‹ Ornithologie du PérouChapitre 154 sur 288 · Heliotrypha viola · texte numérisé non relu

Heliotrypha viola

Heliangelus viola, Gourp, P. Z. S., 1853, p. 61.

Heliotrypha viola., GouLrp, Mon. Tr., IV, p. CCXLI — Jntr. Tr., p. 131 — Muzis., Hist. Nat. O.-M., I, p. 97 — ELriorT, Class. and Syn. Tr., p. 87 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 238 ; 4880, p. 205; 1882, p. 38.

H. capite corporeque supra viridi, fronte plumis squamulosis cyaneo viridibus splendidissimis ornato; qula et collo antico latissime squamosis splendide violaceis ; pectore subeæruleo'viridi, abdomine viridi, nitidissimis ; subcaudalibus viridibus rufo marginatis; cauda usque ad dimidiam partem furcata, rectricibus mediis el submediis meltallicis viridibus, reliquis subcæruleo aut subviolaceo nigris.

d' Tête verte en dessus, à nuance bronzée plus ou moins forte, parée au front d’une large plaque arrondie en arrière, d’un vert bleuâtre fort luisant et fort poli, avec une petite tache blanche postoculaire plus ou moins développée; dos jusqu'aux tectrices caudales ainsi que les tectrices alaires d’un beau vert fort luisant, prenant sous certain jour un éclat doré assez fort, un peu cuivreux au croupion, toute la gorge et le devant du cou occupés par une grande plaque squamiforme d’un violet métallique très luisant, prenant sous certain jour une nuance plus rougeûtre et sous les autres plus ou moins saphirée, et paraissant noire veloutée vue d’arrière en avant; cette plaque est bordée des deux côtés d’une sorte de moustache noirâtre changeant en bronzé foncé, naissant de la commissure du bec, passant au-dessous de l’œil et s'élargissant sur les tectrices auriculaires ; poitrine d’un beau vert bleuâtre, fort étincelant, prenant sous certain jour un ton bleu beaucoup plus fort; abdomen vert avec un léger reflet doré, à plumes du ventre bordées plus ou moins de roussâtre; sous-caudales d’un vert pâle, bordées largement de fauve; plumes duveteuses de la région anale fauves. Aiïles noirâtres à lustre violet bronzé; les tectrices de la couleur du dos. Queue fourchue jusque près de la moitié de sa longueur, à rectrices larges, subaiguës à l’extrémité, les médianes d’un vert un peu plus clair que celui du dos; les submédianes d’un vert bronzé; les autres d’un noir bleuâtre ou d’un noir plus ou moins bronzé. Bec noir, presque aussi long que la tête, à pen près trois fois moins long que le corps, droit, assez fort, graduellement rétréci ; pattes brunes, à tarse faiblement emplumé dans sa partie supérieure.

Q Semblable au mâle, mais à couleurs moins vives en général ; la plaque frontale aussi grande que chez le mâle, mais d’un vert plus clair et le bleu moins intense; la plaque gutturale plus restreinte, moins brillante et moins uniforme, à violet moins intense, plus rougeâtre ou plus saphiré, bordée en dessous d’une raie plus ou moins large et plus ou moins prononcée, d’un

bronzé légèrement doré; le vert des parties supérieures du corps en général plus doré et d'un doré plus ou moins cuivreux sur la tête; le vert de la poitrine presque aussi brillant et de la même nuance que celui de la plaque frontale; le vert de l'abdomen plus pâle et plus doré; le milieu du ventre couvert largement de piumes bordées de fauve grisâtre ; sous-caudales roussâtres à disque vert pâle; la queue moins longue et moins profondément échancrée, à couleurs comme chez le mâle.

Jeune mâle semblable à la femelle.

G' Longueur totale, 129-135; vol, 156-160; aile, 66, queue, 55; bec, 19; différence entre les rectrices externes et médianes, 25 millimètres.

Q Longueur totale, 118-193; vol, 147-149; aile, 62; queue, 44; bec, 19; différence entre les rectrices externes et médianes, 17 millimètres.

« Trouvé par M. Jelski à Paucal et la montaña de Nancho à 7,700 et 9,500 pieds; par Stolzmann à Tambillo, à Cutervo et à Tamiapampa, dans la première localité à 5,800-7,500 pieds, dans la deuxième à 9,700, dans la dernière à 5,800-9,500 pieds. Il n’est pas rare à Tambillo, mais peu nombreux ; il se tient ordinairement aux bords des forêts, sur des arbres peu élevés, maïs on le rencontre aussi quelquefois dans les lieux découverts. A Cutervo il est beaucoup plus rare. Assez commun à Tamiapampa, dans les jeunes forêts, où il visite en société du Æ2hamphomicron ruficeps les mêmes fleurs » (STOLZMANN).

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