Merula chiguanco
Turdus chigüuanco, D'Ors., Voy. Amér. Mér., p. 201, tb. IX, fig. 2 — Scr. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 2 — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 503 — Sres., Cat. B. Brit. Mus., V, p. 295.
Turdus fuscater, Tscx., faun. Peru., p. 186 (?).
M. supra fuliginoso murina, sublus dilutior; gula albido rufescens fuscescente siriata ; subalaribus rufis; subcaudalibus margine scapoque albidis.
G' Ad. — D'un fuligineux grisâtre en dessus, beaucoup plus pâle en dessous avec une légère teinte olive roussâtre; gorge plus pâle distinctement striée de plus foncé; région anale teinte de blanchâtre; les souscaudales à baguette blanche et une bordure blanchâtre fine. Ailes et queue plus foncée que le dos; rectrices rayées distinctement de plus obscur; rémiges primaires bordées finement de fauve; sous-alaires grises lavées de roux; bord interne des rémiges roussâtre dans la moitié basale. Bec et pattes jaunes; iris brun clair.
Q Semblable au mâle, à nuance roussâtre un peu plus forte en dessous.
(3 Jeune en premier plumage semblable aux adultes, à baguettes des plumes dorsales blanchâtres et jaunâtres sur les scapulaires; le dessous lavé plus fortement de roussâtre que dans la femelle, à plumes variées d'une strie médiane blanchâtre et d'une tache terminale brune; milieu du ventre fauve varié de taches brunes; toutes les tectrices alaires terminées d’une tache triangulaire rousse; sous-caudales à strie médiane blanchâtre et une pareille bordure terminale.
L'oiseau en deuxième plumage est en général plus foncé au dos que les adultes.
G' Longueur de l'aile, 146; queue, 126; bec, 32; tarse, 20; première rémige, 40 millimètres.
Maraynioc, Huanta (JELSKI).
« Nous avons rencontré ce merle sur le versant occidental des Andes péruviennes, du niveau de la mer à 2,000 mètres au-dessus, c’est-à-dire aux environs de la ville de Tacna, et de là, en remontant la Cordillère, jusqu’au village de Palca. Dans tous ces lieux il est très commun au fond des ravins et en général sur tous les points où se montrent soit des buissons, soit des arbres fruitiers, soit des haïes qu'il n’abandonne jamais. Souvent par couples, souvent isolé; on le voit, surtout autour des lieux habités, y vivre sans crainte et avec beaucoup de familiarité, comme s’il était chez lui. Il gratte souvent la terre, retourne les feuilles mortes, se perche toujours sur les branches basses des buissons, court avec vivacité, en relevant fréquemment la queue; en un mot, pour ses allures et pour son vol, nous ne pouvons mieux le comparer qu’à notre espèce commune d'Europe,
» Il est sédentaire, se nourrit de graines et d'insectes. Nous avons voulu en manger; mais sa ne est dure, désagréable et les habitants la méprisent. On nous a assuré qu’au temps des amours, son chant est harmonieux, ce qui a déterminé quelques personnes à en élever, chose très facile. Les Indiens Aymaras le nomment aussi chiquanco, nom que nous avons pris comme spécifique » (D'ORBIGNY).