‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 88 sur 95 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Q Longueur de l'aile, 265; queue, 116; bec, 40; tarse, 32; doigt médian avec l’ongle, 32; différence entre les rectrices médianes et les externes, 2? millimètres.

Description faite d’après les exemplaires de la collection du docteur Marmottan, tués au Crotoy, sur la côte de France. Callao (capitaine MARKHAM); Tumbez (STEERE).

1306. — Kema furcatum

Mouette à queue fourchue, Négoux, Rev. Zool., 1840, p. 290.

Larus furcatus, Prévost et pes Murs, Voy. Vénus, V, Ois., 2717, atl., tb..X.

Xema furcatus, Brucu., Journ. fivr Orn., 1853, p. 105.

Creagrus furcatus, Br., Nauman., 1854, p. 215 — Brucu., Journ. fur Orn., 1855, p. 292.

Xema furcatum, Saunp., P. Z.S., 1878, p. 210; 1882, p. 593, tb. XXXIV.

À. supra cinerea, subtus alba; capite loto cum collo supero plumbeo; margine frontali et margine externo scapularium albis; remigibus primariis externe apiceque nigris, tectricibus alarum majoribus et minoribus externis albis; cauda profunde furcata alba.

Parties supérieures du corps d’un cendré bleuâtre, à scapulaires externes bordées extérieurement de blanc; tectrices supérieures de la queue blanches; la tête avec le cou postérieur sont d'un plombé assez foncé, avec une bordure frontale blanche occupant toute la hauteur du devant des lores; tout le dessous du corps est blanc, ainsi que les grandes tectrices alaires et les petites le long du bord inférieur de l'aile; le plombé du haut du cou prolongé vers la région jugulaire en perdant graduellement d'intensité et passant ensuite au blanc. Les quatre rémiges primaires externes noires à l'extérieur en dépassant la baguette et comprenant l'extrémité tout entière, blanches intérieurement; les deux suivantes eendrées sur la barbe externe, terminées de noir avec une tache blanche au bout; les autres primaires cendrées sur toute la barbe externe; les secondaires toutes blanches; tertiaires de la couleur du dos. Queue profondément fourchue toute blanche. Bec plombé, à extrémité des deux mandibules d’un jaune clair; pattes carnées, à ongles noirs; iris brun foncé.

Longueur de l'aile, 423; queue, 197; rectrice médiane, 125; bec, 72;

Description de l'oiseau typique au Musée de Paris, Paracas Bay (capitaine MARKHAM).

1307. — Stercorarius chilensis

Lestris antarcticus, var. 5, chilensis, Br., Consp. Av., II, pr207.

Lestris antarctica, ScL. et SALv., Jbis, 1869, p. 284.

Stercorarius chilensis, SAUND., P. Z. S.,1876, p. 393, tb. XXIV; 1882, p. 927.

S. supra fuliginoso nigricans pileo summo fere concolori, corpore reliquo maculis longiludinalibus variegalo, collo postico fulvo striato; subtus rufus cinereo mixtus; collo fulvo tenuissime striato; alis brunneo nigris speculo albo ; cauda nigra pallidius terminata.

g'et Q Ad. — D'un brun fuligineux noirâtre en dessus, à sommet de la tête presque uniforme, le cou et la région interscapulaire striés finement de fauve; tout le dessous du corps est roux mêlé de gris cendré et varié de nombreuses stries fauves sur la gorge et le devant du cou; flancs bruns variés de roux; sous-caudales rousses, à naissance longuement brune. Ailes noirâtres, à base de la barbe externe dans les deuxième, troisième et quatrième, ou dans les troisième, quatrième et cinquième rémiges primaires blanche à la base formant un miroir alaire; la base des barbes internes dans toutes les primaires longuement blanche; sous-alaires rousses variées de noirâtre. Queue brun noirâtre. Bec plombé foncé, pattes noires. |

gd Longueur de l’aile, 420; queue, 160 ; bec, 65; tarse, 78; doigt médian, 64; ongle, 18 millimetres.

Q Longueur de l'aile, 400; queue, 158; bec, 65; tarse, 70; doigt médian, 64; ongle, 16 millimètres.

Description d’après les oiseaux de Patagonie du Musée de Paris. Baie de Callao (capitaine MARKHAM).

41308. — Stercorarius pomatorhinus

Larus parasiticus, Mev. et Worr, Tasch. Deutschl. Væœg., H, pp. 490 et 492. |

Catarracta parasita, var. camtschatica, PALL., Zoogr. Ross. As., p. 312,

Lestris pomarinus, TEmMM., Man. Orn., p. 514 — Aupus., B. Amer., NII, p. 186, tb. CDLI.

Stercorarius pomatorhinus, NEewr, Jbis, 1865, p. 509 — SAUND., P. Z. S., 1876, p. 324; 1889, p. 5927.

S. supra fusco brunneus, pileo obscuriore ; lorque collari lalissimo, genisque plumis subulalis ochraceo stramineis, antice stramineo albis; sublus latissime albus, fascia pectorali plus aut minus continua fusca; crisso subcaudalibusque fusco brunneis; remigibus nigricantibus scapis fere Lotis pogonioque interno basi albis; rectricibus mediis contorlis cæleras tribus pollicibus superantibus ; rostro plumbeo apice nigro ; pedibus nigricantibus, larso postice asperrimo.

g' et Q Ad. — Le dos jusqu'aux tectrices supérieures de la queue inclusivement et les ailes sont d'un brun fuligineux foncé uniforme, sommet de la tête d’une nuance distinctement plus foncée; tout le dessous d'un cendré fuligineux; le derrière et les côtés du cou occupés largement par un demicollier straminé, à lustre soyeux; rémiges primaires noirâtres, à barbe interne blanche à la base, la baguette blanche rembrunie dans sa partie terminale; queue de la couleur du dos, à rectrices blanches à la base même, noirâtres à l’extrémité, à baguette blanche à la base; les deux rectrices médianes, presque également larges jusqu'à l'extrémité, dépassant de trois pouces et demi les rectrices suivantes. Bec plombé à la base, noir à l’extrémité, avec une nuance verdâtre sur la cire; pattes noirâtres, à ongles corné noirâtre; le côté postérieur du tarse couvert de petites écailles épineuses, formant une surface fort rugueuse; iris noisette foncé.

Les oiseaux moins adultes ont le sommet de la tête et le devant des côtés couverts d'un capuchon brun fuligineux plus foncé sur le premier, dépassant en arrière la nuque, sur les joues dépassant l'œil et la base de la mandibule inférieure; le cou entouré d’un large anneau blanchâtre coloré de straminé ou ocreux à éclat soyeux comprenant la partie postérieure des joues, moins coloré de jaune sur le devant; le dos, les ailes et la queue comme dans l'habit précédent; tout le dessous du corps est blanc, avec une large bande en travers de la poitrine composée de taches brun fuligineux plus ou moins denses, ou plus ou moins séparées entre elles; les côtés mêmes des flancs parsemés de quelques taches brunes; la région anale et les sous-caudales d’un brun fuligineux moins foncé que le dos; quelques-unes des tectrices tachetées de blanc. Pattes d’un plombé foncé, à nageoires noirâtres. Les rectrices médianes dépassant les autres de deux à trois pouces.

Cette dernière robe présente beaucoup de variétés dans les détails.

Le jeune oiseau en premier plumage est brun en dessus, toutes les plumes du sommet de la tête bordées finement de fauve grisâtre, formant de nombreuses squamules de plus en plus denses en s’approchant de la nuque, où le brun ne reste qu'en petites taches; toutes les plumes du manteau terminéés de grosses bordures fauves roussâtres ou rousses semilunaires, formant des squamules plus rapprochées entre elles sur la région

interscapulaire, plus grosses et de plus en plus éloignées entre elles sur les scapulaires; grosses et denses au dos inférieur et le croupion; les tectrices supérieures de la queue rayées en travers de roux et de brun; tout le dessous ondulé de brun et de fauve roussâtre, plus finement et moins distinctement au milieu du ventre que sur la poitrine et les flancs; les plumes du bas-ventre et les sous-caudales rayées en travers de roussâtre et de brun. Sous-alaires rayées en travers de blanc et de brun; au voisinage du bord de l'aile le blanc est coloré de jaunâtre. Les rectrices d'un brun fuligineux plus foncé près de l'extrémité, toutes terminées d’une bordure fauve grisâtre; les médianes à peine dépassant d’un demi-pouce les autres; la barbe interne des rectrices blanche jusqu’à la moitié de la longueur des plumes, avec des teintes brunâtres au voisinage du brun terminal. Bec plombé clair, à extrémité brun noirâtre, la cire verdâtre, la base des doigts avec le tiers basal des nageoires blancs, le reste des doigts et de la nageoire noir; tarse cendré bleuâtre, couvert sur son côté postérieur de squamules plates; iris brun foncé.

