‹ Ornithologie du PérouChapitre 102 sur 288 · Thalurania nigrofasciata · texte numérisé non relu

Thalurania nigrofasciata

Ornismyia furcata, D’Or8. et Larr., Syn. Av., IT, p. 27, sp. 6.

Trochilus (?) nigrofasciatus, GouLro, P. Z. S., 1846, p. 89.

Thalurania viridipectus, GouLp, P. Z. S., 1848, p. 153.

Thalurania nigrofasciata, BP., Consp. Av., 1, p. 76 — GouLp, Mon. Tr., IL, tb. CIV — Jntr. Tr., p. 78 — Murs., Hist, Nat. O.-M., III, p. 75 — ELLior, Class. and Syn. Tr., p. 100 — Scz. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 194; 1867, p. 979; 1873, p. 287 — Tacz., P. Z.S., 4882, p. 35 — Eunes-Desr., Cat. Descr. Tr., p. 260.

Thalurania Tschudii, GouLp, P. Z. S.,1860, p.312 — Intr. Tr., p. 792; 1873, p. 287 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1867, p. 752; 1873, p. 287 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 542.

Trochilus furcatus, Tscu., Faun. Peru., p. 245.

Th. capite supra, fusco viridi, fronte vix viridiori; collo postico dorsoque obscure viridibus ; qula et collo antico latissime squamosis clare viridibus ; pectore abdomineque splendide sapphirinis; lateribus subvirescentibus ; crisso albo; subcaudalibus cæruleo nigricantibus : tectricibus alarum minoribus cæruleis, reliquis viridi cupreis ; cauda profunde emarginala, rectricibus chalybæo nigris.

g' Tête couverte en dessus de plumes d’un vert foncé, obscur et peu brillant, à base des plumes largement noirâtre, les plumes du devant du front à peine plus brillantes; tout le dos en commencant à la nuque est d'un vert foncé, plus brillant et plus uniforme que celui de la tête; la gorge et le devant du cou largement couverts de plumes squamiformes brillantes d'un vert clair passant sous certain jour au vert jaune de beurre et bordées plus ou moins au haut des côtés de la gorge d’une nuance cuivreuse intense dans certaines directions de la lumière, tandis que dans une direction opposée toute cette plaque prend un ton noir olivâtre mat; cette plaque est tronquée en dessous et sans aucune trace de bordure noire; tout le reste du dessous du corps est d’un bleu saphiré splendide passant légèrement au verdâtre sur les flancs de l'abdomen; sous-caudales d’un bleu noir; la région anale duveteuse, ainsi que les plumules des tarses blancs. Petites tectrices du devant de l’aile bleues ainsi que plusieurs plumes voisines scapulaires formant une tache assez grosse sur les deux côtés des épaules; les autres tectrices et les grandes sont d’un bronzé cuivreux; rémiges d’un noir violâtre. Queue entaillée jusqu'aux deux septièmes, à rectrices larges, d'un bleu noirâtre uniforme sur les deux pages. Bec noir à peu près droit, égal à la moitié du corps; pattes noires, à tarse emplumé dans la moitié supérieure.

G' Longueur de l’aile, 59; queue, 49; bec, 24; distance entre la rectrice externe et médiane, 17 millimètres.

Soriano, au Pérou central (JELSKI).

Les oiseaux du Pérou septentrional diffèrent sous plusieurs rapports, en général ils sont moins forts, à queue moins profondément fourchue.

g' Le mâle a le sommet de la tête moins foncé, d’un vert bronzé beaucoup plus brillant que dans les oiseaux du Pérou central, ou d’un vert tirant au bleuâtre, surtout au front, qui dans chaque cas est beaucoup plus brillant; le vert de la prase jugulaire est plus pur sans bordures cuivreuses propres à l’oiseau du Pérou central, passant également dans certaines directions de la lumière au noir olive, mais à bordures des plumes d’un cendré bien distinct, le vert du dessus passant au cuivreux obscur sur les tectrices supérieures de la queue; la tache bleue aux épaules plus grosse; le bleu du dessous tirant au bleu dans certaines directions de la lumière; queue moins longue, à rectrices moins larges et moins profondément fourchues.

Q La femelle du Pérou septentrional est en dessus d’un vert plus clair que celui du mâle, plus ou moins cuivreux au sommet de la tête et la nuque; tout le dessous du corps est d’un cendré très clair ; la région anale duveteuse et les plumules du tarse blanches; queue peu entaillée, à rectrices d’un vert glauque à la base, puis d’un bleu foncé comme celui du mâle, terminées depuis l’externe jusqu'aux intermédiaires par une tache blanche, assez grosse sur la première et réduite à une bordure fine sur l'intermédiaire.

Le jeune mâle prenant la livrée d’adulte a le dessus du corps semblable à celui de l’adulte ; à tache bleue sur les épaules beaucoup moins développée, surtout sur le devant de l'aile; tout l'abdomen est fuligineux, parsemé de quelques plumes saphirées; le vert sur la gorge est le plus avancé, il y a encore cependant beaucoup de plumes blanchâtres et d’autres vertes entourées d’une bordure blanchâtre; queue moins fourchue que dans les adultes.

G' Longueur totale, 118-122; vol, 140-149; aile, 57-58 ; queue, 38; rectrice médiane, 26; bec, 22 millimètres.

Q Longueur totale, 105-112; vol, 130-135; aile, 51; queue 28; rectrice médiane, 22; bec, 22 Dllimeties,

Xeveros, Chayavetas, Sarayacu (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL); Huambo, Achamal, Yurimaguas (STOLZMANN).

(«On trouve cet oiseau-mouche à Huambo à 3,700 pieds, il s'élève au-dessus d’Achamal jusqu’à 4,500 pieds. On le rencontre exclusivement sur les fleurs d’utcu-quipina ; quoique cette plante abonde à Chirimoto, je ne l’y ai Jamais observé et je ne l'ai jamais vu sur la hauteur de 5,000 pieds, malgré l’abondance de ses fleurs favorites. Commun à Yurimaguas, où je le rencontrais principalement sur les fleurs de la Manettia. Il est étonnant que les femelles se nourrissent à Huambo sur les fleurs tout à fait différentes, tandis que le mâle visite principalement les fleurs citées plus haut, je ne rencontrais les femelles que sur les fleurs de l’Agave et sur les fleurs rouges d’une certaine liane où on ne voit le mâle. Cette circonstance trompe à tel point le voyageur qu’au commencement je ne me doutais pas que j'étais en erreur, en prenant les deux sexes pour des oiseaux tout à fait différents. »

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