Harpagus bidentatus
Falco bidentatus, Larx., J. O., I, p. 88.
Bidens rufiventer et B. albiventer, Spix, Av. Brasil., I, p. 14, tb. VI et VII.
Harpagus bidentatus, Vic., Zoo!. Journ., I, p. 338 — Tscx., Faun. Peru., pp. 18 et 107 — Sc. et Sazv., P. Z. S., 1866, p. 198; 1867, pp. 753 et 979; 1873, p. 303 — Nomencl. Av. Neotr., p. 192 — Tacz., P. Z. $S., 1874, p. 550; 1889, p. 47 — SHaARPE, Cat. B. Bril. Mus., I, p. 362.
Diodon brasiliensis, Less., Trait. Orn., p. 96.
Diodon bidentatus, D’OrB., Voy. Amér. Mér., p. 122.
Harpagus rufipes, Sw., Glass. B., II, p. 213.
H. supra fusco plumbeus, subtus ferrugineo rufus ; qgula alba, villa mediana fusca; alis caudaque nigricantibus; rectricibus fasciis ternis limboque terminali albidis ; tectricibus alarum inferioribus subcaudalibusque albis.
G' Ad. — D'un plombé bleuâtre foncé en dessus, à côtés de la tête et du cou d’un cendré bleuâtre plus clair; d’un roux ferrugineux rougeâtre en dessous, rayé plus ou moins distinctement de brunâtre ou de plombé et de blanchâtre au milieu même du ventre et sur les pantalons; gorge blanche, traversée dans toute sa longueur par une raie plombée ou noirâtre plombée ; le milieu du haut de la poitrine enduit plus ou moins fortement de plombé ou varié de quelques stries de cette couleur; sous-caudales blanches. Ailes noirâtres, à rémiges traversées de larges bandes plus pâles en dessus et blanches en dessous; sous-alaires blanches, teintes légèrement d’isabelle. Queue noire en dessus, traversée de trois raies d’un gris clair et terminée d'une fine bordure blanchâtre ; plus pâle sur la page inférieure, à bandes transversales blanches et plus larges qu’en dessus. Cire verdâtre sale ; bec noir, à base de la mâchoire grise au-dessous des narines, et la moitié basale de la mandibule d’un gris jaunâtre; pattes jaunes orangées; iris rouge pâle, à nuance cannelle.
Q Ad. — Distincte du mâle par tout l'abdomen et les pantalons rayés en travers de fauve, de schistacé et de roux, cette dernière couleur prédominante sur le haut de l'abdomen, tandis qu’elle est remplacée par le fauve blanchâtre en arrière; le roux de la poitrine plus foncé à stries plombées plus prononcées sur la baguette de toutes les plumes; le blanc de la gorge plus restreint et lavé d’isabelle; les sous-alaires d’un isabelle varié de quelques taches brunes. |
@ Le jeune mâle est d’un brun grisätre en dessus, à plumes des tectrices alaires et des scapulaires bordées au bout d’une ligne roussâtre très fine et à peine distincte; côtés du visage aussi foncés que le sommet de la tête; gorge blanc de crème, traversée comme chez l'adulte d’une raie médiane noirâtre; le reste des parties inférieures du corps est d’un isabelle pâle, plus pâle sur la poitrine et varié de longues stries linéaires brunes noirâtres; l'abdomen est un peu plus roussâtre et varié de stries foncées terminées par une tache roussâtre subcordiforme, plus grosses sur les flancs et petites et moins prononcées au milieu du ventre; les pantalons sont d’une nuance un peu plus roussâtre que celle de l’abdomen, rayés de roux en travers; sous-caudales entièrement blanchâtres. Rémiges de la couleur du dos rayées en travers comme celles des adultes; sous-alaires isabelles. Queue comme chez l'adulte, à raies claires moins larges et blanches sur la barbe interne des rectrices médianes.
G' Longueur totale, 337; vol, 695 ; aile, 220; queue, 170; bec, 22 ; tarse, 37; deigt médian, 27; ongle, 12 millimètres.
Q Aüle, 212; queue, 154; bec, 21; tarse, 36; doigt médian, 28; ongle, 1? millimètres.
Description du mâle adulte d’après les oiseaux péruviens, de la femelle d’après un exemplaire de l’Ecuador occidental, et du jeune mâle de la Guyane britannique, tirés du Musée de Varsovie.
Rio Javari (BATES); Ucayali supérieur, Chayavetas, Chamicuros, Santa Cruz {BARTLETT) ; Pebas (HAUXWELL); Monterico (JELSKI); Huambo (STOLZMANN).
« Comme nous ne l’avons vue que rarement, nous ne pouvons dire autre chose, sinon qu'elle se tient à la lisière des bois où elle chasse aux petits oiseaux. Nous ne lui avons jamais vu les mœurs agiles des faucons proprement dits ; elle semble plutôt avoir l’apathie des autours. Presque toujours perchée sur les branches inférieures des arbres, elle attend longtemps sa proie, qui paraît consister en oiseaux. Le diodon bidenté est rare partout; son vol est peu prolongé et beaucoup moins rapide que celui des faucons » (D’ORBIGNY).
Stolzmann a trouvé dans l’estomac d’un de ses exemplaires un lézard et des blattes.