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Buteo erythronotus

Haliætus erythronotus, KING, Zool. Journ., UT, p. 424.

Aquila braccata, MEyex, Beitr., p. 69.

Buteo varius, GouLp, P. Z. S., 1837, p. 10.

Buteo tricolor, D'Or8. et LArR., Syn. Avw., p. 6 — D'ORr&., Voy. Amér. Mér., pp. 69 et 106, tb. XXX.

Buteo erythronotus, Darw., Voy. Beagle B., p. 26 — Scr. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 119 — /”. Z. $S., 1874, p. 678 — SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 172— Tacz., P. Z. S., 1877, p. 745.

Hypomorphnus leucurus, Larr., Rev. Zool., 1849, p. 388.

Buteo polyosoma, SCHLEG., Mus. P. B. Buteon., p. 12.

Buteo albicaudatus, ScL. et SaALv., P. Z, S., 1873, p. 186.

B. supra cærulescente cinereus; sublus albus; cauda alba zona nigra terminata. Fem. dorso rufo; capite supra et alis fusco schislaceis, his griseo transfasciatis; cauda albida, lineis griseis transversalibus variegata el zona nigra terminala.

SG Ad. — Tête grise, bleuâtre en dessus; cette teinte entourant les yeux et occupant la moitié postérieure du col; gorge, ventre, couvertures inférieures de la queue et cuisses blancs; les côtés du ventre rayés transversalement de noirâtre; tout le dessus d’un brun bleuâtre, avec indice des bandes transversales gris bleu; les rémiges de la même couleur terminées de noir et blanches à la base; queue blanche avec une large bande noire près de son extrémité que termine du blanc. Bec bleuâtre, noir à son extrémité ; la cire jaune verdâtre; pieds jaune vif; yeux brun roux (b'ORBIGNY).

Q Ad. — Diffère du mâle par la couleur rousse intense occupant le cou postérieur, le dos et les scapulaires; variée de grosses stries noirâtres sur le premier et sur les scapulaires, et de beaucoup plus grosses sur le derrière de la région interscapulaire; le croupion est noir, varié de raies cendrées sur les côtés; les sus-caudales blanches, traversées de lignes sinueuses noirâtres ; la queue est blanc de crème avec une dizaine de lignes transversales noirâtres ; sommet de la tête avec la nuque d’un schistacé noirâtre, avec un sourcil blanchâtre varié de foncé. Tout le dessous du corps, les ailes et la bande terminale de la queue sont comme ceux du mâle.

La femelle non adulte a le sommet de la tête couvert de plumes d’un brun foncé, bordées latéralement de fauve roussâtre, plus largement: sur la région sourcilière; le dos avec les scapulaires sont d’un roux ferrugineux sale, à disque des plumes brun noirâtre, le croupion est brun foncé, varié de roux; les sus-caudales sont blanchâtres, traversées de grosses raies brunes; les côtés de la tête fauves, striés de brun, une large moustache noirâtre des-

cendant des deux côtés de la gorge. Tout le dessous est isabelle roussûtre, varié de quelques fines stries brunes sur la gorge, de quelques taches d’un brun foncé sur les côtés de la poitrine, de raies transversales rousses brunâtres fines sur l'abdomen et les sous-caudales, et de raies plus pâles sur les pantalons. Les ailes sont comme celles de l’adulte, mais les tectrices du devant de l'aile et de la région voisine des scapulaires sont d’un brun foncé varié de quelques bordures roussâtres; les sous-alaires isabelles avec des raies de la couleur de celles de l'abdomen. Queue d’un gris cendré en dessus, avec des raies transversales brunes, la zone subterminale moins foncée et moins large que chez l'adulte.

{j Le jeune mâle en premier plumage est brun foncé en dessus. Il a le sommet de la tête plus foncé qu'au dos, avec des bordures latérales des plumes fauves sur les côtés formant un sourcil large, les bordures des autres plumes sont rares et fines; toutes les plumes du dos entourées d’une bordure roussâtre; les bordures beaucoup plus grosses sur les scapulaires et quelques-unes sur les tectrices du milieu de l'aile; les sous-caudales isabelles rayées de brun roussâtre. Tout le dessous est généralement plus intense que chez !a femelle précédente, plus blanchâtre sur la gorge, varié de quelques stries brunes fines sur la poitrine et de grosses taches d'un brun roussâtre de formes assez variées sur l’abdomen; les pantalons, les sous-caudales et les sous-alaires sont rayées de roux brunâtre. Queue comme celle de la femelle non adulte, mais sans trace de la bande terminale.

G' Longueur totale, 475; vol, 1,174; aïle, 360; queue, 180; bec, 35: tarse, 80; doigt médian, 99 ; ongle, 18 millimètres.

Q Longueur totale, 483 : vol, 1,249 : alle 955 queue MODELE 38; tarse, 80: doigt médian, 38; ongle, 20 Miraete es.

