Panoplites Mathewsi
Trochilus Mathewsi, Bourc., P. Z. S., 1847, p. 45.
Panoplites Mathewsi, GouLp, Mon. Tr., Il, tb. CXII — Jntr. Tr., p. 80 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 54 — Tacz., P. Z. S., 1874, p..544; 1879, p. 237; 1880, p. 204; 1889, p. 35 — Scz. et SALV., P. Z. S., 1876, p. 16 — Eupes-Dest., Cat. Descr. Tr., p. 171.
Clytolæma (Alosia) Mathewsi, Murs., Hist. Nat. O.-M., IT, p. 230.
P. capite usque ad nucham squamoso viridi nitido; corpore supra virid, gula usque ad humeros squamosa viridi nilente, plumis rufo fimbrialis ; pectore abdomineque rufo cinnamomeis; lateribus viridi maculatis; subcaudalibus rufis; cauda subiruncata, rectricibus mediis olivaceo viridibus, reliquis rufis, apice viridi marginatis.
S' Ad. — Sommet de la tête couvert jusqu’à la nuque de plumes squamiformes vertes paraissant avoir le disque plus obscur, noirâtre sous certain jour et d’un vert clair brillant au jour favorable; tout le reste du dessus du corps ainsi que les tectrices alaires est d’un vert vif lisse, lustré d’or dans certaines directions de la lumière; les sus-caudales d’un cuivreux doré; le devant de la gorge à peu près jusqu'aux épaules couvert d’un vert très brillant plus clair que celui du sommet de la tête, frangées de roux, de sorte que cette partie paraît être densément mouchetée de vert brillant sur un fonds roux; le reste du dessous du corps est d’un roux cannelle foncé mat; sous-caudales d'un roux pâle. Aïles noirâtres à reflet violâtre, assez fort; sous-alaires rousses. Queue peu entaillée, à rectrices larges, dont les médianes sont bronzées à reflet doré; toutes les autres rousses à extrémité et le bord externe dans sa partie terminale bordé de bronzé. Une tache rousse ou fauve derrière l'œil. Bec noir droit, assez fort, à peu près aussi long que la tête; mandibule supérieure chargée d’une carène basilaire courte et convexe, peu visible entre les scutelles ; pattes brunâtres, à tarse abondamment garni des plumes d’un beau roux orangé.
Q Semblable en tout au mâle, à bec moins fort, le vert des parties supé-
‘rieures du corps moins intense et tirant plus sur le doré; les plumes du devant du cou plus largement frangées de roux, de sorte que les mouchetures paraissent être plus rares et plus petites sur un fonds roux, le roux du dessous du corps beaucoup moins foncé; les plumes du tarse roussâtres; les bordures terminales des rectrices moins larges.
g Longueur de l'aile, 82; queue, 49; bec, 21; tarse, à millimètres.
Trouvé par J elski à Paltaypampa, Pumamarca, Moyocucha et Chrray; Stolzmann l’a trouvé à Tambillo, Cutervo, Callacate, Chachapoyas et Tamiapampa; Whitely à Huiro.
« Je ne connais pas d’oiseau-mouche aussi guerrier. J’ai observé plusieurs fois que sitôt qu'un Panoplite s’est perché sur un arbre, il ne permet plus d’y chercher la nourriture à aucun autre colibri. Un jour j'étais forcé à tuer un mâle de cet oiseau, car il chassait obstinément tous les Petasophora qui y arrivaient et m’empêchait la chasse. Il était amusant de voir comme ces petits oiseaux luttaient acharnément dans l’air, se dressant un vis-à-vis de l’autre comme des coqs; le Panoplite restait toujours maître de la position. En décembre et en janvier ils visitaient principalement les fleurs des Zrythrine. Il aime aussi à visiter les plantations des bananes.
» À Cutervo je le rencontrais jusqu’à 10,000 pieds, maïs il y est beaucoup moins nombreux qu’à Tambillo. Il y cherche principalement sa nourriture sur une fleur rouge d’un gui et visite quelquefois les fleurs blanches d’une certaine plante. Son vol est court, et se perche souvent.
» À Tambillo il est le plus commun des colibris en décembre et en janvier, à l’époque de la floraison des Zrythrine. En juin il est beaucoup moins nombreux,
quoique on ne peut pas dire qu’il soit rare. Sa voix qu’on entend pendant son passage est un sifflement fort et aigu, semblable à ce point à la voix de la Lampropygia cæligena qu'il est impossible de les distinguer.
» Il n’est pas rare à Callacate, où il visite principalement les plantations des bananes. Pendant la floraison des ingas il aime à sucer ces fleurs, pourchassant les autres colibris.
» Il paraît manquer complètement dans la vallée d'Huallaga, car je ne l’ai pas trouvé à Huayabamba, quoique j'y aïe visité les localités élevées depuis 5,000 jusqu'à 8,000 pieds, altitudes propres à cette espèce » (STOLZMANN).
Un nid trouvé le 25 janvier sur une branche de la grosseur d’une plume d’oie, près de son embranchement, était garni à l’extérieur de lichens nettement appliqués sur une couche fine de la toile de l’araignée; le reste était composé de pétales secs d’un jaune roussâtre, probablement de synanthères. La base de ce nid entourait la branche. Hauteur du nid, 50; diamètre, 55; largeur de l’intérieur, 25; profondeur, 20 millimètres.