‹ Ornithologie du PérouChapitre 45 sur 288 · Nyctibius bracteatus · texte numérisé non relu

Nyctibius bracteatus

GouLp, P. Z. S., 1846, p. 1 — Scz., P. Z. S., 1866, pp. 130 et 538 — ScL et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 95.

Nyctibius rufus, CAB. in ScHoMB., Guian. Reis., LIL, p. 711 — SCL., P. Z.$S., 1866, p. 711.

N. castaneo fuscus ; scapularium apicibus et abdomine maculis albis, quasi bracieis ornatus (GouLp).

Plumage général d’un marron ferrugineux intense, varié au sommet de la tête et sur la région interscapulaire de grosses taches noires subarrondies, et d’une vermiculation noirâtre peu nombreuse; gorge plus pâle; la poitrine aussi intense que le dos à vermiculation grosse et peu nombreuse; les plumes du bas de la poitrine et des scapulaires externes terminées par une grosse tache blanche bordée de noir velouté par devant et en arrière; basventre isabelle roussâtre soyeux, à plumes rayées de brunâtre et terminées chacune par une tache subtriangulaire blanchâtre suivie d’une autre noire plus petite; sous-caudales presque de la même couleur, à tache terminale beaucoup plus grosse. Tectrices alaires d’un roux plus pâle et moins vif qu'au dos, ondulées de noir; rémiges d’un noir brunâtre; la barbe externe de la première primaire olivâtre, depuis la 2e jusqu'à la 6e roussâtre dans toute la longueur de sa partie atténuée et noire ailleurs, en formant une large bande foncée en travers de l’aile; les secondaires bordées de roux varié de noir; sous-alaires noirâtres, squamulées de roux au pli de l'aile. Queue rousse traversée de 10 ou de 11 raies noires doubles, et les rectrices terminées par une petite tache blanchâtre. Bec noir; pattes jaunûtres.

Longueur de l’aile, 167; queue, 132; bec, 40; tarse, 6 millimètres.

Description d’après un oiseau de Sarayacu, dans la collection du comte Berlepsch, OBSERVATIONS. — C’est une forme anormale dans le groupe, à plumage et le mode de la coloration semblables plutôt à ceux des Caprimulgides vrais; il a aussi les moustaches frontales beaucoup plus développées que dans toutes les autres espèces.

Pebas (CASTELNAUD et DEVILLE).

+69. — Nyctibius jamaïcensis

Caprimulgus jamaïcensis, Gm., L. S. N., I, p. 1029.

Caprimulgus cornutus, Vreir., Enc. Méth., p. 558.

Nyctibius cornutus, Vie, N. D. H. N., Il, p. 245 — Tscu., Faun. Peru., pp. 20 et 193 — Tacz., P. Z. S., 1879, p. 240.

Nyctibius jamaïcensis, Goosse, B. Jamaïca, p. M, illustr., p. 6 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 95.

Nyctibius urutau, Larr., Magaz. Zool., 1837, tb. LXXXII.

N. fusco cinereus; nigro strialus el maculatus, axillis nigris, humeris rufo indutis ; subtus dilutior, scapis plumarum omnium el maculis pectoris rotundis nigris (SCLATER).

Q Ad. — Le fond des parties supérieures du corps est d’un gris brunâtre vermiculé de brun; sommet de la tête couvert en grande partie de grosses taches d’un brun noirâtre, terminales dans les plumes de la partie médiane ; les plumes de la région interscapulaire sont d'un brun foncé avec un éclat violâtre très léger, et quelques taches roussâtres latérales et terminales peu distinctes ; les scapulaires latérales terminées largement de noir, en formant un grand espace, presque noir au-dessus de l'aile varié peu de fauve et de blanchâtre; le croupion et les tectrices supérieures de la queue d’un brun foncé variés de quelques raies transversales fauves. Le fond du dessous est d'un gris plus pâle que celui du dessus, à baguettes des plumes noires et une fine vermiculation brune, plus ou moins de taches roussâtres sur la poitrine et une nuance roussàtre plus ou moins prononcée dans plusieurs endroits du fond clair; quelques-unes des plumes pectorales sont terminées de noir en formant des taches oblongues et subaiguës, dont la réunion forme une espèce d’une bande disjointe ; les sous-caudales sont blanchâtres, lavées au bout d’isabelle et vermiculées par intervalles de brun. Le bord de l'aile est largement noir le long de l’avant-bras et de la main, tandis que les petites tectrices du milieu de l’aile, les moyennes et les grandes sont grises, lavées et tachetées de roux et ondulées de brun; rémiges brunes; les primaires depuis la deuxième jusqu’à la cinquième à barbe externe grise brunâtre, garnie d’une série de 8 ou 9 taches blanchâtres subcarrées et toutes traversées sur la barbe interne de bandes composées de taches d’un gris roussâtre peu distinctes; les secondaires sont également rayées; les tertiaires d’un gris cendré vermiculées de brun et traversées dans toute leur longueur d’une fine ligne noire; sous-alaires noires, maculées de taches blanchâtres rangées en raies transversales; pli de l'aile fauve, tacheté en partie de brun. Queue d’un brun noirâtre, traversée de douze raies assez larges) formées de taches irrégulières fauves, les espaces foncés voisins de

l'extrémité des rectrices variés aussi de quelques taches fauves. Bec corné noirâtre; pattes carnées bleuâtres, avec le dessous des doigts carné bordé de blanc; iris jaune.

Longueur de l’aile, 285 ; queue, 190; bec, 48; totale, 410; vol, 826 millimètres.

Le mâle adulte de Chimbo, dans l'Ecuador occidental, se distingue de la femelle péruvienne par la région interscapulaire grise, vermiculée de brun et variée de larges lignes noires traversant le milieu des plumes dans toute leur longueur; sommet de la tête plus noir, varié au milieu du cervix de fauve et d’une ligne fauve partant de chaque œil vers le milieu du front où elle se réunit en angle ouvert avec la correspondante: le fond du dessous plus clair, plus gris et peu roussâtre à stries noires beaucoup plus nettement prononcées; le milieu du devant de l'aile plus roux; pli de l'aile blanc dans sa partie médiane. {ris presque noir.

Longueur de l'aile, 285; queue, 195; bec, 57 millimètres.

Région boiseuse du Pérou oriental (TSCHUDI); Tambillo, au-dessus de 7,500 pieds d'altitude (STOLZMANN).

« Cet oiseau à une manière bizarre de se percher sur les branches sèches, faisant l’impression d’un nœud ou d’un prolongement de la branche, jusqu’à tel point qu'il faut un œil expérimenté pour le reconnaître. Sa voix est des plus extraordinaires que je connais, elle se compose de 5 notes, baïissant par quintes; produisant une impression bizarre pendant les nuits éclairées par la lune. La pureté dés sons et leur timbre mélancolique ont conduit les habitants à attribuer à l’oiseau une légende sui- * vante. Dans les temps .reculés les parents ont amené dans la forêt deux enfants en les abandonnant à la merci du bon Dieu qui les a changés en oïseaux, pleurant sans cesse et prononçant mama-yaya (mama — mère; yaya — père, en quichua). Le nom de »#mama-yaya qu'on donne à cet oiseau provient de la même source. Il est à remarquer que dans quelques-unes des localités (T'ambillo, Lechugal), on attribue ce chant au catharte. Je l’ai entendu aussi plusieurs fois à Chirimoto » (STOLZMANN).

Page 1