Phaéthornis Emiliæ
Trochilus Emiliæ, Bourc., Ann. Soc. Sc. Lyon, 1846, p. 317.
Trochilus apicalis, Tsca., Faun. Peru., p. 243.
Phaëthornis Emiliæ, BP., Consp. Av., I, p. 68 — Gr., Gen. B., I, p. 104 — Rreicus., Aufz. der Colibr., p. 14 — ErrroT, Class. and Syn. Tr., p. 13.
Phaëthornis apicalis, BP. [. c., p. 68.
Phaëthornis Guyi, Tacz., P. Z.$., 1874, p. 541 ; 1882, p. 34 — Eupes-DEsL., Cat. Descr. Tr., p. 39.
Ph. capite supra obscure viridi, vilita superciliari et suboculari pallide rufis ornala; corpore supra glauco viridi, lectricibus caudæ superioribus viridi cæruleis ; subtus obscure cinereus striga gulari rufa; pectore el abdomine lateribus viridibus, ventre medio plus aut minus rufescente; rectricibus basi viridi cæruleis, postice nigris, mediis longioribus, apice filiformibus albis.
Très adulte. — Tête revêtue en dessus d’un vert bronzé, très foncé et peu brillant, à disque des plumes paraissant être un peu plus obscur, parée d’une raie sourcilière roussâtre, fine et distincte seulement en arrière de l'œil ou même nulle avec l’âge, et d’une strie sous-oculaire de la même couleur, très peu développée, naissant à la commissure; l’espace renfermé entre ces deux stries couvert de plumes noirâtres; dessus du corps d’un vert bleuâtre foncé luisant, à un éclat vert d’eau quand l’oiseau est observé d’arrière en avant et prenant une teinte vert bleuâtre dans d’autres directions de la lumière; tectrices caudales d’un bleu verdâtre. Le dessous du corps d'un cendré ardoisé foncé, paré d’une bande gulaire rousse, étroite et foncée, ordinairement assez courte, parfois à peine marquée ou nulle, bordée des deux côtés de vert foncé dominant sur tous les côtés du cou; le fond de la poitrine et de l’abdomen est d’un cendré schistacé foncé, à côtés et même le milieu de la poitrine lustrés assez fortement de vert bleuâtre foncé, ne couvrant pas en entier le schistacé de la base des plumes; sous-caudales cendrées, bordées largement de blanchâtre; milieu du bas-ventre à peine enduit de fauve. Petites et moyennes tectrices alaires vertes; les rémiges et les grandes tectrices d’un noir violâtre. Queue à rectrices assez larges, d’un noir bleuâtre avec presque la moitié basilaire de leur longueur d'un bleu verdâtre; les médianes terminées chacune par un brin blanc grêle filiforme, plus ou moins court et réduit souvent presque à la baguette seule;
en dessous les baguettes dans toutes les rectrices sont blanches dans leur partie terminale. Bec fort, faiblement arqué, à peu près aussi long que le corps, noir en dessus, à mandibule inférieure d’une belle couleur vermillon, à extrémité noire cornée; pattes brunes carnées, à tarse faiblement emplumé.
Le mâle adulte d'Huambo diffère de celui du Pérou central, décrit plus haut, par les plumes du croupion frangées de fauve, et celles des sus-caudales plus largement de blanc; les stries post-oculaires et malaires plus larges et plus rousses, les côtés du dessous beaucoup moins largement verts, le basventre plus largement coloré de fauve, le disque des sous-caudales verdâtre ; les brins des rectrices caudales plus larges.
Les mâles moins adultes ont le sommet de la tête tirant plus ou moins au cuivreux, à disque des plumes foncé, les moustaches et les sourcils fauves plus larges et plus longs, la bande gulaire plus claire, toutes les plumes du dos frangées finement de fauve, celles du croupion beaucoup plus largement que chez l’adulte précédent, les bordures blanches des suscaudales larges, le schistacé du dessous moins. foncé à plumes frangées finement de blanchâtre; les côtés de la gorge d’un ardoisé foncé sans éclat vert; sans vert sur les flancs de la poitrine et de l'abdomen; bas-ventre plus ou moins ocreux qui s'étend quelquefois au milieu même de l’abdomen dans toute sa longueur; toutes les rectrices jusqu'aux submédiaires bordées de blanc sur les côtés de l'angle terminal, un peu plus largement sur l’externe que sur l’interne; les brins des médianes plus longs, plus larges, parallèles, égalant environ aux deux cinquièmes de leur partie précédente, blanches ainsi que leur baguette et lavées plus ou moins de cendré dans leur moitié basale.
Le jeune mâle diffère des précédents par le sommet de la tête moins métallique, toutes les plumes frangées de fauve roussâtre; bande gulaire plus large et plus longue; les brins des rectrices médianes plus longs et plus larges, égalant presque à la moitié des pennes; bordures de l'angle des autres rectrices plus larges; côtés de la gorge moins foncés; sous-caudales largement blanches aux bords.
Q La femelle a le bec moins fort, à mandibule inférieure plus bréteene noire au bout; la bande jugulaire mieux marquée.
g' Longueur totale, 153-165; vol, 142-154; aile, 62; rectrice médiane, 57 ; brin, 15; externe, 26; bec, 39 millimètres.
g' Moins adulte, longueur de l’aile, 60; rectrice médiane, 62; brin, 23; bec, 39 millimètres.
d' Jeune, longueur de l'aile, 57; rectrice médiane, 66; brin, 29; bec, 36 millimètres. ;
S' De Soriano, longueur de l’aile, 60; rectrice médiane, 52; brin, 6; bec, 42 millimètres.
En général les oiseaux d'Huambo ont le bec moins long que ceux de Soriano.
Trouvé par M. Jelski à Soriano au Pérou central, et par Stolzmann à Huambo
(3,700 pieds) au Pérou septentrional, où il n’est pas rare; plus haut il n’a pas été rencontré; Huiro (WHITELY).
« Cette espèce a les habitudes des autres Phaëthornis. C’est un oiseau forestier et seulement la présence des fleurs favorites qui peut l’attirer dans des endroits plus découverts, voisins de la forêt. En passant il fait entendre une voix caractéristique semblable à celle de la Cæligena; cette voix est répétée par intervalles de quelques secondes, de sorte que quand l’oiseau vient droit vers l'observateur, on entend trois pareils sifflements : un dans le lointain, l’autre tout près et le troisième loin, mais du côté opposé du premier. Il à aussi l’habitude des autres Phaëthornis de s'arrêter dans l’air au-dessus de l’observateur et le regarder avec curiosité; quand on reste tranquillement il s'approche à quelques pas, s'arrête pour un moment, puis s'éloigne comme une flèche, en poussant son sifflement caractéristique. En mars et en avril je les rencontrais principalement visitant les fleurs de la Manettia » (STOLZMANN).