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Heterospizias meridionalis

Falco meridionalis, LATH., J. O., I, p. 36.

Circus rufulus, Vreir., N. D. H. N., IV, p. 466.

Falco rutilans, Licar., Verz. Doubl., p. 60 — TEmm., P. C., XXV..

Aquila buzon, Spix, Av. Brasil., I, p. 6.

Hypomorphus rutilans, Ca. et Tscx., Wiegm. Arch., 1844, p. 264 — Tscx., Faun. Peru., pp. 17 et 84.

Urubitinga meridionalis, SCL. et SALV., P. Z. S., 1867, p. 989; 4869, p. 252 — Nomencl. Av. Neotr., p. 119 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 241.

KHeterospizias meridionalis, SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., 1, p.160.

H. rufus; subtus brunneo undulatus; capite striis brunneis; dorso tectricibusque alarum majoribus et mediis brunneis, plumis rufo marginalis; remigibus apice nigricantibus ; cauda nigricante, fascia mediana albida.

g'et Q Ad. — Plumage général roux, à sommet de la tête varié de stries d’un brun ardoisé, de plus en plus grosses au cou postérieur, et presque nulles au-dessous des yeux; tout le dessous du corps, en commençant au cou antérieur, est rayé en travers de lignes brunes qui sur chaque baguette des plumes de cette partie sont prolongées en un appendice aigu; la région auriculaire est gris foncé; tout le dos brun, tirant à l’ardoisé par sa partie antérieure, à plumes entourées d’une bordure rousse; pantalons d’un roux plus intense que celui de l'abdomen, uniforme; sous-caudales très peu striées de brunâtre en travers, terminées d’une bordure fauve. Petites tectrices alaires rousses; les grandes et les moyennes brunes, plus ou moins bordées de roux à leur extrémité; rémiges rousses, terminées longuement de noir brunâtre et rayées en travers de brun sur la barbe interne; ces raies fines sont pour la plupart composées de taches isolées, surtout sur les secondaires; sous-alaires rousses, les grandes plus pâles et maculées de brun. Queue brune noirâtre, traversée d’une bande blanchâtre en dessus et blanche en dessous dans les deux tiers de la longueur des rectrices, et terminée

par une bordure blanche; la première et la deuxième rectrice sont rousses, tachetées de brun dans leur partie basale, jusqu'à la bande blanche, la troisième rousse seulement sur la barbe interne. Bec noir, à base grise; cire et pattes jaunes; iris brun clair.

g' Longueur totale, 518; vol, 1,306; aile, 405; queue, 205; bec, 40; tarse, 92; doigt médian, 36; ongle, 18 millimètres.

© Longueur totale, 520; vol, 1,330; aile, 430; queue, 235; bec, 43; tarse, 85; doigt médian, 37; ongle, 19 millimètres.

Lambedero (JELSKI) ; Guajango, sur le Maraïñïon (STOLZMANN).

« Assez commun dans la vallée du Maranon supérieur, s’y tenant principalement sur les bords du fleuve et sur les îlots. Il se nourrit surtout de crapauds. C’est un oiseau assez stupide et se laissant facilement approcher. Ordinairement je l’ai observé par paires. Il est connu sous le nom de gavilan colorado (autour rouge) » (STOLZMANN).

:16. — Buteogallus nigricoïllis

Falco nigricollis, LATH., J. O., I, p. 35.

Falco busarellus, Daur., Traité, Il, p. 168.

Falco melanobronchus, SHAW, Gen. Zool., VII, p. 167.

Circus leucocephalus, Vieiz., N. D. H. N., IV, p. 465.

Buteo nigricollis, VrerL., loc. cit., p. 473.

Aquila milvoïdes, Spix, Av. Brasil., I, tb. I d.

Buteogallus busarellus, BP., Consp. Av., I, p. 17.

Buteogallus nigricollis, STRICKL., Orn. Syn., p. 43 — ScL. et SALV., P. Z. S., 1866, p. 198; 1873, p. 302 — Nomencl. Av. Neotr., VER t

Buteo busarellus, D'OrB., Voy. Amér. Mér., Ois., p. 103.

Busarellus nigricollis, Saarpe, Cat. B. Brit. Mus., [, p. 211.

B. intense ferrugineo rufus; capite flavido, supra et in nucha siriis nigris vario ; area magna jugularinigra; remigibus nigris; caudarufa, nigro-fasciala el zona lalissima lerminata.