G' Longueur de l'aile, 362; queue, 200; bec, 53; tarse, 54; doigt médian, 44; ongle, 9 millimètres.

Poussin couvert de duvet brun grisâtre dense.

Les œufs ont sur un fond ocreux olivâtre des taches d’un gris brunâtre peu nombreuses, irrégulières et assez pâles, et d’autres superficielles d'un brun olive peu foncé; les autres ont un fond verdâtre pâle, varié de petites taches cendré pâle, et d’autres brun olive plus petites que les précédentes et un peu plus foncées. Surface assez rugueuse, peu où médiocrement lustrée. Longueur, 61-64 sur 42-43,5 millimètres de largeur.

Callao (capitaine MARKHAM).

FAMILLE PROCELLARIIDÆ

+1309. — Diomedea exulans

L., S. N., I, p. 214 — Burr., PI. Enl., CCXXXVII — Vieiz., Gal. Ois., II, p. 234, tb. CCXCIIT — Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 148.

Diomedea albatrus, PALL., Spicil. Zool., V, p. 28.

Diomedea spadicea, LArTx., Synops., III, p. 308 (juv.).

Diomedea adusta, TscH., Journ. für Orn., 1856, p. 157.

D. alba, plumis dorsi, scapularibus, pectoris hypochondriisque hine inde fusco undulalis; alis brunneis; cauda brunneo terminala. Rostrum albo flavidum, pedes rubentes.

Oiseau adulte. — Blanc, à plumes du cou postérieur, de la région interscapulaire et des scapulaires ondulées de brun, faiblement sur le premier et le plus distinctement sur les dernières; les plumes de la poitrine également ondulées çà et là, mais d'un gris peu prononcé. Ailes brun foncé, à espace blanchâtre en arrière. Queue blanche, à rectrices terminées de brun foncé sur la barbe externe des rectrices et sur les deux des médianes. Bec jaune blanchätre; pattes rougeûtres.

Les oiseaux moins adultes ont le manteau gris brun, avec des hachures noires au dos et les ailes; le croupion et le dessous du corps blancs; rémiges noires, à baguette jaune.

Longueur de l'aile, 655; queue, 210; bec, 172; tarse, 115; doit médian, 440; ongle, 27 millimètres.

+1310. — Diomedea irrorata

SALvV., P. Z.S., 1883, p. 430.

D. supra dorso medio et alis extus fuliginoso fuscis, dorso antico et uropygio albis nigro transverse variegatis; capite et cervice lota albis, hac supra flavo lavata; subtus abdomine toto griseo fusco, albo, præcipue in pectore et crisso, minutissime irrorato; alis intus quoque albo et fusco variegatis; cauda fusca ad basin alba; rostro flavido, mandibulæ apice corneo, pedibus coryllinis (SALVIN).

Le dos et les ailes sont d’un brun fuligineux foncé, ondulé çà et là de blanchâtre sur la région interscapulaire et traversé d’ondulations plus régulières et continues sur le dos inférieur; la tète et tout le cou sont blanc lavé de jaune en dessus en commençant au cervix; le devant même du dos est blanc ondulé de foncé, le croupion également varié, mais à raies foncées plus larges que les blanches; les tectrices supérieures et les inférieures de la queue sont blanches rayées en travers de noirâtre; le fond de la poitrine est blanc, celui du milieu du ventre enduit légèrement de grisâtre, le tout vermiculé finement de noirâtre; les flancs du ventre et le bas-ventre sont d’un fuligineux assez foncé, à vermiculation blanche subtile sur le dernier, plus grosse sur les premiers; les sous-alaires et les plumes sous-axillaires sont blanches, à vermiculation noirâtre; bord interne des rémiges largement blanchâtre à la base, varié de stries foncées nombreuses et subtiles; baguettes blanches dans les primaires; queue noire, à base blanche dans les rectrices. Bec jaunâtre sale, à crochet terminal jaune et l'extrémité de la mandibule inférieure cornée; pattes d’un olive foncé.

Longueur de l’aile, 22” 6; queue, 4” 14; bec, 6” 6; tarse, 4”; doigt médian, 4” 11; hauteur du bec à la base, ?” pouces anglais.

« Voisin de la D, melanophrys, à bec d'une structure semblable, mais le bec est plus long et l’oiseau plus fort dans toutes ses dimensions, excepté la queue qui est plus courte et moins arrondie. Dans la coloration il y a une grande différence, le cou supérieur et le dos sont variés de foncé et de blanc au lieu de blanc pur, et l'abdomen est plus foncé avec de petites taches blanches » (SALVIN).

Description faite d’après l'oiseau typique de la collection de MM. Salvin et Godman, tué par le capitaine Markham dans la baie de Callao, en décembre 1881.

1311. — Cymochorea Markhami

SALv., P. Z. S., 1883, p. 430.

« Ü. omnino fuliginosa, fere unicolor, capite toto paulo plumbescentiore, tectricibus alarum dilutioribus; cauda profunde furcata; rostro et pedibus nigerrimis » (SALVIN).

Q Ad. — Plumage général d’un fuligineux brunâtre foncé, à tête et tout le cou cendré, assez clair au front et le vertex, et tirant au grisâtre également clair et pur longuement sur la gorge; d'une nuance très foncée sur la nuque et moins foncée au cou. Les petites tectrices alaires, excepté celles du bord de l'aile et les moyennes, sont d’un gris fauve, beaucoup plus clair que tout le plumage; les tectrices du bord de Paile, l'extrémité des grandes, les rémiges et les rectrices sont noires; sous-alaires de la couleur de l’abdomen. Bec et pattes noirs.

Mur

Longueur de l’aile, 173; queue, 99; bec, 23; tarse, 24; doigt médian avec l’ongle, 26 millimètres.

Description faite d'après deux femelles de la collection de MM. Salvin et Godman, recueillies par le capitaine Markham au 25° de latitude Sud, et sous le 75° 40° de longitude Ouest.

1312. — Oceanites oceanica

Procellaria oceanica, KuuL., Monogr. Proc., p. 156, {b. X, He 1.

Procellaria Wilsoni, Be., Journ. Ac. Philad., HI, p. 321, tb. IX.

Thalassidroma Wilsoni, BP., Syn. B. Unit. St., p. 367 — Cass., Un. St. Expl. Exped., p. 402.

Oceanites oceanica, CouEs, Proc. Ac. Philad., 186%, p. 82.

O. nigra; sublus fuliginoso atra; crisso hine inde late candido; alis supra fascia transversa albida ob lectricum apices ; tectricibus caudæ superioribus ex toto albis ; rectricibus laleralibus basi albis, rhachide etiam allg.

Noire en dessus, d’un noir fuligineux en dessous, à plumes du milieu du ventre terminées par une fine bordure blanche; tectrices sus-caudales blanches en entier, région anale blanche, ainsi que les tectrices sous-caudales latérales, tandis que celles du milieu sont noires. Ailes noires, à tectrices moins intenses, les grandes terminées par une large bordure pâle en formant une bande oblique en travers de l'aile; sous-alaires d'un noir fuligineux. Queue noire, légèrement entaillée, à barbe interne de la rectrice externe blanche à la base avec la partie correspondante de la baguette, sur la suivante la baguette est aussi blanche à la base, avec une raie assez large sur la barbe interne. Bec noir; pattes noires, à membranes interdigitales longuement jaunes à la base.

Longueur de l'aile, 150; queue, 70; bec, 2; tarse, 33; doigt médian, 22;

+ 1315. — Nectris amaurosoma

CouEs — Sc. et SALV., Nom. Av. Neotr., p. 149. Nectris chilensis, BP., Consp. Av., IL, p. 202 — Tacz., P. Z.S8., 4874, p. 503.

N. fuliginosus, sublus dilulior; plumis dorsi, scapularibus tectricibusque alarum margine pallidiori; subalaribus albis fusco variis.

get Q — D'un fuligineux obscur en dessus, beaucoup plus pâle en dessous ; les plumes du dos, des scapulaires et des tectrices alaires entourées d’une bordure distinctement plus claire que le fond général; rémiges et rectrices un peu plus foncées que le fond du dos; sous-alaires blanches variées de stries médianes et de quelques ondulations subtiles foncées. Bec corné brunâtre; pattes carnées grisâtres ; iris brun foncé.

g Longueur de l'aile, 290; queue, 90; bec, 57; tarse, 53; doigt médian, 5? ; ongle, 1? millimetres.

