‹ Ornithologie du PérouChapitre 96 sur 288 · Doryfera Johannæ · texte numérisé non relu

Doryfera Johannæ

Trochilus Johannæ, Bourc., P.Z.S., 1847, p. 45 — Rev. Zool., 1847, p. 257.

Trochilus violifrons, GouLp, P. Z. $S., 1847, p. 95.

Doryfera Johannæ, Gouzp, Mon. Tr., Il, tb. LXXXVII — Jntr. Tr., p. 71 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 196.

Hemistephania Johannæ, ReicaB., Aufz. der Colibr., p. 9 — EzuoT, Class. and Syn. Tr., p. 80.

Doryphora Johannæ, ScL. et SALv., P, Z. $S., 1807, p. 752; 4873, p. 287 — Tacz., P. Z. S., 1882, p. 34.

Doryfera Euphrosinæ, Muzs. et VerRr., Ann. Soc. Lin. Lyon, XVIIL, 1870-1871, p. 319 — Muzs., Hist. Nat. O.-M., I, p. 198.

Doryphora Euphrosinæ, Sc. et Sazv., Nomencl. Av. Neotr., p. 82 — Tacz., P. Z. S., 1889, p. 35.

Hemistephania Euphrosinæ, ELLIoT, Class. and Syn. Tr., p. 81.

D. fronte latissime squamoso violaceo nilidissimo; corpore supra viridi, cervice nuchaque cupreo micantibus; uropygio cærulescente cinereo; lectricibus caudæ superioribus sapphirino virentibus; corgore sublus sericeo nigro, nilore colli virenti, abdominis cyaneo; subeaudalibus sapphirino violaceis; alis nigris, violaceo micantibus ; cauda subarcuata, rectricibus nigris nilore cyaneo virenli. Fem. prasi frontali cyaneo squamoso; tectricibus caudæ superioribus cinereo Cærulescentibus ; rectricibus cinereo apice marginalis, distinguenda.

g' Ad. — D'un vert obscur au dos, avec un éclat légèrement cuivreux passant au vert beaucoup plus splendide en examinant d’arrière en avant; la nuque et la partie cervicale de la tête d’un cuivreux rougeûtre foncé; front couvert largement d’une plaque squamiforme fort brillante d’un saphir violacé; croupion occupé par une bande transversale d'un cendré légèrement bleuâtre; sus-caudales saphirées passant au vert sur l'extrémité des plumes; tout le dessous du corps est d’un noir velouté, lustré légèrement de vert sur la gorge et les côtés de la tête et plus fortement de bleu sur l'abdomen surtout dans certaines directions de la lumière; région anale duveteuse blanche; sous-caudales saphirées. Aïles au moins aussi longuement prolongées que les rectrices médianes, noires, avec un léger reflet violâtre, à tectrices de la couleur du dos. Queue arquée, à rectrices assez larges terminées en angle ouvert noir, avec un léger éclat bleu verdâtre; la page inférieure des rectrices un peu plus luisante. Bec noir, grêle, droit, subcylindrique, graduellement très peu rétréci vers l'extrémité où il est comprimé et terminé en pointe, égal aux cinq sixièmes de la longueur du corps; pattes noires, à tarse brièvement emplumé.

Q Front paré d’une plaque squamiforme d’un vert bleuâtre clair passant dans les autres directions de la lumière en saphiré violâtre fort luisant; le reste du sommet de la tête avec la nuque est d’un cuivreux rougeûtre; dos vert tirant au cuivreux dans sa partie antérieure, d'un éclat beaucoup plus brillant vu d’arrière en avant, le vert passant au cendré sur le croupion; les sus-caudales d’un cendré bleuâtre à disque bleu; tout le dessous du corps gris lustré de vert, plus fortement sur l’abdomen que sur la gorge ; région anale duveteuse blanchâtre; sous-caudales d’un bleu cendré clair. Rémiges aussi longuement prolongées que les rectrices médianes d’un noir lustré de saphir violâtre. Queue arquée, à rectrices d’un noir bleuâtre terminées d’une bordure grise fine sur les médianes et de plus en plus large en s’avançant aux externes.

G' Longueur totale, 118; vol, 142; aile, 57; queue, 30; bec, 30 miilimètres.

Dans la collection du comte de Berlepsch se trouve un mâle en transition, qui a le plumage du mâle adulte, avec un mélange de quelques plumes du plumage précédent semblables à celles de la femelle, ce qui prouve évidemment que le D. Euphrosine n’est qu’une femelle de la D. Johanne et que le jeune mâle ressemble à la femelle.

€ Huambo, à 3,700 pieds d'altitude; au-dessus de cette hauteur je ne l’ai jamais rencontré. J’y ai tué cette espèce ainsi que la précédente sur le même buisson d’Alicon, et l'oiseau que j’ai pris d’abord pour la femelle de la D. Johanne ; il visite aussi les fleurs d’utcu-quipina, évitées par la D. rectirostris » (STOLZMANN).

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