérales descendantes sur les côtés de la poitrine qui est noire, échancré profondément de blanc sur le milieu; le dos, les scapulaires et les tectrices alaires voisines sont d’un roux ferrugineux vif, varié de noir avec un faible éclat métallique verdâtre, d’une manière peu régulière formant une grosse tache aux environs des épaules, une large raie le long des scapulaires et quelques taches au milieu du dos; le dos inférieur, les sus-caudales, le ventre et les sous-caudales blancs; le croupion noir. Tectrices du devant de l’aile et du bord noirâtres ; les grandes terminées d’une bordure blanche en formant une bande transalaire ; rémiges noirâtres, à bord interne largement blanc; la baguette blanche en partie et le bord externe depuis la cinquième dans la partie basale. Les rectrices externes blanches en entier, les autres à la naissance et à l'extrémité en laissant une large bande noire. Bec noir; pattes carné sale; iris brun foncé.

© Est semblable au mâle et n'en est distincte que par les stries du. sommet de la tête plus grosses; à bordures fauves roussâtres; le milieu du dos noir verdâtre, à plumes bordées de roux.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont toutes les plumes du sommet de la tête noirâtres, bordées largement de roussâtre; le dos avec les scapulaires noirâtre squamulé de fauve; côtés de la tête et du cou blanchâtres; tout le dessin de la tête, du cou et de la poitrine comme dans le plumage de noces, mais la couleur est brun noirâtre, plus ou moins variée par les bordures blanchâtres de toutes les plumes; tectrices alaires noirâtres bordées largement de fauve, les scapulaires et les tectrices du milieu de Paile plus ou moins colorées de ferrugineux. Le reste comme dans le plumage précédent.

@ Les jeunes en premier plumage sont semblables aux adultes d'hiver et n’en sont distincts que par les bordures des plumes du dos et des tectrices alaires plus claires, plus régulières et plus fines, les bandes foncées du cou et de la poitrine composées de taches isolées, largement séparées entre elles par la couleur blanche.

g' Longueur de l'aile, 148; queue, 63; bec, 25; tarse, 21; doigt médian, 19; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 158; queue, 60; bec, 24; tarse, 25; doigt médian, 19; ongle, 6 millimètres.

OBSERVATIONS. — Entre les plumages décrits plus haut, on trouve des passages très nombreux et très différents, Les oiseaux américains ne diffèrent en rien de ceux de l’Europe et de l’Asie.

Chorillos (JELSKI); baie Paraca (capitaine MARKHAM).

+1221. — Hæmatopus palliatus

TEmM., Man. Orn., IL, p. 252 — Aupnus., Orn. Biogr., II, p. 181, pb. COXXIII — Buru., Syst. Ueb. Th. Bras., III, p. 366 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 143 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 748 — Sarv., P.Z.$., 1883, p. 429,

Hæmatopus brasiliensis, Licar., Verz. Doubl., p. 73.

Ostralega palliata, Less., Traité Orn., p. 548.

Hæmatopus ostralegus, Wics., Amer. Orn., VII, p. 15, tb. LXIV.

Hæmatopus arcticus, Jarp., ll. Orn., tb. CXXV.

H. capite et collo toto nigris; dorso tectricibusque alarum fusco brunneis ; pectore, abdomine, speculo magno alari, lateribus uropygii, subalaribus et cauda basi albis; remigibus et cauda apice nigris. Rostrum el pedes flavi; iris aurantiaca.

get Q — La tête et tout le cou jusqu'à la poitrine sont d'un noir mat; le dos avec les petites et les moyennes tectrices alaires brun chocolat; le reste du dessous du corps, les bords latéraux du croupion largement et les sous-caudales blancs; un grand miroir alaire blanc composé des grandes tectrices et la barbe externe dans les trois avant-dernières rémiges secondaires; rémiges noirâtres, les secondaires largement blanches à la base; rectrices blanches terminées largement de noir. Bec et pattes carné jaunâtre clair; iris orangé, plus clair intérieurement, moucheté de noir sur le devant.

g' Longueur totale, 484; vol, 893; aile, 265; queue, 110; bec, 85-95; tarse, 58; doigt médian, 37; ongle, 8 millimètres.

Q Longueur totale, 446; vol, 863 millimètres.

« Peu nombreux sur la côte du Pérou septentrional; se tenant constamment au bord de la mer. Il paraît préférer les baies rocheuses, à rivages étroits, sablonneux, tandis qu'il évite les ports découverts, à plage sablonneuse vaste. A Chimbote je l’ai vu souvent courant vite sur le rivage, s’arrêtant de temps en temps pour chercher dans le sable humide les crustacés du genre Hippa. C’est un oiseau assez craintif et ne se laissant pas approcher facilement. Il s'envole en criant. Ordinairement il se tient par petites compagnies » (STOLZMANN).

Baie Paraca (capitaine MARKHAM).

1222. — Hæmatopus ater

Vieis., Gal. Ois., Il, p. 88, tb. CCXXX — Bairp, B. N. Amer., p. 700 — Scz. et SALV., Nom. Av. Neotr., p. 143 — Sazv., P. Z.S., 1883, p. 429.

Hæmatopus Townsendi, AuDuB., Orn. Biogr., V, pp. 245 et 247, tb. CDXX VII — B. Amer., V, pp. 243 et 245, tb. CCCXX V et CCCXX VI.

Ostralega atra, LESs., Traité Orn., p. 548.

H. brunneus, capite, collo toto et pectore ardesiaceis. Rostrum et pedes flavi ; iris rubra.

get Q — D'un brun chocolat foncé en général, à tête, tout le cou et la

poitrine d'un ardoisé foncé; rémiges à peine plus foncées que le reste du plumage; rectrices plus obscures à l'extrémité qu’à la base. Bec et pattes jaunes; iris rouge orangé.

g Longueur de l'aile, 292; queue, 118; bec, 81; tarse, 50; doigt médian, 40; ongle, 10 millimètres.

Chimbote (STOLZMANN); île San Lorenzo (capitaine MARKHAM).

FAMILLE SCOLOPACIDÆ

1223. — Calidris arenaria

Tringa arenaria et Charadrius calidris, L., S. N., I, pp. 251 et 255.

Calidris grisea minor, Briss., Orn., V, p. 326, tb. XX, fig. 2.

Charadrius rubidus, Gm., L. S. N., I, p. 688.

Arenaria vulgaris et À, grisea, BEcHsrT., Taschb., Il, p. 462.

Calidris arenaria, LEacH, Cat. Brit. Mus., p. 28 — Bar», B. N. Amer., p. 273 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — Bacz vB:12., S.,4874;:p: 560.

Tringa tridactyla, PALL., Zoogr. Ross. As, II, p. 198.

Calidris tringoïdes, Viel., Gal. Ois., tb. CCXXXIV.

C. supra brunnea, rufo albidoque squamulata ; uropygio tectricibusque caudæ mediis nigris, lateralibus albis; subtus alba, collo pectoreque superiori rufescentibus fusco maculatis ; alarum nigricantium fascia et speculo albis; rectricibus mediis nigricantibus rufo limbatis ; reliquis griseis, basi late albis. Veste hyemali supra pallide cinerea, subtus tota alba. Juvenis pileo dorsoque nigricans albido quitulatus. Rostrum nigrum; pedes plumbeï; iris fusco brunnea.

g'et Q Ad. — Sommet de la tête couvert de plumes d’un brun noirâtre au milieu, bordées largement de blanc ou de fauve roussâtre; nuque et cou postérieur fauve tacheté de grosses stries brunes; toutes les plumes du dos et les scapulaires noirâtres bordées largement de blanchâtre au milieu du dos et les scapulaires internes en y formant des squamules grosses et nombreuses, les scapulaires ont en outre de grosses taches rousses; le croupion et les tectrices caudales médianes noirs, les externes largement blanches; les côtés de la tête, le devant du cou, le milieu du haut de la poitrine et les côtés de toute cette dernière partie sont d’un blanc coloré plus ou moins de roussàtre et maculé de brun; le reste du dessous et les sous-alaires d’un blanc pur. Ailes noirâtres, à tectrices du milieu grisâtres bordées de gris blanchâtre, les grandes tectrices largement terminées de blanc en formant une bande transalaire; toutes les rémiges à baguette blanche ainsi que la barbe externe dans sa partie basale en commencant depuis la quatrième, formant un miroir distinct dans l'aile pliée; toutes largement bordées intérieurement de blanc. Rectrices médianes noirâtres bordées de roussâtre, les autres blanches à la naissance et grises au bout,

de sorte que les externes sont blanches dans les deux tiers de leur longueur et les submédianes n’ont de blanc qu’à la base même; toutes bordées finement de blanc. Bec noir; pattes olives; iris brun foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont tout le dessus du corps d’un gris perlé clair, presque uniforme, la baguette cependant dans toutes les plumes est ordinairement brune entourée d’une nuance un peu plus foncée que le fond général; souvent ils ont quelques plumes du plumage précédent formant quelques taches noires dispersées sans ordre; le sommet de la tête est plus ou moins strié de noirâtre; les plumes du milieu du croupion plus foncées, entourées d’une large bordure fauve; les latérales largement blanches. Le devant et le bord de l’aile est foncé comme dans le plumage de noces, tandis que les bordures des tectrices du milieu de l'aile et des grandes forment un grand espace d’un blanc grisâtre, la bande blanche transalaire plus large; les côtés de la tête et tout le dessous blanc pur; région auriculaire tachetée de foncé. Quèue plus claire que dans le plumage précédent, le blanc prolongé plus loin vers l’extrémité des barbes internes des rectrices, bordure des médianes blanche.

{j Les jeunes en premier plumage ont le milieu du sommet de la tête, le devant du dos et les scapulaires noirs, variés de blanc en forme de stries sur le premier, et de grosses gouttes sur les derniers; nuque et derrière du cou blanchätre sale; bas du dos et croupion gris traversé de fines lignes noirâtres; tectrices médianes de la queue d’un gris foncé bordées de fauve, les latérales blanches; ailes comme celles des adultes d'hiver, mais les tectrices du milieu de l’aile sont légèrement lavées de jaunâtre et traversées de lignes noirâtres; tout le dessous blanc, teint légèrement de fauve sur les côtés du cou.

Entre les trois plumages principaux décrits plus haut on trouve beaucoup de plumages transitoires.

g' Longueur de l’aile, 120; queue, 53; bec, 26; tarse, 25; doigt médian, 13; ongle; 5 millimètres.

Q Longueur de laile, 126; queue, 54; bec, 30; tarse, 27; doigt médian, 14; ongle, 5 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oiseaux américains ne présentent aucune différence avec ceux de l’ancien Continent.

Chorillos (JELSKI).

+1224. — Tringa canutus

L., S. N., I, p. 251 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 —MTACZ. CO ZNS., 1871,1p. 748.

Tringa ferruginea et T. cinerea, BRÜNN., Orn. Bor., p. 53.

Tringa nævia, T. grisea et T. islandica, Gu., L. S. N., I, pp. 681 et 682.

Tringa australis, Laru., J. O., II, p. 738.

Tringa undata, PENN., Arc. Zool.

Tringa uniformis, MÜLL., Syst. Nat. Suppl.

Tringa rufa, Wizs., Amer. Orn., VII, p. 57, tb. LVIL, fig. 5.

T. maxima; supra griseo, nigro et rufo varia; subtus lateribusque capitis rufa; crisso albido; uropygio albido fusco undulalo; rectricibus griseis albo tenuissime limbatis. Veste hyemali supra cinereo grisea, sublus alba; facie, pectore hypochondriisque fusco striatis. Rostrum et pedes nigri; iris fusco

g' Ad. en plumage de noces. — Le milieu du sommet de la tête est d’un fauve roussâtre varié de grosses stries noirâtres, derrière du cou parsemé de pareilles stries très fines; les plumes de la région interscapulaire et les scapulaires sont grises à la base, largement noires au milieu et bordées de roux ou de fauve, les plus longues des dorsales et des scapulaires ont en outre près de leur extrémité une paire de grosses taches rousses; le dos inférieur est gris plus ou moins varié de noirâtre; le croupion et les suscaudales blanchâtres, ondulés irrégulièrement de grosses raies noirâtres, quelques-unes de ces plumes sont plus ou moins colorées de roussâtre près de l’extrémité; côtés de la tête en y comprenant une bande sourcilière très large, tout le devant et les côtés du cou, la poitrine et l’abdomen sont d’un roux ferrugineux intense; bas-ventre plus ou moins blanc; sous-caudales blanches, plus ou moins colorées de roux près de l'extrémité et variées d’une tache noirâtre en forme du fer de lance voisine du bout de chacune de ces plumes. Tectrices alaires grises bordées finement de gris blanchâtre; rémiges noirâtres, à baguette blanche et une fine bordure externe blanche en commençant depuis la cinquième des primaires et sur les secondaires; sous-alaires blanches, tachetées de gris foncé le long du bord de l'aile. Rectrices d’un gris clair bordées finement de blanc. Bec et pattes noirs; iris brun foncé.

Q Semblable en tout au mâle et n’en est distincte que par le roux des parties inférieures du corps moins intense, le derrière du cou varié de stries plus grosses, sur un fond fauve grisâtre.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont le dessus du corps d'un cendré grisître clair, varié de stries noirâtres au sommet de la tête et au cou, et de baguettes noirâtres sur le devant du dos et les scapulaires; le fond de ces deux dernières parties est presque uniforme, ou dans le plumage frais ondulé de larges bordures distinctement plus pâles; bas du dos gris varié de grosses squamules noirâtres ; le croupion et les sus-caudales blanchâtres squamulés de noirâtre; tout le dessous, les côtés de la tête et un large sourcil blancs, avec des stries foncées fines sur les côtés du visage, le sourcil, le devant du cou ct la poitrine, de grosses sur les flancs; les lores traversés d'une grosse raie grise; les tectrices auriculaires grises. Tectrices alaires d'un gris foncé, bordées largement de gris blanchâtre; les rémiges et les rectrices ainsi que les sous-alaires comme dans le plumage de noces.

@) Les jeunes en premier plumage ont le sommet de la tète comme les adultes en noce, mais les bordures des plumes sont fauve grisâtre au lieu de roux; le derrière du cou blanchâtre strié de foncé; les plumes du dos et les scapulaires sont grises, bordées à l'extrémité de blanc précédé d’une squamule noirâtre; la couleur du dessous du corps et des côtés de la tête blanchâtre, plus ou moins lavé de roussâtre; le ventre et les sous-caudales blancs; les stries des côtés de la tête, du devant du cou et de la poitrine moins foncées et moins régulières que celles des adultes d'hiver. Tectrices alaires gris foncé, semblables sur le devant de l'aile à celles des adultes d'hiver, celles du milieu de l'aile variées de grosses bordures fauve clair; rémiges comme chez l'adulte, mais bordées finement de blanc à l'extrémité. Rectrices comme celles des adultes, à bordure blanche plus large précédée d'une ligne noirâtre. Bec noir verdâtre, à base surtout sur la mandibule inférieure carnée; pattes olives; iris brun foncé.

© Longueur totale, 265; vol, 520; aile, 164-167; queue, 64; bec, 34-35; tarse, 30; doigt médian, 19; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 277; vol, 523; aile, 165-170; queue, 65; bec, 37; tarse, 32; doigt médian, 20; ongle, 6 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN).

11225. — Tringa maculata

Vienx., N. D. H. N., XXXIV, p. 465 — Sc. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 199; 1867, p. 754; 1873, p. 309; 1874, p. 678 — Nomencl. Av. Neotr., p.145 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 560.

Tringa pectoralis, Say, Long's Exped., I, p. 171.

Tringa dominicensis, DEGL., Orn. Eur., 1849, II, p. 232.

Tringa fuscicollis, Tsc., Faun. Peru., p. 299.

T. media; pileo medio nigricante rufescente vario; dorso nigro, plumis plus aut minus griseo aut fulvido marginatis ; uropygio tectricibusque caudæ mediis nigris, lateralibus albis; lateribus capitis superciliisque albis fusco maculatis ; collo antico et pectore albidis fusco dense maculatis; qula, abdomine, subcaudalibusque albis ; tectricibus alarum fuscis albicante griseo limbatis ; rectricibus mediis elongatis et apice allenuatis nigricantibus, reliquis pallidioribus. Rostrum basi cornev virens, apice fusco brunneum; pedes fusco olivacei ; iris fusco

g'et Q Ad. en plumage de noces. — Milieu du sommet de la tète d’un brun noirâtre varié irrégulièrement par les bordures fauves roussitres, cou postérieur brun varié de blanchâtre en formant une couleur distinctement moins foncée que celle du sommet de la tête; le dos et les scapulaires noirs,

à bordures des plumes fauves peu régulières et pour la plupart tres fines; le croupion et les tectrices caudales médianes largement noires, les latérales blanches, à stries brun noirâtre, médianes dans les plumes; les côtés de la tête et un large sourcil blancs maculés finement de brun; une raie brunâtre en travers des lores et de l'oreille; tout le devant du cou et la poitrine couverts de plumes brun foncé, terminées chacune de blanchâtre interrompu au milieu en formant une maculature foncée tres dense sur un fond blanchâtre qui forme souvent un réseau dense sur le bas de la poitrine; le milieu de la gorge, l’abdomen et les sous-caudales blancs avec quelques stries foncées fines sur les flancs et les sous-caudales. Tectrices alaires brunes entourées d'une bordure gris blanchätre, fine sur les petites et large sur les postérieures; rémiges brun noirâtre, à baguette toute blanche dans la première, brune et seulement blanchâtre dans la partie subterminale dans les autres; sous-alaires blanches au milieu de PVaile et blanches tachetées de brun le long du bord. Les rectrices médianes aiguës à l'extrémité, d'un centimètre plus longues que les externes, sont noirâtres, les autres grises bordées d’une nuance plus claire; les submédianes plus longues que les suivantes qui sont égales et les plus courtes, l’externe un peu plus longue, mais beaucoup plus courte que les submédianes. Bec carné verdâtre à la base, noirâtre à l'extrémité; pattes olive brunâtre; iris brun noirâtre.

En plumage d'hiver frais les bordures des plumes du sommet de la tête sont plus larges et plus rousses; celles des plumes du dos et des scapulaires beaucoup plus larges, d'un gris clair et plus ou moins roussäâtres sur les dernières, de sorte que les taches médianes noires sont parfaitement isolées; le devant du cou et de la poitrine fauve blanchätre strié finement de brun; les tectrices alaires bordées plus largement et plus régulièrement de grisätre pâle; les rémiges tertiaires et les deux rectrices médianes bordées de roux autour de leurs deux barbes, les autres rectrices terminées d'une bordure blanche.

@ Les jeunes en premier plumage sont semblables aux oiseaux d'hiver et n'en sont distincts que par les bordures supérieures du corps et des tectrices alaires plus larges et plus roussâtres, le fond de la poitrine un peu plus fauve, à stries plus fines.

d' Longueur de l’aile, 143-145; queue, 63; bec, 30-31; tarse, 30; doigt médian, 22; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 123-130; queue, 57; bec, 27; tarse, 28; doigt médian, 22; ongle, 6 millimètres.

Côte péruvienne et jusqu’à 12,000 pieds d'altitude dans les montagnes (TSCHUDI); environs de Lima et du lac Junin (JELSKI); Ucayali supérieur, Xeveros, Chamicuros (BARTLETT); Paucartambo (WHITELY); Puno, Ucayali (coll. RAIMONDI).

1226. — Tringa minutilla

VieiL., Enc. Méth., p. 1089 — Scaz., Mus. P.-Bas, Scol., p. 48 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 561.

Tringa pusilla, Wics., Amer. Orn., V., p. 32, tb. LXIIT, fig. 4.

Tringa Wilsoni, BaiRp, B. N. Amer., p. 191.

Tringa nana, Burm., Ueb. Th. Bras., III, p. 379.

T. minima; pileo dorsoque plumis medio nigris griseo marginalis ; superciliis albidis; genis fusco maculalis; quia, abdomine subcaudalibusque pure albis ; collo antico pectoreque albidis fusco dense maculatis; tectricibus caudæ superioribus mediis nigris, lateralibus albis; tectricibus alarum nigricantibus griseo limbatis; rectricibus mediis nigricantibus, reliquis griseis. Rostrum gracile nigricans ; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

get © Ad. — Sommet de la tête couvert de plumes brunes noirâtres bordées finement de fauve; cou postérieur d’un fuligineux pâle, à bordures grises; dos noir, à plumes bordées irrégulièrement de gris; le milieu du croupion et les sus-caudales médianes noirs, blancs sur les côtés; front et sourcils blancs avec de petites stries brunâtres ; côtés de la tête blanchâtres parsemés de nombreuses stries brunes avec une grosse tache brune sur les tectrices auriculaires; la gorge, l’abdomen et les sous-caudales blancs; le devant du cou et la poitrine blanchâtres, variés de nombreuses stries brunes foncées de plus en plus grosses vers le bas. Tectrices alaires noirâtres bordées de gris, les grandes terminées par une bordure blanche très fine; rémiges noirâtres, à baguettes en grande partie blanches; sous-alaires blanches au milieu de l'aile et d’un gris foncé le long du bord. Les deux rectrices médianes plus longues que les autres, noires en entier, les autres grises, l’externe dépassant distinctement les suivantes. Bec mince noirâtre ; pattes olives; iris brun foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver diffèrent par les bordures beaucoup plus larges et plus régulières, fauves au sommet de la tête, d'un gris clair au dos, d’un gris blanchâtre sur les tectrices alaires; les stries foncées du devant du cou et les taches de la poitrine plus petites; les bordures terminales blanches des grandes tectrices larges; les rectrices bordées d’un liséré blanc.

{5 Les jeunes en premier plumage sont semblables aux adultes d'hiver et n’en différent que par les bordures des plumes dorsales et des scapulaires moins larges, plus roussätres et plus nettement prononcées, les bordures des plumes des côtés du dos et des scapulaires latérales plus où moins blanches ; le devant du cou et de la poitrine teint légèrement de grisâtre et

varié de stries brunes très petites et peu nombreuses; les bordures des tectrices alaires roussâtres et larges sur le milieu de l'aile, rémiges tertiaires bordées largement de cette dernière couleur; les bordures des rectrices médianes fauves.

g' Longueur de l'aile, 86; queue, 39; bec, 19; tarse, 19; doigt médian, 16; ongle, 5 millimètres.

Q Longueur totale, 152; vol, 293; aile, 91; queue, 41; bec, 21; tarse, 19; doigt médian, 16; ongle, à millimètres.

Chorillos (JELSKI) ; Tumbez et Santa Lucia (STOLZMANN).

41227. — Tringa Bairdi

ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145.

Actinodromus Bairdi, CouEs, Proc. Acad. Philad., 1861, p.194.

T. minor : pileo nigro fulvo vario; collo postico fulvo, brunneo striato; interscapulio uropygioque medio nigris, plumis tenuissime fulvo limbatis; superciliis latissimis albidis a rostro ad nucham protractis; striga transoculari brunnea; qula cum collo antico supero abdomineque medio latissime albis; lateribus colli tenuissime fusco strialis; peclore fulvo albido striis dilatatis brunneis; lateribus uropygii et tectricibus caudæ laleralibus albis; tectricibus alarum fuscis albicante limbatis; rectricibus mediis fuscis, reliquis pallidis albo limbalis. Rostrum nigrum; pedes nigricantes.

g' et Q Ad. en plumage parfait. — Sommet de la tête brun noirâtre varié de blanchâtre; cou postérieur fauve pâle strié de brun; le dos et le milieu du croupion noirâtres, à plumes bordées finement de blanchâtre ou de fauve; les tectrices supérieures de la queue médianes noires, les latérales blanches tachetées de noirâtre; bande sourcilière blanchâtre très large commençant à la naissance du bec et prolongée sur les côtés de la nuque; une raie transoculaire brune; le blanc pur occupe la gorge avec le haut du devant du cou et tout l'abdomen; le reste du cou antérieur et les côtés sont d’un blanc légèrement isabelle tacheté de petites stries brunes, le fond de la poitrine est de la même nuance avec de grosses taches subtriangulaires brunes. Tectrices alaires brunes bordées de blanchâtre; rémiges brunes, à baguette blanche et bordées finement de blanchâtre, les secondaires avec une bordure blanche à l'extrémité; les sous-alaires blanches avec des taches brunes le long du bord de l’aile, les grandes grises bordées de blanc. Les rectrices médianes larges subarrondies à l'extrémité, plus longues que les externes de ? millimètres, noirâtres bordées de blanc; les autres d’un gris pâle avec une fine bordure blanche; les latérales égales aux submédianes, les trois autres égales entre elles et un peu plus courtes que les précédentes. Bec noir; tarse noirâtre.

Les oiseaux en plumage d'hiver se distinguent des précédents par les bordures larges sur toutes les parties supérieures du corps, d’un isabelle grisâtre au sommet de la tète et du dos et d’un isabelle roussâtre au cou postérieur, formant un fond clair varié de nombreuses grosses stries brunes sur le premier, de petites stries au cou, de grosses taches noires sur la région interscapulaire et les scapulaires, et petites foncées sur le devant du dos; le devant du cou et la poitrine sont d’un isabelle grisâtre avec des stries brunes petites, plus grosses sur les côtés de la poitrine, côtés de l'abdomen antérieur lavés d’isabelle; le milieu du croupion et les tectrices médianes de la queue brun noirâtre, à toutes plumes entourées d’une fine bordure fauve; les tectrices latérales sont grises bordées de blanchâtre lavé d’isabelle; sous-caudales blanc pur; bande sourcilière isabelle variée de petites stries brunes; bordures aux tectrices alaires plus larges et plus régulières.

Longueur de l'aile, 125-130 ; queue, 50-52; bec, 23-24; tarse, 20-23; doigt médian, 16; ongle, 4 millimètres.

OBSERVATIONS. — Outre. la différence dans les détails de la coloration et de la proportion des rectrices cet oiseau se distingue de la 7. fuscicollis par les narines beaucoup plus rapprochées des plumules frontales (1 millimètre, tandis qu’elles sont éloignées de 2 millimètres chez l'oiseau cité) et le bec plus atténué au milieu.

Description faite d'après les oiseaux du Pérou septentrional et méridional de la collection de MM. Salvin et Godman et de celle du Musée de Varsovie.

Vallée de Tambo (WHITELY); Xeveros (BARTLETT); Chorillos (JELSKI).

1228. — Tringa fuscicollis

Vreiz., Encycl. Méth., p. 1088 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 145.

Tringa cinclus, var., Say, Long's Exp., 1893.

Pelidna Schinzi, BP., Compt. Rend., 1856, p. 596.

Tringa Bonapartei, SCHLEG., Mus. P.-Bas., Scol., p.42 — Tacz., PNZNSTASTA p.500.

Heteropygia Bonapartei, ELLIOT — CouEs, Proc. Ac. Philad., 1861, p. 194.

T. minor : supra rufescens fusco maculata, nucha cum collo postico albidioribus; sublus alba collo antico pecloreque isabellino tinctis et fusco maculatis, laleribus capitis et superciliis albidis fusco striatis; uropygio fusco plumis griseo marginatis; tectricibus caudæ superioribus albis minime fusco variis ; alis brunneis lectricibus pallide limbatis; rectricibus mediis fuscis, reliquis griseis albo limbalis. Rostrum nigrum; pedes nigricantes; iris fusco brunnea.

get Q Ad. en noces. — Le sommet de la tête et tout le dos avec les

scapulaires sont d’une couleur roussâtre claire, passant en une nuance plus intense sur le milieu de la région interscapulaire, tirant au grisâtre sur les scapulaires postérieures et au blanchâtre sur la nuque et le cou, le tout varié de nombreuses taches brun noirâtre assez grosses et peu oblongues au sommet de la tête, plus petites sur la nuque et le cou, grosses au dos; les côtés de la tête avec un large sourcil et les côtés du cou blanchâtres striés finement de brun; une bande transoculaire fauve brunâtre; croupion brun noirâtre, à plumes bordées finement de fauve; sus-caudales blanches, les latérales avec une grosse tache centrale brune, les deux médianes postérieures souvent foncées en entier; tout le dessous du corps blanc, coloré très légèrement d’isabelle sur la poitrine, parsemé de nombreuses taches subarrondies au cou antérieur et la poitrine, de stries peu nombreuses sur les flancs, et de stries très fines et courtes sur les sous-caudales. Ailes brunes, à tectrices bordées largement d’une nuance pâle, les grandes terminées par une bordure blanche; la première rémige primaire à baguette blanche, dans les autres elle est longuement blanche au milieu des pennes; toutes bordées d’un fin liséré blanchâtre, plus large et pur dans les secondaires, prolongé en une bordure large à l'extrémité des pennes; sousalaires blanches, parsemées de taches brunes le long du bord de l'aile. Rectrices médianes peu atténuées et subarrondies à l'extrémité brun noirâtre, dépassant de cinq millimètres les externes qui sont plus courtes que les submédianes, la troisième la plus courte; toutes ces dernières d'un gris pâle bordé de blanchâtre. Bec noir; pattes noirâtres; iris brun foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont toutes les parties supérieures du corps gris foncé, parsemé de taches noirâtres au sommet de la tête, très petites et peu prononcées au cou postérieur, grosses et plus ou moins nombreuses sur le dos et les scapulaires; croupion un peu plus foncé que le fond du dos; bande transoculaire large et de la couleur semblable à celle du fond du dos; bas des joues blanc peu strié de foncé; la gorge, tout l'abdomen ct les sous-caudales blancs ; le devant du cou et la poitrine d’un gris beaucoup plus pâle que celui du dos, à stries plus foncées petites pour la plupart; flancs du devant de l’abdomen teintés de gris; sus-caudales comme dans le plumage précédent; ailes et queue comme en noces, mais les bordures des tectrices alaires du milieu de Paile sont plus blanchâtres.

Longueur de l'aile, 116-124; queue, 49-53; bec, 27-29; tarse, 23; doigt médian, 16; ongle, 3 millimètres,

Description d’après les oiseaux péruviens et de Cayenne du Musée de Varsovie, du Brésil et du Panama du musée Berlepsch.

Chorillos (JELSKI).

1229. — Ereunetes petrificatus

ILL., Prodr. Syst., p. 262 — BaïrD, B. N. Amer., p. 724 — SaLv., PZ-S:, 1883, p: 429.

Tringa pusilla, L., S. N., I.

Tringa semipalmata, Wizs., Am. Orn., VII, p. 131, tb. LXIII, fig. 4.

Tringa brevirostris, Spix, Av. Bras., Il, p. 76, tb. XCIII.

Hemipalama minor, LEMBYE, Av. Cuba, p. 97, tb. XIII.

Ereunetes semipalmata, E. Mauri, BP., Compt. Rend., 1856, p. 296.

E. pileo el dorso plumis medio nigris griseo marginatis ; superciliis albidis ; genis albis fusco maculatis; subtus lotus albus, pectore striis fuscis minimis vario; teclricibus alarum fuscis griseo lale limbatis; rectricibus mediis nigricantibus reliquis pallide griseis; tectricibus caudæ mediis nigris, lateralibus albis. Rostrum crassum nigricans; pedes semipalmati olivacei; iris fusco brunnea.

g'et Q Ad. — Sommet de la tête et dos couverts de plumes noires bordées plus où moins de gris, dans le plumage usé beaucoup de ces bordures disparaissent en entier à l'extrémité des plumes et le noir devient plus dominant; les taches centrales brunes sont petites au cou postérieur, les bordures grises larges; le croupion et les sus-caudales noirs sur le milieu et blancs sur les côtés; une large bande sourcilière blanchâtre dans toute la longueur de la tête, très peu et indistinctement striée de noirâtre derrière l'œil; côtés de la tête blanchâtres*striés finement de brun; la gorge, l'abdomen et les sous-caudales d’un blanc pur, poitrine d’un blanc sale varié de stries brunes fines et peu nombreuses; des stries brunes sur les côtés de l'abdomen, disparaissant presque entièrement sur les côtés du bas-ventre. Tectrices alaires noirâtres bordées de gris clair; les grandes terminées par une bordure blanche; rémiges noirâtres, à baguettes en grande partie blanches; sous-alaires blanches variées de grosses stries gris brunâtres le long du bord de l'aile. Rectrices médianes plus longues que les autres, noires, bordées de gris, les autres d'un gris clair. Bec noirâtre, assez épais, un peu plus long que la tête; pattes d’un gris olive, à doigts palmés à la base, la membrane externe beaucoup plus longue que linterne ; iris brun noirâtre.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont tout le dessus du corps et des ailes d’un gris clair presque uniforme, les plumes du sommet de la tête ayant le disque un peu plus foncé que les bordures, les scapulaires et les tectrices alaires bordées d’un liséré blanchâtre très fin, mais nettement prononcé;

les baguettes des plumes dorsales, des scapulaires et des tectrices alaires noirâtres; sourcil aussi bien marqué que le plumage précédent; tout le dessous du corps blanc pur sans aucune maculature, quelques-uns ont seulement quelques stries grises peu prononcées sur les côtés de la poitrine.

@ Les jeunes en premier plumage ont les plumes du sommet de la tête noirâtres au milieu entourées d'une bordure fauve grisâtre clair comprenant le bord postérieur ou non; cou postérieur gris à peine marqué de taches un peu plus foncées ; plumes du dos, des scapulaires et des tectrices alaires brun noirâtre au milieu, entourées d’une bordure régulière gris blanchâtre, ordinairement distinctement plus larges sur les scapulaires qu'au dos, plus larges et moins nettement séparées de la couleur centrale sur les tectrices alaires, ces dernières ordinairement plus blanchâtres; grandes tectrices alaires terminées par une large bordure blanche; le sourcil, le croupion et les sus-caudales comme celles des adultes; tout le dessous blanc pur, à région jugulaire teintée légèrement de grisâtre.

g Longueur de l'aile, 97-100; queue, 43; bec, 22; tarse, 22; doigt median, 16; ongle, 3 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 100; queue, 40; bec, 22; tarse, 22; doigt médian,

Description prise des oiseaux de Cayenne recueillis par M. Jelski. Baïe Paraca (capitaine MARKHAM).

