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Schistes Creoffroyi

Trochilus Geoffroyi, Bourc. et Muzs., Ann. Soc. Agr. Lyon, 1843, VI, p. 37, tb. IT — Rev. Zool., 1843, p. 101.

Petasophora (?) Geoffroyi, Gouzp, P. Z. S., 1847, p. 9.

Schistes Geoffroyi, Gouzp, Mon. Tr., IV, tb. COX VII — Jntr. Tr., p. 1922 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 155 — Ezuior, Class. and Syn. Tr., p. 173 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 544.

S. capile supra obscure viridi, plumis fusco marginatis ; nucha, collo postico, tergo, uropygio tectricibusque caudæ æneo cupreis ; dorso anterrori viridi; striga postoculari alba; regione auriculari fusco olivaceo ; gula squamosa pallide viridi nitida; lateribus colli violaceo cæruleis; pectore medio latissime æneo viridi, lateribus albidis ; hypochondris viridi æneis ; cauda arcuala, rectricibus mediis æneis; reliquis basi el apice viridibus fascia lala subiterminali sapphirina.

g' Ad. — Tête revêtue de plumes vertes foncées, à disque obscur et paraissant être largement bordées de brun; la nuque et le derrière du cou, ainsi que toute la partie postérieure du dos, le croupion et les tectrices caudales d’un bronzé cuivreux, tandis que le devaut même du dos est vert à reflet doré dans certaines directions de la lumière; une raie blanche derrière l'œil, descendant en arrière de la région auriculaire qui est d’un olive foncé, s'étendant sur tout le côté du visage; gorge couverte de plumes squamiformes d’un vert clair brillant, bordé sur le bas de chaque côté d’une grosse raie blanchâtre occupant les côtés du haut de la poitrine, dont le milieu est vert lisse, lavé de bieuâtre au-dessous de la plaque gulaire; les côtés du cou parés de plumes squamiformes de bleu fort brillant, passant au violet, se détachant du corps; les côtés de l'abdomen sont d’un bronzé verdâtre lisse à reflet doré, tandis que le milieu du ventre est couvert de plumes blanchâtres à extrémité bronzée, plus ou moins largement; région anale duveteuse blanche; sous-caudales d'un vert pâle, bordées de blanc et à base de la même couleur. Tectrices alaires d’un vert bronzé à bordures cuivreuses; rémiges noirâtres à lustre violâtre. Queue en losange quand elle est étalée, à rectrices assez larges, graduellement moins longues des médianes aux externes; les médianes d’un bronzé verdâtre, les autres d’un vert d’eau brillant à la naissance et à l'extrémité, traversées d’une large bande subterminale saphirée, passant au bleu clair sur ses deux bords antérieur et postérieur ; l'extrémité même des submédianes jusqu'aux externes finement bordée de blanchâtre; page inférieure analogue à la supérieure, mais un peu plus luisante. Bec droit, assez fort, un peu moins long que la moitié du corps, graduellement rétréci jusqu'aux deux tiers de sa longueur, puis brusquement comprimé en lame de poignard à deux tranchants, noir, à base et le bord de la mandibule inférieure blanchâtre; pattes brunes, à tarse peu emplumé.

Q La femelle diffère par ses rectrices plus largement terminées d’une bordure blanche; le devant de la gorge et du cou marqués de mouchetures vertes sur un fond blanchâtre; par la parure violette des côtés du cou moins développée; par son ventre moucheté de vert sur un fond plus pâle, surtout sur la région médiane et ses sous-caudales plus largement blanches.

@ Le mâle dans l’âge non adulte a la parure des côtés du cou et celle du devant de la gorge peu marquées ou plus ou moins incomplètes; les plumes de la région médiane du dessous frangées de fauve ou de cendré; souscaudales blanches.

S' Longueur de l'aile, 53; queue, 33; rectrices externes, 26; bec, 16 millimètres.

Paltaypampa (JELSKI).

134 — Petasophora anaïs

Rhamphodon anaïs, Less., Troch., p. 146, tb. LV.

Trochilus thalassinus, JarD., Humm. B., IE, p. 47.

Trochilus anaïs, Jarp., !. c., p. 73— TscH., Faun. Peru., pp. 39 et 244.

Petasophora anaïs, GouLp, P. Z. S., 1847, p. 8 — Mon. Tr., IV, tb. COXXIV — Jntr. Tr., p. 124 — Muzis., Hist. Nat. O.-M., II, p. 14% — Error, Class. and Syn. Tr., p. 50 — AGE, JP, S., 1874, p. 941 ; 1879, p. 237; 1880, p. 204; 1882, p. 37.

Petasophora iolata, GouLp, P.Z.S., 1847, p. 9 — Mon. Tr., IV, tb. COXXV — Jntr. Tr., p. 124 — Tacz., P.Z. $S., 1874, p. 541 — Eupes-DesL., Catal. Descr., I, p. 201.

