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Loddigesia mirabilis

Trochilus mirabilis, Bourc., P. Z.$S., 1847, p. 42 — Rev. Zool., 1847, p. 253.

Loddigesia mirabilis, Gouin, Mon. Tr., IL, tb. CLXI — Zntr. Tr., p. 99 (1861) — Gr., H. List B. Brit. Mus., 1 (1871), p. 144 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 85 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., III, p. 252 — EzzroT, Class. and Syn. Tr., p. 145 — Tacz. et STOLZM., P. Z.S$S., 1881, p. 827 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 35.

Mulsantia mirabilis, ReicxB., Aufz. der Colibr., p. 12 — Tr. Enum., p. 9, tb. DCCCXXX, fig. 4885.

Loddigiornis mirabilis, BP., Rev. et Mag. Zool., 1854, p. 256.

Thaumatoëssa mirabilis, HEIN., J. für O., 1863, p. 210.

L. supra aureo viridis; pileo squamoso splendidissime violaceo sapphirino;

subtus isabellino albida; prasi jugulari squamoso viridi, sapphirino micanti, limbo aureo circumscripto; vilta mediana abdominali nigra; hypochondriis aureo viridibus; alis violaceo nigricantibus, teciricibus dorso concoloribus ; cauda singulari : rectricibus mediis brevissimis, externis corpore triplo longioribus, maxima parte denudatis el curvatis, apice in palmulam indigotinam dilatatis, subcaudalibus binis posterioribus angustis, corpore mullo longioribus, dimidio basali viridibus, terminali cyaneo nigris et macula alba terminatrs.

Fem. supra aureo viridis; pileo griseo; subtus isabellino albida, lateribus colli viridi punctatis, hypochondriis aureo viridibus ; rectricibus latis corpore brevioribus, externis duplo longioribus, modice altenuatis griseis, apice dilatatis et indigotinis; subcaudalibus posterioribus atlenuatis, rectricibus externis brevioribus, totis albis.

g' Le mâle adulte dans son plumage le plus parfait a le sommet de la tête couvert de plumes squamiformes très lisses et graduellement prolongées sur sa partie postérieure en y formant une huppe plate dépassant distinctement les plumes de la nuque, cette plaque est d’une belle couleur bleu saphir, changeant dans certain jour en violet également splendide; le reste des parties supérieures du corps est d’un ‘vert doré tirant plus au cuivreux sur le cou, sur le devant du dos et sur les tectrices alaïires. Le dessous du corps est blanc, légèrement teint d'isabelle, orné sur la gorge d'une grande cravate étendue jusque près des yeux, puis rétrécie graduellement et prolongée par son angle postérieur jusqu’au haut de la poitrine formée de plumes squamiformes d’un beau vert clair fort brillant, passant dans les autres directions de la lumière en outremer saphiré le plus fortement au milieu de la cravate et tirant au violet sous certaine inclinaison; cette cravate est entourée dans sa moitié inférieure, en commencant au-dessous des yeux, d’une bordure d’un doré cuivreux bordée extérieurement de noir presque mat; le milieu de la poitrine est occupé dans toute sa longueur par une large raie d’un noir velouté et prenant un éclat cuivreux dans les autres directions de la lumière, cette bande est moins large au bas-ventre et d’un éclat vert beaucoup plus brillant que dans sa partie antérieure; les flancs de l’abdomen sont couverts de plumes vertes dorées, en laissant une raie blanchâtre traversant dans toute sa longueur l’espace compris entre la raie médiane et le vert du cou et des flancs. Rémiges brunes avec un léger éclat violâtre. Queue très singulière et fort compliquée, à rectrices médianes d’un vert foncé très courtes et couvertes en entier par les tectrices ; les externes fort prolongées, dépassant plus de trois fois la longueur du corps sans bec, très brièvement barbées jusque près de leur extrémité qui est terminée par une palette brusquement développée, large, de couleur indigo foncé, traversée de nombreuses lignes paraissant être plus foncées sous certain jour dans les plumes fraîches; cette palette est aussi longue que large, élargie d'avant en arrière jusqu'à la moitié de sa longueur, offrant dans ce point sa plus grande largeur et terminée en ogive postérieurement;, ces deux rectrices sont courbées dans toute leur longueur en demi-cercle, de sorte que dans la position naturelle de la queue elles se croisent entre elles deux fois, c’est-à-dire près de leur base, et dans le tiers

de leur longueur la partie postérieure de ces rectrices prend alors la direction latéro-perpendiculaire à l'axe du corps de l'oiseau; les autres rectrices manquent complètement. Les couvertures inférieures de la queue sont longues en général, mais les deux postérieures sont fort prolongées, beaucoup plus longues que le corps, atténuées graduellement vers l’extrémité et terminées en pointe, elles sont d’un vert bronzé obscur dans leur moitié basale passant au bleu noirâtre dans la terminale, à pointe même blanchâtre. Bec noir, presque droit, à peu près aussi long que la tête; pattes brunes, à tarse garni jusqu'aux doigts de petites plumes blanchâtres; iris presque noir.

