Catharus fuscater
Scz., P. Z.$., 1859, pp. 136 et 324 — Sc. et SaLv., Nomencl. Av.
Horn p. 1 — Tacz., P. Z.$., 1874, p.504; 1879, p. 222; 1889, p. 4.
Myioturdus fuscater, LArr., Rev. Zool., 1845, p. 341.
€. supra schistaceo niger, sublus cinerascentior ; quiture abdomineque medio albidis ; rostro aurantiaco ; pedibus flavo carneis.
G! Ad. — D'un schistacé noirâtre en dessus et sur les côtés de la tête, noir au sommet de cette dernière, les lores et la partie antérieure du visage ; la gorge et le milieu de l'abdomen blancs avec une légère nuance fauve; milieu de la poitrine de la même couleur, mais lavée légèrement d'une nuance cendrée; les côtés de la poitrine et de l'abdomen d’un cendré schistacé beaucoup plus pâle que celui du dos; sous-cauidales grises terminées de blanchître. Aïles et queue concolores au dos; sous-alaire* grises. Bec rouge orangé avec le dos de la mandibule supérieure noirâtre à l'extrémité et une raie noirâtre devant les narines; pattes jaunes; iris blanc sale (exemplaire de Tambiïllo, du 11 décembre).
c Ad. — D'un schistacé noirâtre, plus foncé en dessus que dans l’exemplaire décrit plus haut et très peu moins foncé sur le noir de la tête; milieu de l'abdomen sans nuance jaunâtre; gorge d'un blanc légèrement cendré. Toute la mandibule supérieure noirâtre en dessus, l’inférieure et les côtés de la supérieure jaunes; pattes jaunes, légèrement rembrunies; iris marqué par M. Jelski brun foncé (exemplaire de Chilpes, du ?9 juillet).
Q Semblable en tout au mâle et n’en étant distincte que par la couleur du sommet de la tête non noire, mais d'un schistacé légèrement nuancé de brunâtre; le milieu de l’abdomen nuancé plus fortement de fauve que chez le mâle. [ris blanc (exemplaire de Tambillo, du 8 février).
( Le jeune en premier plumage est fuligineux en dessus, à tête concolore au dos; d’un fauve sale en dessous, à flancs largement rembrunis; les plumes du milieu de l'abdomen à bordure rembrunie; milieu du bas-ventre blanchâtre. Les ailes et la queue schistacées. Bec Dan pattes carnées.
G* Longueur totale, 202; / vol, 285; aile, 90; queue, 80; bec, 23; tarse, 36 millimètres.
Q. Longueur totale, 202; vol, 212-274; aile, 88; queue, 78; bec, 22; tarse, 34 millimètres.
Les œufs trouvés à Tambillo le 2? janvier 1878 sont de forme ovée peu allongée, à sommet sensiblement moins gros que la base; les deux extré-
mités obtuses. Le mode de la coloration comme chez les autres grives: le fond est d’une couleur vert bleuâtre pâle, varié de nombreuses taches irrégulières d'un gris violâtre pâle et d’autres superficielles brunes.
Longueur, 24-27,5 sur 18,5-19 millimètres de largeur.
Chilpes (JELSKI) ; Tambillo, Chachapoyas (STOLZMANN).
« Assez commun à Tambillo, quoique difficile à voir, car il se tient dans les fourrés les plus épais de la forêt. Je le rencontrais depuis 5,800 jusqu’à 7,500 pieds d'altitude. Il aime à sautiller sur les troncs renversés, sur les branches basses et à terre, dressant sa queue en haut. Au crépuscule il quitte les fourrés et sort dans les lieux découverts, comme sentiers forestiers ou les champs cultivés voisins de la forêt. Sa voix, probablement de rappel, est un son bas, un peu prolongé, guttural, comme : kkroumklroum ; le chant quoique composé de quelques notes, par leur pureté et leur son agréable place cet oiseau au nombre des premiers artistes de cette région. Ordinairement je l’ai entendu chantant deux à la fois. Ce chant est sujet à de nombreuses modifications individuelles ; la combinaison suivante peut servir de type : le premier chante un autre perché plus loin ajoute après un
intervalle de quelques secondes. Comme c’est un sifflement très analogue à l'humain j'ai éprouvé de l’imiter en présence d’un artiste isolé. Sitôt qu’il à interrompu sa strophe j'ai sifflé les trois premières notes, l’oiseau ajouta de suite les deux terminales. Après avoir répété avec succès plusieurs fois j’ai changé de rôle et j'ai sifflé les deux notes terminales : mon artiste a changé aussi son rôle, et au lieu de terminer la chanson, il se prit à la commencer par les trois premières notes. Cela m'a intéressé à tel point que je suivais l’oiseau pendant deux heures et demie en ayant le compagnon continuel. En janvier j'ai découvert son premier nid. Il était placé dans une couronne d’un petit arbuste, aussi bas, qu’on pouvait l’atteindre en tendant la main. Construit de mousse et tapissé de filaments végétaux. Il contenait deux œufs. Puis J'ai trouvé beaucoup de nids abandonnés et un contenant uu petit. La femelle chassée du nid s’envola sans aucun cri, se posa à terre et sautillait dans le voisinage. Tous ceux que j’ai rencontrés étaient bâtis comme le premier et placés également sur les petits arbustes ou au sommet du palmier nain nommé sada, dans la base de la naissance des feuilles » (STOLZMANN).