+1230. — Micropalama himantopus

Tringa himantopus, Br., Ann. Lyc. New York, 1826, IT, p. 157.

Tringa Douglasi, Sws., Faun. Amer. Bor., I, p.379, tb. LXVI.

Tringa Auduboni, Nurr, Man. Orn., I, p. 140.

Hemipalama himantopus, Br., Compt. Rend., 1856, p. 596 — Tacz , P. Z.S., 1874; p. 561. |

Micropalama himantopus, Bain, B. N. Amer., p. 726 — ScL. et SALv., P. Z. S., 1866, p.199 ; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 145.

Hemipalama multistriata, GRr., Gen. B., IT, p. 578, tb. CLVI, fig. 2.

M. supra einereo grisea pallida; sublus alba; collo antice pectoreque fusco striatis, abdomine subsquamulato; uropygio albo fusco maculalo; superciliis genisque albis fusco strialis ; tectricibus alarum fuscis albicante griseo limbatis ; remigibus nigris ; cauda bifurcata griseo cinerea, rectricibus basi albis alboque lenuissime limbalis. Rostrum nigrum ; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

g' et Q@ en habit d'hiver. — D'un gris cendré clair, varié de taches noires, petites au sommet de la tête et de quelques grosses au dos et les scapulaires; sourcil blanc légèrement tacheté de gris dans toute la longueur de la tête depuis la naissance du bec; joue, cou et poitrine blancs striés de noirâtre; l’abdomen et les sous-caudales blancs variés de grosses squamules irrégulières foncées, peu nombreuses; quelquefois nulles sur le premier; le croupion et les sus-caudales également blancs, à squamules foncées plus nombreuses. Tectrices alaires noirâtres au milieu, bordées finement de gris blanchâtre sur le devant de l’aile et plus largement de gris sur le milieu, les grandes finement de blanc; rémiges noires, à baguette de la première blanche, et brune dans les autres; sous-alaires blanches au milieu de l'aile et foncées, à bordures blanches le long du bord. Queue bifurquée, à rectrices médianes de la couleur du dos, bordées finement de blanc, les autres blanches à la base, grises au bout et sur la barbe externe. Bec noir; pattes olives; iris brun foncé.

' Longueur de l’aile, 130; queue, 51; bec, 40; tarse, 39; doigt médian, 20; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 137; queue, 57; bec, 45; tarse, 43; doigt médian, 20; ongle, 7 millimètres.

Nauta (BARTLETT); Chorillos (JELSKI).

1281. — Symphemia semipalmata

Scolopax semipalmatus, GM., L. S. N., I, p. 659 — Wrrs., Amer "Orn.S NA, (p.27, tb. EVI.

Totanus crassirostris, Vieiz., ÆEnc. Méth., p. 1101.

Symphemia atlantica, RarIN, Journ. Phys., 1819, p. 417.

Glottis semipalmata, Nizs., Orn. Suec., IL, p. 55.

Totanus semipalmatus, TEMm., Man. Orn.

Totanus speculigerus, PucHEer., Rev. Magaz. Zool., 1851, p. 369.

Symphemia semipalmata, HarTz., Rev. Zool., 1845, p. 342 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — Tacz., P. Z.S., 1877, p. 748.

S. supra grisea nigro fulvoque maculala ; sublus alba, genis, collo pectoreque ‘usco maculatis; hypochondriis fusco fasciatis et fulvo lavatis; remigibus nigricantibus ; speculo alari magno albo; cauda grisea rectricibus lateralibus el tectricibus supracaudalibus albis. Veste hyemali dorso griseo unicolori. Rostrum nigricans; pedes plumbeï ; iris fusco brunnea.

get Q — Dessus du corps gris, à sommet de la tête noir strié de fauve grisâtre; derrière du cou strié légèrement de brun, dos maculé de nombreuses taches noires sur la région interscapulaire, de bandes transversales et de taches fauves grisâtres en arrière et sur les rémiges tertiaires; une large raie sourcilière blanche depuis la naissance du bec jusqu’à la moitié de l'œil; les côtés de la tête et toutes les parties inférieures du corps blancs variés de nombreuses stries sur les joues, des stries pareilles sur le haut du devant et les côtés de la gorge, passant en taches subarrondies sur le bas de cette partie, en squamules sur la poitrine, et en raies transversales sur les côtés de l’abdomen, ces derniers lavés d’une nuance fauve, moins intense sur les côtés de la poitrine; la gorge et le milieu de l'abdomen restent immaculés; quelques raies foncées sur les sous-caudales; les tectrices supérieures de la queue blanc pur. Tectrices alaires grises variées de noirâtre et de fauve dans leur partie voisine des scapulaires, les grandes largement terminées de blanc; rémiges primaires noires, à base largement blanche formant un grand miroir, les secondaires toutes blanches; sousalaires noirâtres avec une grande tache blanche au milieu de Paile. Les rectrices médianes et les submédianes grises, les autres blanches teintes et tachetées de gris à l'extrémité. Bec robuste, gris à la base et noir à l’extrémité; pattes plombées; iris brun foncé presque noir.

En plumage d'hiver tout le dessus est gris unicolore; tout le dessous blanc, les côtés de la tête et du cou, le devant du cou et la poitrine plus ou moins lavés de grisâtre et variés d’une manière peu prononcée de quelques stries foncées très petites; sous-caudales blanc pur ou légèrement vermiculé de gris; la bande sourcilière distincte comme dans le plumage de noces; sus-caudales blanc pur ou variées de gris; ailes et queue comme dans le plumage précédent; les tectrices alaires sans taches noires.

g' Longueur totale, 374; vol, 675; aile, 200; queue, 75; bec, 65; tarse, 58; doigt médian, 32; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 379-382; vol, 674-696; aile, 212; queue, 80; bec, 66; tarse, 60; doigt médian, 37; ongle, 6 millimètres.

Tumbez (STOLZMANN).

+1232. — Totanus melanoleucus

Scolopax melanoleuca, LaTH., J. O., p. — Gm., L. S. N., I, p. 659.

Scolopax vociferus, Wizs., Amer. Orn., VII, p. 57, tb. LVII, fig. 5.

Totanus melanoleucus, VieiL., Enc. Méth., p. 1098 — Tscx., Faun. Peru., p. 52 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 560.

Totanus sasashuo, VieiL., ÆEnc. Méth., p. 1104.

Totanus maculatus, Wiep., Beitr. Natg. Brasil., IV, p. 727. Gambetta melanoleuca, SCL. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 145.

T. supra fusco griseus, nigro albidoque maculalus, dorso inferiore et uropygio albido squamulalis, uropygio postice el tectricibus caudæ albis, fusco variis; capile el sublus albus, fusco strialus, qula el abdomine medio immaculatis; remigibus plumbeo nigricantibus, subalaribus albis fusco maculalis ; rectricibus albis fusco transfascialis, mediis apice latissime griseis. Rostrum nigrum ; pedes flavido olivacei; iris fusco brunnea.

g'et Q en habit de noces. — Le dos et les scapulaires d’un gris foncé varié de grosses taches noirâtres et d’autres blanchâtres, beaucoup plus petites, subtriangulaires, disposées par paires sur les bords des plumes, et des bordures terminales ; le dos inférieur et le devant du croupion finement squamulé de blanchätre; la partie postérieure du croupion et les tectrices caudales blanches variées de quelques raies foncées; la tête, le cou et tout le dessous du corps est blanc, varié de stries noirâtres très larges au sommet de la tête en laissant entre elles des stries blanches beaucoup plus fines; les stries du front et des côtés de la tête petites, de plus en plus longues sur le cou, plus grosses sur la poitrine, plus courtes et plus rares sur le milieu du devant de l'abdomen, des raies sur les flancs; la gorge, le milieu du ventre, la région anale et les sous-caudales médiaires restent immaculés; les tectrices latérales rayées de noirâtre. Tectrices alaires également variées comme le dos, à taches noires moins prononcées; rémiges noir bleuâtre, les secondaires plus pâles, à barbe interne largement bordée de blanc rayé de foncé; sous-alaires blanches maculées de foncé. Queue blanche traversée d’une douzaine de raies foncées,'les rectrices médianes grises, à raies interrompues au milieu, les submédianes grises dans la moitié terminale, les suivantes plus ou moins teintes de gris près de l’extrémité. Bec noir; pattes olives jaunâtres; iris brun foncé.

En plumage d'hiver les plumes du dos sont d'un gris foncé sans taches, tectrices alaires comme dans le plumage précédent, mais à taches moins grandes et plus ou moins teintes de grisâtre; abdomen non strié au milieu.

g Longueur de l'aile, 200; queue, 80; bec, 61; tarse, 65; doigt médian, 33; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 200; queue, 85; bec, 64; tarse, 65; doigt médian, 33; ongle, 6 millimètres.

Environs de Callao (JELSKI); Puno (coll. RAIMONDI).

+1233. — Totanus flavipes

Scolopax flavipes, Gm., L. S. N., I, p. 659 — ViLs., Amer. Orn., VIL, p. 55, tb. LVIII.

Totanus leucopyga, ILL., Mus. Berolin.

Totanus flavipes, Vieiz., Enc. Méth., p. 1106 — Tscx., Faun. Peru.,.p. 04: —"Tacz;, P. 7.5. 1874, p.060!

Totanus natator et T. fuscocapillus, Vie, Enc. Méth., p. 1099.

Gambetta flavipes, Br., Compt. Rend., 1856, p. 597 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — P.Z.S., 1873, p. 310.

T. supra fusco griseus, nigro et albo maculatus, dorso inferiore albo squamulato; uropygio lectricibusque caudæ superioribus albis, fuseo transfasciatis ; subtus albus, genis colloque fusco striatis, pectore dense maculis transversalibus vario, hypochondriis transfasciatis; qula, abdomine medio crissoque immaculatis ; remigibus nigris, subalaribus albis, fusco maculalis; cauda alba fusco transfasciata. Rostrum nigrum; pedes sordide flavi; iris fusco brunnea.

g' et Q en plumage de noces.— Sommet de la tête gris foncé strié finement de gris blanchâtre; le dos gris foncé parsemé de grosses taches irrégulières noires, disposées sans ordre et de petites blanchâtres; le dos inférieur finement squamulé de blanc; le croupion et les sus-caudales blancs, rayés en travers de foncé; les côtés de la tête et tout le dessous blancs, à stries noirâtres petites sur les premiers, de plus en plus grosses et nombreuses sur le cou, et transformées en raies transversales ondulées, grosses sur la poitrine; les flancs de l'abdomen rayés de noirâtre; le milieu même de la gorge, le milieu de l'abdomen et la région anale immaculés; les souscaudales latérales également rayées. Tectrices alaires de la couleur analogue à celle du dos, rayées irrégulièrement de gris et parsemées de quelques taches blanches, celles du devant de l'aile entourées seulement d’une bordure blanchâtre très fine; rémiges primaires noirâtres; les secondaires grises bordées finement de blanchâtre ; sous-alaires blanches maculées de foncé. Queue blanche rayée en travers d’une douzaine de larges bandes foncées; les rectrices médianes grises au lieu de blanches, les externes sans raies sur leur barbe interne. Bec noir; pattes d’un jaunâtre sale; iris brun foncé.

En plumage frais, au printemps, les stries blanches au sommet de la tête beaucoup plus grosses; les taches noires dorsales plus nombreuses, mais beaucoup moins grosses sur un fond plus clair que le précédent, au contraire les blanches sont plus grandes; les tectrices alaires rayées de blanchâtre d’une manière plus régulière; les stries du cou plus fines, les taches

de la poitrine moins grosses, de sorte que le blanc y prédomine; rémiges secondaires plus largement bordées de blanc.

En plumage d'hiver le dos est gris uniforme, beaucoup plus clair; il est cependant rare de trouver des individus sans mélange plus ou moins nombreux de plumes des habits précédents.

Q Longueur de l'aile, 160-165; queue, 65; bec, 40; tarse, 51; doigt mé-

dian, 16; ongle, 5» millimètres.

Région boisée chaude, jusqu’à 6,000 pieds d'altitude (TscHUDI) ; Chorillos, Junin (JELSKI) ; Chamicuros (BARTLETT).

11234. — Totanus solitarius

Tringa ochropus, «, LATH., J. O.

Tringa solitaria, WiLs., Amer. Orn., VII, p. 53, tb. LVIIT.

Totanus solitarius, Aupus., B. Amer., V, p. 309, tb. CCCXLIII = ISCL EL OALY., P.2.9., 1807, p. 979: 1873; p. 309:

Totanus chloropygius, VieiL., Enc. Méth., p. 1104 — Avpus., Orn. Biogr., I, p. 576, tb. CCLXXXIX — TscH., Faun. Peru., p.51 = CTACZ UP. Z. 15, 1874, p.560.

Totanus punctatus, Vill., Enc. Méth., p. 1104.

Totanus guttatus, ILL., Mus. Berol.

Totanus macropterus, SPix, Av. Brasil., Il, p. 76, tb. XCII.

Totanus caligatus, LicaT., Verz. Doubl., p. 74.

Rhyacophilus solitarius, Bairp, B. N. Amer., p. 733 — Sc. et SALv., P. Z.S., 1866, p. 499 — Nomencl. Av. Neotr., p. 146.

T. supra fuscus, albo plus aut minus maculalus, uropygio albo squamulato, tectricibus caudæ lateralibus albis fusco transfascialis; subltus albus, facie, collo et pectore fusco striatis; remigibus nigris; cauda alba, nigro transfasciata, rectricibus mediis fuscis, maculis lateralibus albis notatis; subalaribus albis dense fusco maculatis. Rostrum nigrum; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

g' et Q en plumage de noces frais. — Ont le sommet de la tête et le cou postérieur noirâtres variés de grosses stries blanches; dos olivâtre foncé parsemé de nombreuses taches subtriangulaires blanches; croupion squamulé de blanc, tectrices caudales latérales blanches traversées de grosses raies noirâtres; les côtés de la tête et tout le dessous blanc strié de foncé sur les premiers, et sur tout le devant du cou, et varié de grosses taches transversales sur les côtés de la poitrine; les flancs de l'abdomen

rayés de foncé, quelques raies pareilles sur les sous-caudales, surtout sur les latérales et les plus longues. Tectrices alaires de la même couleur et également variées de blanc, excepté celles du devant et du bord de l'aile qui sont plus noirâtres et sans taches; rémiges primaires noires, les secondaires de la couleur du dos; sous-alaires blanches avec de nombreuses taches foncées. Queue blanche traversée de cinq raies noires; les médianes olive noirâtre avec une série de taches triangulaires blanches sur chacun des bords. Bec noirâtre; pattes olives; iris brun foncé.

Dans le plumage usé les stries blanches du sommet de la tête et les taches du manteau deviennent plus petites et moins nombreuses, le fond du dos prend un lustre métallique verdâtre, et les squamules blanches disparaissent du croupion.

@ Les jeunes en premier plumage ont le fond des parties supérieures du corps tirant un peu au brunâtre; les stries blanchâtres au sommet de la tête très petites et rares, dos varié de petites taches fauves blanchâtres plus ou moins entourées d’une bordure noire; le dessous du corps blanc; le devant du cou et la poitrine au lieu des stries est largement teint de gris foncé légèrement ondulé de fauve, tandis que le milieu même de ces parties est traversé dans toute sa longueur d’une raie blanche assez large; les côtés du visage variés irrégulièrement de foncé.

G Longueur de l'aile, 135; queue, 52; bec, 32; tarse, 30; doigt médian, 24; ongle, 4 millimètres.

Q Longueur totale, 226; vol, 435; aile, 138-140; queue, 58; bec, 34 ; tarse, 32; doigt médian, 23; ongle, 3 millimètres.

Région boisée chaude jusqu'à 6,000 pieds d'altitude (TscHUDI); Nauta, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Chorillos (JELSKI); Tumbez (STOLZMANN).

M. Jelski n’a vu ce chevalier que sur les petites mares, formées au fond de la forêt par les pluies de la saison humide. En mars il est très gras. Ordinairement on le rencontre solitaire.

+1235. — Actitis macularius

Tringa macularia, L., S.N., 1, p. 249 — Wirs., Amer. Orn., VII, p. 60, tb. XLIX.

Turdus aquaticus, Briss., Orn., V, p. 255.

Totanus macularius, TEemM., Man. Orn., I, p. 656.

Actitis macularius, Botré, Isis, 1826, p. 979 — Naum., Væg. Deutschl., VIII, p. 34, tb. CXLV.

Actitis macularia, TscH., Fœun. Peru., p.51 — Tacz., P. Z.S., 1877, p. 330.

Tringoïdes macularius, ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 146 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 49.

A. supra griseus, viridi micans, dorso nigricante maculato; subtus totus albus nigro plus aut minus quittalus; remigibus nigricantibus, secundariis albo terminatis ; cauda dorso concolore, rectricibus externis et subexternis albo fascialis et terminatis; subalaribus albis fusco variis. Rostri nigricantis mandibula inferior pallida; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

g' et Q@ Ad. - Toutes les parties supérieures du corps sont d’un gris foncé avec un éclat verdâtre métallique assez fort; dos varié de stries noirâtres transversales en forme de fer de flèche; disposées sur toute la surface dans des intervalles assez éloignés; tectrices alaires également colorées; un sourcil blanc au-dessus de lPœæil; tout le dessous blanc maculé partout de taches noirâtres subarrondies. Rémiges noirâtres, les secondaires de la couleur du dos, à base blanche ct terminées d’une bordure pareille. Queue de la couleur du dos, à rectrice externe rayée en travers et terminée de blanc, la suivante et la troisième terminées aussi d’une grande tache blanche. Bec noirâtre, à mandibule inférieure carnée jusque près de l’extrémité; pattes olives; iris brun foncé.

Les jeunes en premier plumage ont le dos varié de bordures un peu plus foncées autour des plumes, peu distinctes, ces bordures sont plus larges et plus prononcées sur les scapulaires, relevées par un liséré plus clair; les tectrices alaires concolores au dos et rayées en travers de fauve et de noirâtre; le croupion et les tectrices caudales ondulés légèrement de fauve et de foncé; sourcil blanchâtre sale; tout le dessous blanc, teint de gris sur les côtés du cou et de la poitrine; rectrices médianes terminées d'une bordure fauve.

Œ Longueur totale, 196; vol, 324; aile, 100; queue, 50; bec, 27; tarse, 24; doigt médian, 17; ongle, 4 millimètres.

© Longueur totale, 203; vol, 350; aile, 110; queue, 50; bec, 26; tarse, 25; doigt médian, 19; ongle, 4 millimètres.

Zones montagneuses des Cordillères et rarement sur la côte (TSCHUDI); Tumbez, Huambo (STOLZMANN); Chamicuros (BARTLETT).

« Espèce répandue dans tout le Pérou septentrional depuis le niveau de la mer jusqu’à 6,000 pieds d'altitude; elle n’y va pas plus haut à cause du manque de ruisseaux convenables à bords sablonneux, où elle aime à se tenir. On la voit constamment courir le long du bord, s’arrêtant de temps en temps en balançant son corps comme l’espèce européenne. Toujours isolée ou par paires. Dans l’estomac des débris d'insectes et des larves » (STOLZMANN).

1236. — Tringites rufescens

Tringa rufescens et T. subruficollis, Vieiz., N. D. H. N., XXXIX, p. 470 — Gal. Ois., IT, p. 105, tb. CCXXX VIII. Tringa rufescens, SCHL., Mus. P.-Bas, Scolop., p. 79.

Tringites rufescens, Cap, Journ. für Orn., 1856, p. A8 — BaïRD, B. N. Amer., p. 739 — ScL. et SALV., P. Z. S., 1866, p. 199; 1867, pp. 754 et 979; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 146.

Actiturus nævius, HEERM., Proc. Ac. Philad., 1854, VIF, p. 179.

Actiturus rufescens, BP., Compt. Rend., 1556, p. 597.

Actidromas brevirostris, BP., !. c., p. 596.

T. supra brunneo nigricans, plumis griseo fulvo limbatis; sublus fulvo rufescens, lateribus colli el pectoris maculis fuscis notatis ; remnigibus brunneïs, pogonio interno latissime isabellino punctis fuscis numerosis asperso; subalaribus isabellinis; cauda brunnea, tribus rectricibus lateralibus fulvis fusco vartis. Rostrum brunneum ; pedes flavi; iris fusco brunnea.

g' et Q — Sommet de la tête couvert de plumes brunes bordées de fauve ; cou postérieur fauve sale varié de petites taches brunes; les plumes du dos et des scapulaires noires largement bordées de fauve sale; croupion et tectrices caudales bruns squamulés de fauve; tout le dessous du corps isabelle roussâtre parsemé de quelques petites taches brunes sur la poitrine et les côtes du cou inférieur; tectrices alaires brunes, bordées de fauve grisâtre ; sous-alaires isabelles, les grandes postérieures variées de nombreux points bruns et entourées d’une large raie pareille parallèle aux bords; rémiges brunes, à barbe interne largement bordée d’isabelle et aspergée de nombreux points bruns; rectrices médianes brunes, les trois latérales de chaque côté fauves variées de brun. Bec brun; pattes jaunes; iris brun foncé.

Q Longueur de l'aile, 125; queue, 51; bec, ??; tarse, 29; doigt médian, 19; ongle, 4 millimètres.

Ucayali supérieur, Xeveros, Chamicuros (BARTLETT) ; Pebas (HAUXWELL).

11237. — Actiturus bartramius

Tringa bartramia, Wics., Amer. Orn., VII, p. 63, tb. LIX.

Bartramia laticauda, Less., Traité Orn., p. 553.

Totanus bartramius, BP., Observ. Wils., no 209.

Actitis bartramius, ScuL., Mus. P.-Bas, Scolop., p.78 — Nau., Væœg. Deutschl., VII, p. 43, tb. CXCVI.

Actiturus bartramius, Be., Compt. Rend., 1856, p. 347 — ScL. et SAzv., P. Z.S., 1866, p. 567; 1867, p. 979; 1873, p. 309 — Nomencl. Av. Neotr., p. 146 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 560.

Totanus variegatus, T.campestris, T.melanopygius, VIEIL., N. D. H. N., p. 454 — Gal. Ois., II, p. 407, tb. CCXXXIX.

Totanus longicauda, D'ORB., Syn. Av.

A. supra fusco brunneus, pileo linea mediana bipartilo et superciliis isabellinis, dorso plumis isabellino limbatis; tergo, uropygio el tectricibus caudæ medianis nigricaniibus, laleribus uropygii isabellinis ; genis, collo anteriore et pectore isabellinis, brunneo striatis; quia latissime alba, abdomine albido isabellino; subcaudalibus isabellinis; subalaribus albis fusco fasciatis ; rectricibus rufoisabellinis, medianis brunneis, reliquis nigro transfasciatis. Rostri brunnei mandibula inferior flava; pedes brunneï; iris fusco brunnea.

g' et Q — Sommet de la tête couvert de plumes brunes foncées bordées de fauve, séparé en deux dans toute sa longueur par une raie isabelle; derrière du cou fauve, varié de fines stries noirâtres; dos brun foncé, à toutes plumes bordées largement d'isabelle, passant au brun pâle rayé de noir sur les scapulaires postérieures et les rémiges tertiaires ; un large sourcil et les joues isabelles, les premiers très finement striés de noir; les stries des dernières plus grosses; les lores largement immaculés; gorge largement blanche; devant du cou et poitrine isabelles variés de nombreuses stries brunes noirâtres élargies à l'extrémité sur le premier, des squamules à pointe médiane sur la seconde; abdomen blanchâtre rayé en travers de brun sur les flancs ; sous-caudales isabelles. Tectrices alaires brun foncé presque uniforme sur le devant même de l'aile, ou très finement bordées de fauve; les autres largement entourées d’isabelle, de sorte que cette couleur y domine et est tachetée de brun foncé; rémiges primaires brun noirâtre, les secondaires plus pâles, bordées à l’extrémité de blanc; sous-alaires blanches rayées de brun foncé. Les rectrices médianes brun grisâtre, les autres isabelle roussâtre, toutes traversées d’une douzaine de raies noires. Bec brun, à mandibule inférieure carné jaunâtre; pattes brunes; iris brun foncé.

En plumage frais les bordures de toutes les plumes des parties supérieures du corps sont plus roussâtres, ainsi que le fond du cou et de la poitrine.

g' Longueur de l'aile, 166; queue, 85; bec, 34; tarse, 53; doigt médian, 26; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 170; queue, 85; bec, 32; tarse, 53; doigt médian, 25; ongle, 6 millimètres.

Chorillos (JELSK1); Nauta, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

1238. — Phegornis Mitchelli

Leptopus sive Leptodactylus Mitchelli, FRees, P. Z. S., 1844, p. 147.

Phegornis Mitchelli, GR., Gen. B., II, p. 545, tb. CXLV, fig. 1 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 561.

Ph. supra fusco grisea, subius albo fuscoque subtiliter undulata, ventre medio albidiori; capite linea cervicali transversa, superciliis latis et linea nuchali albidis, rufescente mixtis ornato; semiannulo postico collari latissimo ferrugineo; subalaribus albis ; cauda fusca, rectricibus externis albo transfascialis; reliquis albo terminatis. Rostrum nigricans; pedes carneo flavidi; iris fusco brunnea.

get Q — La tête avec la gorge, le dos et les ailes d’un gris foncé; tout le dessous du corps ondulé subtilement de blanc et de gris foncé, d’une manière plus dense sur la poitrine et le devant de l'abdomen, et à blanc prédominant au bas du cou et au ventre; le milieu même du bas-ventre presque blanc; les sous-caudales blanches rayées en travers de gris noïrâtre; sommet de la tête orné d’un carré blanc mélé de roussâtre composé d’une ligne interoculaire, de deux bandes sourcilières larges et d'une ligne nucale; en outre il y a une ligne sous-oculaire blanche occupant toute la paupière inférieure; le derrière et tous les côtés du cou sont couverts d’un gros demi-collier roux ferrugineux intense. Tectrices alaires un peu moins foncées que le dos; rémiges à peu près de la même nuance que ce dernier ; les secondaires et les tertiaires finement terminées de blanc; sous-alaires blanches et grises le long du bord antérieur de l'aile. Rectrices gris foncé, passant au noirâtre à l'extrémité, la latérale rayée en travers de blanc dans toute sa longueur, la suivante sur la barbe interne, la troisième et quatrième seulement à la base; toutes terminées d’une bordure blanche. Bec noirâtre ; pattes carné jaunâtre; iris brun foncé.

Q Longueur de l’aile, 110; queue, 46; bec, 26; tarse, 21; doigt médian, 20; ongle, 5 millimètres.

Environs du lac Junin (JELSKI).

71239, — Macrorhamphus griseus

Scolopax grisea et Sc. novæboracensis, Gu., L. S. N,, I, p. 658 — Wirs., Amer. Orn., VII, p. 45, tb. LVIIT.

Scolopax leucophæa, Vieix., N. D. H. N., IL, p. 558.

Scolopax Paykulli, Nis., Orn. Suec., Il, p. 106.

Limosa grisea, SCHL., Mus. P.-Bas, Scolop., p. 26.

Macrorhamphus griseus, LEacn, Cat. Brit. Mus., p. 31 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 748.

M. supra niger rufescente varius ; pileo medio nigro, superciliis longissimis rufescentibus a rostro ad nucham productis ; tergo albo ; uropygio albo nigroque

transfascialo; sublus totus rufescens, maculis parvis nigricantibus ; remigibus brunneo nigricantibus; cauda nigricante fasciis transversalibus albis. Veste hyemali supra cinereo grisea; sublus alba; superciliis albis; collo, pectore hypochondriisque griseo maculatis ; tergo albo; uropygio albo, fusco maculato ; subcaudalibus fusco transfasciatis ; lectricibus alarum fuscis albido limbalis.

g' et Q Ad. -— Sommet de la tète noir parsemé de petites mouchetures fauves, bordé des deux côtés d’un large sourcil roussâtre, commençant à la base du bec et prolongé jusqu’à la nuque; toute la région interscapulaire, les scapulaires et les tectrices moyennes des ailes sont noires variées de roussâtre par des lignes transversalement obliques, irrégulières; bas du dos blanc pur; le croupion et les tectrices caudales rayés en travers de blanc et de noir. Tout le dessous du corps, les côtés de la tête et tout le cou sont d’une couleur rousse maculée de petites taches noirâtres sur les joues, de grosses taches noires sur le côté postérieur du cou, de petites taches et peu nombreuses sur le devant du cou et la poitrine, plus grandes et transversales sur les flancs, arrondies sur les sous-caudales; une raie noire entre l'œil et la naissance du bec. Les petites tectrices alaires et les grandes noirâtres, bordées très finement de fauve; rémiges noirâtres, les secondaires avec une fine bordure blanche, élargie le long de l'extrémité des pennes; baguette de la première primaire blanche, brune dans les autres; sous-alaires blanches, à disque noirâtre; axillaires blanches rayées en travers de noirâtre. Queue noire traversée d'une douzaine de raies blanches. Bec brun noirâtre; pattes olives; iris brun foncé.

Plumage d'hiver. Gris en dessus, à disque plus ou moins foncé dans les plumes du sommet de la tête, et baguette noirâtre dans celles du devant de la région interscapulaire; sourcil également long et large comme dans l’habit de noces, blanc strié de gris en arrière de l'œil; bas du dos blanc; le croupion et les sus-caudales blancs, à taches noirâtres subarrondies sur le premier et raies transversales sur le dernier. Les côtés du visage et tout le dessous du corps blancs, à joues maculées de nombreuses taches grises et traversées d’une raie de la même couleur entre le bec et l'œil; le devant du cou, la poitrine et les côtés de l'abdomen variés de grosses taches grises, transformées en raies transversales sur les flancs; des taches arrondies et transversales sur les sous-caudales. Tectrices alaires noirâtres, entourées d'une fine bordure gris blanchâtre, blanches et plus larges sur les grandes ; les rémiges et les sous-alaires comme dans l'habit de noces. Les raies blanches de la queue plus blanches que chez l'oiseau en noce; l'extrémité des rectrices médianes teinte de roussâtre. Le bec, les pattes et les yeux comme chez le précédent.

Premier plumage. Le sommet de la tète et la région interscapulaire sont couverts de plumes noires entourées d'une bordure roussâtre assez large; cou postérieur gris foncé maculé de plus foncé; bande sourcilière blanchâtre; bas du dos blanc pur; croupion blanc varié de grosses macules noires. Côtés du visage et gorge d’un isabelle blanchâtre, maculés comme dans le plumage d'hiver; raie antéoculaire plus foncée que dans le plumage précédent; le reste des parties inférieures du corps est d'un roussâtre

beaucoup plus pâle et moins pur que dans le plumage de noces, passant au blanchâtre sur le milieu du ventre, à taches plus nombreuses et moins prononcées que chez les adultes en noce; sous-caudales blanches colorées de roussâtre au bout, rayées et maculées de noir. Bordures des tectrices alaires plus larges que dans le plumage d'hiver et tirant au roussätre; rémiges comme celles des adultes. Queue comme celle des adultes.

Les passages entre ces trois plumages principaux présentent une quantité de variétés, selon le degré de changement des plumes qu'ont subi les individus dans les différentes époques de l’année.

d' Longueur de l'aile, 145-148; queue, 58; bec, 55-60; tarse, 36; doigt médian, 26; ongle, 5 millimètres.

Delta de Tumbez (STOLZMANN).

1240. - Gallinago andina

Tacz., P. Z. S., 1874, p. 561; 1880, p. 243 — Soz. et SaLv., P. Z. S., 1876, pp. 17 et 19.

Scolopax frenata, Tscu., Faun. Peru., p. 299.

Gallinago frenata, Sci. et SALV., P. Z.S., 1869, p. 156; 1876, pp. 17 et 19.

G. similis frenatæ, sed minor, rostro breviore et graciliore, remigibus terliariis primarios exlernos æquantibus; maculis dorsi alarumque subtilioribus et numerosioribus, fulvo rufescentibus; qua, pectore lateribusque fulvis fusco variis; abdomine medio late candido; subcaudalibus albis. Rostrum nigrum basi latissime flavidum ; pedes flavidi ; iris fusco brunnea.

g'et Q — Le sommet de la tête couvert par une grande plaque brune foncée finement maculée de roux, atténuée au front, divisée en deux par une raie médiane fauve et bordée des deux côtés par une large raie sourcilière traversant toute la longueur de la tête depuis les narines; moustache brune entre la naissance du bec jusqu’au bord antérieur de l'œil; côtés de la tête, cou et poitrine fauves maculés de brun; dos noir tacheté irrégulierement de fauve roussâtre; les plumes externes du milieu du dos et les scapulaires externes bordées extérieurement de fauve ou de blanchâtre, en formant par l'ensemble de ces bordures quatre lignes de cette couleur bien prononcées ; croupion fauve rayé de noir; sus-caudales latérales blanchâtres ; abdomen largement blanc pur au milieu et blanc rayé en travers de noir sur les flancs; sous-caudales fauves rayées de noir; milieu de la gorge fauve ou jaune blanchâtre immaculé. Aïles brunes, à tectrices maculées de grosses taches terminales fauves dans toutes les plumes; rémiges tertiaires noires rayées transversalement de fauve roussâtre; rémiges brunes, à

barbe externe de la première blanchâtre variée de brun; sous-alaires blanches maculées de brun. Les quatre rectrices médianes noires largement terminées de roux traversé par une raie noire, les autres blanches rayées en travers de brun, les troisième et quatrième cependant plus ou moins colorées de roussâtre. Bec jaune sale dans les deux tiers basaux et brun noirâtre à l'extrémité; les pattes dans les peaux sèches paraissent être carné sale; iris brun foncé.

