‹ Ornithologie du PérouChapitre 164 sur 288 · KFloricola albicrissa · texte numérisé non relu

KFloricola albicrissa

Heliomaster albicrissa, GouLp, P. Z.S., 1871, p. 504 — Scz. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 90 — Tacz., P.Z.S., 1877, p. 745. Heliomastes albicrissa, Muzs., Hist. Nat. O.-M., IT, p. 274.

Floricola albicrissa, Ezcior, Class. and Syn. Tr., p. 83.

F. capite supra usque ad verticem clare viridi nitido, macula postoculari et vitta latissima suboculari albis; corpore supra cupreo viridi, macula uropygiali alba; mento nigro, gula plumis squamulosis rubris nitidissimis ornata ; pectore hypochondriisque griseis æneo relucentibus; abdomine medio crissoque albis; subcaudalibus albis disco grisescente; cauda subtruncata, rectricibus imediis æneo viridibus, reliquis basi concoloribus, postice nigris, apice albis.

g' Ad. — Sommet de la tête couvert de plumes squamiformes d’un vert d’eau brillant, changeant en bleu clair sous certain Jour; une bande grise peu foncée naissant à la base du bec et passant au-dessous des yeux et sur les oreilles; une tache blanche postoculaire plus ou moins grande, une large moustache pareille naissant à la commissure du bec, passant sous la raie foncée sous-oculaire et descendant le long des côtés de la plaque gutturale ; la nuque, le cou postérieur et le dos couverts de plumes d’un vert plus ou moins cuivreux; une grosse tache blanche au milieu du croupion; menton noir mat suivi d'une plaque gutturale composée de plumes squamiformes d’un rouge fort brillant, changeant en une légère nuance doré verdâtre sous certain jour; poitrine et côtés de l’abdomen gris, avec un faible éclat verdâtre plus fort sur les flancs; milieu de l'abdomen blanc pur, finement sur le devant et de plus en plus élargi en arrière; région anale duveteuse blanche; sous-caudales blanches avec le disque grisâtre foncé. Tectrices alaires concolores au dos; rémiges noirâtres avec un lustre bleu violacé. Queue tronquée, à rectrices médianes d'un vert bronzé ou légèrement bleuâtre ; les autres d’un vert bronzé à la base, passant presque au noir postérieurement, avec une tache blanche terminale plus grande sur les externes et de plus en plus diminuant sur les autres, la submédiane est sans tache ou à peine bordée de blanc. Bec noir presque droit, fort, subcylindrique, égal environ aux deux tiers de la longueur du corps; pattes noirâtres, à tarse très peu emplumé dans sa partie supérieure.

Q Semblable au mâle, à sommet de la tête d’une couleur moins bronzée que le dos et moins métallique, tirant au grisâtre foncé dans certaines directions de la lumière; toute la plaque gutturale est d’un fuligineux noiïrâtre, et ce nest que dans sa partie inférieure que les plumes sont terminées de rouge analogue à celui du mâle.

@ Dans les jeunes femelles les plumes de la moitié inférieure de la plaque gutturale sont entourées au bout d’une bordure blanchâtre; les plumes du croupion bordées finement de fauve.

qe

Dans les individus prenant leur livrée d'adultes les bordures des plumes du bas de la plaque gutturale sont d’un verdâtre métallique au lieu de rouge.

Le jeune mâle diffère de l'adulte par le noir du menton beaucoup plus prolongé sur la plaque gulaire, le rouge occupant moins largement le milieu de cette plaque, tandis que les côtés sont plus ou moins noirâtres; la parure céphalique plus ou moins incomplète; les plumes du dos et du croupion bordées de foncé paraissant être mat et frangées très finement de blanchâtre.

g' Longueur totale, 136- 139; 1, 151; aile, 61-62; queue, 35; bec, 31 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 58; queue, 32; bec, 38 millimètres.

Le mâle de Paucal, en habit parfait, se distingue de tous les oiseaux de Lechugal et de Guayaquil par une nuance beaucoup plus cuivreuse sur les parties supérieures du corps.

OBSERVATIONS. — Les mâles en mue possèdent au sommet de la tête un mélange de plumes squamiformes et de vert bronzé, appartenant à deux robes différentes, ce qui paraît indiquer que la couleur de cette partie du corps est sujette à des changements dans les différentes époques de l’année.

« J’ai trouvé cette espèce à Lechugal en octobre, M. Jelski y a trouvé aussi un en mars, quoique ils me paraïissaient manquer complètement dans cette saison. Ils volent dans les couronnes des arbres peu élevés. M. Jelski à aussi trouvé cet oiseau à Nancho, à 1,000 pieds d'altitude » (STOLZMANN).

Page 1