Cette buse paraît être très répandue au Pérou, bien qu'elle soit partout peu nombreuse. M. Jelski l’a observée aux environs de Junin où elle se tient sur les plateaux élevés ; puis il l’a trouvée sur la côte, aux environs de Pacasmayo, de Guadalupa et de Tumbez, puis dans la sierra de Paucal et à Cutervo. Whitely l’a vue à Paucartambo

Selon la relation de nos voyageurs, la buse en question a des habitudes analogues à celles de la buse commune d’Europe. Dans la plaine elle se repose ordinairement par terre ou sur une pierre, tandis que dans les lieux boiseux elle perche au sommet des arbres et des buissons, d’où elle guette attentivement sa proie. Dans les environs de Junin elle est beaucoup plus craintive et plus difficile à approcher que sur la côte. Elle plane également comme notre buse, s’arrêtant de temps en temps en chassant sur place. En disséquant son jabot, nos voyageurs y ont trouvé des débris de lézards et d'oiseaux, exactement comme le dit aussi d'Orbigny ; mais un habitant des environs de Junin assurait à M. Jelski qu’elle s’y nourrit également de petits poissons, nombreux dans les ruisseaux et les petits lacs de la contrée. Aux alentours de la même ville, ces oiseaux passent la nuit sur les rochers. Pendant un certain laps de temps M. Jelski en a observé trois individus qui venaient tous les soirs pour se poser sur un rocher, mais avant de prendre leur place ils tournoyaient assez longuement pour s'assurer s’il n’y avait pas de danger. IL à aussi remarqué qu'avant leur arrivée pour s’y poster, un des leurs les précédait, et qu'après avoir tournoyé durant un certain temps, il s’éloignait pour revenir ensuite avec ses compagnons. Ils se posaient alors sur une pente du rocher, chacun a sa place favorite.

D'Orbigny l'a d’abord observée au 41° de latitude Sud, sur la côte de la Patagonie,

ensuite du côté opposé des Andes, dans les environs de Santiago du Chili, puis à 4,000 mètres au-dessus du niveau de la mer, en Bolivie près de la Paz. Ce voyageur dit : &« Nous l’avons toujours observée soit près des rivières, soit près de la mer, en des terrains arides, secs et couverts seulement de buissons... Elle aime surtout les coteaux, les montagnes ou bien la proximité des falaises; elle va toujours par paires et se perche sur les buissons des points élevés des rochers, et quoiqu'il y eût non loin de là, au bord des eaux, des saules élevés, nous ne la vîimes jamais s’en approcher, tandis que nous l’avons trouvée jusqu’à huit ou dix lieues de distance du Rio Negro, au milieu des plaines sèches et arides où de très petits buissons couvraient seuls le sol. Elle plane quelquefois à la manière des buses de marais, d’un vol léger quoique peu prolongé, car bientôt le couple vient se poser sur des buissons, d’où il regarde autour de lui, et si l’un part de nouveau, l’autre le suit de près. Nous n’avons jamais vu les deux consorts à plus de 200 mètres l’un de l’autre : ces oiseaux planent toujours de préférence le soir et le matin. Comme ils volent peu longtemps et que nous les avons vus toute l’année dans les lieux qu’ils habitent, nous devons supposer qu’ils y sont sédentaires, non pas comme certains autres qui abandonnent rarement leur, canton natal, mais parcourant continuellement le même pays. Quelquefois très fuyards, ils évitent l'approche de l’homme, qui ne peut se dérober à leur vue dans une contrée découverte; d’autres fois ils paraissent plus famiiiers ou moins craintifs. Il est vrai que dans les déserts de la Patagonie, nous sommes probablement le premier qui ait cherché à les tirer, car les Indiens n’ont aucun besoin de les poursuivre, ne se servent que très rarement de flèches, seules armes qu’ils puissent craindre.

» Souvent cette buse chasse en planant, et nous l’avons plusieurs fois vue s’abattre pour saisir sa proie et rester à terre pendant qu’elle la dévorait; mais bien plus fréquemment encore nous l’avons vue épier sa proie du haut d’un buisson où elle restait des heures entières, regardant continuellement autour d'elle, d’un air fin et avec des manières vives. Sa nourriture consiste principalement en reptiles, ophidiens et batraciens ; maïs elle chasse aussi aux oiseaux, aux tinamous et aux petits passereaux, Car l'inspection de son estomac nous a montré souvent des détritus de ce genre d'aliments; elle chasse probablement aussi aux jeunes cobayes qui abondent dans les mêmes lieux. Elle paraît nicher sur les petits buissons des lieux déserts, loin de l’homme sauvage; c’est du moins ce que nous dirent les Indiens qui avaient rencontré plusieurs fois leurs nids dans leurs voyages annuels, en remontant le Rio Negro, vers la Cordillère, »

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