G' et Q Ad. — Plumage général roux ferrugineux intense, à tête avec le haut du cou jaunâtre, varié de longues stries noirâtres, très fines, au sommet de la tête et au cou postérieur; une grosse tache noire sur la région jugu-

laire, en dessous de laquelle la couleur rousse jaunâtre occupe un espace de la poitrine plus ou moins grand; la couleur rousse de l’abdomen est moins rousse que celle du dos; sous-caudales d’un fauve jaunâtre, varié de raies et de taches noirâtres; quelques grosses stries sur les scapulaires, moins

larges sur les tectrices alaires. Rémiges noires, à barbe interne dans les primaires blanche à la base même, rousse dans les secondaires, s'étendant plus ou moins longuement en s’approchant des tertiaires, en sorte que sur la dernière des secondaires il né reste de noir qu’une bande terminale; toutes ont quelques raies noires, incomplètes sur un fond roux; sous-alaires d’un roux intense. Queue rousse, traversée de quelques raies irrégulières noires, et à une large bande terminale occupant presque le tiers de longueur des rectrices. Bec et cire noirs; pattes blanches rosées; iris roux noir.

Les oiseaux moins adultes ont les pantalons rayés de fauve.

j Le jeune oiseau en premier plumage est brun en dessus, varié plus ou moins de fauve et de roux, ayant toutes les plumes du sommet de la tête et du cou postérieur entourées d’une bordure fauve; celles de la région interscapulaire sont d’un roux intense avec une grosse tache terminale noire bordée finement de roux, le dos inférieur et le croupion sont d’un brun foncé, très peu maculé de fauve; des raies nombreuses en travers de l'aile, rousses sur les tectrices et grises sur les rémiges; un sourcil fauve, très élargi derrière l'œil; joues d’un fauve plus pâle que le précédent, une ligne noirâtre derrière l’œil, bordant en arrière les tectrices auriculaires et descendant jusqu’à la gorge. Le fond de tout le dessous du corps est d’un fauve pâle; une moustache noirâtre de chaque côté de la gorge; une grosse raie de même couleur le long du milieu du cou, fort élargie sur le jabot; des taches brunes, assez grosses sur les flancs, et des stries très fines sur le milieu de l’abdomen; pantalons rayés en travers de nombreuses lignes brunes; des raies moins nombreuses et plus grosses sur les sous-caudales. Tout le dessous de l’aile est d’un fauve blanchâtre, rayé de brun en travers; rémiges primaires légèrement rembrunies dans leur partie terminale. Queue d'un isabelle blanchâtre, traversée de 1? ou de 13 raies brunes; la barbe externe dans les rectrices latérales plus ou moins colorée de gris roussâtre. Bec corné, à base jaunâtre; cire olive; pattes jaunes.

g' Longueur de l'aile, 380; queue, 173; bec, 36; tarse, 70; doigt médian, 43; ongle, 25 millimètres.

Q Longueur de l'aile, 410; queue, 186; bec, 45; tarse, 75; doigt médian, 47; ongle, 28 millimètres.

Sarayacu et Santa Cruz (BARTLETT); Santa Lueïa (coll. RAIMONDI).

& Il habite toutes les plaines que couvrent des marais entremêlés de bois, depuis Cayenne jusqu'aux Andes, et depuis les Guyanes jusqu’au sud de Corrientes, où cessent les terrains marécageux boisés, car il ne se rencontre que dans les endroits ainsi constitués, et jamais sur les collines ni dans les terrains secs. On le voit toujours isolé, perché silencieusement vers le tiers inférieur des arbres (le plus souvent des arbres morts) qui avoisinent les eaux stagnantes; il y reste immobile des heures entières, regardant tout autour de lui. S'il aperçoit une proie quelconque, il descend d’un vol léger, s’en empare, la dévore sur place, puis vient reprendre sa place jusqu’à ce qu’il découvre un nouvel aliment et qu’il l’ait saisi, ou bien il abandonne son poste lorsqu'il croit l'attente inutile; ou bien encore, si l’homme vient le troubler dans sa solitude, il s'envole, tournoie quelque temps et va se reposer non loin de là sur un autre arbre. Cet oiseau est des plus farouches, il vit seul, se défiant de tout, paraissant ne jamais avoir de tranquillité réelle, Nous l’avons vu quelquefois marcher en sautant, sur les rives des marais, sur les lieux fangeux, pour chercher sa nour-

riture, et descendre même sur les plantes flottantes (camalota des habitants), afin d’y saisir les reptiles et les mollusques qu’il préfère ; son vol n’est jamais prolongé ni trop élevé. Il parcourt aussi le matin en tournoyant la circonférence des marais qu’il fréquentera le jour, volant à la hauteur des arbres, afin d'y chercher un perchoir d’où il puisse faire une pêche facile ; il ne plane pas aussi souvent que les aigles pêcheurs ét jamais comme les busards. IL paraît de tous les oiseaux de proie le moins propre à un vol soutenu; il est vrai que son genre de vie demande moins d'activité par la facilité qu’il a de se procurer les animaux dont il se nourrit, qui sont : des reptiles aquatiques, tels que grenouilles, crapauds et quelques serpents, des poissons morts, des insectes, et parfois, dans les disettes, des mollusques fluviatiles. On nous a assuré qu’il est doué d’une adresse toute particulière pour ouvrir l’'opercule des ampullaires et pour en retirer l’animal. Les petits oiseaux ne le poursuivent jamais.