Q Longueur de l'aile, 280; queue, 90 ; bec, 55 millimètres.

Chorillos (JELSKI).

+1314 — Thalassœca glacialoïdes

Procellaria glacialoïdes, Smirn, Ill. S. Afr. Zool., tb. LI — GouLp, B. Austral., VIT, tb. XLVIII — Tscx., Faun. Peru., pp. 54 et 308. «

Thalassoïca glacialoïdes, Coues, Proc. Acad. Philad., 1866, p. 30.

Thalassoïca glacialoïdes, polaris et tenuirostris, BP., Consp. ADP D. 191.

Thalassæca glacialoïdes, ScL. et Sazv., Nom. Av. Neotr., p. 149.

Th. dilute cana; subtus cum facie alba; pileo cerviceque subflavescentibus ; rostro fusco, subtus albido, apice nigro; pedibus cinereis (BONAPARTE).

D'un cendré soyeux clair en dessus; blanc en dessous et au visage, à front et le milieu du cervix lavés de jaunâtre; flancs de l'abdomen d’un cendré päle; rémiges primaires blanches, à barbe externe et l'extrémité d’un schistacé noirâtre; les rémiges secondaires cendrées, à barbe interne largement blanche dans la partie basale; sous-alaires blanches; rectrices cendrées, plus pâles en dessous, à baguette roussâtre. Bec blanchâtre, à base plombée, l'extrémité plombée verdâtre; pattes grises cendrées.

Longueur de l'aile, 330; queue, 125, bec, 62; tarse, 45; doigt médian, 59; ongle, 14 millimètres.

Callao (coll. RAIMONDI).

1315. — Daptrion capensis

Procellaria capensis, L., S.N., I, p. 213 — Burr., PL Enl., p. 964 — Tscu., Faun. Peru., pp. 54 et 308.

Daptrion capensis, STErH., Gen. Zool., XIII, p. 241, tb. XXVIIT — BaRD, B. N. Amer., p. 898 — Scu. et Sazv., Nom. Av. Neotr., p. 149.

Procellaria nævia, Briss., Orn., VI, p. 146.

D. albus : capite, nucha colloque postico obscure schistaceis : dorso scapularibusque maculis subltriangularibus schistaceis; remigibus externe et cauda apice fusco schislaceis.

g'et Q — Blanc, à tête avec la nuque, le cou postérieur et le devant même du dos d’un schistacé foncé, moins foncé sur la gorge et le haut même du cou antérieur; toutes les plumes blanches du dos, des scapulaires et des sus-caudales terminées par une grande tache schistacée foncée, subtriangulaire, arrondie au bout, dont celles des scapulaires, du croupion et des tectrices caudales sont plus grosses que celles du milieu du dos; tectrices inférieures de la queue terminées aussi par une tache pareille, le long des côtés du cou il y a aussi quelques taches. Tectrices alaires schistacées foncées variées de quelques taches blanches au milieu de l’aile, rémiges primaires schistacées foncées, à barbe interne largement blanche ; les secondaires blanches terminées de foncé de moins en moins largement en s’approchant des tertiaires; sous-alaires blanches. Queue blanche, terminée d’une large bande schistacée. Bec noirâtre; pattes brunes olivâtres ; iris brun foncé.

g' Longueur de l'aile, 270; queue, 100; bec, 43; tarse, 45; doigt médian, 45; ongle, 9 millimètres.

Niche sur les rochers nus des îlots voisins de la côte méridionale du Pérou (TscHUDI) ; Callao (coll. RAIMONDI).

1316. — Halodroma Garnoti

Puffinuria Garnoti, Less., Man. Orn., I, p. 394 — Voy. Coquille, tb. XLVI.

Pelecanoïdes Garnoti, TscH., Consp. Av., n° 341.

Haladroma Garnoti, Tscu., Faun. Peru., p. 54.

Haladroma Berardi, Tscu., Faun. Peru., p. 308. Halodroma Garnoti, SCL. et SALV., Nom. Av. Neotr., p. 149.

H. supra nigra; subtus alba; lateribus capitis hypochondriisque plus aut minus fusco griseis; subalaribus cinereo albidis. Rostruim et pedes nigri.

Noir lustré en dessus, avec quelques plumes grises blanchâtres audessus des épaules; blanc pur en dessous; côtés de la tête d’un gris fuligineux foncé; flancs plus ou moins ardoisés; sous-alaires largement cendrées le long des bords, et blanches au milieu de l'aile; page inférieure de l’aile grise. Bec et pattes noirs.

Longueur de l’aile, 138; queue, 40; bec, 27; tarse, 30; doigt médian avec l’ongle, 38 millimètres.

Description faite d’après les exemplaires péruviens de la collection de MM. Salvin et Godman.

Callao (TSCHUDI, NATION).

FAMILLE ANATIDÆ

1317. — Bernicla melanoptera

Anser melanopterus, Eyr., Monogr. Anat., p. 93 — Darw., Voy. Beagle, IX, p. 134, tb. L — Tscx., Faun. Peru., p. 308.

Anser montanus, Tscu., Wiegm. Arch., IX, part [, p. 390.

Anser anticola, Tscu., L. e., 4844, part [, p. 315.

Bernicla melanoptera, Gay, Faun. Chili, p. 443 —— Pair. et LanpB., Wiegm. Arch., 1863, p. 185 — Cat. Av. Chili, p. 40 — ScL. et SALv., Neotr. Anat. in P. Z. S., 1876, p. 362.

Chloëphaga melanoptera, Buru., La Plata Reise, Il, p. 513 — P. Z.S., 1872, p. 365 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 554.

B. alba, remigibus nigris; scapularibus et cauda viridescenti nigris; tectricibus alarum majoribus extus purpureis, speculum formantibus ; minoribus albis; scapularibus anterioribus fusco notatis, posterioribus fuscis, in viridescenti nigrum trahentibus (SczarEer et SALVIN).

Get Q Ad. — Blancs en entier, à rémiges primaires noires; les tertiaires, les grandes scapulaires, les rectrices et les cinq grandes tectrices alaires postérieures noires, avec un éclat métallique vert assez fort; les sept grandes tectrices médianes à barbe externe d'un violet métallique fort brillant changeant en vert de bronze antique, formant un grand miroir alaire ; les scapulaires antérieures blanches avec une grande tache oblongue noire, plus ou moins grande, au milieu. Bec corné, à ongle noir; pattes rouge orangé, à ongles noirs; iris brun foncé.

La femelle ne diffère du mâle que par une taille un peu moins forte.

G Longueur de l'aile, 470; queue, 175; bec, 43; tarse, 87; doigt médian, 86 millimètres.

Hautes montagnes du Pérou, surtout dans les contrées marécageuses de la région des punas (TSCHUDI); environs du lac Junin (JELSKI) ; Perou méridional (WH1- TELY).

« Cette oïe particulière à la région de la puna et de la Cordillère se rencontre partout au Pérou central dans les altitudes depuis la sierra occidentale jusqu'à la Ceja de la montaña, où il y a des prairies marécageuses ou au moins humides, Dans les lieux secs éloignés des prairies humides on ne la rencontre qu'accidentellement, Très commune aux environs de Junin, mais ce n'est qu'en juillet, après

avoir élevé les jeunes, qu’elle apparaît en bandes sur les prairies. Ordinairement elle se tient constamment par paires, se promenant isolée dans les prairies ou réunie en grandes troupes. L’attention du mâle à la sûreté de la femelle est remarquable; tandis qu’on la voit souvent à moitié endormie, le cou raccourci, le mâle surveille sans cesse, la tête élevée. C’est un oiseau très prudent, rarement il se laisse approcher du chasseur dans la plaine découverte à une distance d’un coup de fusil à plomb; ordinairement il s'envole à 200 pas. Avant le départ ils commencent à crier, marchant çà et là lentement, indiquant une inquiétude visible, Elles s'envolent lourdement et vont dans le commencement au-dessus de la terre. Elles volent toujours en criant. Au mois d'août elles se posent par bandes sur les collines envircnnantes, dans les lieux favoris où elles arrivent par petites compagnies les unes après les autres; les arrivants se posent à côté de celles qui les ont précédés et restent debout comme les soldats, ordinairement immobiles.

» Elles ont la vie si dure que rarement on les abat raides, non seulement à plomb, mais à balle; il arrive souvent que percée en travers elle ne reste pas sur place. Autant que j'ai remarqué lorsqu'une est tuée le compagnon s’en va, mais quand une est blessée l’autre s'éloigne d’abord, revient de suite et tâche de conduire son consort.

