Cypselus montivagus
D’Or8., Voy. Amér. Mér., p. 357, tb. XLII, fig. 1 — Tacz., P. Z.S., 1882, p. 40.
Û. supra fusco niger, lectricum alis majorum quatuor aut quinque tantummodo dorso proximis apice margine albis, rectricibus (prima laterali excepta) apice pogonio pallide rufescentibus, duabus mediis apice albescentibus. Macula parva ante el supra oculos alba, subtus fusco niger; guiture colloque antico usque ad pectus fasciaque anali albis; tectricibus caudæ inferis, pectore ventreque nigris; alis plicatis lineas octo cauda longioribus; rostrum minutum, breve, supra valde curvatum (D'ORBIGNY).
Q D’un noir fuligineux en dessus, plus pâle en dessous; à gorge et le devant du cou et une large bande en travers le bas-ventre d’un blanc pur; les plumes du milieu de la poitrine et du milieu même de l'abdomen terminées largement de blanc, formant un large espace blanc sur la première
et une bande fine le long de l’abdomen; sous-caudales d’un noirâtre plus foncé, couvrant les deux tiers des rectrices; une grande tache blanchâtre sur les lores. Ailes et queue d’un noir plus foncé que le dos, à rémiges tertiaires entourées au bout d'une bordure blanche assez large; les secondaires et les rectrices bordées d’un liséré blanc très fin, moins pur sur ces dernières; sous-alaires de la couleur de l'abdomen. Bec noir; pattes d’un gris brunâtre ; iris brun très foncé.
Longueur totale, 131; vol, 284; aile, 117; queue, 44; bec, 12; tarse, 8 millimètres.
Huambo (STOLZMANN) ; Huanta, Monterico, Pumamarca, Lima (JELSKI).
« Nous avons rencontré cette espèce sur le versant et aux confins des derniers contreforts orientaux de la Cordillère bolivienne, entre Samaypata et Santa Cruz de la Sierra, au sommet des montagnes dites de las Habras. Elle vole en grandes troupes avec une extrême vitesse » (D'ORBIGNY).
« Cette espèce vole par grandes troupes aux environs de Pumamarca, en remplissant l’air de leurs sifflements perçants. De ce que j'ai observé c’est un habitant des rochers et non arboricole. Il y a dans cette localité un ravin profond, avec une cascade élevée, où j'ai vu plusieurs fois, comme au moment du coucher du soleil, tous les martinets qui volaient dans les environs se lançaient avec une grande vitesse sur cette chute d’eau. probablement pour y exécuter une sorte de divertissement. J'y ai remarqué aussi que cet oiseau fait des migrations originales. En arrivant dans cette localité dans la moitié de nôvembre j'ai vu tous les jours une multitude de ces martinets voltigeant principalement entre la maison que J'ai habitée et Missapata, audessus d’un ravin profond, à parois verticales, et au voisinage d’une montagne à pentes abruptes. Dans la moitié de décembre je me suis aperçu que depuis quelques jours on ne voyait pas un seul. Puis je ne les ai pas vus pendant quelques jours suivants, ensuite ils recommencèrent à se montrer en petit nombre. Le 27 janvier ils étaient nombreux. Depuis le 24 février ils manquaient complètement jusqu’au 1% avril, et ce n’est que vers le 15 de ce mois qu’ils commencèrent à se montrer en petit nombre. Probablement ils quittent la contrée pendant les pluies. Cet oiseau se trouve dans la sierra, dans la montaña et sur la côte, et comme il paraît, change son séjour dans ces régions selon l’état de l’atmosphère » (JELSKI).