‹ Ornithologie du PérouChapitre 135 sur 288 · Rhamphomicron ruficeps · texte numérisé non relu

Rhamphomicron ruficeps

Trochilus (?) ruficeps, Goup, P. Z. S., 1846, p. 89.

Mellisuga ruficeps. Gr., Gen. B., I, p. 112.

Rhamphomicron ruficeps, BP., Consp. Av., I, p. 79 — Gourn, Mon. Tr., TI, tb. CLXXXVII — JIntr. Tr., p. 109 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., II, p. 171 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 160 — TAC 7 SEUSS80 Ip 207: 141889 n°36:

R. pileo usque ad verticem cinnabarino rufo; corpore supra æneo viridi; gula et collo medio squamosis nitentlibus, hoc ornamento antice pallide viridi, medio auratlo, poslice aureo cupreo, gradatim anguslato el aculo; pectore et hypochondriis plumis ænco viridibus fulvo marginatis ; abdomine medio fulvo, virescente maculalo; subcaudalibus fulvis; cauda emarginata, rectricibus cupreo æneis.

Fem. capile supra viridi, subsquamoso; dorso æneo viridi; sublns rufescens, gula viridi æneo punctala; hypochondriis æneo maculatis; rectricibus æneis, fulvido lterminatis.

g' Ad. — Sommet de la tête couvert d’une plaque graduellement rétrécie en arrière et étendue jusqu'à la nuque d’une belle couleur d’un roux ponce presque soyeuse et prenant sous certain jour un éclat rosé violâtre assez fort; le dessus du corps d’un vert fort lustré de bronzé cuivreux et passant au doré dans certaines directions de la lumière; le devant de la gorge est orné d’un rabat étroit et graduellement rétréci vers la pointe terminale, formé de plumes squamiformes très brillantes d’un vert clair passant au doré dans la seconde moitié de la longueur de cet ornement et ensuite au cuivreux doré vif à l’extrémité; ce rabat est entouré d’une nuance un peu plus foncée que celle des parties environnantes; les côtés de la tête et du cou sont d'un bronzé cuivreux fort luisant; les plumes de la poitrine et des flancs sont d’un bronzé verdâtre bordées largement de fauve; le milieu du ventre fauve, mélangé de blanchâtre avec quelques taches d’un bronzé verdâtre pâle peu prononcées; plumes duveteuses de la région anale blanches; sous-caudales fauves. Tectrices analogues à la couleur du dos;

rémiges brunes à lustre violâtre. Queue entaillée jusqu'au sixième postérieur, d’un bronzé luisant plus ou moins cuivreux sur la barbe interne des rectrices submédianes jusqu'aux externes; la page inférieure de la queue moins brillante. Bec noir, droit, à peu près aussi long dans sa partie dénudée que la tête; pattes noires, à tarse presque nu.

Le mâle au terme de son premier changement du plumage a la couleur rousse du sommet de la tête moins vive et plus foncée, celle du dos moins brillante et moins bronzée; la couleur verte du rabat gulaire plus pâle, à plumes terminées par une large bordure gris blanchâtre; le fond de la poitrine et des côtés du cou fauve tacheté de vert bronzé; les rectrices externes et les subexternes terminées par une tache roussûtre.

Q La femelle a le sommet de la tête vert passant au bleuâtre sous certain jour, à disque des plumes distinctement plus foncé ainsi qu'une fine bordure de chacune d'elles; le vert du dos moins bronzé; tout le dessous est roussâtre plus intense sur les côtés du cou, la poitrine et les flancs, et d'un fauve pâle au milieu de l’abdomen; la gorge parsemée de mouchetures d’un vert bronzé, les flancs tachetés de la même couleur; les rectrices externes et les subexternes terminées de fauve.

GS Longueur totale, 110; vol, 143; aile, 58 ; queue, 39; rectrice médiane, 37; bec, 14 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 54; queue, 34; rectrice médiane, 28; bec, 13 millimètres.

Trouvé par Stolzmann à Cutervo, à Tambillo et à Tamiapampa.

« Au mois de mai cet oiseau-mouche paraît être commun dans les contrées du Pérou septentrional mentionnées plus haut, visitant principalement les fleurs d’un certain Loranthus à fleurs jaunes. Commun à Tambillo sur les mêmes fleurs que l’Heliotrypha. On peut renfermer entre 5,800 et 10,500 pieds d'altitude les limites de sa dispersion verticale » (STOLZMANN).

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