Rhamphomicron microrhynchum
Ornismya microrhyncha, Boiss., Rev. Zool., p. 454 — Mag. Zool., 1840, tb. XVI.
Trochilus brachyrhynchus, Fras., P. Z. S., 1840, p. 16.
Rhamphomicron microrhyncha, BP., Consp. Av., I, p. 79 — GouLp, Mon. Tr., III, tb. CLXXXIX — Intr. Tr., p. 109 — Wuirezy, P.Z.S.,1873, p.190 — Muzis., Hist. Nat. O.-M., IT, p.162 — EzzroT, Class. and Syn. Tr., p. 160.
Rhamphomicron microrhynchum, Tacz., P. Z.S.,1874, p.544; 1880, p. 207.
3b0 ORNITHOLOGIE
Rh. capile supra et corpore sapphirino violaceis, gqula et collo squamosis aureo viridibus nitentibus ; pectore et ventre æneo viridibus, medio plumis fulvescente griseo marginatis; crisso isabellino, subcaudalibus fulvis disco viridi; cauda usque ad dimidiam partem furcaia, violaceo nigra.
Fem. supra æneo viridis, tectricibus caudæ rufis; subtus alba æneo viridi maculata; crisso isabellino, subcaudalibus rufescentibus; rectricibus extlernis
et subexternis apice late albis. |
g' Tête et tout le dos jusqu'aux sus-caudales d’un beau violet passant sous certain jour au saphiré; tectrices caudales d’un violet passant au verdâtre à l'extrémité; gorge couverte sur toute sa largeur d’une plaque squamuleuse graduellement atténuée en arrière et terminée en angle obtus au niveau des épaules, d'un vert doré métallique brillant, encadré des deux côtés de plumes d’un violet foncé prenant, vues d’en face, un ton noir intense velouté, présentant un contraste avec l'éclat du rabat jugulaire; tout le reste du dessous est d’un vert bronzé, à plumes du milieu bordées de gris roussâtre plus largement sur le milieu de l'abdomen, où cette dernière couleur est dominante; région duveteuse anale d’un isabelle roussâtre ; sous-caudales de la même couleur, à milieu plus ou moins vert bronzé; petites tectrices alaires violettes, les autres d’un vert bronzé; rémiges noires à lustre violet bleuâtre. Queue fourchue à peu près jusqu'à la moitié, à rectrices assez larges d’un noir profond paraissant velouté dans certaines directions de la lumière et lustrées légèrement de violâtre dans les autres; page inférieure de la queue plus pâle, à reflet bleu violâtre. Bec noir, droit, faible, de moitié moins long dans sa partie dénudée que la tête et plus court que celle-ci depuis la commissure; pattes noires, à tarse dénudé.
Q La femelle a le sommet de la tête vert, tirant un peu au bleuâtre,
à front d’une nuance bronzé grisâtre; tout le dos vert à reflet cuivreux doré, plus ou moins fort dans les différentes directions de la lumière; tectrices caudales rousses; tout le dessous blanc, moucheté de taches arrondies terminales dans toutes les plumes d’un vert bronzé, petites sur la gorge et le ventre, plus grandes sur la poitrine et les plus grosses sur les flancs; le milieu du ventre est immaculé et légèrement teint d'isabelle; région anale de la même nuance; sous-caudales roussâtres. Queue moins fourchüe, à rectrices noirâtres avec un reflet bronzé rougeâtre faible, les externes et les subexternes terminées de blanc.
QG Le jeune mâle ressemble à la femelle, mais à vert du sommet de la tête plus pur, sans nuance bleue; le dessous plus finement moucheté, le milieu de l'abdomen blanc, plus largement immaculé; rectrices plus noires à lustre violâtre, les externes et subexternes également terminées de blanc; un disque d’un vert foncé plus ou moins large sur les dernières sous-caudales; quelques-uns ont la gorge plus ou moins lavée de roussâtre.
En changeant le plumage, les plumes violettes se montrent par grandes plaques sur les différentes parties du dos séparées par les espaces verts plus ou moins grands; le sommet de la tête est en général le premier à se couvrir complètement de nouvelles plumes; les plumes brillantes du rabat commencent à apparaître quand la muc du dos est déjà avancée, et ce
dernier est complètement violet quand le rabat n’est pas encore formé; il paraît qu'en général le plumage des parties inférieures se forme plus tard que celui du dos.
G' Longueur de l'aile, 50; queue, 40; rectrice médiane, 22; bec, 11 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 43; queue, 29; rectrice médiane, 25; bec, 11 millimètres.
Trouvé par M. Jelski à Auquimarca au Pérou central, et à Paucal au Pérou septentrional ; par Stolzmann à Cutervo, entre 9,000 et 10,500 pieds d'altitude.
« L’estomac rempli d’hyménoptères et de petites cigales, Il est vif dans ses mouvements et se pourchassant souvent dans les régions élevées. Il visite les petites fleurs d’une solanée, saisissant aussi les insectes au vol; j'en ai vu un perché sur un arbrisseau de solane, s’envolant à chaque instant pour prendre les insectes entre les feuilles de cet arbre » (JELSKI).
« J’ai constaté que c’est lui qui produit un son bizarre qu’on peut comparer avec le grincement des dents; ce son a aussi beaucoup de ressemblance avec celui de la Lesbia gracilis. Les détails de la coloration des jeunes, la structure des plumes et les habitudes me conduisent à croire que ces deux genres sont très voisins dans la série naturelle des oiseaux-mouches. Je l’ai vu aussi s’accrochant aux troncs verticaux des arbres à la recherche des insectes; c’est donc la troisième espèce dont j'ai remarqué cette particularité.
> J’ai entendu au moins trois fois un bruit bizarre que ce colibri produit dans certaines circonstances, c’est un claquement des ailes répété trois ou quatre fois, semblable à celui des pigeons au moment de s'envoler, et si fort qu’on ne pourrait pas croire qu'il provient d’un oiseau aussi faible. En général il est très remuant, s’élance dans les différentes directions, se pourchassant continuellement, se perchant pour une seconde et recommençant les mêmes manèges aériens. Il cherche sa nourriture sur les mêmes fleurs que la Zesbia gracilis. L'espèce paraît manquer complètement dans la chaîne orientale des Cordillères » (STOLZMANN).