» Selon la relation de tous les habitants de la contrée elle niche sur les rochers et transporte les petits à l’eau après l’éclosion,

» Les jeunes et même les adultes s’apprivoisent facilement. Elles se promènent alors dans les rues et dans les cours en pinçant l'herbe, Elles mangent aussi les graines de maïs. Elles ne se multiplient jamais en domesticité et attaquent souvent les coqs. Un jour un coq battu s’est réfugié dans ma chambre et se cacha tremblant derrière la porte, bien que ce fût un coq belliqueux.

» Dans la plupart des maisons de Junin et des colonies environnantes on suspend sous le toit des peaux de cet oiseau. On les vend aussi à Lima comme un médicament important; on m'a raconté qu'à Tarma deux personnes ont été guéries de la podagre en appliquant aux doigts le jabot frais de l’oie.

» Comme on la chasse à Junin au moyen de ryu, depuis un temps immémorial elle connaît parfaitement le danger. Le chasseur qui se rend pour la tuer au vol s’assoit ou se couche à l’abri d'une digue ou d’une pierre. Lorsque les oies passent au-dessus de sa tête il se relève précipitamment et jette son instrument. Atteinte au cou elle est tuée roide, souvent la tête coüpée, mais atteinte à l'aile elle tombe vivante et se laisse apprivoiser » (JELSKI).

1318. — Chenalopex jubata

Anser jubatus, Srix, Av. Bras., Il, p. 84, tb. CVIIL — Burx., Syst. Ueb. Th. Bras., II, p. 433.

Chenalopex jubata, Gr. et Mirscn., Gen. B., tb. CLXIV — Cas. in ScHoMB., Reis. Guian., III, p. 762 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 200; 1873, p. 304 — Neotr. Anat. in P. Z. S., 1876, p. 369 — PELz., Orn. Bras., p. 319.

Sarkidiornis jubata, Gr., H. List B. Brit. Mus., NI, p. 74.

Ch. capite tolo cum collo et pecliore sordide albis, collo postice obscuriore ; interscapulio fusco nigro; dorso antico, scapularibus et hypochondriis casta-

neis ; dorso imo, alis et cauda purpurascenti nigris, secundariis quinque internis macula magna alba speculum alare formantibus, ornatis; lectricibus alarum majoribus viridescenti nitentibus; abdomine medio el crisso albis, ventre imo utrinque nigro (SCLATER et SALVIN).

Le front et les lores d’un blanc soÿceux, le reste du sommet de la tète couvert de plumes grises, striées de noirâtre sur le cervix et la nuque, et bordées de blanchâtre; côtés de la tête d’un gris clair, à bordures des plumes plus pâles, le devant même du dos et les scapulaires d'un roux à plumes bordées finement d'une nuance plus pâle; région interscapulaire fuligineuse avec un léger lustre métallique vert; le dos inférieur, le croupion et les sus-caudales noirs, avec un éclat vert; gorge blanchâtre; le devant du cou et toute la région jugulaire couverts de plumes d’un gris pâle, largement terminées par une bordure blanche; poitrine blanche, variée de quelques taches rousses dans sa partie inférieure ; les côtés de l’abdomen largement d’un roux brunâtre; le milieu même de cette partie occupé par une bande blanche, variée de quelques macules brunes; côtés du bas-ventre d’un fuligineux brunâtre, milieu blanc fort varié de brun; sous-caudales blanches. Aïles noires lustrées faiblement de vert; barbe externe des grandes tectrices alaires d’un vert métallique brillant formant un grand miroir alaire, suivi d'une autre tache blanche composée de barbes externes de cette couleur dans les cinq rémiges secondaires; sous-alaires noires. Bec noir en dessus, jaune en dessous avec le bout noir; pattes brun rougeûtre.

Longueur de l'aile, 290; queue, 107; bec, 40; tarse, 72; doigt médian avec l’ongle, 63; hauteur du bec à la naissance, 2? millimètres,

Description de l'oiseau de l’Amazone supérieur dans la collection de MM. Salvin et Godman.

Ucayali inférieur, Santa Cruz (BARTLETT).

1319. — Dendrocygna discolor

Dendrocygna autumnalis, CAB. in ScomB., Guian. Reis., TT, p.762 — Sc, P. Z. S:, 1864; p. 299 — Soc. ét SAV; PZ7S; 1866, p. 200 ; 1873, p. 304 — PELz., Orn. Bras., p. 320.

Dendrocygna discolor, Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 161 — Neotr. Anat. in P. Z.S., 1876, p. 375.

D. capite, collo antico, pectore et dorso superiore griseis, pileo obscuriore ; qutture albicante, lorque colli inferi indistincte castaneo; ventre, alis et cauda nigris; tectricibus alarum minoribus inlernis ochracescentibus, mediis canis, eælernis albis; remigibus (externo excepto) in pogonio externo et remigum tectricibus albis; crisso albo nigroque vario (ScLArER et SALVIN).

cg Ad. — Les côtés de la tête ainsi que le haut de la gorge et du cou sont d’une couleur grise, plus pâle en dessous; le sommet de la tête d’un roux brunâtre, passant au noir sur la nuque, prolongé en une raie noire parcourant la moitié supérieure du cou; le bas de la gorge est roux, formant un large anneau assez distinct autour du cou; la partie antérieure du dos, la poitrine et le haut de l'abdomen gris, dont chaque plume est entourée d’une bordure fauve, plus ou moins distincte; le dos et les scapulaires sont d’un cannelle ferrugineux foncé, varié dans certaines directions de la lumière de larges bordures plus foncées à l'extrémité de chaque plume; la partie postérieure du dos, le croupion, l'abdomen et les flancs noirs. Petites couvertures alaires gris schistacé le long du bord antérieur de l’aile, ensuite roussâtres formant un grand espace traversé d’une large bande féerrugineuse au milieu; les grandes cendrées à la naissance et plus ou moins blanches dans leur partie terminale; rémiges et rectrices noires; la barbe externe des rémiges blanche jusqu'à la moitié de la longueur des peones, celle de la seconde grise, de la première toute noire; sous-alaires noires; sous-caudales blanches variées de grosses taches noires. Bec rouge, à ongle noir; pattes jaunes; iris brun.

Q Est semblable en tout au mâle et n’en est distincte que par une taille un peu moins forte, par le manque de la raie roux foncé à travers les petites couvertures alaires; le bas-ventre strié de blanc et le plumage du haut de la jambe blanchâtre.

g' Longueur de l’aile, 240; queue, 75; bec, 56; tarse, 58; doigt médian avec l’ongle, 70; hauteur du bec à la naissance, 25 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 225; queue, 71; bec, 51; tarse, 53; doigt médian avec l'ongle, 62; hauteur du bec à la naissance, 22? millimètres.

Forme très voisine de la 2. autumnalis (L.) de l'Amérique Centrale, mais un peu plus petite, à bec distinctement plus long et plus élevé à la naissance, ainsi que par Ja couleur de la poitrine et du devant du dos.

Ucayali (BARTLETT); Moyobamba (coll. RAIMONDI),

+1320. — Dendrocygna fulva

Penelope mexicana, BRiss., Av., VI, p. 390.

Anas fulva, Gu., L. S. N., I, p. 530 — Vies, Enc. Méth., p.136 — Wien., Beitr., IV, p. 918 — Buru., Syst. Ueb., IT, p. 435 — La Plata Reise, IL, p. 514.

Dendrocygna fulva, Bairp, B. N. Amer., p. 770, tb. LXIII — ScL. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 199 — Neotr. Anat. in P. Z. S., 1876, p. 372.

Anas virgata, Wiep., Reis., 1, p. 522.

Pato roxo y negro, D'AZARA, Apuntam., n° 436,

= de

Anas bicolor, VieiL., N. D. H. N., V, p. 436 — Enc. Méth., P. 396.

Dendrocygna major, JERDON, B. of India, II, p. 790.

