Patagona gigas
Trochilus gigas, Vreis., Gal. Ois., I, p. 296, tb. CLXXX.
Ornismya tristis, Less., Ois.-Mouch., p. 453, tb. III.
Ornismya gigantea, D'Ors. et LAFR., Syn. Av., p. 26, sp. I.
Patagona gigas, GRr., / ist Gen. B., 1840, p. 14 — Gouzp, Mon. Tr., IV, tb. CCXXXIT — Intr. Tr., p. 127 — Muis., Hist. Nat. O.-M., II, p. 194 — Error, Class. and Syn: Tr., p. 67 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 545.
P. capite corporeque supra griseo olivaceo, nitore viridi; uropygio sordide albo, virescente fusco maculato ; subtus fulvo rufa, plus aut minus viridi fusco maculala; subcaudalibus albis; alis rectricibus extlernis longioribus, griseo fuscis ; cauda emarginata, rectricibus fusco olivaceis, basi griseis.
g Ad. — Tête emplumée jusqu'à l'extrémité des scutelles, couverte au sommet de plumes d’un brun foncé, à éclat verdâtre très faible et bordées finement de fauve pâle; dos jusqu’à la région uropygiale d’un gris olivâtre foncé à lustre verdâtre très faible et les plumes bordées de fauve dans le plumage frais et sans bordures dans le plumage avancé; croupion blanc maculé de foncé et teint plus ou moins de roussâtre dans sa partie antérieure; sus-caudales olives verdâtres, bordées de blanc; tout le dessous roux ou fauve roussâtre, à gorge plus pâle, le disque de plumes plus ou moins noirâtre; la poitrine et les flancs de l'abdomen plus ou moins variés de taches olives verdâtres; la région anale duveteuse et les sous-caudales blanches, ces dernières avec une grande tache subterminale grisâtre ou noirâtre plus ou moins prononcée sur les postérieures. Aïles brunes à reflet bleu violâtre, plus fort sur la page inférieure, à tectrices de la couleur du dos; barbe externe de la première rémige bordée finement de blanchâtre; dans le plumage frais toutes les rémiges entourées au bout d’une bordure blanchâtre; sous-alaires d’un olive verdâtre. Queue entaillée jusqu’au quart postérieur de la longueur, à rectrices larges, d’un olive verdâtre foncé, à éclat bronzé; l’externe grise jusque près de son extrémité, à baguette blanche; la suivante de la même couleur dans sa moitié basale; page inférieure de la queue plus claire. Bec noir, droit, fort, un peu plus long que la moitié du corps; pattes fortes, brunes, à tarse garni jusqu'aux doigts de plumes brunes terminées largement de blanc ou de roussâtre.
Q La femelle diffère peu du mâle; le dessous est en général moins roux, à poitrine et les flancs plus ou moins lavés de gris, la gorge plus largement pâle, à moucheture foncée plus intense et plus étendue; les sous-caudales à disque plus sensiblement foncé.
g' Longueur totale, 229; vol, 344; aile, 130-135; queue, 77; bec, 45 millimètres.
Q Longueur de l’aile, 128; queue, 7; bec, 43 millimètres.
Trouvé par M. Jelski à Huanta, par Stolzmann à Chota (8,500 pieds) et dans la vallée de Socota.
« Cet oïseau-mouche n’est pas rare dans les ravins, où j’ai souvent rencontré plusieurs à la fois. Son vol ressemble beaucoup à celui des martinets et n’en diffère que par les mouvements des aïles plus subits, quoique il plane aussi souvent les ailes immobiles. Il visite une certaine espèce de Zacksonia, et la tête de chaque individu est jaunie par le pollen de cette plante. Il a aussi l’habitude de monter en l'air, y battre des ailes dans une position verticale, et de revenir sur sa place; j’ai vu un répétant deux fois de suite cette manœuvre bizarre. Outre un sifflement délicat je n’ai jamais entendu d'autre voix » (STOLZMANN).