@ Dans l'oiseau jeune toutes les taches des parties supérieures du corps sont d’un roux plus intense que dans les adultes, le fauve de la tête et de la poitrine plus roussâtre.

g' Longueur totale, 260; vol, 406; aile, 108-115; queue, 50; bec, 53-60; tarse, 27-28; doigt médian avec l’ongle, 3? millimètres.

© Longueur de l'aile, 115; queue, 50; bec, 50; tarse, 28; doigt médian avec l’ongle, 30 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme voisine de la G. frenata de l'Amérique orientale, à bec plus court et beaucoup moins épais, pattes plus basses et plus faibles, à partie dénudée très courte au-dessus du talon, rémiges tertiaires atteignant l’extrémité des externes primaires; les taches des parties supérieures du corps plus nombreuses, plus grosses, plus variées et d’une teinte plus roussâtre ; le fond du cou et de la poitrine fauve, tandis qu’il est d’un gris roussâtre chez l’espèce citée; les sous-alaires à maculature plus fine, les grandes barrées de blanc, tandis que dans la fr'enata elles n’ont que l'extrémité blanche; les bandes foncées des sous-axillaires presque de moitié plus fines que les blanches, tandis que celles de la frenata sont presque d’égale largeur; les raies foncées des rectrices externes plus fines, et le blanc du fond plus pur; les sous-caudales blanchâtres, tandis qu’elles sont d’une couleur sale dans la forme orientale ; pattes plus claires.

Environs du lac Junin (JELSKI) ; Cutervo (STOLZMANN); Tinta (WHITELY).

« Cette bécassine habite la sierra péruvienne élevée entre 8,000 et 12,000 pieds audessus du niveau de l'Océan et je ne sais pas si elle s'élève plus haut. Jamais je ne l’ai rencontrée au-dessous de 8,000 pieds, probablement à cause que les altitudes inférieures ne possèdent pas de prairies humides, ni de marais convenables pour la bécassine. A Chota je l’ai rencontrée dans les prairies sèches, couvertes d’eau pendant un certain temps de la saison des pluies. Son vol est semblable à celui de notre bécassine d'Europe, également rapide et également inégal. Au mois de janvier je les ai entendues souvent bêler à une grande hauteur après le coucher du soleil » (STOLZMANN).

M. Jelski qui a trouvé précédemment cette bécassine aux environs de Junin dit qu'elle produit un bêlement semblable à celui de la bécassine commune pendant presque toute la nuit et dans les journées pluvieuses; pendant le beau temps elles restent tranquilles.

1241. — Gallinago Jamesoni

Xylocota Jamesoni, Br., Compt. Rend., 1855, XLI, p. 660. Gallinago Jamesoni, Sci. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p.145.

G. supra nigra, plumis interscapulii et scapularibus externe albo limbatis ; alis supra maculis fulvis numerosis variis; pileo nigro linea mediana albida bipartito; lateribus capitis rufescentibus maculis nigris numerosis, linea transoculari et macula auriculari nigris; sublus pallide rufescens, quia tota et collo antico nigro maculalis; pectore abdomineque transfasciatis; remigibus nigricantibus immaculatis ; subalaribus nigris albo transverse undulatis ; rectricibus nigris fulvo apice transfasciatis, marginibus parum maculatis, externis marginibus el linea mediana albis; subcaudalibus abdomine rufescentioribus, fusco fasciatis.

Q Tout le dessus du corps et les ailes noirs, à sommet de la tête traversé dans toute sa longueur par une ligne médiane blanchâtre fine, composée d'une seule rangée de taches, et bordé d’une large raie sourcilière roussâtre maculée de noir; des taches nombreuses roussâtres au cou et rares sur les plumes du dos; les plumes latérales de la région interscapulaire et les scapulaires bordées à l’extérieur finement de blanchâtre; croupion d’un roussàtre sale, rayé de noirâtre; côtés de la tête roussâtres parsemés de nombreuses taches noires subtriangulaires, avec une ligne noire entre les narines et l'œil et une grosse tache auriculaire; le dessous roussâtre, plus pâle et sale sur l'abdomen, avec des macules noires depuis la gorge jusqu’à la région jugulaire, petites sur la première et graduellement plus grosses en s’approchant de la poitrine, le reste du dessous rayé en travers; sous-caudales d’un roussâtre plus intense qu'ailleurs, rayées en travers de noirâtre invisible à l'extérieur. Ailes maculées à l’extérieur de nombreuses gouttes fauves, à rémiges primaires immaculées, les deux externes bordées finement de blanc; les secondaires terminées d’une fine bordure blanchâtre et très peu tachetées de blanchâtre au bord externe voisin de l'extrémité; les sous-alaires et les sous-axillaires noires ondulées de blanc, ces dernières raies beaucoup moins larges que les noires; les grandes tectrices primaires schistacées sans raies. Queue courte, fort arrondie, à quatorze rectrices, dont les deux externes sont médiocrement atténuées, plus courtes de 14 millimètres que les médianes, les suivantes graduellement plus larges et plus longues jusqu'à la quatrième, les autres larges et presque égales; elles sont noires traversées d'une ligne roussâtre voisine de l’extrémité et de trois autres incomplètes sur la moitié terminale; les trois latérales plus courtes sont entourées d’une fine bordure fauve blanchätre et traversées dans toute leur longueur d’une ligne médiane pareille; sur la troisième il y a en outre quelques taches fauves au milieu. Mächoire d’un gris foncé, à extrémité noire brunâtre; mandibule carnée grisâtre passant au corné grisâtre au bout; pattes d'un gris cendré, à doigts plus foncés; iris brun très foncé.

Longueur totale, 340; vol, 650; aile, 163; queue, 56; bec, 85; tarse, 36; doigt médian, 35; ongle, 7; pouce avec l’ongle, 11; hauteur du bec à la base, 12,5 millimètres.

Description prise d’un exemplaire de Chimborazo, recueilli par Stolzmann.

C’est une bécassine à doigts les plus courts et le plus épais, proportionnellement plus courts et plus gros que dans les oiseaux du genre des bécasses (Scolopaæ); à

pattes très courtes et emplumées jusqu'au talon; les ailes larses comme dans les bécassines de l'Amérique Méridionale; la queue plus courte que dans toutes les autres bécassines. Par sa grande taille, la forme générale, la hauteur du bec à la base ct l'ampleur des ailes elle paraîtrait être la plus voisine du @. gigantea (Temm.) du Brésil et du G. undulata (Bodd.) de Cayenne, mais elle s’en distingue par la brièveté des pattes, des doigts et des ongles, par les tibias couverts de plumes jusque auprès du talon, les rémiges non tachetées, les bordures aux plumes du dos et des scapulaires fines et non rousses, et par plusieurs autres détails d’une valeur moins importante. De toutes les autres bécassines elle se distingue par la gorge maculée jusqu'au menton, ainsi que par une forte maculature des joues et de tout l’espace clair entre l'œil et le bec. La brièveté de la partie non emplumée des tibias la rapproche du @. hyemalis, Eversm., de l'Asie Septentrionale.

J’introduis cette espèce dans la faune péruvienne, supposant que l'oiseau que M. Jelski a vu dans la puna du Pérou central, et dont il a entendu souvent le bruit semblable à celui d’une raquette, produit par l'oiseau la nuit, à l’époque des amours, est le même que celui de Chimborazo,

1242. — Rhynchea semicollaris

Tringa semicollaris et T. atricapilla, VielL., Enc. Méth., p. 1100.

Rhynchæa semicollaris, GR., Gen. B., IT, p. 585 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 145.

Rhynchæa Hilarii, VALENC. — Less., Tr. Orn., p. 557 — BuRrM., Web Th Bras. lp: 378.

Rhynchæa hilairea, Tscu., Faun. Peru., p. 300.

Rhynchæa curvirostris, Licar., Mus. Berol.

Rhynchæa occidentalis, KiING., P. Z.S.

Rh. capite colloque brunneis, pileo nigro cum villa mediana lata superciliisque fulvis ; dorso olivaceo nigro el cinereo subtiliter undulato binisque vittis medianis rufis ; pectore nigricanti macula magna laterali alba: abdomine medio albo, hypochondriis subcaudalibusque fulvis; alis albo maculalis; rectricibus fulvo griseis subtiliter nigro undulatis. Rostrum olivaceum, apice flavidum ; pedes olivacei ; iris fusco brunnea.

get Q — Tôte, cou et milieu de la poitrine d’un brun de café, à sommet de la tête noir partagé en deux dans toute sa longueur par une large raie médiane fauve, et bordé dans sa partie postoculaire par une bande sourcilière de la même couleur; région interscapulaire cendrée ondulée finement de noir, scapulaires olives rayées en travers de noir et terminées de stries blanches plus ou moins distinctes; croupion gris finement ondulé de plus foncé, sus-caudales semblables, mais lavées de roussâtre; toutes les plumes dorsales latérales à barbe externe rousse formant deux raies continues dans

toute la longueur du dos; côtés de la poitrine brun noirâtre avec une grosse tache blanche voisine des épaules; le milieu de l'abdomen et la région anale blancs, les flancs et les sous-caudales fauves, ces premiers variés de stries transversales noirâtres, fines et peu prononcées surtout sur la partie postérieure du corps. Ailes d'un brun foncé, à tectrices olives traversées de raies noirâtres et ornées de grosses taches blanches rondes sur les grandes et les moyennes; rémiges traversées d’une série de taches blanchâtres situées par paires sur leurs deux barbes, les secondaires terminées d’une bordure blanche; les rémiges tertiaires et les scapulaires postérieures ont les espaces noirs lustrés de vert métallique; sous-alaires barrées de blanc et de noirâtre. Queue grise finement ondulée de noirâtre et lavée de roussâtre. Bec olive à la naissance et jaune clair à l'extrémité; pattes olives; iris brun foncé.

g' Longueur de l'aile, 100; queue, 47: bec, 40; tarse, 35; doigt médian, 20 ; ongle, 7 millimètres.

Forêts du Pérou central (TSCHUDI).

1283. — Limosa fedoa

Scolopax fedoa, L., S. N.,1I, p. 146 — Wizs., Amer. Orn., NII, p. 30, tb. LVI.

Scolopax marmorata, LaTH., J. O., Il, p. 720.

Limosa fedoa, Orp., W'ils. Amer. Orn., VII — Aupus., Orn. Biogr., III, p. 267 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 748 — Sc. el SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 146.

Limosa americana, STEPH., Gen. Zool., XII, p. 76.

Limosa adspersa, LicuT., Mus. Berol.

L. supra brunnea, pileo fulvo strialo, dorso plumis rufescente limbalis el maculatis ; sublus lota isabellino rufescens, collo et pectore superiori brunnescente plus aul minus strialis; tectricibus alarum anlerioribus brunneis fulvo tenuissime limbalis, reliquis fulvo rufescentibus brunneo variis; remigibus tribus exlernis pogonio externo et apice brunneo, pogonio interno et reliquis lotis rufescentibus, brunneo punctalis; rectricibus rufescentibus brunneo transfasciatis. Rostrum dimidio basali flavum, apice nigrum; pedes fusco olivacei ; iris fusco brunnea.

g' et Q — Sommet de la tête couvert de plumes brunes, largement bordées de fauve; les. plumes du dos et des scapulaires brunes foncées entourées d'une bordure fauve roussâtre et variées de deux paires de taches de la même couleur sur le devant du dos, de trois paires plus loin, et de

plus en plus nombreuses et transformées en raies transversales sur les scapulaires postérieures; croupion brun squamulé de fauve roussâtre; les couvertures supérieures de la queue fauves roussâtres rayées en travers de brun; côtés de la tête fauves clairs, striés de brun pâle sur les lores et les joues; gorge largement immaculée; cou isabelle roussâtre varié de grosses stries brunes päles sur le côté postérieur, et plus ou moins de petites et fines sur l’antérieur; le reste du dessous est isabelle roussâtre, légèrement varié de brunâtre sur les côtés mêmes de l'abdomen et quelques stries transversales sur les sous-caudales. Tectrices du devant de l'aile brunes bordées finement de fauve; les autres roussâtres variées de quelques lignes et de mouchetures brunes; la barbe externe et l'extrémité brune dans les trois premières rémiges, leur barbe interne et les suivantes rousses en entier mouchetées finement de brun et terminées d'une tache brune bordée de fauve; les sous-alaires de la couleur analogue à celle de l’abdomen avec quelques taches brunes sur le bord de l'aile, Queue rousse traversée d'une dizaine de raies brunes, qui sur les externes sont pour la plupart transformées en lignes dirigées dans la longueur des plumes. Bec rosé dans sa moitié basale et brun noirâtre à l'extrémité; pattes gris noirâtre; iris brun foncé.

g' Longueur totale, 43? ; vol, 764; aile, 230; queue, 83; bec, 94; tarse, 72; doigt médian, 34; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 482; vol, 810; aile, 236; queue, 85 ; bec, 120; tarse, 76; doigt médian, 39; ongle, 7? millimètres.

« Assez rare dans le delta de Tumbez; pendant le flux il se perche sur les rhizopbores avec les VNumenius, pendant le reflux il se nourrit à la manière des bécassines, enfonçant à chaque moment le bec dans la vase. Dans l'estomac j'ai trouvé des «annélides, de petits mollusques et des débris de petits crustacés » (JELSKI).

11244, — N'umenius hudsonicus

PATE, JO. IT 0p. 712 —"AunuB., Orn. Biogr., lil, p.285; tb. CCXXXVII — Scu. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 146 — DAC7 CP 7 LS 1877 pS30 = USALY., CP27 19, 1883 p.499)

Numenius borealis, GM., L.S.N., I, p. 654 — Wirs., Amer. Orn., pp. 22 et 171, tb. LVI.

Numenius rufus, Vies, Gal. Ois., Il, p. 118, tb. CCXLV.

Numenius intermedius, NUTT, Man. Orn., II, p. 100.

Numenius rufiventris, Vic., Zool. Journ., 1829, IV, p. 356.

N. supra griseo fuscus, pileo fusco brunneo linea. mediana et superciliis lalissimis albidis; plumis dorsi et lectricibus alarum marginibus et maculis lateralibus pallidis variis ; genis fulvo albidis brunneo striatis ; vilta lata trans-

oculari brunnea; quia albida immaculata ; subtus rufescente isabellinus, collo et pectore dense brunneo striatis; hypochondriis subcaudalibusque brunneo subfasciatis ; cauda grisea fasciis fuscis. Rostri nigricantis mandibula inferior dimidio basali flavido carnea; pedes fusco plumbei; iris fusco brunnea

g' et Q — Sommet de la tête brun foncé partagé en deux par une ligne médiane blanchâtre et bordé des deux côtés par un large sourcil de la même couleur, strié de brun dans sa partie postoculaire; le derrière du cou gris brunâtre, à plumes bordées de fauve blanchâtre sur la nuque et d'une nuance plus pâle que le milieu du cou même; dos comme dans les autres espèces couvert de plumes brun grisâtre, foncées au milieu et bordées d'une nuance plus claire tirant légèrement sur le fauve, les scapulaires bordées en outre de pareilles taches rangées par paires sur leurs deux bords latéraux; les bordures plus roussâtres au croupion; sus-caudales grises rayées en travers de foncé; côtés du visage blanchâtres striés finement de brun; une large raie transoculaire brune passant dans toute la longueur des lores et des tectrices auriculaires; gorge blanche immaculée; tout le dessous isabelle varié de nombreuses stries sur le cou et la poitrine; des raies transversales sur les flancs de l’abdomen et des raies obliques sur les sous-caudales. Tectrices alaires antérieures comme le devant du dos, les postérieures variées comme les scapulaires; rémiges brun noirâtre variées de taches triangulaires roussâtres sur la barbe interne; sous-alaires isabelles variées de grosses raies brunes. Rectrices grises, traversées de huit raies foncées, plus ou moins colorées de roussâtre à la base. Bec noir, à mandibule inférieure d’un carné grisâtre dans la moitié basale; pattes d’un plombé fonce; iris brun foncé.

g' Longueur totale, 455-462; vol, 800-804; aile, 243; queue, 97; bec, 90; tarse, 57; doigt médian, 33; ongle, 7 millimètres.

Q Longueur totale, 481; vol, 860; aile, 260; queue, 95; bec, 92; tarse, 61; doigt médian, 36; ongle, 7 millimètres.

« Assez commun dans le delta de Tumbez, rare à Chimbote. A Santa Lucia on entendait continuellement sa voix retentissante pendant le jour et la nuit. Il crie

aussi en s’envolant. Dans l’estomac je trouvais des crustacés des genres Æippa et Gelasimus » (STOLZMANN).

M. Jelski l’a observé depuis le 15 septembre jusqu'au 11 décembre. Baie Paracas (capitaine MARKHAM).

+1245. — Phalaropus hyperboreus

LaTH., J. O., IT, p. 755 — Aupus., Orn. Biogr., III, p. 118; V, p. 595, tb. CCXV — Barr, B. N. Amer., p. 706 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 144 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 330.

Tringa hyperborea et T. lobata, L., Faun. Suec., p. 64 — SAUNA MED. 240)

Phalaropus cinereus et Ph. fuscus, BRiss., Orn., VI, pp. 15 et 16.

Phalaropus vulgaris, Becasr., Taschb. Væg. Deutschl., p. 317.

Phalaropus Williamsi, SimMonps, Trans. Lin. Soc., 1808, VITE, p. 264.

Phalaropus ruficollis et Ph. cinerascens, PALL., Zoogr. Ross. Asiat., IX, pp. 203 et 204.

Phalaropus angustirostris, NAUM., Væg. Deutschl., VIIL, p. 240, tb. CCV.

Phalaropus australis, BP., Compt. Rend., 1856, p. 421.

Ph. supra schistaceus, subltus albus ; torque collari rufo, postice interrupto, lateribus pectoris schistaceis, dorso medio scapularibusque rufescente variis ; alis nigricantibus fascia lata transversali; cauda fusca, rectrice externa albo marginata. Rostrum nigrum; pedes olivacei; iris fusco brunnea.

g' et Q Ad. en plumage de noces. — La tête et tout le dessus du corps schistacés; la gorge largement, le milieu de la poitrine, l'abdomen et les sous-caudales blancs ; un large anneau roux vif interrompu en arrière occupe la partie inférieure du cou, plus ou moins varié de taches schistacées sur le devant mème; les plumes du milieu du dos et les scapulaires à large bordure roussâtre, dont la réunion forme deux chevrons profonds, plus ou moins réguliers. Les ailes sont noirâtres traversées d'une large bande blanche formée par l'extrémité des grandes tectrices; sous-alaires blanches au milieu de l’aile et noirâtres bordées de blanc le long du bord; la baguette dans toutes les rémiges blanchâtre. Queue gris foncé, à rectrice externe bordée de blanc; les sus-caudales latérales d’un blanc roussâtre, rayées de noirâtre. Bec noir; pattes à doigts lobés olives; iris brun foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont le schistacé moins intense au dos que dans le plumage précédent, à toutes plumes entourées d’une bordure blanchâtre; la tête, le cou et tout le dessous blancs, la première ornée d’une raie noire passant devant le bord antérieur de l'œil et au-dessous de l'inférieur à travers les tectrices auriculaires, et descendant jusqu’à la moitié de la longueur du cou; derrière du cou plus ou moins teint de schistacé ainsi que les côtés de la poitrine et de l'abdomen; ailes et queue comme celles des oiseaux en noce, à tectrices alaires surtout les voisines des grandes entourées d’une bordure blanche; sus-caudales latérales blanches, quelquesunes tachetées de schistacé.

@ Les jeunes en premier plumage ont le sommet de la tête, le derriere du cou et le dos noirâtres, les plumes du dos et les scapulaires bordées extérieurement de roussâtre; front, côtés du visage, un large soureail et gorge blanchâtres; une pareille raie sous-oculaire noirâtre comme dans le

plumage précédent; les côtés et le devant du cou ainsi que les côtés de la poitrine d’un gris légèrement roussâtre ; le reste du déssous blanc. Aïles et queue comme dans les adultes; sus-caudales latérales blanches. Bec noir; pattes carné olivâtre; iris brun foncé.

Les individus en transition entre ces trois robes principales présentent une quantité de variétés dans les détails de la coloration.

g' Longueur de l'aile, 105; queue, 44; bec, 24; tarse, 20; doigt médian, 18; ongle, ? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 115; queue, 51; bec, 26; tarse, 22; doigt médian, 19; ongle, ? millimètres.

Chorillos (JELSKI) ; Tumbez (STOLZMANN).

1246. — Himantopus nigricollis

VieiL., Enc. Méth., p. 340 — Gal. Ois., IL, p. 85, tb. CCXXIX — BaïRo, B. N. Amer., p. 704 — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 567; 1873, p.310 — Nomencl. Av. Neotr., p.144 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 748.

Recurvirostra himantopus, Wis., Amer. Orn., VII, p. 48, tb. LVIIT.

Himantopus mexicanus, Briss., Orn., V, p. 36 — Orp., Wils. Amer. Orn., VIE, p. 52 — Tscx., Faun. Peru., p. 308.

H. supra niger : subtus, fronte latissime, facie, macula magna postoculari, linea suboculari, tergo uropygioque albis; cauda perlaceo grisea. Rostrum nigrum ; pedes rubri; iris rubra, annulo interno brunneo.

g' et Q — Le noir mat occupe le sommet du vertex, un cercle fin autour de l’œil, la région auriculaire, la nuque, le côté postérieur du cou en s’élargissant au bas de cette dernière partie, tandis que le noir à un éclat métallique verdâtre assez fort s’étend sur le dos, les scapulaires, et les ailes avec les sous-alaires; tout le dessous est blanc, ainsi que le front largement jusqu'en arrière de la ligne des bords postérieurs des yeux, une grande tache postoculaire, une raie sous-oculaire, le dos inférieur, le croupion et les tectrices supérieures de la queue. Les rectrices sont d’un gris perlé clair, à baguette blanche; les externes et les suivantes ont la barbe interne blanche dans une grande partie basale; dans quelques-uns il y a une tache noire plus ou moins grande à l'extrémité de la barbe interne de trois ou quatre rectrices de chaque côté de la queue. Bec noir; pattes rouges rosées; iris rouge avec un anneau brun autour de la pupille.

gd Longueur de l’aile, 207; queue, 70; bec, 71; tarse, 113; doigt médian, 36; ongle, 6 millimètres.

Q Longueur totale, 360; vol, 677-700; aile, 220; queue, 76; bec, 63-69;

Ucayali supérieur, Santa Cruz (BARTLETT); Tumbez (STOLZMANN).

1247. — Recurvirostra andina

Pic. et LaAnps., Wiegm. Arch., 1863, p. 131 — Scx. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 144 — HaRTING, bis, 1874, p. 241, tb. IX.

« R. capite colloque albis; dorso, alis caudaque nigris; pedibus plumbeo grises.

» Le bout de l'aile n’atteignant pas l'extrémité de la queue; jambe dénuée au-dessus du talon 01” et 3°”. Bec d’un noir corné, passant au brun corné à l'extrémité, iris d’un rouge intense; pattes d'un gris plombé; ongles noirs. Tête, cou, poitrine, abdomen, sous-alaires, sous-caudales, dos inférieur, croupion, région anale et plumage des jambes d’un blanc de neige; le dos antérieur, les scapulaires, les ailes, la queue et les grandes tectrices caudales d’un brun noir, les grandes tectrices alaires et les rémiges avec un éclat verdâtre, sans rien de blanc.

» Cette belle avocette, qu'on ne peut pas confondre avec aucune autre espèce, fut découverte par feu Frobeen, d’Arica, sur un lac dans les Andes, à Purunicota, à 16,000 pieds d'altitude, et tuée en un seul exemplaire, en juin 1853. Les oiseaux étaient si farouches, et l'air si froid et si raréfié que la chasse en était très difficile » (Paicippr et LANDBECK).

FAMILLE PSOPHIDÆ

1248. — Psophia crepitans

L., S. N., I, p. 263 — Burr., PI. Enl., 169 — Viers., Gal. Ois., IT, p. 162 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 141.

Grus psophia, PALL., Spicil. Zool., p. 66, tb. I.

Ardea buccinator, MÜLL., Syst. Nat. Suppl., p. 110.

P. nigra; tergi plumis striclis griseis ; jugulo interne violaceo viridique micante; rostro nigro; pedibus fusco flavis.

Noire; à plumes du dos longues, à barbes lâches et désunies, celles de la partie postérieure de la région interscapulaire d’un straminé tirant plus ou moins au brunâtre dans certains endroits, celles du dos inférieur brunâtres dans la partie voisine des précédentes, à base longuement noire, tandis que les plumes de la partie postérieure du dos inférieur et les scapulaires postérieures sont grises; les plumes de la région jugulaire terminées de saphiré foncé métallique, formant un grand espace de cette couleur, plusieurs de ces plumes, surtout les inférieures ont une bordure d’un cuivreux à la base de cette tache brillante, et quelquefois verdâtre à l'extrémité. Bec noir; pattes paraissant être olives.

Longueur de l'aile jusqu’au bout des rémiges primaires, 260 ; queue, 110; bec, 41; tarse, 104; partie dénuée des tibias, 40; dernières scapulaires dépassant l'extrémité des rémiges primaires de 30 millimètres.

Description de l'oiseau unique d’Yquitos de la collection de M. Raimondi.

1249. — Psophia leucoptera

Spix, Av. Brasil., Il, p. 66, tb. LXXXIV — Gr., Gen. B., III, tb. CXLVIII — Scz. et SaLv., P. Z. S., 1873, p. 308 — Nomencl. Av. Neotr., p. 141.

P. nigra, plumis juguli apice rubro violaceo micantibus ; tectricibus alarum majoribus et mediis latissime sapphirino virentibus splendidissimis ; tergi

plumis striclis, scapularibus posterioribus remigibusque tertiariis isabellino albis; rostro albido; pedibus fuscis.

Plumage général noir, à plumes du jabot courtes, terminées de violet rougeâtre foncé luisant; les grandes tectrices alaires et les moyennes à extrémité d'un saphiré violâtre métallique très brillant, avec une bordure interne plus ou moins verte sur les grandes; plumes du dos inférieur, à barbes désunies, les scapulaires postérieures, les rémiges tertiaires et les secondaires voisines d’un blanc légèrement isabelle. Bec blanc jaunâtre ; pattes olive foncée.

Longueur de l'aile, 280; bec, 45; tarse, 112; doigt médian, 50; ongle, 15 millimètres.

Yquitos (coll. RAIMONDI); Chamicuros (BARTLETT).

FAMILLE ARAMIDÆ

1250. — Aramus scolopaceus

Vieis., Gal. Ois., If, p. 134, tb. CCLII — Avupus., B. Amer., V, tb. CCCXII — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1873, p. 308 — Nomencl. Av. Neotr., p. 141.

Ardea scolopacea, Gu., L. S. N., I, p. 647.

Rallus ardeoïdes, Srix, Av. Brasil, II, p. 72, tb. XCI.

Rallus gigas, Licur., Verz. Doubl., p. 79.

Notherodius guarauna, WaGz., Isis, 18923, p. 79.

A. olivaceo fuscus, collo toto, pectore abdomineque medio albo strialis; qula alba; alis caudaque æneo nitentibus.

g' et Q — D'un olive foncé en dessus, lustré légèrement de verdâtre ; brun en dessous; plumes du sommet de la tête d’un brun foncé, plus pâle sur le devant, avec une strie médiane blanchâtre pâle, très fine; gorge blanche; joues grises; toutes les plumes du cou avec une strie médiane blanche, dans toute leur longueur ces stries sont aiguës au bout, grosses sur le côté postérieur du cou, fines et couvertes en grande partie par la couleur du fond sur le devant, quelquefois nulles; de pareilles stries fines, mais plus longues sur la poitrine, et grosses au milieu du ventre; les plumes du dos entourées d’une bordure plus pâle que le fond de ces plumes; le croupion, les plumes des côtés du bas-ventre et les sous-caudales plus foncés que les parties environnantes et lustrés de rouge; les ailes à éclat verdätre passant au rouge dans certaines directions de la lumière; celui de la queue plus rouge. Bec rouge à la base, bleuâtre à l'extrémité, pattes brunes olivâtres.

Longueur de l'aile, 330; queue, 150; bec, 108-114; tarse, 110-118; doigt médian, 78; ongle, 17 millimètres.

Ucayali (BARTLETT).

FAMILLE EURYPYGIDÆ

1251. — Eurypyga helias

Scolopax solaris, Bopn., Tabl. PI. Enl., DCCIT.

Ardea helias, PALL., Neue Nord. Beitr., Il, p. 48, tb. IL.

Eurypyga helias, ILL., Prodr. Syst., p. 257 — ScL. et SALv., P:7Z21S., 1806, p. 199: "1867; p.919: 1875, p.308 =—"Nomenc! "Av: Neotr., p. 141 — Pezz., Orn. Bras., p. 300.

Helias phalænoïdes, Vieil., ÆEnc. Méth., p. 1152, tb. LXXI, fig. 4.

E. nigricans; in capite unicolor, in collo, pectore et lateribus minutissime rufo striala; in dorso, scapularibus remigibusque internis nebuloso rufescente fasciala; in uropygio caudaque albo fasciolatim variegata; superciliis vitta utrinque mandibulari qulaque albis; abdomine crissoque rufescentibus ; tectricibus alarum minoribus ciocolalinis maculis subapicalibus candidis; majoribus flavo griseis fusco punclulatis; remigibus primariis albidis fusco variis fascia lalissima subbasilari, speculum medianum rufum nigrumque constituente, apice albo nigroque fascialis; rectricibus fasciis binis nigerrimis, rufo gemmatis (BONAPARTE).

g'et Q Ad.— Tête noire, à sourcils blancs, une raie maxillaire et gorge de cette dernière couleur; tout le cou finement ondulé de noir et de roux, à raie médiane rousse finement maculée de noirâtre, quelques taches fauves sur le milieu de la région jugulaire; la poitrine et les flancs de l’abdomen roussâtres rayés en travers de brun; milieu de l'abdomen fauve rarement maculé de brun; dos noir rayé en travers de bandes fauves roussâtres, partagées en deux par une bande irrégulière noirâtre, continue et composée de taches plus ou moins séparées. Les ailes fort variées; les petites tectrices alaires olives, subondulées de roussâtre et ornées d’une grande tache blanche subterminale; les suivantes cendrées ondulées de blanchâtre et de jaunâtre; les grandes tectrices et les rémiges constituent un grand espace au milieu de l’aile olive, varié d’ondulations irrégulières jaunes roussâtres, et traversé d’une large raie roux cannelle foncé, suivie d’un autre noire, composée de la moitié basale de sept rémiges depuis la septième primaire jusqu’à la troisième secondaire; toutes les rémiges ont l'extrémité cendrée ondulée de blanc; la première primaire cendrée à la base même, puis noire traversée de deux bandes cendrées variées de blanc et de roux can-

nelle, cette dernière couleur formant une large bande antéapicale sur les cinq rémiges suivantes. Queue cendrée ondulée et maculée de blanc et de noirâtre, et traversée de deux larges bandes roux cannelle suivies d’autres noires; sus-caudales noirâtres; sous-caudales ainsi que les sous-alaires roussâtres, à raies brunes peu nombreuses. Mandibule supérieure brune, l’inférieure corné blanchâtre; pattes orangées.

G Longueur de l'aile, 214; queue, 145; bec, 62; tarse, 52; doigt médian, 36; ongle, 7 millimètres.

Rio Javari (BATES); Coshiboya (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Yquitos (coll. RAIMONDI).

« Pendant mon retour en Europe par l’Amazones, j'ai eu l'occasion d’observer, sur notre bateau à vapeur, un oiseau de cette espèce très apprivoisé. Il marchait librement partout, mais il préférait le plus la chambre commune des passagers. Sa marche lente trahissait une grande prudence, inévitable pour la chasse aux insectes qui constituent sa nourriture principale. J'ai eu une grande satisfaction en observant sa chasse aux mouches, sitôt qu’il en avait aperçu une de loin il accélérait sa marche, et en s’'approchant à quelques pas de distance il pliait le cou, et se trouvant à un pied il l’allongeait brusquement dans la direction de l’insecte qu'il saisissait en un clin d'œil, ne manquant jamais. Sa voix agréable et basse, qu’il produisait sans cesse en marchant, rappelle celle des jeunes pénélopes. On le connaît au Pérou sous le nom de pavoncito » (STOLZMANN).

FAMILLE ARDEIDÆ 11252. — Ardea Cocoi

L., S.N., I, p. 237 — Wireo., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 598 — Tscx., Faun. Peru., pp. 50 et 297 — Sc. el SaAzv., P. Z.S., 1866, p.199; 1873, p. 305 — Nomencl. Av. Neotr., p.125 — Tacz., P.Z.S., 1882, p. 47.

Ardea major, Morina, Hist. Chili.

Ardea palliata, ILL., Mus. Berol.

Ardea maguari, Srix, Av. Bras., Il, p. 171, tb. XC.

Ardea plumhbea, MErR., Ersch. Grub. Encyel., V, p. 177.

Ardea cærulescens et A. soco, Vieiz., Encycl. Méth., p. 1116.

