Diphlogæna Warszewiczi
Cœligena Warszewiczi, REIcuB., Aufz. der Colibr. (1853), p. 23.
Hypochrysia aurora, Reicu8., [. c., p. 9 — Tr. Enum. (1855), p. 6.
Helianthea aurora, GouLp, P. Z. S., 1853, p. 61, tb. II — Bp., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 251 — CaB. et HEIN., Mus. Hein., TI, p. 80, nota 6.
Leadbeatera Warszewiczi, REIcHB., Aufz. der Colibr., p. 9 — Troch. Enum., p. 6, tb. DCXC, fig. 4526 (1855).
Diphlogæna aurora, GouLp, Intr. Tr., pp. 134, 273 — Mon. Tr., XXII, tb. IX, IV, tb. CCXLVIIT.
Diphlogène aurore, Muzs., Hist. Nat. O.-M., Il, p. 303 (sub. D. iris).
Diphlogæna Warszewiczi, Tacz., P. Z. S., 1880, p. 204.
D. pileo usque ad nucham plumis squamosis splendidissime viridibus, cæruleo aul aureo micantibus ornalo; mento, lateribus capitis pecloreque splendide viridibus squamulosis ; nucha nigricante ; dorso caudaque profunde emarginata cinnamomeo rTufs unicoloribus ; abdomine rufo dilutiori; alis rufis, remigibus apice lalissime brunnescentibus, nitore cupreo.
g' Ad. — Tête triangulaire, parée en dessus dans toute sa longueur de plumes squamiformes de plus en plus longues vers la nuque, d'un vert métallique fort luisant et fort poli, passant sous certain jour au bord postérieur de la plaque en doré et cuivreux et dans toute son étendue en bleu saphiré, plus ou moins violâtre dans d’autres directions de la lumière, surtout vus d’arrière en avant; quelques-uns possèdent en outre au milieu de la partie postérieure de cette plaque une tache composée de quelques plumes d’un saphiré fort splendide; le menton, la gorge et les côtés de la tête couverts de plumes squamiformes vertes, changeant en bleu et presque aussi luisantes que celles de la calotte; poitrine et côtés du cou d’un vert moins brillant; nuque d’un noir fuligineux mat dans certain jour et lustré légèrement de verdâtre foncé dans d’autres; une petite tache blanche à l'angle postérieur de l'œil; le reste, comme tout le dos, le croupion, la queue profondément échancrée sont d’un roux cannelle uniforme partout; l'abdomen, les sous-caudales et les sous-alaires d’un roux moins intense. Ailes d’un roux cannelle comme le dos, à rémiges primaires presque en entier, les secondaires largement à l'extrémité d’un brun légèrement bronzé; la première primaire bordée de roux; les grandes et les moyennes tectrices primaires terminées largement de noir verdâtre, formant deux grosses
taches de cette couleur. Bec noir, droit, cylindrique, plus long que la moitié du corps; pattes brunes, à tarse garni de plumes blanchâtres. à
Q D'un roux moins pur au dos et plus pâle en dessous, à devant du visage roux, largement sur les côtés; le sommet de la tête ainsi que la nuque et le côté postérieur du cou couverts de plumes grises foncées à la naissance et de vert métallique peu brillant ensuite, et terminées par une bordure rousse bien distincte sous certain jour; la gorge, les côtés du cou et le haut de la poitrine sont également colorés, mais le gris de la base des plumes est moins foncé, le vert moins brillant et les bordures rousses plus prononcées ; parmi les plumes vertes il y en a quelques-unes plus brillantes que les autres, ce qui indique que l’oiseau n’est pas adulte. Les ailes et la queue comme chez le mâle, ne présentant que cette différence que les grandes et les moyennes tectrices alaires sont d’un noir verdâtre en entier, formant une grosse tache continue au lieu des deux du mâle; plumes duveteuses de la région anale blanchâtres. La moitié basale de la mandibule inférieure carnée, passant graduellement au brunâtre vers l'extrémité qui est noire.
G' Longueur totale, 149; vol, 197; aile, 82; queue, 53; bec, 32 millimètres.
Cutervo, 9,600-9,700 pieds d'altitude (STOLZMANN).
« Cet oiseau-mouche visite principalement une certaine espèce de gui à fleurs rouges ; il aime à visiter les fleurs de tillandsies; un Jour j'ai vu un faisant des recherches dans la mousse d’un tronc. C’est un oiseau très remuant et ne s’arrêtant que pour un moment dans des lieux ombragés » (STOLZMANN).
Un mâle adulte de la collection de M. Raimondi, recueilli par Jelski entre Shanyn et Tambillo, ne diffère des oiseaux de Cutervo que par la couleur générale rousse un peu plus claire; la couleur de la nuque plus nettement tranchée de celle du dos, et par la présence d’une petite gemme jugulaire d’un vert bronzé tendre bien distinct du plumage environnant dans toutes les directions de la lumière.