Thaumastura cora
Ornismya cora, Less. et GArN., Voy. Coq., tb. XIII, fig. 4 — Less., Ois.-Mouch., p. 52, tb. VI — Troch., pp.109 et111, tb. XXXIX,
Trochilus cora,. Tscx., Faun. Peru., p. 245.
Thaumastura cora, Br., Consp. Av., I, p. 85 — GouLn, Mon. Tr., I, tb. CLIII — Intr. Tr., p. 98 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., IV, p. 8 — ELuior, Class. and Syn. Tr., p. 193 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 943; 1880, p. 206.
Th. capite supra obscure viridi, dorso usque ad tectrices caudæ pallide viridi ; qula et collo antico rubro roseis, pectore sericeo albo; abdomainis regione longitudinali media albida, lateribus virescentibus:; subcaudalibus albis; cauda singularis : rectricibus mediis brevibus, latere interno viridibus, externo grisescentibus ; submediis corpore duplo longioribus, latere interno cinereo, externo el apice viridibus : intermediis ad externas subgradatim brevioribus viridibus, latere interno apice albrs.
Fem. corpore subtus albo, viridi maculoso; cauda parum emarginata, rectricibus latiusculis, mediis viridibus, submediis partim albis, macula viridi notatis.
g' Tête couverte jusqu'au vertex de plumes brièvement squamiformes d'un vert obscur et moins sombre sur la nuque; dessus du corps jusqu’au bout des tectrices caudales d’un vert un peu pâle, paraissant lustrées d'or vues d’arrière en avant; la gorge et le devant du cou revêtus de plumes
squamiformes d’un rouge rosé, tirant un peu au violet dans certaines directions de la lumière, se détachant un peu du corps vers les angles postéroexternes; cette parure est suivie d’une bande pectorale d’un blanc cendré soyeux, étendue jusqu'aux épaules et remontant jusqu'aux côtés du cou; épigastre couvert de plumes soyeuses d’un blanc sale mêlé de verdâtre, la région abdominale médiane garnie de plumes semblables; flancs verdâtres ; région anale duveteuse et les sous-caudales blanches. Queue très singulière, à rectrices médianes courtes, arrondies à l'extrémité, vertes ou verdâtres à leur côté interne, grisâtres à l’externe; les autres très étroites, linéaires ; les submédianes les plus longues plus d’une fois plus longues que le corps, d’un blanc sale à leur côté interne, d'un vert obscur à leur côté externe et à l'extrémité ; les intermédiaires à peine égales à la moitié des submédianes, blanches ou d’un blanc cendré sur la moitié basilaire de leur côté interne et à la pointe du même côté, d’un vert obscur sur le reste; les subexternes égales aux trois quarts des intermédiaires, d’un vert obscur avec la moitié basilaire au moins de leur côté interne et l'extrémité du même côté d’un blanc sale; les externes égales aux deux tiers des subexternes d’un vert obscur, avec une partie du bord interne et l'extrémité blanches. Aïles un peu plus longuement prolongées que les rectrices médianes et à peine moins longues que les externes d’un noirâtre violacé. Bec noir, presque droit, subcylindrique, à peine plus long dans sa partie dénudée que la tête; pattes brunes, à tarse peu emplumé.
Q La femelle a le dessous du corps couvert de plumes d’un blanc soyeux, parsemé de taches ou de mouchetures vertes; sous-caudales blanches; la queue moins profondément entaillée, les rectrices arrondies au bout, les médianes vertes, peu distinctement blanches à l'extrémité, plus longues que les subexternes; les submédianes et les intermédiaires blanches avec une grande tache oblongue d’un vert brunâtre, couvrant de la moitié aux cinq sixièmes de la longueur; les submédianes les plus longues; les subexternes ct externes graduellement plus courtes, celles-ci blanches en entier.
(3 Le jeune a le sommet de la tête d'un gris brunâtre, étincelant sous certain jour de points bronzés; le dessous du corps blanchâtre, à gorge parsemée de taches grises à reflet verdâtre très faible; les flancs moins verts que chez l’adulte: la queue presque arquée, à rectrices submédianes à externes moins inégales en longueur.
' Longueur totale, 146-148; aile, 37; queue, 73; rectrices médianes, 15; externes, 25; bec, 16 millimètres.
Q Longueur de l’aile 37; queue, 25; rectrices médianes, 15; externes, 25; bec, 17 millimètres.
Commun à Lima, à Chimbote et à Chepen. M. Jelski le rencontrait souvent à Cerro Catache, le plus communément entre 5,000 et 6,000 pieds. Arequipa (WHITELY).
« Dans ses habitudes il ne présente rien de particulier si ce n’est que la queue longue du mâle paraît l’embarrasser au vol. Il se perche ordinairement au sommet des cactus et des buissons, le vent pousse alors ses longues rectrices, ce qui l’embarrasse dans sa position.
» À Chepen, du côté de Mancocha, il visite les fleurs jaunes au mois de septembre; ils étaient tous en mue et à queue incomplète. Je n’y ai vu aucun mâle à parure gutturale complète. Son vol ressemble à celui des Acestrures » (STOLZMANN),