A. cinerea; pileo cristalo, pectore abdomineque nigris; plumis abdominis medii albis; qula cum collo loto plumisque jugularibus elongatis et laxis albis ; maculis magnis nigris medio collo anticis ; hypochondriis cinereis ; tibiis subcaudalibusque albis ; remigibus primariis ardesiaco nigris.

Dos et ailes d’un cendré assez foncé, à plumes du dos et des scapulaires prolongées, à barbes désunies en faisceaux irréguliers d’une nuance en partie foncée et en partie blanchâtre; sommet de la tête couvert de plumes noires de plus en plus allongées en s’approchant de la nuque et formant une huppe assez longue penchée en bas; la région renfermée entre l'œil et l'oreille est aussi noire; la gorge, le reste emplumé de la tête et tout le cou sont blancs, avec une rangée de taches noires sur le milieu du devant de ce dernier; les plumes de la région jugulaire prolongées, à barbes désunies et filiformes en grande partie et formant une barbe abondante semblable à celle du héron cendré d'Europe; poitrine et milieu de l'abdomen noirs en entier, excepté quelques plumes blanches au milieu même du ventre; flancs cendrés; sous-caudales, côtés du bas-ventre et les tibias blancs. Le cendré du bord antérieur de l'œil plus clair qu'ailleurs; pli de l’aile blanc; sousalaires cendrées ; rémiges primaires d’un ardoisé noirâtre. Queue cendrée. Bec brun en dessus, jaunâtre en dessous et à l'extrémité; pattes brun noirâtres ; iris jaune.

Longueur de l’aile, 18 ‘,; queue, 7 ‘}; bec, 7,8; tarse, 7 ‘}; doigt médian, 5; ongle, 3/4 pouces anglais.

Description faite d’après un oiseau brésilien de la collection de M. Salvin.

@ Le jeune oiseau en premier plumage ressemble au héron cendré d'Europe dans le même âge, mais en général les couleurs sont plus claires. Le sommet de la tête est couvert de longues plumes noires, formant une huppe nucale assez longue; le front est plus ou moins longuement enduit de cendré. Le cou est d’un gris perlé clair; les côtés emplumés de la tête et la gorge sont blancs; cette dernière couleur descend finement tout le long du milieu du devant du cou, s’élargissant sur la touffe jugulaire, et traversée d'une ligne noire médiane comme dans l'espèce citée. Tout le dos est d'un gris cendré foncé presque uniforme; tout le dessous est blanc, plus ou moins lavé d’isabelle sur la poitrine, et varié de quelques flammeèches noirâtres; les flancs de l'abdomen sont cendrés; les plumes du haut de la jambe colorées d’isabelle roussâtre. Tectrices alaires de la nuance un peu moins foncée que celle du dos et plus ou moins blanches le long du bord de l’aile. Rémiges primaires ardoise, les secondaires passant graduellement au cendré bleuâtre; rectrices de cette dernière couleur. Mâchoire noire cornée passant au jaune sale sur les bords; mandibule jaune de cire sale, grisâtre à la base; la peau nue autour des yeux couverte d'une poudre blanche. Tarse et doigts noirs; le côté postérieur du premier et la jambe grisätres. Iris jaune paille.

Q Longueur totale, 1120; vol, 1700; aile, 455; queue, 160; bec, 172; tarse, 185; partie nue de la jambe, 120; doigt médian, 98; ongle, 15 milli- . mètres.

Les œufs sont d’une couleur verte, moins intense que celle du héron cendré, barbouillé de grosses éclaboussures sales et parsemé plus ou moins de mouchetures brunes, ce qui est superficiel et me parait être accidentel. Ces œufs sont en proportion de la longueur renflés, les uns ovés, les autres à deux bouts plus ou moins aigus. Dimensions de trois œufs d’une ponte : 66-49,5; 62-47,3; 63-47,3 millimètres.

«€ J’ai vu plusieurs fois ce héron, connu sous le nom de garza real (héron royal), à Lechugal et à Santa Lucia, où il est rare et craintif. L'exemplaire que j'ai tué vient de Corral dans la vallée d'Huayabamba, au bord d’un petit lac éphémère, tout près des bâtiments de la ferme » (STOLZMANN).

Ucayali supérieur et inférieur, Huallaga (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL),

+1853. — Ardea egretta

GM., L.S.N., I, p. 629 — Wics., Amer. Orn., VII, p. 106, tb. LXI — Tscu., Faun. Peru., pp. 49 et297 — Sc. et Sazv., P. Z.$S., 1873, p. 305 — Nomencl. Av. Neotr., p. 195.

Ardea galathea, MouinA, Hist. Nat. Chili, p. 207.

Ardea leuce, ILL. — Laicur., Verz. Doubl., p. 77.

Ardea brasiliensis candida, Briss., Orn., V, p. 428.

Egretta americana, Sws., Class. B., II, p. 354.

Herodias egretta, Barrp, B. N. Amer., p. 66 — Sc. et SALv., PZNSS MS60, p.190:

Egretta leuce, BP., Consp. Avw., IL, p. 114 — Tacz., P. Z. S$., 1874, p. 995.

A. alba; occipite lævi, plumis elongatis dorsalibus numerosis, caudam longe excedentibus, strictis, radiis longissimis, filiformibus, nutantibus; colli plumis ini parum elongatis, laxiusculis, radiis compactis. Rositrum aurantiacum ; lora nuda viridi; pedes nigri; iris flava.

Juv. plumis elongatis nullis.

g' et Q Ad. — Tout blanc; les nombreuses plumes dorsales allongées et dépassant l'extrémité de la queue jusqu’à 20 centimètres, à baguettes épaisses et les barbes filiformes, très longues et rares, penchées en bas; les plumes jugulaires peu prolongées, lâches, larges, à barbes compactes. Bec jaune orangé, à extrémité même de la mandibule supérieure noirâtre; lores verts; pattes noires; iris jaune.

Les oiseaux en plumage d'hiver perdent toutes les plumes dorsales eflilées.

@ Les jeunes en premier plumage sont également blancs sans plumes eflilées.

g' Longueur de l'aile, 400; queue, 150; bec, 140; tarse, 137; doigt médian, 100; ongle, 20 millimètres.

Les œufs sont d’un vert un peu plus fort que celui de l'A. purpurea d'Europe; les œufs couvés sont plus ou moins salis de taches et de grosses éclaboussures brunes ou rougeûtres. Ils présentent les mêmes modifications de forme et de taille comme dans les autres hérons. Dimensions des œufs des différentes pontes : 52,3 sur 39,5; 55,2-40,3; 55-43; 59,8-42; 59,4-43; 60-41,6 millimètres.

En grand nombre sur les bords de l’océan Pacifique (TSCHUDI); Santa Cruz, Ucayali supérieur et inférieur (BARTLETT) ; Junin (JELSKI).

«€ Répandu dans tout le Pérou septentrional surtout sur la côte ; il vient isolément dans la sierra pendant la saison des pluies sur les lacs éphémères » (STOLZMANN).

1254. — Ardea candidissima

GM., L.S. N., I, p.633 — Wirs., Amer. Orn., VII, p. 120, tb. LXII — Tscx., Faun. Peru., pp. 50 et 297 — Sc. et SALvV., Nomencl. Av. Neotr., p. 125 — Tacz., P. Z.$S., 1877, p. 745.

Ardea nivea, JAcQ., Beitr., 1874, p.18 — LarTH., J. O., IT, p. 696.

Ardea tula, Mozina, Hist. Nat. Chili, p. 208.

Ardea ohula, Gm., L. S. N., I, p. 633.

Ardea æquinoctialis, GM., L. c., p. 641.

Ardea carolinensis, Orp., Wüils. Amer. Orn., VII, p. 195.

Garzetta candidissima, Br., Consp. Av., II, p. 119 — Sc. et SAN 72. 6:,:4866,p: 199: 1873 p: 305.

Garzetta ohula, Bp., !. c., p. 120.

A. tota alba; occipite cristalo, plumis imi colli elongatis, numerosis, pendulis, radiis laxissimis, mollissimis; dorsalibus numerosis caudam vix excedentibus, valde recurvis radiis elongatis, filiformibus, nutantibus. Rostrum nigrum, supra basi el mandibula dimidio basali flavis; pedes nigri digitis flavidis ; iris flava.

Juv. et avis pennas mutans plumis elongatis nullis.

g'et Q Ad. — Tout blanc, à huppe occipitale composée de nombreuses plumes allongées, lâches, à barbes eflilées et rares; plumes jugulaires allongées, lâches, à barbes filiformes, rares, formant une épaisse touffe pendante au-dessous du cou; plumes du dos allongées nombreuses, dépassant peu la queue, courbées en haut à l'extrémité, à barbes filiformes, longues, pendantes et rares. Bec noir, à base de la mandibule inférieure grise; lores nus jaunes; pattes noirâtres, à doigts jaunâtres; iris jaune.

La femelle a la huppe plus courte ainsi que les plumes allongées du dos.

{ Les jeunes en premier plumage et les adultes d'hiver manquent de toutes les plumes eflilées.

g' Longueur de l’aile, 255; queue, 90; bec, 96; tarse, 98; doigt médian, 60; ongle, 11; totale, 610; vol, 952 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 240; queue, 86; bec, 84; tarse, 93; doigt médian, 09; ongle, 11; totale, 540; vol, 875 millimètres.

Les œufs sont d’une forme elliptique presque parfaite, d’une couleur verte très pâle ou presque blanche à la surface, mais toujours verte en transition.

En grand nombre sur les côtes du Pacifique (TSCHUDI); embouchure de Tumbez (STOLZMANN); Ucayali, Santa Cruz (BARTLETT).

1255. — Ardea cærulea

L., S. N., I, p.239 — Wizs., Amer. Orn., VII, p.117, tb. LXII m# ©CL.et SALV., Nomencl. Av. Neotr.,.p. 125 —\TAcz., P, 78. 1877, p. 745.

Ardea cyanopus, GM., L. S. N., I, p. 644.

Ardea cærulescens, Laru., J. O., II, p. 689.

Ardea plumbea, Brown, H. N. Jamaica.

Ardea chalybæa, Srep., Gener. Zool., XI b, p. 580.

Ardea ardesiaca, Less., Traité Orn., p. 598.

Egretta nivea, Gosse, B. Jamaica, p. 334.

Herodias cærulea, GR, Gen. B. — Bp., Consp. Av., I, p. 193.

À. cyaneo ardesiaca; capite colloque ex atro purpureo vinaceis ; occipite cristato, plumis elongatis cristæ decompositis; tergi jugulique plumis elongatis acuminatis. Rostrum basi atro cyaneum apice nigrum; lora nuda cyanea; pedes olivaceo nigricantes ; iris straminea.

Juv. ex toto alba, remigibus primariis apice nigricantibus, rostro plus minus flavido, apice virescente nigro; pedibus flavido cinereis.

Junior, capite corpori concolort.

S' Tout le plumage d'un ardoisé bleuâtre, à tête et tout le cou d’un pourpré vinacé foncé; une huppe occipitale formée de plumes à longues barbes filiformes décomposées, ainsi que le côté postérieur du cou légèrement poudré de cendré; les plumes du dos allongées, à barbes longues, subdécomposées, les plus longues n’atteignant pas l'extrémité des rémiges primaires; les plumes de la région jugulaire allongées, à barbe atténuée graduellement vers l'extrémité qui est fort aiguë, formant une touffe pendante abondante. Bec noir bleuâtre, à extrémité noire; lores bleus; pattes olive noirâtre; iris jaune paille.

Q Semblable au mâle, mais à gorge plus ou moins blanche, le pourpré ne descendant pas au bas même du cou, de sorte que toute la touffe jugulaire est ardoise.

Les oiseaux moins adultes ont toute la tête et le cou concolores au dos.

{ÿ Les jeunes en premier plumage sont blancs en entier, à extrémité des rémiges primaires brune noirâtre ou ardoisée, et la barbe externe mouchetée de la même couleur à une certaine distance du bout; huppe moins abondante et moins fournie que dans les adultes; les plumes jugulaires et dorsales ordinaires non allongées. Bec jaunâtre, à extrémité noirâtre; pattes grises jaunâtres; iris jaune paille.

S' Longueur de l’aile, 270; queue, 96; bec, 89; tarse, 95; doigt médian, 65; ongle, 12; totale, 574; vol, 966 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 266; queue, 92; bec, 86; tarse, 90; doigt médian, »7,; ongle, 13; totale, 540-560; vol, 890-961 millimètres.

Les œufs sont d'un vert bleuâtre pâle salis de taches brunâtres et violâtres peu nombreuses. Dimensions des œufs de la même ponte : 43,1 sur 32; 45-33,8 millimètres.

« Commun à l'embouchure de Tumbez, et même nombreux, mais je l’ai vu toujours solitaire. Dans les lieux découverts il ne se laisse pas approcher à la distance d’un coup de fusil. Dans l’estomac je trouvais peu de crabes, mais principalement des palæmonides et de petits poissons, quelquefois aussi des anguilles jusqu’à 3 décimètres de longueur. Au bord du fleuve il est rare, maïs il reste principalement perché sur les rhizophores du delta, et pendant le reflux il se promène dans les plaines vaseuses. En s’envolant il fait entendre un son désagréable.

» Lavé avec du savon, l'oiseau perd sa couleur naturelle et devient presque noir. Cette couleur reprend sa nuance précédente, en frottant les plumes avec des coussins duveteux, propres à tous les hérons. Je ne doute pas que ces coussins servent à l’oiseau pour cet usage. La poudre qui garnit la surface des plumes des hérons sert certainement pour les garantir contre l'influence de l'humidité et de la boue. Le peigne de l’ongle du doigt médian est probablement destiné à nettoyer les tranchants des mandibules » (JELSKI).

Embouchure de Tumbez (STOLZMANN).

+1256. — Ardea leucogastra

GM., L. S. N., XIIL I, p. 628 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 125.

Egretta leucogastra, CAB.

Herodias leucogaster, BP., Consp. Av., p. 124.

À. fusco plumbea, subtus alba : qua rufa; crista occipitali plumis duabus valde elongatis; lergi plumis longissimis, laxis, pendulis, sordide rufescentibus; rostro basi, loris pedibusque flavis.

gd Ad. — Tête, cou, parties supérieures du corps, ailes et queue d'un plombé foncé; poitrine, abdomen et plumage des jambes blancs; gorge d’un roux marron pâle, prolongé en s’atténuant et gagnant d'intensité graduellement sur le devant du haut du cou; les plumes du jabot allongées et étroites formant une touffe assez abondante, dont celles des côtés sont colorées de rougeâtre pourpré; les plumes de la partie inférieure du dos à barbes eflilées, désunies, d’une couleur roussâtre sale, les plus longues atteignant presque le bout de l'aile; huppe nucale blanche, avec deux plumes fines dépassant les autres; les plumes cervicales d’un pourpré sale ; sous-alaires blanches. Les lores, la base de la mandibule supérieure et l’inférieure jusque près de son extrémité sont jaunes; dos du bec brun, pas-

sant au noirâtre dans sa partie terminale; pattes d’un jaune olivâtre; iris jaune.

Q La femelle se distingue par le manque du blanc à la huppe; le roux du devant du cou prolongé jusqu’au jabot; tout le cou plus ou moins enduit de rougeâtre, gorge blanchâtre, très peu lavée de roux; les plumes du jabot moins prolongées et moins étroites, fort enduites de rougeâtre pourpré; les plumes du dos inférieur moins eflilées et moins rougeâtres; milieu de la poitrine varié de quelques grosses taches ardoises.

Le jeune a la gorge blanche; la raie du devant du cou blanche variée de taches rousses et brunes; les côtés de la tête, la nuque et le cou enduits de roux le plus fortement sur les premiers; les plumes du jabot variées de blanc; le dos d’une couleur moins pure que chez les adultes; les plumes du dos inférieur non effilées; tectrices alaires variées de roux ferrugineux ; des taches sur la poitrine comme chez la femelle.

g' Longueur de l’aile, 230; queue, 80; bec, 105; tarse, 83; doigt médian, 06; ongle, 10 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 220; queue, 76; bec, 98; tarse, 72; doigt médian, 04 ; ongle, 10 millimètres.

Tumbez, Santa Lucia (coll. RAIMONDI).

1257. — Ardea agami

Gu., L. S.N. I, p. 629 — Tscx., Faun. Peru., pp. 50 et 297 — SCL. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 754; 1873, p. 305 — Nomencl. Av. Neotr., p.195 — Tacz., P. Z. S., 1889, p. 47.

Ardea fusca, LATH., Gen. Synops., II a, p. 87 — Burr., PI. Enl., DCCCLVIIT et DCCCLIX.

Egretta agami, Sws., Class. B., Il, p. 354.

Agamia picta, Bp., Consp. Av., Il, p. 127.

A. supra obscure viridis, niîtens, subtus intense caslaneo rufa; qula alba vitta mediana rufa bipartita; fronte fusco ardesiaca, cervice crislaque cinereo cyaneis; lateribus capitis et vilta postica collari nigris; lateribus colli superioribus purpureo rufis, inferioribus nigris, jugulo latissime cyaneo; plumis colli inferi apice attenuatis et recurvatis albido cyaneis ; tibiis rufis ; remigibus primariis cyaneo ardesiaceis, secundariis et rectricibus dorso concoloribus. Rostrum supra nigrum, lateribus brunneum; pedes brunneo nigricantes ; iris [lava.

get © Ad. — Front ardoisé noirâtre passant graduellement au cendré bleuâtre sur le vertex et une petite huppe formée de plumes eflilées; la partie antérieure des côtés de la tête est nue, rouge; la postérieure em-

plumée, noire, passant en une bande prolongée sur la partie postérieure du cou; la moitié supérieure des côtés du cou est d’un marron pourpré intense, l'inférieure noire; gorge d'un blanc prolongé sur le milieu du haut du cou et traversé dans toute sa longueur par une raie médiane rousse; région jugulaire largement cendré bleuâtre, à toutes plumes des deux tiers inférieurs de la longueur du cou prolongées en une longue pointe fine recourbée vers l'extérieur d’une couleur cendré bleuâtre clair, formant une très fine frisure de cette couleur sur un fond supérieur roux, et ensuite plus grosse sur le noir inférieur. Tout le dos et les ailes sont d’un beau vert obscur, à éclat métallique uniforme; les grandes et les moyennes tectrices alaires composées à l’extrémité d’une ligne droite formant deux raies obliques bien prononcées en travers de l’aile. Tout le dessous du corps est d’un roux pourpré intense, plus clair au bas-ventre et roux sur les jambes. Rémiges primaires d’un ardoisé bleuâtre foncé; les secondaires et les rectrices de la couleur du dos; sous-alaires rousses. Les plumes postérieures du dos sont d’un cendré clair, à barbes longues désunies, y formant une grosse tache de cette couleur. Bec noir, à mandibule inférieure largement noire cornée le long des bords, grise sur les côtés dans la moitié terminale et en dessous, et jaune sale sur les côtés de la base. Paupière gris jaunâtre comme poudrée de farine; le tarse noir sur le devant; gris brunâtre en arrière; doigts noirs en dessus, gris en dessous; ongle gris corné; iris rouge brunâtre avec une bordure orangée claire autour de la pupille.

{ Les jeunes en premier plumage ont le sommet de la tête noir; tout le cou brun traversé dans toute sa longueur par une raie médiane fauve variée de quelques bordures brunes; gorge largement blanchâtre, traversée comme dans les adultes d’une raie médiane rousse prolongée sur la moitié supérieure du cou; dos olive foncé avec un faible éclat métallique; tectrices alaires brun olivâtre, à éclat plus faible; tout le dessous du corps fauve, varié de grosses stries brunes sur la poitrine et les côtés de l'abdomen; les rémiges et les rectrices comme celles des adultes. Bec brun, à mandibule inférieure pâle, jusque près de son extrémité.

g' Longueur totale, 915; vol, 992; aile, 285; queue, 100; bec, 175; tarse, 105; doigt médian, 55; ongle, 10 millimètres.

Région boiseuse chaude (TSCHUDI); Nauta, Yurimaguas (BARTLETT); Yurimaguas (STOLZMANN).

1258. — Butorides cyanurus

Ardea virescens, var. B, Laru., J. O., II, p. 685 — Burr., PL. Enl., CMVIII.

Ardea cærulea, var. à, GM., L. S. N., I, p. 631.

Ardea cyanura, Vieiz., Enc. Méth., p. 1120.

Ardea fuscicollis, Vieiz., N. D. H. N., XIV, p. 40.

Ardea scapularis, Licar., Verz. Doubl., p. 77.

Butorides scapularis, BP., Consp. Avw., Il, p. 198.

Butorides cyanurus, SCL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p.195 — P. Z.$., 1866, p. 199.

Butorides virescens, Tacz., P. Z.$S., 1877, p. 746.

Butorides scapulatus, Sc. et Sauv., P. Z. $S., 1867, p. 979;

B. supra glauco viridis, subtus ardesiaco cinereus ; pileo cristato viridi; quia alba; collo antice juguloque albido, vitla mediana lata e maculis ferrugineis ; alis obscure viridibus, teclricibus albido marginatis; remigibus ardesiaceis viridi submicantibus; rectricibus viridioribus; subcaudalibus cinereo albidis macula terminali nigricante. Rosirum brunneo virens, mandibula inferiori flavido carnea; pedes cinereo flavidi; iris flava.

Fem. capite supra olivaceo virenti; dorso fusco virenti; collo abdomineque griseis, rufescente plus aut minus lavatis ; tectricibus alarum rufo marginatis.

g' Ad. — Sommet de la tête vert foncé métallique, avec une huppe nucale composée de quelques plumes prolongées et pointues; dos d’un vert olivâtre métallique, plus ou moins poudré de cendré; gorge largement blanche au milieu; les côtés du visage, le cou et les flancs de l'abdomen largement d’un cendré ardoise; le devant du cou et de la région jugulaire blanchâtre avec une raie médiane, plus ou moins large composée de grosses taches d’un roux ferrugineux, moins grandes sur le haut du cou et plus ou moins brunâtres; une strie noire sous-oculaire; le milieu du ventre plus pâle que les côtés et grisâtre; sous-caudales cendrées blanchâtres avec une tache subterminale noirâtre. Tectrices alaires vert foncé, bordées finement de blanchâtre; rémiges ardoise, avec un lustre verdâtre très faible sur les primaires et plus fort sur la barbe externe des secondaires; toutes finement bordées de blanc à l'extrémité; rectrices plus vertes que les rémiges surtout celles du milieu de la queue, sous-alaires grises; pli de laile blanc. Bec noir, à mandibule inférieure vert jaunâtre; pattes jaunes, grisâtres sur le devant; iris jaune, peau nue des lores jaune.

: © Semblable au mâle, à sommet de la tête d’un vert olivâtre foncé; dos également olivätre, fort nuancé de gris cendré; les côtés du cou plus ou moins gris lavés de roussâtre; abdomen et poitrine gris, milieu du ventre fauve grisâtre; tectrices alaires d’un vert olivâtre, à bordures rousses plus larges que chez le mâle; rémiges comme celles du mâle; rectrices moins vertes et plus ardoisées; la raie médiane jugulaire généralement plus large.

@ Le jeune oiseau en premier plumage a le sommet de la tête noirâtre presque mat, avec une strie grise sur l'extrémité de toutes les plumes; dos gris terreux foncé; côtés de la tête d’un fauve grisâtre sale strié de brun; gorge blanche; devant du cou et de la région jugulaire fauve tacheté de brun et de roussâtre; côtés du derrière du cou bruns, avec des taches mé-

dianes fauves; abdomen fauve flammulé de brun; bas-ventre fauve immaculé au milieu, gris sur les côtés; sous-caudales blanchâtres. Tectrices alaires verdâtres avec un faible éclat métallique, largement bordées de roux et variées d’une strie fauve terminale élargie au bout; rémiges ardoisé, avec une bordure terminale fauve, rectrices d’un ardoisé à peine verdâtre. Bec comme celui des adultes; pattes d’un brun jaunâtre; iris jaune.

Dans le deuxième plumage l'oiseau ressemble au jeune, mais il a le sommet de la tête vert foncé, varié de longues stries rousses au front et sur le vertex; le fond du dos légèrement nuancé de verdâtre métallique ; les bordures terminales des rémiges blanches.

g' Longueur totale, 440-472; vol, 613-650; aile, 168; queue, 56; bec, 73; tarse, 47; doigt médian, 41; ongle, 10 millimètres.

Q Longueur totale, 436; vol, 576; aile, 166; queue, 56; bec, 73; tarse, 45; doigt médian, 38; ongle, 9 millimètres.

Les œufs sont d’une forme elliptique presque parfaite, à surface d’un vert très pâle, ou presque blanc, mais toujours la coque verte en transparence. Dimensions des œufs de différentes pontes : 37 sur 29,8; 37,6-28-6; 38-30 ; 40-39 millimètres.

Tumbez, Pacasmayo (STOLZMANN); Ucayali (BARTLETT).

1259. — Ardetta involucris

Ardea involucris, VieiL., Enc. Méth., p. 1127.

Ardea erythromelas, Vieiz., Enc. Méth., p. 1121.

Ardetta humilis, GR., Gen. B., Il, p. 556.

Ardeola erythromelas, Be., Consp. Avw., Il, p. 134.

Ardetta involucris, SCL. et SALvV., P. Z. $S., 1869, p. 634 - Nomencl. Av. Neotr., p. 195.

A. exili similis, sed dorso castanco purpureo, nec nigro virente, medio tantum brunnescente; gqula alba minime flavicante, secus medium linea nigricante divisa.

Juv. cinnamomeo olivascens; fascia elongata verticis, plumarumque dorsalium cinereo aurantio marginatarum nigris; sublus alba, flavo cinnamomeo varia; remigibus ardesiacis, apice roseo cinnamomeo (BONAPARTE).

gd Ad. — Sommet de ja tête noir couvrant la nuque, les plumes du front bordées et colorées de roussâtre; côtés de la tête d’un roux marron foncé occupant aussi le cou postérieur; dos brun noirâtre, à plumes bordées de roux; les scapulaires d’un roux rougeâtre, bordées à l'extrémité de roux jaunâtre, à base des plumes longuement cendrée; croupion gris foncé rayé en travers de fauve; gorge blanche sur les côtés, à milieu traversé d’une

raie fauve dont les plumes portent au milieu une large strie noirâtre, une pareille coloration occupe tout le devant du cou, mais à stries médianes très fines, les plumes couvrant le côté postérieur du cou sont d’un marron rougeàtre; plumes de la poitrine noires, bordées de fauve roussâtre; abdomen blanc au milieu, fauve sur les côtés, varié de stries noirâtres; souscaudales fauves roussâtres; tibias fauves variés de flammules brunes, à côté interne blanc pur. Petites et moyennes tectrices alaires d’un roux straminé foncé, à disque schistacé prolongé au sommet en une ligne le long de la baguette n’atteignant pas l'extrémité des plumes; les grandes tectrices et la barbe externe des rémiges tertiaires d'un marron rougeâtre intense; rémiges d’un schistacé noirâtre; sous-alaires d’un fauve sale; les grandes cendrées; pli de l'aile blanchâtre. Queue noire. Bec brun, à mandibule pâle; pattes gris jaunâtre.

Longueur de l'aile, 117; queue, 43; bec, 53; tarse, 40; doigt médian, 41; ongle, 9; ongle du pouce, 13 millimetres.

Description d’un oiseau de Cochabamba (Bolivie) du Musée de Brunschwig.

Q Ad. — Tête et côtés du cou d’un gris jaunâtre avec une large bande noire au milieu du sommet de la tête, atténuée au front et sur la nuque, et bordée au front de roussâtre; dos jaune paille, passant çà et là au roussâtre varié de longues mèches noires; une longuc raie noire le long des scapulaires; croupion gris varié de fauve; en dessous la gorge est blanche bordée d’une ligne noire près de la naissance du bec, et traversée dans toute sa longueur par une raie médiane gris roussâtre, passant au roussâtre sur toute la longueur du cou antérieur, dont la partie voisine est blanchâtre et les côtés fauves, variés de grosses mèches roussâtres; poitrine roussâtre, à bords des plumes fauves; milieu du ventre blanc; flancs fauves variés d'une ligne noire traversant le milieu des plumes dans toute leur longueur; sous-caudales blanchâtres. Tectrices alaires gris jaunâtre, à centre des plumes plus foncé; celles du bord de l'aile plus foncées avec une grosse tache d’un roux marron très sombre au voisinage du bas et une autre sur le devant de l’aile pliée; rémiges noires terminées de roux vif; sousalaires blanchâtres lavées de fauve; page inférieure des rémiges ardoisée. Rectrices noires bordées largement de roussâtre sale. Bec jaunätre, à dos brun; pattes olives.

Longueur de l'aile, 126; queue, 50; bec, 60; tarse, 43; doigt médian avec l’ongle, 48 millimètres.

Description d’après un exemplaire du Chili de la collection de MM. Salvin et Godman.

( Le jeune oiseau en premier plumage a le sommet de la tête couvert de plumes noires bordées de roux; dos brun roussâtre, à plumes bordées finement de plus roussâtre; gorge blanche traversée par une ligne brune variée de fauve, élargie au cou; côtés du cou couverts de plumes brunes entourées de fauve; poitrine et abdomen d’un isabelle roussâtre sur les flancs, et blancs au milieu; tectrices alaires d’un fauve olivâtre strié de

brun foncé; les grandes tectrices alaires et les rémiges tertiaires d'un roux cannelle; les autres rémiges brun noirâtre, terminées par une tache cannelle; queue noirâtre.

Description d’après un oiseau de la collection de M, Raimondi. Pacasmayo (coll. RAIMONDI).

1260. — Tigrisoma brasiliense

Ardea brasiliensis, L., S. N., I, p. 239.

Ardea lineata et À, flava, GM., L. S. N., I, p. 638.

Ardea tigrina, GM., L. c., p. 638 — Tscx., Faun. Peru., pp. 50 et 297.

Ardea soco et À. marmorata, VieiL., Enc. Méth., IT, p. 1117.

Ardea fasciata, SucH., Zool. Journ., 1826, p. 117.

Tigrisoma brasiliense, Gr., Gen. B., III, p. 556 — Scz. et SALV., P. Z. S., 1866, p. 199; 1867, p. 979; 1873, p. 308 — Nomencl. Av. Neotr., p. 125.

T. ex olivaceo nigrum, rufo minutissime striolato punctatum; subtus ex olivaceo cinereo rufescens, albido fasciolatum; capile colloque vivide castaneis, in pileo, genis nuchaque puris, in lateribus cerviceque densissime nigro fasciolatis; sublus vitla longitudinali e plumis latis candidis, externe nigro castaneoque marginatis; remigibus albo apicatis, rectricibus immaculatis, viridi ardesiacis ; tectricibus alarum inferioribus plumisque axillaribus nigris, albo fasciatis (BONAPARTE).

g' et Q Ad. — La tête et tout le cou roux vif immaculé au sommet de la tête et les joues, varié de raies noirâtres sur le reste; gorge blanche bordée de chaque côté d’une raie noire; le milieu du devant du cou traversé d’une large raie, composée de grandes plumes blanches bordées sur les côtés de roux et de brun; le dos et les ailes olive foncé, avec un léger éclat verdâtre finement ondulé de lignes fauve roussâtre composées de nombreux petits points, et varié en outre de longues lignes noirâtres qui se trouvent au milieu de toute la longueur de la baguette dans toutes les plumes de ces parties; abdomen brun roussâtre varié de gris olive et de blanchâtre; tectrices sous-alaires noires rayées de blanc. Rémiges primaires noirâtres terminées d’une bordure blanche, les secondaires olive foncé avec un léger éclat métallique; pli de l’aile blanc. Rectrices olive foncé, traversées d’une dizaine de lignes blanches, dont quelques-unes, surtout les basales sont largement interrompues au milieu. Bec brun, rougeâtre à la base, noirâtre au bout; iris jaune.

@ Le jeune oiseau a les plumes du sommet de la tête rayées en travers

de grosses bandes noires et rousses, dont ces dernières sont un peu plus larges; les plumes du dos noirâtres, avec une grosse tache terminale rousse subarrondie et une large bande de la mème couleur au milieu; le long du milieu du devant du cou une raie blanche variée de brun et de roussitre; le milieu de l'abdomen blanc tacheté de brun; le blanc de l'extrémité des plumes plus ou moins lavé de roussâtre; le dos inférieur, le croupion et les flancs noirs rayés en travers de blanc. Tectrices alaires de la couleur du dos, à taches rousses plus foncées sur le devant de l’aile et peu grosses, et beaucoup plus grosses que les dorsales ailleurs; rémiges schistacées, terminées d’une large bordure roussâtre, qui sur les médianes est blanche en grande partie; sous-alaires schistacées variées de blanc. Queue noire, traversée de cinq lignes blanches fines, dont la basale est incomplète.

d' Longueur de l’aile, 345; queue, 135; bec, 128; tarse, 105; doigt médian, 73; ongle, 1? millimètres.

Pérou entier jusqu’à 4,000 pieds d'altitude (TSCHUDI) ; Santa Cruz, Ucayali supérieur (BARTLETT); Lambayeque (coll. RAIMONDI).

+1261. — Tigrisoma Salmoni

SOLMELISAINS MP ZA US MSTB pr 08 = TACZ MP ZUS, ABT0E p. 242; 1880, p. 212; 1882, p. 47.

