Catharus dryas
Malacocichla dryas, GouLp, P. Z. S., 1854, p. 285, tb. LXXV.
Malacocichla maculata, Scr., P. Z. S., 1858, p. G4.
Catharus dryas, Scz., P.Z. S., 1859, p. 324 — Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 1.
Catharus maculatus, Scz., P. Z. S., 1859, p. 324 — So. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 1 — Tacz., P. Z. S , 1882, p. 5.
Turdus dryas, SeEBoHM, Cat. B. Brit. Mus., V, p. 204.
C. supra nigricanti schistaceus, pileo el capitis lateribus nigerrimis; subtus ochracescenti albidus, lateraliler schisiaceus; qula, pectore et ventris lateribus nigro maculatis; rostro et pedibus flavis (SaLATER).
g' et © Ad. — D'un fuligineux foncé tirant un peu sur l’olivâtre en dessus, à tête d'un noir intense, tout le dessous du corps, depuis la gorge inclusivement d’une belle couleur ocreuse; les côtés de la poitrine et de l'abdomen d'un gris olivâtre foncé; gorge maculée de taches subtriangulaires d’un noir intense ou noirâtres petites, tandis que la poitrine et l’abdomen sont variés de taches plus grosses transversales, noirâtres ; le milieu même du ventre immaculé; sous-caudales d’un ocreux pâle souvent lavé de gris. Ailes et queue d’un noirâtre un peu plus foncé que le dos; les tectrices sous-alaires d’un gris foncé. Bec et bordure autour de l’œ1il orangés; pattes jaunes de cire; iris brun foncé. :
SG Longueur totale, 202; vol, 304; aile, 97; queue, 77; bec, 22; tarse, 34 millimètres.
© Longueur de l’aile, 85; queue, 60; bec, 21; tarse, 33 millimètres.
OBSERVATIONS. — Nos oiseaux diffèrent un peu en couleurs de la diagnose de M. Sclater, principalement dans la nuance des parties supérieures du corps et plus encore par le fond du dessous qui est d’un ocreux intense au lieu de blanchâtre, enfin la couleur des taches de la gorge est bien plus foncée que celle des taches pectorales. IL est probable que les oiseaux qui ont servi à la description ont été recueillis dans une autre saison. Les oiseaux de l’Ecuador occidental sont d’une taille moins forte, l'aile du mâle n’est que de 90 millimètres ; ils ont la couleur du dessous beaucoup plus intense tirant sur l’orangé, surtout au milieu du corps; leur gorge est très peu striée d’une couleur noirâtre et non noire,
Huambo (STOLZMANN).
« Cet oiseau à les habitudes semblables à celles du €. fuscater : également il se tient dans les fourrés épais et aime à sautiller sur les troncs renversés. Chaque mâle chante cependant isolément. En entendant ce chant, quoique différent du sifflement du €. fuscater, je Ssupposais que l'oiseau doit être du même genre. J’ai commencé donc à faire attention, et je n’ai pas pu l’apercevoir, car il changeaït continuellement de place et le fourré était trop épais. Je marchai donc pendant plus d’une heure et toujours en vain, et ce n’est que le lendemain qu’il se posa devant moi sur un tronc où je l’ai tué,
» Son chant est composé de sons doubles un peu gutturaux et peu agréables, répétés dans des intervalles assez longs; les deux premiers sons au commencement du chant sont très agréables et ils sont doubles. Ces notes sont cependant remplacées par les autres individus par un sifflement simple ; et ce sont probablement les jeunes et les moins exercés » (STOLZMANN).
+290. — Turdus Aliciæ
Barr, Cass. et LAwR., B. N. Amer., p. 217, tb. LXXXI, fig. 2 — SEBB OUR RIT MS NES DA 02
Turdus Swainsoni, var. Aliciæ, Cours, Key N. Amer. B., p. 75. R
Turdus (Hylocichla) Swainsoni, 6 Aliciæ., Cours, B. Colorado Vall., p. 35.
T. supra ex griseo olivaceus, unicolor; sublus albus, collo antico et pectore rufescente lavatis; hypochondriis griseis; quiæ lateribus myslace fusco; collo antico pecloreque maculis triangularibus fuscis; abdomine medio subcaudalibusque albis.
Oiseau ad. — D'un olive grisâtre uniforme en dessus, sur les ailes et la queue; à œil entouré de plumes blanchâtres formant un anneau peu distinct; les côtés de la tête de la couleur du dos, striés de blanchâtre par les baguettes des tectrices auriculaires sans rien de roussâtre; le fond du dessous blanc soyeux, lavé légèrement de roussâtre sur le devant du cou et le milieu de la poitrine; côtés de cette dernière et de l’abdomen d'un gris assez foncé; gorge blanche pure, bordée des deux côtés d'une moustache brunâtre; les côtés du cou antérieur et le milieu de la poitrine parsemés de taches triangulaires d'un brun foncé; des taches beaucoup plus pâles sur le milieu du devant de l’abdomen; le milieu de ce dernier et les sous-caudales d'un blanc pur immaculé; les tectrices latérales bordées cependant à l’extérieur de brunâtre. Rémiges bordées finement à l'extérieur d’une nuance plus claire; base de la barbe interne fauve pâle; sous-alaires brunes, celles du bord de l'aile terminées d’une bordure fauve blanchâtre. La troisième rémige la plus longue, la première longue de 18 millimètres. Bec brun noirâtre, à base de la mandibule inférieure jaune pâle jusqu'à la moitié de la longueur; pattes carnées brunâtres; iris brun foncé.
