Steganura solsticialis
Spathura (Steganurus) solsticialis, Goup, Ann. Mag. N. H., 4871, IV, ser. VIIT, p. 62.
Steganura solsticialis, Murs., Hist. Nat. O.-M., III, p. 260 — ELLioT, Class. and Syn. Tr., p. 142.
Steganura peruana, Tacz., P. Z. S., 1889, p. 36.
S. supra æneo viridis; sublus gula et collo usque ad epigastrum plumis squamosis viridibus nitentibus, abdomine viridi sublævigato; subcaudalibus viridibus; pedibus rufo papposis; cauda singularis, rectricibus mediis ad subexlernas gradatim longioribus, mediis cupreo viridibus, cæteris nigro chalybæis, pogonio externo viridi; externis duplo longioribus, rectis, gradatim angustlalis, ante apicem fere denudatis, chalybæo nigris, pogonio externo griseo, palea oblonga ovali chalybæo nigra terminatis.
Fem. supra aureo viridis, pileo cupreo viridi; corpore subtus albo, viridi guttalo; pedibus rufescente papposis; subcaudalibus rufescentibus ; cauda emarginala, rectricibus mediis viridibus, externis et subextlernis albo terminatis.
g' Ad. — D'un vert brillant tirant légèrement au doré en dessus; la gorge et le devant du cou jusqu'à l’épigastre couverts largement de plumes squamiformes d’un vert métallique brillant; abdomen revêtu de vert doré presque lisse et luisant, région anale duveteuse blanche, à extrémité des plumes roussâtre; sous-caudales d’un vert brillant. Rémiges noirûtres, lustrées de bronzé violâtre. Queue singulière, à rectrices graduellement -plus long ies depuis les médianes jusqu'aux subexternes; les externes une fois plus longues ue les précédentes, flexibles, presque droites en entier, rétrécies graduellement, puis à une certaine distance avant la naissance de la palette brusquement atténuées, à baguette garnie des deux côtés de barbules très courtes er rares; la palette terminale est en ovale oblong à angle antérieur aigu, les autres fort arrondis; les médianes d’un vert cuivreux brillant, les autres jusqu'aux intermédiaires d’un vert cuivreux sur la barbe externe et d’un noir bleuâtre sur l’interne; la subexterne est d'un vert sombre sur la barbe externe et noire bleuâtre sur l’interne; l'externe est grise sur sa barbe externe, à baguette brune pâle et blanchâtre dans la partie atténuée; barbe interne noire bleuâtre; palette de cette dernière couleur à éclat plus fort près de l’extrémité, tirant au verdâtre sous certain jour. Bec noir, droit, un peu plus long que la tête dans sa partie dénudée; pattes d’un carné rougeâtre, à manchettes formées de longues plumes duveteuses rousses.
Q La femelle a le vert des parties supérieures du corps plus doré que chez le mâle, surtout au sommet de la tête, qui passe sous certain jour au
cuivreux assez fort; tout le dessous est blanc, varié de taches arrondies vertes, petites au milieu de la gorge et de la poitrine et plus grosses sur les côtés, surtout sur les flancs de l'abdomen; le bas-ventre et les sous-caudales lavés de roussâtre. Ailes comme celles du mâle. Queue à rectrices médianes d'un vert doré tirant au cuivreux, surtout à l'extrémité; les autres vertes sur la barbe externe et d’un saphir foncé sur l'interne,; les externes d’un noir bleuâtre terminées par une grande tache blanche; les subexternes ont aussi une petite tache terminale subtriangulaire sur la barbe interne; la rectrice externe beaucoup plus courte que la subexterne, égale à l'intermédiaire. Bec noir; pattes d’un carné grisâtre, à manchettes moins abondantes et d’un roussâtre plus pâle que celui du mâle.
Le jeune mâle semblable à la femelle, à queue un peu plus longue, la rectrice externe terminée par une bordure blanchâtre très fine; sur quelques-unes des tectrices sous-caudales le disque vert plus ou moins développé.
G' Longueur totale, 143; vol, 110; aïle, 44; rectrice externe, 19; distance entre l’externe et l'extrémité de la subexterne, 44; distance entre la subexterne et l'intermédiaire, 10; entre l’externe et la médiane, 61 ; longueur de la palette, 16-17; largeur, 9; longueur du bec, 18 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 43; rectrice externe, 27 millimètres.
Tambillo, Chachapoyas, Cococh6, Chirimoto, Huambo (STOLZMANN).
« Peu nombreux à Tambillo ; il faut cependant avouer qu’il est probable qu'il soit plus nombreux qu’il le paraît, car il vole assez haut et il est difficile de l’apercevoir. Sa voix est facile à distinguer de celles des autres colibris, elle se compose de quelques notes agréables d’un certain son harmonieux. Le mâle présente une figure éthérique au vol à cause de ses deux rectrices prolongées. En visitant les fleurs il vole plus régulièrement que les autres oiseaux-mouches, sans se jeter violemment d’une fleur à l’autre; on peut dire qu'il nage dans l’air. Le bourdonnement le trahit ordinairement. Je le’ rencontrai à la hauteur de 5,800-7,500 pieds. Il paraît visiter principalement les différentes espèces de quinquinas, mais plusieurs fois je l'ai vu aussi sur les fleurs des tillandsies. Pour se reposer il a l’habitude de se percher sur les branches basses,
» Rare à Huambo, mais très commun à Chirimoto en juillet, août et septembre, à l’époque de la floraison des plantes nommées romero et utcuquipina. Sur les romero je le rencontrais dans les lieux entièrement découverts. À Rayurmana il atteint la hauteur de 8,000 pieds. Dans l’époque mentionnée je ne rencontrais que des jeunes mâles. Cet oiseau-mouche se tient donc dans la région comprise entre 3,700 et 8,000 pieds ; on le rencontre le plus communément à 5,000 pieds » (STOLZMANN).