T. supra viridescenti æneo nigricans, pallido cervino {nisi in pileo) crebre transfasciatum ; alis caudaque schistaceo nigris, illis el alula spuria albo terminatis ; campterio et margine alari albis; mandibula, sicut in T. brasiliensi nuda ; qula medio alba, plumosa, laleraliler nuda, albo cireumscripta ; cervice media alba rufescente intermixta; abdomine rufescente; hypochondriis fusco nigris, subalaribus albo nigroque variolatis (ScLATER et SALVIN).

g' Ad. — Toutes les parties supérieures du corps, les ailes et les côtés du cou sont d’un olive ardoisé foncé, traversé de nombreuses raies d’un fauve pâle, fines, un peu plus grosses au cou qu'ailleurs, et blanches sur les tectrices alaires; ces raies claires sont interrompues au milieu même des plumes du dos, des scapulaires et des tectrices, en y formant de longues stries foncées, passant dans toute la longueur de leurs baguettes, et aiguës au bout; le sommet de la tête est noir non rayé, lavé légèrement d’ardoisé au front; dans la crête nucale il y a aussi quelques plumes noires en entier ou rayées en partie. La partie emplumée des côtés du visage est d’un ardoisé foncé tacheté de blanchâtre; la gorge est nue sur les côtés et couverte de plumes blanches au milieu; la partie dénuée est bordée à son extérieur de plumes blanches, y formant une ligne peu large, suivie d'une autre bordure noire; le milieu du cou antérieur est traversé dans toute sa longueur par une raie blanche variée de grosses taches brunes et noires; poi-

trine grise, enduite un peu de roussàtre, traversée par des raies et des taches blanchâtres, grosses; ventre blanchâtre, plus ou moins sale; les flancs d’un ardoisé foncé, rayé en travers de blanc. Les grandes tectrices alaires au lieu d’être rayées ne sont que parsemées de petits points blancs, rangées pour la plupart en vermicules; rémiges d’un schistacé noirâtre, avec un léger lustre verdâtre sur les secondaires; toutes terminées par une bordure blanche, plus large sur les primaires et graduellement plus fines sur les secondaires; sous-alaires schistacées, variées de grosses taches blanches; pli de l'aile blanc. Queue noirâtre, avec une trace légère d’ondulation blanchâtre sur les rectrices médianes. Tout le devant du visage dénué, comprenant les lores, le tour large des yeux et la base de la mandibule inférieure d’un jaune verdâtre assez pâle. Bec noir, à moitié basale de la mandibule inférieure d’un jaune verdâtre pâle, l'extrémité même des deux mandibules blanchâtre; pattes d’un olive foncé, à côté postérieur du tarse et les doigts en dessous d’un jaune sale; iris gris olivâtre foncé à l'extérieur et d’un jaune olivâtre clair en dedans. ;

Q Distincte du mâle par les raies du cou distinctement plus larges; la raie collaire brune sans noir au milieu; toute la poitrine et l'abdomen d'un ardoisé fort enduit de fauve roussâtre; les côtés emplumés du visage ET ês de fauve; queue unicolore.

Les oiseaux probablement moins adultes différent des précédents par les raies des parties supérieures du corps et du cou plus rousses et distinctement plus larges; toutes les plumes du sommet de la tête rayées de roux, mais moins largement qu’au cou; abdomen d’un cendré foncé, peu enduit de roussâtre; flancs d’un cendré ardoisé unicolore; toutes les rectrices parsemées de petites taches blanches d’une manière irrégulière. Bec moins foncé, tirant au brunâtre; pattes d’un gris olive; iris jaune.

(3 Jeune oiseau en premier plumage couvert de plumes d’un brun noiïâtre rayé largement de roux; côtés de la tête roux variés de grosses stries noires; gorge également nue comme chez les adultes sur ses côtés, et traversée d’une raie blanche emplumée, la partie nue également bordée de blanc descendant le long du milieu du cou en se répandant en bas; toute cette partie blanche est variée de grosses raies noirâtres; le dos et les ailes sont brun noirâtre, traversés par de larges taches rousses ; l'abdomen et les sous-caudales blancs, tachetés de noirâtre. Rémiges brunes noirâtres, terminées d’une bordure blanche, comme chez les Etes et de roussâtre dans les secondaires, qui en outre sont traversées par quelques raies rousses peu larges sur la barbe externe, et blanches sur l’interne. Rectrices noires, traversées par quatre lignes blanches. Bec et pattes bruns; iris jaune.

Pérou g' Longueur totale, 750-780; vol, 1097-1140; aile, 320; queue,

130; bec, 120; tarse, 88; doigt médian, 60; ongle, {1 millimètres.

gd Longueur de l'aile, 295; queue, 114; bec, 105; tarse, 80; BEA doÉ doigt médian, 57; ongle, 11 millimètres. QUE | Q Longueur de l’aile, 292; queue, 112; bec, 107; tarse, 85; doigt médian, 63; ongle, 11 millimètres.

Huambo, Tambillo, Callacate (STOLZMANN).

« Espèce répandue sur tous les ruisseaux des montagnes du Pérou septentrional. Je ne puis pas indiquer les limites de sa distribution orographique, le maximum et le minimum des altitudes dans lesquelles je l'ai trouvée sont à 5,800 (Tambillo) et à 3,700 pieds (Huambo); je prétends cependant qu’elle dépasse ces limites, surtout là où les ruisseaux sont peuplés de petits silurides qui avec les telphuses constituent l’aliment principal de cet oiseau. Il les guette, posé au bord du ruisseau, ou sur un des blocs rocheux encombrant le lit. A la vue d’un homme, il allonge son cou et s’envole de loin; cependant au milieu de la forêt on parvient souvent à l’approcher jusqu'à une vingtaine de pas. En général il est assez rare et solitaire » (STOLZMANN).

1262. — Tigrisoma Cabanisi

HeINE, Journ. für Orn., 1859, p. 107.

Ardea Cabanisi, SCHLEG., Mus. P.-Bas, Ardeæ, p. 51.

T. fusco olivaceum, pallide cervino crebre transfascialtum; pileo nigro immaculalo; remigibus schistaceis albido transfasciatis; cauda nigricante, rectricibus lineis albis quinis transversalibus, binis mediis tenuissime fulvo undulatis; campterio albo; qua tota nuda, vilta mediana collari rufo brunnea lateraliter albo et nigro varia; abdomine sordide rufo; hypochondriis schistaceis, subtililer albo transfascialis ; subalaribus hypochondriisque schistaceis, albo fasciatis.

g' Ad. — Toutes les parties supérieures du corps et des ailes sont d’un olive ardoisé foncé lustré légèrement de verdâtre, et traversées de raies roussâtres qui, sur les plumes du dos, des tectrices alaires et des scapulaires, sont interrompues au milieu même des plumes, en y formant des stries longues foncées, aiguës au bout et passant dans toute la longueur de leurs baguettes; croupion schistacé rayé finement de blanc; les côtés de la tète et le cou sont d’un ardoisé brunâtre varié de raies transversales fauves ou d’un fauve roussâtre, un peu moins larges que les foncées et beaucoup plus larges en général que celles du dos; le long du milieu du devant du cou se trouve une raie d’un chocolat brunâtre, bordée des deux côtés de plumes blanches sur la barbe interne et noires sur l’externe; sommet de la tête d’un noir immaculé; plusieurs plumes cependant, qui appartiennent probablement à la robe précédente, sont traversées de raies roussâtres ; gorge nue en entier; tout le dessous du corps est d’un roux rougeâtre sale, beaucoup plus intense sur la poitrine et pâlissant graduellement en s’approchant de la queue; flancs d'un ardoisé grisâtre, traversés de raies onduleuses blanches, peu larges. Les grandes tectrices alaires ondulées finement de fauve; les rémiges schistacées bleuâtres, les cinq premières primaires traversées de quelques raies blanches, peu larges, et largement interrompues au milieu des pennes; les autres non rayées, mais terminées d’une bordure blanche; les secondaires traversées de raies interrompues, blanches sur la barbe interne et fauves sur l’externe, excepté les voisines des ter-

tiaires qui sont non rayées, plus ou moins olives sur la barbe externe et ondulées finement de fauve; sous-alaires schistacées, variées de grosses raies blanches; pli de l'aile blanc. Queue noire, traversée par cinq lignes blanches, les deux rectrices médianes sont d’un olive noirâtre varié de petites stries blanches, rangées en lignes transversales sinueuses. Tout le côté du devant du visage dénué, comme chez le T. Salmoni, jaune, ainsi que la peau nue de la gorge; mâchoire supérieure d’un brun noirâtre, plus brun vers la naissance; mandibule jaunâtre, à bords mêmes rembrunis; pattes grises.

Longueur de l'aile, 348; queue, 126; bec, 160; tarse, 105; doigt médian, 75; ongle, 15 millimètres.

OBSERVATIONS. — Espèce voisine du 7: Salmoni, plus forte, à bec beaucoup plus long et d’une autre forme, la gorge toute nue et la coloration en général plus claire, à raies plus larges et plus rousses ; les rémiges rayées en travers, etc.

Tumbez (coll. RAIMONDI).

1263. — Nycticorax violaceus

Ardea violacea, L., S. N., I, p. 238 — Wirs., Amer. Orn., VIII, tb. LXV.

Ardea cayanensis et A. jamaïcensis, Gu., L. S. N., I, pp. 626 et 625.

Cancrophaga bahamensis, Briss., Orn., V, p. 481.

Ardea sexsetacea, Vieiz., Enc. Méth., p. 1121.

Ardea callocephala, WacL., Syst. Av., sp. 34.

Nyticorax violaceus, Boté, Isis, 1826, p. 979 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 126 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 746.

N. cinereus, subtus dilutior cyaneo cinereus; dorso et alis striis latissimis viridi nitentibus variis; capile nigerrimo, pileo albo plus aut minus cinnamomeo lavato; vitta lata utrinque genali margineque alarum albis; plumis occipilalibus elongatis, linearibus, cristam formantibus, candidis ; remigibus rectricibusque ardesiaceis. Rostrum robustum nigrum; pedes flavido brunnei; üris externe aurantiaco rubra, interne auranliaca.

g et Q Ad. — Tête noire, à sommet blanc plus ou moins lavé de roussâtre cannelle, occupant toute la largeur du front en s'atténuant graduellement en arrière; quelques plumes cervicales blanches, prolongées et linéaires, forment une huppe couchée sur la huppe nucale noire et beaucoup moins longue; le long du milieu des joues se trouve de chaque côté une large raie blanche, commençant au-dessous de l’œil et dépassant l’o-

reille; le dos avec les scapulaires et les tectrices alaires sont d’un cendré bleuâtre ou cendré grisâtre, variés de stries noires, lustrées faiblement de verdâtre, largement prolongées sur toute la longueur des plumes; plus larges sur les tectrices alaires qu’au dos; chacune de ces stries est bordée des deux côtés d’une ligne blanchâtre plus claire que le fond; quelques plumes du milieu prolongées jusqu’au delà de l'extrémité de la queue, à barbes désunies filiformes cendrées, sont aussi traversées dans toute leur longueur d'une large ligne noire, dont les barbes sont unies; le cou et tout le dessous du corps sont d’un cendré bleuâtre uniforme. Rémiges et rectrices ardoisées bordées extérieurement de blanchâtre; sous-alaires gris bleuâtre; pli de l’aile blanc. Bec noir, à mandibule inférieure carnée dans toute sa partie basale; pattes brunes, à jambe et le haut du tarse orangés; iris rouge orangé au milieu ou orangé extérieurement dans les uns, tandis que dans les autres il est orangé à l'intérieur et jaune extérieurement.

Les oiseaux moins adultes ont le fond des parties supérieures du corps plus ou moins gris; celui du cou également grisâtre, à milieu du devant traversé par une raie blanche en haut et roussâtre en bas, les plumes de cette partie roussâtre sont largement grises au milieu; abdomen varié de grosses flammèches grises et blanches; sous-caudales blanches lavées de gris roussâtre à l'extrémité; les plumes dorsales moins longues.

g' Longueur totale, 551-608; vol, 993-1100; aile, 275; queue, 105; bec, 97; tarse, 96; doigt médian, 62; ongle, 10; plumes occipitales longues jusqu’à 130 millimètres.

Les œufs sont en général courts, d’une forme parfaitement elliptique ou presque ovée, à coque plus épaisse que dans les œufs des hérons; la couleur superficielle est d’un vert assez fort; souvent ils sont salis de petites taches et de mouchetures brunes. Dimensions des œufs des différentes pontes : 43 sur 34,2; 46-34,2; 45-35; 46-54,6; 46-35 millimètres.

Selon MM. Jelski et Stolzmann, commun dans l'embouchure de Tumbez, où il se nourrit de crabes sur les bords des manglars pendant le reflux; dans les autres époques de la journée il reste perché sur les arbres riverains, plus ou moins caché dans le feuillage,

1264. — Nycticorax obscurus

Ardea obscura, Licar., Verz. Doubl., p. — KiTrL., Kupfert., ÉD AN XOCN, fig. À,

Nycticorax obscurus, Br., Consp. Avw., Il, p. 141 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 126.

N. major; fusco cinereus, sublus dilutior; fronte gulaque albicantibus, plumis occipitalibus elongalis candidis ; pileo, nucha dorsoque nigro virentibus ; rostro brevi, gracili, nigricanti, pedibus brunneo flavis (Bonaparte).

g Le sommet de la tête avec la nuque, ainsi que le dos avec les scapulaires sont d’un noir lustré de vert; front prolongé en sourcils n’atteignant pas l'extrémité postérieure des yeux, le devant des joues, la gorge, la région anale et les sous-caudales blancs; le cou antérieur et ses côtés d’un gris perlé clair; abdomen de la même nuance, mais plus foncée, à base des plumes largement blanche. Aïles et queue d’un gris cendré obscur; le dessous de l'aile d’un gris pâle; pli de l'aile blanc en partie, bordures de la première rémige et de la première grande tectrice blanches; plumes atténuées de la huppe très longues et blanches en entier. Bec noir; pattes d’un jaune brunâtre, à doigts plus bruns et les ongles noirs.

Q Semblable en tout au mâle, à gris partout plus foncé, le front lavé plus ou moins de gris, la huppe moins longue.

@ Les jeunes en premier plumage sont bruns en dessus, parsemés de stries blanchâtres au sommet de la tête et le cou postérieur, très fines sur le premier et plus grosses sur le second; des stries assez grosses sur la région interscapulaire et des stries triangulaires élargies en arriere, en général plus grosses sur les tectrices alaires et les scapulaires; les côtés et le devant du cou ainsi que tout le dessous du corps couverts de plumes blanches ou fauves au milieu, brunes le long des côtés; ces bordures en général plus larges sur les côtés qu'au milieu de toutes ces parties; le croupion et le dos inférieur couverts de plumes grises longuement à la base et terminées de brun. Rémiges brunes terminées par une tache blanchâtre; dessous de l’aile gris. Queue gris brunâtre. En général dans le plumage tout frais les taches du dessus et des côtés sont fauves, dans le plumage usé elles sont blanches. Bec noirâtre, à mandibule inférieure longuement blanche dans sa partie basale; pattes brunes.

G Longueur de l'aile, 340; queue, 145; bec, 125; tarse, 95; doigt médian, 82; ongle, 15; huppe, 220; hauteur du bec à la base, 26 millimètres.

© Longueur de l'aile, 322; queue, 130; bec, 118; tarse, 83; doigt médian, 68; ongle, 15; hauteur du bec à la base, 21 millimètres.

Un œuf du Chili est d’un verdâtre beaucoup plus pâle que celui du W. violaceus. Longueur : 5? sur 39 millimètres de largeur.

Description d’aprèslesoiseaux de Titicaca, dela collection de MM. Salvin et Godman. Lac Titicaca (WHITELY).

+1265. — N'ycticorax Gardeni

Ardea Gardeni, GM., L. S. N., I, p. 645.

Nycticorax Gardeni, GUNDL., Journ. fur Orn., 1856, p. 346 — Sc. et SALv., P. Z. S., 1860, p. 387; 1866, p. 199 — Nomencl. Av. Neotr., p. 126 — Tacz., P. Z.8S., 1877, p. 329.

Nycticorax americanus, Bp., List., 1838, p. 48 — Tscu., Faun. Peru., pp. 50 et 297 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 555.

Nycticorax nævia, SCL. et SaLv., P. Z. S., 1873, p. 305.

N. dilutle cinereus, pileo dorsoque ex virescente nigro coracinis; fronte, qula regioneque oculari albis; collo medio plus aut minus albido; plumis nuchæ tribus elongalis linearibus niveis. Rosirum robustum, nigrum, mandibula inferiori basi pallida; pedes luteo virentes; iris rubra.

get @ Ad. — Semblable au W. europæus, mais beaucoup plus grand, à bec plus fort. La couleur générale est comme celle de l'oiseau d'Europe cendrée grisâtre, mais généralement un peu plus foncée; le sommet de la tête et le dos avec les scapulaires d’un vert foncé métallique tirant un peu au bleuâtre dans certaines directions de la lumière; front, tour de l'œil, gorge et devant des joues blancs; une raie blanchâtre plus ou moins large descend le long du milieu du cou; milieu de l’abdomen et du bas-ventre généralement plus clair que les flancs et quelquefois blanchâtre; une huppe nucale formée de trois plumes blanches linéaires, à barbes recourbées en dessous de manière que le creux en forme d’une gouttière renversée de la plume supérieure couvre en entier les deux autres; l'extrémité même de ces plumes est noire. Les ailes sont d’une nuance plus foncée que celle du cou; les rémiges tertiaires et les rectrices avec un léger lustre verdâtre; pli de l’aile blanc, ainsi qu'une fine bordure sur la première rémige; sousalaires grises; sous-caudales blanches ou grisâtres. Bec robuste, noir, à mandibule inférieure pâle dans la moitié basale; pattes jaune verdâtre; iris rouge.

G Longueur de l'aile, 325-345; queue, 130; bec, 97; tarse, 80; doigt médian, 64; ongle, 15; de la huppe jusqu'à 200 millimètres.

L'œuf est d’un vert päle; longueur 55 sur 39,2 millimètres de largeur.

Toutes les régions péruviennes ; plus rare cependant dans les chaudes que dans les montagnes froides (TSCHUDI). Environs du lac Junin (JELSKI); Tumbez (STOLZ- MANN); Ucayali (BARTLETT).

€ À Junin on le rencontre toujours isolé ; dans les jones voisins du lac même il est plus nombreux, mais se réunit en sociétés. Bien qu’on ne le mange pas et qu'on ne le persécute point, il est assez rusé et ne se laisse pas approcher de près » (JELSKI).

1266. — Nycticorax pileatus

Ardea alba, var. B, GM., L. S. N., I, p. 639.

Ardea pileata, LATH., J. O., Il, p. 695 — Burr., PI Enl., CMVIL.

Nyctiardea pileata, Sws., Class. B., If, p. 355.

Herodias pileata, GR., List Sp. Brit. Mus.

Pilherodius pileatus, BP., Consp. Av., Il, p. 139.

Nycticorax pileatus, PELZ., Orn. Brasil., p. 502 — Scz. et SALV., 1867, p: 979; 1873, p. 305; Nomencl. Av: Neotr., p. 126:

N. albus, dorso cinerascente perlaceo, facie colloque flavido lavatis ; vertice late nigro; crisla nuchali e plumis longissimis linearibus albis. Rostrum nigrum, mandibula inferiori macula magna mediana rubra; pedes brunnei; iris grisea; cute circumoculari nuda cærulea.

get Q — Blanc, à sommet de la tête largement noir, excepté le front qui est d’un gris blanchâtre; les côtés de la tête et le cou enduits d’une nuance jaune isabelle plus où moins forte; le dos, les ailes et la queue sont d’un cendré perlé très clair; la baguette dans les rémiges et les rectrices est plus ou moins brune. Trois plumes nucales blanches, linéaires, à bords des barbes peu courbés en bas, forment une huppe très longue, semblable à celle des autres espèces. Bec noir, à extrémité blanchâtre et une grande tache allongée rougeâtre sur les côtés de la mandibule inférieure; pattes brunes olivâtres; iris gris; peau nue autour des yeux bleu clair.

G' Longueur de l'aile, 280; queue, 110; bec, 97; tarse, 100; doigt médian, 63; ongle, 12; huppe jusqu’à 240 millimètres.

Nauta, Santa Cruz (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL),

+1267. — Cancroma cochlearia, L.

L., S.N., I, p. 234 — Vrein., Gal. Ois., TITI, p. 129, tb. CCXLIX — Sc. et SaLv., P. Z. S., 1873, p. 305.

Cancroma cancrophaga, L., S.N., I, p. 253 (juv.).

Cochlearius fuscus, C. nævius, Briss., Orn., V, pp. 508 et

Cymbops cochlearia, WacL., Syst. Av., sp. 1.

C. supra cærulescente cinerea, subtus albida; abdomine subcaudalibusque rufescentibus, hypochondriis nigricantibus; fronte alba; pileo cum crista nuchali elongata nigro; alis caudaque perlaceo cinereis. Rostrum crassum nigrum; pedes flavo virides.

g Ad. — D'un cendré bleuâtre au dos et les scapulaires; front blanc jusqu’au niveau du milieu de l'œil; le reste du sommet de la tête est noir légèrement bleuâtre, ainsi qu'une longue huppe nucale, composée de plumes longues, larges et aiguës au bout, tombant sur le dos dans leur position naturelle, ou se redressant à la volonté de l'oiseau en forme de capuchon. Les côtés de la tête et le devant de la gorge sont blancs, tirant un peu à l'isabelle sur le jabot; le derrière du cou et ses côtés sont d’un cendré plus pâle que celui du dos; au-devant mème du dos se trouve une raie transversale brune foncée. L'’abdomen, le bas-ventre et les sous-caudales sont roux ; les flancs de l'abdomen largement noirâtres. Le cendré des ailes et de la

410 ORNITHOLOGITE

queue est plus clair que celui du dos, surtout des rémiges primaires qui sont d’un cendré perlé presque blanchâtre; petites sous-alaires brunes foncées, celles du pli de l'aile et les grandes blanches. Bec noir, aussi large que la tête, élevé et renflé; pattes jaunes verdâtres.

@ Le jeune oiseau en premier plumage est roux brunâtre en dessus, à ailes plus rousses que le dos; le front est brun, sommet de la tête noir, à huppe courte; côtés de la tète et du cou d'un brun roussâtre plus pâle que le dos; gorge blanche, une ligne le long du milieu du cou blanchâtre. Tout le dessous est blanc plus ou moins lavé d’isabelle et strié d’isabelle roussâtre sur les flancs de l'abdomen. Barbe interne des rémiges brune, queue d'un gris roussâtre. Mâchoire noire, à bord même et l'extrémité jaunâtre pâle; mandibule jaune, avec une raie noirâtre au haut des côtés de la moitié basale; pattes olives.

d Longueur de l'aile, 300; queue, 110; bec, 95; hauteur du bec, 32; largeur du bec, 40; longueur du tarse, 70; doigt médian, 63; ongle, 13; de la huppe, 200 millimètres.

Les œufs sont oblongs, d’une forme presque elliptique ou ovée, à petit bout plus ou moins aigu ou plus ou moins émoussé; la surface est d’un blanc crétacé; coque en transparence verdâtre pâle; ils sont variés de petites taches ou de mouchetures brunes, peu nombreuses, quelquefois d’éclaboussures rougeâtres. Dimensions : 47,2-35,2; 49,6-36,4; 53,2-38; 52,5- 34,0; 4-37 millimètres.

Lacs de Cashiboya (BARTLETT).

FAMILLE CICONIDÆ

1268. — Mycteria americana

L., S. N., I, p.232 — Burr., PI. Enl., DCCCXVII — Tscx., Faun. Peru., pp. 50 et 298 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 126 — P.Z.S., 1873, p. 306.

Ciconia mycteria, ILL. — Licatr., Verz. Doubl., p. 76.

Ciconia maguari, Spix, Aves Brasil., I, p. 71, tb. LXXXIX.

M. alba, capite et collo nudis nigris; plumulis nonnullis nuchalibus subvillosis albidis ; annulo colli infimi raro piloso maculaque occipitali rubris; colli cule lævissima, rostro toto pedibusque nigris; iride brunnea.

d et @ — Tout le plumage blanc soyeux; tête et cou nus, à peau lisse, d'un noir uniforme en entier, avec un anneau rouge à la base au-dessus de la partie emplumée de l'oiseau; une grande tache de la même couleur occipitale, une touffe de quelques plumes eflilées sur la nuque. Bec et pattes noirs; iris brun.

G Longueur de l'aile, 630; queue, 245; bec, 354; tarse, 320; doigt médian, 112; ongle, 14 millimètres.

Montaña de Vitoc et environs de Cerro de Pasco (TSCHUDI) ; Ucayali (BARTLETT).

FAMILLE PLATALEIDÆ

+1269. — FPlatalea ajaja

L., S. N., I, p. 131 — Burr., PI. Ent., CLXV — Vrerr., Gal. Ois., IT, tb. CCXLVIII — Tscu., Faun. Peru., pp. 50 et 298 — Scz. et SALV., P. Z.S., 1866, p. 200; 1873, p. 306 — Nomencl. Av. Neotr., p.127%— Tacz:,.PNZOS;, 4877.,1p: 746.

Platalea rosea et P. coccinea, Briss., Orn., V, p. 356 et 359, tb. XXX.

Platalea incarnata, SLOANE, Hist. Jam., Il, p. 316.

Ajaja rosea, Reicxs., Natürl. Syst., p.16.

P. sanguinea; junior rosea; tectricibus alarum superioribus vivide rubris ; juvenis lota alba. Rostrum flavidum; pedes nigri roseo tincti; iris brunneo rubra, externe grisea.

g'et @ — Dans la vieillesse totalement rouge, le plus intense sur les ailes; la partie nue de la tête jaune en dessus, orangée sur les côtés, noire sur l’occiput et les oreilles; bec jaunâtre; pattes noirâtres nuancées de rosé; iris rouge brunâtre au milieu, à bordure externe grise, ces deux couleurs passant entre elles par taches.

Les oiseaux moins adultes sont d’un rosé moins intense au ventre et sur les ailes qu’au dos; les plumes du cou blanches; les tectrices alaires le long de l’avant-bras sont d’un rouge carminé intense ainsi que les sus-caudales et les plumes latérales du bas-ventre; rectrices d’un jaune ocreux en dessus, à baguette rose et la page inférieure de cette dernière couleur; sous-alaires rosées.

Les oiseaux plus jeunes ont tout le corps rosé pâle presque uniforme, plus blanchâtre au dos; la tête et tout le cou blancs; queue rosée; rémiges primaires terminées par une bordure externe brune. La peau nue des environs des yeux carné pâle, varié çà et là de verdâtre,; bec jaune; pattes noirâtres.

{ Les jeunes en premier plumage sont blancs sans aucune trace de nuance rosée.

g' Longueur totale, 770; vol, 1280; aile, 360; queue, 115; bec, 170; tarse, 107; doigt médian, 77; ongle, 14 millimètres.

Forêts du Pérou septentrional et central (TsCHUDI); Ucayali inférieur, Santa Cruz (BARTLETT); Tumbez (STOLZMANN).

« A Santa Lucia on voit de temps en temps ces spatules par quelques individus, le plus souvent au nombre de trois, marchant sur les eaux basses des manglars en cherchant la nourriture à la manière des ibis. Dans l’individu que j'ai tué je n'ai trouvé que de petits palæmonides, abondants dans la vase des mangliers. Cette sorte de nourriture explique jusqu’à un certain point la forme bizarre du bec de l'oiseau. Récllement avec le bec aussi large et aussi plat il lui est plus facile de prendre des êtres aussi vifs et aussi remuants qu'avec un bec long et fin, plus convenable pour fourrer dans des trous qui contiennent les différentes espèces de brachyures et de mollusques.

» C’est un des oiseaux les plus craintifs des eaux basses de Tumbez. Son apparition rare et sa prudence font sa capture des plus difficites. L’unique exemplaire que j'ai tué était tiré au hasard à 120 pas. Nous avons essayé de les approcher en canot, abrité par les branches, et nous avons réussi en partie » (STOLZMANN).

FAMILLE TANTALIDÆ

1270. — Tantalus loculator

L., S. N., I, p. 240 — Burr., PI. Enlt., DCCCLXVII — Tsc., Faun. Peru., pp. 50 et 298 — ScL. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 199; 1873, p. 305 — Nomencl. Av. Neotr., p. 126.

Ibis nandapou, Vieir., teste GRAY.

Tantalus plumicollis, Spix, Av. Bras., II, p. 63, tb. LXXXV.

Tantalus brevirostris, PEALE.

T. albus, facie pileoque nudis cyanescentibus ; remigibus rectricibusque nigris viridi micantibus. Rostrum flavidum ; pedes viridi olivacei.

g'et Q Ad. — Tout le plumage est blanc, à l'exception des rémiges et des rectrices qui sont noires, lustrées de vert métallique. Le sommet de la tôte et le devant du visage nus, bleuâtres. Bec blanc sale, avec une nuance verdâtre sur les côtés, rougeâtre en dessus; scutelle de la tête noire en partie, base de la mandibule supérieure noire en dessus, tachetée de noir. sur les côtés; peau nue sur les côtés de la tête noir d’encre, plus clair en bas, au menton violâtre, passant au rosé dans les deux tiers basaux; pattes vert olive; iris gris.

Dans l'oiseau jeune le blanc est moins pur, plus ou moins lavé de jaunâtre ; les plumes de la tête et du cou supérieur branâtres, pâlissant de plus en plus vers le bas et passant au fauve jaunâtre en dessous.

g' Longueur de l'aile, 470; queue, 175; bec, 184; tarse, 198; doigt médian, 105; ongle, 14; totale, 870; vol, 1640 millimètres.

Tschudi cite une relation d'un voyageur annonçant que cet oiseau est commun dans la province de Maynas. Ucayali, Santa Cruz (BARTLETT).

€ J'ai vu plusieurs fois cet oiseau dans le delta de Tumbez, où il vient rarement. On le voit ordinairement par quelques exemplaires (3-9) se promenant en ligne sur les eaux basses des manglars. Il est très rusé et se laisse rarement approcher à un coup de fusil ; ordinairement il s’envole à 200 ou 300 pas. On le connaît sous le nom de garzon. Je l'ai vu aussi à Guajango sur le haut Marañon » (STOLZMANN).

1271. — HEudocimus albus

Tantalus albus, L., S. N.,1I, p. 242 — Wirs., Amer. Orn., VII, tb. LXVI.

Scolopax alba, Bopp., Tabl. PI. Enl., p. 55.

Tantalus coco, JAcQ., Beitr. Gesch. Væg., p. 15.

1bis aïba, Vieir., N. D. H. N., XVI, p. 16 — Scz. et Sav., Nom. Av. Neotr., p. 196 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 746.

Ibis longirostris, WaGL., Isis, 1829, p. 760.

Eudocimus albus, ELzior, P. Z. S., 1877, p. 508.

E. lotus albus, remigibus primariis quaternis nigro terminatis ; rostro flavo; pedibus sordide flavidis ; iride cærulea margine externo albida.

g' et Q Ad. — Tout blanc, à quatre rémiges primaires terminées de noir lustré d’un bleu d'acier. Bec carné brunâtre pâle; la peau nue d’un carné orangé au bord du front, largement autour des yeux, sur le devant du visage et de la gorge; pattes carné pâle, à ongles cornés; iris bleu, à bordure externe blanchâtre.

@ Le jeune en premier plumage est gris brunâtre en dessus, à plumes de la partie antérieure entourées d’une bordure claire; le dos postérieur, le croupion et les sus-caudales blancs; la tête et tout le devant du cou sont couverts de plumes gris brunâtres au milieu bordées de blanchâtre, celles du cou postérieur bordées largement de gris plus clair que celui du milieu; tout l’abdomen jusqu'aux sous-caudales ainsi que les sous-alaires blancs. Les rémiges et les rectrices d’un schistacé olivâtre avec un faible éclat métallique verdâätre, un peu plus fort sur les rémiges secondaires et les tertiaires. Le bec et la peau nue du visage d’un jaunâtre sale, pattes carné grisâtre pâle; iris bleu clair.

g' Longueur de l'aile, 296; queue, 120; bec, 18?; tarse, 96; doigt median, 66; ongle, 12 millimètres.

get © Longueur totale, 659-694; vol, 1030-1048 millimètres.

« Échassier des plus commun dans le delta de Tumbez, se tenant en sociétés plus ou moins nombreuses. Lorsqu'ils se perchent le soir sur les arbres des rhizophores, ces arbres paraissent être de loin comme couverts de grosses fleurs blanches. En marchant sur la vase des mangliers ils y enfoncent leur bec pour prendre les crustacés du genre Gelasimus. Il se laisse plus facilement approcher que les autres gros échassiers. On le connaît sous le nom de garza cangrejera — héron mangeur de crabes » (STOLZMANN).

1272. — F'alcinellus Ridgwayi

ALLEN, Bull. Mus. Comp. Zool. Cambr., II, p. 355 — ELr10T, PS5; 418117, p. 506:

Ibis falcinellus, SCL. et SALv., P.Z. S., 1869, p. 156.

Falcinellus Ordi, Tscu., Faun. Peru., pp. 51 et 298 — Tacz., P. Z.S$S., 1874, p. 562.

