‹ Ornithologie du PérouChapitre 85 sur 288 · Phaéthornis griseigularis · texte numérisé non relu

Phaéthornis griseigularis

Gourn, P. Z. S., 1851, p. 115 — Mon. Tr., I, p. 36 — Error, Class. and Syn. Tr., p. 18 — Tacz., P. Z, S., 1880, p. 204.

Pygmornis griseigularis, Be., Rev. Mag. Zool., 1854, p. 250 — GouLp, Intr. Tr., p. 47.

Eremita griseigularis, RErcas., Aufz. der Colibr., p. 14 — Tr. Enum., p. 11.

Trochilus Aspaziæ, Bourc. et Muzs., Ann. Soc. Lin. Lyon, 1856, vol. VIII.

Phaëthornis zonura, GouLp, P. Z. S., 1860, p. 305 — Mon. Tr., I, p. 34.

Pygmornis griseogularis, CaB. et H., Mus. Hein., II, p. 8 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 99 (part.) — Eupes-DEsL., Cat. Descr. Ilépss Jo Lo

Ph. capite supra brunneo virescenti, villis superciliari et suboculari rufescentibus; dorso viridi æneo, uropygio lectricibusque caudæ rufo cinnamomeïs ; corpore sublus rufo, gula grisea; rectricibus basi viridi æneis, ante apicem rufum nigris aut obscuris; mediis parum submediis longioribus, apice albidis, subrolundatis.

g Tête couverte en dessus de plumes d’un brun verdâtre bronzé, à disque un peu plus obscur et d’un éclat métallique très faible, parée d’une bande sourcilière d’un blanc roussâtre ou fauve, naissant vers le milieu du bord supérieur de l’œil et prolongée sur presque toute la longueur de Ia tête, et d’une bande roussâtre sous-oculaire naissant à la commissure du bec, distinctement plus pâle que la couleur voisine; entre ces deux raies claires il y a une bande noire occupant les lores, passant au-dessous de l'œil et en s’élargissant couvrant la région auriculaire; dessus du dos d’un vert bronzé luisant, mi-doré dans certain jour; les plumes de la partie antérieure du croupion frangées de roux d’une manière plus ou moins distincte;

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la partie postérieure du croupion et les sus-caudales sont d’un roux cannelle intense ; le menton et le haut de la gorge couverts de plumes schistacées à la base et terminées de fauve paraissant grisâtres ou d’un gris brunûtre ; devant du cou jusqu'à l’épigastre d’un fauve grisâtre pâle, passant au roussàtre sur les côtés du cou; poitrine et abdomen roux, plus pâle au milieu et plus intense sur les côtés; sous-caudales d’un roux plus pâle. Tectrices alaires de la couleur du dos; les rémiges et les grandes tectrices d’un noir violâtre. Queue régulièrement étagée, à rectrices médiocrement larges, les externes et les subexternes anguleusement terminées, les autres subarrondies au bout; la différence entre la longueur des médianes et des submédianes égale à celle de toutes les autres rectrices; toutes d’un vert bronzé sur leur majeure partie basilaire, ordinairement noires ou noirâtres devant l'extrémité pâle qui sur les autres est rousse jusqu'aux intermédiaires, et blanches sur les médianes et les submédianes. Bec assez faible, médiocrement arqué, égal au moins aux trois quarts de la longueur du corps, noir, à moitié basale de la mandibule inférieure jaune citron; pattes carnées blanchâtres, à tarse presque entièrement nu. R

Q Semblable au mâle, à gorge moins obscure, parfois à peine grisâtre, à queue plus étroite et plus eflilée.

Longueur totale, 105; vol, 98; aile, 37; queue, 38; rectrice externe, 16; bec, 24 millimètres.

Trouvé par Stolzmann à Callacate (4,800 pieds),

« Tandis que tous les Phaëthornis sont propres aux forêts chaudes et humides, celui-ci habite une vallée serrane chaude et assez sèche. Il se tient dans les fourrés les plus épais et visite quelquefois les plantations des bananes. Un jour, en passant près des buissons épais, j'étais frappé par une voix très fine, répétée par intervalles. Elle me paraissait provenir d’un Buarremon, tant elle rappelait le sifflement délicat du 2. assimilis. En vain je marchaïi autour des buissons pour découvrir l'oiseau ; cette voix se faisait quelquefois entendre tout près de moi, sans que je puisse voir : l’auteur. Intrigué au suprème degré, je me suis glissé au fond du fourré, et au bout de quelques minutes J'ai aperçu un tout petit oiseau perché sur une branche tout près de terre. C’était l’endroit des réunions de notre Phaëthornis. Quatre ou cinq étaient perchés à une petite distance l’un de l’autre, et poussant leur sifflement; un d’eux s’envolait de temps en temps pour décrire une petite ronde et ne tardait pas de revenir dans le même endroit. Puis j'ai entendu plusieurs fois leur sifflement caractéristique dans le même fourré. Plus tard J'ai observé à Yurimaguas les pareilles réunions du Phaëthornis superciliosus » (STOLZMANN).

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