Longueur de l'aile, 105; queue, 72; bec, 20; tarse, 28 millimètres.
Description prise d’un oiseau du nord de Kamtschatka au Musée de Varsovie.
OBSERVATIONS. — Distinct du 7! Swainsoni principalement par une taille un peu plus forte et le manque du roux autour de l’œil. \
Chamicuros, Est-Peru (BARTLETT), fide SERBOHMI.
« : : Tel Re
2891. — Turdus Swainsoni
Tscu., Faun. Peru., p.188 — Su. et SAzv., P. Z.S., 1873, p. 255 — Nomencl. Av. Neotr., p. 1 — Tacz., P. Z. S., 1874, p. 503; 1879, p. 221 ; 1882, p. 4 — SErpoum, Cat. B. Brit. Mus., V, p. 201.
T. supra olivaceus, unicolor, circulo oculari fulvo; sublus albus, quia et pectore fulvo rufescentibus, hypochondriis griseo olivaceis; qulæ lateribus mystace fusco; peclore toto abdomineque antico maculis triangularibus olivaceo fuscis; abdomine medio subcaudalibusque 1mmaculatis.
g' et Q Ad. — Olive uniforme en dessus; blanc soyeux en dessous, à gorge et la poitrine teintes de fauve roussâtre, les côtés de l'abdomen de gris olivâtre; côtés de la gorge bordés d’une longue moustache noirâtre; côtés du visage et du cou d’un roussâtre plus intense que la gorge, variés de nombreuses taches olives; œil entouré d’un anneau roussâtre, poitrine maculée de grosses taches triangulaires olives noirûtres, des taches plus larges et plus pâles sur la partie antérieure de l'abdomen; le milieu du ventre et les sous-caudales blanc pur. Ailes d'un schistacé foncé, à tectrices et la barbe externe des rémiges d'un olive analogue à celui du dos; rémiges primaires bordées finement de fauve; sous-alaires fauves roussâtres; les externes tachetées de brun; les grandes schistacées; bord interne des rémiges largement roussâtre à la base formant une large bande au milieu du dessous de l'aile. Queue concolore au dos. Bec brun noirâtre, à base de la mandibule inférieure jaunâtre; pattes carnées brunâtres ; iris brun foncé.
c' Longueur totale, 183-190; vol, 303; aile, 99; queue, 62; bec, 18; tarse, 26 millimètres. F
Monterico (JELSKI) ; Chamicuros (BARTLETT) ; Tambillo, Tamiapampa, Huambo (STOLZMANN ).
« En arrivant à Tambillo mon attention était frappée par une voix simple, pyé, qu'on entendait continuellement de tous les côtés; je cherchais donc à droite et à gauche, en haut et en bas, sans pouvoir trouver l'oiseau. Mon compagnon l’a découvert et se rappela que la même chose lui est arrivée à Monterico. Cette grive est migratoire. Elle est des plus communes à Tambillo en septembre, octobre, jusqu’au mois de mars; on l’entendait partout et surtout à la lisière dés bois. En mai, en revenant du Marañon, j'étais frappé par son absence complète. Mon compagnon a aussi constaté ce fait; elle était remplacée à cette époque par le 7. marañnonicus, qui manquait précédemment. Je ne doute pas qu’elle arrive de l’Amérique Septentrionale pour y passer l’hiver.
» Cet oiseau sait parfaitement dérober sa présence en se perchant dans une couronne d'arbres et y restant longtemps immobile. Elle se tient principalement à la lisière des forêts, dans les forêts jeunes et quelquefois.même dans les broussailles basses, Son vol est rapide et aussi léger que celui d’un gobe-mouches. Elle se nourrit de baies noires, les mêmes que mange aussi l’Ælainea pallatange. En mars
on entend souvent son chant court et peu varié. Commune à Huambo en octobre, je ne l’ai rencontrée à Tamiapampa qu’à 9,000 pieds d'altitude » (STOLZMANN) (1).
«Je ne comprends pas l’expression de M. Tschudi, que cette grive se trouve dans les contrées froides des Cordillères, car je n’ai Jamais rencontré cette espèce dans les hautes montagnes, maïs toujours dans les forêts, principalement entre 5,000 et
7,500 pieds. Sa vie et son plumage mou et soyeux la distinguent des autres grives péruviennes » (JELSKI).