‹ Ornithologie du PérouChapitre 147 sur 288 · Adelomyia melanogenys · texte numérisé non relu

Adelomyia melanogenys

Trochilus melanogenys, Fras., P. Z. S., 1840, p. 18.

Trochilus sabinæ, Bourc. et Muzs., Ann. Soc. Agr. Lyon, 1846, p. 323 — Rev. Zool., 1846, p. 316.

Adelomyia melanogenys, GouLp, Mon. Tr., tb. CXCVIII — Intr. Tr., p. 118 — Muss., Hist. Nat. O.-M., III, p. 131 — Ezrior, Class. and. Syn. Tr., p. 182 — Tacz., P. Z. $S., 1879, p. 238; 1880, p. 207.

Adelomyia maculata, GouLp, Mon. Tr., IT, tb. CXCIX — Tacz., 12 Po Dop le, D ee

À. capile supra fusco viridi, striga postoculari alba, loris regioneque auriculari fuscis ; corpore supra viridi lucido, nitore subauralo ; subtus albo fulvida, gula et collo antice viridi æneo punctatis, hypochondriis viridi albis, abdomine medio immaculaio; subcaudalibus fulvo albidis, disco viridi parvo; cauda subiruncata, rectricibus fusco æneis ante apicem obscurioribus, nitore subviolaceo, submediis ad extlernas albido terminatis, et dimidia parte basali interno fulva.

G' Sommet de la tête couvert de plumes brunes, avec un léger reflet vert

plus ou moins distinct dans certaines directions de la lumière; tout le dessus depuis la nuque jusqu'aux tectrices caudales d’un vert passant sous certain jour au bleuâtre et lustré d'un bronzé doré vu d’arrière en avant; une strie blanche postoculaire prolongée jusque au-dessus de l'extrémité des tectrices auriculaires; ces dernières ainsi que les lores d’un brun olivâtre foncé; tout le dessus du corps est d’un blanc teint légèrement de fauve, moucheté de points arrondis d’un bronzé foncé sur la gorge et le devant du cou antérieur, varié de taches beaucoup plus grosses d’un vert bronzé sur les flancs et de taches beaucoup plus petites au milieu de la poitrine, tandis que le milieu de l’abdomen est largement immaculé; les côtés du bas-ventre plus roussâtres ; région anale duveteuse blanche ; souscaudales blanchâtres à disque vert bronzé. Tectrices alaires de la couleur analogue à celle du dos, les grandes primaires noires à un faible reflet bronzé; rémiges noirâtres lustrées légèrement de violet. Queue tronquée, à rectrices externes beaucoup plus courtes, d'un bronzé obscur peu brillant passant au noirâtre, lustré de violet vers l'extrémité, qui dans les externes jusqu'aux submédianes est blanchâtre, plus largement sur les premières et graduellement moins sur les suivantes, la barbe interne, excepté dans les médianes, est d’un fauve grisâtre dans sa moitié basale ; la partie foncée de la page inférieure des rectrices est violâtre. Bec noir, à base de la mandibule carnée, droit, subcylindrique, un peu plus long dans sa partie dénudée que la tête; pattes d’un brunâtre pâle, à tarse brièvement emplumé.

© Semblable en tout au mâle, mais les plumes du dos passant en une teinte bleuâtre beaucoup plus faible.

En plumage frais les deux sexes ont les plumes de la tête plus bronzées, à disque et la bordure distinctement plus foncés; le fond du dessous en général plus fauve et plus roussâtre sur les flancs, les taches terminales des rectrices plus fauves.

@ Le jeune oiseau ressemble aux adultes et ne s’en distingue que par les taches plus grandes au menton, en y formant une tache foncée squamulée de fauve, les flancs sont plus roux avec des taches bronzées moins grandes que chez les adultes; les taches terminales des rectrices sont plus roussâtres et présentent une grande tache rousse distincte sur les lores.

G' Longueur totale, 103-108; vol, 144-145; aile, 57; queue, 36; bec, 18 millimètres. )

Q Longueur totale, 103; vol, 135 millimètres.

Trouvée par M. Jelski à Chilpes; par Stolzmann à Tambillo, à Cutervo et à Tamiapampa.

