Acestrura Mulsanti
Ornismya Mulsanti, Bourc., Ann. Sc. Phys. Lyon, 1842, V, HA SPEN IN JO |
Ornismya cyanopogon., D'OrB. et Larr., Syn. Av., Il, p. 28, sp. 9.
Calothorax Mulsanti, GouLp, Mon. Tr., III, tb. CXLV.
Acestrura Mulsanti, GouLp, Intr. Tr., p. 91 — EzLioT, Class. and Syn. Tr., p. 119 — Tacz., P. Z,S., 1874, p. 544; 1879, p. 237; 1882, p. 35 — Wuitezy, P. Z. S., 1874, p. 675 — ScL. et SALv., P. Z.S., 1876, p. 16.
Acestura Mulsanti, Muzs., Hist. Nat. O.-M., IV, p. 118.
À. supra subcæruleo viridis; subius gula cum collo antico violaceo rubris ; vilta postoculari, pectore, ventre medio crissoque albis, hypochondriis latissime dorso concoloribus; subcaudalibus viridibus albo limbatis; cauda singularis : rectricibus mediis et submediis latis brevissimis, intermediis et subexternis longissimis, externis et subexlernis criniformibus, mediis obscure viridibus, reliquis nigris.
Fem. supra aureo viridis, subius rufescens, ventre medio et crisso albis, hypochondriis subcaudalibusque intense rufis ; cauda subtruncata, reclricibus basi viridibus, postea nigricantibus, apice albis.
g' Ad. — D'un vert légèrement bleuâtre foncé, lustré en dessus, avec un léger éclat cuivreux au dos; une tache postoculaire prolongée en une raie descendante le long des côtés du cou, un large demi-collier occupant la poitrine, élargi au milieu et atténué sur les côtés, dépassant les épaules ; milieu du ventre, région anale duveteuse et une grosse tache sur les côtés du bas-ventre blancs; le haut de l'abdomen et les côtés largement verts d'une nuance analogue à celle du dessus; la gorge et le devant du cou parés de plumes squamiformes d’un rosé violâtre fort brillant; menton couvert de plumes blanches, à disque verdâtre. Tectrices alaires vertes ; rémiges noires brunâtres. Rectrices médianes les plus courtes assez larges et arrondies au bout; les submédianes un peu plus longues et de la même forme que les précédentes; Les autres beaucoup plus longues, l'intermédiaire
large à la base, graduellement atténuée à l'extrémité et la plus longue; la subexterne et l’externe diminuant graduellement de longueur, très étroites, criniformes; les médianes d’un vert foncé, les autres noires. Bec presque droit, à peine aussi long que la moitié du corps, subcylindrique; pattes noires, à tarse garni de plumules fuligineuses.
Q La femelle est d’un vert doré ou même cuivreux en dessus, roussâtre
en dessous, avec une bande d’un brun verdâtre naissant à la commissure du bec, passant sous l'œil, couvrant l'oreille et se courbant en s’approchant postérieurement de sa pareille; entre les extrémités de ces deux bandes se trouve une large bande d’un roussâtre plus intense que la couleur environnante, en dessinant un contour analogue à celui de la plaque gutturale et du demi-collier du mâle; les côtés de l'abdomen et les sous-caudales sont d’un roux intense, le milieu du ventre blanchâtre; région anale duveteuse et une tache pleurale souvent visible en dessus à la base du croupion blanches; une raie postoculaire blanchâtre, analogue à celle du mâle, mais
plus large. Queue obtusément arquée, à rectrices vertes à la base, puis d'un vert noirâtre, rousses au bout. Bec souvent un peu plus long que celui du mâle.
@ Le jeune mâle a le dessus du corps comme chez l’adulte, maïs le vert du sommet de la tête beaucoup plus foncé et moins brillant; le dessous comme celui de l'adulte, mais au lieu de la plaque gutturale brillante, toute cette partie est d’un blanc moins pur que celui de la poitrine; les souscaudales blanches plus ou moins lavées en partie de roux. La queue est comme celle de la femelle, à rectrices latérales jusqu'aux intermédiaires terminées de blanc.
Les premières plumes brillantes de l’habit de noces commencent à se montrer au milieu de la plaque gutturale.
G' Longueur totale, 95; vol, 101; aile, 40; queue, 27 ; bec, 21 millimètres.
Trouvé par Jelski à Ninabamba; par Stolzmann à Tambillo, Cutervo, Callacate, Tamiapampa et Huayabamba ; par Whitely à Huiro.
« Facile à distinguer des autres colibris par sa forme courte et la tête grosse; le blanc éclatant de sa poitrine et des côtés du ventre est visible à une certaine distance. {1 se tient dans les broussailles et se perche sur les branches sèches de cimes des arbres élevés. Son vol est droit, plus lent que celui des autres colibris, semblable par excellence à celui des bourdons. Il cherche sa nourriture sur les fleurs d’une lantanée, passant lentement d’une fleur sur l’autre, à la manière du bourdon. Il les sonde d’en dessus, baïssant la tête, et non d’en bas ou de côté, comme le font les autres oiseaux-mouches. Le bourdonnement produit au vol ressemble aussi à celui des bourdons.
» J’ai observé sa chasse aux insectes dans une certaine hauteur, en passant dans les différentes directions et s’arrêtant sur place comme s’il y avait des fleurs. Perché sur une branche il étire de temps en temps ses ailes une après l’autre. Souvent il balance sa queue de haut en bas. IL était perché tout près d’un buisson en fleurs, à grandes feuilles et les fleurs d’un blanc sale, s’envola, visita les fleurs d’en haut et revint sur sa place. Il me paraît que quoique les oiseaux-mouches volent parfaitement, ils s’adonnent volontiers à la paresse quand ils le peuvent, comme celui qui se plaça auprès des fleurs et les autres qui se posent sur les ingas fleurissants, pour visiter de temps en temps les fleurs de ces arbres. On peut dire qu’en général ils volent loin quand la contrée leur fournit peu de fleurs, et en cas contraire ils s’y établissent en grand nombre pour un certain temps » (JELSKI).
« Cet oiseau-mouche est assez rare à Tambillo, on l’y rencontre sur les ingas. Quand il est tourné par son dos vers le soleil couchant, le blanc des côtés du croupion est éblouissant à tel point que tout le croupion paraît être blanc. J’ai observé plusieurs fois les manœuvres dont parle M. Jelski. Quelquefois il produit en volant une espèce de sifflement très caractéristique qu’on peut comparer au sifflement d’une pâtine à roues » (STOLZMANN).