D. castanea, pileo obscuriore, linea mediali colli poslici nigra; dorso nigro, in parte anteriore caslaneo transfascialo; alis et cauda nigris; tectricibus alarum minoribus obscure badiis, lectricibus supracaudalibus albis; plumis hypochondriorum elongatis, castaneis, fascia mediali alba nigro utrinque marginata ornatis; rostro el pedibus nigris (SLATER et SALVIN).

g' et Q — Sommet de la tête d’un roux brunâtre foncé, passant graduellement sur la nuque en noir, descendant en ligne assez grosse tout le long du côté postérieur du cou; côtés de la tête d’un fauve roussâtre pâle, substrié de gris brunâtre d’une manière plus ou moins distincte; dos du bas du cou d’un roux sale, moins foncé que celui du sommet de la tête; le dos et les scapulaires d’un brun noirâtre, à toutes plumes bordées largement à l'extrémité d'un roux analogue à celui du cou postérieur; le dos inférieur et le croupion d’un brun noirâtre unicolore; tectrices supérieures de la queue d’un fauve pâle, formant une large bande au-dessus de sa base. En dessous la gorge et le milieu du haut même du cou sont blancs; la partie médiane du cou est couverte de plumes blanches, à base et les bordures latérales brunes, formant un anneau large blanc strié de cette dernière couleur; le reste du dessous est roux, tirant au rougeâtre sur tout l'abdomen; les côtés du cou fauves substriés de grisâtre; les flancs de l’abdomen à plumes longues, avec une grosse raie médiane fauve dans toute leur longueur, de plus en plus grosse en s’approchant de la queue; souscaudales d’un fauve isabelle. Aïles brunes noirâtres, à petites tectrices d’un roux brunâtre obscur, excepté celles du bord même de l'aile dans toute sa longueur qui sont d'un brun noirâtre; tout le dessous de Paile d’un brun fuligineux foncé. Queue courte, noirâtre. Bec et pattes noirs.

Longueur de l'aile, 215; queue, 49; bec, 52; tarse, 49; doigt médian, 61; ongle, 11; pouce avec l’ongle, 26; largeur du bec dans sa partie la plus dilatée, 19 millimètres.

Moyobamba (coll. RAIMONDI).

1321. — Dendrocygna viduata

Anas viduata, L., S. N., I, p. 205 — Wrep., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 921 — Burm., Ueb. Th. Bras., III, p. 434.

Dendrocygna viduata, EYT., Monogr, Anat., p. 110 — CaB. in Guian. Schomb. Reis., II, p. 762 — Tscu., Faun. Peru., p. 54 —

SeL. et SaLv., P. Z. S., 4866, p. 200: 1878, p. 304 — Neotr. Anat. in P. Z.S., 1876, p. 376.

D. facie tota et macula gullurali albis ; nucha, collo antico, abdomine medio, cauda, dorso postico et alis nigris; collo postico el humeris castaneis: dorso medio et scapularibus brunneis, plumis singqulis olivaceo marginatis; tectricibus alarum olivaceo nigris; hypochondriis albo nigroque transfasciatis (SCLATER et SALVIN).

g'et Q@ Ad. — Devant du visage largement blanc fort dépassant le bord postérieur de l'œil, ainsi qu'une grande tache gutturale; nuque, cou, partie postérieure des côtés de la tête prolongée en une large bande collaire, tout le milieu de l'abdomen, bas-ventre, sous-caudales, dos inférieur, croupion avec les couvertures caudales, queue et rémiges noirs; devant du cou, poitrine et une large bande alaire occupant les petites couvertures du bord de l’avant-bras d’un marron ferrugineux intense; les autres tectrices alaires d'un gris olivâtre uniforme; le devant du dos et les scapulaires bruns, à plumes bordées largement de fauve roussâtre ; flancs largement fauves traversés de nombreuses raies noires presque aussi larges que l’espace fauve renfermé entre elles; sous-alaires d’un fuligineux noirâtre. Bec et pattes noirs; iris marron.

g' Longueur de l’aile, 245; queue, 70; bec, 56; tarse, 57; doigt médian, 67 millimètres.

Côte péruvienne, lagunes de Villa entre Lurin et Chorillos, et lagunes des plateaux élevés (TSCHUDI); Ucayali inférieur (BARTLETT).

+1322. — Cairina moschata

Anas moschata, L., S. N., 1, p. 199 — Wren., Beitr. Natg. Bras, IN, p. 910:

Carina moschata, ExT., Monogr. Anat., p. 142.

Cairina moschata, CAB. in Schomb. Guian. Reis., II, p. 763 — TscH., Faun. Peru., p. 54 — Scz. et Sazv., P. Z.$S., 1866, p. 200; 1867, p. 979; 1873, p. 305 — Neotr. Anat. in P. Z.S., 1876, p. 378.

Cairina sylvestris, STEPH., Zool. Misc., XIII, p. 69.

Cairina Marianæ, Shaw, Nat. Misce., If, p. LXIX.

C. capile tolo, collo et corpore sublus brunneo nigris, abdomine lineis albis angustissimis transviltata; dorso iridescente purpureo plumis singqulis nigro marginalis, scapularibus et tertiartiis elongalis cum cauda læte viridi nitenlibus; Ssecundariis chalybæo cæruleo indutis; primariis nigris; tectricibus

& —— — ESS ——— — a

alarum omnibus supra et sublus cum plumis axillaribus pure albis; hypochondriis viridi vix tinclis (ScLATER et SALVIN).

g' Ad. — La tête, le cou et toutes les parties inférieures du corps d’un noir fuligineux foncé, plus pâle et tirant au brunâtre au milieu de l’abdomen, qui est plus ou moins distinctement ondulé finement de blanchätre; dos jusqu'aux tectrices caudales inclusivement noir, avec un reflet métallique vert sur le devant et les scapulaires, et violet au dos inférieur, le croupion et les côtés du cou, squamulé de noir mat par les bordures de toutes les plumes. Tectrices alaires blanches, ainsi que les sous-alaires et les sous-axillaires; miroir alaire bleu d'acier foncé s'étendant jusqu'au bout des secondaires, sans aucune bordure terminale; primaires noirâtres. Queue noire avec un reflet vert. Bec noirâtre; caroncules et partie dénudée du tour des yeux rouges; pattes noires; iris brun.

Q Est semblable au mäle et n’en est distincte principalement que par une taille moins forte.

Q Longueur de l'aile, 313; queue, 170; bec, 60; tarse, 50; doigt médian, 72? millimètres.

Côte péruvienne, lagune de Villa entre Lurin et Chorilles, et lagunes des plateaux

élevés (TSCHUDI); Ucayali supérieur et inférieur, Huallaga (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

1323. — Anas cristata

Gu., L.S, N., I, p. 540 — Gay, Faun. Chili, p. 449 — Scz. el SALV., P. Z. S., 1867, p. 990; 1876, p. 381 — Ibis, 1870, p. 499 — MACZ SP; 7: S% 1874; p. 554.

Anas specularoïdes, KixG., Zool. Journ., IV, p. 98.

Anas pyrrhogaster, MEvEx, Nov. Act., XVI, suppl., p. 119, tb. XXV.

Dañfila pyrrhogaster, Eyr., Monogr. Anat., p. 113.

A. supra terreno fusca, colore pallidiore in dorso superiore variegata ; pileo fuscescenti nigro in cristam elongatam desinente; speculo alari lato cupreo viridi, parte dorsali nigra, fascia externa alba marginata; sublus fusca, magis rufescens et maculis indistinelis in pectore nolala; crisso et subcaudalibus fere nigris, harum plaga media alba (ScLarEr et SALVIN).

g' Ad. — Sommet de la tête brun lavé de ferrugineux et strié de noirâtre, les plumes de la nuque prolongées en une huppe dirigée en arrière ; front, côtés du visage et cou fauves variés de nombreuses stries et de petites taches brunes; le fond du devant de la gorge blanchâtre; œil en-

cadré dans une grande tache d’un fuligineux noirâtre fort prolongée en arrière; dos brun terreux, les plumes de sa partie interscapulaire entourées largement d'une bordure fauve sale, tandis que les scapulaires sont variées de grandes taches centrales fauves; le dos inférieur unicolore, le croupion et les tectrices caudales d’une nuance beaucoup plus claire; tout le dessous fauve roussâtre, un peu plus intense sur la poitrine et varié de taches brunâtres peu prononcées et de plus en plus perdant d'intensité sur l’abdomen; sous-caudales noires. Tectrices alaires d’un brun terreux foncé uniforme; miroir alaire grand, d’un rouge violet fort brillant, prenant un ton vert dans d’autres directions de la lumière, largement terminé en arrière d’une bande noire veloutée avec un éclat métallique bleuâtre ou verdâtre selon la direction de la lumière, cette bande fort prolongée sur les dernières rémiges secondaires jusqu’à leur extrémité; rémiges primaires à peu près de la nuance des tectrices alaires, les tertiaires de celle du dos; sous-alaires blanches au milieu et largement schistacées le long du bord de l’aile. Rectrices noires, les deux médianes prolongées, aiguës et légèrement courbées en haut. Bec plombé bleuâtre en dessus, à mandibule inférieure jaune en dessous; pattes en partie carné foncé, en partie carné sale; iris rouge brunâtre, et jaune autour de la pupille.

Q Est semblable au mâle et n'en est distincte que par les rectrices médianes moins prolongées et égales aux deux voisines, le dessous du corps plus distinctement maculé.