P, capile corporeque supra viridibus, in lectricibus cauda el uropygio cupreo Micans ; mento, qula superiori, vitta suboculari a commissura rostri nascente el plumis auricularibus elongatis violaceo sapphirinis ; collo antico pectoreque squamosis viridibus nitidissimis, disco obscuriore; abdomine viridi, in media anteriori parle cæruleo; subcaudalibus pallide viridibus, griseo limbatis; alis violaceo brunneis ; cauda viridi cærulea, fascia transversa anteapicali chalybæo nigra.

g' Ad. — Tête couverte de plumes d’un vert sombre, paraissant étre sous certain jour bordées finement de brun foncé et dans les autres directions prenant un éclat beaucoup plus fort; dos et tectrices alaires d’un beau vert, à lustre doré assez fort dans certaines directions de la lumière, surtout au croupion, où toutes les plumes prennent un éclat cuivreux assez fort; les sus-caudales sont d’un vert olivâtre bronzé plus foncé; le menton avec le haut de la gorge est d'une belle couleur saphir violacé, prolongée des deux côtés en une raie sous-oculaire large se liant postérieurement à une parure auriculaire de la même couleur, formée de plumes allongées, se détachant du corps; tout le reste du devant de la gorge et la poitrine sont couverts largement de plumes squamiformes d’un vert fort brillant, à disque plus foncé, paraissant être noir sous certain jour, ce qui forme une écaillure, faisant l'effet d’une sculpture en relief; sous certain jour toute cette partie prend une nuance légèrement bleuâtre; les côtés de l'abdomen sont largement couverts d’un vert doré, analogue à celui du croupion; le milieu de l’épigastre et d'une grande partie du ventre est occupé de bleu saphiré; région anale duveteuse blanche; sous-caudales d’un vert pâle bordées de cendré roussâtre clair. Aïles brunes avec un faible reflet violâtre. Queue entaillée à rectrices très larges; les médianes d’un vert lustré de bronzé, les autres d’un bleu verdâtre tendre, toutes traversées largement de noir bleuâtre devant l'extrémité qui est d’un bleu d’azur, légèrement verdâtre et

passant au vert bronzé au bout; la page inférieure de la queue beaucoup plus brillante. Bec noir, très peu courbé, assez fort, un peu plus long que la moitié du corps, très légèrement denticulé dans la partie antérieure des deux mandibules; pattes noires, à tarse emplumé jusqu'aux doigts.

Dans le jeune âge les plumes de la tête sont plus sombres et moins squamiformes, celles du dessus à éclat doré moins fort; la parure auriculaire moins développée et se détachant moins du corps; les plumes saphirées de la gorge moins brillantes, l’écaillure du cou et de la poitrine moins prononcée; l’espace bleu abdominal moins intense.

Q La femelle dans son état adulte est plus petite, à bec moins fort que chez le mâle; la parure auriculaire plus étroite; celle de la gorge plus courte, d’un bleu moins brillant ; les plumes de la scutelle gutturale plus petites ; les plumes bleues du milieu de l'abdomen occupant l’espace plus restreint.

GS! Longueur totale, 156; vol, 202; aile, 86; queue, 50; bec, 32; tarse, 5 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 73; queue, 47; bec, 29; tarse, 5 millimètres.

Huanta, Soriano, Acancocha (JELSKI); Tambillo, Callacate, Chirimoto, San Miguel, Achamal (STOLZMANN); Paucal, Andamarca (coll. RAIMONDT).

« Je ne connais d'autre oïiseau-mouche à habitudes aussi voisines des gobemouches comme celui-ci. Je l’observai pendant longtemps perché sur une branche sèche et s’élançant à chaque instant pour happer un insecte, en haut, en bas et dans les différentes directions, revenant toujours sur le même oîte. Il était très agité et faisait des détours très violents. Dans les intervalles il s’élança trois fois haut dans l’air, étala d’une manière très élégante sa queue exécutant une sorte de chanson : Tsi-tschio-tschio-tschio-tsehi tsi tsi tsi...; puis il se baïissa brusquement dans une direction oblique, à la manière des faucons. IL me paraît que c’est une évolution propre à l’époque des noces.

» À Auquimarca il visite Les fleurs rouges d’une vesce arborescente; comme l’Æelianthea dichroura il produit un claquement d’ailes quand il lutte dans l’air »

(JELSKI).

« Pour la première fois je l’ai aperçu à Agua Blanca, au voisinage de San Miguel (9,000 pieds). Assez commun à la fin de juillet à Chota. L’exemplaire que j'y ai tué avait la nuque salie du pollen des fleurs. Je le rencontrai souvent auprès des grandes fleurs rouges de la Zacksonia.