F. fuscus, dorso violaceo, alis el cauda viridi, tectricibus caudæ superioribus rubro cupreo micantibus; capite et collo ferrugineo rufis, aut fuscis albo striatis, aut fuscis immaculatis. Rostrum rubido brunneum; pedes nigri; vris rubra.

g'et Q — Dans la saison de la ponte (juin) ils sont d’une couleur grise foncée en dessus, avec un fort éclat métallique vert à la base des plumes du dos et violet sur de larges bordures de ces plumes; vert brillant plus ou moins lustré de pourpré sur les rémiges, les rectrices et les scapulaires postérieures, et d’un cuivreux pourpré sur les tectrices alaires; tout le dessous du corps depuis la poitrine est fuligineux, lustré légèrement de violet. La tête et tout le cou couverts d’un mélange de plumes allongées rousses foncées comme celles de l’ibis d'Europe en plumage de noces, mélangées avec d’autres plumes plus courtes noirâtres, striées finement de blanc; sous-caudales vertes bordées de violet; sous-alaires à éclat vert olivâtre.

Dans d’autres individus également adultes et dans la même époque toutes les plumes de la tête et du cou entier sont noirâtres avec de fines bordures latérales blanches, de plus en plus fines en avançant au bas du cou et disparaissant ensuite.

Le bec est brun rougeûtre; pattes noirâtres; iris rouge.

{j Les jeunes de la même époque ont l'éclat du dos d’un violet plus uniforme, passant au vert olivâtre dans certaines directions de la lumière; rémiges et rectrices sans presque de violet sur leurs bordures, tectrices alaires sans rouge cuivreux, mais d’un vert olivâtre; la tète et le cou d’un fuligineux brunâtre sans stries blanches, ou avec de petites stries peu nombreuses sur la tête et disparaissant en entier au haut du cou; poitrine et abdomen d’un fuligineux brunâtre, à lustre violet à peine distinct, et variés légèrement par les bordures grisâtres fines et peu prononcées; l'éclat violâtre faible sur les sous-caudales. Bec d’un brun plus pâle que celui des adultes ; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 275-280; queue, 106; bec, 87-92; tarse, 795; doigt médian, 46; ongle, 13 millimètres.

Comme tous les exemplaires sont tués à la même époque, il est impossible de bien comprendre l’état parfait de cette forme, et de savoir mème si

la couleur de la tête et du cou devient uniforme comme chez l'oiseau d'Europe; quant à la coloration du dessous depuis la poitrine, tous les nombreux exemplaires que j'ai examinés n’ont aucune plume rousse qui indiquerait que cette couleur y soit dominante: dans la notice cependant de M. Jelski il est dit que la tête et le cou sont roux en entier dans le plumage de noces.

Les œufs ressemblent à ceux du F. igneus d'Europe, mais ils sont d'un bleu plus pur. Dimensions des œufs des différentes pontes : 46,5-35,2; 51,2- 30,3; 01,3-36; 53,5-38,2; 57-37,2; 57-38; 57,5-36 millimètres.

Région de la sierra et de la puna (TSCHUDI); environs du lac Junin (JELSKI).

&« On le trouve dans la puna des environs d'Huanta, mais il n'est très nombreux qu'aux environs du lac Chinchaycocha, où je l’ai vu en quantités innombrables, Il marche dans l’eau basse ou dans le marais, enfonçant continuellement le bec dans la vase et avalant de temps en temps les vers. Il se tient généralement en troupes plus ou moins nombreuses d'une vingtaine jusqu'à quelques centaines d'individus ; rarement on en voit d'isolés. [Il est peu craintif; toujours on peut l’approcher de près. Il niche dans les jones en société. Les habitants enlèvent beaucoup d'œufs pour leur nourriture » (JELSKI).

1273. — Theristicus caudatus

Scolopax caudatus, Bopn., Tabl. PL. Enl., p. 57.

Tantalus melanopis, Gu., L.S.N., I, p. 655.

Tantalus albicollis, Gm., L. c., p. 652.

Theristicus melanopis, WaGr., Isis, 1839, p. 1932 — Bp., Consp. Av., 1, p. 155 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 562 — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 127 — TscH., Faun. Peru., pp. 51 et 298.

Theristicus caudatus, ELzcior, ?. Z. S., 1877, p. 498.

Th. supra griseo cinereus, fusco undulatus, capite supra el collo postico rufo ferrugineis, collo antice et peclore supero rufescentibus, jugulo medio rufescentiore ; torque pectorali griseo; abdomine isabellino aut rufescente, crisso tibiisque fuliginosis ; uropygio teclricibusque caudæ nigricantibus nilore olivaceo ; remigibus, rectricibus subeaudalibusque nigris, nilore viridi. Rostrum brunneum, apice flavidum; pedes rubri; iris interne obscure brunnea, externe rubro brunnea.

get Q — Sommet de la tête d'un roux ferrugineux intense; derrière du cou d’une nuance plus claire, ou dans d’autres individus d’une nuance identique à celle du devant et du haut de la poitrine qui est jaune roussâtre clair; les joues sont dans les uns roux à peu près comme le sommet de la

tête, dans d'autres exemplaires de la couleur du cou; le milieu même de la région jugulaire est plus ou moins d'un roux plus intense; les plumes du dos et les scapulaires antérieures variées d’une large raie foncée suivie d’une bordure claire légèrement tachetée de foncé; toutes ces plumes présentent un léger éclat métallique verdâtre; les tectrices alaires sont d'un cendré beaucoup plus clair, à bordures foncées moins prononcées et nulles sur les grandes et les moyennes; le croupion et les sus-caudales noirâtres lustrés légerement de vert olive; une large bande pectorale grise foncée, abdomen isabelle blanchâtre ou roussâtre ; le bas-ventre et les plumes des tibias d'un fuligineux noirâtre; sous-caudales noirâtres lustrées de vert olivâtre. Rémiges noires, faiblement lustrées de vert sur les primaires et sur les secondaires; sous-alaires noirâtres légèrement lustrées de verdâtre. Queue noire, avec un éclat vert faible en dessus. Bec noir brunâtre, à extrémité jaunâtre; pattes rouges, à ongles noirâtres; iris noisette foncé intérieurement et rouge tuile brunâtre à l'extérieur; lores nus papilleux, la peau nue autour des yeux rugueuse, ainsi que la peau nue à la naissance de chaque côté de la mandibule inférieure prolongée dans toute la longueur de la gorge noire.

@ Le jeune en premier plumage a la tête et tout le cou fauve varié de stries noirâtres; toutes les plumes du dos et des tectrices alaires bordées de fauve; tout l'abdomen strié de foncé; le reste comme dans les adultes. Bec plus petit, d’un brun plus pâle; peau nue des lores sans papilles; bande nue sur les côtés de la naissance de la mandibule inférieure moins large; pattes brunâtres.

Le jeune plus âgé est également strié comme le précédent, mais ces stries sont beaucoup plus fines et la tête fort colorée de roux; les plumes du dos variées comme dans les adultes de bordures antéapicales foncées sur un fond plus obscur que celui des adultes; tectrices alaires entourées d’une bordure blanchâtre.

d' Longueur totale, 630; aile, 410; bec, 115-140; tarse, 65; doigt médian, 45; ongle, 15 millimètres; queue ne dépassant pas l'extrémité de l'aile.

Région de la puna (TSCHUDI1).

« Aux environs de Junin et de Lima cet oiseau est connu sous le nom espagnol de banduria, et dans la langue quichua, sara (r prononcé par la gorge, semblable à un À ou «L). Ces dénominations espagnole et quichua paraissent provenir de la voix de l’oiseau. Aux environs de Maraynioc on le nomme biguela, ce qui provient aussi de sa voix. Cette voix à une certaine analogie avec le son d’une corde; l’oiseau la fait entendre quelquefois à terre et toujours de temps en temps au vol, quoique peu forte, elle est si retentissante qu'on l'entend de loin, et quiconque l’aura entendue quelques fois saura la reconnaître parmi les différents cris des oiseaux. La voix sert plus souvent à découvrir la présence de l’oiseau que la vue; bien que cet oiseau soit gros et d'une couleur différente du terrain environnant, il faut souvent le chercher avec l’œil sur la plaine avant de pouvoir le &istinguer. Quelquefois on ne le voit pas à cent pas.

» Je l’ai vu d’abord plusieurs fois à Chorillos, dans les champs voisins de la mer, en troupes de quelques dizaines (avril). Ils étaient très craintifs et ne se laissaient pas approcher. Puis je l’ai vu aux environs de Junin et d'Huanta, ensuite à Maray-

nioc, voyageant par paires. À Junin, à une certaine distance du lac, la plaine est humide, puis près du lac même constituant un pâturage sec. C’est sur ces pâturages, où les fontaines ont formé des monticules en tourbe, qu'on en rencontre chaque jour une, deux ou trois paires se promenant lentement, la tête baissée, enfonçant de temps en temps le bec dans la terre molle et y puisant la nourriture. Pour s'en procurer il faut les apercevoir de loin et s'approcher à l’abri d’un des monticules, se traînant par terre à mesure de s’en approcher. Malgré cette précaution on ne réussit pas chaque fois; souvent en regardant à travers les monticules on voit que les oiseaux sont encore trop loin, d’autres fois l'oiseau monte sur le monticule et découvre à temps le danger. Sans abri il ne se laisse jamais approcher à cent pas, et en se trainant par terre il est diflicile de les atteindre plus près si l’on n’est pas bien abrité. Il me paraît cependant que dans les localités où on ne persécute pas ces oiseaux la chasse serait plus facile, surtout en allant derrière un cheval où un mulet, Ces oiseaux ne se promènent dans la plaine que dans la journée, le soir ils vont toujours dans les montagnes voisines, pour passer la nuit dans un endroit choisi, On m'a raconté qu'ils crient beaucoup avant de se coucher. J’en ai vus plusieurs fois à Junin se rendant le soir, toujours dans la même direction; ils allaient toujours dans le même ravin, et comme il me paraît sur le même rocher. On m'a raconté aussi qu'à six heures du matin, lorsqu'ils sont trs occupés de la recherche de la nourriture ils se laissent approcher plus facilement. Une seule fois j'en ai vu une paire arrivant sur la plaine, mais il était déjà huit heures.

» Un jour, quand j'ai eu tué un jeune oiseau qui n’est tombé qu’à une centaine de pas, son compagnon s’est posé près de lui et m'a permis de l’approcher plus près qu'à l'ordinaire ; il ne s’envola qu'après un coup de fusil manqué. Ensuite j'ai cassé l’aile à un et j'aurais pu tuer son camarade si j'avais eu le deuxième canon chargé à gros plomb. Ordinairement dans le premier moment l'oiseau sain n’abandonne pas son compagnon blessé ou tué et se laisse approcher assez près.

» Le docteur Barranca m'a assuré qu'il niche dans les falaises du bord de la mer; je crois qu'il niche aussi dans la puna, dans les lieux où ils passent la nuit,

» Dans l'estomac je trouvais des larves de mouches, dans les autres de différents insectes, comme curculionides, lycoses, mélolonthes et autres. Sa viande est assez estimée » (JELSKI).

Stolzmann a vu ces oiseaux entre San Miguel et Chota, dans le voisinage de la localité nommée los Frayles ; ils se tenaient par quelques individus.

1274. — Harpiprion cærulescens

Ibis cærulescens, Vis, N. D. I. N., XVI, p. 18 — Scz. et Sazv., P. Z.S., 1869, p. 655.

Ibis plumbea, Teum., P. C., CCXXXV — Tscn., Faun. Peru., pp. 51 et 298.

Molybdophanes cærulescens, ReicHr., Nouum Systema Avium, tb. COXCI, fig. 2383-2384 — Error, P. Z. S., 14877, p. 503.

Harpiprion cærulescens, SCL. et SALV., Nom. Av. Neotr., p. 127.

H. griseus : plumis dorsi el alarum sericeo cinereis; fronte antice alba ; Lloris nudis verrucosis ; crisla nuchali plumis longis altenualis et plumis atte-

nuatis colli basi fuscis, dimidio terminali pallidis; remigibus rectricibusque nigris, nilore viridi. Rostrum nigrum ; pedes rubri.

Q Plumage général gris; toutes les plumes des parties supérieures du corps et des ailes sont d’un cendré avec un éclat soyeux fort; le devant même du front est blanc, très finement au milieu et s’élargissant sur les deux côtés jusqu'à atteindre le niveau du milieu de l’œil; nuque ornée d’une huppe composée de plumes allongées et atténuées: les plumes de tout le cou sont de la même forme, mais moins longues, ainsi que celles de la huppe foncées à la base et d’un gris clair dans la moitié terminale; lores dénués et verruqueux. Les rémiges primaires sont noires lustrées de vert bleuâtre; les secondaires et les rectrices d’un noir olive lustré de vert. Bec faiblement arqué, robuste à la base, noir, à extrémité même brune; pattes rouges.

Longueur de l'aile, 405; queue, 183; bec, 140; tarse, 80; doigt médian

avec l’ongle, 78 millimètres.

Description d’un oiseau du Brésil de la collection de MM. Salvin et Godman.

1275. — Harpiprion cayennensis

Be., Consp. Av., II, p. 155 — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 127 — P. Z. S., 1873, p. 306.

Tantalus cayennensis, Gm., L. S. N., I, p. 652.

Ibis sylvatica, Viels., Enc. Méth., p. 1146.

fbis cayennensis, Less., Traité Orn., p. 507.

Ibis dentirostris, Wacr., Syst. Av., sp. 7.

Geronticus cayanensis, Gr., Gen. B., UT, p. 566.

IT. supra viridi olivaceus, micans, nilore dorsi subcupreo; plumis colli posterioris elongatis, splendide viridi terminalis ; capite colloque anteriori fumosis ; pectore abdomineque fumosis olivaceo micantibus; remigibus et cauda supra cyaneo viridibus, rectricibus subtus viridi cyaneis. Rostrum virescente flavidum ; pedes viridi olivacei; iris grisea, sanguineo dense punctulata.

g'et Q — Tête et cou d'un fuligineux mat, d’une nuance plus pâle sur les côtés du visage et sur la gorge; derrière du cou, depuis la nuque couvert de plumes allongées d’un fuligineux foncé à la base, largement terminées de vert métallique brillant; le dos et les scapulaires d’un olive métallique foncé, passant légèrement au rouge cuivreux ; le croupion et les sus-caudales d’un vert foncé; tectrices alaires, ainsi que les scapulaires postérieures. olives verdâtres, tirant un peu sur le rougeûtre; poitrine et

abdomen fuligineux avec un éclat métallique olive, beaucoup moins fort que celui du dos; milieu du bas-ventre sans éclat; sous-caudales olives foncées luisantes. Rémiges primaires noirâtres, lustrées de bleu d'acier; les secondaires vertes bleuâtres; page supérieure de la queue vert bleuâtre, l'inférieure beaucoup plus bleue. Bec jaune verdâtre sale; pattes olives, à ongles jaunâtres; iris finement ponctué de rouge sang sur un fond gris, ce qui lui donne une nuance violette (Jezskr). Peau nue du menton violet d'encre; peau nue sur les côtés du front papilleuse, les lores et le tour de l'œil largement nus.

G Péruvien. Longueur de l'aile, 290; queue, 143; bec, 100; tarse, 60; doigt médian, 50; ongle, 12 millimètres.

d' De Cayenne. Longueur de l'aile, 340; queue, 160; bec, 120; tarse, 65; doigt médian, 55; ongle, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — L'oiseau péruvien paraît être en général beaucoup plus petit que celui de la Guyane.

Elvira, Chamicuros (BARTLETT).

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FAMILLE PHŒNICOPTERIDÆ

1276. — Phœnicopterus ignipalliatus

GEorFr., Magaz. Zool., 1832, 1b. 11 — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., UT, p. 340 — Tscon., Faun. Peru., pp. 53 et 304 — ScL. et SaLw., Nomencl. Av. Neotr., p. 127 — Tacz., P. Z, $S., 1874, p. 562; 1877, p. 330.

Phœnicopterus chilensis, Mo1ixA, 21. N. Chili, p. 214.

Ph. minor ; albo roseus, alis ruberrimis, remigibus nigris; rostro basi flavescente carneo; @ medio ad apicem nigro; pedibus brunneo flavis, in parte rubris; tride carnea externe flavida.

get Q Ad. — D'un rosé pâle en entier, d’une nuance plus intense sur la moitié inférieure du cou; plusieurs plumes beaucoup plus rouges que les autres sur le dos et les scapulaires; ailes d’un rouge intense, à rémiges noires; sous-alaires rouges au bord de l'aile et noires au milieu; les scapulaires postérieures dépassent de 6 centimètres les rémiges primaires, d'un rouge aussi fort que les tectrices alaires; rectrices plus rouges que le plumage général, mais moins fort que les ailes. Bec blanc rosé jusque auprès de la courbure, légèrement parsemé de petites taches irrégulières d'un rosé foncé près des narines, avec une légère nuance jaunâtre près de la base; l'extrémité noire depuis la courbure. Le tarse jaune brunâtre, à talon d’une belle couleur carminé violâtre; jambe gris plombé par devant et jaunâtre en arrière; doigts et nageoires de la couleur du talon, à dos des doigts gris plombé. Iris carné entouré d'une bordure jaunûtre.

La couleur du plumage rouge perd d'intensité avec le temps, surtout au dos, où la partie découverte des plumes devient blanc presque pur; quelquefois les plumes de la tête et surtout celles du front sont plus ou moins colorées de roussâtre, comme dans les oics et les cygnes.

g Longueur totale, 1,000; vol, 1,620; aile 445; queue, 150; bec, 110; tarse, 260; doigt médian, 65; ongle, 10 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 417; queue, 145; bec, 110; tarse, 235; doigt médian, 67; ongle, 9 millimetres.

Le long des bords de l’océan Pacifique, sur les marais de la côte, ainsi que sur les lacs des plateaux élevés, très commun (TSCHUDI); Junin (JELSKI); Tumbez (STOLZMANN).

Selon Stolzmann, rare et craintif à Tumbez; on le rencontre dans les lieux vaseux et au bord des petits lacs salés voisins de l’embouchure du fleuve, On les y voit ordinairement par trois.

1277, — Phœnicopterus andinus

Puicippr, Wiegm. Arch., 1855, p. 12 — Jieise Atacama, p. 164, tb. IV, V — Graw, Îbis, 1869, p. 443, tb. XV, fig. 9, 10.

Phæœnicoparrus andinus, BP., Compt. Rend., 1856, p. 992.

Lipocentrus andinus, SUNDEV, Meth. Av., p. 145.

Ph. albus, capite, collo teclricibusque alarum roseis; regione jugulari roseo striala; remigibus nigris. Rostrum breve, robustum, aurantiacum, apice nigrum, mandibula superiori altenuala lamellis horizontalibus.

Blanc, à tête et tout le haut du cou d'un rosé uniforme; sur la partie inférieure du cou les plumes sont en grande partie rosées, celles du dessous du corps à disque largement rosé, et celles de la région jugulaire et du haut de la poitrine d’un rosé beaucoup plus intense autour de la baguette, en formant de grosses stries bien prononcées; les plumes du dos plus ou moins enduites de rosé; sus-caudales blanches à peine colorées de rosé. Les tectrices alaires toutes rosées, excepté l’extrémité des grandes qui est largement blanche; rémiges noires; les tertiaires et les dernières scapulaires sont d’un rosé très intense dans leur moitié terminale. Rectrices d’un rosé pâle. Bec court, renflé, fort, courbé dans les deux tiers de sa longueur, à mâchoire supérieure fort atténuée sitôt après avoir dépassé les narines, et étroite jusqu'à son extrémité, à lamelles horizontales dans toute la longueur de la mâchoire; la couleur du bec est d’un jaune orangé dans les deux tiers de sa longueur et noir à l'extrémité, la mâchoire supérieure plus longuement jaune que l’inférieure; pattes à doigts courts.

Longueur de l'aile, 442; jusqu'au bout des tertiaires, 500; queue, 180; bec en diamètre, 80; en courbe, 105; tarse, 225; partie dénuée du tibia, 125; doigt médian, 45; ongle, 10 millimètres.

Description faite d’un exemplaire du Musée Britannique, fourni par Bolleart, ét portant sur son étiquette : « Andes péruviennes, Parinacocha. »

OBSERVATIONS. — Espèce parfaitement distincte de toutes les autres par la structure du bec, dont la mâchoire supérieure est atténuée jasqu'à 3 millimètres de largeur, et se cachant dans toute sa longueur jusqu’à sa surface supérieure dans la gouttière de la mandibule inférieure; la direction des lamelles de cette mâchoire est également particulière à cet oiseau. Ces deux caractères ont conduit Bonaparte et plusieurs autres ornithologistes à séparer cette forme génériquement.

FAMILLE PELECANIDÆ

1278. — Pelecanus Molinæ

Pelecanus thagus, Mouina, ZI. N. Chili, p. 219 — Srepu., Gen. Zool., XIII, p. 117.

Pelecanus Molinæ, Gnr., Gen. B., II — Evyr., ?. Z. $S., 1869, p. 88, tb. XLIV — Scz. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p. 124.

Pelecanus thajus, Tscu., Faun. Peru., pp. 55 et 312.

Onocrotalus thagus, BP., Consp. Av., Il, p.164 — Tacz., P.Z.S., 1874, p. 593.

Leptopelecanus Molinæ, Gr., {. List B. Brit. Mus., HI, p. 130.

P. fusco brunneus, plumis sinqulis plus aut minus albo centratis; collo immaculato ; sublus albus plumis secus apicem rhachidis cinereo fusco signatis ; capile et vitta.utrinque collari albis; tectricibus alarum medianis ex tolo argenteo albis; remigibus primartis nigris; secundartüs cum teclricibus alro fuscis.

Oiseau tres adulte. — Le dessus de la tête et les côtés des joues emplumés, à huppe nucale longue jusqu’à 70 millimètres, sont d’une couleur isabelle, ainsi qu’une raie collaire bordant des deux côtés la partie emplumée de la moitié supérieure du cou; les plumes de la huppe bordées de noirâtre; toute la nuque, le derrière du cou dans toute sa longueur, ainsi que la partie emplumée du devant des côtés sont d’un schistacé noirâtre uniforme; une tache blanche sur les deux côtés de la nuque et une en bas de la raie collaire; Scapulaires d’un blanc perlé uniforme occupant largement les côtés du dos, tandis que le milieu de ce dernier et le dos inférieur, le croupion et les sus-caudales sont couverts de plumes blanches le long du milieu et largement noires le long des côtés et au bout, formant de nombreuses stries blanches fines sur un fond noir sur le premier, et de plus en plus grosses en s’approchant de la queue; tout le dessous du corps est également coloré, mais les stries sont plus longues qu'en dessus. Tectrices alaires d'un blanc perlé, excepté celles du haut de l’aile tout le long de J’avant-bras qui sont comme les plumes du dos; rémiges primaires noires, à baguette blanche à la base, puis brune et noire à l'extrémité; les secondaires schistacées poudrées de cendré sur la barbe externe; sousalaires de la couleur du ventre. Rectrices cendrées avec une bande médiane noirâtre le long de la baguette. Les lores et le devant des joues

dénués, à peau noire rugueuse; chacun des côtés du front entre l'œil et la naissance du bec est couvert de longs tubercules cornés formant un groupe assez serré, l'espace renfermé entre ces deux groupes est parsemé de quelques verrues moins grosses; membrane gulaire jaune orangée traversée dans sa longueur de raies noires; pattes noires. Bec jaune, à la base et tout le long de la carène dorsale, d'un rouge cinabarin sur les côtés de la moitié postérieure; ongle corné noirâtre.

Longueur de l’aile, 640; queue, 200; bec, 414; tarse, 100; doigt médian, 130; ongle, 20 millimetres.

Description de l’exemplaire péruvien du Musée de Paris, type de la description de M. Oustalet,.

Oiseau moins adulte. — Brun en dessus, à plumes variées d'une raie médiane blanche, assez large sur celle du milieu du dos jusqu'aux tectrices caudales, fine sur les scapulaires latérales, et très fine le long du bord supérieur de l'aile, les plumes des autres scapulaires sont brunes sans raie médiane et à base blanche; les tectrices du milieu de l'aile blanches en entier ou en grande partie; la partie emplumée de la tête blanche jusqu'à la nuque ainsi qu’une large raie bordant de chaque côté du cou sa partie emplumée; tout le reste du cou emplumé brun immaculé; abdomen couvert du mélange des plumes blanches en entier et d’autres brunes traversées dans toute leur longueur d'une strie médiane blanche étroite et aiguë au bout. Rémiges brun noirâtre, les secondaires et les rectrices poudrées plus ou moins de cendré. Bec jaune sale, à bords des deux mandibules colorés de rougeâtre; sac gulaire jaune pâle, traversé dans toute sa longueur d’une série de raies brun noirâtre, la peau nue du cou brune avec une grande tache latérale jaune de chaque côté; pattes brunes; iris brun.

Longueur de l'aile, 620; queue, 170 ; bec, 440; tarse, 105; doigt médian, 128; ongle, 20 millimètres.

Description de l'oiseau péruvien du Musée de Varsovie, Le long de toute la côte péruvienne (TSCHUDI).

-1279. — Pelecanus fuscus

L., S.N., I, p. 215 — Vieis., Gal. Oùis., tb. CCLXXVI — Aupus., B. America, NII, p. 32, tb. CDXXIII, CDXXIV — Sazv., P. Z.S., 1883, p. 427.

Pelecanus carolinensis, GM., L. S. N., 1, p. 571.

Onocrotalus Hernandezi, WaAGL., Syst. Av.

Onocrotalus fuscus, Br., Consp. Av., Il, p. 163.

P. supra griseo cinereus, sublus griseo ardesiacus; plumis interscapulii,

uropygüi, regione jugulari, lateribus abdominis, tectricibusque caudæ superioribus et inferioribus albis nigricante marginalis; capile colloque albis; remigibus primariis nigris, rhachide alba; rectricibus griseis.

.Q Ad. — Plumage de la tête et du cou blanc, celui de la tète et de la région jugulaire d’une nuance straminé soyeux; une petite huppe nucale blanche; le devant même du dos, le milieu même de ce dernier, le croupion, les sus-caudales, le bas de la région jugulaire, les flancs de tout le corps, les sous-caudales, les tectrices alaires du devant de l’aile le long de l’avantbras, et les tectrices inférieures des ailes sont couverts de plumes fines lancéolées blanches au milieu dans toute leur longueur, bordées des deux côtés d’une ligne noirâtre prolongée jusque près de l'extrémité de ces plumes; les scapulaires et les autres tectrices alaires sont d’un gris cendré clair, celles des scapulaires bordées des deux côtés d’une fine ligne noirâtre n'atteignant pas l'extrémité des plumes, qui sont bordées en outre d’une ligne claire paraissant être blanchâtre; poitrine et abdomen d’un schistacé grisâtre foncé, avec des stries blanchâtres dans toutes les plumes très fines. Rémiges primaires noires, les secondaires à barbe externe cendrée, l'interne noirâtre; baguettes dans les primaires blanches. Queue grise. Bec Jaunâtre, à crochet terminal corné; peau nue des côtés du visage, du devant du cou et du sac gulaire verdâtre; pattes olives.

@ Le jeune oiseau est brun en dessus, à scapulaires bordées finement d’une nuance beaucoup plus pâle, bordures des tectrices alaires beaucoup plus larges; le dessous du corps depuis la région jugulaire jusqu'aux dernières sous-caudales blanc; plumes des côtés de la région jugulaire d’un brun pâle, bordées de blanchâtre; rémiges primaires brun noirâtre, à baguettes blanc jaunâtre; les secondaires et les rectrices brunes, bordées d’une nuance plus pâle. 1

Q Longueur de laile, 520; queue, 170; bec, 315; tarse, 75; doigt médian, 95; ongle, 15 millimètres.

O' Jeune. Longueur de l’aile, 570; queue, 170; bec, 390; tarse, 95; doigt median, 107; ongle, 15 millimetres.

Payta (capitaine MARKHAM).

FAMILLE FREGATIDÆ

1280. — Fregata aquila

Pelecanus aquilus, L., S. N.,1, p. 216.

Fregata, Briss., Orn., VI, p. 506, tb. XLIIL, fig. 2.

Pelecanus leucocephalus et P. Pailmerstoni, Gu., L. S. N., I, p. 573.

Fregata aquila, ILL., Prodr. Mamm. Av., p. 279 — ScL. el SALY., Nomencl. Av. Neotr., p. 124 — SaLv., P. Z. S., 1883, p. 427.

Tachypetes aquila, Vieiz., Gal. Ois., II, p. 187, tb. CCLXXIV — Spix, Av. Bras., {b. OV — Tscn., Faun. Peru., pp. 55 et 514.

Attagen aquila, GR., Gen. B., IL, p. 669.

F. major, nigro coracina, unicolor, splendens; plumis capitis el dorsi lanceolatis ; qula nuda, rostro pedibusque rubris.

g' Ad. — Plumage général noir, lustré de violet bleuâtre, le plus fortement au dos et sur la tête, moins sur le reste du corps, le plus faiblement sur les ailes; les rémiges primaires et les rectrices d’un noir mat; les plumes de la tête, du cou postérieur et du dos allongées, atténuées et plus ou moins aiguës au bout. La gorge et le devant du cou dénudés de plumes d’un rouge vif, avec deux membranes charnues, plus ou moins renflées et pendantes; les lores dénués et noirâtres; bec rouge; pattes noirâtres; iris brun foncé; baguettes des rectrices blanches en dessous.

Q D'un noir brunâtre, à poitrine et l'abdomen blancs; le milieu du basventre et les sous-caudales noirâtres; devant du cou schistacé brunâtre; tectrices alaires le long de l’avant-bras brunes, largement bordées de fauve.

@ Le jeune oiseau est semblable à la femelle et en diffère par la tête et le cou qui sont blancs; la région jugulaire, le milieu de la poitrine et le haut de l'abdomen d’un fauve grisâtre; côtés de l'abdomen bruns; basventre blanc; sous-caudales noirâtres. Tectrices alaires le long de l’avantbras largement entourées de blanchâtre, les autres de brun pâle. Partie nue du milieu de la gorge étroite.

Le poussin en duvet est d’un gris blanchätre uniforme, à pattes de la mème couleur et le bec presque blanc.

g Longueur totale, 900; vol, 2,112; aile, 680; queue, 470; bec, 133;

tarse, 18; doigt médian avec l’ongle, 70; queue dépassant l'aile de 67-72 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 690; queue, 500; bec, 150; tarse, 20; doigt médian avec l’ongle, S0 millimètres.

Les œufs sont oblongs, d'une forme ovée assez variable, tandis que dans les uns cette forme est typique, dans les autres elle s'approche de l’elliptique; dans les uns le petit bout est plus ou moins aigu, dans les autres il est émoussé; la coque est peu épaisse, blanche, à peine jaunâtre en transparence; la surface est couverte d'une couche crétacée très fine, qui manque quelquefois sur des espaces peu nombreux; quelquefois elle est grattée ou formant des pustules ou différentes inégalités. Dimensions 66,8-46,8 ; 68,6-49,7; 70,3-50: 70,8-47,8; 71-49 millimètres.

« Le port péruvien de Payta est la limite méridionale de la distribution géographique de cet oiseau sur l’océan Pacifique; il est étonnant qu'on le voie encore sur l'Atlantique, à Rio Janeiro, au 23e de latitude Sud, tandis que sur le Pacifique il ne dépasse pas le 5° de latitude Sud. Très commun à Tumbez, surtout à l'embouchure du fleuve, ne se tenant pas strictement au bord de la mer; il vient quelquefois jusqu'à la ville de Tumbez, éloignée de 6 kilomètres de l'embouchure. Il est intéressant d'observer cet oiseau planer des heures entières, à ailes immobiles ou lentement remuées. Bien que je l’aie observé chaque jour pendant plusieurs mois, je ne l’ai jaMais vu prenant quelque proie. En planant il exécute quelquefois un mouvement rapide comme pour se débarrasser de l’eau, s’abaissant en même temps de quelques pieds et recommençant de nouveau à décrire les grands cercles. Il se repose sur les piliers, dominant la surface du fleuve, ou sur les arbres des rhizophores. A l'embouchure du fleuve je connais un îlot couvert de nombreux mangliers, où l’on pouvait voir toujours une quantité de ces oiseaux ; les feuilles de ces arbres étaient littéralement blanchies de leur excréments. A Tumbez, il est connu sous le nom de #ijereta (tijera — ciseaux) » (STOLZMANN).

FAMILLE PHALACROCORACIDÆ

71281. — Phalacrocorax brasilianus

Procellaria brasiliana, GM., L. S. N., I, p. 564.

Puffinus brasiliensis, Briss., Orn., VI, p. 138.

Pelecanus vigua, Vieiz., Enc. Méth., p. 342.

Haliæus brasilianus, Buru., Syst. Ueb. Th. Bras., II, p. 460.

Graculus brasilianus, GR., Gen. B., III, p.667 — Tacz., P. Z.S$. 4874, p. 553.

Carbo brasilianus, Srix, Av. Bras., Il, p. 83, tb. CVI.

Phalacrocorax niger, KinG, P. Z. S., 1830, p. 1.

Phalacrocorax brasilianus, SCL. et SALV., P. Z. S., 1869, p. 601; 1876, p. 17 — Nomencl. Av. Neotr., p. 124 — Sarv., P. Z. DS.) 1883, p. 427.

