Vireosylvia olivacea
Muscicapa olivacea, L., S. N., I, p. 327.
Sylvia olivacea, Wizs., Amer. Orn., IT, p. 53, tb. XII, fig. 3.
Vireo olivacea, VieiL.-Aupus., B. Amer., IV, tb. CCXLIII.
Vireosylvia olivacea, BP.-Baimp, Rev. Amer. B., I, p. 333 — Se. et SALv., P. Z. S., 1873, p. 258; 1876, p. 16 — Nomencl. Av. Neotr., p.11 — Tacz., P. Z.$S., 1879, p. 224; 1880, p. 192; 18892, p. 7.
Vireosylvia agilis, ScL., Cat. Am. B., p. 45.
V. media, supra viridi olivacea; pileo cinereo, superciliis albidis, nigricante marginatis; sublus latissime albida, hypochondriis minime flavido virescentibus, subcaudalibus flavidis.
g' et © — D'un vert olivâtre en dessus, à sommet de la tête cendré, bordé dans presque toute sa longueur d'un sourcil blanchâtre séparé de la couleur cendrée par une ligne noire, plus prononcée derrière l’œil; la gorge et le milieu de l’abdomen d’un blanc plus ou moins pur; poitrine lavée légèrement de gris roussâtre ; côtés de l'abdomen verdâtres; sous-caudales d'un jaune pâle. Aïles noïrâtres, à petites tectrices de la couleur du dos, les autres tectrices et les rémiges bordées de vert olivâtre; lés bordures des rémiges primaires fines et d’un vert jaunâtre, celles des secondaires plus larges comprenant toute la barbe externe; les tertiaires en entier d'un vert olivâtre, plus pâle que le dos; bord interne des rémiges jaunâtre; sous-alaires jaunes. Rectrices de la couleur du dos, bordées finement de plus vert à l'extérieur et plus largement de jaune à l'intérieur. Bec corné brunâtre en dessus, jaunâtre sale en dessous; pattes plombées; iris brun rougeâtre.
G' Longueur totale, 155; vol, 224; aile, 68; queue, 48; bec, 19; tarse, 17 millimètres.
© Longueur totale, 150; vol, 214 millimètres.
Ucayali supérieur, Chayavetas, Chamicuros (BARTLETT); Pebas (HAUXWELL) ; Guajango, Callacate, Huambo (STOLZMANN); Maranura, Huiro (WHITELY).
« Ce n’est pas exclusivement au sein des halliers, demeure habituelle des 7hamnophilus, que nous avons rencontré notre viréon ; il descend bien quelquefois lorsqu'il les trouve assez élevés, mais il aime plus particulièrement les bois qu’il parcourt incessamment en tous sens, sans paraître au sommet des grands arbres ni approcher beaucoup des lisières. Là, commun par cantons seulement, on le voit dès le matin
sautiller de branche en branche, surtout sur les plus basses, avec une extrême vivacité, sans jamais prendre de repos, et parcourir l’intérieur des bois, y cherchant les insectes dont il se nourrit. Non seulement les grandes forêts des plaïnes lui servent de demeure, mais encore celles des montagnes ainsi que les ravins humides des rivières, le milieu des coteaux secs. Nous avons tout lieu de croire qu'il vit toute l’année dans les mêmes lieux, car nous l’avons également rencontré, chaque saïson, parcourant avec détail le plus épais des forêts. Il est presque toujours solitaire, hors de la saison de la nichée, et son petit cri qu'il fait entendre continuellement en sautillant avertit seul de sa présence. Cependant il ne se cache pas et l’apparition de l’homme l'effraye rarement; son vol a beaucoup de rapport avec celui des bataras, il est néanmoins plus prolongé et peut fournir de sien plus longues traites. Nous ne l’avons jamais vu à terre » (D'ORBIGNY).
« Assez commun à Callacate et à Guajango;: j'en ai recueilli ensuite à Huambo, mais les-oiseaux de cette localité diffèrent un peu de ceux du système du Marañon supérieur eb paraissent constituer une race locale » (STOLZMANN).