Chætocercus bombus
GouLp, P. Z.S.,1870, p. 804 — Ezrior, Class. and Syn. Tr., p.122 = UDA CZ NZ S MST ND A2 TMS ND 206882 p 50)!
Polyxemus bombus, Muzs., Hist. Nat. O.-M., IV, p. 193.
Ch. supra æneo viridis, gula et collo anteriori squamosis splendidissime coccineis; vitta postoculari el torque pectorali rufescente albidis; abdomine æneo viridi, crisso albo; subcaudalibus viridibus fulvo marginatis ; cauda rectricibus mediis et submediis brevissimis, intermediis longioribus nigris latere interno basali rufo marginatis; subexternis et externis capillaribus nigris.
Fem. subtus rufa; rectricibus basi el apice rufis, tectricibus supra caudalibus rufis.
g' Ad. — D'un vert bronzé en dessus, de plus en plus vert en s’approchant des tectrices caudales, à lustre doré vus d’arrière en avant; gorge parée d'une large cravate squamiforme d’un cramoisi intense très brillant, changeant brusquement dans une direction contraire de la lumière en brun très obscur; une raie postoculaire et une large bande pectorale remontant sur les côtés du cou d’un blanc lavé plus ou moins de roussâtre; abdomen vert avec un faible reflet bronzé, largement grisâtre au milieu du ventre; région anale duveteuse et une grande tache latérale devant la naissance de la queue blanches ; sous-caudales fauves avec üne tache médiane verdâtre plus ou moins grande. Tectrices alaires de la couleur du dos; rémiges noirâtres à lustre violacé. Queue singulière, à rectrices médianes d’un brun verdâtre, très courtes, presque voilées par les tectrices ; les intermédiaires les plus longues étroites, subaiguës à extrémité noire, à barbe interne rousse dans sa plus grande moitié basale, les subexternes et les externes moins longues, criniformes noires. Bec noir, droit, faible, à peu près aussi long que la moitié du corps; pattes noirâtres, à tarse couvert sur le devant de sa moitié supérieure de petites plumules brunâtres.
Q Un peu plus forte, à couleur de la tête et du corps semblable à celle du mâle, mais d’une nuance dorée assez forte, le dessous du corps est châtain roussâtre, la queue à rectrices de longueur presque égale, subaiïguës au bout, à base largement rousse, puis noire, à extrémité des pennes rousse, ainsi que les tectrices supérieures et les inférieures de la queue.
@ La jeune femelle s’en distingue seulement par toutes les plumes du dessus frangées de roussâtre.
Le jeune mâle est semblable à la femelle et n’en diffère que par les rectrices médianes et les submédianes plus courtes de trois millimètres que les autres et terminées par une tache rousse très petite; la tache terminale des autres rectrices est blanchâtre à l'extrémité. L'individu qui m’a servi à cette description a une grande tache verte sur un des côtés de l'abdomen, ce qui prouve que les plumes de cette tache appartiennent au plumage futur et que l'oiseau en question est un jeune mâle.
G' Longueur de l'aile, 27; queue, 19; bec, 15 millimètres.
Q —— Us —, 1893 — 15 —
Trouvé par Stolzmann à Tambillo, Callacate, Tamiapampa et Huayabamba.
OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens diffèrent des oiseaux typiques de l’Ecuador par la couleur des parties supérieures verte tirant au bleuâtre au lieu de bronzé, la plaque gulaire carminée au lieu d’améthystiné.
« Pendant les mois de septembre, octobre et novembre, il manquait complètement à Tambillo, se montra subitement vers la moitié de décembre et était commun jusqu'au mois de juin, mais seulement les mâles; j'en ai tué au moins 7 et j’ai pu observer de près plusieurs autres. Un d’eux probablement jeune avait déjà les rectrices atténuées, caractérisant le mâle, la gorge blanche légèrement tachetée.
» J’espérais qu’au bord du Marañon il remplacerait l’Acestrura micrura de la côte, mais je ne l’y ai pas trouvé. Peut-être il y arrive en septembre, octobre et novembre, époque dans laquelle il manque à Tambillo.
» Commun à Callacate, où il se tient dans les mêmes lieux que le Myrtis Fanny. Il visite les ingas.
» Pas rare à Tamiapampa sur la hauteur de 8,800 pieds, Commun aussi à Huayabamba sur la hauteur de 5,400 pieds.
» Son aire de dispersion verticale serait donc entre 4,800 et 8,800 pieds. Il manque complètement dans les forêts humides et chaudes.
» Ce petit oiseau-mouche se tient habituellement dans les broussailles, se reposant sur les branches sèches, sur les fleurs d’Agave et autres. Par son vol et le bourdonnement il rappelle le bourdon par excellence, Dans ses passages il se dirige en ligne droite et moins vite que les autres colibris. Perché sur une branche il balance la queue de haut en bas. Les mâles se pourchassent souvent avec acharnement : un jour j'ai observé une pareille évolution auprès d’une branche sèche, quand un d’eux commença à monter d’un vol lent en haut, se dirigeant en une ligne parfaitement droite, je le voyais pendant plusieurs secondes jusqu’à ce qu'il me paraissait comme un petit point, puis il a disparu. Je ne comprends pas à quoi pouvait lui servir une évolution aussi excentrique. Quelquefois il exécute d’autres évolutions aériennes bizarres : il s'arrête sur place en battant des aïles, comme auprès d’une fleur, passe dans une autre place et s’arrêté de nouveau, et après avoir répété plusieurs fois la même manœuvre, il se dirige comme une flèche vers une branche sèche, où il se repose én nettoyant les plumes, étirant les ailes, frottant le bec, etc. » (STOLZMANN).