Phalacrocorax brasiliensis, SCL. et SALv., P. Z.$S.,1873, p. 304,

Ph. æneo niger; plumis pallit cinereo brunneis nigro marginatis; cauda quarlam parlem corporis æquante nigra; parte plumosa faciei inferioris linea alba marginata. Veste nuptiali crisla auriculari hine inde e plumis albis, productis, filifornibus, laxis, acuminatis, divergentibus ; punelis albis in regione superciliari, collo el tibiis.

g' Ad. en plumage de noces. — La tête, le cou, le dos inférieur avec le croupion et les tectrices supérieures de la queue ainsi que tout le dessous du corps sont d’un noir intense avec un léger éclat bleuâtre foncé; le dos antérieur, les scapulaires et les tectrices alaires couverts de plumes brun grisàtre lustré légèrement de vert olive, et entourées d’une ligne noire; la partie emplumée du bas du visage bordée d’une raie blanche, commençant au-dessous de l'œil et formant un angle aigu de chaque côté derrière la commissure; des points blancs très petits s'étendent depuis le bord du front au-dessus de l’œil en le dépassant vers la nuque, des points pareils, mais plus gros, sur les baguettes également blanches, éparpillés sur les côtés de la nuque et sur le cou antérieur; quelques taches triangulaires sur les côtés de la jambe et du croupion; un faisceau composé de plumes blanches eflilées et allongées, à barbes courtes et rares, situé de chaque côté sur la région auriculaire, complète la parure nuptiale. Rémiges et rectrices noires. Le devant des côtés du visage dénué, dépassant peu le

bord postérieur de l'œil, ainsi que le devant de la gorge depuis la commissure du bec, sont d’un gris sale ponctué de blanc; sommet des papilles sourcilières bleu turquoise; bec gris corné, à dos noirâtre, la base de la mandibule inférieure et le menton jaune sale; des taches jaunâtres sur les côtés du bec; peau nue autour de l'œil carné grisätre; pattes noires; iris vert pomme.

Dans les autres époques de l'année, les oiseaux perdent tous les ornements blancs de la tête et des autres parties du corps indiquées plus haut.

(2% Les jeunes oiseaux ont tout le plumage brun futigineux, à plumes du dos, des scapulaires et des tectrices comme poudrées de gris, bordées de brun noirâtre et traversées dans toute leur longueur d'une pareille ligne médiane; le dos inférieur avec le croupion est presque noir uniforme; les plumes de la poitrine et de l'abdomen bordées d’une nuance distinetement plus foncée que le centre. Rémiges primaires noirâtres, les secondaires poudrées comme les tectrices. Rectrices noires. [ris cendré verdâtre, assez foncé.

g' Longueur totale, 785; vol, 1,103; aile, 305; queue, 185; bec, 86; tarse, 50; doigt externe, 78; queue dépassant l'aile de 15? millimètres.

Les œufs, comme ceux des autres, à couleur verte de la coque visible çà et là à travers la couche crétacée blanche. Longueur, 58 sur 38,2 millimètres de largeur.

Trouvé par M. Jelski sur le lac Junin, et à Chorillos sur la côte. Cochiboya, Ucayali supérieur, Santa Cruz (BARTLETT); laguna de Tungusaca (WHITELY) ; baie Paracas (capitaine MARKHAM).

1282, — Phalacrocorax Bougainvillei

Carbo Bougainvillei, Less., Complet. Buff., 1837.

Carbo albigula, BranDT, Bull. Acad. Petersb., TX, p. 57.

Leucocarbo Bougainvillei, Br., Consp. Avw., IT, p. 176.

Phalacrocorax Bougainvillei, SCL. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p.124.

Haliæus albigula, Tscu., Faun. Peru., pp. 55 et 313.

Graculus Bougainvillei, Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 554.

Ph. olivaceo aler viridi nitens, in capile et collo nitore intensiori, plumis scapularibus tectricibusque alarum linea nigra marginatis: gula media, pectore abdomineque candidis; cauda brevi cuneala ex toto atra; facie latissime nudo papillosa; rostro longissimo flavido corneo.

g' Ad.— Tête et cou noirâtres, avec un reflet vert métallique assez fort, les plumes de la nuque et du cou entier ont une grande tache mate au

milieu, ce qui donne à ces parties une apparence fort tachetée dans certaines directions de la lumiere; le devant du dos, les scapulaires et les tectrices alaires sont noirâtres avec une légère teinte olive brunâtre et un lustre verdâtre très faible, toutes îes plumes de ces parties entourées d'une fine ligne noirâtre distincte sous certain jour; le dos inférieur et le croupion noirâtres, à plumes terminées d'une grosse tache lustrée de vert; le milieu de la gorge est blanc pur ainsi que la poitrine et tout l'abdomen, les côtés de ces deux parties sont de la couleur du dos, tandis que ‘les couvertures de la jambe et les côtés du bas-ventre sont d’un noir lustré de vert; souscaudales noires, Rémiges primaires noirâtres; les secondaires de la couleur du dos; sous-alaires noirâtres. Queue courte, cunéiforme, noirâtre, Tout le devant des côtés du visage, en comprenant les lores, le tour de Pœæil largement et presque jusqu'à la moitié de la tête, est nu et papilleux. Bec long, assez mince, corné jaunâtre, pattes d’un jaunâtre sale.

Longueur de l'aile, 310; queue, 120; bec, 97; tarse, 65; doigt externe, 9? millimètres.

Selon Tschudi, il se trouve sur la côte péruvienne ; plus commun vers le sud, près d’Arica et Islay. Jelski l’a trouvé à Chorillos. .

1283, — Phalacrocorax Gaimardi

Pelecanus Gaimardi, GARNOT, Voy. Goquille, tb. XLVIIT.

Graculus Gaimardi, GR., Gen. B., IL, p. 667 — Tacz., P. Z.$., 1874, p. 593.

Phalacrocorax Gaimardi, Tscu., Consp. Av., n° 351 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 124 — Sarv., P. Z.$S., 1883, p. 427.

Phalacrocorax cirriger, KING, P. Z.8., 1831.

Carbo gracilis, MEye, Nov. Act. Acad. Leopold., 1833, suppl., tb. XXIIT (juv.).

Haliæus Gaimardi, Tscu., Faun. Peru., pp. 55 et 313.

Ph. brunneo cinereus, plumis dorsi tectricibusque alarum superioribus argenteo cinereis nigro marginatis; laleribus colli macula magna alba; remigibus rectricibusque nigricantibus ; rostro pedibusque aurantiis.

g Ad. — La tète et les parties supérieures du corps sont d’un brun cendré assez foncé, uniforme sur la première, le cou postérieur et le milieu du dos jusqu’au croupion et les tectrices caudales; les plumes des côtés du dos supérieur, les scapulaires et les tectrices alaires sont terminées d'une tache d’un cendré argenté, bordée d’une large ligne régulière noire ; ces taches sont petites sur le devant du dos et des scapulaires, et graduel-

lement plus grandes en avançant en arrière, celles des tectrices alaires couvrant presque en entier la couleur de Ia base des plumes; tout le dessous du corps depuis le menton est d’un cendré brunâtre, beaucoup plus clair que celui du dos; une grande tache blanche, légèrement atténuée, se trouve sur chacun des côtés du cou dans sa partie supérieure. Rémiges brun noirâtre; rectrices noires. Bec orangé, à dos brun; pattes orangées.

Q La couleur générale de la femelle est plus pâle, la teinte du dos plus brunâtre; les taches des plumes dorsales et des scapulaires d’un cendré grisâtre, les bordures brunes; le milieu des tectrices alaires est d’un cendré plus clair que celui des plumes dorsales, les bordures d’un brunâtre plus pâle: gorge blanche; milieu de l'abdomen blanchätre; le devant du cou et les côtés de l'abdomen gris; les côtés du bas-ventre et les souscaudales d'un gris brunâtre foncé et uniforme; les taches collaires blanches comme chez le mâle. Rémiges et rectrices comme celles du mâle.

G' Longueur de l’aile, 245; queue, 115; bec, 83; tarse, 45; doigt externe, 80 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 240; queue, 115; bec, 85; tarse, 45; doigt externe, 8? millimètres.

Côte péruvienne (TSCHUDI, JELSKI); île San Lorenzo (capitaine MARKHAM).

FAMILLE SULIDÆ

+1284 — Sula variegata

Tscx., Consp. Avw., n° 350 — Sc. et SALv., Nom. Av. Neotr., p. 124 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 554 — SaLv., P. Z. S., 1883, p. 427.

Dysporus variegatus, Tscn., Wiegm. Arch., 1843, p. 390 — Faun. Peru., p. 315.

S. candida; dorso hypochondriisque nigro maculatis; remigibus rectricibusque interne basi albis. Rostrum brunneo corneum ; pedes nigricantes ; iris fusco brunnea.

g et Q@ — La tête avec le cou entier et le devant du dos, ainsi que toutes les parties inférieures du corps sont d'un blanc éclatant; le dos et les flancs blancs tachetés de noir. Les rémiges et les rectrices noires brunâtres extérieurement, et blanchâtres dans la moitié basale de la barbe interne. Bec brun corné; pattes noires; iris brun foncé.

@ Le jeune oiseau en premier plumage a la tête, le cou et tout le dessus du corps blancs; tout le dos et les fes bruns, à plumes entourées d’une bordure blanche, la plus grosse sur les scapulaires postérieures. Rémiges brunes en entier; les deux rectrices médianes blanches; les autres brunes, à base blanchâtre intérieurement et terminées par une tache blanchätre; plumage des jambes brun, bordé largement de blanc. Bec corné rougeâtre ; pattes noirâtres.

Longueur de l'aile, 380; queue, 195; bec, 115; tarse, 45; doigt médian, 65; ongle, 16 millimètres.

Côte péruvienne (TSCHUDI, JELSKI); Île San Lorenzo (capitaine MARKHAM).

FAMILLE PLOTIDÆ

+1285. — Plotus anhinga

L., S. N., I, p. 218 — Burr., PI. Ent., CMLIX et CMLX — BaïrRp, B. N. Amer., NI, p. 453, tb. CDXX — Tsc., Faun. Peru., pp. 56 et 314 — Scz. et SALV., P. Z. S., 1873, p. 304 — Nomencl. Av. Neotr., p. 124.

Plotus melanogaster, B, y, LATH., J. O., p. — Virir., Gal. Ois., IT, p. 196, tb. CCLXX VIII.

Plotus tupinambis, BoNNaT, Enc. Méth., p. 40.

Plotus cayanensis, BP., Compar. List.

P. nigerrimus nilore viridi; dorso antice tectricibusque alarum minoribus albo maculatis, scapularibus striis longissimis ; tectricibus alarum majoribus et mediis perlaceo cinereis ; cauda apice griseo fulva. Rostrum corneum, mandibula inferiore longissime albido flava ; pedes brunnei.

Oiseau adulte. — D'un noir intense partout, lustré sur le corps de vert olivâtre; le devant même du dos ainsi que les côtés variés de petites taches blanches oblongues très petites sur le devant et grossissant de plus en plus en s’approchant des scapulaires, où elles deviennent de plus en plus longues, traversant toute la longueur des plumes; des taches subarrondies sur les petites tectrices alaires, tandis que les tectrices moyennes et les grandes sont d'un cendré perlé clair, soyeux en entier. Le noir des ailes est lustré sans éclat vert; les rémiges tertiaires et les secondaires voisines traversées dans toute leur longueur d’une grosse ligne semblable à celles des scapulaires. Queue noire, terminée d’une bordure fauve grisâtre assez large, à surface de la barbe externe des deux rectrices médianes ondulée comme dans les autres espèces. Bec corné, à mandibule inférieure longuement jaune blanchâtre dans sa partie basale; pattes brunes.

A l'époque des noces les oiseaux ont des touffes composées de plumes effilées grises sur les deux côtés de la nuque.

Les oiseaux non adultes se distinguent par tout le sommet de la tête couvert de plumes noirâtres entourées d’une fine bordure fauve grisâtre; le côté postérieur du cou est d’un gris brunâtre foncé; partie emplumée de la gorge blanchâtre; la moitié supérieure du cou antérieur et de ses côtés est grise, à plumes bordées largement d’isabelle; le reste du devant du cou et le haut de la poitrine isabelle uniforme, séparé par une bande marron

foncé de la couleur noire du reste du dessous. Bec plus pâle; pattes d’un orangé brunâtre sale.

Longueur de l'aile, 13,10; queue, 11,2; bec, 4,2; tarse, 1,4; doigt médian, 1,1; ongle, 0,5 1/2 pouces anglais.

Les œufs semblables à ceux des cormorans, à coque vert pâle, couverte entièrement par une couche crétacée blanche, présentant souvent des rugosités, quelquefois de petites pustules ou autres inégalités. Dans les œufs frais la surface est blanchâtre, couvés ils changent la couleur comme dans ceux des grèbes en différentes nuances sales grisätres ou roussâtres, avec des taches ou éclaboussures noirâtres. Dimensions : longueur, 53,3 sur 37 de largeur; 55-35; 56,3-36 ; 57,-38; 5-36,2 millimètres.

Niche sur les îles de la côte (TSCHUDI); Yurimaguas (BARTLETT).

FAMILLE PHAETHONIDÆ

:1286. — Phaëéthon æthereus

L., S. N., I, p. 219 — Vic., Beecheys Voy., p. 37 — Tscx., Faun. Peru., pp. 56 et 214 — Scu. et SALv., Nom. Av. Neotr., p. 124.

Lepturus, Briss., Orn., VI, p. 480.

Paille en queue de Cayenne, Burr., PI. Enl., CMXCVIIT.

Phaëthon melanorhynchus, GM., L. S. N., I, p. 582 (juv.).

Phaëthon Catesbyi, Braxpr, Mém. Acad. Pétersb., 1840, p. 239.

Phaëthon flavirostris, BaiRp, B. N. Amer., p. 885.

Ph. sericeo albus, dorso nigro fasciolato; fascia transoculari nigra; remigibus quinque primariis externe atris; rectricibus mediis longissimis, albis, rhachidibus basi tantum nigris ; rostro rubro.

get Q — Plumage général d’un blanc soyeux, varié au dos de raies transversales noires subonduleuses et peu larges; de pareilles raies moins régulières et couvertes en grande partie par l’extrémité des plumes blanches au cou postérieur; des raies anguleuses sur les tectrices alaires du haut de l'aile le long de l’avant-bras; une grande tache noire devant l'œil prolongée en une large raie postoculaire, atteignant la nuque et l'entourant dans quelques-uns; base des plumes du vertex et de l’occiput noire. Les cinq rémiges primaires noires extéricurement; les tertiaires noires bordées de blanc; toutes les autres blanches, à baguette noire à la base. Les deux rectrices médianes fortement prolongées, larges à la base et graduellement atténuées vers l'extrémité qui est entièrement réduite à la baguette seule dans le quart de sa longueur; cette dernière noire dans sa partie basale dans toutes les rectrices. Bec rouge; pattes jaunes avec le tiers basal des doigts et des membranes, puis noirâtres.

g' Longueur de l’aile, 320; queue, 650; bec, 82; tarse, 26; doigt médian, 30; ongle, 9 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 315; queue, ; bec, 81; tarse, 27; doigt médian, 34; ongle, 9 millimètres.

Côte péruvienne (TSCHUDI).

FAMILLE LARIDÆ

+1287. — Rhynchops melanura

Sws., Two Centur., p. 340 — Sc. et Sauv., P. Z.S., 1866, p. 201 ; 1867, p. 754; 1871, p. 566 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 562 — SAUND, P.Z.S., 1889, p. 5922.

Rhynchops nigra, Tscu., Faun. Peru., pp. 53 et 306 — Scz. et Bay; LP.2Z7S. "1873; p' 310!

Rh. nigra, subtus alba; fronte genisque albidis brunneo striatis; collo antico pectoreque plus aut minus griseo tinclis; cauda brunneo fuliginosa, sublus pallidior. Rostrum nigricans, basi flavum; pedes sordide carnei; iris fusco brunnea.

cg Ad. — Manteau noir lustré légèrement de bleuâtre; sommet de la tète brun noirâtre, plus pâle sur la nuque et passant graduellement en une nuance plus pâle au voisinage du dos; le front et les côtés inférieurs de la tête blanchâtres, variés de taches et de stries brunâtres; tout le dessous du corps blanc, à plumes de la région jugulaire et de la poitrine grises au milieu; sous-caudales grises bordées de blanc; tectrices latérales suscaudales blanchâtres. Rémiges noirâtres, beaucoup plus pâles en dessous; les secondaires bordées finement de blanchâtre à l'extrémité; sous-alaires gris brunâtre. Queue d'un brun fuligineux, à rectrices bordées finement de blanchâtre, la page inférieure beaucoup plus pâle; baguettes brunes en dessus et blanches en dessous. Bec brun noirâtre, à base jaunâtre dans les deux mandibules; pattes carné sale; iris brun foncé; la pupille verticale comme celle du chat.

Q Beaucoup moins forte, à bec beaucoup moins long, le front et les côtés du visage plus blancs et peu tachetés de brunâtre d’une manière peu distincte; un collier blanchâtre au cou postérieur; la région jugulaire et la poitrine blanc pur.

Les oiseaux en plumage usé deviennent d’un brun noirâtre au manteau et perdent entièrement l'éclat bleuâtre.

g' Longueur de l'aile, 415; queue, 120; mâchoire, 194; mandibule, 135; tarse, 34 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 355; queue, 100; mächoire, 80; mandibule, 10?; tarse, 29 millimètres.

« Observé souvent en grosses bandes sur la côte méridionale du Pérou, surtout au

voisinage d'Iquique, Arica, Islay, Ilo, etc. Jamais je ne l'ai observé au nord du 15e de latitude Sud » (TSCHUDI).

Chorillos (JELSKI) ; Ucayali inférieur, Huallaga (BARTLETT); Ucayali (coll. RAI- MONDI).

1288. — Sterna magnirostris

Sterna magnirostris, LicaT., Verz. Doubl., p. 81 — Srix, Av. Brasil., Il, p. 81, tb. CIV — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1869, p. 979 — Tscx., Faun. Peru., pp. 53 et 305.

Phaëtusa magnirostris, GR., H. List B. Brit. Mus., TL, p. 120 — SCL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 147 — P. Z.$S., 1871, p. 567; 1873, p. 310.

Thalasseus magnirostris, SCL. et SALv., P. Z. S., 1866, p. 200.

Ph. supra fusco cinerea : pileo nigro; sublus sericeo candida; tectricibus alarum remigibusque secundariis albis; remigibus primariis, earumque lectricibus majoribus nigris; cauda fusco cinerea. Rostrum robustum flavum ; pedes flavido olivacei.

Veste hyemali pileo perlaceo, nucha cinerea fusco maculata; macula magna posloculari nigra.

g'et Q — D'un cendré obscur en dessus, à sommet de la tête noir, lustré de bleuâtre, en occupant la nuque et la partie postérieure des côtés jusqu’au bord inférieur de l'œil; tout le reste du corps d’un blanc soyeux; de petites stries noires au-devant de l’œil. Les tectrices alaires supérieures et les inférieures blanches, excepté celles du long de l’avant-bras qui sont cendrées; rémiges primaires noires, ainsi que leurs grandes tectrices ; barbe interne longuement et largement blanche dans les rémiges primaires, bordée intérieurement de noir; les rémiges secondaires blanches, à barbe externe plus ou moins cendrée. Queue assez profondément fourchue, à rectrices aiguës, d’une couleur analogue à celle du dos, à barbe interne longuement et largement blanche dans les externes, et de moins en moins vers les médianes, qui sont unicolores en entier. Bec robuste, jaune; pattes d'un gris olivâtre; iris brun très foncé.

L'oiseau en plumage d'hiver se distingue du précédent par le sommet de la tête d'un cendré perlé clair, passant au plus foncé sur la nuque, tachetée de noirâtre; il ne reste de noir qu'une grosse tache oblongue en arrière des yeux, un semis de stries beaucoup plus nombreuses devant et audessous de l’œil. Le bec est jaunâtre à la base et longuement brun à l’extrémité; pattes d’un olive foncé. Le reste comme chez le précédent.

Longueur de l'aile, 305; queue, 108; rectrices médianes, 8?; bec, 82;

tarse, 27; doigt médian, ?1; ongle, 9 millimètres.

S' Longueur totale, 413; vol, 930; aile, 296; queue, 110; bec, 80; tarse, 26; doigt médian, 19; ongle, 9 millimètres.

Commune le long de la côte péruvienne (TSCHUDI) ; Ucayali supérieur, Huallaga (BARTLETT) ; Pebas (HAUXWELL); Ucayali (coll. RAIMONDI).

1289. — Sterna maxima

Bopp., Tabl. PI. ‘Enl., p. 58, n° 988 — Scr. el/SALv., P. Z. S,, 4871, p. 567 — Saunp., P. Z. S., 1876, p. 655; 1889, p. 521 — Tacz., 2% S:,1871;p.;7149;

Sterna cayennensis, Gm., L. S. N.,1I, p. 604.

Sterna cayana, LATH., J. O., p. 804, no 2.

Sterna galericulata, Licur., Verz. Doubl., p. 81 — PeErz., Orn. Bras., p. 324.

Sterna erythrorhynchos, Wiep., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 857 — Tscu., Faun. Peru. Av., p. 305.

Sterna cristata, Sws., B. W. Afr., IL, p. 247, tb. XXX.

Sterna regia, GAMB., Proc. Ac. Phil., IV, 1848, p. 228.

Sterna Bergii, IrBy, Orn. Str. Gib., p. 209.

S. sericeo candida; pallio pallidissime cinereo; nucha cristata maculaque anteoculari nigris, remigibus primartiis nigricantibus interne albo marginatis rhachidibusque albis. Rostrum robustum aurantiaco rubrum; pedes olivaceo brunnei.

g'et Q — D'un blanc soyeux, à manteau cendré très pâle; nuque huppée noire depuis l’angle postérieur des yeux, à plumes plus où moins bordées de blanc, quelquefois toutes et même celles de la huppe; des stries noires plus ou moins nombreuses sur le vertex, une tache de cette dernière couleur devant l'œil. Rémiges primaires noirâtres, à baguettes blanches et une large bordure sur leur barbe interne; les secondaires cendrées, à extrémité plus ou moins ardoisée, largement blanches intérieurement et bordées au bout de cette dernière couleur. Queue fort échancrée, blanche. Bec robuste jaune; pattes brun olive.

g' Longueur de l'aile, 385; queue, 166; bec, 92; tarse, 31; doigt médian avec l'ongle, 29 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 373; queue, 136; bec, 80; tarse, 31; doigt médian avec l’ongle, 31 millimètres.

Commune sur toute la côte péruvienne (TSCHUDI); Santa Lucia (STOLZMANN ); Payta (capitaine MARKHAM).

1290. — Sterna hirundinacea

Less., Traité Orn.; p. 621 — Saunp., P. Z. S., 1876, p. 647; 1882, p. 522.

Sterna hirundo, Wien., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 865.

Sterna Cassini, Scz., P. Z. S., 1860, p. 391 — Sc. et SALV., P. Z.S., 1871, p. 570 — Nomencl. Av. Neotr., p. 147.

Sterna meridionalis, Cass., U. S. Expl. Exp., p. 385.

S. supra clare cinerea, sublus candida; pileo toto cum nucha nigro; pogonio externo primæ remigis nigricante; remigibus secundariis apice albo marginatis; cauda profunde furcata alba, rectricibus lateralibus et subexternis pogonio externo cinereo; rostro flavo. ;

get Q Ad. — D'un cendré perlé clair au dos et sur les ailes; d’un blanc pur en dessous, sur les côtés de la tête, les côtés du cou largement, le derrière du croupion, sur les tectrices supérieures de la queue et sur le dessous des ailes; tout le sommet de la tête avec la nuque est couvert de noir occupant les lores depuis la base du bec jusqu’au bord inférieur de l'œil, et après l'avoir dépassé passant au-dessous des tectrices auriculaires et se prolongeant jusqu'au haut du côté postérieur du cou supérieur. La rémige externe à barbe externe d'un schistacé noirâtre, passant sur la barbe interne en nuance un peu moins foncée le long de la baguette; les autres rémiges primaires ont une bordure interne foncée sur la partie terminale ; toutes largement bordées de blanc à l'intérieur; les secondaires terminées d’une bordure blanche. Queue blanche très fourchue, à rectrices latérales fort prolongées et atténuées vers l'extrémité; la barbe externe des deux latérales de chaque côté de la queue d’un cendré foncé, d'un cendré clair dans la suivante. Bec et pattes jaunes; iris brun foncé.

Le jeune en premier plumage est en dessus cendré varié de grosses taches noires irrégulières; le front et le milieu du sommet de la tête blancs, avec des stries noirâtres fines sur le premier et de plus en plus grosses sur le second; lores blancs, parsemés de nombreuses stries noires; la région postoculaire et la nuque sont d'un brun noirâtre parsemé de bordures des plumes blanchâtres très fines; cou postérieur blanc subondulé de brunâtre; tout le dessous blanc. Tectrices alaires variées comme le dos; rémiges en général d’un cendré plus foncé que dans les adultes, bordées depuis la quatrième de blanc à l'extrémité. Queue beaucoup moins fourchue, à blanc seulement sur la barbe interne de toutes les rectrices et une large bordure antéapicale noirâtre sur celles du milieu de la queue en commençant à la quatrième jusqu'à la médiane. Bec brun; pattes jaunâtres.

L'oiseau non adulte d'hiver a le front et le milieu du sommet de la tête beaucoup plus largement blanc que chez le jeune, varié de fines stries noi-

in. +

râtres sur la partie cervicale et au milieu mème du vertex, de petites stries noires devant l'œil même; une large bande postoculaire brune variée de bordures blanchâtres, prolongée sur la nuque pour s'y joindre avec sa correspondante; dos cendré varié de quelques taches foncées sur la région interscapulaire et sur les scapulaires; tout le dessous blanc. Tectrices alaires cendrées, à disque plus foncé; rémiges primaires schistacé poudré de cendré, à bord interne largement blanc. Queue aussi peu fourchue que celle des jeunes, à barbe externe des rectrices cendrée, graduellement plus foncée vers l'extrémité qui est bordée de blanc; la barbe externe de la première blanche ainsi que l'interne dans les autres. Bec jaune; pattes gris jaunâtre.

g Ad. Longueur de l'aile, 304; queue, 200; rectrice médiane, 102; bec, 99; tarse, 20 millimètres.

Juv. Longueur de l'aile, 27 mètres.

; queue, 123; rectrice médiane, 74 milli-

Description faite d’après les oiseaux typiques du Musée de Paris. Côte péruvienne (coll. RAIMONDI); Callao (capitaine MARKHAM).

1291. — Sterna macrura

Sterna hirundo, L., S. N. (1766), p. 227 (part.) — SHaRPe et Darss; B. Eur, XII.

Sterna macrura, Naum., Isis, 1819, p. 1847 — Væg. Deutschl., x p.414,stb. CCLUXL —Tacz., P. Z.S:,1877,.p.,749,

Sterna arctica, Temm., Man. Orn., II, p. 742.

Sterna pikei, Lawr., Ann. Lyc. N. Y., VI, p. 3 — Bairn, B. N. Amer., p. 853, tb. XCV.

Sterna paradisea, SCHL., Mus. P. B. Sterne, p. 15.

Sterna portlandica, Ripaw., Am. Nat., VII, p. 433 — Coues, B. N. W. Amer., p. 691.

SE. supra cinerea, subtus dilutior ; capite supra cum nucha nigro; villa lata genali candida; uropygio tectricibusque caudæ superioribus et inferioribus albis ; remigibus cinereis rhachide alba, interne latissime albis ; pogonio externo primæ nigro; cauda profundissime emarginata alba rectricibus duabus lateralibus pogonio externo schistaceo. Rostrum et pedes rubri; iris brunneo nigra.

g et © — Cendré en dessus, d’un cendré soyeux beaucoup plus pâle en dessous, à dessus de la tête jusqu’au bord inférieur de l'œil avec la nuque et le haut du cou postérieur noir légèrement lustré; ce noir est séparé de la couleur cendrée par une large raie blanche pure bordant la naissance

de la mâchoire supérieure, passant sous l’œil et bordant tout le noir de la nuque; le croupion ainsi que les couvertures supérieures et les inférieures de la queue blancs. Rémiges primaires d'un cendré plus foncé que celui du manteau, à baguettes et le bord interne largement blancs; la barbe externe de la première noirâtre; les secondaires terminées d’une large bordure blanche; sous-alaires blanches. Queue fort échancrée, à rectrices externes fort prolongées et atténuées, blanches, à barbe externe dans les deux latérales ardoise. Bec et pattes rouges; iris brun foncé presque noir.

En plumage d'hiver le sommet de la tête est mélangé de noir et de blanc.

G' Longueur de l'aile, 284; queue, 187 ; bec, 49; tarse, 17; doigt médian avec l’ongle, 2? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 282; queue, 192; bec, 48; tarse, 16; doigt médian avec l’ongle, 21; rectrice externe dépassant la subexterne de 61 millimètres.

€ Un exemplaire en plumage d'hiver tué à Santa Lucia le 19 septembre 1877 » (STOLZMANN).

1292. — Sterna elegans

GAM8B., Proc. Ph. Acad., IV, p. 129 — Saunp., P. Z. $S., 1876, p. 653; 1882, p. 521.

Thalasseus elegans, GAMB., Journ. Phil. Acad., ser. IT, vol. I, 13849, p. 228.

Sterna comata, Puis. et Lanps., Wiegm. Arch., 1863, p. 126.

Sterna galericulata, Sc. et Sazv., P. Z. S., 1871, p. 569

(part.).

S. supra et alis dilule cinerea, capite supra toto nigerrimo plumis nuchæ elongatis acutis; uropygio caudaque albis; sublus tota alba roseo perfusa ; rosiro elongato rubro aurantiaco; pedibus nigris.

Oiseau adulte. — D'un cendré bleuâtre clair en dessus et sur les ailes, blanc en dessous, au cou postérieur, au croupion, la queue profondément fourchue, les tectrices supérieures et les inférieures de la queue, tout le dessous des ailes et les axillaires; le blanc soyeux du dessous depuis le bas de la gorge jusqu'à l'extrémité des côtés du bas-ventre enduit d’une légère nuance rosée; tout le dessus de la tête jusqu’au bord inférieur des yeux et le bord postérieur des narines d’un noir intense, à plumes de la nuque prolongées, atténuées et aiguës à l'extrémité formant une huppe plate assez abondante dépassant le plumage environnant. Dans la première rémige la barbe externe et une large bande sur l'interne le long de la baœuette sont d’un schiste foncé, à extrémité fortement enduite de cendré clair; dans les quatre suivantes la barbe externe est d’un cendré argenté

clair, tandis que l'interne a une bande foncée semblable à la précédente, enduite plus ou moins de cendré à l'extrémité des pennes et prolongée en arrière en une raie foncée, voisine du bord même de ces pennes; les autres primaires sont d’un cendré argenté clair, bordées au bout et intérieurement de blanc; la barbe externe des secondaires est d’un cendré beaucoup plus foncé, passant sur la barbe interne, et bordées largement à l'extrémité de blanc. Queue profondément fourchue, toute blanche. Bec long, assez fort, à angle du dessous de la mandibule inférieure émoussé et situé à une grande distance du bord antérieur de l’ouverture nasale, rouge teinté de jaune au bout; pattes brun noir.

Longueur de l'aile, 316; queue, 156; rectrices médianes, 88; bec, 82; tarse, 29; doigt médian, 21; ongle, 10; hauteur du bec à l'angle inférieur, {1 millimètres.

Description prise d’un oiseau de Tehuantepec (San Mateo) de la collection de MM. Salvin et Godman.

Callao (capitaine MARKHAM); Arica (FROBEEN).

+1293. — Sterna Trudeauii

Aupus., Orn. Biogr., V, p. 125 — ScL. et SALv., P. Z.S., 1871, p. 570 — Lanps., An. Univ. Chile, 1872, p. 515 — Sauxp., P. Z.S., 1876, p. 660.

Phaëtusa Trudeauii, BLasius, Journ. für Orn., 1866, p. 73.

Sterna Frobeenii, Puis. et Lanp8., Wiegm. Arch., 1863, p. 125.

S. supra, alis, peclore abdomineque loto dilute cinerea; capile supra, genis gulaque sericeo albis; striga transoculari cinereo ardesiaca; uropygio, alis, subeaudalibus alisque subtus albis; remigibus primariis cum tectricibus majoribus argenteo albis; cauda furcata alba, rectricibus mediis subcinerascentibus.

Oiseau adulte en plumage d’hiver. — La tête avec la gorge d’un blanc soyeux pur, avec une bande transoculaire ardoisée, commençant par une grosse tache au-devant de l'œil, et prolongée jusque sur les tectrices auriculaires; tout le dos avec le derrière du cou et le dessus des ailes d’un cendré bleuâtre pâle; le croupion et les sus-caudales blancs; le dessous du corps d'un cendré soyeux très pâle au cou, d’un cendré un peu plus obscur que celui du dos sur la poitrine et l’abdomen; sous-caudales blanches. Rémiges primaires et les grandes tectrices correspondantes d'un blanc argenté fort brillant; à barbe interne largement blanche, avec une bande ardoisée près de l'extrémité des pennes en laissant une bordure blanche fine en commençant de la deuxième à la sixième; la barbe externe des

secondaires aussi claire que celle des primaires; tout le dessous de l'aile pliée et axillaires blancs. Queue profondément fourchue, à rectrices externes fort atténuées dans leur partie terminale, d'un blanc argenté, à rectrices médianes et la barbe externe, excepté les externes, tirant très légèrement au cendré. Bec noir, à base brunâtre; l'extrémité jaune; pattes d'un brun pâle.

Longueur de l'aile, 265; queue, 135; rectrices médianes, 65; bec, 56; tarse, 26; doigt médian, 20; ongle, 8; hauteur du bec à l’angle inférieur, 9 millimètres.

Description faite d’un exemplaire de Santa Catharina (sud du Brésil), de la collection de MM. Salvin et Godman.