» Les manœuvres bizarres de cet oiseau-mouche m'ont frappé dans sa première rencontre. Il s'élève haut dans l’air comme une alouette, chante et revient comme une flèche sur la même branche d’où il est parti, répétant cette manœuvre plusieurs fois et revenant chaque fois à la même place. Son chant est assez court, mais toujours c’est un chant véritable. Perché sur une branche il pousse un son simple. Qui connaît la voix des colibris ne pourrait deviner qu’elle provient d’un oiseau de la même famille; il la prendrait plutôt pour une voix d’un granivore. |

» À Tambillo ils se sont montrés en décembre, quand les Zrythrine commencèrent à fleurir. J’y ai vu sa lutte aérienne avec un Panoplite. Ils se dressaient comme deux coqs, mais le Panoplite l’a vaincu. Après la floraison des Zrythrine, ils disparurent complètement. |

» Il paraît qu'il se tient entre 4,800 et 9,000 pieds d'altitude. C’est à Achamal que je l’ai rencontré le plus bas, quoique il me paraît que je l’ai vu aussi à Huambo. A Chirimoto il visite principalement une espèce de Salvia à fleur bleue. Comme à Chota ils y ont souvent le front sali du pollen » (STOLZMANN).

4185. — Petasophora cyanotis

Trochilus cyanotis, Bourc., Rev. Zool., 1843, p. 101.

Ornismya cyanotis, Less., Troch., p. 151, tb. LVIT.

Petasophora cyanotus, GouLp, P.Z.$S., 1847, p.8 — Mon. Tr., IV, tb. CCXX VIII.

Petasophora cyanotis, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 251 — GouLp, Intr. Tr., p. 195 — Muxzs., Hist. Nat. O.-M., II, p. 150 — ELLIOT, Class. and Syn. Tr., p. 51 — Tacz., P. Z.$S., 1879, p. 237 — Eupes-DEsL., Cat. Descr. Tr., I, p. 206.

Petasophora Cabanidis, HEIN., J. fur O., 1863, p. 182.

P. capite supra viridi, plumis fuscescente marginatis, fronte obscuriori ; corpore supra viridi usque ad extremitalem uropygri; tectricibus caudæ æneo viridibus ; area suboculari, paulo post commissuram rostri nascente, et plumis auricularibus elongatis violaceo sapphirinis ; gula, collo el pectoris antica parte squamosis viridibus, disco obscuriori; pectore infero abdomineque viridibus ; subcaudalibus pallide viridibus, isabellino limbatis; alis violaceo brunneïs ; cauda pallide cæruleo viridi, ante apicem nigro chalybæa transfasciata.

g' Tête couverte de plumes squamiformes d’un vert foncé plus obscur au front et paraissant être bordées finement de brun; dos et tectrices alaires verts, avec un faible éclat doré sur sa partie postérieure; tectrices caudales d’un vert légèrement bronzé; dessous du cou orné de chaque côté d’une large bande d’un saphiré violâtre naissant un peu derrière la commissure du bec, passant sous les yeux et se liant à une parure auriculaire formée de plumes allongées de la même couleur et se détachant du corps; le menton, la gorge, le devant du cou et le haut de la poitrine couverts de plumes squamiformes d’un vert brillant à disque obscur paraissant être noirâtre sous certain jour; le reste du dessous du corps est d’un vert clair luisant presque lisse; région anale duveteuse isabelle; sous-caudales d’un fauve roussâtre, lustrées de vert pâle, plus ou moins largement au milieu. Aïles brunes à reflet violâtre;, rémige latérale bordée finement de blanchätre. Queue presque tronquée, à rectrices larges; les médianes d’un vert bronzé, les autres d’un vert tendre, d’un vert de mer ou d’un vert bleuâtre selon le jour sous lequel on les examine, paraissant être bordées de brun ou de brun verdâtre à leur côté externe, traversées largement d'une bande noire bleuâtre devant l'extrémité qui est d'un bleu tendre ou verdâtre, d’une teinte plus

bleue qu'à la base; baguettes blanches à la base; page inférieure de la

queue un peu plus claire. Bec noir, à peine arqué, un peu moins long que la moitié du corps, de force médiocre, sans dentelure visible au bord des mandibules,; pattes brunes, tarse emplumé de brun. Q La femelle diffère peu du mâle, mais elle est d’une taille moins forte,

à bec plus court; la bande sous-oculaire plus courte et presque nulle antérieurement ; les sous-caudales d’un fauve pâle ou de cendré fauve lustré de verdâtre sur la majeure partie de leur disque.

@ Dans le jeune âge la parure sous-oculaire et l’auriculaire bleue est plus ou moins incomplète, la gorge et le cou sont moins brillants, les plumes du cou quelquefois frangées de fauve.

G' Longueur totale, 121-128; vol, 167-170; ailes 11 ;Lqueue,; 41: "bec, 22; tarse, 4 millimètres.

« Très commune à Tambillo, dans les lieux découverts parsemés de petits buissons. Elle aime à se percher sur les sommets des arbres de la forêt voisine où on entend pendant des heures entières sa voix à deux sons : Zschou-tschi, tschou-tschi… Cette voix devient insupportable au chasseur, masquant les voix de beaucoup d’autres petits oiseaux. En septembre elle visitait les fleurs des rhododendrons » (STOLZMANN).

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