‹ Ornithologie du PérouChapitre 158 sur 288 · Diphlogæna iris · texte numérisé non relu

Diphlogæna iris

Helianthea iris, GouLp, Proc. of the Comm. of Sc. and Corresp. of Z. S., 1853, p. 61 — Bp., Rev. Zool., 1854, p. 251.

Diphlogæna iris, Goucp, Monogr. Tr., part VIII (1854), tb. I, p. 4, tb. CCXLVII — Muzs., Mon. Tr., Il, p. 302 (part.) — ELLioT, Class. and Syn. Tr., p. 69 (part.) — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 38.

D. pileo ad nucham plumis squamosis splendidissime rubro aureis, viridi et cupreo micantibus ornato; villa magna occipitali sapphirina; nucha sericeo nigra; nitore rubescente; dorso obscure cupreo; lergo uropygioque cinnamomeis; gula cum collo antico squamosis splendide viridibus; macula jugulari

lilacina; pectore lateribusque colli viridibus ; abdomine subcaudalibusque rufis ; alis et cauda cinnamomeis, tectricibus alarum dorso concoloribus; remigibus apice æneis.

G' Ad. — Sommet de la tête couvert d’une plaque cordiforme composée de plumes squamiformes fort polies, courtes au front et de plus en plus longues sur sa partie postérieure, d’une couleur très luisante et très changeante dans les différentes directions de la lumière; en regardant cette plaque d’avant en arrière la couleur du front est rouge de feu le long de la ligne médiane, croissant graduellement d'intensité et s’élargissant en s'avançant en arrière pour occuper toute la largeur de la plaque, tandis que les côtés du front jusqu'aux yeux sont d’un vert doré passant à l’orangé au voisinage de la couleur rouge médiane; cette plaque est complétée en arrière par une grande tache transversale d’un beau bleu saphiré, de pareilles plumes bleues forment une ligne médiane prolongée en s'atténuant jusqu'au front, couverte presque en entier par les plumes rouges; en regardant la plaque dans une autre direction de la lumière elle devient verte, passant dans les autres directions au doré et au cuivreux; la tache bleue prend une nuance violette; la nuque et le derrière du cou sont d’un noir velouté prenant un léger éclat rougeûtre dans certaines directions de la lumière, qui autour de la plaque céphalique se manifeste plus fort en y constituant une bordure rubinée; le devant du dos est d’un cuivreux sombre passant au noir sous un autre jour; la gorge, le devant du cou et le bas des côtés de la tête sont d’un vert doré très brillant, changeant en bleu en le voyant d’arrière en avant, suivi d’une gemme jugulaire d’un lilacé clair, gardant sa nuance dans toutes les directions; le reste du devant du cou au-dessous de cette gorgerette jusqu'à l'épigastre est d’un vert moins brillant que celui de la gorge; les côtés du cou sont également verts, mais d’une nuance plus uniforme; le reste du corps, comme le dos inférieur, le croupion, les sus-caudales, tout l'abaomen avec les sous-caudales et la queue sont d’un roux cannelle plus intense que celui de la D. aurora; les plumes duveteuses de la région anale sont plus ou moins blanchâtres ; tache postoculaire d’un blanc roussâtre, moins prononcée que dans l'espèce citée. Tectrices alaires de la couleur du dos, excepté les grandes primaires qui sont d’un bronzé antique olivâtre sans passer au noir; les rémiges d’un cannelle à extrémités bronzées largement sur les primaires et de plus en plus finement sur les secondaires, de sorte qu'il ne reste aux dernières qu'une bordure fine; la première est toute de cette dernière couleur, excepté la barbe externe rousse jusque près de son extrémité. Bec noir droit, presque aussi long dans sa partie dénudée que la moitié du corps; pattes d’un gris noirâtre, à tarse brièvement emplumé dans sa moitié supérieure ; iris presque noir.

Chez un exemplaire probablement incomplètement adulte, les petites et les moyennes tectrices alaires sont en grande partie d’un cannelle plus intense que sur les autres parties du corps; cet individu n’a aucune trace de la gorgerette lilacine.

Q La femelle diffère du mâle par les plumes du sommet de la tête moins

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longues et moins polies, en constituant ja surface de la plaque plus distinctement squamulée, à couleur vert foncé sur le devant du front, passant ensuite au vert doré, puis graduellement en orangé et au rouge de feu beaucoup moins fort que chez le mâle; la tache occipitale est réduite à quelques plumes bleues sur la ligne médiane; la partie cervicale est couverte de plumes squamiformes d’un rouge rubiné avec un éclat assez fort; le vert de la gorge moins luisant et passant au bleuâtre sous certain jour; point de gorgerette; les plumes du haut de la poitrine frangées de fauve; la couleur cannelle de l'abdomen moins foncée; rectrices bordées au bout de bronzé foncé; le reste comme chez le mâle.

Une femelle moins adulte a la couleur rousse généralement plus pâle; les plumes de la gorge, des côtés du visage et de tout le devant du cou isabelles à la base et une bordure terminale, ce qui forme des taches vertes, plus ou moins isolées, sur un fond clair; les bordures terminales des rectrices plus larges ; le cuivreux rougeûtre du dos ne changeant pas en noir velouté.

G' Longueur totale, 150; vol, 200; aïle, 84; queue, 57; bec, 35 millimètres.

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