» Il niche le plus ordinairement dans les bois qui avoisinent les eaux: il choisit un arbre élevé et touffu, sur lequel il construit un énorme nid composé d’épines, dans lequel il pond de 2 à 4 œufs; son égoïsme habituel ne le quitte que dans la saison des amours; il s’accouple alors pour deux ou trois mois. Nous n’avons pas vu régner,

même dans cette saison, une très grande intimité entre les deux consorts » (D'ORBIGNY).

+17. — Buteo pennsylvanicus

Falco pennsylvanicus, Wics., Amer. Orn., VI, p. 92, tb. LIV, fig. 1.

Falco latissimus, WiLs., L. c., p. 92.

Sparvius platypterus, Vieiz., Enc. Méth., p. 1273.

Falco Wilsoni, BP., Journ. Ac. Philad., 1824, p. 348.

Buteo pennsylvanicus, Kaur, Wiegm. Arch., 1850, p. 39 — Sc. et SALv., P. Z.S.,1873, p. 302 — Nomencl. Av. Neotr., p. 119 — TACz-, PAZ S., 1889; p. 47:

Craxirex pennsylvanicus, GR., Hand List. B. Brit. Mus., I, p. 7.

Buteo latissimus, SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 193.

B. supra brunneus, nucha plus aut minus albido et nigro varia; tectricibus caudæ superioribus albo terminatis ; subtus albidus, gula immaculala aut fusco striala, mystacibus nigricantibus lalissimis utrinque marginata; pectore maculis magnis rufo brunneis; maculis abdominis transversalibus; remigibus intus longissime aibis; cauda nigricante, fasciis ternis transversalibus albidis.

G' Ad. — Brun foncé en dessus; très foncé, presque uniforme sur la région interscapulaire, à plumes bordées de fauve roussâtre au sommet de la tête, en formant des sourcils clairs, plus ou moins distincts; les bordures du cou postérieur plus ou moins rousses; sur les scapulaires et les tectrices alaires les bordures sont d’un gris pâle ou parfois roussâtres, les plumes de la nuque longuement blanches à la base, de sorte que cette couleur est

plus ou moins visible à l'extérieur, à tache terminale presque noire; tectrices supérieures de la queue terminées par une bordure blanche assez large et traversées au milieu par une bande blanche interrompue au milieu des plumes; les joues brunes variées de longues stries fauves ou blanchâtres. Le fond des parties inférieures du corps est d’un blanc de crème ou fauve pâle; gorge parsemée de stries noirâtres, formant le plus souvent une grosse ligne médiane bordée des deux côtés par une large moustache noirâtre ; poitrine variée de grosses taches d’un brun roussâtre cordiformes, dont celles des côtés sont confondues en une surface presque uniforme; les taches de l'abdomen sont transversales, élargies et aiguës sur la baguette des plumes ; sous-caudales immaculées. Rémiges brun foncé à barbe interne blanche jusque auprès de l'extrémité en partie rayée de noirâtre, foncée en dessus et très peu distincte sur la page inférieure des pennes; sur les trois et quatre externes ces raies manqueñt complètement; ces dernières foncées sont aussi distinctes sur la barbe externe; sous-alaires blanc de crème, parsemées rarement de petites taches brunes. Queue noirâtre à base blanche, et trois raies blanchâtres, dont la dernière est la plus large, la basale peu prononcée, terminée d’une bordure d'un brun pâle liséré de blanchâtre au bout même de la queue; la page inférieure de celle-ci beaucoup plus pâle que le dessus. Bec noir corné à base grise; cire d’un jaune sale; pattes d’un jaune orangé ; iris brun noisette clair.

Q La femelle est d’une taille distinctement plus forte, à taches plus grosses en dessous, surtout sur la poitrine.

La femelle péruvienne a le fond du dessous fortement coloré de roussâtre, surtout sur la poitrine, avec des taches brunes roussâtres grosses; sourcils assez prononcés; joues brunes, striées de fauve; une strie brune fine sur chacune des sous-caudales.

Cette buse varie beaucoup dans la disposition et la grosseur des taches sur les parties inférieures du corps; 1l y a des individus qui ont des taches oblongues presque également disposées sur tout le dessous, et celles de l'abdomen plus ou moins cordiformes; les plumes du sommet de la tête bordées plus ou moins de blanchâtre; la bande sourcilière quelquefois blanche striée de brun. On trouve aussi des individus à queue à sept raies foncées et autant de grises blanchâtres.

G' Longueur totale, > TO : aile, 260; queue, 153; bec, 28 ; tarse, 54; doigt médian, 29; ongle, 15 millimètres.

Q Longueur totale, 423; vol, 953; aile, 290; queue, 160; bec, 30; tarse, 60; doigt médian, 32; ongle, 16 millimètres.

Femelle unique tuée à Huambo par Stolzmann, commençant à manger un crapaud, en lui enlevant la peau des cuisses aussi bién que le ferait un préparateur.

Chamicuros (BARTLETT ).

Description faite d’après les oiseaux de l’Ecuador occidental et une femelle péruvierine,

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