Myrtis Fanny
Ornismya Fanny, Less., Ann. Sc. Nat., 1838, IX, p. 170 — Rev. Zool., 1838, p. 314.
Trochilus Labrador, Bourc., Ann. Soc. Sc. Lyon, 1839, tb. VIII.
Calothorax Fanny, GouLp, Mon. Tr., IIL, tb. CLI.
Myrtis Fanny, Cas. et H., Mus. Hein., IT, p. 59 — GouLp, Intr. Tr., p. 93 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., IN, p. 33 — ELuior, Class.
and Syn. Tr., p. 127 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 239; 1880, p. 206;
M. supra æneo viridis, pileo brunnescenti, uropygio vuridiori; tectricibus caudæ pallide viridibus, qula squamosa pallide subvirente cærulea, margine postico violaceo rubro; torque pectorali rufescente, abdomine medio albo, hypochondriis rufis, externe virescentibus ; crisso subcaudalibusque albis; cauda singularis rectricibus mediis brevibus, reliquis elongatis, parallelis, brunneo æneis, subæqualibus, laxate barbatis, apice subrotundatis.
Fem. corpore sublus rufescente albido, abdominis latleribus virescentibus ; cauda arcuata rectricibus mediis viridibus, reliquis basi rufis, postea nigris, apice albis.
g' Ad. — “Tête couverte en dessus de plumes brunâtres, à un reflet bronzé verdâtre, assez fort; dessus du corps depuis la nuque d’un bronzé fort lustré d’or cuivreux, passant graduellement au vert pâle sur le croupion et les tectrices caudales; gorge parée d’une cravate squamiforme à un fort éclat métallique d’un bleu pâle légèrement céladon, avec le bord postérieur de cette parure formé de plumes squamuleuses d’un rouge violâtre ; cette plaque, obtusément arquée en dessous est subarrondie à ses angles postéro-externes ; poitrine roussâtre ; milieu de l'abdomen largement blanc, côtés roux parsemés de grosses taches vertes dans leur partie antérieure ; région anale duveteuse et les sous-caudales blanches. Tectrices alaires concolores au dos, les grandes d’un bronzé beaucoup plus foncé; rémiges noirâtres à lustre bronzé violâtre. Queue à rectrices médianes courtes; les autres allongées subparallèles d’un noirâtre bronzé; les submédianes d’un sixième environ moins longues que les trois suivantes, celles-ci presque égales, un peu lâchement bordées, obtusément arrondies au bout; les externes aussi longuement barbées à leur côté externe qu’à l’interne. Bec noir, légèrement arqué, assez grêle, un peu plus long que la moitié du corps; pattes noires; tarse brièvement emplumé.
Q Dessus du corps d’un vert grisâtre terne, dessous d’un blanc carné ou roussâtre, ventre d'un blanc presque pur sur le milieu, d’un blanc roussâtre sur les côtés; sous-caudales blanches; queue arquée en arrière, à rectrices médianes d’un vert pâle assez larges, arrondies à l’extrémité; les submédianes à externes rétrécies graduellement sur le tiers postérieur au moins, d'un fauve pâle à la base, puis noires et blanches ou d’un blanc sale à l'extrémité et un peu plus longues à leur côté externe qu'à l’interne.
@ Le jeune mâle ressemble beaucoup à la femelle, mais il a la gorge grisâtre maculée de petites mouchetures d'un gris beaucoup plus foncé et peu distinctes; l'extrémité des trois rectrices de chaque côté de la queue blanche pure; le sommet de la tête beaucoup moins brillant que celui de l'adulte. Les plumes squamuleuses commencent les premières à se montrer au COU.
O' Longueur totale, 96-97; aile, 39-40; queue, 32; rectrice médiane, 10; externe, 30; bec, 20 millimètres.
© Longueur totale, 95; aile, 42; queue, 30; rectrice médiane, %,; externe, 23 millimètres.
Trouvé par M. Jelski aux environs de Cascas, à trois jours de marche de Trujillo, à 3,100 pieds d'altitude et souvent jusqu'à 6,000 pieds; puis par Stolzmann à Chota, à 8,100-9,000 pieds, où il n’est pas nombreux et se tient ordinairement dans les lieux complètement découverts, sur les buissons nains; plus tard il à été rencontré à Aullan, à 7,000-7,500 pieds, sur la route entre Callacate et Cutervo; il n’est pas rare à Chachapoyas et à Huayabamba; à Chirimoto on le rencontrait se posant avec les Chætocercus bombus sur les saules élevés, pour se reposer.
Les deux voyageurs ont souvent observé leurs évolutions aériennes, exécutées par
le mâle qui après s'être élevé en haut décrit avec la célérité d’une flèche un arc dirigé en bas, répétant dans la partie inférieure de cet arc un son bas produit trois ou quatre fois; puis il revient par la même route, avec l’accompagnement du même son ; après avoir répété 7 à 8 fois cette manœuvre il se suspend sur place pendant . à peu près une minute. Un jour Stolzmann a vu un mâle s’arrêtant de cette manière au-dessus d’une femelle posée sur une branche basse, Il y restait pendant un certain temps la tête tournée en bas, jusqu’à ce que la femelle se lança vers lui, et disparurent ensemble. Cette manœuvre est accompagnée d’un son bas, semblable à celui d’une bécassine, suivi d’un ésieck-tsieck-tsieck-tsieck, répété précipitamment, propre aux Acestrures.
Les petits qu’on à apportés à Stolzmann, à Cutervo, étaient pris dans les montagnes au mois de juin; Jelski a trouvé un nid avec 2 œufs dans la moitié de mai, à Cascas, dans un buisson sec.
Le nid, de la collection Verreaux, est formé de fougère tapissée à l’intérieur de graines à aigrettes soyeuses et garni de lichens à l’extérieur (MULSANT).
Stolzmann n’a trouvé que de jeunes mâles à Chirimoto et prétend que c’est un fait de plus de la séparation des sexes.
Il paraît que sa distribution oréographique est comprise entre 4,800 et 8,000 pieds d'altitude et qu'il ne s’avance qu’accidentellement dans les régions plus élevées.