G Longueur totale, 638; aile, 320; queue, 175; bec, 64; tarse, 52; doigt médian, 64 millimètres.

Q Longueur totale, 567; aile, 290; queue, 145; bec, 53; tarse, 52; doigt médian, 63 millimètres.

Rectrices médianes dépassant l’externe : G' de 70, Q de 38 millimètres.

{j Poussin en duvet. Brun terreux en dessus et blanchâtre en dessous, avec une raie sourcilière blanche depuis la naissance du bec et dans toute la longueur de la tête; joues et région auriculaire d'un gris moins foncé que le dos; un carré de quatre grosses taches blanches au dos; bord interne de l'aile blanc (Junin, 25 juin 1872).

Environs du lac Junin (JELSKI); Pérou méridional (WHITELY).

« Espèce la moins nombreuse aux environs de Junin, habitant principalement les petits lacs dans les montagnes et voisins du grand lac, Elle sort plus souvent à terre que les Querquedula puna et Q. oxyptera, mais moins que la Dafila oxyura. Comme cette dernière, pour la nuit elle s'éloigne de l’eau dans les prairies et passe la journée au bord des lacs, à l'extérieur de l’enceinte des roseaux » (JELSKI).

+-1324. — Querquedula cyanoptera

Anas cyanoptera, Vieis., N. D. H. N., V, p.104 — Enc. Méth., p. 392 — Burm., La Plata Reis., I, p. 516.

Querquedula cyanoptera, Cass., JU. Orn., p. 84, tb. XV — BaïRD, B. N. Amer., p. 780 — Scz. et SAv., P. Z.$., 1876, p. 17 — Neotr. Anat. in P. Z.$S., 1876, p. 384 — Tacz., P. Z.S., 1874, p.954; 1877, p. 746.

Anas cæruleata, Licur., Mus. Berolin.

Querquedula cæruleata, Gay, Faun. Chili, p. 452.

Anas Rafflesi, KiNG., Zool. Journ., IV, p. 97.

Q. rubra, pileo nigro; inlerscapulio et scapularibus nigro variegatis; dorso postico nigricante ; alarum lectricibus minoribus cæruleis: speculo alari viridi, fascia alba supra marginalo; remigibus primariis nigris, secundariorum scapis albo et ochraceo flammulatis.

Fem. supra nigricans, plumarum marginibus albidis; sublus sordide alba fusco variegata, qutture albo nigro punclulato; alarum tectricibus et speculo sicut in mari (SCLATER €t SALVIN).

g' Ad. en plumage de noces. — Tête, cou, gorge, poitrine et flancs d’un rouge ferrugineux intense; milieu du sommet de la tête occupé jusqu'à la nuque par une plaque d’un brun noirâtre foncé, une couleur pareille forme une grande tache sur le devant de la gorge; le dos brun noirâtre squamulé de roux dans sa partie antérieure et varié de fines bordures fauves peu prononcées au milieu du dos; les bordures squamiformes sur les scapulaires plus denses et d’un roux ferrugineux plus fort; la partie inférieure du dos et le croupion brun noirâtre uniforme; milieu de l’abdomen largement brun fuligineux plus ou moins nuancé de roussâtre et ondulé par les bordures des plumes plus foncées; bas-ventre beaucoup plus ferrugineux, surtout sur les côtés; sous-caudales noires. Petites et moyennes tectrices alaires d'un beau bleu grisâtre luisant; rémiges noirâtres avec un léger éclat métallique verdâtre distinct surtout sur leur partie terminale; miroir vert ‘brillant, composé de barbes externes des rémiges secondaires depuis la cinquième jusqu’à la dernière; les quatre premières toutes noires; tertiaires prolongées et pointues, bordées d’un fin liséré fauve; dernières scapulaires traversées dans toute leur longueur d’une large raie médiane fauve ; les grandes tectrices noirâtres à la base et terminées de blanc en formant une large bande bordant le bord antérieur du miroir; sous-alaires blanches au milieu et noirâtres le long du bord antérieur de l'aile. Rectrices brun noirâtre entourées d'une fine bordure fauve. Bec noir; pattes jaune brunâtre, à membranes rembrunies vers l'extrémité; iris brun foncé.

Q Sommet de la tête et dos noirâtres, toutes les plumes de ce dernier et les scapulaires entourées d’une bordure fauve; tout le dessous est d'un fauve isabelle strié de nombreuses petites taches brunes sur les côtés du visage, le cou et la gorge, et maculé de pareilles grandes taches occupant le centre des plumes sur le reste, les plus grandes sur la poitrine et les flancs. Les ailes sont comme chez le mâle, mais le miroir est moins brillant, vert, avec un fort reflet pourpré; les grandes scapulaires sans raie médiane, la baguette est seulement blanchätre; sous-caudales entourées

d’une bordure isabelle; sous-alaires comme celles du mâle. Bec noir, à mandibule inférieure brune; pattes jaune brunâtre, à membranes noires.

Mäle en plumage d'hiver. Semblable à la femelle, mais à plumage en général plus foncé; les bordures des plumes dorsales, des scapulaires, ainsi que du croupion sont roussâtres sans aucune trace de raies transversales rousses sur le milieu des plumes, propres aux oiseaux dans l’habit de noces ; le fond des parties inférieures du corps, de la tête et du cou plus roux que ceux de la femelle.

Le jeune mâle dans le deuxième plumage se distingue par le rouge ferrugineux moins intense que celui de l'adulte, occupant seulement la tête, le cou, les côtés de la poitrine et de l'abdomen, tandis que le milieu de ces deux dernières parties est d’un gris roussâtre; le dessin squamiforme du dos est beaucoup plus compliqué et plus élégant, composé en grande partie de demi-cercles fauve clair; les sous-caudales sont d’un brun noirâtre moins foncé, parmi lesquelles les latérales et les plus longues sont les plus pâles vers l'extrémité; les ailes et la queue comme celles des adultes. Iris rouge orangé. Ë

cd Longueur totale, 428; vol, 620; aile, 190; queue, 85; bec, 54; tarse, 34; doigt médian, 45 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 180; queue, 35; bec, 5?; tarse, 34; doigt médian, 44 millimètres.

@ Le poussin pouvant avoir deux ou trois jours est noir olivätre en dessus, varié de jaune comme il suit : une raie depuis la naissance du bec formant un sourcil au-dessus de lPœil, en le dépassant un peu, une autre raie traversant le côté de la tête et passant par la nuque pour s’y joindre avec son analogue, une grande tache en arrière de la naissance de chaque aile et une autre de chaque côté de la naissance du croupion. Ailes noires bordées des deux côtés de jaune; queue mélangée de noirâtre et de jaunâtre. Tout le dessous jaune.

Les œufs sont d'un jaune isabelle, d’une nuance un peu différente de celle de A. puna en ce qu'il leur manque de teinte rougeâtre,; la forme et . la taille sont différentes dans les œufs de la même ponte, comme 51,3 sur 38,9; 04-41; 54-41,5; 54,8-39; 51-40 millimètres.

Chorillos, 12 avril (JELSKI) ; Santa Lucia, 29 janvier (STOLZMANN); laguna de Tungasuca (WHITELY ).

1325. — Querquedula oxyptera

Anas oxyptera, MEYEN, Nov. Act., XVI, suppl., p. 121, tb. XXVI.

Querquedula oxyptera, TscH., Faun. Peru., p. 309 — Scz. et SALV., P:°Z. S.; 1867, p. 990: 1868, p. 970; 1869, p. 157 ="Neotr. Anatran Pr ZNS0,-18176,. p. 389, = Tac NP VZRS;, ASE pe 1880, p. 212,

Re née

De

Querquedula angustirostris, Pniz. et LaAnpr., Wiegm. Arch., 1863, part I, p. 102.

