‹ Ornithologie du PérouChapitre 34 sur 288 · Accipiter pileatus · texte numérisé non relu

Accipiter pileatus

Falco pileatus, TEemm., P. C., I, tb. CCV — Wrep., Beitr., III, p. 107.

Accipiter pileatus, Vic., Zool. Journ., I, p. 338 — Scz. et SALv., Nomencl. Av. Neotr., p. 120 — Suarpe, Cat. B. Brit. Mus., TL, p.153 DAC RS EMISS2NIDAELTE

Nisus pileatus, Less., Man. Orn., I, p. 98 — Burm., Ueb. Th. Bras., II, p. 73 — Tscu., Faun. Peru., pp. 18 et 100 — D’Ors., Voy. Amér. Mér., p. 90.

. Cooperastur pileatus, BP., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 538.

Falco Beskii, Licat., Nomencl. Av., p. 4.

Micrastur guerilla?, TAcz., P. Z. S., 1879, p. 242 (jv.) (err.).

A. Major; supra ardesiacus, subtus cærulescente cinereus; pileo nigro; plumis nuchæ basi albis ; tibiis rufis ; subcaudalibus albis ; cauda nigra, fasciis ternis aut quaternis pallidis.

cd Ad. — D'un schistacé foncé en dessus, à sommet de la tête noir, les plumes de la nuque blanches à la base, couvert en entier par le noir; le cou postérieur entièrement occupé par une large bande d'une nuance plus claire que celle du dos; tout le dessous du corps d'un cendré bleuâtre pâle, à gorge blanchâtre et le milieu de la poitrine largement blanc; les joues

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distinctement plus foncées que la couleur des côtés du cou; pantalons d’un roux cannelle intense; sous-caudales blanches à baguettes noirâtres. Aïles distinctement plus foncées que le dos; rémiges noirâtres traversées de larges bandes distinctement plus claires en dessus, dont celles de la partie basale sont blanches postérieurement, sur la page inférieure de la queue ces bandes sont blanchés ; sous-alaires blanches variées de quelques taches noirâtres. Queue noire, traversée de trois raies schistacées en dessus et blanchâtres en dessous. Bec noir avec une grande tache cendrée sur les deux mandibules ; pattes jaunes orangées; l'iris et la peau nue autour de l'œil Jaunes.

© Ad. — Semblable en tout au mâle, à couleur cendrée plus foncée sur les parties inférieures du corps, sans aucun mélange de blanc sur la poitrine. Quatre raies à travers la queue, dont une voisine de la base.

@ Les jeunes en premier plumage sont bruns en dessus, à sommet de la tête noir, bordé en arrière d’un demi-collier roussâtre; toutes les plumes du dos et des ailes entourées au bout d’une bordure rousse; tout le dessous du corps est roux, le plus pâle sur la gorge et le plus intense sur les pantalons; joues rousses striées de noirâtre. Les rémiges et les rectrices comme celles des adultes, mais les bandes claires de ces dernières sont en partie blanches sur leur page supérieure et toutes terminées par une large bordure blanche. |

SG Longueur de l'aile, 224; queue, 180; bec, 22; tarse, 50; doigt médian, 35; ongle, 13 millimètres.

© Longueur totale, 400; vol, 795; aile, 250 ; queue, 200 ; bec, 25; tarse, 57; doigt médian, 43; ongle, 11 millimètres.

Forme analogue à l’ A. bicolor, plus forte, à tarse beaucoup plus épais, et à absence complète du demi-collier nucal.

La femelle péruvienne se distingue de la brésilienne, avec laquelle je l’ai comparée, par la couleur des sous-alaires qui est d’un roux analogue à celui des pantalons chez cette dernière ; les baguettes noirâtres moins dessinées sur le fona cendré des parties inférieures du corps, les bandes claires caudales moins nombreuses et plus poussées vers l’extrémité de la queue ; elle n’en a que 4, tandis que la brésilienne en possède 5. L'oiseau du Brésil est d’une taille un peu plus forte ; l’aile est longue de 260, et la queue de 208 millimètres.

Guajango, Cutervo, Huambo (STOLZMANN).

