‹ Ornithologie du PérouChapitre 105 sur 288 · KFlorisuga mellivora · texte numérisé non relu

KFlorisuga mellivora

Trochilus mellivorus, L., S. N., I, p. 198.

Trochilus fimbriatus, L., L. c., p. 195.

Mellisuga surinamensis, STEPH., (ren. Zool., XIV, p. 243, sp. 3.

Ornismya mellivora, Less., Ois.-Mouch., p. 90, tb. XXI, XXII.

Florisuga mellivora, BP., Consp. Av., I, p. 73 — GouLp, Mon. Tr., I, tb. CXIIT — Intr. Tr., p. 80 — Murs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 178 — ELLioT, Class. and Syn. Tr., p. 48 — Scu. et SALv., P. Z.S., 1867, pp. 792 et 979; 1873, p. 287 — Tacz., P. Z. S., 1880, p. 204 — Eupes-DesL., Cat. Descr. Tr., p. 163.

Florisuga flabellifera, Gouzp, Mon. Tr., Il, p. 114 — Intr. Tr., p. 81.

F. capite colloque cæruleis, corpore supra antice vitta transversa alba, dorso, uropygio tectricibusque caudæ superioribus viridibus; abdomine medio lalissime subcaudalibusque albis; pectore hypochondriisque viridibus; alis nigris nilore chalybæo; cauda truncata, rectricibus mediis æneo viridibus, submediis ad subexternas albis, nigro chalybæo terminatis el nigro marginatis, externis totis albis.

Fem. capite fusco viridi, corpore subtus albo viridi maculoso, cauda viridi chalybæo terminata el apice albo limbata.

S' Tête emplumée jusqu’à l'extrémité des scutelles bleue plus foncée au sommet, passant au vert sur la nuque et au vert plus pur sur le dessus du cou; sur la partie antérieure du dos se trouve une bande transversale blanche élargie au milieu et atténuée sur les deux côtés, s'étendant jusque près des scapulaires; dos revêtu ensuite jusqu’à l'extrémité du croupion

d'un vert brillant, passant légèrement au vert bleuâtre sous certain jour et au cuivreux doré de plus en plus fort au croupion; tectrices caudales d’un vert plus foncé; tout le devant de la gorge jusqu’à l'épigastre, ainsi que les côtés du cou entier sont d’un bleu luisant uniforme et analogue à celui des côtés de la tête; poitrine et côtés de l'abdomen verts; le milieu de l'abdomen revêtu de blanc soyeux formant un grand triangle élargi d'avant en arrière jusqu'à l'extrémité; sous-caudales blanches. Aïles noires avec un reflet bleuâtre. Queue tronquée, à rectrices larges, les médianes obtusément arrondies à l'extrémité, les autres terminées en angle très ouvert, les médianes d’un vert bronzé, les autres blanches terminées largement de noir bleuâtre et bordées en outre à l'extérieur d’une fine bordure noire; l’externe est toute blanche ou terminée par une fine bordure noire; la baguette des médianes est noire, celle des autres blanche et seulement noire sur la bordure foncée. Bec noir presque droit, à mandibule supérieure incurvée dans sa partie antérieure, un peu moins long que la moitié du corps, fort et assez large à la base, graduellement rétréci Jusque près de l’extrémité où il est légèrement renflé et rétréci en pointe; la mandibule supérieure chargée en arête basilaire convexe, graduellement élargie d’arrière en avant et se perdant vers le tiers de la longueur du bec, offrant à sa base une saillie entre les côtés de cette arête et aux bords latéraux; pattes noires emplumées jusque près des doigts; iris presque noir.

Le jeune mâle est vert en dessus, à reflet doré cuivreux, beaucoup plus faible que chez l’adulte, à tête plus foncée et sans cravate noire sur le devant du cou ou à peine marquée; le devant de la gorge est également squamulé comme dans la femelle; poitrine couverte de plumes vertes au milieu et bordées largement de gris cendré; le milieu de l’abdomen moins largement blanc que chez l’adulte; les plumes vertes des flancs bordées de gris; souscaudales blanches avec une grande tache terminale noirâtre, à reflet bleu, bordée de blanc; dans la queue toutes les rectrices sont blanches à la base, passant ensuite au noir verdâtre et au bleu d'acier à l'extrémité, qui est beaucoup plus large que chez l'adulte.

En changeant de robe, les plumes bleues se montrent d'abord sur la gorge, puis sur les côtés du cou et enfin au sommet de la tête; la bande blanche dorsale se forme graduellement; les plumes vertes sur la poitrine et les flancs se remplacent par les plumes d’une couleur plus intense et sans bordure; les sous-caudales perdent les taches foncées. Sur les individus qui ont déjà presque toutes les couleurs formées il reste encore une sorte de moustache plus ou moins large, le long des côtés du bas du visage et prolongée sur le haut des côtés du cou par une couleur rousse ou fauve. En général tous les états de transitions présentent une quantité de variétés impossibles à décrire.