Q. supra pallide schistaceo fusca, capite loto nigro frequenter transfasciato ; interscapulio rufescente lavalo, plumis in centro obscurioribus ; uropygio valde dilutiore; speculo alari late nigro, supra et subtus fascia ochracea terminato, el fascia splendenti æneo viridi intus inclusa; remigibus obscure schislaceis, secundariorum marginibus utrinque pallide rufescentibus; abdomine albo, pectore nigro punctato (ScLATER et SALVIN).

g' Ad. — La tête avec le haut du cou finement ondulés en travers de nombreuses raies noires et blanchâtres, cette dernière couleur teinte de roussätre sur toute la surface des joues et d’une nuance plus foncée au sommet de la tête; les plumes de la nuque prolongées formant une sorte de crête dirigée en arrière; le devant du dos et les scapulaires gris, teint de roussätre, plus fort sur ces dernières avec une tache médiane noirâtre subtriangulaire sur chaque plume du milieu du dos, arrondie et d'un noir intense sur les scapulaires; les taches des externes de ces dernières sont tres grosses, veloutées, avec un léger éclat métallique bleuâtre; le dos inférieur gris foncé presque uniforme; le croupion et les tectrices caudales gris beaucoup plus clair; tout le dessous depuis la moitié inférieure de la gorge est blanc, maculé de taches rondes noirâtres bien prononcées sur la poitrine dont le fond est légèrement coloré de rose roussâtre, tandis que le milieu du ventre est squamulé de grisâtre de moins en moins distinctement en s’avançant en arrière; les flancs de l’abdomen sont d'un isabelle clair unicolore, les sous-caudales un peu plus roussätres. Tectrices alaires gris schistacé; miroir noir velouté, bordé sur le devant ct en arrière d’une raie d’un isabelle ocreux, dont la première est formée par les extrémités des grandes tectrices et la dernière par les bordures terminales des rémiges mêmes, les deux premières rémiges secondaires sont grises, la troisième noire, mais moins intense que les suivantes; les trois dernières portent sur leur barbe externe une grande tache verte fort brillante, dont celle de la première d’entre elles est la moins grande, la dernière s'étend sur les trois quarts de la longueur de la plume; les primaires et les tertiaires gris schistacé, ces dernières présentent un léger éclat métallique verdâtre et sont bordées finement de blanchâtre; sous-alaires grises. Rectrices grises bordées de blanchätre. Bec d’un jaune ocreux sur les côtés, et noir grisâtre au dos et à l'extrémité; pattes grises, à articulations un peu plus foncées, les membranes d’un gris foncé; iris brun foncé presque noir.

Q Est semblable en tout au mâle et n’en est distincte que par les taches pectorales un peu moins foncées.

g' Longueur totale, 438; vol, 740; aile, 222; queue, 105; bec, 43; tarse, 36; doigt médian, 47 millimètres.

Q Longueur totale, 412; vol, 710; aile, 230; queue, 100; bec, 43; tarse, 35; doigt médian, 46 millimètres.

Les œufs sont jaunâtres, presque impossibles à distinguer de ceux de

la Querquedula puna, cependant ils sont généralement un peu plus petits. Dimensions : 56,8-40 ; 56,8-39; 55,3-38 ;: 22-40 millimètres.

Lac Titicaca (MEYEN); rivières dans les Cordillères, surtout celles de la sierra froide (TSCHUDI) ; lac Junin (JELSKI) ; salinas près d’Arequipa (WHITELY); laguna Cucullata près de Tacna (FROBEEN) ; Cutervo (STOLZMANN).

« Aux environs de Junin ce canard se tient souvent avec la sarcelle de la puna, mais je ne l’ai pas vu sur le grand lac, tandis qu'il est commun sur les petits lacs de Curicocha et de Rosococha; c'est l'espèce qui passe principalement en grandes bandes au-dessus du pont de Junin. Sa voix consiste en un sifflement, dans lequel un 7 se fait remarquer » (JELSKI).

« Assez commun à Cutervo, ordinairement par paires; une seule fois j'en ai vu une troupe composée de douze exemplaires. Ils y arrivent principalement dans la saison des pluies, qui produisent les débordements des rivières et forment des lacs éphémères et des flaques d’eau. Il y niche dans la muraille de l'enceinte du cimetière, occupant les anciens trous des colaptes. Ce mur est construit à la façon péruvienne de grosses tuiles, composées d’argile non cuite mélangée avec du foin, placées l’une sur l’autre sans aucun ciment. Dans de pareils murs les colaptes pratiquent des trous à la hauteur de 8 à 10 pieds. On m'a assuré que la nuit suivante, après l'éclosion, la sarcelle porte dans son bec les poussins à l’eau » (STOLZMANN).

1326. — Querquedula puna

Anas puna, TscH., Faun. Peru., p. 309 — Burm., Syst. Ueb. Th. Bras., II, p. 439.

Querquedula puna, ScL. et SaLv., P. Z. S., 1869, p. 157 — Neotr. Anat. in P. Z. S., 1876, p. 388 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 294.

O. supra pallide fuscescenti cinerea, fusco variegata, plumis medialiter obseurioribus; pileo toto et linea nuchali nigris; alis extus fuscescenti cinereïs, tectricibus minoribus plumbeo tinctis et margine lato albo terminatis; secundariis in pogonio externo æneo viridibus albo late terminatis; subtus ochraceo alba, pectloris plumis fusco obsolete quitatis; ventre lolo et crisso nigricante minute transfasciatis; lectricibus subalaribus et plumis avillaribus albis (SczaTER et SALVIN).

g' Ad. — Tout le dessus de la tête avec le haut de ses côtés jusqu'au bord inférieur de l'œil occupé par une plaque d’un noir intense, avec un très faible éclat vert métallique, prolongée en s’atténuant sur la nuque en une ligne parcourant le côté postérieur du cou dans toute sa longueur, en changeant au brun au voisinage du dos; le reste des côtés de la tête et le haut de la gorge blanc, coloré d'isabelle sur cette dernière; la moitié antérieure du dos ainsi que les scapulaires couvertes de plumes brunes bordées

largement de gris et traversées chacune de deux ou trois lignes roussâtres ; le bas du dos gris foncé uniforme; croupion et tectrices caudales grises finement ondulées de blanchâtre; le devant du cou est blanc passant au roussâtre sur la poitrine, maculé de noirâtre finement sur le premier et de grosses taches subcordiformes sur la dernière; le milieu de l’abdomen, le bas-ventre et les sous-caudales blancs, finement ondulés de noirâtre, excepté l’extrémité même des tectrices les plus longues qui sont d’un blanc presque pur; les flancs de l’abdomen bruns traversés de lignes blanches assez distancées entre elles. Tectrices alaires d’un plombé mat; miroir d’un vert métallique, passant au rouge violâtre dans sa partie antérieure et bordé d’une large bande blanche, formée par l'extrémité des grandes couvertures et d’une aussi blanche précédée d’une bordure noire moins large, composée des bordures terminales des rémiges mêmes; la première secondaire est grise; primaires schistacées; les tertiaires et les grandes scapulaires plus foncées, avec un éclat violâtre assez fort; ces dernières traversées dans toute leur longueur par une raie blanchâtre; les sous-alaires et les sous-axillaires blanches, grises le long du bord de l'aile. Rectrices grises bordées de blanc. Bec dans le vivant bleu avec une bande noire en dessus comprenant les narines; pattes schistacé bleuâtre; iris brun foncé.

Q Semblable au mâle, mais bien distincte par le manque complet de raies transversales sur le milieu des plumes dorsales et les scapulaires, qui sont seulement entourées d’une bordure fauve grisâtre, plus larges que chez le mâle; le fond de la poitrine d’un ocreux plus foncé avec les taches brunes plus grosses, mais moins prononcées; milieu de l'abdomen teint de roussâtre à ondulation moins prononcée et moins régulière; les plumes des flancs de l'abdomen brunes au milieu, largement entourées d’une bordure fauve; grandes scapulaires moins métalliques, avec la raie médiane plus large et moins claire; le noir de la tête moins intense passant au brun sur la nuque; point d’ondulation sur la nuque et les sus-caudales; miroir alaire moins brillant, presque violâtre en entier, et ce n’est que sur les rémiges antérieures qu'il y a un petit espace vert près de l'extrémité.

gd Longueur totale, 446-480; aile, 120; queue, 80; bec, 55; tarse, 35; doigt médian, 50 millimètres.

Q Longueur totale, 434; aile, 130; queue, 85; bec, 55; tarse, 35; doigt médian, 49 millimètres.

Les œufs sont jaunâtre isabelle presque de la même nuance dans les différentes pontes, à lustre assez fort. Dimensions différentes dans la même ponte, comme :

10 53,4 sur 39,8; 53-40,4; 57,4-42; 58,7-40,5 millimètres.

20 56 sur 39,2; 57,2-39,2; 57-39,6; 60,5-39,8 millimetres.

Dans la forme il y en a aussi de différentes variétés; les uns sont elliptiques, les autres ovés.

Plateaux élevés (TSCHUDI) ; environs du lac Junin (JELSKI) ; lagunes de Tungasuca dans les Andes du sud-ouest de Cuzco, à une altitude de 12,000 pieds au-dessus du niveau de la mer (WHITELY).

