Heliotrypha micraster
Heliangelus micraster, Gouzn, Ann. Mag. Nat. H., 1872, p.195. Helymus micraster, Muis., H. N. O.-M., IT, p. 95. Heliotrypha micrastur, EzzioT, Clas. and Synops. Troch., p. 88. Heliotrypha micraster, Tacz., P. Z. S., 1880, p. 205.
H. supra cupreo viridis, fronte prasi longitudinali viridi nitido ornata; mento nigro; gula colloque antico carbunculo splendidissime rubro igneo; pectore abdomineque splendidissime olivaceo viridibus, ventre medio plumis fulvo marginatis ; crisso subcaudalibusque albis ; cauda subemarginata olivaceo viridi.
G' Ad. — Dessus du corps d’un vert bronzé, à cette dernière nuance beaucoup plus forte sur la tête, au croupion et les tectrices caudales qu’au dos et les couvertures des ailes; devant du front paré d’une plaque d’un vert brillant fort luisant; une petite tache blanche postoculaire; menton largement noir, prenant un léger lustre rougeâtre vu d’arrière en avant, suivi d’une grande plaque gutturale carrée, élargie en dessous, d’un rouge de feu fort brillant, changeant graduellement dans les autres directions de la lumière en orangé, jaune et ensuite en vert clair; la poitrine et les côtés de l'abdomen sont d’un vert olivâtre, fort étincelant et prenant une nuance d’un vert clair sous un jour favorable; le milieu de l’abdomen est largement fauve grisâtre,
tacheté de vert olivâtre ; région anale duveteuse et les sous-caudales blanches. Rémiges noires avec un lustre violet bronzé. Queue légèrement entaillée, à rectrices médianes d’un vert bronzé, les autres d’un noir bronzé. Bec noir, droit, subcylindrique, aussi long que la tête et beaucoup moins long que la moitié du corps; pattes noires, à tarse légèrement emplumé dans sa partie supérieure.
Q Semblable au mâle, mais distincte par la nuance bronzée en général beaucoup moins forte sur les parties supérieures du corps et distincte seulement sur la tête et le croupion; le menton est couvert de plumes blanchâtres à base grise; la plaque gutturale un peu moins grande que celle du mâle, à rouge tirant sur le rose carminé, changeant également comme chez le mâle en orangé, jaune et vert, le milieu de l’abdomen est plus largement fauve isabelle et beaucoup moins tacheté; les deux rectrices médianes et les submédiaires d'un vert plus clair que le croupion, les autres terminées par une fine bordure d’un gris blanchâtre.
g' Longueur totale, 118; vol, 154; aile, 66; queue, 42; bec, 19; différence entre les rectrices médianes et les externes, 7 millimètres.
© Longueur totale, 114; vol, 154 ; aile, 59-62; queue, 39; bec, 19; différence entre les rectrices médianes et les externes, > millimètres.
« Cet oiseau-mouche paraît être commun à Cutervo, entre 9,600 et 9,700 pieds d'altitude, se tenant dans les lieux ombragés. Je ne l’ai jamais rencontré au-dessous de 9,000 pieds, et il ne se trouve point sur la chaîne orientale des Cordillères.
» Il visite principalement une espèce de gui à fleurs rouges et un petit arbuste de chinchina. Le mois de novembre est l’époque de sa nidification ; deux femelles tuées le 20 décembre étaient sur le point de pondre; une d’elles ramassait à deux pas de moi les écailles cotonneuses garnissant les pétioles des feuilles d’une grande fougère. J'ai cru d’abord qu’elle y cherchaït sa nourriture, mais voyant qu’elle s’éloignait le bec rempli de ce coton, j’ai compris le but de ce travail.
» Un nid trouvé le 7 décembre 1878, appartenait probablement à cet oïseaumouche. Il était construit d’écailles de cette fougère, l’extérieur garni légèrement de mousse, certainement pour le faire invisible. La hauteur du nid était de 110 sur 55 de diamètre; l’intérieur de 30 de largeur sur 35 de profondeur. Il était attaché à la surface inférieure d’une feuille de la fougère, et contenait deux petits morts et desséchés » (STOLZMANN).