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Lesbia gracilis

Trochilus (Lesbia) gracilis, GouLp, P. Z. S., 1846, p. 86.

Lesbia gracilis, RercaB., Aufz. der Colibr., p. 8 — GouLrp, Mon. Tr., IL, tb. CLXVIIT — Intr. Tr., p. 101 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., III, p.295 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 238; 1880, p. 206; 1882, p. 36.

L. supra splendide aureo viridis; qula el collo anteriori squamosis splendidissime viridibus ; pectore abdomineque æneo viridibus; subcaudalibus fulvis, disco pallide viridi; cauda furcata, rectricibus mediis splendide viridibus, reliquis ad subexternas basi nigris, apice viridi lucidis; extlernis lotis æneo nigris, macula lerminali viridi minima, lalere exlerno etiam ultra apicem subexternarum grisescente, corpore duplo longioribus.

Fem. subtus alba, viridi maculosa, subcaudalibus pallide rufescentibus ; rectricibus externis corpore longioribus, latere exlerno usque ad apicem subexternarum albido.

G Sommet de la tête couvert jusqu’au vertex de plumes semi-squamiformes d’un vert doré brillant à disque paraissant sous certain jour plus obscur que la bordure; tout le dessus du corps est vert brillant, à éclat doré plus ou moins fort dans les différentes directions de la lumière; la gorge et le devant du cou largement couverts d’une plaque composée de plumes squamiformes d’un vert fort brillant; l'abdomen et la poitrine sont d'un vert moins intense que celui du dos, à reflet bronzé passant au doré sous

certain jour; les plumes du milieu de l'abdomen bordées de fauve; région anale duveteuse blanche; sous-caudales d’un roussâtre pâle à disque vert bronzé. Petites et moyennes tectrices alaires de la couleur du dos, les grandes noirâtres terminées de vert; les rémiges noirâtres, lustrées de violet. Queue singulière, divisée en deux branches, à rectrices médianes à externes subgraduellement plus longues; les médianes et les submédianes subarrondies au bout, les deux suivantes terminées en ogive; les externes parallèles, plus d’une fois plus longues que le corps; les médianes et les submédianes d’un vert foncé brillant, à reflet doré dans certaines directions de la lumière; les quatre suivantes d’un noir bleuâtre jusqu’à l’extrémité des précédentes ; puis d’un vert bronzé passant au vert beaucoup plus éclatant et plus pur à l'extrémité; les externes d’un noir bleuâtre velouté jusqu’à l'extrémité des subexternes, puis noires avec un faible reflet bronzé et une tache terminale oblongue subtriangulaire d’un vert bronzé éclatant, le bord externe est gris clair, dépassant l'extrémité de la rectrice précédente; la page inférieure de la queue est d’un noir violet dans la plus grande moitié basale des rectrices et bronzée dans la terminale, dans les externes la partie bronzée est largement bordée des deux côtés de violet; la bordure externe grise est beaucoup plus claire, presque blanche. Bec noir, droit, beaucoup plus court dans sa partie dénudée que la tête; pattes noirâtres, à tarse peu emplumé au-dessous du talon.

Q La femelle est d’un vert presque aussi splendide en dessus que celui du mâle, à sommet de la tête un peu moins brillant, à reflet cuivreux, paraissant être gris olivâtre dans certaines directions de la lumière; tout le dessous est blanc, parsemé de nombreuses taches arrondies d’un vert doré brillant, petites sur la gorge, plus grosses sur la poitrine et plus grosses sur les côtés de l'abdomen, le milieu du ventre largement immaculé; souscaudales fauves, avec une tache médiane verdâtre ou grise; la queue beaucoup moins longue et moins fourchue que celle du mâle, à rectrices médianes et les submédianes d’un vert presque aussi brillant que celui du mâle; les intermédiaires et les subexternes noires bleuâtres à la base, passant loin avant d'atteindre l'extrémité des suivantes en vert bronzé métallique, plus bronzé sur la subexterne que sur la précédente; l'externe est noire bleuâtre en entier, à barbe externe blanchâtre jusqu'au niveau de l'extrémité de la subexterne.

( Le jeune mâle ressemble à la femelle et ne s’en distingue que par la queue plus longue, à rectrices plus larges, à couleur verte plus pure sans nuance bronzée sur les subexternes et les intermédiaires, et la barbe externe des rectrices latérales grise et non blanchâtre; les taches du dessous plus pâles et plus bronzées; le blanc de l’abdomen moins pur. Le mâle commencant à prendre l'habit de noces a la gorge blanche parsemée de taches arrondies d'un vert bronzé; le milieu du ventre blanc isabelle sans taches; sommet de la tête beaucoup moins brillant que dans l'habit parfait, paraissant être gris olivâtre sous certain jour; les plumes de la queue moins brillantes.

