Cyphorhinus Salvini
SHARPE, Catal. B. Brit. Mus., VI (1881), p. 292, tb. XVIII, fig. 1 — Tacz., P. Z.S., 1889, p. 6.
C. modulatori simillimus, sed multo major; supra fusco olivaceus, alis minime rufescentibus ; fronte, superciliis, qula pectoreque obscure rufis ; iridibus fusco brunneis.
La coloration de cet oiseau ressemble en tout à celle du C. modulator, mais la nuance des parties supérieures du corps est d’un brun foncé moins roussâtre, cette différence est la plus frappante sur les bordures claires des rémiges ; la couleur rousse de la gorge et de la poitrine est beaucoup plus foncée. Le bec est noir, corné, à dessous de la mandibule inférieure blanc d'ivoire; pattes d’un corné foncé; iris brun foncé.
G' Longueur totale, 155; vol, 242; aile, 13; queue, 40; tarse, 23; doigt médian avec l’ongle, 22 millimètres.
« Yurimaguas. Cet ciseau connu sous le nom d’organo-pischeou (oiseau orgue), organito (petites orgues), ou f{utero, n’est pas rare dans cette localité. Souvent en marchant dans la forêt j'ai entendu son chant admirable au milieu du silence. C’est une belle mélodie très compliquée, que je savais d’abord imiter, maïs que j'ai oubliée plus tard. Chaque son est précédé par un autre son en quinte ou en tierce, séparés par un intervalle aussi court qu'ils font l'effet d’un accord à deux tons. Ce chant à un magnifique timbre flûté est un des plus agréables que j’ai entendus dans ma vie. Ce petit artiste à robe modeste se tient dans les grands fourrés de la forêt vierge. On
le rencontre ordinairement par paires, bas, au-dessus du terrain. Sa voix d'appel ressemble à celle des autres troglodytides, c’est un érscheck. En imitant ce chant il m'est arrivé plusieurs fois de faire approcher le mâle à une distance de quelques pas. Il écoute avec curiosité et commence à chanter. Quelle peine on éprouve en le tirant dans ce moment!
» Le chant d’un Cyphorhine. que j'ai entendu à Los Rios, dans la vallée d'Huayabamba (5,600 pieds), et ensuite sur la route d’'Huayabamba à Soritor (4,800 pieds), est encore plus caractéristique par ses tirades. Je ne doute pas que ce ne soit le C. thoracicus Tsch. Le plus éminent cependant des oiseaux que je connais est le Cyphorhine de Palmal, probablement le €. phæocephalus Scl. En l’entendant pour la première fois je suis devenu immobile de l’admiration et lorsqu'il a terminé je regrettais que cela ne continue pas des heures entières, C'était un couplet composé à peine de quatre sons, tout à fait simple, répété plusieurs fois, maïs l'exécution était aussi artistique, aussi pure, les sons aussi pleins que l'impression m'est restée pour toute ma vie; aujourd’hui encore quand je me le rappelle, il me paraît l’entendre, comme si je me trouvais encore au fond de la forêt vierge. Je ne peux pas lui donner le nom de sifflement, car c'était quelque chose d’intermédiaire entre une sonnette la plus sonore et un flageolet le plus pur et le plus parfait. Je ne l’ai entendu que deux fois, mais il s’est imprimé aussi fort dans ma mémoire, que Je peux l’exprimer par les notes suivantes : > J’ai tâché de voir l'artiste, mais le fourré était aussi épais qu'il ny avait pas moyen d'y pénétrer » (STOLZ- HAS MANN).