« On rencontre également cet oïseau-mouche au fond des forêts et dans les lieux clairs couverts de buissons nains. Son vol est court en général; en visitant les fleurs et les feuilles il se perche continuellement et ne s’envole que pour se poser de nouveau. C’est un des colibris qui aime à se percher en visitant les fleurs, quand il peut atteindre leur corolle; en cas contraire il s’accroche à la fleur même, et vibrant de ses ailes il cueille sa nourriture.

» Perché sur une branche, il fait entendre un sifflement fin et monotone. Il visite aussi plusieurs petites espèces de chinchina. À Cutervo, je le rencontrais à 9,700 pieds d'altitude, maïs il y est beaucoup plus rare qu'à Tambillo; à Tamiapampa il est assez rare » (STOLZMANN).

STE Fleliothrix auritus

Trochilus auritus, GM., L. S. N,., I, p. 493 — Larn., J. O., I, p. 511 — Wiep., Beitr. Natg. Bras., IV, p. 104.

Trochilus leucocrotaphus, Vies, N. D. H. N., VI, p. 374.

Ornismya aurita, Less., Ois.-Mouch., p. 63, tb. X, XI.

Ornismya nigrotis, Less., Ind. Gen. et Syn. Ois. Gen. Tr., ne AL Où

Heliothrix auritus, Boté, Isis, 1831, p. 547 — GourD, Mon. Tr., IV, tb. COXIIT — JZntr. Tr., p. 191 — Muis., Hist. Nat. O.-M., II, p. 237 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 174 — Scr. et SaLv., P. Z. S., 1867, p. 979; 1873, p. 288 — Tacz., P. Z. $S., 1889, p. 37.

Heliothrix longirostris, GouLp, P. Z. S., 1862, p. 124.

H. supra splendide viridis ; capite, dorso et tectricibus alarum nitore aureo; sublus sericeo candidus, qula media et collo antico griseo maculatis; striga lalissima suboculari nigra; remigibus nigris nilore indigotino; cauda longa, gradata, rectricibus mediis et submediis æqualibus, totis nigro indigotinis, intermediis ad externas gradatim brevioribus albis. Rostrum nigrum, latum, ante apicem compressum el acutum, dimidiam partem corporis æquans; pedes carneo grisei.

G' D'un vert fort brillant en dessus, passant au vert doré sur la tête, le dos et les tectrices alaires, plus fort d’arrière en avant que dans les autres directions de la lumière; tout le dessous du corps est blanc soyeux, avec des taches grises pâles au milieu de la gorge et du devant du cou, rangées en quatre lignes longitudinales; le vert du front s'étend sur le devant des lores en y touchant à la couleur blanche; une large bande d’un noir velouté occupe la partie postérieure des lores, passe sous l’œil, sur les oreilles, et se courbant en bas se termine dans la moitié de la hauteur du cou; dans les individus très adultes la partie inférieure de cette bande est violâtre. Les rémiges sont noires, lustrées de bleu indigo. La queue longue, à rectrices médianes et les submédianes larges, d’égale longueur, d’un bleu indigo foncé; les autres graduellement plus courtes vers les externes et moins larges sont blanches avec une tache arrondie noire dans le tiers basal de leur longueur. Bec noir, droit, fort, assez large à la base, puis graduellement rétréci, jusqu'aux deux tiers de sa longueur, où il est brusquement comprimé et terminé en pointe; pattes carnées, à doigts gris brunâtres, les tibias brièvement garnis de plumes brunes à la base et blanchâtres à l’extrémité.

Q La femelle ne diffère du mâle que par les taches gulaires un peu plus grosses et plus foncées.

G! Longueur totale, 150; vol, 173: aile, 68; queue, 62; bec, 24,5 millimètres.

Q Longueur totale, 149; vol, 170; aile, 66; queue, 60; bec, 25 millimètres.

Stolzmann a fourni deux exemplaires de Huambo (3,700 pieds), où l’oiseau paraît être très rare. Coshiboya (BARTLETIT); Pebas (HAUXWELL).

+182. — Klaïs CGruimeti

Trochilus Guimeti, Bourc. et Muzs , Ann. Soc. Agr. ne 1873, p. 83, tb. IT — Aev. Zool., 1843, p. 72.