« Cet épervier se tient toujours à la lisière et dans l’intérieur des forêts ; là il se perche sur un arbre près d’un sentier et attend que quelques petits oiseaux ou quelques petits mammifères passent à sa portée ; il fond alors dessus avec la rapidité d’une flèche et se met en devoir de le dévorer. Souvent aussi il guette les paisibles tinamous, qui sans défense aucune deviennent facilement ses victimes. Il est si léger dans ses manières et surtout dans son vol, qu'il paraît peu se défier de l’homme, par la conscience qu’il a sans doute de puissants moyens pour se soustraire à ses coups, même au milieu d’une épaisse forêt son vol est des plus rapide, suivant avec adresse les sinuosités sans nombre de ce labyrinthe naturel ; aussi à peine l’a-t-on aperçu, qu'il a déjà disparu au sein des bois. D’ailleurs, cet épervier est si peu connu des habitants que nous n’avons pu obtenir des renseignements sur sa nichée » (D'ORBIGNY).

+50. — Greranospiza cærulescens

Sparvius cærulescens, Vrerr., N. D. H. N., X, p. 318.

Ischnoscelis cærulescens, STRICKL., Orn. Syn., p. 124.

Geranospiza cærulescens, Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 121 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 399.

G. cærulescente plumbea; cauda rufescente isabellina, fasciis ternis nigris latissimis. Rostrum nigrum ; pedes rubro aurantit.

G' Ad. — Tout le plumage est d'un plombé bleuâtre foncé, uniforme partout, excepté la gorge qui est un peu plus pâle, à plumes bordées de blanchâtre; les plumes du bas-ventre et celles des jambes terminées par une fine bordure blanche; sous-caudales rayées en travers de blanchâtre. Rémiges primaires noires, à barbe interne traversée par une large bande blanche plus proche de l'extrémité que de la naissance et ondulée de la même couleur près de la base; sous-alaires plombées, rayées de blanc. Queue longue et large d’un isabelle roussâtre; traversée de trois bandes noires dont une large se trouve à l’extrémité, une seconde également large au milieu et atténuée sur les côtés, voisine de la précédente, la troisième moins large que les autres et incomplète occupant seulement les quatre rectrices médianes. Bec noir à mandibule grise terminée de noir; pattes orangées rougeûtres ; iris brun entouré d’une fine bordure jaune.

Le jeune mâle a toutes les plumes de la tête et de la nuque bordées de blanc largement au front et sur la région sourcilière et moins largement au milieu du sommet; sur celles des joues il ne reste de plombé qu'une fine strie médiane ; gorge blanc pur; le dessous du corps varié de grosses taches et de bordures blanches plus ou moins isabelles au milieu du ventre; sous-caudales isabelle uniforme. Les ailes variées de quelques taches blanches sur les tectrices et terminales sur les rémiges tertiaires ; les plumes des pantalons variées plus fortement de blanc. Queue comme chez l'adulte, à bandes noires moins larges.

G' Longueur totale, 467; vol, 897; aile, 285; queue, 237; bec, 27, tarse, 80; doigt médian, 32 millimètres.

© Longueur totale, 528; vol, 966; aile, 322; queue, 254; bec, 32, tarse, 90; doigt médian, 36 millimètres.

OBSERVATIONS. — Cet oiseau paraît varier beaucoup en taille, comme on le voit par les dimensions des deux mâles péruviens décrits plus haut. Les Geranospiza de la Guyane sont beaucoup plus petits, un mâle de Kuru et la femelle de l’Uassa présentent les dimensions suivantes :

& Longueur de l’aïle, 260; queue, 200; bec, 28; tarse, 75; doigt médian, 32 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 265 ; queue, 220 ; bec, 30; tarse, 75; doigt médian, 80 millimètres.

Dans la coloration, ces oiseaux de la Guyane ne présentent d'autre différence de ceux du Pérou qu’en bandes noires caudales beaucoup plus larges, dont la troisième est complète dans la femelle,

« Ne rencontrés qu’à Lechugal. Ils ont l'habitude de se percher le matin et le soir sur les sommets des arbres élevés ; ils se nourrissent de souris et de jeunes écureuils enlevés du nid. Les habitants de la contrée prétendent qu'ils mangent aussi des serpents et leur ont donné le nom de culebrero. C’est un oiseau assez stupide et se laissant approcher facilement » (STOLZMANN).

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