« Bec fort comprimé sur les côtés; ouverture nasale courte éloignée de 4” des plumes frontales; l’angle peu prononcé; noir pourpré, à extrémité corné blanchâtre. Iris brun foncé. Pattes avec les membranes orangées, ongles cornés avec l'extrémité brunâtre pâle. Une tache noire devant l'œil, composée de la réunion de petits points; tour de l’œil de la mème couleur; la partie postérieure du sommet de la tête, la nuque et le cou postérieur variés de nombreuses taches noires sur un fond blanc; face, front, sommet de la tête, joues, côtés du cou, gorge, devant du cou, abdomen, région anale, tectrices inférieures des ailes, sous-caudales, bord de l'aile et plumage des tibias d'un blanc de neige; le reste du dessus du corps d’un beau cendré bleuâtre ou gris argenté. Queue avec les tectrices supérieures blanches. Rectrice externe (1” 8” plus longue que la deuxième) d’un gris noirâtre foncé sur la barbe externe, d’un gris bleuâtre au tiers terminal, cette couleur répandue aussi sur la barbe externe de la deuxième et troisième rectrice; les baguettes sont blanches. Les rémiges primaires sont d’un gris noirâtre sur la barbe externe, une bande noire sur la barbe interne près de la baguette et à l'extrémité non couverte par la rémige suivante bordées de blanc au bout et sur le reste de la barbe interne. Les rémiges secondaires d'un gris bleuâtre clair avec des bordures blanches larges.

» Longueur, 1” 3” 3’; bec depuis le front, 1” 5”; depuis la commissure 2”; hauteur du bec, 5”; rectrices externes, 5” 6”; rectrices médianes, ?” 4”; aile, 9” 9°”; tarse, 9”; doigt médian, 1”; ongle, 4”.

» Description de la femelle adulte tuée en août 1851 dans la baie d’Arica au Pérou » (PHILIPPI et LANDBECK).

+1294 — Sterna superciliaris

Virin. Nouv D NH. UN. XXXII, p.176 = ScLtet SALV P 708% 1866, p. 200; 1871, p. 571 ; 1873, p. 310 — Nom. Av. Neotr., p. 147 — SAUND., P. Z. S., 1876, p. 662.

Sterna argentea, Wiep., Beitr. Natg. Brasil., IV, p. 871. Sternula superciliaris, Boié, Isis, 1844, p. 183.

St. sericeo candida; pallio pallide cinereo; fronte pileoque albo vitta nigra transoculari et nuchali circumscriptis; remigibus tribus externis nigris, albo interne marginatis; reliquis cinereis, secundartis late albo terminatis; cauda emarginata rectricibus mediis pallide cinereis. Rostrum nigrum ; pedes flavi.

get Q — D'un blanc soyeux, à manteau cendré pâle; le front et le milieu du sommet de la tête blanc entouré d’une bande noire commençant près de la naissance du bec, passant à travers l'œil et s'élargissant après l'avoir dépassé pour se joindre sur la nuque avec sa congénère, Les trois rémiges primaires externes noires bordées intérieurement de blanc; les autres cendrées, à bordure interne blanche, les secondaires terminées de blanc. Queue peu fourchue, à rectrices externes aiguës. Bec noir; pattes jaunes.

Il est rare de trouver les exemplaires à sommet de la tête blanc pur; ordinairement il est plus ou moins tacheté de noir.

G' Longueur de l'aile, 167; queue, 59; bec, 35; tarse, 16; doigt médian avec l’ongle, 16; rectrice externe dépassant la subexterne de 18 millimètres.

Ucayali inférieur, Santa Cruz (BARTLETT).

1295. — Sterna exilis

Tscx., Wiegm. Arch., 1845, I, p. 389 — Faun. Peru., pp. 53 et 306 — Scu. et SALV., Nom. Av. Neotr., p.147 — Saunp., P. Z. S., 1889, p. 522.

Sterna acutirostris, Tsca., Wiegm. Arch., 1843, I, p. 389.

Sterna lorata, PHiL. et Lanps., Wiegm. Arch., 1863, part I, p. 124.

St. supra perlaceo cinerea; fronte, genis qulaque albis; pileo cum nucha vittaque anteoculari nigris; subtus tota pallidissime cinerea; remigibus ternis primariis extus nigricantibus; subalaribus albis. Rostrum dimidio basali flavum, terminali nigrum ; pedes fusco rubricantes.

Parties supérieures du corps et des ailes d'un cendré perlé clair; front blanc prolongé des deux côtés au-dessus des yeux; les côtés de la tète et la gorge sont aussi blancs; le sommet de la tête avec la nuque est noir, ainsi qu'une large raie entre l'œil et la naissance du bec; tout le dessous est d’un cendré soyeux très clair, un peu plus foncé sur l'abdomen qu'au

cou. Les trois premières rémiges sont d’un schistacé noirâtre sur la barbe externe et une grande partie de l’interne, les autres de la couleur du dos; toutes bordées intérieurement de blanc et à baguette blanche; sous-alaires blanches. Queue profondément fourchue, à rectrices latérales atténuées à l'extrémité, de la couleur du dos, les rectrices externes blanches en grande partie basale, dessous des rectrices blanc. Bec jaune pâle dans la moitié basale et noir dans la terminale; pattes brunes rougeûtres; iris, selon Tschudi, gris.

Longueur de l'aile, 122; queue, 95; bec, 40; tarse, 11; rectrice médiane, 53 millimètres.

Description d’après un exemplaire de Lima de la collection de MM. Salvin et Godman.

OBSERVATIONS. — La description de Tschudi ne s'accorde pas dans quelques détails avec l'oiseau décrit plus haut, comme : « Oberflugdecken hell braungrau, » tandis qu’elles sont concolores au dos; « Schwanzfedern etwas dunckler als die Fittiscfederer, » tandis qu’elles sont tout à fait de la même nuance; « Kehle und der ganze Unterkærper reinweiss, » tandis qu’il est cendré pâle dans notre exemplaire ; « Schnabel ganz schwarz. »

Lima (NATION); Tschudi sans indication de localité; Paracas Bay (capitaine MARKHAM); Arica (FROBEEN).

1296. — Nænia inca

Sterna inca, Less., Voy. Coquille, Ois., p. 731, tb. XLV.

Nænia inca, Boié, 1sis, 1844, p. 189 — Sc. et SaLv., Nom. Av. Neotr., p.147 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 562 — Saunn., P. Z.S., 1882, p. 520.

Anous inca, Gr., Gen. B., III, p. 661.

Noddi inca, Gay, Cat. Aves Chili, p. 50.

Inca mystacalis, Jarp., Contr. Orn., 1850, p. 32.

N. cinereo plumbea; mystace longissimo albo; remigibus primaris nigricantibus ; secundariis albo terminatis. Rostrum et pedes rubri.

g et Q — Tout le plumage est plombé bleuâtre presque uniforme partout, excepté la gorge et les joues qui sont d’un cendré distinctement moins foncé; une moustache de plumes blanches passant sous l'œil, le long de la commissure du bec et prolongées en s’atténuant au-dessus de l'oreille en un faisceau long et recourbé autour de cette dernière. Rémiges primaires noirâtres ainsi que les tectrices correspondantes, les secondaires concolores au dos et terminées d’une bordure blanche, formant une raie transalaire; rectrices noirâtres, grises en dessous. Bec et pattes rouges.

Les oiseaux moins adultes sont d'un gris foncé en dessus et d’un gris

terreux moins foncé en dessous; la moustache cendrée dans toute sa longueur, ou cendrée jusqu'à l'oreille et à plumes prolongées en partie blanches et cendrées. Ailes et queue comme dans les précédents. Bec brun rougeâtre, à extrémité rouge; pattes brunes.

d' Longueur de l'aile, 243; queue, 120; bec, 60; tarse, 26; doigt médian avec l’ongle, 31 millimètres.

Chorillos (JELSKI) ; Callao (capitaine MARKHAM).

1297. — Larus dominicanus

Licar., Verz. Doubl., p. 82 — Gr., Gen. B., tb. CLXXX — Scxr. et SaLv., Nomencl. Av. Neotr., p.148 — Saunp., P. Z. S., 1878, p. 180; 1889, p. 527.

Larus Azaræ, PELz., Orn. Bras., p. 323.

Larus vociferus, Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., II, p. 448.

Larus Fritzei, BrucH., Journ. fur Orn., 1855, p. 281.

Larus antipodus, Catal. Amer. Brit. Mus., 1844, p. 169.

Larus Verreauxii, BP., Rev. Mag. Zool., 1855, p. 16 — Tacz., PQ 25 ;,.1874, .p. 502:

L. albus, dorso alisque fusco ardesiaceis ; alis longissimis remigibus nigris, secundaris late albo terminatis; rostro robusto flavo, macula anteapicali rubra; pedibus sordide flavidis ; iride straminea.

g' et Q Ad. — Blanche, à dos et les ailes d'un ardoisé noirâtre; rémiges noires, les secondaires largement terminées de blanc, formant une large bande en travers de l'aile, les tertiaires et les scapulaires postérieures bordées de blanc à l'extrémité. Bec robuste, peu long, jaune, avec une grande tache rouge miniacé près de l'extrémité de la mandibule inférieure ; pattes d’un jaunâtre sale; iris jaune paille.

@ Le jeune en premier plumage a les plumes du manteau d’un brun fuligineux entourées d’une bordure d’un blanc jaunâtre, fines sur la région interscapulaire, plus larges sur les tectrices alaires et les scapulaires ; toutes les plumes du sommet de la tête et du cou postérieur sont brunes bordées latéralement de blanchâtre et blanches à la base; côtés du visage blanchâtres finement maculés de brun fuligineux; gorge blanchâtre immaculée ; tout le dessous blanchâtre varié de taches fuligineuses plus pâles que celles du dessus, plus grosses et plus foncées sur les côtés et moins prononcées au milieu du corps; sous-alaires fuligineuses ; rémiges noirâtres. les secondaires terminées d’une bordure blanchâtre sale, moins large que dans les adultes; page inférieure des rémiges gris brunâtre. Queue blanche à la

base et brun noirâtre dans sa moitié terminale; la partie blanche tachetée de noirâtre; l’extrémité même des rectrices bordée finement de blanc. Bec corné noirâtre, pattes d’un jaune brunâtre; iris brun foncé.

g' Longueur de l'aile, 430; queue, 170; bec, 80; tarse, 74; doigt médian avec l'ongle, 66; hauteur du bec dans sa plus grande hauteur, ?? millimètres.

Q Longueur de l'aile, 420; queue, 160, bec, 75; tarse, 65; doigt médian avec l’ongle, 62 millimètres.

Chorillos (JELSKI); Callao (capitaine MARKHAM).

1298. — Larus Belcheri

Vic., Zool. Journ., 1829, p. 358 — Zool. Beecheys Voy., p. 39 — ScaL., Mus. P.-B., Lari, p. 9 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 562 — SAuND., P. Z. S., 1876, p. 182 ; 1889, p. 526.

Adelarus Belcheri, BruCH., Journ. für Orn., 1853, p. 107; 1855, p. 279.

Leucophæus Belcheri, Br., Consp. Av., IL, p. 232.

Larus fuliginosus, Cass., U. S. Expl. Exp. Orn., p. 378.

Larus Frobeenii, Pic. et LANDB., Wiegm., Arch., 1861, p. 292.

Larus Frobeni, Puis. et LAnB., Cat. Av. Chili, An. Univ. Chile, XXXI, p. 288.

L. albus, dorso alisque nigro fuliginosis ; capite cum collo supero fuliginoso, fronte gulaque albidis ; remigibus nigricantibus, secundariis apice albis fasciam alarem constituentibus; cauda basi alba fascia lata subterminali nigra, apice albo limbata. Rostrum flavum, fascia sublerminali nigra, apice aurantiacum ; pedes flavi, iris brunnea.

Veste hyemali capite loto albo.

get Q — D'un noir fuligineux au dos et sur les aïles, d’un fuligineux brunâtre sur la tête et le haut du cou, à front et gorge blancs tachetés de fuligineux; le reste des parties inférieures du corps blanc, enduit légèrement de cendré perlé sur la région jugulaire et le haut de la poitrine; entre la couleur foncée du manteau et celle du cou postérieur un large demicollier perlé blanchâtre, dont les deux extrémités se confondent avec la couleur des parties inférieures. Rémiges noirâtres, les secondaires terminées par une bordure blanche, formant une raie transalaire; sous-alaires d’un cendré schistacé, excepté celles de tout le bord de l'aile qui sont d'un blanc pur; page inférieure des rémiges d’un schistacé beaucoup plus pâle que celui de la supérieure. Le bas du croupion et les tectrices sus-cau-

dales blancs; queue blanche dans la plus grande moitié basale, terminée d’une large bande noirâtre bordée au bout de blanc. Bec jaune avec une bande antéapicale noire et l'extrémité même des deux mandibules orangée rougeàtre; pattes jaunâtres ; iris brun.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont toute la tête avec le haut du cou d’un blanc pur; la nuance perlée moins forte sur la poitrine et le bas du cou postérieur, en outre ils ressemblent en tout au plumage précédent.

@ Les jeunes en premier plumage ont la tête et le cou couverts de plumes brunes terminées largement d’une bordure blanchätre, en y formant un semis de nombreuses taches irrégulières; toutes les plumes du dos et des tectrices alaires sont brun foncé au milieu, bordées largement de fauve blanchâtre; celles du croupion et des sus-caudales sont plus blanchâtres avec les taches médianes brunes moins grandes; les plumes de la poitrine et des flancs de l’abdomen brun pâle au milieu, bordées largement de blanchâtre ; le milieu même de l’abdomen blanc isabelle unicolore ; souscaudales blanches tachetées de brun foncé, Rémiges noirâtres entourées d’une bordure terminale blanche, la barbe externe des secondaires largement bordée de blanchâtre ; sous-alaires blanchâtres tachetées de brun. Queue comme dans les adultes avec cette différence que le blanc de la base n'est pas aussi tranché du noir, mais il est tacheté sur une certaine étendue, les bordures terminales blanches prolongées sur les côtés des rectrices. Bec jaunâtre, à dos rembruni, la barbe noire subterminale plus prolongée vérs l’extrémité, dont l'orangé est réduit en raies longitudinales au dos de la mandibule supérieure et le dessous de l’inférieure; pattes carné sale.

Q Longueur de l'aile, 360; queue, 128; bec, 57; tarse, 59; doigt médian avec l’ongle, 50 millimètres.

Chorillos, Callao, les exemplaires en plumage de noces et les jeunes dans la moitié de mars, en plumage d'hiver en février (JELSKI); Callao (capitaine MARKHAM).

1299. — Larus modestus

Tscx., Faun. Peru., pp. 53 et 306, tb. XXXV — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 148 — Sauno., P. Z.S., 1878, p. 183.

Larus Bridgesi, Fras., P. Z.$S., 1845, p. 16 — Brucx., Journ. für Orn., 1855, p. 280.

Blasipus Bridgesi, BP., Consp. Av., II, p. 212.

Leucophaius modestus, GR., 1. List B. Brit. Mus., TI, p. 116.

L. sericeo ardesiacus, pileo qulaque albicantibus, remigibus nigris; secundariis apice candidis fasciam alarem constituentibus ; cauda cinerea apice dilutiore fascia lata subterminali nigra. Rostro gracili, haud angulato, nigro; pedibus atro rubentibus.

450 ORNITHOLOGTIE

Ardoisé clair en dessus, à tête et cou d’un gris terreux soyeux, plus foncé sur ce dernier; d'un gris plus pâle sur tout le dessous du corps. Rémiges noires, les secondaires terminées par une bordure blanchâtre, formant une bande transalaire; les sous-alaires et la page inférieure des rémiges d'un gris brunâtre beaucoup plus foncé que celui de l’abdomen. Queue grise à la base, largement noirâtre à l'extrémité, toutes les rectrices terminées d’une tache plus pâle, plus ou moins prononcée. Bec faible corné noirâtre; pattes noires rougeûtres; iris gris bleuâtre.

Longueur de l'aile, 336; queue, 120; bec, 62; tarse, 52; doigt médian avec l’ongle, 44 millimètres. |

Côte du Pacifique (TSCHUDI).

41300. — Larus atricilla

L., S. N., I, p. 225 — Aupnus., B. Amer., VII, p. 136, tb. CDLXIIT — Pezz., Orn. Bras., p. 323 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 148 — Tacz., P. Z. $S., 1877, p. 749 — Saunn., P. Z. S., 1878,

Larus ridibundus, Wizs., Amer. Orn., IX, p. 89, tb. LXXIV, fig. 4.

Xema atricilla, Boié, /sis, 1829, p. 653 — Car. in ScHome., Gutan, Ml, p.761!

Chroicocephalus atricilla, BRruGH., Journ. für Orn., 1853, p. 106.

Chroicocephalus serranus, BRucH., Journ. fr Orn., 1853, p. 106 (nec Tscx.).

Atricilla Catesbyi, Brucn., Journ. für Orn., 1855, p. 287.

Atricilla megalopterus, Br. — Brucu., Journ. für Orn., 1855, p.287

Atricilla micropterus, BP. — Brucu., Journ. für Orn., 1855, p. 288.

L. albus, pallio glauco cinereo; capile cum collo supero glauco fuliginoso ; remigibus primariis quinis externis nigricantibus, reliquis dorso concoloribus albo apice limbalis. Rostrum rubro brunneum apice nigricans; pedes fusco brunnei; iris brunnea.

Veste hyemali capile albo macula auriculari fusca.

get Q — Blanche, à dos et les ailes d’un cendré bleuâtre foncé ; la tête

avec le cou supérieur d’un plombé fuligineux foncé; l'œil entouré d’une bordure blanche d’en haut, en arrière et en bas; les cinq rémiges primaires externes noirâtres, à barbe -externe dans les deux dernières enduites de plombé à la base; les autres concolores au dos terminées de blanc, formant une large bande transalaire sur les secondaires; une tache noire antéapicale sur la sixième primaire; sous-alaires blanches le long du bord de l’aile, les autres cendrées claires. Bec brun rougeâtre, à extrémité noirâtre; pattes brunes noirâtres; iris brun.

Les oiseaux en plumage d'hiver ont la tête blanche avec une tache foncée sur l'oreille.

G Les jeunes dans leur premier plumage sont d'un gris foncé en dessus, à plumes finement bordées de fauve blanchâtre au dos, et un peu plus largement sur les scapulaires et les tectrices alaires; le devant du visage est d'un gris beaucoup plus pâle que le reste de la tête; gorge blanche; le devant du cou, le haut de la poitrine et les flancs d'un gris moins foncé que celui du dos, affaibli par les bordures blanchâtres des plumes; le reste des parties inférieures du corps blanc; dos inférieur gris cendré, pâlissant de plus en plus au croupion; sus-caudales blanchâtres. Toutes les rémiges noirâtres, les secondaires terminées par une large bordure blanche et bordées intérieurement de gris brunâtre. Queue cendrée largement terminée de noirâtre, à base des pennes blanche sur la barbe interne, l'extrémité même bordée finement de blanchâtre.

Q Longueur de l'aile, 332; queue, 120; bec, 52; tarse, 55; doigt médian avec l’ongle, 44; hauteur du bec, 11 millimètres.

Santa Lucia (STOLZMANN). Un jeune exemplaire commençant à prendre les plumes de l’adulte.

+1301. — Larus Franklini

Larus atricilla, SABINE, App. Polar. Sea, p. 695.

Larus Franklini, Sw. et Ricn., Faun. Bor. Am. B., p. 424, tb. LXXII — Aupus., B. Amer., VIE, p. 145 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 562 — Sauxn., P. Z.S., 1878, p. 195; 1882, p. 524.

Chroicocephalus cucullatus, Bruca., Journ. für Orn., 1853, p. 104.

Chroicocephalus Kittlitzi, PBrucu., {. e., p. 104.

Chroicocephalus Schimperi, BrucH., L. c., p. 104.

Chroicocephalus Franklini, BrucH., L. c., p. 104; 1855, p. 289.

L. albus; pectore abdomineque roseo indulis; pallio glauco cinereo; cervice, nucha regioneque auriculari fusco fuliginosis, striga auriculari nigro arde-

siaca; pogonio externo primæ remiqis apiceque primariorum usque ad quintam nigris, macula alba terminatis. Rostrum rubro brunneum apice rubrum ; pedes brunneo rubri; iris fusco brunnea.

g' et Q — Blanche, à poitrine et l'abdomen plus ou moins enduits de rose; le dos et les ailes d’un cendré bleuâtre foncé; la partie postérieure de la tête, c'est-à-dire le vertex jusqu'à la nuque inclusivement et toute la région auriculaire jusqu’au haut du cou, couverte d’un capuchon fuligineux plus ou moins strié de blanc en dessus, et le plus foncé et uniforme sur la région auriculaire; l’œil entouré en dessus, en dessous et en arrière d’une bordure blanche et d’une raie noirâtre du côté antérieur, précédée de stries de la même couleur. Les rémiges sont de la même couleur que les tectrices alaires, bordées intérieurement de blanc, la barbe externe de la première noire, ainsi que l'extrémité des cinq diminuant graduellement en longueur jusqu’à cette dernière et toutes terminées d’une tache blanche; la première a en outre une grande tache blanche arrondie ou carrée sur la barbe interne au voisinage de l'extrémité; toutes les autres rémiges largement terminées de blanc en formant une raie transalaire. Les deux rectrices médiaires cendrées; les autres blanches. Bec brun rougeñtre, à extrémité rouge; pattes brunes; iris brun foncé. Quelques-unes présentent des différences dans la disposition du noir dans l'extrémité des rémiges primaires.

{3 Les jeunes ont le manteau gris, à plumes largement bordées d’une nuance plus pâle; le blanc de la poitrine et de l'abdomen sans teinte rose ; rectrices terminées d’une bande brune noirâtre, à barbe externe cendrée, excepté celle de la première qui est toute blanche; les rémiges primaires noirâtres sans rien de blanc; les secondaires fort rembrunies vers l’extremité dont la bordure blanche terminale est moins large que dans les adultes. Bec brun corné.

g' Longueur de l'aile, 290; queue, 105; bec, 46; tarse, 42; doigt médian avec l’ongle, 38 millimètres.

Lima, Chorillos (JELSKI); Payta (capitaine MARKHAM). £

1302. — Larus serranus

Tscx., Consp. Av., n° 338 — Faun. Peru., pp. 53 et 307 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 148 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 962 — Saunp., P. Z. S., 1878, p. 196; 1889, p. 289.

Chroicocephalus personatus, BrucH., Journ. für Orn., 1855, p. 289.

Xema cirrhocephalum, PEALE — Cass., U. S. Expl, Exp. Orn., p. 581. :

Larus glaucotis, Cass., L. c., p. 381.

Larus Bonapartii, Scz. et SALV., P. Z. S., 1868, p. 178.

L. albus, dorso perlaceo cano, alis intensius cærulescentibus; capite cum collo supero nigro, lunula postoculari alba; remigibus primariis nigris, pogonio externo in parte tribusque externis fascia lata anleapicali albis. Rostrum rubro brunneum ; pedes brunnei; iris fusco caslanea.

Veste hyemali capite albo, macula auriculari el anteoculari fuscis.

get Q — Blanc, à dos d'un gris perlé très clair, à peu près de la nuance analogue à celle du L. minutus d'Europe; ailes distinctement plus foncées tirant légèrement au bleuâtre; la tête jusqu'à la nuque inclusivement avec la gorge et le haut antérieur noire avec une lunule blanche entourant la plus grande moitié postérieure de l'œil. Rémiges primaires noires, à baguette blanche et une longue bande antéapicale de cette dernière couleur dans la première; la deuxième a la barbe externe blanche à la base et une bande un peu moins longue que celle dans la précédente; dans la troisième la bande est distinctement plus courte et n’atteignant pas le bord interne de la plume, tandis que le blanc s'étend plus longuement sur sa barbe externe; les suivantes depuis la quatrième jusqu’à la sixième sont blanches sur la barbe externe, de plus en plus cendrées sur la partie voisine de la baguette dans la barbe interne, noires à l'extrémité et le bord interne, toutes les trois terminées par une tache blanche; la septième et la huitième sont cendrées, la première traversée d’une bande antéapicale et bordée intérieurement de noir, tandis que la dernière n'a qu'une bordure analogue, mais moins large. Bec rouge brunâtre cerise; bordure de la paupière un peu plus pâle que le bec, presque rouge de tuile; pattes de la nuance du bec; iris brun noisette foncé.

Les oiseaux en plumage d'hiver différent par la tête toute blanche avec une tache fuligineuse en arrière des oreilles et une lunule de la même couleur devant l'œil.

Longueur de l'aile, 365; queue, 144; bec, 59; tarse, 58; doigt médian avec l’ongle, 49; totale, 470; hauteur du bec dans sa plus grande hauteur, 11 millimètres.

€ Habitant exclusif de la région de la sierra et la puna froide, où il vit en bandes composées de milliers dans les endroits marécageux. Sur le plateau de Jauja, à 10,000 pieds d'altitude, on le voit souvent en société de l’Zbis melanotis et de lArdea candida dans les champs fraîchement labourés. Les Indiens le nomment quiulla » (TSCHUDI).

Environs du lac Junin (JELSKI) ; Callao (coll. RAIMONDI, capitaine MARKHAM).

« Espèce très commune aux environs de Junin, où on la voit également près de l’eau, dans les prairies et dans les champs; elle aime aussi à visiter les champs labourés et nouvellement semés, où elle se nourrit comme nos corneilles des larves de mélolonthe; je crois aussi qu'elle ne dédaigne pas les grains d'orge ramollis. Comme les autres mouettes elle accompagne pendant un certain temps le chasseur en tournoyant autour de lui et en criant. Dans les journées froides on les voit en

grand nombre couchées sur leurs pattes dans les pâturages. Sa voix ressemble beaucoup à celle des autres mouettes. Dans les derniers jours d'octobre on m'a apporté deux œufs de cette mouette, à fond vert olive tacheté de brun. Dans l'estomac j'ai trouvé différentes substances, comme un morceau de viande, pris probablement d’un tas d’ordures, des hannetons, des gammarides, des cyclas, des grains de maïs, de froment, d'orge, des morceaux d'os, des cailloux, et une fois des feuilles rougeâtres d’une graminée. Un jour je lui ai enlevé un poussin de foulque vivant » (JELSKI).

1303. — Larus glaucodes

MEYEN, Obs. Zool., 1834, p. 115, tb. XXIV — Gay, Faun. Chili, Aves, p. 480 — Scu. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 148 — SauND., PZ%S,,4878, p.203 —\Cass., Unit. St. Expl. Exp.,\p. 381:

Larus glaucotes, Car., Zbis, 1861, p. 312.

Larus glaucotis, SCHLEG., Schl. Mus. P.-Bas, Lari, p. 42.

Xema cirrhocephalum, GouLp, Znol. Beagle, HI, p. 142.

Larus albipennis, PEALE, Zoo!. U. S. Expl. Exp., p. 288.

Gavia roseiventris, GouLp, P. Z. S., 1859, p. 97.

L. albus, pallio pallide cyaneo cano, capistro brunneo, lunula postoculari alba; remigibus primariis albis, interne fusco marginatis; pogonio externo primæ remigis basi margine nigro. Rostrum et pedes rubro brunnei.

g' Ad. — Blanc, à tête couverte d’un capuchon brun occupant la nuque et plus prolongé sur le devant du cou, entouré d’une nuance beaucoup plus foncée, finement sur la nuque et beaucoup plus largement au cou antérieur; un cendré bleuâtre pâle occupe le dos, les tectrices supérieures des ailes et les rémiges secondaires ct les tertiaires; une fine lunule blanche entoure la plus grande moitié postérieure de l'œil; les cinq rémiges primaires externes blanches, à barbe externe de la première bordée de noir dans le tiers basal, dans la première et deuxième la barbe interne largement noirâtre jusqu à la moitié de la première, et jusqu'aux quatre cinquièmes de la suivante; dans les trois autres la barbe interne est cendrée, bordée largement de noirâtre; les autres primaires cendrées. Bec et pattes d’un brun rougeûtre.

Longueur de l’aile, 300; queue, 120; bec, 50; tarse, 47; doigt médian, 39 millimètres.

Description d’après un oiseau du Chili, au Musée de Varsovie, Côte péruvienne (ide CASSIN, L. €.).

SÉPOFS : ne. 17, NU Tue Ge 2

1304. — Larus cirrhocephalus

Vieic. in 2e éd., N. D. H. N., XXI, p. 502 — Gal. Ois., Il, p. 223, tb. CLXXXIX — Sauxp., l. Z. S., 1878, p. 204; 1882, p. 595.

Larus poliocephalus, TEuM., Man. Orn., Il, p. 780.

Chroicocephalus cirrhocephalus, BruCcH., Journ. für Orn., 1853, p. 106.

Cirrhocephalus plumbiceps, BrucH., Journ. für Orn., 1855, p. 288.

L. supra cinereus, capile toto cum nucha et qula clare cinereis, sublus cum collo postico alba: remigibus binis externis ulrinque nigris macula magna anlteapicali alba; a tertia ad sextam pogonio externo albo, interne schistaceo apice nigro; externis plumbeis fascia anteapicali nigra; secundariis plumbeo cinereis; cauda alba.

g'et Q Ad.— D'un cendré bleuâtre en dessus et sur les ailes, d’une nuance plus claire au dos inférieur et au croupion antérieur; blanche en dessous, au cou postérieur, sur la partie postérieure du croupion et les sus-caudales; toute la tête avec la nuque, la gorge et le haut même du cou postérieur couverts d’un capuchon d’un cendré perlé plus clair que celui du dos, entouré en bas d’une bordure distinctement plus foncée. Les deux rémiges primaires externes dans chacune des aïles toutes noires, excepté une grosse tache noire antéapicale, et la partie basale de la baguette également blanche, ainsi que la base de la barbe externe longuement blanche, puis elles sont noires et terminées d’une tache cendrée, tandis que leur barbe interne est schistacé foncé; les autres primaires plombées avec une raie antéapicale noire; les secondaires d’un cendré plus obscur que le dos; sous-alaires blanches. Queue blanche. Bec d'un jaune sale, rembruni au bout; pattes carnées; iris d'un cendré argenté.

Plumage d'hiver. D'un cendré plus clair que dans le plumage précédent sur le dos et les tectrices alaires; blanc sur la tête, le cou et sur tout le dessous du corps, au croupion postérieur et les sus-caudales; une tache brune sur chacune des oreilles; tectrices alaires brunâtres le long de l'avant-bras; rémiges comme dans le précédent, mais la tache blanche sur les deux externes prolongée longuement sur la baguette; les secondaires sont cendré clair à la base, puis brunes bordées de blanc à l'extrémité. Queue blanche terminée d’une large bande brune, excepté sur la rectrice externe qui est toute blanche. Bec jaunâtre terminé longuement de brun foncé.

Longueur de l'aile, 334; queue, 120; bec, 53; tarse, 51; doigt médian, 31; ongle, 9 millimètres.

Description faite d’après les oiseaux brésiliens, au Musée de Paris, Payta (capitaine MARKHAM); Lima (GREC).

LE

Eos

1305. — Xema Sabinii

Larus Sabini, LEacn, Trans. Lin. Soc., 1818, XII, p. 520, tb. XXIX.

Xema Sabini, Leacu, J. Ross. App. Voyage Baffin Bay, p. 57.

Xema collaris (SCHREIB), Ross. in App. Voy. Baffin Bay, p. 164.

Xema Sabinei, CouEs, B. of N. W. Aïner., p. 660.

Xema Sabinii, BrucH., Journ. für Orn., 1855, p. 292 — Sauxp., P,2.5.,1818, p. 209; 1882, p. 924.

X. alba; pallio fusco cinereo, capistro plumbeo annulo collari nigro circumscriplo; remigibus quinis primartis nigris macula magna alba termanalis; cauda furcata alba; rostro nigro apice auranliaco; pedibus rubro carneis ; iride fusco brunnea.

g' et Q en noces. — Blancs, enduits légèrement de rosé en dessous, à tète jusqu’à la nuque et le haut du cou antérieur couverte d’un capuchon gris plombé assez foncé, bordé en dessous d’un collier noir assez large et complet; dos d’un cendré foncé. Aïles d'un cendré un peu plus obscur que le dos, à cinq rémiges primaires noires, bordées largement à l'intérieur de blanc et terminées chacune d’une grosse tache blanche; les autres rémiges primaires et les secondaires blanches, à barbe externe cendrée dans sa partie basale; bord externe de l’aile blanc dans toute sa longueur; rémiges tertiaires cendrées, bordées au bout de blanc. Queue fourchue, et les suscaudales blanches. Bec noir, à extrémité orangée dans les deux mandibules, en commencant à peu près à deux millimètres du bord antérieur des narines; pattes d'un carné rougeûtre; iris brun très foncé.

En plumage d'hiver la tête et le haut du cou sont blancs sans aucune trace du collier noir.

{ Le jeune oiseau en premier plumage a les parties supérieures du corps d'un cendré grisâtre foncé varié de bordures terminales blanchâtres dans toutes les plumes, très fines au sommet de la tête et au cou, plus larges sur le dos et les ailes, le plus larges sur les scapulaires où elles sont précédées par une autre raie noirâtre; front largement blanc; tout le dessous du corps blanc, à côtés de la poitrine gris varié de blanchâtre; les cinq rémiges primaires noires comme dans les adultes, mais Ja première sans rien de blanc au bout, les deux suivantes terminées par une bordure blanche au lieu de tache; queue blanche terminée par une bande noire, large à peu près d’un centimètre. Bec noir en entier; pattes d'un blanc jaunâtre.

g Longueur de l'aile, 275; queue, 120; bec, 40; tarse, 30; doigt médian avec l’ongle, 30; différence entre les rectrices médianes et les externes, 19 millimètres.

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