Docimastes ensiferus
Ornismya ensifera, Boiss., Rev. Zool., 1839, p. 354 — Mag. Zool., 1840; Oùs., tb. XV.
Trochilus derbyanus, Fras., P. Z.$S., 1840, p. 16.
Docimastes ensiferus, GouLp, Mon. Tr., IV, tb. CCXXIIT — Intr. Tr., p. 129 — Muxs., Hist. Nat. O.-M., IT, p. 286 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 68 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 543; 1880, p. 204, À : |
Docimastes Schliephaekei, HEIN., Journ. für Orn., 1863, p. 215. |
D. capite cupreo, pileo fuscescente squamulaio; corpore supra splendide viridi aureo micanti; gqula fusco viridi albo squamulosa; pectore hypochondriisque splendide viridibus, abdomine medio sordide albido, plumarum disco viridi ; subcaudalibus viridibus, albo limbatis ; alis nigris nitore violaceo ; cauda profunde emarginata, ærea nitore subcupreo.
Fem. corpore subtus albido, viridi maculoso.
g' Ad. — Sommet de la tête jusqu'à la nuque d’un cuivreux doré obscur, distinctement squamulé de bordures foncées sous certain jour et à disque paraissant être plus foncé dans les autres directions de la lumière; côtés de la tête d’un cuivreux moins intense, avec une tache blanche postoculaire ; dos depuis la nuque jusqu'aux sus-caudales d’un vert brillant, à reflet doré plus ou moins fort selon la direction de la lumière; la gorge couverte largement de plumes d’un vert très foncé, paraissant être noïrâtres sous certain jour, bordées finement de blanchâtre en formant des squamules aiguës au bout; la poitrine et les flancs de l'abdomen sont d’un vert fort luisant sous un jour favorable; milieu de l'abdomen gris blanchâtre, à disque des plumes largement vert; région anale duveteuse blanche; sous-caudales vertes bordées de blanc. Les tectrices alaires et les rémiges tertiaires concolores au dos; les rémiges et les grandes tectrices primaires noires, avec un lustre violet assez fort. Queue fort entaillée, à rectrices larges, aiguës à l’extrémité, bronzées. Bec noir, grêle, subcylindrique, près d’une fois plus long que le corps; pattes d’un carné brunâtre, assez fortes, à tarse emplumé seulement par devant jusqu’à la moitié de sa longueur.
Q Ad. — Le bronzé du sommet de la tête verdâtre, surtout au front; gorge blanche à mouchetures oblongues d’un vert foncé; le reste du dessous blanc varié de grosses taches arrondies d’un vert brillant, grosses sur les côtés en couvrant une grande partie du fond, plus petites et irrégulières au milieu, sous-caudales vertes bordées de blanc. Rémiges noirâtres, à lustre violâtre plus faible que chez le mâle. Queue moins profondément entaillée,
à rectrices médianes bronzées, les autres de la même couleur à la base et largement d’un noir bleuâtre dans la partie terminale; barbe externe des latérales grise claire en grande partie, avec la baguette blanche et l’extrémité grise blanchâtre.
(3 Jeune mâle semblable à la Fast.
d' Longueur totale, 228; vol, 194; aile, 80; queue, 69; bec, 92-102 millimètres.
© Longueur bols. 222; vol, 194; aile, 73; queue, 49; bec, 89-92 millimètres.
OBSERVATIONS. — Les oiseaux péruviens ont en général le bec plus long que ceux de Bogota qui sont typiques.
Quebrada de Vitoc, Higos, Pariayacu, au Pérou central (JELSKI); Cutervo et Tamiapampa au Pérou septentrional (STOLZMANN); montaña Ponero, Huanaco (coll. RATMONDI).
« Quand j'ai aperçu pour la première fois cet oiseau sur un arbre de loin, il m’a paru qu’il tient une paille dans le bec, et ce n’est que pendant ses mouvements de la tête que j'ai reconnu la réalité. Je ne le rencontraïs que sur les fleurs d’une certaine Zacksonia à longues corolles rouges. Il s’ébat pendant un moment devant la fleur, en examinant son intérieur, puis il y enfonce brusquement le bec, ensuite il se retire subitement à deux ou trois pouces, il enfonce de nouveau le bec, ce qu’il répète plusieurs fois sur chaque fleur » (JELSKI).
« Rare à Tamiapampa, il y visite les grandes fleurs blanches d’une Tacksonia et les rouges d’un Solanum (misha), plante appliquée par les sorciers, causant une folie passagère. Il est étonnant qu’il est rare dans la contrée où abondent ses fleurs favorites sur lesquelles aucun autre colibri ne serait pas en état de l’inquiéter. On prétend qu’il perce quelquefois la fleur de côté pour y introduire le bec » (STOLZMANN).