Q La femelle est en dessus d’un vert moins doré que chez le mâle; le sommet de la tête est d’une couleur grise, lustrée plus ou moins de bronzé, surtout dans certaines directions de la lumière, le dessous du corps est d'un blanc lavé légèrement d’isabelle, avec les côtés du cou variés de quelques points verts et les flancs de l'abdomen verts dorés. Les ailes distinctement plus longues que chez le mâle et de la même couleur. La queue complète, composée de dix rectrices larges, médiocrement longues, dépassant considérablement les tectrices, à médianes jusqu'aux subexternes presque égales, ces dernières un peu plus longues que les précédentes; les externes deux fois aussi longues que les autres, peu larges dans les deux tiers de leur longueur, puis doucement élargies en une palette oblongue subelliptique, les deux médianes sont d’un vert brillant, les autres vertes à la base et d’un noir bleuâtre à l'extrémité, les deux externes grises dans leur partie atténuée et d’un bleu indigo sur la palette; sous-caudales d’un blanc isabelle; les deux postérieures graduellement atténuées, atteignant les trois quarts des rectrices externes, sont d’un blanc presque pur.

@ Le jeune mâle dans sa deuxième année présente certaines affinités aux deux sexes des adultes : il a le vert du dessus du corps et de la tête aussi doré que le mâle adulte; la cravate également développée, mais d'un vert moins brillant et tirant sur le doré, passant dans les autres directions de la lumière en bleu moins intense et moins pur, à bordure dorée à peine distincte: les côtés du cou fort tachetés de doré cuivreux; le milieu du haut de la poitrine à peine noirâtre lustré de vert doré; cette bande.est indiquée sur le reste du ventre par une série de taches d’un vert brillant sur un fond blanchâtre; les flancs verts dorés plus largement que chez les adultes. La queue est comme celle de la femelle, mais plus longue, à rectrices médianes d’un vert doré, terminées plus ou moins de bleu; les tectrices sous-caudales postérieures plus longues, atteignant presque l'extrémité des rectrices externes, vertes bronzées dans leur plus grande moitié basale et blanches dans la terminale; les autres tectrices d'un vert doré, bordées de blanchâtre.

Les autres jeunes mâles probablement plus adultes ont le sommet de la tête comme dans le précédent; ils ont déjà la cravate de la couleur presque aussi forte comme chez l'adulte et presque bordée également de doré; la bande foncée sur la poitrine presque aussi large et aussi intense que chez l'adulte; les côtés du cou et de la poitrine plus blancs que chez le précédent ; les sous-caudales postérieures dépassant plus ou moins les rectrices

externes sont presque aussi longues que celles des adultes et ont les couleurs disposées comme chez ce dernier, mais l'extrémité blanche est beaucoup plus longue.

Les autres jeunes mâles à sommet de la tête entièrement ou en grande partie couvert de plumes squamiformes bleues ont la cravate presque aussi brillante que l’adulte et la bande foncée pectorale plus ou moins prolongée sur l'abdomen.

Ces métamorphoses des mâles présentent quelques irrégularités et surtout dans le développement des sous-caudales prolongées; il arrive souvent que les individus dont la coloration est plus avancée sur le corps et au sommet de la tête ont ces tectrices moins longues et terminées plus longuement de blanc que celles des individus qui n’ont encore rien de bleu sur la tête. D'après l'examen des nombreux individus en transition, on peut supposer que la cravate se forme la première, puis la plaque céphalique, les deux tectrices et la bande foncée abdominale ; les deux rectrices externes sont les dernières à se développer. On rencontre des exemplaires avec une rectrice latérale toute formée, tandis que sa congénère de l’autre côté de la queue n’est pas encore tombée. On peut donc présumer avec quelle célérité ces plumes doivent se développer.

SA, Gi CG

Longueur depuis le bout du bec jusqu'au

bout des sous-caudales.... 147 122 — millimètres.

— CDN) AS CS ee A 108 —- —

— de la Rediree sème en arc. 160-170 — — —

— — — encorde 125 90 46 —

— ol là Halte sos 5e26600660r. al 19 18 =

Largeur de la palette .. ....... So oo II 8-10 8 —

Longueur des sous- cardeles nostémiennes 80 42-70 35 —

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