Klais Guimeti, Hrqub Aufz. der Colibr., p. 13 — Gourp, Mon. Tr., IV, tb. COX — Intr. Tr., p. 119 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., TU, p. 139 — ELrioT, Class. and Syn. Tr., p. 184.

Claïs Guimeti, SCL. et SALv., P. Z. $S., 1807, p. 792; 1873, p. 288 — Nomencl. Av. Neotr., p. 184 — Tacz., P. Z. S., 1889, p. 37.

Meilisuga Merrittii, LAwRr., Ann. Lyc. N. Bi N. Y., 1860, VII, p. 110.

K. capite squamoso violaceo sapphirino, genis et nucha obscure viridibus, macula magna postoculari candida; dorso aureo viridi, tleciricibus caudæ superioribus pallide viridibus; gula violaceo sapphirina, pectore abdomineque cinereo, hypochondriis viridi auralo maculatis; crisso albo; subcaudalibus cinereis, disco obscuriori ; alis nigricantibus nilore violaceo ; cauda subtruncala, rectricibus pallide viridibus; externis ad submedias ante apicem obscurioribus, reliquis apice albo tenuissime limbatis.

Fem. capile viridi, corporeque subtus pallide cinereo distinguenda.

g' Ad. — Sommet de la tête couvert jusqu’à la nuque de plumes squamiformes d’un saphiré fort brillant, passant au violet dans d’autres directions de la lumière; gorge longuement de la même couleur également brillante; côtés de la tête et nuque d'un vert foncé, avec une grande tache postoculaire blanche; dos d’un vert doré brillant, surtout vu d’arrière en avant; sus-caudales d’un vert clair, prenant un léger ton bleuâtre dans certaines directions de la lumière; poitrine et abdomen d’un cendré pâle, avec de grosses taches d’un doré verdâtre sur les côtés de ce dernier; région anale duveteuse blanche; sous-caudales d’un cendré clair à disque un peu plus foncé. Ailes d’un noir violâtre, à peu près aussi longues que les rectrices, à tectrices de la couleur du dos. Queue presque tronquée, à rectrices larges, arrondies à l'extrémité, d’un vert clair, terminées largement depuis l’externe jusqu'aux submédianes de fuligineux verdâtre foncé, bordé à l'extrémité de blanc, plus ou moins finement; page inférieure de la

queue moins brillante. Bec noir, droit, subcylindrique, à peine plus long que la tête; pattes grêles, brunes, à tibias garnis brièvement de plumes d’un vert obscur à la base, bianchâtres à l'extrémité.

Q Dessus du corps semblable à celui du mâle, à sommet de la tête sans couleur bleue, remplacée par le noirâtre au front et le vert foncé sur le cervix; tout le dessous du corps est d’un cendré pâle, presque blanchâtre au milieu du ventre, sans parure bleue sur la gorge, et peu tacheté de vert doré pâle sur les flancs de l'abdomen; les rectrices terminées plus longuement de blanc.

Le jeune mâle dans son premier plumage semblable à la femelle. En changeant le plumage 1l commence par prendre les plumes bleues au sommet de la tête.

G' Longueur totale, 97; vol, 130; aile, 57; queue, 26; bec, 15 millimètres.

Q — 97; — 115 millimètres.

OBSERVATIONS. — Les oïseaux péruviens se distinguent de ceux de Bogota et du Venezuela par la couleur cendrée de la poitrine et de l’abdomen plus claire, sans taches métalliques terminales aux plumes, qui ne se manifestent que sur les flancs, tandis que dans les oiseaux cités plus haut tout le milieu de la poitrine et de l’abdomen est d’un cendré presque ardoisé, tacheté de vert partout. La forme de l'Amérique Centrale, X. Merrittii Lawr., s'accorde plus à nos oïseaux péruviens, étant intermédiaire entre celles de Bogota et du Pérou.

Huambo (STOLZMANN); Chayavetas (BARTLETT).

« Assez commun à Huambo. Je le rencontrai sur les arbres élevés d’une vieille forêt. Il visite en outre les fleurs blanches de l’ Agave. Par ses habitudes il rappelle la Metallura smaragdinicollis. On peut facilement prendre sa voix pour celle d’une certaine cigale » (STOLZMANN).

Page 1