Un mâle en habit de noces complet a le milieu du bas-ventre isabelle plus largement que les autres, les sous-caudales fauves, à disque médian vert peu prononcé et moins développé.

Un mâle adulte de Cutervo, en mue, a le vert des parties supérieures du corps plus pur, sans éclat doré, identique à la couleur de la Z. Gouldi; mais la queue présente les mêmes caractères que dans les autres individus de cette forme péruvienne.

S' Longueur totale, 153-160; vol, 122-130; aïle, 53; queue, 106; rectrice médiane, 16; bec, 14 millimètres.

Q Longueur totale, 116; vol, 121; aïle, 49; queue, 54; rectrice mé-

diane, 17; bec, 14 millimètres.

OBSERVATIONS. — Forme voisine de la Z. Gouldi, maïs distincte principalement par la couleur de la queue, et surtout des deux rectrices externes, qui, dans tous nos individus péruviens sont d’un noir intense presque velouté tirant un peu au bleuâtre, à peine distinct sous certain jour; la tache terminale est plus petite, surtout moins large et bien séparée de la couleur noire voisine, et ce n’est que sous certain jour que se montre un faible éclat verdâtre plus ou moins distinct sur tout l’espace velouté, tandis que dans la Z. Gouldi la tache verte terminale est plus volumineuse et l'éclat vert distinct dans toutes les directions de la lumière sur toute la partie libre de la rectrice externe. La barbe externe de la,rectrice latérale est d’un gris beaucoup plus clair et dépasse de 5 à 7 millimètres le bout des rectrices subexternes, tandis que dans les oiseaux de la Colombie elle est beaucoup plus foncée. La page inférieure est violâtre dans presque toute sa longueur dans les oiseaux péruviens, tandis que cette nuance ne dépasse pas l’extrémité des rectrices suivantes. Les rectrices de la deuxième paire sont noires jusqu’au bout des suivantes, tandis que dans les oiseaux de la Colombie le vert s’étend beaucoup plus loin sur la partie basale des pennes; un éclat cuivreux plus ou moins distinct sur le vert des rectrices subexternes et intermédiaires, dont il n’y a pas de trace chez les oiseaux de la Colombie. Le vert des parties supérieures du corps est beaucoup plus doré chez les oiseaux péruviens, s'étendant aussi sur le vert des rectrices. Les sous-caudales sont en général plus longuement bordées de fauve. Les jeunes oiseaux et ceux en transition présentent également la même différence dans la coloration de la queue.

Les oiseaux typiques de Gould, au Musée Britannique, s'accordent parfaitement en tous les détails avec nos oiseaux péruviens.

Chota, Tambillo, Cutervo, Chachapoyas (STOLZMANN).

« Assez nombreuse en juillet à Agua Blanca (montaña de Chuli, 9,000 pieds) à deux leguas de Chota. Commune à Tambillo en décembre et en janvier, tandis qu’en juin on n’en voyait pas une seule. A Cutervo on la rencontre jusqu’à 9,800 pieds. Très commune à Chachapoyas, où elle se tient dans les mêmes lieux que la Zoddigesia.

» C’est un oïiseau-mouche très remuant et craintif, ne se perchant que pour un moment et s’'envolant de suite.

» Il paraît que l’aire de son habitation est renfermée entre 7,500 et 10,000 pieds d'altitude.

» Il est facile à distinguer sa voix caractéristique. C’est un ési-tsi-tsi. ., fort et comme on peut dire criard, dont les tons les plus élevés se baissent graduellement, En visitant les fleurs il produit aussi un bruit semblable à celui du Æ2kamphomicron microrhynchus.

» À Cutervo il visite les fleurs rosées d’un certain arbre, quoique il paraisse prendre sa nourriture principalement sur les feuilles. A Chachapoyas il visite les fleurs de la framboise péruvienne, ainsi que celles du omcro ; quoique cette plante abonde à Huayabamba, sur la hauteur de 7,000 pieds, je ne l’ai jamais aperçu.

» Il est d’un caractère très belliqueux, dirigeant principalement son antipathie contre la Loddigesia qu’il chasse continuellement des fleurs. On le voit souvent passer dans une hauteur assez considérable, où sa queue produit un effet bizarre. » (STOLZMANN).

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