« Espèce la plus nombreuse aux environs de Junin, Niche dans les jones peu sub-

mergés et assez éloignés de l’eau; sur une éminence sèche ou dans les touffes d'herbe qu'on appelle swrado, la femelle arrange un nid d'herbe sèche garni abondamment de son propre duvet. Ordinairement je trouvais cinq œufs au mois de septembre, époque dans laquelle ils sont généralement gras. Un jour j'ai tué un jeune d’une troupe conduite par la mère; cette dernière s’envola d’abord à une petite distance, revint bientôt et becquetait son enfant mourant sur la surface de l’eau » (JELSKT).

1327. — Spatula platalea

Anas platalea, VieiL., N. D. H. N., V, p. 157 — Enc. Méth., p. 357 — BurM., La Plata Reise, I, p. 517.

Spatula platalea, Hartz., /nd. Azar., p. 27 — Sci, P. Z.S., 4867, p. 335 — Sc. et SaLv., P. Z. S., 1876, p. 17 — Neotr. Anat. 10822775. 1876; p.300:

Rhynchaspis maculatus, Evr., Monogr. Anat., p. 134.

Dañfila cæsioscapulata, Rercue., Natat., tb. LI, fig. 180.

Rhynchaspis mexicana, Licur., Nomencl., p. 102.

Rh. supra et sublus rufescens nigro guttata; capite et cervice undique dilutioribus el maculis minutlis aspersis ; uropygio nigro; dorso postico nigricanle rufo undulato; alis fusco nigris, lectricibus minoribus cæruleis, intermediis albis; secundariis extus æneis viridi nitentibus, scapularibus el secundariis dorso promimis linea scapum occupante alba ornalis; crisso nigro, cauda fusca, rectricibus laleralibus extus albo marginatis.

Fem. nigricanlti fusca, plumarum marginibus cervino rufs; tectricibus alarum minoribus cærulescente lavalis ; subtus cervino rufescens nigro variegala et obsolete punctata; qua fere immaculala; crassitie minore (SGLATER et SALVIN).

g Ad. — Le dos et tout le dessous du corps sont d’une belle couleur rousse variée de nombreuses gouttes noires, dont plusieurs sur chacune des plumes, disposées sur trois rangs, les plus grandes et les plus régulières au dos, sur la poitrine et sur les flancs, et beaucoup moins nettes au milieu de l'abdomen, dont le fond est ferrugineux considérablement plus foncé; le fond de la tête, de la gorge et du cou est d’un fauve beaucoup plus pâle, parsemé de nombreuses petites taches triangulaires, excepté le devant même de la gorge qui est immaculé; les taches frontales sont beaucoup plus grosses; l’occiput tout noir, légèrement ondulé de blanchâtre par les bordures très fines dans toutes les plumes; dos postérieur, croupion et tectrices caudales noirs avec un très faible reflet verdâtre. Tectrices alaires d'un beau bleu grisätre luisant; miroir alaire vert métallique bordé par-devant d’une large raie blanche formée par les extrémités des grandes couvertures; les quatre premières rémiges secondaires toutes

noirâtres avec un faible reflet verdâtre ; les tertiaires et les grandes scapulaires noires avec un reflet vert et ornées dans toute leur longueur d'une ligne médiane blanche, primaires d'un fuligineux foncé, à tige blanche; sous-alaires blanches et fauves tachetées de brun le long du bord de l'aile. Rectrices noirâtres largement bordées de blanc. Bec noir; pattes jaune orangé; iris jaune. ù

Longueur de l'aile, 220; queue, 105; bec, 70; tarse, 40; doigt médian, 50 millimètres.

Description faite d’après les oiseaux du Brésil du Musée de Varsovie, Laguna de Tungasuca (WHITELY),

1328. — Dafila spinicauda

Anas spinicauda, VieiL., N. D. H. N., V, p. 135 — Enc. Méth., p. 326 — Burs., La Plata Reise, II, p. 515.

Dañila spinicauda, Sci., P. Z.$S., 1870, p. 392, th. XXXVIII — SCL, et SALV., P. Z. S., 1869, p. 157 — P. Z. S., 1876, p. 17 — Neotr. Anat. in P.Z.S., 1876, p. 392.

Anas oxyura, MEYEN, Nov. Act., XIV, suppl., p. 122.

Dañfila oxyura, Tacz., P. Z.S., 1874, p. 554; 1882, p. 47.

Dañfila urophasianus, SCL., P. Z. S., 1860, p. 389.

Anas caudacuta, BuRM., Journ. für Orn., 1860, p. 266.

D. supra fusca, plumis in centro nigricantibus fusco circumdatis ; pileo toto rufescente nigro punclulato; alis exlus fuscis, speculo alari amplo æneo nigro, fascia lata cervina utrinque marginato; sublus pectore et hypochondriis cum crisso rufescentibus ; plumis in centro nigris; qutlure sordide albo, parce nigro punctato; ventre albo in parte inferiore fusco obsolete variegato (Scrarer et SALVIN).

g' Ad. — Le fond du sommet de la tête ferrugineux, celui de ses côtés fauve roussâtre, celui de la gorge, du bas des joues et du devant du cou blanc parsemé de nombreuses petites taches noirâtres, plus grandes que les autres au sommet de la tête et nulles sous la gorge; les plumes du dos jusqu'aux tectrices caudales inclusivement noirâtres entourées d’une large bordure fauve grisâtre et roussätre sur les scapulaires; le haut de la poitrine et les flancs de l'abdomen sont d'un fauve roussâtre; milieu de ce dernier largement blanc, le tout maculé de taches centrales brunes, les plus grandes sur les côtés du corps et moins prononcées sur le ventre; sous-caudales noirâtres au milieu avec une large bordure rousse. Tectrices alaires gris schistacé uniforme; miroir alaire noirâtre avec un éclat vert

métallique, assez fort dans certaines directions de la lumière et passant au noir intense près de son extrémité, bordé de deux larges raies isabelles ; rémiges primaires à peu près de la nuance des tectrices; les tertiaires finement bordées d’isabelle et traversées dans toute leur longueur d’une raie médiane noir intense; sous-alaires grises. Rectrices gris schistacé clair, plus foncé au bout, bordées d'’isabelle roussâtre. Bec noir, à côtés de la base jaune sale, la mandibule inférieure jaune en dessous; pattes plombées ; iris brun foncé.

Q Semblable au mâle, mais distincte principalement par le manque complet d'éclat métallique au miroir alaire, dont la couleur est brune, lavée de roussâtre; les deux raies bordant le miroir blanches, légèrement nuancées d'isabelle; tectrices alaires distinctement squamulées par les bordures d’un fauve grisâtre beaucoup plus claires que le centre des plumes ;'les taches abdominales beaucoup moins visibles que dans le mâle; les deux rectrices médianes moins prolongées.

g' Longueur de l'aile, 270; queue, 128; bec, 55; tarse, 42; doigt médian, 24 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 250; queue, 110; bec, 5?; tarse, 42; doigt médian, 5? millimètres.

Rectrice médiane dépassant l’externe, G', 53; Q, 40 millimètres.

Rivières de la Cordillère, surtout dans la région de la sierra froide, vivant par paires (TSCHUDI) ; environs du lac Junin (JELSKI); Tinta, Tungasuca (WHITELY); Rumucucha (STOLZMANN).

€ Canard commun aux environs de Junin; mais jamais je ne l’ai vu sur le grand lac, ni même sur les petits à eau découverte, dans les montagnes; au contraire il se tient dans les prairies humides et dans les marais couverts de végétation, ordinairement par paires ou par petites troupes jusqu’à huit paires, se mêlant rarement avec les autres espèces.

» De tous les canards de ce pays il s’apprivoise le plus facilement. J’en ai vu à Amable Maria une dizaine de familiers à tel point qu’ils s’envolaient tous les soirs. Ils marchaiïent avec les oiseaux de basse-cour et mangeaient le maïs qu’ils n’avalaient pas aussi facilement que les poules et les canards de Barbarie, ces graines paraissant être trop grosses. Un individu était plus farouche que les autres, marchait souvent isolé et finit par s'évader. Autant que je sais, il ne se propage pas en captivité.

» Aux environs de Junin ils s’éloignent pour la nuit des eaux et de la prairie plus souvent que pendant la journée. Dans l'estomac je trouvais des cycas, des gammarides, de petites sangsues, des planaires, des graines et de petits cailloux » (JELSKI).

41329. — Dafila bahamensis

Anas bahamensis, L., S. N., I, p. 199 — Wiep., Beitr. Natgq. Brass A\, p. 925,

Dafñila bahamensis, Harrc., /nd. Azar., p. 27 — Cas., Schomb. Guian. Reis., TT, p. 765 — Gay, Faun. Chili, vol. [, p. 448 — Perz.,

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