Q La femelle est toute verte en dessus, à sommet de la tête plus sombre et plus mat et à reflet doré moins fort au dos que chez le mâle; tout le devant de la gorge est largement couvert de plumes vertes, sombres au milieu, régulièrement entourées d’une bordure blanche, en formant une écaillure plus ou moins régulière; la poitrine et les flancs sont verts, à plumes bordées de gris; le milieu même du ventre blanc; sous-caudales gris glauque à la base, puis d’un noir bleuâtre et terminées par une large

bordure blanche ou grisâtre. Ailes comme celles du mâle. Les rectrices médianes et les subexternes d’un vert glauque à la base, avec la partie terminale d'un noir bleuâtre, finement bordée de blanchâtre; la rectrice externe est noire bleuâtre avec la moitié basilaire d’un blanc grisâtre sur la barbe externe et terminée largement de blanc.

G! Longueur totale, 125; vol, 170; aile, 67; queue, 38; bec, 23; tarse, 4 millimètres. :

© Longueur totale, 124; vol, 167; aile, 64; queue, 35; bec, 23; tarse, 4 millimètres.

« Je n’ai vu qu’une paire que j'ai tuée à Callacate, et plusieurs fois à Yurimaguas » (STOLZMANN).

Xeveros, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL).

+140. — Lophornis Delattrii

Ornismya Delattrii, Less., Rev. Zool., 1839, p. 19.

Lophornis Delattrii, GouLp, Mon. Tr., III, tb. CXXI — Jntr. Tr., p. 84 — ErLiorT, Class. and Syn. Tr., p. 153.

Telamon Delattrii, Murs., [ist. Nat. O.-M., IIE, p. 199.

L. fronte sericeo rufa, capite postea usque ad verticem crista elongata plumis capillaribus subæqualibus rufis, apice viridi aut nigro terminatis ornato: capile supra æneo viridi uropygio antice vita transversa fulva, postice nigricante nilore æneo; gula et collo squamosis, viridi nitentibus, hoc ornamento postice medio emarginato; epigastro medio rufescente albido; peclore et abdomine æneo viridibus ; subcaudalibus rufis ; cauda subiruncata, rectricibus rufis, latere externo æneo nigricanti marginalis.

Fem. supra ænco viridis, villa transversa uropygiali fulva; sublus griseo virescens, qguia fulva viridi maculata; cauda rufa, ante apicem transversim latissime obscure viridi.

G' Ad. — Front couvert de plumes d’un roux soyeux vif jusqu'au niveau des yeux, suivies de plumes capillaires allongées, constituant une huppe couvrant tout l’espace compris entre les yeux, relevée avant le vertex, une fois plus longue après le vertex que l’espace compris entre ce dernier et la partie antérieure du dos; ces plumes capillaires graduellement un peu plus longues des externes aux médianes sont en grande partie terminées par un point noir ou noir verdâtre, parfois à peine apparent; dos couvert de plumes vertes, à un fort reflet bronzé doré, paré d'une bande fauve ou blanchâtre à travers le croupion, suivie de plumes foncées brunes avec un reflet bronzé; la gorge et le devant du cou ornés d’une large cravate squamiforme verte, passant dans les différentes directions de la lumière du noir velouté

au doré verdâtre, fort brillant; cette parure étendue jusqu’au bord inférieur des yeux et se détachant un peu du corps sur les côtés du cou, paraît indiquer une collerette rudimentaire arrondie et échancrée au milieu de son bord inférieur; à travers cette échancrure se fait voir une grande tache composée de plumes étroites allongées, roussâtres, passant au blanchâtre, occupant le milieu de l’épigastre; poitrine et abdomen couverts de plumes d'un bronzé verdâtre, lisses et plus brillantes sur les côtés; plumes duveteuses de la région anale blanches; sous-caudales rousses; tectrices alaires de la couleur du dos. Rémiges brunes à lustre bronzé et violâtre dans leur partie terminale. Queue presque tronquée, doublement arquée à l'extrémité, à rectrices terminées en angle ouvert, rousses, bordées extérieurement de noir légèrement bronzé; les médianes terminées largement de la même couleur. Bec d’un rouge pâle ou d’un rouge carné à la base, noir au bout, droit, faible, plus court dans sa partie dénudée que la tête; pattes noires, à tarse brièvement garni de petites plumes rousses.

Q D'un vert moins bronzé en dessus que chez le mâle, à sommet de la tête moins brillant; la raie fauve uropygiale moins large; gorge fauve roussâtre, finement mouchetée de verdâtre; la poitrine et l'abdomen moins brillants que ceux du mâle, à base des plumes grise; rectrices largement rousses à la base, puis d’un vert bronzé, plus foncé vers l'extrémité qui est rousse, plus largement sur les externes que sur les médianes.

g' Longueur de l’aile, 39; queue, 24; bec, 12 millimètres.

Description faite d’après les oiseaux de la Nouvelle-Grenade.

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